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  • Claude Speranza, Auxonnais
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2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 01:00

AUXONNE : MEURSAULT À L'EMPIRE- du 02 mai 2026 (Jour 677 de la nouvelle ère de Chantecler)

Ce titre n'est pas un appel au peuple pour une dégustation vineuse à l'Empire. Il est vrai que de telles dégustations n'étaient pas absentes du très récent « Festival régional du cinéma d'Auxonne ».

Festival lors duquel avons découvert une résistance bien actuelle dans la Nièvre. Résistance que nous avons fait partager à nos distingué(e)s lecteur(e)s dans l'article en lien ci-dessous.

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 28 avril 2026

Il sera question aujourd'hui, à propos de Meursault, de tout autre chose qu'un dépliant touristique illustrant un bourg réputé de la côte vineuse bourguignonne.

Pour les amateurs en la matière nous proposons en lien la relecture de l'article en lien ci-dessous

AUXONNE, CLAUDE PICHARD, LE RÉGIMENT ET VOUGEOT - du 20 mai 2024

Notre Meursault « à nous », est en l'occurrence un homme tourmenté, proche par certains côtés d'Ulrich, l'« homme sans qualités », de Robert Musil.

« Homme sans qualités » qui échoue à trouver un sens à sa vie et à la réalité, prisonnier qu'il est de sa passivité, de son relativisme moral et de son indifférence.

Réalités certes beaucoup moins réjouissantes qu'un ban bourguignon entonné au son du bouchon qui saute !

Nous avions évoqué ce Meursault, l'automne dernier, lors de la projection du film « L'Étranger » d'Ozon à l'Empire. En ce temps de jours fériés et de ponts, nous nous permettons de lever le pied en proposant à nos distingué(e)s abonné(e)s cette relecture.

AUXONNE : À ALGER AVEC « L'ÉTRANGER » À L'EMPIRE- du 27 novembre 2025

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 01:00

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 28 avril 2026 (Jour 673 de la nouvelle ère de Chantecler)

Un dilemme difficile entre ombre et lumière, entre noir et blanc, vient de croiser notre route en cette explosion lumineuse du printemps :

Ce dilemme, c'était celui-ci : «ou bien  passer nos après-midis du week-end dernier en salle obscure pour y découvrir les pépites cinématographiques du « Festival régional du cinéma d'Auxonne »  ou bien profiter du soleil à vélo sur la voie bleue.

À l'impossible nul n'est tenu et ce dilemme nous l'avons résolu en coupant la poire en deux : immersion totale en salle le samedi et vélo au soleil le dimanche.

Conséquence : incapable de résister à l'appel du soleil nous avons renoncé à assister à la projection du film « Les enfants de la résistance » dimanche dernier 26 avril contrairement à ce que nous avions annoncé dans notre précédent article en lien ci-dessous.

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 20 avril 2026

C'est de résistance dont nous traiterons néanmoins aujourd'hui !

Une résistance au présent ! Celle des territoires ruraux français, de leurs villages dépeuplés, des rideaux de commerces baissés, d'une population vieillie abandonnée par la technocratie d'en-haut comme le relatait déjà un reportage sur le tournage d'un film dont le titre ne fait pas sérieux, mais dont le sujet l'est vraiment.

La nièvre du samedi soir reportage

Ce que vient confirmer à présent la bande-annonce du film

La nièvre du samedi soir bande-annonce

Et pourtant que la mairie est belle, de ce village, érigée au temps où il avait trois fois plus d'habitants ! Claudi n'y a pas résisté et vous la présente en image du jour.

Auxonne, à l'Empire, la nièvre du samedi soir

Auxonne, à l'Empire, la nièvre du samedi soir

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 avril 2026 (Jour 673 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

 

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 01:00

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 24 avril 2026 (Jour 669 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Spectateur assidu du Cinéma L'Empire, nous avons noté, en prenant connaissance du programme d'avril, la projection du film « Les enfants de la résistance » le dimanche 26 avril dans le cadre du « Festival régional du cinéma d'Auxonne ».

Nous ne manquerons pas d'y assister et de livrer éventuellement nos impressions dans nos colonnes, comme nous l'avons déjà fait par ailleurs pour de très nombreux films et pour le plaisir de nos lecteur(e)s.

Pour faire écho à cette annonce, et la mettre en situation, nous nous permettrons de nous livrer à une courte rétrospective des manifestations (hors commémorations officielles) s'étant déroulées au cours de la décennie passée sur le thème de la Seconde Guerre mondiale et de celui de la Résistance qui lui est intimement lié.

Le 18 avril 2018, Le Bien Public titrait à la une : « AUXONNE La commune va revivre la Seconde Guerre mondiale » et renvoyait le lecteur en page 13.

En page 13, ce nouveau titre : « AUXONNE COMMÉMORATION Une grande reconstitution pour le 8-Mai ».

Sous ce titre une photo prise devant l’entrée de l’ex-Musée Bonaparte, déjà fermé alors... et hélas encore et toujours fermé au jour d'aujourd'hui !

QUAND RENAÎTRA-T-IL NOTRE MUSÉE BONAPARTE ?

Sur cette photo, un sympathique groupe de membres locaux du Souvenir français, instigateur de la manifestation, et de ses partenaires, présente l’affiche de l’événement.

Fait notoire : nous avions remarqué, qu’avant même de figurer dans la presse, l’affiche annonçant la reconstitution, était apparue dans une vitrine d'un commerce de la rue du Bourg où s'imprima longtemps un fameux journal « Le réveil de la Côte-d'Or ».

Pour les curieux de presse locale nous précisons que ce journal fut fondé par Paul GRUET qu'ils pourront découvrir grâce au lien ci-dessous

DU « RÉVEIL DE NAPOLÉON » AU « RÉVEIL DE LA CÔTE-D'OR » (2) - du 6 mai 2023 

Le quotidien laïc et républicain ne devait pas survivre à l'invasion de 1940. Nous vous proposons de découvrir en PDF sa dernière une.

Quelques mots maintenant à propos de la manifestation de mai 2018.

Elle s'était déroulée au Château Louis XI tant dans la cour, avec de nombreux stands de reconstitueurs, que dans divers bâtiments et jusque dans les caveaux des tours.

Grand repas chaleureux dans le Caveau du Bastion de Beauregard et présentations de la Fondation Général de Lattre et de l'Association Auxonne-Patrimoine dans le caveau beaucoup plus froid de la Tour des Moulins.

Mon épouse Martine, déjà affectée par le mal qui devait l'emporter y présentait courageusement, loin de la cour ensoleillée, une exposition concernant la première guerre mondiale

J'avais travaillé précédemment à ses côtés pour la partie technique concernant « l'artisanat de tranchée ».

EXPOSITION MONUMENTS AUX MORTS

Diverses manifestations commémoratives relatives à la guerre 1939-1945 ont eu lieu depuis, en particulier la célébration du quatre-vingtième anniversaire de commémoration de la libération d'Auxonne.

Nous n'avions pas manqué d'illustrer l'événement dans nos colonnes en y apportant, comme il se doit, la note originale qui caractérise nos publications

DE LA GUERRE DE 1939-1945 AU COVID (2)- du 10 septembre 2024

Claudi, dans son image du jour, nous fait découvrir un réveil patriotique au « Réveil de la Côte-d'Or ».

Auxonne, mai 2018, commémoration du 8 mai 1945

Auxonne, mai 2018, commémoration du 8 mai 1945

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2026 (Jour 669 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 12:29

AUXONNE: « LA DANSE DES RENARDS » À L'ÉCRAN - du 20 avril 2026 (Jour 665 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans le précédent article, en lien ci-dessous, nous évoquions nos souvenirs de petit chanteur des années 1950

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (2) - du 12 avril 2026

Partager des souvenirs à partir d'images photographiques est un exercice difficile que menace constamment l' « épinalisation » de ces images.

L'art cinématographique qui met l'image en mouvement et lui donne la parole échappe dans une certaine mesure à cet écueil.

C'est pourquoi nous reviendrons aujourd'hui, « cinémane » impénitent, au cinéma « L'Empire »  et à son écran!

Nous y avons vu très récemment les titres suivants :

« La guerre des prix », une vision glaçante mais très réussie du monde des grandes enseignes et de sa vision marchande du rayon produits laitiers bio et des petits producteurs de ceux-ci. « Les rayons et les ombres » tableau du monde de la collaboration pendant la seconde guerre mondiale.

Cette fresque somptueuse et complexe, dont le cadre temporel déborde très largement sur l'avant et l'après-guerre analyse magistralement la genèse et les conséquences d'un crime dont quelques grands coupables, incarnés dans le film, connurent des destins divers.

Et pour finir « Projet dernière chance » une amitié inter-galactique entre un professeur de physique terrien et une créature arachnoïde d'un autre monde stellaire. Amitié qui sauvera l'humanité d'un risque d'extinction avéré. Cette fable loufoque, un tantinet bisounours et franchement longuette ne nous a pas, avouons-le, franchement convaincu !

Ce genre de cinéma a sans doute ses amateurs, mais tout cela manque de cœur et de chair !

Après ce bref inventaire, nous offrirons une place toute particulière à notre coup de cœur du moment. Il revient à « La danse des renards », drame finement mis en scène qui, toute homophonie mise à part, n'a vraiment rien à voir avec « La danse des canards ».

L'action se déroule dans un lycée sport-études « boxe » de garçons situé dans une région forestière du Bénélux. Le titre animalier est lié au fait qu'une des passions des deux héros du film est d'observer et de jouer avec les renards qui peuplent la forêt alentour. L'une des scènes du film montre en particulier les deux amis accrocher des morceaux de viande à des ficelles nouées aux branches d'un arbre. Discrètement à l'écart, nos deux héros assisteront ravis aux sauts gracieux de leurs amis goupils happant au vol la chair fraîche.

Lors de l'un de ces périples, Camille (Samuel Kircher), dans la poursuite imprudente d'un renard sur une corniche escarpée glissera et tombera dans le vide. Il échappera à la mort mais verra l'un de ses avant-bras très profondément entaillé. Son ami Mattéo (Fayçal Anaflous) le ramènera sur son dos au lycée dans une marche à travers la forêt. Il y parviendra épuisé et couvert du sang de son ami.

La scène renferme en elle-même de puissant symboles. Elle fonde en elle-même l'un des thèmes du film : le syndrome de douleur-fantôme lié à la blessure vécu par Camille, boxeur surdoué, comme un calvaire...

Le ton général du film est sombre. Camille vit sa blessure physique et psychique sur fond d'ambiance d'internat masculin où les vannes sont cruelles et impitoyables.

Par bonheur, Valéry Carnoy, le réalisateur du film, connaît ce milieu ayant été lui-même interne en sport-études de foot.

Sa construction humaniste du film va conjurer le virilisme destructeur omniprésent dans le film par l'introduction d'un baume apaisant composé de musique et de présence féminine.

Yas (Anne Heckel) incarne cette présence féminine entrée dans la bande de garçons en cours d'action. Yas est comme par hasard une excellente joueuse de trompette. Ce qui nous vaudra un duo magnifique Yas-Camille sur le toit en terrasse du lycée, avec paysage forestier en toile de fond et solo de trompette de Yas.

Présence féminine encore par l'irruption, à deux reprises lors de deux dialogues cruciaux de Camille et Mattéo, de la magnifique chanson de Fabrizio d'André que chantait le père de Mattéo, et dans laquelle il est question d'une prostituée d'un quartier populaire de Gênes dans la Via del Campo

Via del Campo

À destination des curieux /ses amateur(e)s de parallèles et de transversalité entre films nous proposons deux articles précédents de notre blog où les vrai(e)s amateur(e)s retrouveront eux/elles-mêmes du grain à moudre s'ils le souhaitent.

Dans le premier pour l'environnement général du film

AUXONNE, CINÉ : « MÉTÉORS », OU « REMBRANDT » AU PAYS DU LAC DU DER - du 30 octobre 2025

Dans le second pour l'ambiance des couloirs d'un internat de garçons de Valéry Carnoy à Pagnol

AUXONNE : SÉANCES POISSONNEUSES AU CINÉMA L'EMPIRE - du 27 août 2025

L'image du jour « maison » de Claudi, garantie sans IA illustre en bref notre propos du jour

image danse des renards

image danse des renards

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 avril 2026 (Jour 665 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
16 avril 2026 4 16 /04 /avril /2026 01:34

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (3) - du 16 avril 2026 (Jour 661 de la nouvelle ère de Chantecler)

Cet article sera le dernier d'une série consacrée au chant et particulièrement au chant choral.

Le précédent article, en lien ci-dessous, présentait en bref et en image un groupe de petits chanteurs créé à Auxonne au cœur des années 1950 par une dominicaine de Notre-Dame du Port, Mère Cécile de Jésus.

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (2) - du 12 avril 2026

En complément de cette photo de groupe, nous proposons aujourd'hui un essai d'identification imparfait des choristes de la manécanterie, essai que nous avons ébauché de mémoire.

Pour la suite, nous avons jugé bon, plutôt que de nous livrer à des conjectures hasardeuses, d'illustrer notre propos à l'aide de documents non exhaustifs extraits du bulletin paroissial mensuel de l'époque titré « Notre-Dame d'Auxonne ».

Ces documents parlent d'eux-mêmes dans un langage qui n'est peut-être plus celui de notre temps mais ils restituent l'atmosphère du moment.

Nous les mettons donc à la disposition des personnes désireuses de les lire pour plus ample information.

Même si cette expérience fut brève pour nous, comme pour nos camarades de la manécanterie, nous en gardons un souvenir ému que nous avons tenté de faire partager. L'image du jour de Claudi tente d'illustrer, en le prolongeant, notre propos...

Communiants et choristes

Communiants et choristes

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 avril 2026 (Jour 661 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Chanter en Chœur

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Chanter en choeur
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 01:00

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (2) - du 12 avril 2026 (Jour 657 de la nouvelle ère de Chantecler)

Que ce titre un peu bizarre n'aille pas te déconcerter cher(e) lecteur(e) !

Selon le calendrier révolutionnaire nous sommes effectivement en Germinal et la belle fête de Pâques est juste derrière nous !

Dans le premier article de cette série, nous exprimions notre joie de retrouver le printemps. Nous y relations aussi la magie improvisée d'une soirée à l'Empire à propos d'un film musical : « Le son des souvenirs » (titre original The History of Sound)

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (1) - du 08 avril 2026

Restant dans la veine musicale et non sans une certaine nostalgie évoquant « Le son des souvenirs », nous proposerons à nos lecteurs quelques souvenirs de jeunesse autour du chant choral liturgique.

Les récents offices de Pâques ont ravivé en moi cette jeunesse chorale et m'ont inspiré cette publication que je dédie particulièrement à mes camarades d'alors en chorale et à leur mémoire.

 

Pour avoir une idée des performances de cette chorale et de son répertoire vous pourrez écouter (et reprendre pourquoi pas) un chant que nous chantions alors sous la direction de Sœur Cécile, chant dont la beauté m'est un ravissement et une profonde consolation dans la caricature d'Amérique où nous sommes condamnés à vivre désormais.

Pueri Hebraeorum

J'ai choisi pour illustration du présent article une photographie de groupe de la manécanterie des Petits Chanteurs d'Auxonne prise lors de la fête de Pâques de 1955. J'étais alors l'un d'entre eux...

Dans un prochain article, je commenterai plus en détail cette photo et j'illustrerai à partir de documents d'archives les activités chorales de notre paroisse au cours de la deuxième décennie des années 1950...

 

Auxonne,1955, émules des petits chanteurs de l'Abbé Maillet

Auxonne,1955, émules des petits chanteurs de l'Abbé Maillet

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 avril 2026 (Jour 657 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Chanter en Chœur

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
8 avril 2026 3 08 /04 /avril /2026 00:05

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (1) - du 08 avril 2026 (Jour 653 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article nous évoquions le bonheur simple de Bonaparte dégustant, tel un chat gourmand, une tasse de lait

BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (2) - du 04 avril 2026

Notre article d'aujourd'hui, ne constitue en rien une suite à l'article en lien ci-dessus (dont vous connaîtrez, promis, juré, la suite plus tard), mais tout simplement un parallèle facétieux vous narrant les bonheurs simples et variés de mon lundi dernier de Pâques, situé en germinal dans le calendrier républicain.

L'humour et l'espérance ne sont-elles pas les vraies valeurs en ces temps troublés que nous vivons.

Soljenitsyne nous montre l'exemple, dans son œuvre Une journée d'Ivan Denissovitch où, faisant référence à ses années de Goulag, il écrit dans Une journée d'Ivan Denissovitch, à propos de cette journée.

« Une journée de passée. Sans un seul nuage. Presque de bonheur. Des journées comme ça, dans sa peine, il y en avait, d'un bout à l'autre, trois mille six cent cinquante-trois.
Les trois de rallonge, c'était la faute aux années bissextiles. »

Excusez pour la prétention du parallèle mais je vous confierai que mon lundi de Pâques fut « Une journée passée sans un seul nuage. Une vraie tasse de thé en Germinal ».

Facile à dire, plus difficile à faire partager dans la sincérité !

La fête de Pâques de la veille et ses offices chantés avaient déjà été pour moi un grand bonheur partagé, plein de réminiscences. Ce bonheur et ces réminiscences, je vous en parlerai plus en détail dans la suite...

Pour l'heure, je commencerai par la fin.

En tentant de brosser à grands traits une fin d'après-midi magnifique !

Celle du dernier lundi de Pâques passée pour moi à parcourir, à vélo et plumes au vent, la voie bleue des bords de Saône...

Les premiers bateaux sur l'eau, les génisses un peu folles retrouvant le pré, les pêcheurs, les familles flânant au milieu du chemin ou déjeunant sur l'herbe, les ami(e)s croisé(e)s. Quel bonheur simple enfin trouvé !

Sachant qu'enfant je maudissais ces promenades en famille au bord de Saône, où il ne fallait pas courir dans les cailloux pour ne pas abîmer ses chaussures et s'arrêter à tout bout de champ pour permettre aux parents de tailler une bavette avec leurs rencontres.

Et le soir, après un repas frugal et solitaire « O beata solitudo, o sola beatitudo » (Saint Bernard), le bonheur de retrouver « mon Empire », le cinéma !

Au programme du soir, en séance unique « Le son des souvenirs » (titre original The History of Sound) du réalisateur sud-africain Oliver Hermanus. Un drame américain sut fond de collecte musicale folklorique, d'amours masculines et de guerre autour des années 1920.

Nous ne nous lancerons pas dans une critique détaillée de ce film remarquant simplement que le ton et l'époque de ce film nous ont grandement rappelé, par certains côtés, la nouvelle de l'auteur autrichien Stefan Zweig (1881-1942) intitulée Die Verwirrung der Gefühle (La Confusion des sentiments) publiée dans les années 1920.

La réelle surprise de la soirée restera pour moi un certain mode inédit et convivial de découverte de ce film, lié à un problème technique local, que peu de spectateurs de par le monde auront eu sans doute le bonheur de partager en le voyant en salle...

Tentons une description de la soirée côté spectateurs. Côté film vous trouverez vous-mêmes, cher(e)s lecteur(e)s, sur le net, pléthore de commentaires, d'analyses et de critiques., du meilleur au pire.

Côté Empire, c'est râpé ! Une seule séance était au programme ! Et vous l'avez loupée !

Quand la lumière s'éteignit dans la salle pour la projection, nous étions trois dans la salle...Une dame anglaise et son amie et dans un rang plus en avant, votre serviteur.

Silence...La projection commence. Belle image d'une Amérique des années 1910, du fond du Kentucky où vit un des héros, à la ville de Boston où réside l'autre. Très vite les deux jeunes hommes se rencontrent à Boston, dans un cercle d'amateurs, à propos de musique folklorique jouée au piano...

Le son est impeccable, l'image est bien rendue, le duo passionné autant que passionnant.

Un hic toutefois : la deuxième ligne de sous-titres s'avère très vite coupée ou grandement mutilée. Déception, on se parle à travers l'obscurité de la salle...

L'une des spectatrices prenant sa lampe quitte la salle pour prévenir l'opérateur...

Problème impossible à régler pour lui, comme ça, au pied levé.

On recommence la projection, le trio de spectateurs groupé, la dame anglaise au milieu, son amie à sa droite, et votre serviteur à sa gauche.

Système D, la dame anglaise traduit, en simultané, les scènes américaines et anglaises, votre serviteur quelques propos de scènes tournées dans la belle Italie. Et chacun(e) fait éventuellement le bref commentaire explicatif jugé nécessaire.

Une découverte collective inopinée. Une communion cinéphilique improvisée.

Une soirée mémorable pour le coup, comme on dit maintenant.

Je vous ai dit plus haut que « La fête de Pâques de la veille et ses offices chantés avait été déjà pour moi un grand bonheur partagé plein de réminiscences. Ce bonheur et ces réminiscences, je vous en parlerai plus en détail dans la suite... »

À suivre donc...sous le même titre

 

Auxonne, échos du Kentucky à l'Empire

Auxonne, échos du Kentucky à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 avril 2026 (Jour 653 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Chanter en Chœur

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Chanter en Chœur
4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 01:00

BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (2) - du 04 avril 2026 (Jour 649 de la nouvelle ère de Chantecler)

La vague des municipales étant passée nous revenons, nous qui sommes à notre façon un peu journaliste, à un marronnier auxonnais inusable....

Un marronnier, mais quel marronnier Chantecler ?

Bonaparte bien entendu !

Il y aura de ça bientôt deux mois, nous avions publié l'article en lien ci-dessous

BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (1) - du 23 janvier 2026

Il est possible que vous n'ayez pas le temps de le lire (ou de le relire), auquel cas je vous propose de consulter le PDF ci-dessous pour comprendre le sens de cette  « tasse de lait en floréal »

Vous avez pris connaissance du PDF? À la bonne heure !

Vous savez donc à présent que Bonaparte 1er Consul s'arrêta, venant de Dijon, à 2 km d'Auxonne au niveau de la Chapelle de la Levée, « un beau jour de l'An VIII ».

La source de cette information est Claude PICHARD (1795-1883), maire d'Auxonne, lieutenant de la Garde d'Honneur de l'Empereur, promoteur par ses écrits du réveil napoléonien à Auxonne, collecteur de nombreux souvenirs du séjour de Bonaparte à Auxonne et par là même, pionnier de la création d'un musée Bonaparte municipal à Auxonne.

Si vous vous reportez, par ailleurs, à notre article en lien ci-dessous, vous y découvrirez en outre que ce « beau jour de l'An VIII » était le 18 floréal an VIII (8 mai 1800) précisément.

AUXONNE : DERNIÈRES NOUVELLES DE BONAPARTE - du 17 décembre 2025

Toujours dans le même article en lien ci-dessus, qui devrait passionner tous les amateurs de souvenirs de l'Empereur, vous découvrirez encore que, ce 18 floréal an VIII, le Premier Consul signa une lettre.

De cela il a été question au Conseil municipal du 15 décembre dernier à l'ordre du jour duquel figurait au point 12 une demande de subvention exceptionnelle concernant l'acquisition en vente aux enchères d'une lettre datée d'Auxonne et signée « Bonaparte Premier Consul ».

Tout cela, nos lecteur(e)s assidu(e)s le savaient déjà, mais hormis, quelques cas particuliers, dont je ne prétends d'ailleurs pas faire partie, la gent auxonnaise ne vit pas 24/24 avec Bonaparte et ne campe pas à l'ombre de la Chapelle de La levée ! Ce recalage s'avérait donc indispensable !

Chœur des lecteur(e)s excédé(e)s : « Le lait a tourné depuis longtemps dans la tasse, Chantecler, et un chat n'en voudrait même pas ! Tu nous amuses, on veut du nouveau ! »

« Je vous amuse, dites-vous, ami(e)s lecteur(e)s ! Je vous remercie sincèrement de ce compliment qui me comble en des temps si peu amusants ! »

«  Dans peu de temps je vous démontrerai sur pièces, pour parler en parabole, que si le lait était frais à l'ombre de la Chapelle de la Levée en ce 18 floréal an VIII, une plume y fut aussi trempée dans l'encre d'un encrier ! »

Cet article n'étant qu'un récapitulatif avant la publication prochaine de compléments d'information inédits sur la halte consulaire du 18 floréal an VIII, Claudi a jugé bon de reprendre son image du 23 janvier dernier en illustration du jour.

À plus tard ! amateur de plume au pluriel comme au singulier, j'aurai le plaisir de la tremper avec vous dans l'encrier !

 

Lieutenant ou Consul Bonaparte but ici du lait

Lieutenant ou Consul Bonaparte but ici du lait

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 avril 2026 (Jour 649 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Boissons impériales
31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 01:00

AUXONNE, LE TEMPS DU CHANGEMENT - du 31 mars 2026 (Jour 645 de la nouvelle ère de Chantecler)

Giboulées, rues désertes et mercure dans les chaussettes, tel aura été le ton général de notre « cité impériale » en cette fin mars tristounette.

Il ne faut pas désespérer pour autant, car nous sommes en des temps de changement et le monde entier retient son haleine à entendre les rodomontades guerrières des nouveaux « va-t-en guerre ».

Depuis des décennies, le Moyen-Orient, berceau de civilisations antiques et bibliques est devenu le théâtre de guerres meurtrières.

Dans un précédent article, nous évoquions un film irakien évoquant les prémices des guerres en Irak

AUXONNE : À L'EMPIRE, CHANTECLER EN IRAK- du 28 mars 2026

« Cordonnier, pas plutôt que la chaussure » dit un proverbe plein de modestie, bien oublié aujourd'hui sur les rézosocios, conseillant à chacun de s'en tenir à ses compétences. N'étant pas spécialiste en géopolitique nous nous garderons bien de faire un quelconque pronostic en ce domaine...

Et bien que le mot « changement » soit présent dans notre titre du jour, nous ne parlerons même pas du fameux slogan « Le changement, c'est maintenant », slogan « hollandais » déjà vieux de quinze ans et dont les affiches ont depuis longtemps déserté les murs de nos villes. Ce slogan n'est plus qu'une « vieille lune » à présent.

Pour en rester au strict niveau des propos de comptoir auxonnais, comptoirs qui se font de plus en plus rares, on notera parmi les changements qui y ont été dernièrement évoqués : « le changement de municipalité » et le « changement d'heure ». À remarquer que le premier changement aura, en peu de temps, fait place au second...

Passant à un registre lyrico-historique magnifiquement illustré par le cinéaste Luchino Visconti, permettez-nous à présent d'évoquer , fidèles lecteur(e)s, « le temps du changement » en images moins maussades que nos dernières nouvelles auxonnaises.

Les documents que nous vous proposons à cet effet relatent des événements survenus en Sicile à la charnière des années 1860-1861. Ils sont tirés du film Le Guépard (Il Gattopardo) de Luchino Visconti, sorti en 1963, adaptation brillante du roman éponyme de l'écrivain Giuseppe Tomasi di Lampedusa.

Les deux premiers se situent au printemps 1860 dans un palais situé sur la côte nord de la Sicile. Tancrède avoue à son oncle qu'il va rejoindre les troupes révolutionnaires de Garibaldi et prononce à cette occasion la célèbre réplique à propos du changement tirée du roman de Lampedusa : « Se vogliamo che tutto rimanga com'è, bisogna che tutto cambi » (littéralement en français : « Si nous voulons que tout reste comme c'est, il faut que tout change » ) que l'on a traduit : « Il faut que tout change afin que rien ne change ».

Le premier document est sous-titré, le second, non sous-titré mais plus long donne un meilleur aperçu de la fougue juvénile de Tancrède, joué par Alain Delon. 

le guépard conversation avec oncle 1

 

conversation avec oncle 2

Le troisième document, se situe quelques mois plus tard, le 22 octobre, à Donafugata résidence d'été du Prince Salina.

Au programme : Plébiscite sur le nouveau royaume unifié d'Italie sous le digne des trois couleurs (vert, blanc, rouge). Le maire de Donafugata, étoile politique montante et futur beau-père de Tancrède préside le bureau de vote et fait une annonce des résultats mouvementée et haute en couleurs du haut de son balcon . À mourir de rire et à ne pas rater en ce temps un peu gris de post-élections municipales

vote a Donnafugata

Claudi, bien avisé, a tiré son illustration du jour de ce dernier document

Les amateur(e)s de cinéma italien et d'italianité pourront se régaler en consultant le lien ci-dessous

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 24 février 2026

D'Auxonne à Donnafugata

D'Auxonne à Donnafugata

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2026 (Jour 645 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 00:01

AUXONNE : À L'EMPIRE, CHANTECLER EN IRAK- du 28 mars 2026 - (Jour 642 de la nouvelle ère de Chantecler)

Quel titre bizarre, me direz-vous, que celui-là ! Que va faire Chantecler dans cette galère irakienne ? Et d'abord qui est Chantecler ?

Chantecler c'est d'abord le nom de notre blog, votre blog préféré, gens éclairés !

Mais encore ?

D'où sort-il ?

Ce coq aux plumes chatoyantes, sort de la plume d'Edmond Rostand (1868-1918), dramaturge et poète, qui comme Guillaume Apollinaire mourut en 1918 de la grippe espagnole. Son fils Jean Rostand (1894-1977), biologiste en autres, observa d'un autre œil que son père le monde animal, la parthénogénèse des grenouilles en particulier …

Quittons la mare et ses batraciens, pour revenir à notre coq enfin !

Revenons à Chantecler, qui dans la pièce du même nom déclame ces vers :

 

« Je pense à la lumière et non pas à la gloire.

Chanter c'est ma façon de me battre et de croire

Et si de tous les chants mon chant est le plus clair ;

C'est que je chante clair afin qu'il fasse clair ! »

 

Que peut bien signifier ce quatrain, pour le moins prétentieux ?

Tout simplement que notre coq Chantecler est convaincu que le chant qu'il entonne en fin de nuit fait se lever le soleil !

Belle leçon d'optimisme dans notre monde présent obscurci !

Je te sens impatient(e), cher(e) lecteur(e), d'entrer à présent au cinéma « L'Empire » cette salle obscure, lieu d'authentique culture.

Le cinéma, c'est comme la vie, c'est une lumière dans la nuit. D'entre les films que j'ai vus récemment, et j'en vois pas mal, un seul, à mon sens, peut vérifier la phrase précédente.

Ce film, c'est précisément le film irakien « Le gâteau du président », dont le titre original en arabe peut-être traduit littéralement en français : « Le royaume du roseau ».

Et ces deux titres  si différents ne trahissent pourtant pas le film.

Le premier fait référence à cette tradition du régime de Saddam Hussein, selon laquelle, dans chaque école du pays un(e) élève désigné(e) par le sort doit confectionner un gâteau pour le 26 avril, jour anniversaire du président.

Le second désigne la contrée magique, véritable Venise de l'Euphrate, où les habitants se déplacent dans des esquifs ressemblant à des gondoles. Dans cette zone de delta le roseau est une matière première providentielle, comme le chaume dans nos campagnes d'autrefois.

C'est dans ce lieu de beauté que vit, dans une grande pauvreté, la jeune Lamia, neuf ans, avec sa vieille grand-mère.

Et c'est Lamia précisément que le sort désignera, dans son école, pour le gâteau du président.

Accompagnée de sa grand-mère Bibi, d'un camarade d'école et surtout de son coq Hindi, le Chantecler du delta de l'Euphrate et sa seule richesse, la voilà partie, de péripétie en péripétie, vers la ville voisine.

C'est là qu'elle espère trouver les ingrédients nécessaires à la confection du gâteau.

Elle finira par les trouver, mais si elle ramènera son coq, elle y perdra sa grand-mère vaincue par l'âge.

En résumé une odyssée tragico-comique de laquelle la jeune Lamia et son coq, échappant à d'odieux prédateurs de tout poil ressortiront indemnes...ou presque.

Une histoire d'enfance en souffrance qui laisse dans l'âme une saveur douce-amère. Une histoire orientale de petite fille, de grand-mère, de grands méchants loups... et de coq !

Claudi vous offre en image originale sa vision du film.

Auxonne, le gâteau du Président à l'écran

Auxonne, le gâteau du Président à l'écran

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 mars 2026 (Jour 642 de la nouvelle ère de Chantecler)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais