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  • Claude Speranza, Auxonnais
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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 18:33

AUXONNE : NAVRANTE COÏNCIDENCE - du 10 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Le 16 août dernier nous interrompions notre programme napoléonien non-stop au motif suivant :

« Aujourd’hui c’est l’actualité brûlante de la Grande rue avec l’arrivée en fanfare de la « requalification » dans la rue Émile Gruet qui motive le report de la suite de notre article « CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) » à la prochaine publication. »

Nos lecteurs, gens sérieux, pourront replacer cette phrase dans son contexte en relisant l’article en lien suivant, dans lequel nous écrivions cette phrase

AUXONNE GRANDE RUE : L’IMPÉRIAL TÉMOIN DE LA « REQUALIFICATION » - du 16 août 2022

Les travaux ont avancé depuis et bientôt, au coin de la rue de la Paix, le petit groom du fleuriste pourra reprendre son poste sur le trottoir flambant neuf parmi les fleurs.

Hélas, nous venons d’apprendre une nouvelle fâcheuse : la fermeture prochaine d’un petit commerce de cette rue.

C’est avec surprise et déception que nous avons lu cette déclaration de celle qui était l’âme de cette sympathique boutique atypique :

« Depuis quelques mois maintenant je n'ai jamais réussi à respecter les horaires d'ouverture de la boutique, prise par diverses réunions, d'autres obligations et il n'y avait rien de respectueux pour vous à ouvrir de façon très aléatoire. J'ai pensé pourvoir gérer ... à tord ! [ndlr sic] »

Nous avons pensé utile de renvoyer nos lecteurs à l’intégralité de la déclaration

https://www.facebook.com/profile.php?id=100010512432599

Chacun en tirera sa conclusion, mais cette affaire entre « illusions perdues » et « grandeurs et servitudes municipales » est bien attristante.

Être en charge tout à la fois « de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, du développement durable, de l’attractivité, du commerce et de l’artisanat, du cadre de vie » et de tout le reste, n’est-ce pas un fardeau un peu lourd pour les frêles ailes d’un colibri ?!

Bref, en attendant et sans doute pour quelque temps la rue Émile Gruet requalifiée comptera un commerce de moins ! Pas bon pour l’attractivité !

En attendant on se consolera en allant voir le buste de Napoléon dans la vitrine du tabac, étape indispensable du futur circuit Napoléon (sur le modèle de celui de la Chouette de Dijon) que nous concoctent, à c’qui paraît, les pontes du conseil citoyen.

 

P.S.

Les vœux pour 2021 de notre premier édile nous émouvaient très fort avec une belle légende de colibri. Mais le monde réel n’est pas un monde de légendes et le colibri n’est pas un Canadair !

Découvrez quand même la belle légende en PDF si ça peut vous consoler des réalités !

Il peut arriver aussi que les bonnes intentions et les grands discours dans le vent, aussi généreux et convaincants qu’ils soient, n’aient pas toujours, au bout du compte, l’effet qu’on en attendait.

Dans ce temps de communication immédiate à mémoire réduite il est toujours intéressant de relire de beaux discours devenus vieux...Autant en emporte le vent !

https://www.echodescommunes.fr/actualite_3744_auxonne-soutient-ses-commercants.html

 

P.S. rétrospectif et tardif (12 septembre)

Sur la page facebook citée plus haut en référence nous venons de lire un commentaire avisé et de bon conseil... citoyen !

Nous ne nous permettrons pas de le rapporter ici, laissant le soin à nos lecteurs de le découvrir, mais dans le même esprit et paraphrasant Musset, nous proposerons : « Tu est venue trop tôt dans un monde trop vieux ».

Pas mal !

Auxoone un petit commerce ferme.jpg

Auxoone un petit commerce ferme.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Commerce de proximité

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Commerce
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 13:31

Après un intermède napoléono-proustien, reprenons notre recherche-inventaire des références imprimées relatives à un duel Bonaparte-Grosey.

Rappelons que dans un précédent article, après avoir mis en doute la référence à Coston faite par le Chef de bataillon Maurice Bois dans son ouvrage intitulé Napoléon Bonaparte Lieutenant d’Artillerie à Auxonne, nous avions retenu une autre référence citée, cette fois, par Claude Pichard, ancien maire d’Auxonne, en référence à l’Album dôlois.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (2) - du 04 septembre 2022

Nos lecteurs qui le souhaitent pourront à nouveau consulter l’Album dôlois du 3 décembre 1843 dans le PDF ci-dessous.

Il est bien naturel, pensera-t-on, qu’une feuille doloise relate un duel concernant un dolois !

La nouvelle n’était cependant pas très fraîche cependant, puisque le duel supposé s’était passé plus d’un demi-siècle en arrière !

Ajoutons à cela que l’hypothèse initiale d’une spécificité doloise de la nouvelle devait bien vite s’effondrer pour nous avec la découverte de la publication de la même anecdote, à quelques mois d’intervalle, dans divers feuilles et périodiques du territoire français...et jusqu’au-delà des frontières !

Petit inventaire chronologique (non exhaustif sans doute) :

L’Album dôlois du 03 décembre 1843 (page 1, 2ème colonne)

Le Spectateur de Dijon du 13 décembre 1843 (page 2, 1ère colonne)

L’Écho rochelais du 15 décembre 1843 (page 2, 3ème colonne)

L’Illustration du 13 janvier 1844 (page 2, 3ème colonne)

Le Moniteur Universel du 09 janvier 1844 (page 1, 3ème colonne)

Nürnberger Kurier du 24 février 1844 (page 2, 2ème et 3ème colonne)

Plutôt qu’un commentaire fastidieux, nous laisserons le soin à nos lecteurs de comparer eux-mêmes les différentes extraits de ces périodiques réunis, auxquels nous avons joint la citation de Claude Pichard à propos de laquelle nous avons découvert qu’elle avait été inopinément « enrichie » sans autre forme d’explication, dans le PDF ci-dessous :

Remarquons que parmi les six périodiques déjà cités, seuls Le Moniteur Universel et L’Illustration indiquent avoir puisé l’information dans un autre périodique : en l’occurrence Le Patriote Jurassien pour l’heure malheureusement non encore accessible à la consultation en ligne.

Une question se posait dès lors pour nous : des deux feuilles jurassiennes, L’Album dôlois de Dole et Le Patriote Jurassien de Lons, laquelle avait publié l’anecdote en premier ?

La réponse à cette question — qui avouons-le n’est pas vitale, sinon pour les « napobranchés » de notre cité impériale  !!— vous la trouverez dans la suite de notre enquête sur un duel dont la médiatisation explosa autour de 1840 période de bonapartisme florissant, et qui connaît depuis quelque temps une résurgence inédite dans notre cité impériale !

Dans son illustration, Claudi nous conduit sur le « Rempart du Cygne »

Image jointe en PDF

 

 

Quant à la réalité historique de ce duel, il semble bien qu’elle reste encore à démontrer. La suite au prochain numéro…

Le rempart du Cygne Théâtre d'un duel .jpg

Le rempart du Cygne Théâtre d'un duel .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 septembre 2022 (J+5013 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 09:32

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (3) - du 06 septembre 2022 (J+5011 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article, il était question d’une notice « recueillie par le savant bibliothécaire de Dole, M. Pallu, et insérée dans l'Album Dolois du dimanche 3 décembre 1843 » à propos d’un duel entre Bonaparte et Grosey « sur le rempart du Cygne à Auxonne ».

À propos de cette notice, toujours dans le même article, nous projetions de mener le travail d’enquête suivant « Cette notice, sa large diffusion dans les gazettes du temps, la réalité ou non des faits qu’elle rapporte, feront l’objet, dans les pas du géant Frédéric Masson, de nos prochaines investigations. »

Cette tâche est en cours ! Dans les pas de Frédéric Masson, nous menons un travail d’enquête rigoureux dont nous vous ferons part très bientôt des résultats !

Mais pour être fouineur, on n’en est pas moins homme ! Permettez-nous donc chers lecteurs une petite pause, loin des archives poussiéreuses !

Sans sortir toutefois de notre sujet ! Car nous sommes de ceux qui respectent notre lectorat !

Toujours à la rencontre du duel Bonaparte-Grosey, mais loin des gazettes jaunies et des plaquettes piquées des vers, feuilletons aujourd’hui un ouvrage illustré sur papier glacé paru en 2018 sous les auspices de la municipalité d’Auxonne et intitulé Du côté d’Auxonne

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

Une proportion non négligeable de cet ouvrage, d’inspiration proustienne déclarée, s’avère être consacrée à Bonaparte et au quartier du même nom.

Curieux, vous pouvez encore faire l’emplette de cet ouvrage, dont le tirage n’est certainement pas épuisé à ce jour, ce que votre serviteur fit lui-même lors de sa sortie !

Foi de lecteur attentif, je peux vous certifier que pour de bon Bonaparte et Grosey y sont !

À preuve, je vous livre ce passage en citation (p.118) :

[ndlr Chantecler : selon le scénario de son ouvrage, l’auteur est en visite dans la chambre de Bonaparte au quartier du même nom et il est en train de lire les notices]« Pendant que je lisais, un militaire est entré dans la chambre. Il paraît ému. Vous vous intéressez à Napoléon ? Son séjour ici est bien plus intéressant que ce qui en est écrit sur la feuille que vous venez de lire. On passe notamment sous silence un duel à l’épée qui l’opposa à Louis Denis Catherine Grosey, Dolois d’origine, sur le rempart situé derrière la tour du Cygne. Bonaparte y reçut un léger coup d’épée sur le bras. Vous vous rendez compte qu’un Dolois aurait pu changer le destin de la France, ici, à Auxonne ? La raison du duel ? Sûrement la réponse à une provocation liée aux origines corses du jeune Napolionne de Buonaparte. Le militaire baisse la voix comme un conspirateur. Napolionne de Buonaparte, c’est comme ça qu’il se faisait appeler, et sous cette orthographe qu’il est enregistré »

Pour le coup, le duel Bonaparte-Grosey n’aura pas été passé sous silence dans cet ouvrage d’inspiration proustienne déclarée !

Proust, quant à lui, n’en parle pas dans son œuvre. Bien qu’il ne dédaigne pas, à l’occasion, de parler de la famille Bonaparte et de Napoléon .

Nous avions relevé le fait dans le septième épisode de notre série « DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE » que les curieux de Proust et de la famille Bonaparte pourront consulter à partir du lien ci-dessous.

 

ALBUM « DE L’OIGNON DE CHARMOY-CITY À LA MADELEINE DE COMBRAY »

Pour sortir un peu de la chambre de Napoléon Bonaparte, Claudi nous emmène aujourd’hui à Paris, rue de Berri, où la Princesse Mathilde, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III tenait salon au numéro 20. Marcel Proust fréquentait assidûment ce salon.

L’image est disponible en PDF

Pour en revenir à la Princesse Mathilde Bonaparte, divers témoignages la font apparaître comme une personne lucide sur la vie et sans façons. On lui prête ainsi cette citation : « Sans Napoléon Ier, je vendrais des oranges dans les rues d'Ajaccio ». Pas bêcheuse la Princesse !

 

Quand Proust fréquentait le salon de la nièce de Napoléon.jpg

Quand Proust fréquentait le salon de la nièce de Napoléon.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 septembre 2022 (J+5011 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
4 septembre 2022 7 04 /09 /septembre /2022 08:34

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (2) - du 04 septembre 2022 (J+5009 après le vote négatif fondateur)

Il y a tout juste 152 ans, le 4 septembre 1870, deux jours après la capitulation de Sedan, sur les ruines fumantes du Second Empire, était proclamée la République (la Troisième).

Mais sur le sol français, les Prussiens et leurs alliés avançaient...

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE (2) - du 25 septembre 2021

Aujourd’hui sous la Cinquième, le cœur de notre cité nouvellement impériale en pleine rénovation vibre toujours au nom de Napoléon.

Poursuivons donc notre feuilleton avec Napoléon. Et pour cette napoléonâtrie invétérée, de Gambetta, Jules Vallès et Jean-Baptiste Millière implorons le pardon !

Dans un précédent article de cette série, consacrée aux relations doloises de Bonaparte, nous nous étions interrogé sur la pertinence d’une note en bas de page de l’ouvrage du Chef de bataillon Maurice Bois intitulé Napoléon Bonaparte Lieutenant d’Artillerie à Auxonne.

Cette note en page 120, faisant référence au Baron Coston, évoquait un duel entre Napoléon Bonaparte et le Dolois Grosey en ces termes : « 1. Coston. Napoléon Bonaparte se battit en duel, avec un Dôlois nommé Denis Grosey, sur le rempart situé derrière la Tour du Signe. Bonaparte reçut un léger coup d’épée ».

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (1) - du 28 août 2022

Rappelons qu’une recherche à propos de ce duel dans l’ouvrage du Baron Coston Biographie des premières années de Napoléon, Bonaparte, Paris et Valence, 1840 s’est révélée pour nous infructueuse tant sur l’exemplaire papier que par la voie numérique. Tel n’est pas le cas des onze autres notes en référence à Coston présentes dans l’ouvrage de Bois que nous avons pris le soin de vérifier.

Nous ferons grâce à nos lecteurs des résultats détaillés de notre recherche que nous tenons à leur disposition !

Bref ! Nous restons sur notre faim quant à l’origine et à l’authenticité de l’information suivante : « Napoléon Bonaparte se battit en duel, avec un Dôlois nommé Denis Grosey, sur le rempart situé derrière la Tour du Signe. Bonaparte reçut un léger coup d’épée ».

Nous n’avons pas la prétention de nous faire l’émule de Frédéric Masson (1847-1923), cet éminent spécialiste très pointilleux de Napoléon, dont nous avions déjà parlé cum grano salis dans un précédent article.

CHARMOY-CITY : NAPOLÉON CHEZ LES  LAPONS (4) - du 07 janvier 2021

À l’intention des curieux, nous joignons en PDF deux pages de son ouvrage Napoléon dans sa jeunesse excellent échantillon de la chasse aux « légendes » menée par l’historien scrupuleux.

Plutôt que de citer hasardeusement Coston, nous nous demandons à présent pourquoi , nom d’une pipe, Maurice Bois, qui le cite largement par ailleurs, n’a pas cité, toujours à propos du fameux duel, Claude Pichard, ancien maire d’Auxonne et son ouvrage Napoléon Bonaparte à Auxonne (Auxonne, 1857).

En effet, en page 34 de cet ouvrage, la note suivante occupe une grande partie de la page :

« Ajoutons ici la notice suivante recueillie par le savant bibliothécaire de Dole, M. Pallu, et insérée dans l'Album Dolois du dimanche 3 décembre 1843 ? : Louis-Denis-Catherin Grosey, né à Dole le 25 novembre 1750, ancien président du tribunal civil de Lure, mort à Crissey près Dole, en 1817, avait eu dans sa jeunesse un goût très-vif pour faire des armes ; aussi avait-il la réputation d'un bretteur. Un jour qu'il était à Auxonne, il se prit de querelle avec Bonaparte et se battit en duel avec lui. Lorsque Bonaparte fut arrivé au pouvoir, Grosey lui demanda un emploi. Sa requête contenait ce singulier passage : Si tu ne me reconnais pas, tu te rappelleras du jeune Dolois qui t'a donné un coup d'épée, sur le rempart du Cygne à Auxonne. — Bonaparte, au lieu de se fâcher, fit droit à la requête de Grosey et le nomma procureur impérial à Béfort. »

Nos lecteurs pourront lire eux-mêmes, dans sa forme originale, « la notice suivante recueillie par le savant bibliothécaire de Dole, M. Pallu, et insérée dans l'Album Dolois du dimanche 3 décembre 1843 ? » sur le PDF ci-dessous réalisé à leur intention. Ils comprendront le point d’interrogation ajouté par Claude Pichard derrière la date. Renseignements pris, cet album dolois est bien de 1843

Cette notice, sa large diffusion dans les gazettes du temps, la réalité ou non des faits qu’elle rapporte, feront l’objet, dans les pas du géant Frédéric Masson, de nos prochaines investigations.

En attendant, pour son illustration, Claudi a dégotté une photo de Frédéric Masson… dans sa bibliothèque (celle de Masson) !

Dans son illustration, il rend hommage à sa façon à Frédéric Masson, un modèle indépassable pour tous les admirateurs du grand homme !

Image jointe en PDF

Hommage à Frédéric Masson (1847-1923) - .jpg

Hommage à Frédéric Masson (1847-1923) - .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 septembre 2022 (J+5009 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 09:30

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (11) - du 1er septembre 2022 (J+5006 après le vote négatif fondateur)

Nous reprenons aujourd’hui une série historique entamée le 26 février dernier à propos de l’actualité guerrière en Ukraine.

Nous l’avions interrompue à son dixième épisode pour nous consacrer à l’actualité électorale locale et à ses rebondissements croustillants.

AUXONNE : VERS UN DUEL BIBLIQUE ET RÉPUBLICAIN ? - du 7 juin 2022

AUXONNE : NAPOLÉON ET LE CAMÉLÉON - du 11 juin 2022

Nous la reprenons aujourd’hui, alors que l’actualité guerrière en Ukraine défraie encore la chronique, mais surtout pour retrouver le soldat Bouvot de Magny-Montarlot.

Nos lecteurs « napobranchés » nous pardonneront cet écart inopiné qui abandonne pour un temps l’oncle Napoléon Bonaparte ferraillant avec un Dolois, pour le neveu Louis-Napoléon Bonaparte guerroyant aux côtés de ses alliés anglais contre les Russes en Crimée.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (1) - du 28 août 2022

Ils n’ont pourtant aucune raison d’être déçus, car dans notre cité nouvellement impériale notre propos restera résolument impérial !

En effet, ce bond en avant de plus d’un demi-siècle les conduira du duel anecdotique et supposé du futur empereur Napoléon Ier à la guerre bien réelle conduite par l’armée de son neveu l’empereur Napoléon III en Crimée, guerre dont 100 000 Français ne devaient jamais revenir.

Tel ne fut pas le cas du soldat Bouvot de Magny-Montarlot grièvement blessé devant Sébastopol le 7 juin 1855, lors de l’assaut du Mamelon Vert.

C’est là que nous l’avions abandonné le 19 avril dernier...

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Il est donc grand temps d’aller le retrouver pour prendre de ses nouvelles !

Que nos lecteurs se rassurent, il aura survécu à sa blessure !

Après plusieurs semaines de convalescence sur les rives du Bosphore, le soldat Denis Bouvot fut évacué à destination de la France dès le 10 août 1855.

À présent, puisque nous sommes passés de Napoléon Ier à Napoléon III pour aller retrouver ce glorieux blessé de notre canton, profitons-en pour jeter un rapide coup d’œil sur l’évolution du sort des blessés du champ de bataille entre le Premier et le Second Empire à l’aube de l’avènement de la Croix-Rouge. 

Dans ce but, nous nous référerons aux Souvenirs d'une mission médicale à l'armée d'Orient (Paris, J. Claye, 1857) du  Médecin inspecteur général Lucien Baudens, orfèvre en la matière, parus dans la Revue des Deux Mondes de la même année.

Soucieux de ne pas allonger notre article en un temps où les échanges se font en peu de mots et se feront bientôt sans doute par le biais de quelques éructations stéréotypées et autres smileys, nous mettons à disposition des curieux un PDF sommaire relatif à l’évolution du sort des blessés entre le Premier et le Second Empire.

De ce document, on peut conclure à propos du soldat Denis Bouvot que les dommages causés « par un coup de feu à l’avant-bras gauche », comme le précise le Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaire français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855 dû au médecin principal de première classe Jean-Charles Chenu (1808-1879), ont rendu l’amputation partielle nécessaire, probablement en raison des lésions osseuses causées par un projectile d’arme rayée. On peut ajouter qu’il est à peu près certain que cette amputation a été réalisée sous anesthésie.

Au temps du Premier Empire, le soldat Denis Bouvot aurait sans doute perdu la totalité de son avant-bras dans une désarticulation au niveau du coude réalisée en peu de minutes, mais sans anesthésie. Le Baron Dominique-Jean Larrey, Chirurgien en chef de la Grande Armée désarticulait ainsi une épaule en moins de deux minutes !

S’inspirant des meilleurs spécialistes de l’époque, Claudi a tenté de reconstituer en quelques images, pour nos fidèles lecteurs, les étapes de l’amputation du soldat Denis Bouvot.

Nous en donnons la copie en PDF

De prochains épisodes sont prévus, ils seront consacrés au parcours ultérieur du mutilé revenu à la vie civile.

Mais auparavant que les « napobranchés » se rassurent, nous reprendrons dès la prochaine fois notre chronique consacrée au lieutenant Bonaparte !

 

Crimée juin 1855, l'amputation du soldat Bouvot de Magny-Montarlot.jpg

Crimée juin 1855, l'amputation du soldat Bouvot de Magny-Montarlot.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er septembre 2022 (J+5006 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 05:00

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (1) - du 28 août 2022 (J+5002 après le vote négatif fondateur)

Il y a de cela belle lurette, nous évoquions les périples du jeune Lieutenant Bonaparte entre Auxonne et Dole.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (12) - du 03 janvier 2018

L’objet de ces périples était alors la publication de son pamphlet intitulé Lettre à Buttafoco chez un éditeur dolois.

Il semble toutefois que les relations « doloises » de Bonaparte aient dépassé la seule fréquentation de l’éditeur-imprimeur dolois (Joseph- François-Xavier Joly).

Une petite brochure publiée en 1911 (Feuvrier J., Napoléon Bonaparte à Dole, Paris, Champion, 1911) et disponible sur Gallica vient élargir ce cercle.

Julien Feuvrier a réalisé ce travail alors qu’il était archiviste de la ville de Dole.

À noter la pertinence des propos de l’auteur qui, dès les premières lignes de son texte souligne la précocité et la prolifération de la production éditoriale autour de la figure de Napoléon Bonaparte.

Depuis plus de deux siècles le phénomène n’a fait que croître et embellir et s’il était encore vivant, notre archiviste en resterait sans doute baba !

Rendons lui hommage à ce propos en citant le premier paragraphe de son texte de 1911 :

« Les publications sur la jeunesse de Napoléon sont innombrables et on les voit déjà éclore avant brumaire [ndlr Chantecler : avant 1799]. Après la longue agonie sur le plateau de Longwood, du géant terrassé [ndlr Chantecler : après 1821], ce fut à qui narrerait les moindres épisodes de ce génie dont la renommée remplissait le monde. »

Que dire de la situation en 2022 ? Nos lecteurs jugeront !

Notre dessein n’étant pas de nous joindre aux myriades d’auteurs édités, passés, présents, et à venir sur le sujet, nous nous contenterons de mentionner ici, à destination des curieux (et auteurs potentiels), et d’après Feuvrier, quelques Dolois que le jeune Bonaparte aurait pu avoir l’occasion de rencontrer.

En premier lieu, Feuvrier cite en page 6, parmi ces Dolois, deux des supérieurs du lieutenant au Régiment de la Fère à Auxonne : les capitaines « Jacques-Philippe-François Masson d’Authume » et « Claude-Joseph de Malet […] frère du général célèbre par ses conspirations contre Napoléon en 1808 et 1812 »

Et à propos de ces deux Dolois, il en ajoute un troisième en note, en bas de la même page.

Voici le texte de cette note : « le lieutenant Bonaparte eut occasion de connaître un autre Dolois, Denis Grosey, qui, dit-on, le blessa en duel d’un léger coup d’épée (M. BOIS Napoléon Bonaparte lieutenant d’artillerie à Auxonne, paris, Flammarion, s.d.) »

Précisons que l’ouvrage de Maurice Bois que cite Feuvrier parut en 1898.

Arrêtons nous un moment sur cet ouvrage et son auteur.

Le Chef de bataillon Maurice Bois, ancien professeur-adjoint de géographie à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, est l’auteur de cet excellent ouvrage rédigé alors qu’il était en garnison à Auxonne au 10ème de ligne à la caserne Chambure (actuel Quartier Bonaparte depuis la fin des années 1930).

Cet ouvrage rédigé à Auxonne, par un officier en garnison à Auxonne, intitulé Napoléon Bonaparte Lieutenant d’Artillerie à Auxonne est, si l’on peut dire, une véritable production auxonnaise. Une production auxonnaise de qualité, trop souvent méconnue, et qui reste pourtant une mine et une excellente référence incontournable pour l’amateur et le curieux.

En témoigne l’hommage que lui rend Jean SAVANT dans l’avant-propos de son ouvrage Napoléon à Auxonne ( Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1946) : « Maurice Bois qui y [ ndlr Chantecler : à Auxonne] vécut un siècle environ après le petit Corse [en] rechercha scrupuleusement les traces »

Aux pages 119 et 120 de son ouvrage, Bois évoque un différend entre Napoléon Bonaparte et le « lieutenant Belly de Bussy logé au-dessous de Napoléon Bonaparte [et qui] sonnait du cor au point d’assourdir ce dernier ». Différend, qui sans l’arbitrage des « camarades » aurait pu avoir un duel pour conséquence. Et qui nous ramènera aux Dolois

Car c’est là que, probablement dans un souci de détail, Bois renvoie en page 120 à une note en bas de page concernant un autre duel « 1. Coston. Napoléon Bonaparte se battit en duel, avec un Dôlois nommé Denis Grosey, sur le rempart situé derrière la Tour du Signe. Bonaparte reçut un léger coup d’épée ».

C’est précisément à cette note que fait référence Feuvrier  pour évoquer le duel de Bonaparte avec le dolois Grosey, comme nous l’avons noté plus haut.

Nous allons voir à présent que cette note en bas de page, est sujette à caution, et qu’elle ne constitue pas le meilleur de l’ouvrage de Bois !

Les moyens numériques mis à la disposition des chercheurs et curieux actuels sont sans commune mesure avec ceux dont disposaient leurs prédécesseurs condamnés à se référer au papier et à se transformer en rats de bibliothèques. Notre recherche à propos de ce duel dans l’ouvrage du Baron Coston Biographie des premières années de Napoléon, Bonaparte, Paris et Valence, 1840 s’est révélée infructueuse tant sur l’exemplaire papier que par la voie numérique.

Les faits sont têtus : le Baron Coston ne semble jamais avoir fait mention de ce duel dans son ouvrage de 1840 !

Que le talentueux Chef de Bataillon Bois nous pardonne cette correction vétilleuse, il n’avait pas alors les moyens de recherche dont nous disposons aujourd’hui !

Il nous faudra donc rechercher ailleurs d’autres occurrences de ce duel dans d’autres textes et nous n’y manquerons pas dans un prochain article !

En attendant une confirmation éventuelle de l’évènement, Claudi a placé son illustration originale du jour sous le signe du duel.

Pour les vrais amateurs de vrais duels, enfin, nous renvoyons nos lecteurs à un autre duel évoqué dans notre blog et qui se déroula le 15 août 1897 à 5 heures du matin à Vaucresson près de Versailles au lieu-dit Le Bois des Maréchaux, duel contemporain de la publication de l’ouvrage de Maurice Bois, et qui fit alors beaucoup de bruit dans la presse et dans l’armée française d’alors sans doute !

FRANCE-ITALIE 1897 (5) - du 14 août 2018

Claudi illustre en primeur l'anecdote du duel Bonaparte-Grosey.jpg

Claudi illustre en primeur l'anecdote du duel Bonaparte-Grosey.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 août 2022 (J+5002 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 05:00

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (3) - du 24 août 2022 (J+4998 après le vote négatif fondateur)

Chers lecteurs amateurs de confort moderne, de bains, baignoires et autres Jacuzzi, vous aurez sans doute frémi à l’évocation du confort spartiate de l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne, thème de notre précédent article...

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (2) - du 20 août 2022

Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous replongerons encore une fois, avec l’Empereur dans la baignoire de Longwood, pour un dernier bain très chaud !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Entrons au préalable dans Longwood, résidence d’exil de l’Empereur, pour découvrir ses appartements et en particulier, sa « salle de bains ».

Las Cases, auteur du Mémorial de Sainte-Hélène et secrétaire de Napoléon à Sainte-Hélène, était accompagné de son fils. Ce détail a son importance car c’est à ce dernier que nous devons un plan détaillé des lieux.

Un extrait de ce plan commenté par nos soins vous permettra de situer la baignoire dans le territoire restreint dévolu à l’Empereur.

Dans cette baignoire, Napoléon passa de nombreuses heures. Il était grand amateur de bains chauds qu’il prenait pour remédier, comme son contemporain Marat, aux diverses affections dont il souffrit au cours de son existence.

Las Cases rapporte à ce propos un incident survenu le lundi 18 juillet 1816 ( Mémorial de Sainte-Hélène, Paris, Bourdin, 1842, T.I, p. 786) :

« Sur les quatre heures, l’Empereur m’a fait demander ; il se trouvait très faible ; il s’était oublié trois heures dans un bain fort chaud, et s’était fait une brûlure à la cuisse droite avec le robinet d’eau bouillante ; il y avait lu deux volumes. »

Les images de la baignoire disponibles sur la toile (Fondation Napoléon) montrent une arrivée d’eau chaude se faisant à la droite du baigneur à une vingtaine de centimètres au dessous du rebord de la baignoire. Sur notre illustration, œuvre de notre cher Claudi, ce tuyau est masqué par le peignoir de l’Empereur.

Pour pouvoir lire, Napoléon devait sans doute occuper la position représentée par Claudi et on comprend, dans cette hypothèse, cette brûlure à la cuisse droite provoquée par l’arrivée d’« eau bouillante » que rapporte Las Cases.

Vous aimeriez sans doute connaître le titre des volumes dont la lecture passionnante fit que l’Empereur « [s’oublia] dans [ce] bain fort chaud » jusqu’à la brulûre…

Qui sait ? La foisonnante production éditoriale napoléonique du moment nous révèlera peut-être bientôt  ces titres dans un scoop !

 

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône,.jpg

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône,.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 août 2022 (J+4998 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 10:36

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (2) - du 20 août 2022 (J+4994 après le vote négatif fondateur)

Après un détour par la rue Émile Gruet en pleine « requalification » sous le regard impassible et impérial du buste de l’Empereur trônant dans la vitrine du tabac-presse…

AUXONNE GRANDE RUE : L’IMPÉRIAL TÉMOIN DE LA « REQUALIFICATION » - du 16 août 2022

revenons à notre sujet déjà évoqué dans un précédent article : le confort et les commodités dont pouvait jouir le jeune Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne.

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022

En préalable, petit pensum bibliographique :

À propos de la (des) chambre(s) et du mobilier du lieutenant Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne, actuel Quartier Bonaparte, on trouvera chez plusieurs auteurs diverses descriptions.

Citons à destination des plus curieux de nos lecteurs quelques ouvrages d’auteurs dignes d’intérêt dont les textes sont accessibles et disponibles en ligne sur Bnf Gallica. En voici une courte liste (nous indiquons pour chacun d’eux les pages relatives à la (aux) chambre(s) de Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne et à leur mobilier :

PICHARD Claude, Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857 (pp.11 et 12, 37

et 38)

DU TEIL, Baron Joseph, Napoléon Bonaparte et les généraux du Teil, Paris, Picard, 1897, (pp. 55 à 57)

Nous n’alourdirons pas inutilement cette bibliographie indiquant seulement le remarquable ouvrage du Chef de Bataillon Maurice BOIS, officier au 10ème de ligne à Auxonne à l’époque de la publication : BOIS Maurice, Napoléon Bonaparte Lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, non disponible sur Bnf Gallica.

Dans l’avant-propos à son ouvrage (SAVANT Jean, Napoléon à Auxonne, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1946 non disponible sur Bnf Gallica ) paru un demi-siècle plus tard, Jean Savant rendra d’ailleurs un juste hommage au travail scrupuleux du Commandant Bois.

Le Général Théodore IUNG, auteur d’un excellent ouvrage en trois tomes sur le jeune Bonaparte (IUNG Théodore, Bonaparte et son temps, Paris, Charpentier, 1880-1881 disponible sur Bnf Gallica) semble avoir été moins heureux dans ses recherches relatives à la (aux) chambre(s) de Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne et à leur mobilier.

Dans une citation (Tome 2 p. 73) Iung attribue au Baron Coston cette citation au misérabilisme visiblement appuyé : « Il occupait, au pavillon militaire, une chambre presque nue, ayant pour tous meubles un mauvais lit sans rideaux, une table placée dans l'embrasure d'une fenêtre, chargée de livres et de papiers, et deux chaises. Son frère Louis couchait dans un mauvais lit dans un cabinet voisin ».

Une recherche sur Bnf Gallica dans l’ouvrage de Coston en 2 volumes (COSTON, Biographie des premières années de Napoléon Bonaparte, M. Aurel, Paris et Valence, 1840) ne donne rien de tel.

Les résultats de notre compilation, que tout lecteur curieux pourra reprendre grâce à Bnf Gallica, amène à conclure à un confort sommaire, réduit au plan sanitaire à la cuvette de faïence et au pot de chambre. La baignoire, ce sera donc pour plus tard !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Pour poursuivre l’inventaire des commodités « sanitaires » dont jouissait notre Lieutenant donnons, dans le PDF joint ci-dessous la parole au Baron Joseph DU TEIL

Claudi a tenté d’illustrer ces propos du Baron !

 

Bonaparte à Auxonne, trôner dans la promiscuité.jpg

Bonaparte à Auxonne, trôner dans la promiscuité.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 août 2022 (J+4994 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 09:08

AUXONNE GRANDE RUE : L’IMPÉRIAL TÉMOIN DE LA « REQUALIFICATION » - du 16 août 2022 (J+4990 après le vote négatif fondateur)

Le programme éditorial de votre serviteur, s’il comporte quelques grandes orientations n’est pas établi d’avance, il arrive donc que nos thèmes, traités en plusieurs épisodes, s’interrompent pour un temps plus ou moins long, pour être repris ensuite. La cause en est l’actualité. Ainsi va la vie.

C’est pour cette raison que l’actualité électorale, et à présent « impériale » font poiroter depuis des mois notre brave soldat Bouvot, de Magny-Montarlot, blessé au siège de Sébastopol.

Nous en avions parlé dans une série comportant déjà dix épisodes, et, promis, nous en reparlerons encore.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Nos lecteurs sont gens sérieux, à tout le moins curieux, ils nous pardonneront ces interruptions ! C’est moins grave qu’une coupure d’eau ou d’électricité !

Aujourd’hui c’est l’actualité brûlante de la Grande rue avec l’arrivée en fanfare de la « requalification » dans la rue Émile Gruet qui motive le report de la suite de notre article « CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) » à la prochaine publication.

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022

La rue Émile Gruet, sa chaussée du moins, devrait en effet sortir métamorphosée de cette opération. Elle connut en d’autres temps, d’autres métamorphoses….

CHARMOY-CITY : PROJETS ET SOUVENIRS DANS LA GRANDE RUE (2) - du 18 janvier 2022

Mais venons en au présent.

Au coin de la rue de la Paix, le petit groom du fleuriste, avec les fleurs, s’est replié à l’intérieur. Il est avisé le gamin car toutes ces barrières et tous ces engins laissent présager un grand chambardement prochain.

Dans la vitrine du tabac-presse d’à côté, impassible, trône l’Empereur.

Ou plutôt son buste doré.

Non loin de là, sur la Place d’Armes, la statue de bronze du lieutenant en second Bonaparte contemple tous les vendredis le marché, comme jadis elle contempla le crayon de la liberté dressé.

"NAPOLEON ET LE CRAYON" PAR CLAUDI HOFFNUNG

Pour apercevoir le chantier dans l’enfilade de la rue de la Paix, il faudrait qu’elle fasse un « À gauche... gauche ! » la statue, mais avec le mortier qui trône à ses pieds elle risque bien de s’empêtrer. Elle ne verra donc jamais le chantier !

Qu’importe ! Le buste doré dans la vitrine du tabac-presse verra tout !

Pas si sûr Chantecler ! Et si quelqu’un vient l’acheter avant que le chantier soit terminé ?

Impossible !

Impossible n’est pas français Chantecler !

Impossible quand même : ce buste n’est pas à vendre, m’a déclaré Laurence la patronne quand j’ai voulu l’acheter, même que j’étais pas le premier déçu qu’elle m’a dit !

On pourra donc lire plus tard, dans les annales de notre cité impériale, que par l’entremise de son petit buste qui « n’est pas à vendre », l’Empereur aura assisté au grand chantier de la « requalification de la Grande rue ».

Alors, la rue Émile Gruet, future rue Napoléon mon colon ???

Auxonne, rue  Emile Gruet, reflets dans la vitrine du tabac-presse.JPG

Auxonne, rue Emile Gruet, reflets dans la vitrine du tabac-presse.JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 août 2022 (J+4990 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 10:16

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022 (J+4986 après le vote négatif fondateur)

Au seuil d’un week-end de 15 août saharien, il serait malvenu d’infliger à nos lecteurs le voyage au pays des archives que nous avions prévu à la suite de la présentation des deux éditions de la brochure de Claude Pichard intitulée Napoléon Bonaparte à Auxonne.

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR (2) - du 8 août 2022

En ces temps difficiles où clim et piscine sont appréciés par les plus chanceux et où notre régiment lance un appel pour équiper d’une baignoire en zinc la chambre de Bonaparte, tentons plutôt de jeter un coup d’œil rétrospectif sur le confort et les commodités dont jouissait le jeune Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne.

Comme nous n’avons rien inventé nous citerons des auteurs à travers des ouvrages disponibles en ligne sur Gallica bnf afin que chacun de nos lecteurs aie le loisir de les consulter s’il le désire.

À travers l’édition illustrée en deux volumes du Mémorial de Sainte-Hélène (Paris, Bourdin, 1842) écoutons l’Empereur lui-même témoigner : « A l'École militaire de Paris, nous étions nourris, servis magnifiquement, traités en toutes choses comme des officiers jouissant d'une grande aisance, plus grande certainement que celle de la plupart de nos familles, et fort au-dessus de celle dont beaucoup de nous devions jouir un jour (...) » (Tome I p.661)

Frédéric Masson, ce grand historien de Napoléon, faisant référence au « luxe de l’École militaire » citera ce même passage du Mémorial en page 95 de son ouvrage Napoléon dans sa jeunesse 1769-1793, Paris, Ollendorf, 1907.

Voici donc évoqués la nourriture et le service à l’École militaire de Paris , mais qu’en était-il à l’École royale d’Artillerie d’Auxonne que Bonaparte rejoignit peu d’années après l’École militaire de Paris?

Le Baron Coston dans son ouvrage en 2 volumes (Biographie des premières années de Napoléon Bonaparte, M. Aurel, Paris et Valence, 1840) rapporte (tome 1 page 151) que dans la chambre qu’il occupait avec son frère Louis (actuelle Chambre de Bonaparte au quartier Bonaparte) : « Bonaparte mettait lui-même le pot au feu dont son frère [ndlr : Louis son cadet âgé de 13 ans ] et lui se contentaient philosophiquement. »

Il semblerait donc, si l’on en croit le Baron, qu’en matière de restauration les conditions aient été moins « magnifiques » et plus spartiates à Auxonne qu’à Paris.

La phrase citée plus haut semble avoir inspiré le célèbre dessinateur lorrain JOB dans une illustration de l’ouvrage intitulé Bonaparte, texte de G.MONTORGUEIL, illustrations de JOB, Paris, Boivin 1910. Disposant de la seule gravure et non du texte correspondant l’ouvrage n’étant pas disponible sur Gallica, nous avançons néanmoins cette hypothèse…. À vérifier !

Du coup, Claudi, un peu à court, a emprunté cette illustration pour son image du jour. Les spécialistes pourront constater que JOB était particulièrement calé en uniformologie, à part cela, nous leur laisserons le soin de se prononcer quant au réalisme historique de la composition.

Nous en joignons un PDF

La suite au prochain numéro.

Bonaparte à Auxonne, entre tables de tir et cuisine.jpg

Bonaparte à Auxonne, entre tables de tir et cuisine.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 août 2022 (J+4986 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire