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  • Claude Speranza, Auxonnais
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 08:09

FRANCE-ITALIE 1897 (4) - du 07 juillet 2018 (J+3489 après le vote négatif fondateur)

   Alors que nos concitoyens attendent fébrilement le match France-Belgique de mardi prochain, reprenons notre feuilleton « France-Italie 1897 ». Qui sait ? Il trouvera peut-être encore quelques lecteurs ?

   Rappelons que le précédent épisode se terminait sur un article du Figaro du 3 juillet 1897, article qui devait faire grand scandale en Italie.

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018

   L’article avait été rédigé par le Prince Henri d’Orléans, alors en voyage en Éthiopie, et hôte à cette occasion du Négus Ménélik II à Addis-Abeba.

   Nous n’entrerons pas ici dans le détail des propos litigieux tenus par Henri d’Orléans, citant seulement son introduction à ces propos : « Naturellement le sujet qui est le plus souvent mis sur le tapis [N.D.L.R. : au sein de la communauté française à Addis-Abeba] est celui de la captivité des Italiens, et je suis forcé de dire que je suis, non plus indigné, mais simplement dégoûté de ce que chaque jour j’apprends sur leur compte… »

   Nos lecteurs curieux pourront se reporter au détail dans le PDF joint de la page 2 du Figaro du 3 juillet 1897 contenant la partie litigieuse de l’article.

      À la suite du scandale suscité par l’article du Figaro, le Comte de Turin, alors lieutenant-colonel aux chevau-légers de Rome (Regimento Cavalleggeri di Roma) fut désigné officiellement comme champion pour défendre l’honneur italien.

      Le 6 juillet, il adressait une lettre à Henri d’Orléans à Addis-Abeba, lettre dans laquelle, après avoir déploré les appréciations de « Monsignore » d’Orléans sur l’armée italienne, il l’invitait à faire amende honorable.  

     Dans cette lettre,  le Comte de Turin, ne manquait pas de rappeler à Henri d’Orléans la carrière militaire piémontaise de son père  Robert d’Orléans (1840-1910) exilé à Turin à partir de 1857. En 1859,  lors de la guerre d’unification italienne Robert d’Orléans avait en effet participé, en tant qu’officier de cavalerie au Régiment piémontais "Cavalleggeri di Alessandria",  au combat de Palestro (31 mai 1859).

     Précisons que l’exilé poursuivra sa carrière militaire en 1861-62, lors de la Guerre de sécession, comme officier d’état-major de l’armée fédérale des nordistes ! En compagnie de son frère aîné, le  Comte de Paris (1838-1894) il combattra ainsi les Sudistes lors du combat de Gaines Mill (27 juin 1862).

   Au fait Mill, vont nous faire remarquer des lecteurs pointilleux, ça veut bien dire moulin. Et de poursuivre : Chantecler vous nous aviez pourtant bien proposé dans votre premier épisode « un feuilleton inédit garanti pour une fois sans hyper, sans ronds-points et sans moulin ».

    Je leur répondrai qu’y puis-je ? Des moulins, des meuniers, des jolies meunières et leurs commis, il y en a partout, dans la Mancha, en Virginie, et même dans le charmant canton de Saint-Amour, comme me disait hier soir un ami qui fleurait encore bon la frite.

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

   Après cette parenthèse meunière incongrue dans laquelle les vrais connaisseurs de la fine fleur trouveront sans doute du grain à moudre, reprenons le cours de notre feuilleton.

   À la suite de l’article provocateur d’Henri d’Orléans dans Le Figaro, L’Italie, journal romain publié en français et proche des milieux diplomatiques de l’ambassade de France publiait cette note : « nous croyons ne commettre aucune indiscrétion en disant qu’après la publication du Figaro, le Duc Louis-Philippe d’Orléans [N.D.L.R. l’explorateur cité dans notre précédent épisode], chef de la Famille d’Orléans, a adressé une noble lettre au Roi d’Italie blâmant vivement les publications inconvenantes de son cousin » ;

     Le 10 août, le Comte de Turin, n’ayant encore pas reçu de réponse à sa lettre du 6 juillet envoya un télégramme de rappel à Henri d’Orléans. Le lendemain, Henri d’Orléans, alors rentré en France, répondait au télégramme, déclarant ne vouloir accorder aucune correction : « Ce que j’ai écrit, je le maintiens ». 

   L’affrontement devenait dès lors inévitable. À suivre…

Le Duc de Chartres, du Piémont en Virginie

Le Duc de Chartres, du Piémont en Virginie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 juillet 2018  (J+3489 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 06:51

CHARMOY-CITY : 300 PIXELS/POUCE ET 330 CARACTÈRES - du 05 juillet 2018 (J+3487 après le vote négatif fondateur)

  Nous prions nos lecteurs/trices amateurs d’histoire de nous excuser de l’interruption momentanée de notre feuilleton « France-Italie 1897 ».

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018

  La prolongation de cette interruption est  motivée par un soudain regain d’activité médiatique locale.

    Des nouvelles médicales, tout d’abord, que nous avons traitées en urgence :

CHARMOY-CITY : DES PATIENTS DE MIEUX EN MIEUX LOTIS  - du 04 juillet 2018    

  Des nouvelles culturelles ensuite qui laissent présager un prochain enrichissement de notre documentation iconographique locale, auquel dans une modeste mesure et sur un mode non convenu, nous nous efforçons de contribuer hors des sentiers battus.

      En effet, sur le site officiel de la Ville, on peut lire depuis peu cette information

« Concours photo- 2ème édition !

   Suite au succès du concours photos organisé en 2017, la municipalité a décidé de lancer un second concours en 2018. »

     À la bonne heure ! Comme le dit la locution latine Bis repetita placent. Autrement dit, ça fait plaisir de recommencer !

    Cette formule semble d’ailleurs séduire tant la Municipalité adultes, que la municipalité jeunes car cette dernière vient de reconduire par une récente décision une action, à présent consacrée, de ramassage et de « nettoyage de la nature », sous la houlette, bien entendu.

CHARMOY-CITY : AU CMJ, ON RAMASSE LES VIEUX PROJETS EN ATTENDANT DE RAMASSER LES VIEUX PAPIERS - du 15 juin 2018

       Si le marronnier de l’école des Maillys n’a pas résisté à l’orage (voir Le Bien public d’hier 4 juillet), d’autres marronniers se portent comme un charme ! Sous les platanes du vieux port, notre PQL a planté ce matin le premier d’une série qui sera sans doute longue….

CHARMOY-CITY : UN MARRONNIER SOUS LES PLATANES ? - du 18 août 2017

    Pour en revenir au concours photo bis, le texte poursuit :

« Pour cette nouvelle édition nous vous invitons à partir à la découverte d’Auxonne […] au cours de vos déambulations auxonnaises quelque chose vous a interpelé de par son originalité ? Sa spécificité ? Son étrangeté ? Son caractère étonnant… »

     Le règlement stipule que les clichés envoyés pour le concours devront être au format JPEG avec une définition minimum de 300 pixels/pouce. Il précise par ailleurs que « les organisateurs du concours souhaitent offrir une large visibilité aux photos sélectionnées »

     Précision dans le détail et large visibilité. Deux conditions indispensables à qui souhaite diffuser une information à destination de ses concitoyens.

    Si une définition minimum de 300 pixels/pouce assure ainsi une bonne lisibilité des clichés, il n’en est pas de même, dans le domaine de la presse municipale, notre journal à tous,  du régime des 330 caractères imposé dans la tribune libre de notre info’tweet aux groupes d’opposition municipale !

CHARMOY-CITY : TINTAMARRE  AUTOUR D’UNE « CENSURE » - du 16 FÉVRIER 2018

      Voilà une situation qui interpelle tant par son originalité, sa spécificité,  son étrangeté, que par son caractère étonnant… 

   Comme dirait Claudi : « Y’a pas photo ! ». Et il n’a pas manqué de joindre pour vous l’image à la parole !

       Il vous offre en primeur une photo à joindre au chapitre des particularismes attachants de notre identité locale découverts au cours de nos déambulations charmoysiennes, et à la recherche desquels des chasseurs d’images talentueux viennent de se mettre en marche !

   

Charmoy-City ; dans la forêt insolite de l'information municipale

Charmoy-City ; dans la forêt insolite de l'information municipale

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 juillet 2018  (J+3487 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 07:14

CHARMOY-CITY : DES PATIENTS DE MIEUX EN MIEUX LOTIS  - du 04 juillet 2018 (J+3486 après le vote négatif fondateur)

    Le Bien Public de ce matin, titre dans un micro-article en bas de page, agrémenté d’une photo souriante : « AUXONNE La maison des médecins d’Auxonne est occupée ».

      Il ne s’agit pas, on le comprend vite  à la lecture des 6 lignes de l’article,  d’une occupation inopinée liée à un mouvement social ou à une quelconque bronca, mais d’une inauguration et d’un accueil attendu, tout cela en bonne et due forme et avec le sourire !.

    Lundi 2 juillet, jour de l’inauguration, le quotidien anticipait déjà, avec cette fois un article en pleine page, sous le titre : « AUXONNE SANTÉ L’offre médicale se porte de mieux en mieux »

   À la lecture de ce grand article d’avant-hier, examinons donc le bulletin de santé de la patiente « offre médicale ». 

        Le début de l’article nous précise : « l’offre médicale s’étoffe un peu dès aujourd’hui, puisque le docteur Sébastien Viaud vient remplacer le docteur Philippe Colas parti à la retraite. De plus, depuis environ deux mois, le docteur Ségolène Schaff, collaboratrice du docteur Colas, travaille à plein temps » 

      Un léger mieux somme toute qui n’aurait sans doute pas justifié un aussi long article, si le passage de témoin du docteur Philippe Colas au docteur Sébastien Viaud, ne s’accompagnait d’un changement de locaux, en l’occurrence le passage de la rue Émile Gruet à la rue Denis Gaillard dans des locaux municipaux récemment rénovés.

     Pour faire un mauvais jeu de mots, on pourrait dire que les médecins et leur municipale maison arrivent dans la campagne ! Il suffit pour s’en convaincre de consulter la page facebook du groupe majoritaire Auxonne-Passionnément 21 !

      Voilà pour l’aspect politico-architectural. Reste le facteur humain.

    Le docteur Philippe Colas n’est plus à présenter.  Il avait su doubler sa carrière médicale, d’une carrière politique locale et, dans la dernière décennie, d’une carrière littéraire et éditoriale injustement méconnue.

http://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=AUT3&numNotice=16931581&typeNotice=p

    Pour rester dans le registre littéraire, le patronyme de son remplaçant évoquera peut être, pour de rares nostalgiques de Pêcheurs d’Islande et de Madame Chrysanthème, la figure du grand Pierre Loti dont la Maison, joyau de fantaisie orientaliste en péril, devrait être rénovée par la Ville de Rochefort avec le soutien de l’Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles et Monuments Historiques).

     Beaucoup moins anecdotique est l’espoir du nouveau praticien, s’installant dans les locaux de la DDE flambant neufs, espoir déclaré d’ « insuffler une dynamique dans le secteur d’Auxonne ».

        Un encadré justifie cet espoir fondé sur une expérience : « Auparavant je travaillais en Haute-Savoie. J’ai pu intégrer un cabinet assez grand où nous étions trois praticiens au départ. Au bout de deux ans nous étions six. Ce qui a permis d’attirer d’autres professionnels de santé, c’est l’ambiance et les conditions de travail dans une structure comme celle-ci […] »

        Bonne chance donc, au nouveau docteur, dont l’expérience et les espoirs nous permettent à notre tour d’espérer des patients charmoysiens de mieux en mieux lotis.

     Il faut dire quand même qu’ils avaient déjà un bon spécialiste en revitalologie !

ALBUM  REVITALOLOGIE À CHARMOY-CITY

Charmoy-City : mirages dans le désert médical

Charmoy-City : mirages dans le désert médical

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 juillet 2018 (J+3486 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 05:57

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018 (J+3484 après le vote négatif fondateur)

    Après une courte interruption, liée à une actualité locale foisonnante, nous reprenons aujourd’hui la diffusion de notre feuilleton inédit « France-Italie 1897 ».

     À l’origine de ce feuilleton, il y a rappelons-le une rencontre.

FRANCE-ITALIE 1897 (1) - du 21 juin 2018

      Mais aussi un grand bâillement d’ennui, à vous décrocher la mâchoire, qui nous avait fait quitter les rives de la Saône et Charmoy-City « la belle endormie », pour la belle Italie.

SEPT LABELS (PLUS UN) POUR « LA BELLE ENDORMIE » - du 20 mars 2017

    Les voyages forment la jeunesse et déforment les valises !

   La suite de notre feuilleton nous impose aujourd’hui de quitter la Lombardie et la Vénétie, où nous avaient conduits les deux premiers épisodes, pour des contrées plus lointaines…

FRANCE-ITALIE 1897 (2) - du 24 juin 2018

   Dans les années 1880 le poète Arthur Rimbaud devenu aventurier et trafiquant d’armes sillonne la Corne de l’Afrique.

     Il y rencontre l’explorateur Jules Borelli dont le journal de voyage en Éthiopie méridionale reste un classique du genre. En page 201 de l’ouvrage, à la date du 9 février 1887, Borelli porte ce jugement sur Rimbaud : « Notre compatriote a habité le Harrar. Il sait l’arabe et parle l’amharigna et l’oromo. Il est infatigable. Son aptitude pour les langues, une grande force de volonté et une patience à toute épreuve, le classent parmi les voyageurs accomplis ». Les deux voyageurs feront un bout de chemin ensemble.

   En cette fin de dix-neuvième siècle, les nations européennes s’impliquent dans les explorations et les guerres coloniales.

      1894. Rimbaud est mort depuis trois ans. Après une période de coopération, l’Italie, qui a installé une colonie en Érythrée au nord de l’Abyssinie, entre en conflit avec l’Éthiopie et son empereur Ménélik II.

     Le 1er mars 1896, les troupes italiennes en effectif inférieur à celui des Éthiopiens, de surcroit mal équipées, et semble-t-il assez peu motivées, sont vaincues à Adoua par l’armée éthiopienne plus nombreuse, plus manœuvrière et armée à l’européenne.

     Cette victoire africaine contre une armée européenne aura un très grand retentissement international. Plus accessoirement, elle va jouer aussi un grand rôle dans la suite de notre feuilleton.

    Il est temps de faire entrer en scène à présent un autre acteur de notre feuilleton : Henri d’Orléans (1867-1901).

     En 1892, Henri d’Orléans petit-fils du roi Louis-Philippe, et donc membre de la famille royale d’Orléans, a parcouru la région du Harrar en Éthiopie sur les brisées d’Arthur Rimbaud.

     Comme son cousin, Philippe d’Orléans (1869-1926), prétendant au trône de France, Henri d’Orléans est un grand voyageur, naturaliste et explorateur reconnu.

   La loi du 23 juin 1886 bannissant du territoire national les prétendants au trône de France et leur fils aîné et rayant, en outre, tous les autres princes français des listes de l’armée n’aura sans doute pas manqué de susciter ou d’encourager de telles vocations.

    En 1897 Henri d’Orléans retourne en Éthiopie. Un an après la défaite d’Adoua, il est accueilli à la cour du Négus Ménélik II.

   Dans un article du Figaro  daté du 3 juillet 1897, Henri d’Orléans rend compte de ses impressions de voyage.

    L’article n’a rien de sensationnel et s’attarde parfois sur des détails triviaux : « tout cela serait parfait et nous ne pourrions nous trouver nulle part mieux qu’ici n’étaient les puces. Voilà le chiendent ! ». Et plus loin : « Au bout de huit jours de guerre à mort [N.D.L.R. : contre les puces] il y a eu une trêve : l’ennemi a diminué, et puis, nous nous sommes un peu faits à lui. Cinq ou six puces sur les jambes nous semble chose très raisonnable ». Henri d’Orléans a de l’humour !

     Cependant, après la guerre aux puces et la chasse aux « beaux singes amusants à tirer », l’article se termine sur des propos peu amènes à l’égard des Italiens. Dans la péninsule, ces propos seront jugés scandaleux et insultants. Ils déclencheront même un tollé général !     

    Nous verrons que l’affaire aura pour conséquence une rencontre mémorable entre Henri d’Orléans et Vittorio-Emanuele Conte di Torino. À suivre.

Italens et Français dans la Corne de l'Afrique

Italens et Français dans la Corne de l'Afrique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 juillet 2018  (J+3484 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 06:17

 

RETOUR À CHARMOY-CITY : UNE PLATEFORME SUR LE VIEUX PORT - du 29 juin 2018 (J+3481 après le vote négatif fondateur)

    Nous nous permettons de prolonger l’interruption de la diffusion de notre feuilleton « France-Italie 1897 ». L’Italie, c’est super, mais il faut savoir revenir au pays ! Que nos lecteurs amateurs d’histoire nous en excusent !

   C’est l’apparition récente d’une plateforme maçonnée sur la placette couronnant les gradins du vieux port qui suscitera aujourd’hui nos réflexions.

     Un ouvrage de béton d’environ 5mx5m, surmontant le sol d’une vingtaine de centimètres et situé une  bonne vingtaine de mètres au-delà du point d’eau potable, s’offre à la vue du promeneur, qui ayant franchi le pont (1852) sur le contre-fossé se dirige vers le pont du Chemin de fer. Telle est cette plateforme.

     Elle présente dans l’un de ses deux angles les plus proches du bord du contre-fossé un trappon d’acier boulonné.

    Il est possible que sa construction soit en rapport avec la nouvelle vocation touristique estivale du lieu.

     Établir un rapport entre le nouvel édifice et le roman éponyme de Michel Houellebecq, Plateforme, paru en 2001, ne pourrait cependant qu’être oiseux autant qu’inconvenant en raison du sujet dudit roman qui n’est autre que le tourisme sexuel mondialisé.

    Les curieux et les amateurs de l’écrivain pourront le retrouver sur notre blog au sujet d’un autre genre de commerce qui défrayait encore la chronique locale il y a trois ans…

DE HOUELLEBECQ  EN  CHARMOY (2) - du 6 FÉVRIER 2015

       N’en déplaise à Michel Houellebecq, quoique « nocturnes », les marchés qui se tiennent sur notre Vieux port sont familiaux et de parfaites bonnes mœurs ! Et tels resteront ils sans doute, même avec la nouvelle plateforme !

    Il ferait beau voir une Marie du Port sur notre Vieux port !

    Sur la scène des gradins  ne se produisent que d’honnêtes chanteuses qui savent néanmoins, à l’occasion et avec humour, trouver le ton juste pour faire vibrer l’assistance.

SÉRÉNADE À RAOUL À CHARMOY-CITY - du 22 juillet 2017

    La morale est sauve mais un mystère subsiste : à quel usage sera destiné le « carré magique », cette plateforme immaculée récemment surgie à une portée d’arc des Tours des Moulins ?

   On se perd en conjectures…. Estrade officielle ou d’orchestre, socle consolidé d’une échoppe pérenne…

      Avec l’annonce par Le Bien Public d’un débarquement de véhicules américains pour samedi à Charmoy-City, le bruit court que la plateforme pourrait accueillir l’hélico number one  de ce Cher Donald, sur l’air de La Chevauchée des Walkyries

https://www.youtube.com/watch?v=Wi0nzmqp47A

      En attendant, Walkyrie ou pas Walkyrie, Claudi a son idée à lui…

 

Charmoy-City : au marché nocturne du Vieux port, les martiens ont la frite

Charmoy-City : au marché nocturne du Vieux port, les martiens ont la frite

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 juin 2018  (J+3481 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 08:15

RETOUR À CHARMOY-CITY : LES « ATELIERS » DU PETIT PÈRE THIERS - du 27 juin 2018 (J+3479 après le vote négatif fondateur)

    Alors que notre Président-Chanoine de Latran s’en revient d’Italie, nous nous permettons d’interrompre incongrument notre feuilleton « France-Italie 1897 » qui passionnait déjà nos lecteurs – plus que France-Danemark 2018 – pour nous replonger dans l’irremplaçable et substantiel bouillon de culture charmoysien qui commençait déjà à nous manquer !

     En vous promettant de repartir bien vite en voyage dans l’espace et dans le temps, découvrons pour l’heure l’un des morceaux les plus choisis, agrémentant ce riche bouillon, gratinée magique, sur laquelle  surnagent les yeux de puissants visionnaires, rendons nous rue Thiers, pour y découvrir les « ateliers » du petit père Thiers

    À juger par le nombre de rues Thiers, la mémoire française a été généreuse pour le petit père Thiers, politicien pragmatique s’il en fut et qui ne déparerait pas dans nos actuels cabinets marcheurs.

    À Charmoy-City, nous avons aussi notre rue Thiers, ex-rue Entre-deux-ponts qui perdit son vieux nom à la suite de l’enterrement de la petite Saône dans un aqueduc souterrain, enterrement qui supprima le deuxième pont à hauteur du carrefour de la grand’rue  avec la rue Prieur.

   Charmoy-City connut alors, en ce début de IIIème République une première requalification urbanistique, la rue Entre-deux-ponts s’en trouva élargie et prit ses aises à l’entrée de la ville sous le nom de rue Thiers !

   En ce temps-là, notre rue Thiers était prospère…Yop là Boum ! Mais ce n’est plus qu’un souvenir…

   Alors, après avoir d’abord monté un grand hypermarché en périphérie, nos édiles inspirés ont récemment  décrété la revitalisation du centre-ville ! Gloire à nos urbanistes pensants !

 LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

    Et les ateliers du petit père Thiers alors ? Si l’on en croit les dernières informations sur le site officiel de la ville, ils sont au 22 de la rue du même nom. Voilà du moins ce que nous donne à lire à ce jour la prose officielle :

     «  Pour celles et ceux qui souhaitent s'investir dans le projet de revitalisation du centre-bourg d'Auxonne, sachez qu'un lieu d'accueil à récemment ouvert ses portes !

    La "Maison du Projet Revitalisation Centre-Bourg", située 22 rue Thiers, est là pour écouter vos remarques et suggestions, mais aussi pour vous faire participer à de nombreux ateliers qui permettront de mieux cerner vos besoins. »

  Ces « nombreux ateliers qui permettront de mieux cerner vos besoins » animent le quartier de leur activité incessante.

    C’est là, dans ce creuset industrieux, que se forge l’avenir de notre cité pour le siècle à venir et que se fond le projet merveilleux !

    Les ateliers du petit père Thiers, voilà une affaire qui tourne, pas comme les ateliers nationaux de ce pauvre Louis Blanc qui fut à Thiers ce que Mélenchon est à Fillon. 

   Les ateliers du 22 rue Thiers, c’est super ! Jeannot s’est inscrit à l’atelier peinture !  Et Annick alors ? Annick, pour lui faire la nique, elle s’est inscrite à l’atelier musique !

CHARMOY-CITY : UNE BOÎTE À MUSIQUE AU 22 RUE THIERS ? - du 26 mars 2018

   Inscrivez-vous bien vite aux ateliers du petit père Thiers. Pour lutter contre mon Alzheimer, moi je m’inscris aux ateliers du petit père Thiers !

    À la prochaine ! On repartira en Italie, et même plus loin, c’est promis !

Retour à Charmoy-City, les ateliers du petit père Thiers

Retour à Charmoy-City, les ateliers du petit père Thiers

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 juin 2018  (J+3479 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 06:54

FRANCE-ITALIE 1897 (2) - du 24 juin 2018 (J+3476 après le vote négatif fondateur)

   Dans le premier épisode de présentation de ce nouveau feuilleton inédit, nous évoquions une rencontre passionnante faite au printemps 2015 sur un trottoir dijonnais.

FRANCE-ITALIE 1897 (1) - du 21 juin 2018  

    Ce deuxième épisode sera consacré à un premier contact avec cette rencontre qui ne fut pas banale et qui fut pour moi à l’origine de révélations historiques pleines d’intérêt. Dans le présent climat de l’actualité européenne, ces révélations sont encore susceptibles d’avoir un certain écho.

   Un matin d’avril 2015, c’est une photo ancienne encadrée que je rencontrai à Dijon sur un trottoir de la place Grangier, où se tient certains matins de la semaine un petit marché de brocante.

     Plus précisément, c’est le personnage figurant sur cette photo qui vint à ma rencontre à travers le temps. La photo est reproduite en médaillon sur notre illustration du jour.

    Avant même de m’être baissé pour examiner plus en détail l’objet, je reconnus un uniforme italien de la première guerre mondiale car le portrait sans être de grande taille était néanmoins de dimensions respectables.

    M’étant saisi de l’objet, je reconnus deux galons de lieutenant sur le képi dont la visière surmontait un visage à l’expression de dignité sévère.

    Rien à voir en effet, malgré certaines similitudes dans l’uniforme, avec l’aimable lieutenant du service sanitaire que Gary Cooper incarna dans l’Adieu aux armes (1932).

     Ce film réalisé par l’italo-américain Borzaga, devenu Frank Borzage, retrace, en prenant quelques libertés avec le roman éponyme d’Hemingway, les aventures tragiques d’un jeune américain engagé volontaire aux côtés de l’armée italienne durant la première guerre mondiale.

    L’homme du portrait, malgré les deux galons qu’il porte sur son képi, n’a rien d’un jeune lieutenant comme ces deux galons pourraient le suggérer.

   Se fier à l’apparence sobre et dépouillée de la tenue pour arguer d’un grade modeste serait d’ailleurs une erreur car, dans toutes les armées européennes, les tenues se sont radicalement simplifiées au cours de la première guerre mondiale masquant de plus en plus les signes distinctifs ostentatoires.  

      Un examen attentif des parements de manches révèle en effet  une couronne entre deux étoiles. C’est l’insigne du grade de lieutenant-général commandant un corps d’armée (tenente generale in comando di corpo d'armata).

    Notre « lieutenant » supposé est en fait un général. Un général, la belle affaire ! En ce temps-là des généraux dans toutes les armées, il y en avait des palanquées.

   Oui, mais en dédicaçant sa photo à un lieutenant-colonel français, notre général s’est présenté et son identité ne peut laisser indifférent : Vittorio Emanuele di Savoia (Victor Emmanuel de Savoie).

       Notre général, Vittorio Emanuele di Savoia-Aosta, conte di Torino (Victor Emmanuel de Savoie-Aoste, Comte de Turin) (1870-1946) est un membre de la famille royale d’Italie de la branche Savoia-Aosta. Du côté paternel, il est le cousin et l’exact contemporain du dernier  roi d’Italie Vittorio Emanuele III (1869-1947).

    Sur la photo, la dédicace au colonel français est datée du 24 décembre 1916 à Strassoldo, petite ville du Frioul à 15 km de la frontière slovène dans la Province d’Udine, une zone de combats acharnés. Vittorio Emanuele di Savoia-Aosta, conte di Torino, commandait en chef la cavalerie italienne durant la première guerre mondiale.

    C’est donc un portrait dédicacé du commandant en chef de la cavalerie italienne qui était venu échouer sur un trottoir dijonnais. Amateur de trouvailles, j’en fis l’achat pour un prix modique.

     Mais la vraie heure de gloire du Comte de Turin, ce bon militaire célibataire, sans doute un peu austère, et qui sut se tenir à l’écart de l’aventure fasciste, restait à découvrir. Nous avions encore du grain à moudre. À suivre…

    Le Comte de Turin affectionnait particulièrement le régiment des lanciers blancs de Novare dont il fut colonel au début du siècle dernier. Nous concluons cet épisode par la marche de ce régiment.

Marcia d'Ordinanza del Reggimento Lancieri «Novara» 5° - YouTube

    Sur l’image où Claudi a hardiment rapproché le Prince et l’acteur, nos lecteurs remarqueront que les deux hommes portent le même ruban de décoration. Il s’agit du simple ruban distinctif, ne comportant pas de médaille, créé le 21 mai 1916 pour «  les militaires et assimilés qui supportent les efforts de la guerre actuelle ». Cette distinction était nommée « Fatiche di guerra ». Ce qui ne signifie pas fatigues de guerre mais travaux de guerre, comme les Italiens disent Fatiche di Ercole (travaux d’Hercule).

 

Acteurs célèbres des campagnes d'Italie

Acteurs célèbres des campagnes d'Italie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 juin 2018  (J+3476 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 07:00

FRANCE-ITALIE 1897 (1) - du 21 juin 2018 (J+3473 après le vote négatif fondateur)

    La matière des chroniques charmoysiennes se réduisant ces derniers temps jusqu’à la portion congrue, la rédaction de Chantecler  s’est résolue à adopter une ligne élargie tant dans l’espace que dans le temps.

    Sous le titre énigmatique et quelque peu footeux de « France-Italie 1897 » nous proposons à nos fidèles lecteurs un feuilleton inédit garanti pour une fois sans hyper, sans ronds-points et sans moulin.

   Ce feuilleton a pour origine une rencontre que nous avons faite au printemps 2015 sur un trottoir dijonnais.

    Une rencontre passionnante à laquelle – nous le réalisons à présent – nous étions préparé avant même que d’être né. Mais n’en-est-il pas ainsi de beaucoup de vraies rencontres ?

   Hormis les rencontres choisies qui balisent la vie de tout un chacun et qui conditionnent la vie sociale, il est des rencontres que l’on croit de hasard mais que favorise en fait le paysage inconscient de notre être profond modelé par nos souvenirs d’enfance.

       Nos parents, ainsi que leurs origines géographiques ou sociales, nous lèguent en héritage, sans que nous en ayons bien conscience, les premiers éléments du décor dans lequel nous devrons jouer. Il nous faudra faire avec, pour le meilleur ou pour le pire !

  La tendance semble être à l’identitaire. Notre Président de la République lui-même, à la rencontre de la France, ne dédaigne pas, à l’occasion, déclarer son origine picarde.

PROSES DE PICARDIE DANS UN MONDE EN CHOCOLAT - du 17 avril 2018

     Nous avouerons donc sans complexe, du côté paternel, notre origine lombarde, origine qui a sans aucun doute favorisé la rencontre inédite dont nous avons fait le projet de vous parler.

   L’évocation de la vallée originelle (Valseriana), les chants alpins, les histoires de la montagne ont bercé mon enfance à travers les récits d’un père immigré.

    En ce temps-là, on ne se rendait pas là-bas d’un clic, il fallait attendre souvent des années pour retrouver, au cours des vacances, des lieux autant familiers qu’exotiques pour le petit Auxonnais que j’étais !

    C’est aujourd’hui la fête de la musique et rien de plus facile que d’écouter en un clic une chorale de Clusone,  petite ville touristique de la Valseriana où mon père termina ses années de collège, avant de suivre son père et ses frères en émigration à Dijon en 1930.

   Le chant qui suit, et que chante la chorale Coro Idica de Clusone, je l’ai entendu la première fois par la voix de mon père.

https://www.youtube.com/watch?v=05pmUiOTR-s

   Ce chant, qui dans son dernier couplet rappelle la première guerre mondiale et l’ennemi autrichien, auquel étaient confrontées les troupes et les populations alpines italiennes, constitue sans doute un prélude opportun à la rencontre dont je vous promets de parler plus en détail dans les épisodes à venir.

   En attendant, chers lecteurs, Claudi vous envoie une vue ancienne de la Contrada Candrietti sur la commune de Piario (province de Bergamo).

    Contrada Candrietti c’est l’appellation ancienne du groupe de maisons au premier plan parmi lesquelles se trouve la maison des aïeux de votre serviteur (celle que Claudi a  marquée d’une croix). Le petit tableau en médaillon, c’est un cadeau de ma tante Lena.

   

Nostalgies d'immigrés à Charmoy-city-Contrada Candrietti

Nostalgies d'immigrés à Charmoy-city-Contrada Candrietti

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 juin 2018  (J+3473 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 07:10

HUITIÈME ANNIVERSAIRE POUR CHANTECLER - du 18 juin 2018 (J+3470 après le vote négatif fondateur)

  Extraordinaire ! Chantecler est né un 18 juin, comme le fameux appel, mais le fameux appel a maintenant 78 ans, tandis que Chantecler n’a encore que huit ans. Huit ans déjà quand même !

   Bientôt il sera assez grand pour être élu au CMJ. Oui, mais sous la houlette, pas question alors pour notre jeune coq de ramasser les boulettes… de papier, enchasublé !

CHARMOY-CITY : AU CMJ, ON RAMASSE LES VIEUX PROJETS EN ATTENDANT DE RAMASSER LES VIEUX PAPIERS - du 15 juin 2018

    Huit ans ! Il s’en est passé du temps et depuis pas mal d’évènements, un Trump à la Withe House et un premier de cordée à l’Élysée. Pour notre beau pays, un Picard à la barre ! Comme chez nous !

PROSES DE PICARDIE DANS UN MONDE EN CHOCOLAT - du 17 avril 2018

   Oui, mais chez nous, le Picard ça fait dix ans qu’il est à la barre. Espérons que dans dix ans on chantera pas, comme le regretté Michel Delpech dans son excellent Inventaire 1966 : « Et toujours le même président ! »

https://www.youtube.com/watch?v=uu-CZlXAUsw

  Le Picard fringant, celui d’Amiens, celui qui fait des bisous à Trump, celui des prothèses gratuites, est né pour mettre la France en marche, chacun le sait bien.

   Et notre Picard à nous ? Il a été élu il y a dix ans pour porter l’écharpe et surtout le projet Leclerc, c’est bien clair !

   Du coup, quand est arrivée la consultation de 2010, cette mascarade organisée de démocratie participatatatative sur fond d’affiches imprimées à LURE, Chantecler à son tour est né !

  En résumé, Chantecler est né des frasques d’un Picard, commis-voyageur discret et dévoué de Vesoul !

CHARMOY-CITY : UN LABEL À NE PAS OUBLIER - du 25 mars 2017

    On a la généalogie qu’on peut mon bon monsieur !

  Quelques curieux, mais en reste-il encore dans cette ambiance de kermesse généralisée et de poudre aux yeux qui déferle sur notre monde ? Quelques curieux, disions-nous, s’interrogeront peut-être sur les circonstances exactes de la naissance de Chantecler.

    Nous renvoyons ces happy few, heureux survivants du naufrage intellectuel généralisé dans l’océan de la grande boutique, à un précédent article d’anniversaire plus détaillé quant aux détails de la naissance de Chantecler.

CHANTECLER A CINQ ANS - du 18 JUIN 2015

   Il y a donc huit ans que naissait Chantecler, mais naître ne suffit pas, encore faut-il vivre !   

   En huit ans de vie laborieuse, répondant à cet impératif, Chantecler a donc produit 1208 articles,  le présent non compris. Plus de mille articles, et plusieurs millions de caractères, qui constituent une perspective irremplaçable sur le monde de Charmoy-City. Une collection de pépites pour les amateurs d’histoire locale à venir !

   Mais je dois cependant vous faire une confidence : comme un poisson rouge dans son bocal, Chantecler parfois s’ennuie dans le monde de plus en plus petit de Charmoy-City dont l’actualité apporte de moins en moins d’eau à son moulin. Et, comme dirait le proverbe, quand le bief est à l’étiage, pour le meunier, c’est le chômage !

    Heureusement le monde est vaste, et s’il n’y a plus guère de bon grain à moudre à Charmoy-City, nous irons à l’occasion en chercher ailleurs !

Shoot historique à Charmoy-City

Shoot historique à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 juin 2018  (J+3470 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Lieux de mémoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 06:04

CHARMOY-CITY : AU CMJ, ON RAMASSE LES VIEUX PROJETS EN ATTENDANT DE RAMASSER LES VIEUX PAPIERS - du 15 juin 2018 (J+3467 après le vote négatif fondateur)

   Bis repetita placent. On aime bien remettre ça, ainsi peut-on traduire familièrement cette célèbre locution latine.

    Chacun sait que les enfants aiment bien qu’on leur raconte des histoires. Plus précisément, les enfants adorent qu’on leur raconte la même sempiternelle et immuable histoire à laquelle il ne s’agit pas de changer une virgule.

   Le compte-rendu du dernier conseil du CMJ du 9 courant en témoigne.

L’opération « Nettoyons la nature » constitue en effet le cœur de l’ordre du jour de la réunion. Moralité bis repetita placent, on recommence, c’est reparti mon kiki !

      2018 sera donc, comme 2017, placé sous le signe du grand nettoyage d’automne patronné par la même grande enseigne, c’est bien clair.

ALBUM  Et si on nettoyait la nature ?

   Le texte du compte-rendu le  précise bien : « Comme l’an passé, les magasins Leclerc renouvellent cette opération ». En bonne conséquence logique, on sera donc encore de la partie. Chacun sait que Raoul et ses passionnés ont coutume de régler leur montre sur le méridien du Charmoy !

CNACS D’HIER ET DE DEMAIN - du 21 décembre 2016 

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

   Conséquence, au CMJ, dont les « petits protégés » sont cornaqués par une passionnée de choc, l’imagination ne semble pas vraiment être au pouvoir. Du coup, Leclerc propose et « la houlette » dispose. Pas question, dès lors, de peigner la girafe !

CHARMOY-CITY : UN COUTEAU SUISSE POUR  PEIGNER LA GIRAFE ? - du 01 juin 2018

    Car, c’est bien clair, rapport qualité-prix, nul n’ignore où l’on peut trouver la bonne conscience écologique la moins chère en tête de gondole, sacs-poubelles, chasuble publicitaire article de presse avec photo et casse-croûte compris !

   Pourquoi dès lors se fatiguer et sortir des sentiers battus. C’est tellement plus facile de prétendre « nettoyer la nature » en faisant surtout de la publicité !

    Et pourtant, ce serait tellement plus intéressant de s’intéresser pour de bon à la nature !

CMJ DE CHARMOY-CITY : UN PAVÉ DANS LA MARE - du 23 janvier 2018

   Les mares étant éclipsées pour le moment par le fameux bassin écrêteur, Claudi, bis repetita placent, a recyclé sur fond d’actualité une image publiée précédemment. N’est-ce pas là tout l’art de la com ?

Charmoy-City : vive les têtards du bassin écrêteur

Charmoy-City : vive les têtards du bassin écrêteur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juin 2018  (J+3467 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres