Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 10:02

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (5) - du 25 juillet 2022 (J+4968 après le vote négatif fondateur)

Chers lecteurs, nous voici donc arrivés au cinquième et dernier épisode de notre série « NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE »

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (4) - du 21 juillet 2022

Partis dans, notre premier épisode, à la suite de notre premier édile, vers Osterode, c’est ensuite avec l’Empereur que nous y avons séjourné rétrospectivement, en ce début de l’année 1807, dans les trois épisodes suivants.

Épisodes au cours desquels nous avons découvert qu’entre mille activités, l’Empereur signa le fameux décret fondateur du 26 mars 1807 bien connu aujourd’hui de tous les tringlots. Et particulièrement des tringlots auxonnais.

C’est en tant qu’Auxonnais de naissance et ancien tringlot que je souligne « aujourd’hui »

Votre serviteur fut jadis sous-lieutenant du contingent (classe 70 1/A), et chef de peloton au Quartier Bonaparte à Auxonne, dans le deuxième semestre de l’année 1970, au 511ème Groupe de Transport de réserve ministérielle. Il ne lui souvient pas d’y avoir jamais entendu parler d’Osterode.

Osterode n’était sans doute pas encore à la mode…

Et puis, j’étais sans doute trop préoccupé, entre 2B et 2A, entre l’adjudant-chef Faye et l’adjudant Lambert, hommes de cœur et de métier à assurer la bonne marche des jeeps et des vieux GMC de mon peloton. À ces anciens providentiels je garde une reconnaissance émue.

Aux caprices imprévisibles de nos véhicules antiques il fallait encore ajouter les vols fratricides entre pelotons, de rétroviseurs et de lots de bord, sous les hangars de l’autre côté du rempart

Mon peloton, c’était le 3ème du 2ème escadron aux ordres du Capitaine Martin dit Grisou, un surnom d’origine capillaire plus que charbonnière qu’on lui donnait à l’escadron. J’avoue l’avoir fait souvent enrager. De tout cela nous reparlerons à l’occasion car telle n’est pas mon intention de vous infliger mes états militaires par le menu.

Descendons à présent « du Train des équipages, dernier wagon » comme on disait alors en se présentant et en plaisantant à Auxonne en 1970. Et parlons, comme promis dans notre précédent épisode, du Service de Santé en 1807, à Osterode.

À propos d’un problème capillaire qui n’est pas la canitie qui fait blanchir les cheveux des capitaines soucieux, mais de la plique.

En mars 1807, le grand chirurgien Larrey était auprès de l’Empereur à Osterode, comme en attestent ses Mémoires de chirurgie militaire et campagnes parus en 1812 et réédités aux éditions Tallandier en 2004. Dans le premier tome de cette édition, les pages 471 à 517 sont consacrés à la Campagne de Pologne.

Dès les premières lignes Larrey signale avoir observé à Posen (Poznan), puis à Varsovie une maladie singulière des cheveux désignée sous le nom de plique (plica polonica) dont la réalité lui semble douteuse.

Mais c’est d’Osterode qu’il adresse « sous la date du 25 mars 1807 », veille du décret de l’Empereur, une lettre au secrétaire général de la Société médicale d’émulation.

L’objet de cette lettre est un mémoire sur la plique tendant à établir le caractère « factice » de cette prétendue maladie simple conséquence de la malpropreté et du manque d’hygiène.

Le rapport de la première classe de l’Institut (cité par Larrey) conclura que Larrey (entre autres) aura « assuré la santé des Polonais, en même temps que la volonté du vainqueur, brisant les fers de la servitude, les a élevés à la condition d’hommes libres. »

En effet, le traité de Tilsit du 9 juillet 1807 avec le roi de Prusse officialisera la création du Duché de Varsovie territoire polonais libre repris aux Prussiens et ayant constitué pour l’Empereur, dès 1806 après la défaite prussienne, une ressources en hommes et approvisionnements mais encore en relations féminines varsoviennes.

FLASH DERNIÈRE (25/07/22 à 16h30)

Le bruit court dans les milieux impériaux branchés que le lieutenant en second Bonaparte, en raison de la fermeture de la piscine municipale, et ne voulant pas manquer se noyer une nouvelle fois dans la Saône, prendra désormais ses bains en chambre.

De mauvaise langues ajoutent encore qu’il aurait demandé une glacière pour mettre sa chère eau d’Orezza au frais.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (10) - du 1er décembre 2017

25 et 26 mars 1807, deux jours qui ont compté à Osterode.jpg

25 et 26 mars 1807, deux jours qui ont compté à Osterode.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 juillet 2022 (J+4968 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 07:28

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (4) - du 21 juillet 2022 (J+4964 après le vote négatif fondateur)

Dans le précédent épisode nous avions examiné pourquoi l’Empereur, et son armée, avaient pris leurs quartiers de février à juin 1807 à l’intérieur d’un quadrilatère restreint entre Vistule et Passarge, avant de reprendre leur offensive contre l’armée russe.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (3) - du 16 juillet 2022

Comme annoncé, nous donnerons à présent un aperçu des conditions de vie de l’Empereur et de son armée dans leurs quartiers d’hiver et de printemps entre Vistule et Passarge. Nos lecteurs curieux (happy few qui ne sont pas légion dans la chaleur de l’été !) pourront se référer à nouveau à la carte que nous avions déjà diffusée à leur intention.

En matière de sources, nous nous référerons encore une fois au premier tome de la monumentale Histoire de l’Empire d’Adolphe Thiers, dans sa version illustrée (Paris, Lheureux, 1865), ainsi qu’à la correspondance de l’Empereur.

Arrivé à Osterode depuis quelques jours, Napoléon écrit à l’Impératrice Joséphine, qu’il n’a pas vue depuis de longs mois et qui mène, loin de son impérial époux, la vie parisienne : « Je suis dans un mauvais village, où je passerai encore bien du temps : cela ne vaut pas la grande ville ».

Évoquant pour sa part l’activité débordante de l’Empereur à Osterode, Thiers souligne par ailleurs la rusticité de son séjour  : « C’est du petit bourg d’Osterode que Napoléon ordonnait toutes ces choses.[…] Napoléon avait voulu donner l’exemple de la résignation en restant au milieu d’eux. Les officiers de chaque corps envoyés à Osterode pouvaient dire qu’ils ne l’avaient pas trouvé mieux établi que le dernier d’entre eux » (p. 405 ). Et plus loin : « Telle est la multitude d’objets dont il s’occupait dans le bourg d’Osterode, vivant dans une espèce de grange, d’où il contenait l’Europe et gouvernait son Empire » (p. 407 ).

La résignation spartiate de l’Empereur en matière de confort lors de son séjour à Osterode ne pouvait toutefois convenir aux visites et aux ambassades qu’il devait recevoir. L’Empereur quitta donc Osterode à la fin mars.

Thiers évoque le fait en ces termes : « On avait fini par lui trouver à Finkenstein [à une trentaine de kilomètre à l’ouest d’Osterode, comme Dijon à l’ouest d’Auxonne !] une demeure plus convenable [...] dans laquelle il avait pu se loger avec son état-major et sa maison militaire. Là comme à Osterode, il était au centre de ses cantonnements, et en mesure de se rendre partout où sa présence était nécessaire » (p. 407)

Visiblement réjoui de ce nouveau logis, Napoléon écrivait à Joséphine le 2 avril : « Je viens de porter mon quartier dans un très beau château, dans le genre de celui de Bessières, où j’ai beaucoup de cheminées ; ce qui m’est fort agréable, me levant souvent la nuit ; j’aime à voir le feu. »

Un ouvrage allemand parut en 1906 sur le sujet : Dr Erich JOACHIM, Napoleon in Finckenstein, Berlin, Behrend, 1906.

La critique française sous la plume de J.-E. Driault, parue à l’époque dans la Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, et dont nous donnons ici un extrait, n’est pas franchement élogieuse :

« Ce petit livre luxueusement édité a été rédigé sur la demande du Comte de Dohna, propriétaire du château de Finckenstein ; il est précédé d’une préface du Comte de Dohna qui y rappelle les noms de quelques personnages de la famille : en somme c’est un pieux souvenir consacré à un monument [sic ndlr : l’auteur a sans doute voulu dire moment] historique qui rendit le château de Finckenstein plus illustre même qu’il ne l’avait été par un séjour antérieur du grand Frédéric. Il n’y a ici aucune révélation sensationnelle... »

Il y a sans doute une pointe d’anti-germanisme dans cette critique, mais force est d’avouer que la dernière phrase citée peut s’appliquer à nombre de publications napoléoniennes...

Et notre article n’échappe certainement pas à la règle !

Le château de Finckenstein a subi, depuis, les dévastations de la Seconde guerre mondiale. En bon documentaliste, nous proposons à nos lecteurs l’« avant », tel que le connut Napoléon, et l’« après » qui subsiste à présent.

Nous devrions terminer la présente série « NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE » dans notre prochaine publication qui devrait aborder un sujet inédit à caractère médical.

Les considérations relatives à l’histoire médicale ne sont pas rares dans les archives de notre blog...

ALBUM « Cahiers de vacances à Charmoy-City, vaccination et histoire »   

Claudi, en cette période de canicule et d’incendies, nous conduit sans pitié au coin du feu avec l’Empereur.

D'Auxonne à la Pologne, au coin du feu avec Napoléon.jpg

D'Auxonne à la Pologne, au coin du feu avec Napoléon.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 juillet 2022 (J+4964 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 08:20

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (3) - du 16 juillet 2022 (J+4959 après le vote négatif fondateur)

Dans le dernier épisode paru de notre série, nous annoncions : « nous examinerons plus en détail les circonstances qui conduisirent l’Empereur à opérer un « repli » vers le sud ouest après la bataille d’Eylau ainsi que les conséquences qui en résultèrent. ».

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 06 juillet 2022

Tel est donc le programme que nous tenterons d’esquisser schématiquement aujourd’hui.

Dans le tome 2 de l’Histoire militaire de la France (sous la direction d’André Corvisart, PUF, 1992), à la suite de la description de la bataille d’Eylau (8 février 1807),  on peut lire ce texte en page 349 :

« Napoléon tente de poursuivre les Russes mais est contraint d’y renoncer à cause des fatigues de l’armée et de l’impossibilité d’acheminer son ravitaillement. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il prend la décision de militariser les équipages. L’armée se replie et prend ses quartiers d’hiver. »

Tout est dit dans ces quatre lignes. C’est ce repli qui conduira l’Empereur à Osterode où, entre de multiples décisions de tous ordres, il concrétisera par un décret impérial sa « décision de militariser les équipages ».

Il convient toutefois, dans un souci d’objectivité, loin des rivalités d’uniforme et de l’« esprit de bouton », de ne pas grossir démesurément le précédent fait. Ce serait en effet regarder l’histoire par le petit bout de la lorgnette. Nous serons sans doute amené à revenir ultérieurement sur ce point.

Foin donc, de l’« esprit de bouton » et de son histoire ad hoc !

Faisons place à une histoire plus objective comme a su la conter avec talent Adolphe Thiers, d’une large et talentueuse plume, dans sa monumentale Histoire de l’Empire.

Et reportons nous, à cet effet, au premier tome de cette œuvre dans sa version illustrée (Paris, Lheureux, 1865).

À propos de la décision de Napoléon de suspendre un temps sa campagne contre les Russes,Thiers y souligne : « C’est assurément un spectacle imposant et instructif que celui de ce général impétueux [...] porté d’un seul bond du Rhin à la Vistule, s’arrêtant tout à coup devant les difficultés des lieux et des saisons, s’enfermant dans un espace étroit […] et  sachant ajourner [le] coup au moment où la nature des choses le rendrait sûr et possible » (p. 402 )

Cette sage décision d’ajournement n’apaise pas pour autant la fougue combative de l’Empereur qui confie à Joséphine, dans une lettre d’Osterode (où il séjourne depuis le 21 février) datée du 19 mars 1807 : « Dès que le printemps paraîtra j’espère bien laver la tête aux Russes... »

C’est presque l’été qu’il devra en fait attendre, car de la mi-février, jusqu’au début du mois de juin suivant qui verra leur entrée dans une nouvelle campagne, l’Empereur et son armée, resteront dans leurs quartiers à l’intérieur d’un quadrilatère restreint entre Vistule et Passarge décrit ainsi par Thiers dans l’ouvrage cité plus haut :

« Napoléon vint donc se placer entre la Passarge et la basse Vistule [suit la répartition de ses divers corps d’armée] le quartier général et la garde à Osterode, dans une position centrale, où Napoléon pouvait réunir toutes ses forces en quelques heures » (p. 402 )

La définition géographique de cet espace, défini par Thiers d’après la carte représente une superficie équivalente à la moitié de celle de l’actuelle Côte d’Or. Nos lecteurs pourront en prendre connaissance d’après le PDF ci-dessous réalisé par nos soins d’après l’œuvre de Thiers.

Dans un prochain épisode, nous illustrerons, d’après l’ouvrage de Thiers et la correspondance de l’Empereur, les conditions de séjour de l’Empereur et de son armée dans ces cantonnements.

En attendant, et pour conclure cet article, Claudi vous offre, comme toujours, son illustration du jour.

Si dans notre bonne cité impériale on nous répète haut et fort qu’Osterode fut un haut lieu de la logistique, n’oublions pas pour autant que le séjour de l’Empereur à Osterode fut aussi pour lui l’occasion d’une commande numismatique.

Pour célébrer son séjour à Osterode et l’immortaliser en profil impérial et romain, il commanda à Vivant Denon, patron du Louvre, une médaille établissant visiblement un parallèle entre la halte raisonnée et momentanée de la marche impériale vers l’Est et la tactique prudente du général Fabius Cunctator lors des guerres puniques contre Hannibal.

Féru d’histoire romaine, comme d’autres aujourd’hui se déclarent férus d’histoire napoléonienne, notre Empereur visiblement, comme ses fans d’aujourd’hui chez nous, ne se mouchait pas vraiment du pied.

 

Napoléon à Osterode, fantaisie numismatique.jpg

Napoléon à Osterode, fantaisie numismatique.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet 2022 (J+4959 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 11:07

Bella estate À CHARMOY-CITY - du 12 juillet 2022 (J+4955 après le vote négatif fondateur)

Sur la toile, le numéro 75 d’Inf’Auxonne vient de tomber, comme un obus de 75 dans la tranchée des grincheux, le numéro du « bel été ».

« Bel été » annonce la page de titre. « Bel été » encore nous souhaite dans son édito (page 3) Monsieur le Maire en solitaire.

Pour finir, soudée comme un seul homme derrière son leader charismatique et loin de « la critique subjective », « un bel été chaud et en couleurs », nous souhaite son équipe dynamique en chœur et en tribune libre (page 11).

Pour parler comme les Dupond(t), nous dirions même plus un bel été chaud et haut en couleurs ! Haut les cœurs !

Et tous ces « Bel été » qu’on nous souhaite et qu’on nous promet, ramènent notre pensée vers l’Italie, pays solaire s’il en est, et au roman de Cesare Pavese La bella estate (Prix Strega 1950).

La première phrase (l’incipit diraient les pédants) de ce roman est restée célèbre. Permettez-nous une citation, cette première phrase la voici : « A quei tempi era sempre festa ».

Autrement dit : « En ces temps, c’était toujours la fête »

Oui mon pote, la teuf non stop !

En veux tu, en voilà !

« Auxonnais à vos agendas [clame la dynamique en sa tribune] car une multitude de manifestations sont prévues dans les prochaines semaines ».

Totalement hypnotisés par ce « bel été », nos impayables « dynamiques » !

Du pain et des jeux à gogo tout l’été dans notre cité impériale et dynamique !

Foin du changement climatique, des canicules et de la sécheresse, et de la rentrée peu réjouissante qui s’annonce !

Foin de la valse des étiquettes en rayon, après la valse printanière des « étiquettes politiques ».

AUXONNE : NAPOLÉON ET LE CAMÉLÉON - du 11 juin 2022

L’essentiel n’est-il pas qu’on nous amuse et que la fête continue !

Dommage seulement qu’on puisse pas aller à la piscine, car, comme dirait notre premier édile en son Édito « Nombre d’entre vous auraient aimé profiter avec votre famille de la piscine municipale » (sic).

« Bel été » voilà le nouveau slogan qui résonne en couleurs à présent dans toutes les communes de notre belle France !

« Liberté, Égalité, Fraternité », c’est sans doute terriblement démodé !

 

Bella estate à Charmoy-City.jpg

Bella estate à Charmoy-City.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 juillet 2022 (J+4955 après le vote négatif fondateur)

Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 11:18

CHARMOY-CITY : 100 % TRAVAUX ET 0 % CYCLES DANS LA RUE ANTOINE MASSON - du 09 juillet 2022 (J+4952 après le vote négatif fondateur)

Aujourd’hui départ de l’étape du Tour de France à Dole, nous abandonnerons donc pour un instant Napoléon et la Pologne.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 09 juillet 2022

Si de nombreux/ses Auxonnais(e)s seront à Dole aujourd’hui, il est peu probable qu’ils s’y rendront à pied… comme le faisait à l’occasion le jeune Napoléon Bonaparte…

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (12) - du 03 janvier 2018

Tu radotes Chantecler ! En France, tout finit par des chansons, mais ton blog en revient toujours à Napoléon !

Ne soyez pas cruels chers lecteurs, ne soyez pas charognes ! S’il en revient souvent à Napoléon, votre serviteur n’en revient pas en plus de Pologne !

En selle à présent !

À propos de coureurs, il nous revient en mémoire un sympathique marchand de cycles dont la carrière finit par dérailler dans une aventure politique. Il nous manque vraiment ainsi que sa boutique, comme il manquera aux nombreux cyclistes de la nouvelle grande rue requalifiée et végétalisée ! Avec des hévéas pour les rustines ?

En ce jour cycliste nous republions une image que sa saga inspira à Claudi dans l’article en lien ci-dessous

CHARMOY-CITY : DUVAL CHANGE DE BRAQUET -  du 24 juillet 2019

 

charmoy-city, échappée de-duval-vers le col de l'écharpe.jpg

charmoy-city, échappée de-duval-vers le col de l'écharpe.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 juillet 2022 (J+4952 après le vote négatif fondateur)

Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 16:41

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 06 juillet 2022 (J+4949 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article, nous évoquions la visite impériale de notre premier édile Outre-Vistule.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (1) - du 02 juillet 2022

Bien que l’histoire napoléonienne soit un sujet immense, tentons aujourd’hui la gageure de mettre cet évènement local et municipal en perspective historique.

Et tentons d’esquisser tout d’abord quand et comment Napoléon, avant notre premier édile, arriva à Osterode en Prusse (actuellement Ostróda en Pologne).

L’explication se trouve en Prusse. 

En effet, la Prusse inquiétée par la mainmise de l’Empereur sur l’Allemagne occidentale et méridionale ainsi que par les exigences croissantes de Napoléon à son égard adhère, en septembre 1806, à la quatrième coalition réunissant Angleterre, Prusse et Russie.

Dès octobre, les armées de ces deux pays continentaux se mettent en marche vers le sud-ouest, en direction du Rhin.

Conséquence, l’Empereur et son armée franchissent début octobre 1806 le Main de Würzbourg.

Parti pour une longue campagne qui le conduira jusqu’aux confins orientaux de la Prusse, Napoléon ne rentrera en France que dix mois plus tard.

Au cours de cette longue absence il séjournera en particulier à Osterode du 21 février au 31 mars 1807.

Une carte établie par nos soins permettra à nos lecteurs de suivre le périple de Napoléon de Würzbourg début octobre 1806 à Tilsit en juillet 1807.

Dans nos prochains épisodes, nous examinerons plus en détail les circonstances qui conduisirent l’Empereur à opérer un « repli » vers le sud ouest après la bataille d’Eylau ainsi que les conséquences qui en résultèrent.

Claudi a choisi le thème de cette bataille pour illustrer son propos d’aujourd’hui.

 

Le Capitaine Hugo à Eylau.jpg

Le Capitaine Hugo à Eylau.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 juillet 2022 (J+4949 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 09:03

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (1) - du 02 juillet 2022 (J+4945 après le vote négatif fondateur)

Nos fidèles lecteurs connaissent sans doute notre série « IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES » dans laquelle aurait pu s’intégrer notre propos d’aujourd’hui.

Nous avons cependant préféré réserver les prochains épisodes de cette série, précisons-le non terminée, à la suite des aventures du soldat Denis Bouvot que nous avions laissé, blessé devant Sébastopol, dans sa tente ambulance.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Un demi-siècle avant la Guerre de Crimée menée par son neveu Napoléon III, entrons donc aujourd’hui avec Napoléon Ier en Pologne.

Non pour y mettre la pâtée, comme l’Empereur, au tsar Alexandre Ier, mais beaucoup plus modestement en écho au dernier post facebook de notre premier édile actuellement en visite impériale Outre-Vistule.

Diverses photos, émanant du site officiel de la mairie d’Ostróda (Pologne), illustrent le propos. À noter, visiblement sous un pseudo, un unique commentaire, très « trainglot », de l’évènement.

Sur l’une des photos où figurent notre premier édile et diverses personnes, on peut remarquer un tableau dont l’original est au Musée de Versailles.

Ce tableau représente l’Empereur accordant des grâces aux habitants d’Osterode (Ostróda) alors sous administration prussienne, la Pologne ayant alors totalement disparu en tant qu’état souverain depuis 1795.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/000PE005053

Diverses manifestations devraient se dérouler dans ces premiers jours de juillet dans le cadre du château-musée d’Ostróda, le vieil Ordenschloss teutonique, à l’époque inconfortable, où séjourna l’Empereur du 21 février au 1er avril 1807 à son retour de la boucherie d’Eylau.

À noter pour mémoire qu’Osterode, à la différence d’Auxonne, ne semble pas avoir laissé un souvenir impérissable dans la mémoire de l’Empereur.

On cherchera en vain le nom d’Osterode dans le Mémorial, mais on y trouvera en revanche celui d’Auxonne dont la municipalité actuelle a visiblement pris, dans une « belle dynamique », le Train en marche !

Claudi vous offre une vue de ce château en illustration du jour.

Au fait, qu’est devenue l’hirondelle du Carnaval ?

AUXONNE : LENDEMAIN DE CARNAVAL DANS LA RUE CARNOT - du 28 juin 2022

À l’examen, elle avait une patte blessée et hier matin, je l’ai retrouvée sans vie. Larrey n’était pas là pour la sauver...

 

Napoléon d'Auxonne à la Pologne.jpg

Napoléon d'Auxonne à la Pologne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 juillet 2022 (J+4945 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 10:58

AUXONNE : LENDEMAIN DE CARNAVAL DANS LA RUE CARNOT - du 28 juin 2022 (J+4941 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public papier titrait hier à la une : « Auxonne : Le grand show du 100e corso »

À l’intérieur du journal, une double page abondamment illustrée portant le titre « Auxonne Carnaval : un centenaire haut en couleur » justifiait parfaitement ce titre.

Le « centenaire haut en couleur » n’était pas au nombre des travestis dont certain(e)s affichaient néanmoins sous le maquillage un âge respectable, sinon vénérable. Tradition oblige.

Une belle et nombreuse jeunesse attestait en contraste la vitalité de la manifestation.

Le « centenaire haut en couleur » c’était en fait celui de cette manifestation elle-même.

L’article précise à ce propos : « Annulé en 2021 et décalé trois mois cette année en raison de la crise sanitaire, l’évènement a fait un retour pour sa centième édition. »

Mais, dimanche dernier, après la crise sanitaire, c’étaient à présent les frasques climatiques qui menaçaient « masques et bergamasques ».

Bergamasque sans masque, votre serviteur était au nombre des spectateurs sur les trottoirs de la grande rue. De la rue Antoine Masson, à la rue Thiers, en passant par la rue Gustave Noblemaire le défilé est bien passé, les chars quittant parfois la chaussée pour emprunter les larges espaces piétonniers de la rue Thiers. Nécessité fait loi.

À CHARMOY-CITY, ET DANS TOUT LE PAYS, RÉTRÉCISSEMENTS EN MARCHE - du 24 juin 2022

Parti de chez lui avec un vêtement de pluie, arrivé humide, mais point trop imbibé, au débouché de la rue du Bourg votre serviteur comme les autres assistants, a remarqué une éclaircie, éclaircie notée dans l’article en ces termes  : « Le ciel s’est peu à peu éclairé à l’arrivée des milliers de costumés, comme un signe du destin »

Ce « signe du destin » observé dans le ciel, nous ramène à l’empereur romain Constantin. Il n’y avait pourtant pas de char romain…

Qu’importe ! La rincée, comme par miracle, avait été évitée !

On avait échappé à la pluie tombée, mais pas aux décibels, à en croire du moins les termes de l’article : « Les oreilles ont également été servies [grâce aux] chansons crachées par les hauts-parleurs installés sur les chars ».

Une véritable indigestion de décibels électroniques !

Puis le soir venant, la rumeur s’est calmée, les travestis se sont dispersés et la pluie s’est remise à tomber !

 

Réveil du lundi, lendemain de Carnaval dans la rue Carnot, jour gris, rue mouillée, confettis collés sur le trottoir et la chaussée.

Votre serviteur assez tôt levé arrose ses géraniums sur ses rebords de fenêtres végétalisés. La végétalisation pour les centres-villes, c’est super, comme les frites à la Végétaline et les discours à la moraline !

Mais hélas revoilà les décibels et un parfum entêtant de moteur à deux temps. Deux employées municipales « soufflent » les confettis des trottoirs vers la chaussée. L’une d’elles avise votre serviteur arroseur, et s’avance, une petite chose en main….

Beau geste tout à son honneur, car cette petite chose, c’est une jeune hirondelle tombée du nid que, suspendant son bruyant et fastidieux travail, souriante elle me confie, tout en me priant de fermer ma fenêtre à cause des confettis qui volent ! Mieux que l’hirondelle apeurée !

Le Carnaval se tient habituellement en mars et les nids vides vibrent sans danger au son des « chansons crachées par les hauts-parleurs installés sur les chars ». Souhaitons que pour elles, la tradition revienne !

Ce matin mardi, l’hirondelle descendue à l’Hôtel Chantecler, se remet de ses émotions, prend bien la becquée du patron et se porte bien !

Claudi lui dédie son illustration du jour...

Auxonne, carnaval imaginaire.jpg

Auxonne, carnaval imaginaire.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 juin 2022 (J+4941 après le vote négatif fondateur)

Revue de presse

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 05:00

À CHARMOY-CITY, ET DANS TOUT LE PAYS, RÉTRÉCISSEMENTS EN MARCHE - du 24 juin 2022 (J+4937 après le vote négatif fondateur)

Rétrécissement du pouvoir d’achat, rétrécissement des vrais débats, rétrécissement de la démocratie, rétrécissement de majorité, j’en passe et des meilleures, à Charmoy-City, comme dans tout le pays, voilà le nouveau mal qui sévit ! Le rétrécissement est en marche !

Et à ce mal, point de vaccin ! Avouez qu’il y a parfois de quoi tomber du train !

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022 : TOMBÉS DU TRAIN « EN MARCHE » - du 20 juin 2022

Tout le pays est touché par ces rétrécissements qui s’abattent par les villes et par les champs, sur fond de changement climatique comme une nuée de sauterelles, venant défrayer la chronique et les manchettes des journaux.

Que nos lecteurs se rassurent, nous ne nous joindrons pas au chœur des pisseurs de copie, pour noircir le tableau et faire du sensationnel.

Modestement, nous parlerons d’un de ces rétrécissements insidieux, que l’on ne remarque pas toujours au premier abord, mais qui à l’usage et avec le temps, pourraient s’avérer gênants. De tels rétrécissements, la médecine donne de nombreux exemples.

Mais aujourd’hui, c’est promis, nous ne jouerons pas au docteur, pour parler tout simplement de voirie et de notre artère principale en pleine requalification.

Comme l’indique un grand article du Bien public d’hier 23 juin en page 11 sous le titre « Le carnaval d’Auxonne fête dimanche sa centième bougie », le défilé empruntera dimanche notre artère principale en pleine requalification. Cependant, par la voix du président du CCEA, un entrefilet précise : « on a juste dû adapter un peu les chars à la nouvelle rue qui est plus étroite ».

En fait, « la nouvelle rue » n’est pas en elle-même plus étroite, car les fronts des façades sont restés inchangés mais la chaussée carrossable, elle, a bel et bien été rétrécie.

C’est un choix, à présent inscrit « dans le marbre », tout autre qu’« éphémère » pour ainsi dire irréversible, et qui engage l’avenir de la circulation en ce lieu. Nous n’en dirons pas plus aujourd’hui.

Sinon que le 17 septembre 1879, en raison de motifs plus urgents et moins « paysagers » les édiles auxonnais du temps prenaient une décision contraire.

En conséquence, on entreprenait de grands travaux pour élargir la chaussée, allant jusqu’à « pousser les murs ». Et dans la nouvelle rue Thiers élargie, un commerce florissant allait prospérer pendant près d’un siècle…

Pour finir, petit aide-mémoire à l’usage de celles et ceux, et ils sont nombreux, qui ignorent les divers noms de la grande rue.

Les fans d’urbanisme d’hier et d’aujourd’hui, beaucoup moins nombreux, pourront se reporter à notre série d’articles sur le sujet à partir du lien ci-dessous

CHARMOY-CITY : PROJETS ET SOUVENIRS DANS LA GRANDE RUE (4) - du 09 février 2022

Sans oublier les fans d’histoires de Carnaval

AUXONNE, CARNAVALS ET CONSCRITS, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI (1) - du 24 mai 2022

 

Au bon vieux temps écolo  des Chasseurs à cheval.jpg

Au bon vieux temps écolo des Chasseurs à cheval.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 juin 2022 (J+4937 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 11:16

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022 : TOMBÉS DU TRAIN « EN MARCHE » - du 20 juin 2022 (J+4933 après le vote négatif fondateur)

Nous laisserons à nos lecteurs le soin de méditer la douche froide politique d’hier et la dégelée survenue en pleine canicule.

Cordonnier, pas plus haut que la chaussure !

Nous nous contenterons donc de mettre en perspective deux évènements distants de plus d’un siècle, le premier de portée nationale et concernant le Président de la République Paul Deschanel, tombé de nuit d’un train en marche, non loin de Montargis ; l’autre de portée communale, concernant notre premier édile, tombé, lui aussi, à sa manière très particulière, du train « en marche ».

Les lecteurs curieux pourront  découvrir l’ondoyante évolution et la stratégie opportuniste de notre maire, des présidentielles aux législatives, à partir des liens disponibles dans notre dernier article.

AUXONNE : À TRAVERS LA CAMPAGNE, DES HALLES À LA GUINGUETTE - du 18 juin 2022

De cette chute d’un train en marche, Paul Deschanel sortit indemne avec quelques ecchymoses et le rire des satiristes, mais il rentra à Paris en voiture.

« Paul Deschanel monte en wagon !

Paul Deschanel monte en wagon !

Il a passé par la portière

Et embrassé le garde-barrière !

Ah ! ah ! ah ! oui, vraiment,

Paul Deschanel est bon enfant ! » (Le Charivari, 6 juin 1920)

 

Dans le cas de notre premier édile, pas trop de bleus à l’âme, et sa chute impromptue du train « en marche », pourrait bien être suivie d’une remontée dans le train à la première occasion. On pourra lire, à cet effet, son dernier post et le super commentaire (autorisé) inspiré qui l’accompagne.

https://www.facebook.com/jacquesfrancois.coiquil

Pour plus de confort de lecture nous diffusons l’illustration du jour en PDF

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022, descendus du train en marche.jpg

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022, descendus du train en marche.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 juin 2022 (J+4933après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire