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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : À ALGER AVEC « L'ÉTRANGER » À L'EMPIRE- du 27 novembre 2025 (Jour 521 de la nouvelle ère de Chantecler)

Quittons Auxonne, Bonaparte et les abeilles impériales évoqués dans notre précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : DU PONT D'ARCOLE AU MÉRITE APICOLE - du 24 novembre 2025

Et revenons au cinéma « L'Empire » que nous avions quitté sur un festival saignant

AUXONNE,CINÉ : ENCORE DU GORE À L'EMPIRE - du 06 novembre 2025

Pour donner un bref aperçu du dernier film du réalisateur François Ozon :  « L'étranger »

Bien qu'il y soit question de meurtre et d'exécution capitale, point de gore toutefois dans la version filmique de « L'étranger » d'après le roman éponyme d'Albert Camus, magnifiquement rendue en noir et blanc par Ozon.

Le cadre du roman que restitue le film avec un grand talent esthétique, c'est la ville d'Alger de l'avant-guerre. Bien que tourné effectivement à Tanger pour des raisons d'opportunité, le film nous restitue des images très proches, jusqu'à s'y méprendre, de la cité algéroise du temps.

Faut-il en conclure que le film d'Ozon soit pour autant une restitution fidèle du roman ?

Tentons de répondre brièvement à cette question.

Le roman, publié en 1942 chez Gallimard met en scène sous forme de monologue les réflexions d'un homme jeune, Meursault, « L'étranger ».

Il s'ouvre sur ces phrases : « Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile [N.D.L.R Chantecler : Hospice de vieillards] : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » »

Cette référence à la mère se retrouve dans les dernières lignes du roman dans la dernière réflexion de Meursault dans la nuit qui précéde son exécution capitale pour meurtre d'un « arabe »: « Si près de la mort, [N.D.L.R Chantecler : à l'asile] maman devait se sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. »

Ce monologue et sa chronologie, Ozon ne les restitue pas fidèlement, hormis dans la scène du crime où Meursault, aveuglé par le reflet du soleil sur la lame d'un couteau bascule dans le meurtre.

La scène est particulièrement bien rendue dans le morceau killing an arab de The Cure diffusé dans le générique de fin d'Ozon (diffusion qui, semble-t-il, au dire du réalisateur a dû être chèrement monnayée)

En 1967 Luchino Visconti donnait une version tournée en Algérie en co-production avec la société de production Casbah film Alger. Pour l'italianisant que je suis, il est dommage que les sous-titres français soient mauvais. Marcello Mastroiani, personnage généreux, dans le rôle de l'Étranger est un choix plutôt malheureux, choix par défaut, car Visconti aurait grandement préféré Delon non disponible alors.

Malgré tout, cela ne gâche rien à l 'image, Ozon aura sans doute visionné attentivement cette version de Visconti disponible en VOST sur youtube et que nos lecteurs curieux pourront visionner.

L'étranger de Visconti

Pour conclure nous dirons un mot de l'option majeure d'Ozon dans son adaptation à l'écran de l'œuvre de Camus : Donner un nom à « l'arabe » (Muusa Hamdani) et lui donner une sœur inexistante chez Camus mais particulièrement présente à l'écran.

Claudi, pour son image du jour, imprime le nom de « l'arabe » sur la mer déferlant sur la plage d'Alger.

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 novembre 2025 (Jour 521 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : DU PONT D'ARCOLE AU MÉRITE APICOLE - du 24 novembre 2025 (Jour 518 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre série consacrée à l'Armistice du 11 novembre 1918 est close. Nous avons tenté de donner de cet événement un écho rétrospectif local et original, hors des clichés convenus habituels.

Y sommes-nous parvenu ? Nos lecteurs jugeront.

En lisant notre titre d'aujourd'hui, certains d'entre vous penseront : « Pont d'Arcole ?! On est bon pour Napoléon ! »

Qu'ils se rassurent ! Nous ne nous lancerons pas à bride abattue dans des histoires cent et mille fois rebattues par nos rues et sur nos places !

Et sans abandonner toutefois totalement l'Empereur, vous verrez pourquoi tout à l'heure, nous traiterons plus particulièrement de « mérite apicole ».

Mérite apicole ? Mérite apicole ? Kézaco ? Tu veux sans doute dire « Mérite agricole » autrement dit « le poireau », le ruban vert du laboureur !

Non ! J'ai bien dit mérite apicole avec un p !

Un mérite apicole qui se mesure en « abeilles ».

Jusqu'à présent notre bonne ville avait une « abeille ».

Mais on n'arrête pas la dynamique du progrès !

À preuve, le facebook de notre premier édile nous apprenait il y a quelques jours que : « l'UNAF (Union Nationale de l'Apiculture Française a décerné à notre ville le label Apicité avec 2 abeilles ; Démarche remarquable »

Petite pause musicale, laissons l'ineffable Bourvil chanter en bourdonnant

Les abeilles

Cette vocation apicole de notre bonne ville avait déjà fait l'objet, il y a à peine plus de cinq ans, d'un article dans Le Bien Public, sous le titre : « Du miel d'acacias au profit du Téléthon ». Miel d'acacias butiné dans notre Forêt des Crochères, notre Sherwwood local. Sherwood local ? Ouvrez le lien ci-dessous et vous comprendrez tout

AUXONNE : DES CROCHÈRES À SHERWOOD - du 19 octobre 2025

Nous joignons en PDF, tirée de cet article, une image de cette époque heureuse où l'ombre de la guerre ne s'étendait pas encore sur l'Europe.

Il restait à Claudi à illustrer notre propos du jour que vous dégusterez comme un bondon au miel !

Auxonne, cité impériale et apicole

Auxonne, cité impériale et apicole

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2025 (Jour 518 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Figures libres

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : CHANTECLER REVIENT SUR LE 11 NOVEMBRE 1918 - du 21 novembre 2025 (Jour 515 de la nouvelle ère de Chantecler)

Tu radotes Chantecler vont penser nos lecteurs ! En cela ils auront raison !

N'annoncions nous pas en effet dans notre article en lien ci-dessous : « Nous mettrons ici un point d'orgue à cette série consacrée au 11 novembre 1918 que, selon nos principes, nous avons voulue originale. »

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (3) - du 18 novembre 2025

Cependant, mettre un point d'orgue à cette série, sans faire une place à une vision originale du 11 novembre 1918 par un contemporain de l 'événement, nous a semblé après coup injuste.

Plus d'un siècle après cet événement historique, la cérémonie actuelle du 11 novembre a beaucoup évolué dans ses rites et la sphère blogueuse locale, en particulier, nous a livré des images très personnalisées de la dernière commémoration du 11 novembre dans notre bonne ville.

Quittons cette sphère de l'actualité et du journalisme professionnel (ou amateur) autour de la cérémonie auxonnaise du 11 novembre dernier, pour en revenir à l'histoire (pas forcément avec un grand H).

Revenons à l'histoire de « Ceux de 14 ».

L'histoire vécue par une génération marquée par la première guerre mondiale et qui unie par cette expérience devait conserver des liens très forts.

On évoque très souvent les prisonniers français de la deuxième guerre mondiale. Beaucoup moins ceux de la première...au nombre desquels le Capitaine De Gaulle...

Et beaucoup plus obscur celui-là, Arthur Dullier, enfant de Soirans

Parmi les archives d'Arthur Dullier, étalées sur le trottoir d'un brocanteur de la place Grangier à Dijon, je recueillis naguère, entre autres documents, un album illustré intitulé « Derrière les barbelés – Scènes de la vie des prisonniers de guerre » écrit et édité par l'un d'entre eux : Joë BELOT.

Plus que des grands discours, nous proposons en PDF à nos lecteurs un aperçu commenté de la première de couverture et de l'épigraphe de l'ouvrage qui, d'emblée, donne le ton !

Comme tu y vas Chantecler, où est le 11 novembre dans tout ça ? Il est bien là, dans une des dernières pages de l'ouvrage, où les auteurs le commentent et l'illustrent à leur manière dans la même veine peu académique. Vous pourrez découvrir cette page commentée par nos soins dans le PDF qui suit

Pour faire plus ample connaissance avec Arthur Dullier

1914-1918 : AVEC ARTHUR DULLIER, INSTITUTEUR, PRISONNIER EN BAVIÈRE

Claudi vous envoie une photo d'Arthur et de ses potes en villégiature en Bavière

 

 

Arthur prisonnier

Arthur prisonnier

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 novembre 2025 (Jour 512 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Lieux de mémoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (3) - du 18 novembre 2025 (Jour 512 de la nouvelle ère de Chantecler)

Une semaine s'est écoulée depuis la 107ième commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918 et le présent épisode vient clore notre brève évocation locale de l'événement.

Nous avions consacré aux deuils le précédent épisode en lien ci-dessous.

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (2) - du 14 novembre 2018

Nous référant encore une fois à la presse locale, nous donnerons aujourd'hui un bref aperçu de la part festive de l'événement entre la solennité du Te Deum célébré pour l'occasion en l'église Notre-Dame d'Auxonne et les réjouissances populaires.

L'Écho bourguignon du 17 novembre 1918 rend compte à la une de la liesse populaire ayant suivi la nouvelle de l'Armistice et annonce simultanément la célébration du Te Deum. Nous proposons à nos lecteurs la lecture rétrospective de ces nouvelles.

Ces festivités du premier 11 novembre verront se côtoyer, dans tout le pays, comme dans les grandes foules parisiennes, la gloire des vainqueurs revenus entiers et la misère physique et morale des amochés, mutilés et « gueules cassées ».

Cette misère ainsi que les nombreux deuils imputables à la guerre assombriront le destin de toute une génération.

On aura beau brûler, à Londres, à Paris et jusqu'à Auxonne l'effigie du Kaiser (l'empereur d'Allemagne Guillaume II), comme on brûle un mannequin à la fin du Carnaval pour marquer la fin de l'hiver, ce rite expiatoire autant que dérisoire restera impuissant à conjurer les longues années grises à venir.

Claudi dans un montage improvisé (garanti sans I.A ou A.I. comme on dit) a tenté d'illustrer la scène.

Encadrant cette scène, les casemates (démolies au début des années 1950) portant fièrement leurs canons donnés à la ville par le Ministre de La Guerre. Canons que les Allemands revenus en 1939 détrôneront et mettront à la ferraille...

Nous mettrons ici un point d'orgue à cette série consacrée au 11 novembre 1918 que, selon nos principes, nous avons voulue originale. Y sommes-nous parvenu ? Vous en jugerez chers lecteurs.

Un petit voyage dans la sphère blogueuse locale nous a permis d'observer sur le sujet quelques nébuleuses que nous qualifierons poliment d'ennuyeuses.

L'un des auteurs des dites nébuleuses, dans un paragraphe de son dernier article, semble regretter d'avoir imprudemment. pris la pose.

Pris la pose ? Et pour cause ! Le voilà figurant sur la quatrième de couverture d'un tract d'une liste pour les municipales. Tract sur papier glacé tombé récemment dans ma boîte aux lettres, et dont les ébauches en ligne avaient déjà attiré notre attention par leur caractère sui generis autant qu'inimitable !

Au point de nous inspirer l'article en lien ci-dessous !

AUXONNE : « A STAR IS BORN » DANS LE CIEL DES MUNICIPALES (2) - du 14 octobre 2025

Revenons pour finir à nos moutons et au Kaiser Guillaume qui a posé pour Claudi

Auxonne 11 novembre 1918

Auxonne 11 novembre 1918

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2025 (Jour 512 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Lieux de mémoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 12:07

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (2) - du 14 novembre 2025 (Jour 508 de la nouvelle ère de Chantecler)

Après notre article général d'introduction en lien ci-dessous, la suite de la série abordera plus particulièrement l'actualité auxonnaise du 11 novembre 1918.

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (1) - du 11 novembre 2025

Pour restituer, dans la mesure du possible, au niveau local, ces faits plus que centenaires nous nous référerons essentiellement à la presse locale. Et plus particulièrement à la une de L'Écho bourguignon du 17 novembre 1918.

Un mot d'abord sur L'Écho bourguignon. Ce journal d'intérêt départemental a son siège et son imprimerie rue Marin à Auxonne. C'est un journal de centre-droite dont le concurrent de gauche, créé en 1914 par le député Paul Gruet (1882-1939), fils d'Émile Gruet. Le Réveil de la Côte-d'Or a son siège et son imprimerie rue du Bourg à Auxonne. À la veille de la Grande Guerre, les rapports entre les rédactions des deux journaux sont exécrables. On pourra voir à quel point dans l'article en lien ci-dessous.

DU « RÉVEIL DE NAPOLÉON » AU « RÉVEIL DE LA CÔTE-D'OR » (3) - du 10 mai 2023

Nous n'avons malheureusement pas pu accéder au numéro de l'Armistice du Réveil de la Côte-d'Or.

C'est donc au seul Écho bourguignon que nous nous référerons pour traiter de deux aspects contrastés de l'actualité de l'armistice : les deuils d'une part et les réjouissances des vivants d'autre part. Sur tous les journaux de France du temps on voit ainsi se côtoyer dans la liesse de l'Armistice, joie glorieuse et misère humaine...

Nous traiterons aujourd'hui des deuils en proposant à nos lecteurs un PDF original constituant l'extrait commenté des nouvelles funéraires du journal.

Comme nous l'avons déjà fait précédemment, nous proposons à nos lecteurs souhaitant découvrir les monuments aux morts locaux, la consultation d'un article déjà ancien réalisé en collaboration avec ma défunte épouse Martine

GUERRE de 1914-1918 LIEUX DE MÉMOIRE

Les années 1920 furent, sur tout le territoire national, le grand moment d'édification de ces lieux de mémoire. Le Monument aux Morts d'Auxonne fut inauguré le 19 octobre 1924.

Pour l'anecdote, une vue de ce monument fut distribuée en étrennes à ses clients, sans doute pour le Nouvel An 1925, par la maison Durot ( située à l'emplacement du commerce actuel Milucy).

Elle illustre notre image du jour qu'on vous offre aussi en PDF

 

La suite au prochain numéro...

Auxonne, Nouvel An 1925, une vue du Monument aux Morts en étrennes

Auxonne, Nouvel An 1925, une vue du Monument aux Morts en étrennes

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 novembre 2025 (Jour 508 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Lieux de mémoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (1) - du 11 novembre 2025 (Jour 505 de la nouvelle ère de Chantecler)

« Avant la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année », selon l’expression de Churchill dans ses « Mémoires de la Grande Guerre », plus que jamais à l’ordre du jour, alors que la nuit envahit nos jours et que les brumes de l'incertitude barrent notre horizon, nous entamons une série de publications relatives au 11 novembre 1918, à Auxonne en particulier.

La publication d'aujourd'hui, en guise d'introduction, nous ramène avant l'Armistice au cœur de la Grande Guerre et au fond d'un abri de tranchée.

Petite parenthèse explicative nécessaire : habituellement l'image du jour de Claudi illustre notre texte, pour une fois, dans notre monde à l'envers, nous renversons les rôles.

Aujourd'hui c'est notre texte qui s'inspirera de l'image, et ce texte le voici.

Profitant d’un répit, un combattant écrit à la faible lueur d'une lampe. Il écrit à « sa chère Hélène ». Visiblement c'est un gradé cultivé, ce combattant. Sans doute un chef de section, normalien peut-être de surcroît comme Maurice Genevoix ? Pourquoi pas ?

La correspondance écrite des combattants, même des plus humbles, constitue un trésor d'humanité qu'on est en droit d'envier en notre temps de radotage indigent des rézosocios.

Il suffit pour s'en convaincre d'entendre le témoignage de Maurice Genevoix, l'auteur de Ceux de 14, ses frères d'armes, dont il s'est fait la voix.

Un témoignage qui parle vrai dans son fond d'humanité, un témoignage « à l'os », un témoignage d'un de ceux qui a payé de sa peau, de sa chair et de ses os et qui vaut plus que tous les beaux discours officiels.

Quittons Genevoix, et son expression d'une réalité humaine saisissante qui n'a pas pris une ride, pour revenir à notre humble image

À portée de lecture de notre gradé cultivé, un numéro de l’Illustration de février 1910 consacré à Chantecler, la célèbre pièce d’Edmond Rostand dont le titre, est notre emblème et notre mascotte.

Le chef de section n’a pas apporté le magazine dans sa cantine où il avait bien d'autres choses à mettre, et c’est sans doute un de ses subordonnés plein d’attention et de respect pour son chef, et qui connaît ses goûts, qui l’a ramassé pour lui dans l’immense vide-greniers de la zone de front dévastée, séduit – qui sait – par la fière image du coq vainqueur.

Toujours en référence à notre image du jour, la scène est éclairée par une lampe à huile « de tranchée »

son réservoir piriforme a été réalisé à partir d’éléments de feuille de laiton pris sur des douilles d’obus et assemblés par soudure à l’étain.

Les organes de préhension, une anse de panier et une petite poignée, sont façonnés dans des tronçons de ceintures d’obus en cuivre rouge récupérées sur des obus tirés et tombés au sol comme en témoignent les rayures hélicoïdales qu’elles portent.

Ces rayures permettent d’identifier le type du projectile : obus de 77 allemand pour l’anse et obus de 75 français pour la poignée. Un rapprochement franco-allemand avant l’heure, auquel n’a sûrement pas pensé l’artisan de tranchée qui a fait avec les moyens du bord !

Dans un précédent article, traitant d'une autre guerre, qui a inspiré aussi nombre d'écrivains, nous avions déjà découvert le détournement artistique des métaux du champ de bataille.

DE HUESCA À LA MAIRIE D'AUXONNE, HOMMAGE - du 09 novembre 2025

Les curieux trouveront de nombreux autres exemples de ce « détournement artistique des métaux du champ de bataille » ou « Trench art » dans un article déjà ancien réalisé en collaboration avec ma défunte épouse Martine

GUERRE de 1914-1918 LIEUX DE MÉMOIRE

Nous mettons à disposition de nos lecteurs un PDF de cette image du jour garantie non sortie de l'IA...

La suite au prochain numéro pour une évocation du premier « 11 novembre », celui de l'année 1918, à Auxonne.

1914-1918, correspondance en attendant le clairon de l'Armistice

1914-1918, correspondance en attendant le clairon de l'Armistice

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 novembre 2025 (Jour 505 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Lieux de mémoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 01:00

DE HUESCA À LA MAIRIE D'AUXONNE, HOMMAGE - du 09 novembre 2025 (Jour 503 de la nouvelle ère de Chantecler)

Monsieur Antoine SANZ, personnalité locale nous quittait récemment. Notre rédaction exprime ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Un article nécrologique à la mémoire du disparu, sous la plume de Cécile Robert, paraissait dans l'édition papier du Bien Public du 7 courant. Cet article non dépourvu d'humour rapportait ainsi ce témoignage : « Il avait des hobbies comme la chasse pour laquelle il se définissait comme un écolochasseur. Son fils, Jean-Philippe se souvient « qu'il avait rendez-vous tous les dimanches avec son lièvre qu'il n'a d'ailleurs jamais prélevé car la seule fois qu'il aurait pu, après avoir épaulé, le coup n'est pas parti, il n'avait pas mis de cartouche... »

Notre présent article est un hommage au disparu que, selon la ligne éditoriale de Chantecler, nous avons souhaité personnel et original. Nous l'avions déjà en partie rédigé avant la parution du récent article évoqué plus haut.

Et ce, à la lumière d'un ancien article du Bien Public du 6 mars 2016, sous la plume d'Amandine Robert titré : « Antoine Sanz : de la guerre d'Espagne à la mairie d'Auxonne ».

Citons un passage de cet article : « Il [ Antoine Sanz] a 6 ans lorsqu'il passe la frontière franco-espagnole pour fuir l'Espagne. Le petit garçon qu'il était alors venait de Huesca, au nord-est du pays et avait déjà vécu presque trois ans d'errance dans une contrée ravagée par la guerre civile. » Je me souviens de tout, des bombes qui tombaient, des morts a droite et à gauche. Bref, c'était vital de partir »   

Ces lignes, tout autres que tartarinesques, nous ont inspiré le texte qui suit et qui tente de les illustrer.

Une brève recherche sur la carte nous a permis de situer Huesca en Aragon, à 120 km de la frontière française et à 75 km au nord-est de Saragosse, capitale de l'Aragon.

La volonté de retrouver une évocation filmique du climat dans lequel vécut le petit Antoine à partir de 1936, nous a conduit dans notre recherche à un film républicain de 1937 centré sur HUESCA.

Comme toutes les œuvres du genre ce film, mettant en scène les troupes républicaines opposées aux golpistes franquistes, présente un point de vue non dépourvu d'effets et de propagande.

Nous l'avons visionné et nous le proposons, avec les réserves exprimées plus haut, à nos lecteurs.

En el frente de HUESCA (Au front à HUESCA)

Pour plus de détails concernant ces combats de HUESCA, les curieux pourront aussi se reporter à Wikipédia

Pour diverses raisons que je ne développerai pas ici, je ne suis pas étranger à la chose militaire tant du point de vue historique que pratique. Vers la quatrième minute du film j'ai ainsi observé les artilleurs républicains mettant en batterie leurs pièces et préparant les obus, visiblement du 105.

Et l'idée d'une illustration guerrière pour cet article m'est alors venue.

Dans une collection particulière j'ai eu l'occasion de photographier un obus, justement de 105, qui avait été finement travaillé.

On en avait gravé dans l'acier et en bas-relief, une grande vierge de Compostelle et un petit motif représentant des soldats à l'assaut. J'avais toujours associé cette œuvre de « trench art », visiblement réalisée en atelier, loin du champ de bataille, à la Guerre civile espagnole de 1936.

Le visionnage du film a confirmé ce sentiment, j'y ai reconnu strictement le même modèle d'obus, de ceux dont les oreilles du petit Antoine, qui devait beaucoup plus tard devenir notre futur maire, ont peut-être entendu les explosions.

Sur le petit bas-relief de l'obus travaillé, j'ai reconnu aussi les calots « à cornes » des soldats républicains.

Huesca,1937, itinéraire d'enfance d'un futur maire d'Auxonne

Huesca,1937, itinéraire d'enfance d'un futur maire d'Auxonne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2025 (Jour 503 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Libres Hommages

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Libres hommages
6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE, CINÉ : ENCORE DU GORE À L'EMPIRE - du 06 novembre 2025 (Jour 500 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article en lien ci-dessous nous évoquions la première de trois soirées ( les 29, 30 et 31 octobre) d'un cycle consacré au genre cinématographique « film d'horreur ».

AUXONNE,CINÉ : UNE « PERLE NOIRE » CHEZ LES MORTS VIVANTS - du 03 novembre 2025

La deuxième soirée consacrée à « Massacre à la tronçonneuse » et à laquelle j'assistais, n'aura pas manqué d'admirateurs convaincus autant qu'éclairés.

Je dois quant à moi avouer humblement que cet enchaînement sanglant de tripailles trépidant et pétaradant sur fond de bande-son à vous arracher les esgourdes et à vous mettre la tête en fromage, m'aura carrément scié.

Scié au point de tronçonner mon inspiration et de me me laisser pantelant et sec sur le sujet. Gloser à propos d'un tel film est difficile, à moins d'être spécialiste du genre.

 

Laissons donc la tripaille à l'échaudoir pour passer directement à la troisième soirée, celle du 31, qui présentait trois courts métrages.

On vous offre en passant une petite vue en PDF relative à cette soirée et tirée des publications en ligne de l'association doloise DOLLYWOOD centrée sur le court-métrage

Le second, particulièrement réussi montre une battue au sanglier dans un champ de maïs vue par un jeune adolescent. Un baptême du feu et du sang dans un paysage crépusculaire.

Cet angle de vue confère au film un caractère onirique particulier que tempère le réalisme terrien des protagonistes du cru, plus anciens. Rendre ces impressions en l'absence d'images m'a semblé une gageure et j'y renonce n'ayant pas trouvé la vidéo sur la toile.

Tel n'est pas le cas pour les deux autres courts métrages, intitulés pour le premier Charognes et pour le troisième business class et que les curieux pourront tenter de visionner avec une qualité réduite. Ils pourront constater que tout sépare, tant dans les moyens investis que dans le genre, ces deux courts-métrages tourné, pour le premier, dans la vallée de la Loue et pour le second dans un château du nord de la France.

Pas de « perle noire » à mettre aujourd'hui dans l'illustration de Claudi....

On ne peut pas rendre compte d'une soirée gore sans y mettre, comme dans un bon civet, un peu de sang !

 

 

Auxonne, du cadavre à la découpe et à l'Empire

Auxonne, du cadavre à la découpe et à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 novembre 2025 (Jour 500 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 00:05

AUXONNE, CINÉ : UNE « PERLE NOIRE » CHEZ LES MORTS VIVANTS - du 03 novembre 2025 (Jour 497 de la nouvelle ère de Chantecler)

En ces temps de Toussaint, « le temps des veillées » comme disait une vieille chanson du folklore breton que l'on chantait à l'école, les jours sont courts et gris et les soirées longues.

Et notre cinéma municipal l'Empire se révèle providentiellement un lieu de partage, sinon de chansons au coin du feu, du moins d'émotions au fond d'un fauteuil rouge.

Émotions fortes par ces temps de brouillards inquiétants ou trois soirées de la semaine dernière furent opportunément consacrées au film d'horreur.

Les deux premières étaient dédiées à deux grands classiques fondateurs du genre et la troisième à un choix de courts-métrages récents.

La nuit des morts-vivants  (Night of the Living Dead)  film d'horreur américain réalisé en 1968 par George A. Romero, en projection le 29 octobre dernier, ouvrait le bal...des vampires proposé par le Cinéma l'Empire

Beaucoup d'encre a coulé à propos de ce film et plutôt que de puiser dans cette abondante littérature, nous braquerons notre projecteur sur la « perle noire » que nous y avons découverte et qui orne notre titre du jour.

Sur un fond de corps disgraciés, mutilés, sanglants, semi-putréfiés, un corps bien vivant détone par sa grâce gestuelle qui signe une élégance de cœur et d'âme.

Nous faisons référence ici à l'acteur noir américain new-yorkais Duane Jones (1937-1988), né neuf ans avant l'inénarrable Donald Trump et neuf ans aussi avant votre blogueur préféré qui tente humblement ici, de lui rendre à travers le temps, un hommage mérité !

À Duane bien entendu, pas à Donald !

Il semble bien pourtant que Duane Jones, la « perle noire » dont il est question dans le titre de notre article, soit entré dans le casting du film par le fait du hasard.

Nous affirmons ceci à la lecture d'un article de THEWRAP, sous la plume de Joe Kane. Article daté du 31 août 2010 et titré « Comment le choix d'un acteur noir a changé « La nuit des morts-vivants » »

On y découvre que, le scénario étant déjà écrit et l'acteur blanc Rudy Ricci déjà prévu pour le rôle de Ben, divers hasards et opportunités auraient permis à Duane Jones de passer une audition en vue de ce même rôle. Selon l'article : « Tout le monde y compris Rudo Rucci a dit : « C'est lui qu'il nous faut pour le rôle de Ben ! ».

Duane Jones ayant été retenu, il apparaît, toujours selon l'article cité, qu'il ait lui-même en homme lettré et cultivé retravaillé et adapté les dialogues et le scénario écrits pour Rudy Ricci par Romero.

Notre modeste article n'étant pas une thèse nous nous contenterons de présenter à partir de quelques images du film l'étrange ballet dont nous avons pu être le spectateur entre les deux acteurs principaux du film : Judith O'DEA dans le rôle de Barbara et Duane JONES dans le rôle de Ben. Ballet qui selon nous, en 1968, a dû faire du bruit dans le Landerneau politique et social du pays de l'Oncle Sam.

On reparlera encore une fois de ce festival auxonnais du film noir !

Claudi ne s'est pas fatigué aujourd'hui, il a collé notre précédente composition sur l'affiche originale du film.

 

Auxonne, cinépouvante ou la nuit des morts-vivants

Auxonne, cinépouvante ou la nuit des morts-vivants

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2025 (Jour 497 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 13:16

AUXONNE, CINÉ : « MÉTÉORS », OU « REMBRANDT » AU PAYS DU LAC DU DER - du 30 octobre 2025 (Jour 493 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre fréquentation assidue du Cinéma municipal L'Empire, nous a conduit depuis bientôt deux ans à alimenter de façon plus ou moins régulière dans ce blog une rubrique « Côté cinéma ».

Sans revendiquer de lumières particulières en la matière, nous tentons ainsi d'offrir à nos lecteur(e)s une mise en forme et en image de nos impressions de salle obscure.

Nous publiions ainsi très récemment la dernière en date de nos productions.

AUXONNE : « REMBRANDT » À L'EMPIRE, DU CŒUR DU RÉACTEUR AU CŒUR DE L'HOMME - du 27 octobre 2025

Le parc nucléaire français, sa réalité, ses mythes et les questions diverses qu'il pose a bien souvent mobilisé notre curiosité scientifique et technique et parfois suscité en nous d'inquiétantes interrogations. Du genre de celles qui sont justement posées dans le film Rembrandt.

À la suite de « Rembrandt », le thème du nucléaire était à nouveau abordé plus anecdotiquement et d'un autre point de vue sur l'écran de notre cinéma municipal « L'Empire » avec le film « Météors ».

Si « Rembrandt » est un voyage en première classe au cœur du nucléaire entre Londres et Paris, « Météors », film réalisé par Hubert Charuel et Claude Lepape, est un périple en classe économique dans la Haute-Marne de Saint-Dizier et du Lac du Der.

Le thème principal du film est l'histoire d'une amitié forte, qui se révélera finalement impossible, entre Mika (Paul Kircher) et Dan (Idir Azougli) deux jeunes paumés hébergés en colocataires dans un logement social à Saint-Dizier en Haute-Marne.

À noter que Mika (Paul Kircher), le plus jeune des deux tenait déjà la vedette dans le film « Leurs enfants après eux » (2024).

L'ambiance et les thèmes de ce film tourné dans la Lorraine refroidie de la sidérurgie éteinte, appartenant comme la Champagne de Saint-Dizier, à la Région Grand-Est ne sont pas d'ailleurs sans présenter de nombreuses similitudes tant esthétiques, paysagères que socio-politiques avec ceux de « Météors ».

« Météors » aborde par ailleurs, par des voies aussi diverses que curieuses, la question animalière et surtout la question des déchets nucléaires.

Nos deux héros Mika et Dan, jeunes dans la vingtaine, finiront par entrer dans l'univers des déchets nucléaires. par le truchement d'un aîné dans la trentaine, Tony (Salif Cissé).

Ce dernier, revenu des illusions, a crée sa petite entreprise dans le bâtiment et sous-traite avec son matériel dans le cadre du stockage des déchets nucléaires.

Cette entrée par la petite porte dans le monde des déchets nucléaires se fait avec crainte et tremblement pour Mika sensible et peu porté vers les tâches « viriles » du bâtiment, et sur un mode quasi suicidaire et dostoïevstkien pour Dan qui souffre par ailleurs de nombreuses addictions et d'épilepsie tout comme Dostoïevstky  célèbre auteur du « Joueur » de « Souvenirs de la maison des morts » et d'« Écrits du souterrain », titres évocateurs !

Nous arrêterons là nos propos à bâtons rompus sur un film qui mérite d'être vu et comme un croquis vaut souvent mieux qu'un long discours, nous offrirons à nos lecteurs la « Carte du tendre » de la Haute-Marne selon Claudi qui a grandement apprécié le film.

 

 

Auxonne, météors à l'Empire

Auxonne, météors à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2025 (Jour 493 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma