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  • Claude Speranza, Auxonnais
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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:29

CHARMOY-CITY : LA MÉDIATHÈQUE LIEU DE MÉMOIRE DE L’OIGNON ? - du 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

         Il y a quelque temps, nous avions rendu compte d’une enquête intitulée : « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! »

      Cette enquête, parue dans « L’Écho des communes », publication en ligne à visée promotionnelle offrait au lecteur un tour d’horizon de notre cité commenté et illustré par   notre premier édile et son adjointe à l’urbanisme.

    Nous y avions relevé ces citations relatives à l’oignon, notre sujet de ce jour, et plus généralement à l’agriculture locale :

« Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini » ceci au début de l’article, et  plus loin, dans le corps de l’article:

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

     Ces citations nous ont semblé comme un glas de l’oignon résonnant, en place d’angélus sur les champs désertés !

     La déshydratation se serait donc évaporée et l’odeur avec ! Un plaisir olfactif ineffable nous a donc été retiré. Le relent s’est enfui, mais il est temps encore de préserver la mémoire !

     Un récent article paru le 20 courant dans Le Bien Public envisageait de faire de la nouvelle médiathèque « un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte »

      CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

     Le projet est ambitieux car le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France compte 40150 documents de nature diverse répondant au mot-clef « Napoléon Bonaparte ».

     Or le même catalogue interrogé au mot-clef « oignon » donne au total 300 documents divers relatifs au sujet.

     Dès lors, l’ambition de constituer au sein de la nouvelle médiathèque, un pôle de référence sur l’oignon se révèlerait un défi plus facile à relever et permettrait du même coup de préserver une mémoire, sinon olfactive, du moins documentaire sur notre bulbe emblématique local !

    Ce fonds comprendrait au premier chef de nombreux  livres de recettes, des livres illustrés pour enfants, des chansons et musiques diverses en partitions, disques, ou CD. On n’omettrait pas d’y inclure quelques vieux vinyles rares de succès consacrés.

https://www.youtube.com/watch?v=bVOrg2ggwGg

https://www.youtube.com/watch?v=lEW_FUu1Qc4

     Bien entendu, des ouvrages plus techniques y trouveraient leur place, ainsi que des ouvrages historiques rares, sans oublier les publications attestant du rayonnement international de l’oignon (à titre d’exemple, les notices suivantes sont tirées de la BnF) :

Montigaud, Jean-Claude (1941-....)

La Filière "oignons deshydratés" : problèmes techniques et économiques / Jean-Claude Montigaud, P. Varoquaux

INRA   1982 

Hygiène militaire. Nouveau guide culinaire moderne à l'usage du soldat pour la préparation et la variation de ses ordinaires par l'emploi de la soupe française au gras et à l'oignon, procédé Grémailly, fils aîné...

Librairie militaire J. Dumaine 1881

[Mazarinade. 1649]

L'Oygnon, ou L'union, qui fait mal à Mazarin, avec quelques autres pièces du temps, contre luy

Państwowe muzeum imienia Przypkowskich (Jędrzejów, Pologne)

La Soupe à l'oignon à la Przypkowski / Musée Przypkowski

Chapitre de l'ordre des gastronomes Pomiane de Pologne 1967

        Dans notre Val-de-Saône, la migration de l’oignon du secteur agro-alimentaire, vers le secteur culturel et patrimonial pourrait être ainsi un des signes majeurs de la nouvelle révolution sociétale en marche.

    En résumé : l’oignon, de la SITPA (Société Industrielle de Transformation de Produits Agricoles) au site patrimonial !

      Les vieux Auxonnais ont bien connu la SITPA que le populaire prononçait d’ailleurs habituellement SIMPA, sans doute en mode d’assonance  plus douce. SIMPA c’était plus sympa et ça faisait oublier les larmes de l’oignon.

   Cet oignon épluché en tâche à domicile qui permettait d’arrondir les fins de mois dans les foyers modestes. Adolescent, votre serviteur a pratiqué occasionnellement. Sans grand succès à vrai dire ! Mais j’ai connu des virtuoses aux yeux rougis qui sortaient vaillamment leur journée !

    Dans le même temps, au rayon articles de pêche, j’ai tenté le montage des hameçons en tâche à domicile pour le magasin Prévost qui n’était pas encore le P’tit Coup de Pouce, mais je n’avais pas le coup de main et puis, ça me rappelait trop les lignes emmêlées à la pêche à l’ablette !

    Finalement, ça grainait plus d’aller ramasser les treuffes chez les maraîchers : longue Béa et ronde Sirtema

    Ah ! Chers vieilles senteurs de 1960, madeleine de Proust du Val-de-Saône, senteurs d’oignon et de manne !

LES BOUTIQUES ÉPHÉMÉRES, UNE MANNE POUR LE COMMERCE DE CENTRE-BOURG ? - du 30 juin 2017

    En été 1966, j’ai même bossé à la SIMPA, dans l’usine à droite, juste à la sortie du Pont de France. J’étais fier de ma carte de sécu toute neuve !

    À la chaîne à piquer les oignons sur le tapis, entouré de bonnes dames en bonnet blanc, j’adorais leur franc-parler. Le contremaître était un homme, évidemment, grincheux parfois !  L’égalité des sexes et la langue de bois n’avaient pas encore triomphé. L’oignon faisait encore pleurer ! Et l’on savait encore rire !

     Je m’enrhumais parfois dans les chambres froides, grands cimetières de poulets congelés et éviscérés, raides comme la justice et durs comme des pavés. C’était « mes universités » !  Aux p’tits oignons !

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 08:38

DE CHARMOY-CITY À BOUVILLE : RÉFLEXIONS SUR LA CULTURE - du 26 novembre 2017 (J+3266 après le vote négatif fondateur)

   Il peut être dangereux de s’aventurer sur les chemins de la littérature. C’est pourtant ce que nous avons fait pour illustrer notre dernier article à propos du projet de médiathèque.

CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

    Quelques souvenirs de lecture, nous avaient naturellement conduit vers Jean-Paul, l’auteur des Mots et de La nausée. Et ce bref retour sur ces deux œuvres nous y a révélé des perspectives vertigineuses sur la lecture et l’écriture, et par là même, sur la culture en général.

         De là, nous avons naturellement conclu que tout élu devant décider en matière d’équipement culturel trouverait d’abord grand profit à s’imposer la rédaction d’une fiche de lecture sur un ouvrage de ce genre. Même si en matière de culture rien n’est gratuit, on ne peut réduire une décision en matière culturelle  au seul vote d’un chapitre budgétaire !

     Des deux ouvrages de Sartre cités plus haut,  le plus accessible est de loin La nausée et je suis sûr que plus d’un lecteur de Chantecler va le relire !

    En simplifiant à l’extrême, nous dirons que La nausée, roman quelque peu autobiographique, le premier  de Sartre (1938)  est constitué selon l’« avertissement des éditeurs » par le « journal d’Antoine Roquentin, [qui] après avoir voyagé en Europe Centrale, en Afrique du Nord et en Extrême-Orient, s'[est] fixé depuis trois ans à Bouville, pour y achever ses recherches historiques sur le marquis de Rollebon ».

     Chercheur et historien, Roquentin fréquente donc tout naturellement la bibliothèque de Bouville, mais encore le musée de Bouville, dont il donne des aperçus détaillés. Vu par le petit bout de la lorgnette, on peut considérer que La nausée livre un tableau daté et sans indulgence de la vie et des équipements culturels d’une ville de province qui n’est pas franchement rock’n’roll. Il est vrai que c’est bien autre chose encore !

      Un Roquentin du vingt-et-unième siècle ne serait pas vraiment dépaysé à Charmoy-City. En vous disant cela, cher lecteur, je vous ouvre mon cœur !

     Mais avouons quand même  que La nausée c’est un drôle de titre. Il est vrai que c’est l’éditeur Gallimard qui en a décidé en référence à la perception bizarre et comme nauséeuse du réel que l’atmosphère pesante bouvilloise induit chez le héros.

     Tiens, tiens ! Avec la « perception », nous voilà revenu à ce cher Merleau et à la phrase énigmatique de notre précédent article : « Il sera de forme polyédrique et permettra aux usagers d’avoir une autre perception de la culture. »

      Sartre voulait intituler son roman Melancholia, en référence à Albert Dürer. Mais que les lecteurs potentiels ne se découragent pas, la verve satirique et décapante de l’auteur engendre rarement la mélancolie !

      Encore un petit échantillon :

      « J'ai travaillé deux heures dans la salle de lecture. Je suis descendu dans la cour des Hypothèques pour fumer une pipe. Place pavée de briques roses. Les Bouvillois en sont fiers parce qu'elle date du XVIIIème siècle. À l'entrée de la rue Chamade et de la rue Suspédard, de vieilles chaînes barrent l'accès aux voitures. Ces dames en noir, qui viennent promener leurs chiens, glissent sous les arcades, le long des murs. Elles s'avancent rarement jusqu'au plein jour, mais elles jettent de côté des regards de jeunes filles, furtifs et satisfaits, sur la statue de Gustave Impétraz. Elles ne doivent pas savoir le nom de ce géant de bronze, mais elles voient bien, à sa redingote et à son haut-de-forme, que ce fut quelqu'un du beau monde. Il tient son chapeau de la main gauche et pose la main droite sur une pile d'in-folio : c'est un peu comme si leur grand-père était là, sur ce socle, coulé en bronze. Elles n'ont pas besoin de le regarder longtemps pour comprendre qu'il pensait comme elles, tout juste comme elles, sur tous les sujets. Au service de leurs petites idées étroites et solides il a mis son autorité et l'immense érudition puisée dans les in-folio que sa lourde main écrase. Les dames en noir se sentent soulagées, elles peuvent vaquer tranquillement aux soins du ménage, promener leur chien : les saintes idées, les bonnes idées qu'elles tiennent de leurs pères, elles n'ont plus la responsabilité de les défendre ; un homme de bronze s'en est fait le gardien. »

    Voilà les impressions de Roquentin. Sorti de la bibliothèque pour fumer une pipe (polyédrique), il nous fait découvrir, coulé dans le bronze,  le génie inspirateur qui règne sur la bourgeoisie bouvilloise et sa « perception de la culture ».

      Une longue recherche ne nous a pas permis de trouver de document représentant la statue de Gustave Impétraz. Qu’à cela ne tienne ! Claudi a procédé à l’érection du monument en bonne place… Pour le bonheur des Charmoysiens !

    Une merveille de plus à vous montrer !

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017    

De Bouville à Charmoy-City, Roquentin bonapartiste

De Bouville à Charmoy-City, Roquentin bonapartiste

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 novembre 2017 (J+3266 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 08:36

CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017 (J+3263 après le vote négatif fondateur)

   Nous avons récemment vu que les projets ne manquaient pas dans notre bonne ville. Si, pour l’heure, les projets de revitalisation du centre-bourg sont les grands absents de la presse, il n’en est pas de même des projets de changement de structure concernant divers édifices publics.

    Ainsi de la salle du Vannois et de ses fameux poteaux dont nous pensons à présent avoir fait un tour exhaustif de la question.

CHARMOY-CITY 1998 : LA CHUTE DES « CHAIS PARROT », UNE HISTOIRE DE POTEAUX- du 20 novembre 2017

     Dans son numéro de lundi dernier 20 novembre, Le Bien Public publiait un article intitulé « AUXONNE INFRASTRUCTURE La nouvelle médiathèque sera prête dans deux ans ».

     L’article brosse à grands traits le projet de médiathèque, et nous laissons à nos lecteurs le soin d’en prendre connaissance, attirant seulement leur attention sur ce passage relatif à la transformation de « l’ancienne structure » :

    « Pour ce qui concerne l’ancienne structure, elle sera transformée, en cherchant à conserver son caractère et son cadre historique, avec une salle d’étude dédiée au fonds du patrimoine local. De plus, il s’agira d’un espace qui pourra, dans le futur, constituer un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte, selon le troisième adjoint. Il sera de forme polyédrique et permettra aux usagers d’avoir une autre perception de la culture. »

     Les amis et les habitués de la bibliothèque connaissent bien cette « ancienne structure » que constitue la magnifique salle renfermant le fonds ancien. « Son caractère et son cadre historique » en font un lieu  tout particulièrement indiqué pour accueillir « une salle d’étude dédiée au fonds du patrimoine local ».

     En ce qui concerne le « pôle de référence sur Napoléon Bonaparte », ne vaudrait-il pas mieux rattacher cette fonction au musée actuellement en projet, musée dont la vocation napoléonienne est évidente.

CHARMOY-CITY : AVATAR(S) POUR UN MUSÉE (3)  - du 16 octobre 2017

    Un « pôle de référence sur Napoléon Bonaparte », d’essence essentiellement numérique, accessible en ligne et évolutif, constituerait ainsi une ressource indispensable et à plusieurs niveaux tant à destination du public virtuel touristique ou scolaire, que des personnels du musée dans l’exercice de leurs missions.

    Venons-en maintenant à la dernière phrase du passage d’article cité. À propos de l’ « espace » que nous avons évoqué, il y est dit :

« Il sera de forme polyédrique et permettra aux usagers d’avoir une autre perception de la culture. »

     Avouons-le, cette phrase est pour le moins énigmatique. Quel est le polyèdre en question ? Et quelle est cette « autre perception de la culture. »

     À défaut de pouvoir répondre, nous proposons à nos lecteurs un extrait de La Nausée de Jean-Paul Sartre qui propose une « perception » possible, certes un peu datée, de la « culture » en bibliothèque :

   « Nous montons l'escalier. Je n'ai pas envie de travailler. Quelqu'un a laissé Eugénie Grandet sur la table, le livre est ouvert à la page vingt-sept. Je le saisis machinalement, je me mets à lire la page vingt-sept, puis la page vingt-huit : je n'ai pas le courage de commencer par le début. L'Autodidacte s'est dirigé vers les rayons du mur d'un pas vif ; il rapporte deux volumes qu'il pose sur la table, de l'air d'un chien qui a trouvé un os. « Qu'est-ce que vous lisez ? »

     Il me semble qu'il répugne à me le dire : il hésite un peu, roule ses grands yeux égarés, puis il me tend les livres d'un air contraint. Ce sont La tourbe et les tourbières, de Larbalétrier, et Hitopadèsa ou l'Instruction utile, de Lastex. Eh bien ? Je ne vois pas ce qui le gêne : ces lectures me paraissent fort décentes. Par acquit de conscience je feuillette Hitopadèsa et je n'y vois rien que d'élevé.

Trois heures.

     J'ai abandonné Eugénie Grandet. Je me suis mis au travail, mais sans courage. L'Autodidacte, qui voit que j'écris, m'observe avec une concupiscence respectueuse. De temps en temps je lève un peu la tête, je vois l'immense faux col droit d'où sort son cou de poulet. Il porte des vêtements râpés, mais son linge est d'une blancheur éblouissante. Sur le même rayon il vient de prendre un autre volume, dont je déchiffre le titre à l'envers : La Flèche de Caudebec, chronique normande, par Mlle Julie Lavergne. Les lectures de l'Autodidacte me déconcertent toujours.

    Tout d'un coup les noms des derniers auteurs dont il a consulté les ouvrages me reviennent à la mémoire : Lambert, Langlois, Larbalétrier, Lastex, Lavergne. C'est une illumination ; j'ai compris la méthode de l'Autodidacte : il s'instruit dans l'ordre alphabétique.

   Je le contemple avec une espèce d'admiration. Quelle volonté ne lui faut-il pas, pour réaliser lentement, obstinément un plan de si vaste envergure ? Un jour, il y a sept ans (il m'a dit qu'il étudiait depuis sept ans) il est entré en grande pompe dans cette salle. Il a parcouru du regard les innombrables livres qui tapissent les murs et il a dû dire, à peu près comme Rastignac : « À nous deux, Science humaine. »

   Voilà une « perception de la culture » ambitieuse ! Reste maintenant à trouver le polyèdre !

   Claudi s’est creusé la tête et a donné sa vision originale du problème qui met en scène deux philosophes, Jean-Paul Sartre (1905-1980) et son ami Maurice Merleau-Ponty (1908-1963), philosophe de la « perception » par excellence.

P.S. : Nos lecteurs pourront encore se reporter utilement à une récente publication du site facebook de « Une dynamique pour Auxonne » sur le sujet.

Charmoy-City, les philosophes, le polyèdre et la médiathèque

Charmoy-City, les philosophes, le polyèdre et la médiathèque

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 novembre 2017 (J+3263 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 08:28

CHARMOY-CITY 1998 : LA CHUTE DES « CHAIS PARROT », UNE HISTOIRE DE POTEAUX- du 20 novembre 2017 (J+3260 après le vote négatif fondateur)

     Dans l’étude de tout problème, il n’est jamais inutile de se référer aux enseignements du passé. Dès lors, pourquoi la question des poteaux du Vannois, que nous avons récemment évoquée, échapperait-elle à la règle ?

POTEAUX DU VANNOIS : QU’ILS SOIENT DE BÉTON OU DE BOIS,  CROISONS LES DOIGTS ! - du 18 novembre 2017

        Les faits que nous allons rappeler se situent  à cheval sur deux mandatures Deschamps, Monsieur Raoul Langlois étant premier adjoint.    

       Au début de 1998, une grave erreur d’appréciation technique, relative justement à  une question de poteaux en béton entraîna en cascade une série de catastrophes dont la nécessité de démolir en urgence en juin 1998 un bâtiment qu’OPH-21 devait réhabiliter ne fut pas  la moindre.

    En 1995, OPH-21 s’était vu confier, par la Ville d’Auxonne,  par bail emphytéotique de 65 ans, et pour une opération de réhabilitation en logements, un bâtiment industriel désaffecté désigné sous le terme de « Chais Parrot » qu’elle avait acheté en 1993 à un particulier.

   Le hasard fit que nous fussions riverain immédiat de ce projet situé rue Landolphe.

. En 1998, des affouillements intempestifs entrepris en limite de notre propriété alertèrent notre sens critique, doublé d’une prudence élémentaire de propriétaire. Ce qui nous amena à constituer un dossier « au cas où »…

     Cette précaution ne fut pas inutile pour faire jouer notre assurance après les dégâts collatéraux de la démolition finale mouvementée de juin 1998 qui ne se révéla pas, à proprement parler « chirurgicale » comme promis !

     Un bien de la Ville d’Auxonne voué à la réhabilitation se trouvait donc détruit du fait des aléas des études d’« architecte ».

    On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve et l’on est en droit d’espérer que cela ne se reproduira pas.

    OPH-21 qui avait dû payer la facture de la démolition voulut par la suite éponger sa mésaventure financière.

      Comment ? En projetant à l’emplacement du sinistre,  un nouveau projet augmenté : la construction d’un immeuble neuf de 16 logements qui n’avait aucun sens en ce point sensible du centre historique. Ce projet fut donc imposé à la nouvelle municipalité élue en 2001, qui, à vrai dire, en la personne de son maire, était  peu décidée à s’y opposer.

    En janvier 2004, avec le soutien de l’association Auxonne-Patrimoine, je fis donc paraître Le Courrier de l’Arsenal, précurseur de l’actuel Chantecler.

    Je ne peux que vous conseiller la lecture du petit corpus que constitue la douzaine de numéros riches et bien documentés du Courrier de l’Arsenal.

     Le numéro 4  du 24 février 2004 traite en particulier de l’affaire des « poteaux ».

 http://auxonne.patrimoine.free.fr/actu/index.html

    Pour les gens pressés et les amateurs de clichés rares, Claudi a résumé l’histoire des poteaux en deux photos. 

Charmoy-City 1998, la chute des Chais Parrot, une histoire de poteaux

Charmoy-City 1998, la chute des Chais Parrot, une histoire de poteaux

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2017 (J+3260 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Documents

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 07:12

POTEAUX DU VANNOIS :  QU’ILS SOIENT DE BÉTON OU DE BOIS,  CROISONS LES DOIGTS ! - du 18 novembre 2017 (J+3258 après le vote négatif fondateur)

     Nous avons récemment abordé dans nos colonnes, une question architecturale pour le moins peu banale : celle des poteaux de la salle du Vannois

CHARMOY-CITY, POTEAUX DU VANNOIS, DU TEMPS ET DE L’ARGENT - du 15 novembre 2017

      Aujourd’hui nous versons au dossier quelques documents récemment publiés.

       Pour commencer un extrait du procès-verbal du conseil municipal du 27 septembre dernier, approuvé le 9 novembre. Cet extrait concerne la page 3.

       [N.D.L.R. Chantecler : La discussion qui suit est relative au choix de la municipalité de « retirer » ou non les 4 poteaux de la Salle du Vannois et aux « études » afférentes engagées dans ce sens par l’ « architecte » et ses « cabinets structures ».

     Au moment de cette discussion, la décision semblait encore ouverte si l’on se réfère, du moins, à l’avis nuancé et prudent de « Monsieur le Maire »   ]

Monsieur le Maire : Dans l’état actuel des choses il n’y a pas de dommages. Mais si on retire les poteaux il y a un risque. On ne va peut-être pas les retirer et provoquer le risque.

Jean-Paul MOINDROT : L’histoire des poteaux est « abracadabrantesque ». L’architecte a visité, il y a 16 mois. Je leur ai montré les poteaux et les poutres, en leur disant, là il faudra mettre des IPN…Ils ont dit qu’ils allaient faire des études, qu’ils avaient des cabinets structures et qu’on n’y connaissait rien. Si bien que le bureau structures a fait ses études et a rendu un verdict avec de grandes difficultés pour l’avoir, en disant qu’on pouvait faire tomber les poteaux. Quand on a tout enlevé, le plafond et le reste, et qu’on a constaté comment ça se présentait, alors qu’ils étaient montés dans les combles avec moi en prenant toutes sortes de cotes, il a vu que les poutres existaient…Çà me paraissait bizarre qu’on ne fasse rien. Quand ils ont tout démonté et qu’ils étaient prêts à faire tomber les poutres, l’ouvrier qui allait les couper a déclaré qu’il ne le faisait pas [N.D.L.R. Chantecler : À la bonne heure ! Voilà enfin un homme  courageux et réaliste !]. Ils ont donc fait revenir le cabinet de structure qui a reconnu qu’effectivement il faudrait faire quelque chose. L’architecte a donc dénoncé le contrat avec ce cabinet et en a pris un autre. » 

 Jacques François COIQUIL : « C’est de la responsabilité civile » [ N.D.L.R. Chantecler : Au plan juridico-administratif, oui sans doute, mais cette « histoire de poteaux  « abracadabrantesque » soulève tellement d’autres questions pour un simple citoyen doté de deux sous de jugeotte  !]

Jean-Paul MOINDROT : « C’est leur problème. Donc maintenant bizarrement on va «tomber » mais avant on va remettre des poutres, des IPN  et du lamellé-collé. C’est moi qui leur ai dit, mais bon…[N.D.L.R. Chantecler : Si l’affaire n’avait pas duré « 16 mois », on pourrait éventuellement apprécier l’humour !]. Pour répondre à Monsieur Coiquil, quand l’architecte a fait sa description des poutres à tomber et autres, il a indiqué que c’était des poutres en bois. C’est lui qui s’est trompé. Le bas était en bois mais c’était un habillage. Mais au-dessus, c’était du béton. Quand on en rentrait dans la salle ça se voyait puisque ce n’était pas bouché. »

      Les considérations sur l’histoire de poteaux  « abracadabrantesque » s’arrêtent là ».

   On pourra consigner ces réflexions dans le grand livre de l’histoire humaine de l’architecture

  https://www.youtube.com/watch?v=e6rW4OPceFU

    Sur un plan plus modeste et plus local, On retiendra tout d’abord de cet extrait de la discussion du 27 septembre,  l’alternative prudente envisagée par « Monsieur le Maire »  : « Dans l’état actuel des choses il n’y a pas de dommages. Mais si on retire les poteaux il y a un risque. On ne va peut-être pas les retirer et provoquer le risque ». Elle ne semble plus à l’ordre du jour malgré le surcoût réévalué… et les surprises toujours possibles…

      On en retiendra ensuite que le litige reposerait essentiellement sur la nature du matériau de la structure porteuse : « quand l’architecte a fait sa description des poutres à tomber et autres, il a indiqué que c’était des poutres en bois. C’est lui qui s’est trompé. Le bas était en bois mais c’était un habillage. Mais au-dessus, c’était du béton. Quand on en rentrait dans la salle ça se voyait puisque ce n’était pas bouché. »

      À regarder les photos, la confusion semble proprement énorme !!

     Nouvelle photo de la structure en cause, cette fois dans un récent  article paru dans Le Bien Public du 11 courant sous le titre : « AUXONNE TRAVAUX La réhabilitation de la salle du Vannois prend du retard et le budget augmente ».

    Dans cet article qui fait référence au dernier conseil du 9 novembre, si l’alternative envisagée ci-dessus par notre premier édile n’est plus envisagée, la fameuse confusion des matériaux est reprise : « lors du conseil municipal, jeudi, le maire d’Auxonne Raoul Langlois a précisé que des travaux de renforcement de la charpente métallique de la salle du Vannois devaient être réalisés, avant de pouvoir démolir les poteaux. Ceux-ci n’étant pas en bois comme décrit initialement mais en béton, leur démolition aurait de lourdes conséquences sur le bâtiment, si la charpente n’était pas renforcée ».

       C’est une évidence car la démolition des poteaux va faire disparaître tout soutien vertical des superstructures à l’intérieur du quadrilatère formé par les murs de la salle. La conséquence prévisible est un nécessaire renforcement drastique des poutres porteuses de mur à mur ! Quel boulot et quelle dépense pour  faire disparaître ces 4 poteaux, cœur porteur de la structure ! Risqueraient-ils de gêner le champ de vision de l’assistance lors d’un futur « 26 mars » ?

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014

      Nous conclurons notre série des derniers documents publiés par un extrait du compte-rendu sommaire du conseil municipal du 9 courant, affiché le 14 courant et disponible en ligne.

   Les propos qui suivent sont extraits de la page 16, au paragraphe 13. 2017-127 : Attribution du marché de renforcement de la charpente métallique dans le cadre de la réhabilitation du bâtiment du Vannois.  

     « Monsieur le Maire rappelle que dans le cadre de la réhabilitation de  la salle du Vannois, il a été constaté que les poteaux initialement décrits comme étant en bois s’avéraient en fait être en béton. Leur démolition ne peut donc pas être envisagée sans de lourdes conséquences pour la structure du bâtiment. Il a donc été nécessaire de lancer une consultation pour la réalisation de travaux de renforcement de la charpente métallique. Elle s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation du bâtiment du Vannois en restauration scolaire et salle des fêtes.

 La procédure a donc été engagée le 20 octobre 2017 et publiée pour un marché de travaux de renforcement de la charpente métallique dans le cadre de la réhabilitation de la salle du Vannois en un unique lot. »

      Conclusion : tout en reconnaissant que : « leur démolition ne peut donc pas être envisagée sans de lourdes conséquences pour la structure du bâtiment. », sans compter les conséquences financières pour le contribuable,  qu’ils soient de béton ou de bois, les piliers de la salle du Vannois seront démolis. Croisons les doigts !

    Un petit salut pour finir à notre regretté chroniqueur qui s’épanouit à présent chez les Bituriges !

 

Charmoy-City, poteaux du Vannois de béton ou de bois

Charmoy-City, poteaux du Vannois de béton ou de bois

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2017 (J+3258 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:19

CHARMOY-CITY, POTEAUX DU VANNOIS, DU TEMPS ET DE L’ARGENT - du 15 novembre 2017 (J+3255 après le vote négatif fondateur)

     Le 9 janvier de cette année, Le Bien Public publiait un article d’Olivier Capron, relatant la traditionnelle cérémonie des vœux de notre premier édile,  sous le titre : « AUXONNE VŒUX Vers une baisse des impôts ? »

   Sur la pleine page consacrée à l’article,  la Salle du Vannois n’était pas oubliée et faisait l’objet d’un encadré avec photo, intitulé « La salle du Vannois restaurée cette année »

       Nous rapportons dans son intégralité le texte de cet encadré :

      « C’est le chantier phare de l’année 2017 à Auxonne. La salle du Vannois sera restaurée au terme d’un calendrier qui repose sur trois phases : une première pour le désamiantage, une deuxième pour la démolition et une dernière pour les opérations de réhabilitation proprement dites. Les deux premières phases sont actuellement en cours. Et il faudra attendre la date du 15 avril, pour que la troisième démarre, pour une durée de six mois. Concrètement, la salle du Vannois sera achevée à la fin de l’année 2017.

     « C’est un projet qui m’a laissé quelques cheveux blancs », souligne le maire Raoul Langlois. Quelques cheveux blancs... ainsi qu’une ardoise très légèrement supérieure au million d’euros (hors taxes). Les Auxonnais, de leur côté, sont nombreux à attendre les premières disponibilités ouvertes à la réservation, fort probablement au début de l’année 2018. »

       Une prévision est toujours par définition sujette à caution et c’est manifestement le cas de cette annonce faite en janvier dernier, puisque un problème de poteaux est venu depuis bouleverser très largement le calendrier des travaux de ce qui devait être « le chantier phare de l’année 2017 » et qui, de facto, devrait être sans doute encore « le chantier phare de l’année 2018 »

      Le 23 septembre dernier, paraissait en effet dans Le Bien Public un article d’Olivier Capron intitulé : « AUXONNE TRAVAUX Salle du Vannois : le chantier à l’arrêt ».

    Nous avions alors réagi à la parution en raison notamment de la présentation plaisante qu’en avait faite le regretté chroniqueur :

    « Tombera, tombera pas ? C’est une drôle de partie de Mikado qui se joue depuis un mois sur le chantier de la salle du Vannois ».

CHARMOY-CITY : SAMSON ET LES POTEAUX DU MIKADO - du 27 septembre 2017

     Sans alors entreprendre une analyse sérieuse des tenants et des aboutissants d’un  problème que nous connaissions mal et que l’article venait tout juste de nous révéler, nous nous livrions simplement à une libre improvisation sur le thème des fameux piliers destinés à tomber et dont la légende d’une photo, qui les montrait, indiquait : « Les poteaux seront finalement retirés…mais avec un surcoût pour la collectivité ».

   Conclusion : Dès le 23 septembre dernier, pour « le chantier phare de l’année 2017 à Auxonne », les poteaux qui ne devaient plus soutenir, soulevaient, en attendant (c’est le cas de le dire !) le problème du temps et de l’argent !

    Le 27 septembre dernier, se tenait un conseil municipal, le compte-rendu sommaire à destination du public dûment affiché et mis en ligne dès le début d’octobre ne faisait aucune mention du problème des fameux poteaux.

    Le problème fut pourtant abordé en séance comme l’atteste le procès-verbal, approuvé lors de la séance du 9 novembre dernier et consultable en mairie.

      Lors de cette dernière séance, la question a d’ailleurs de nouveau été abordée comme en témoigne l’article récemment paru dans Le Bien Public le 11 courant sous le titre : « AUXONNE TRAVAUX La réhabilitation de la salle du Vannois prend du retard et le budget augmente ». La lecture du compte-rendu sommaire à destination du public relatif à la séance du conseil du 9 courant apportera peut-être aussi de son côté quelques informations nouvelles.

     Ne voulant pas allonger hors-de-propos notre article, nous poursuivrons ultérieurement notre analyse  en fonction des nouveaux documents publiés.

      Demeurant à l’écart des considérations techniques et des démonstrations « chiffres à l’appui », nous nous bornerons pour l’instant à évoquer les grandes heures de la salle du Vannois et de ses poteaux, celles du 26 mars 2014 en particulier.

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014

Piliers et poteaux dans la Salle du Vannois

Piliers et poteaux dans la Salle du Vannois

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 novembre 2017 (J+3255 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 10:07

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (9) - du 12 novembre 2017 (J+3252 après le vote négatif fondateur)

       Nous reprenons la publication de notre grand feuilleton. Mais auparavant, à destination des vrais amis de Bonaparte, rappelons une déclaration de notre adjoint à la Culture, non exempte d’incohérences et d’inexactitudes à propos de l’affaire du PSC du Musée, déclaration qui a été définitivement approuvée au dernier conseil du 09 novembre dernier. C’est ainsi qu’on écrit l’histoire !

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

    Écrire l’histoire, telle était justement l’ambition de notre Promeneur Solitaire Corse. Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, Paoli, le Babbu (papa) des Corses, avait pourtant mis un bémol aux ardeurs de l’historien en herbe de son île : « Vous êtes trop jeune pour écrire l’histoire […] Préparez-vous lentement à une telle entreprise par de fortes études […] profitez surtout des conseils de l’abbé Raynal ».

     Mais le projet du jeune historien était en route depuis plusieurs années. N’avait-il pas, dès juillet 1786, à la veille de ses dix-sept ans, commandé à Genève les deux derniers volumes de l’Histoire des Révolutions de Corse, de l’abbé Germanes.

       Quand il arrive à Auxonne en juin 1788, il a dans ses bagages un fonds documentaire qu’il a rassemblé pour mener à bien sa tâche.

     Durant le premier semestre de 1788, le deuxième séjour en Corse de Bonaparte aura été en effet studieux.   Il a été mis à profit pour faire une ample moisson documentaire consistant en  témoignages et documents écrits, tant manuscrits qu’imprimés.

     De cette collecte de matériaux, conservés dans le Fonds Libri, Masson nous laisse un inventaire détaillé (MASSON  Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793, Paris, Albin Michel, [1922], pp.174-175). Durant ce même séjour, Bonaparte commence aussi à rédiger ses Lettres sur la Corse (Op.cit., p. 201)    

         Les sages conseils de Paoli n’avaient dons pas dissuadé notre lieutenant, déjà trop engagé dans sa tâche d’historien et de défenseur de la Corse pour y surseoir.

    Sans désemparer, écrivant de son séjour d’Auxonne, il s’enquit aussitôt de l’avis du Père Dupuy, son ancien professeur de lettres de Brienne. Le brave ecclésiastique dut tomber de l’armoire quand il reçut l’explosif manuscrit dont il ne put que souligner le caractère véhément, voire dangereux pour son auteur.       

        Ainsi dans sa deuxième lettre, adressée à son élève le 1er août 1789, le bon Père écrit : « Je sais qu’il y a des vérités que l’on peut et même que l’on doit dire ; mais il en est aussi qu’il faut taire ou tout au moins beaucoup adoucir. Dans ce dernier cas je ne cesserai de vous crier : de la discrétion ! De la discrétion ! » (IUNG Th., Bonaparte et son temps, 4ème édition, Tome 1, Paris, Charpentier, 1889, p. 202).

     Après Paoli, le Père Dupuy, réfrénait donc à son tour les ardeurs du fougueux écrivain.

     Un autre problème se posait. La forme adoptée pour son projet d’ouvrage sur la Corse, celle de Lettres sur la Corse imposait de les adresser, pour obtenir quelque chance de succès, à un dédicataire d’importance.

       Les manuscrits des projets de 1789 ne nous sont pas parvenus, mais la correspondance avec le Père Dupuy nous renseigne sur ce dédicataire (MASSON  Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793, Paris, Albin Michel, [1922], pp.201-211). En effet, le Père Dupuy dans une lettre du 15 juillet 1789 adressée à Bonaparte, transcrit « l’exorde » de son correspondant « en entier, mais avec un peu de différence » (Op.cit., p. 204).

        Bonaparte ne s’y exprime pas on son nom propre, mais dans le rôle d’un vieillard « n’espérant plus dans l’avenir qui l’a si souvent trompé […] étendu dans [son] lit et déjà environné par les horreurs de la mort […] vieillard qui pendant quatre-vingts ans d’une vie orageuse, travailla toujours pour le salut de cette trop abandonnée patrie [N.D.L.R. la Corse] » (Op.cit., pp. 204-205).

      Inconnu, Bonaparte ne perdait rien à publier anonymement, même sous les traits d’un vieillard imaginaire. Quant à son dédicataire, s’il ne le nomme pas, il précise clairement son profil : « Instruit de nos continuelles disgrâces, vous en serez sans doute vivement touché [N.D.L.R. : des malheurs des Corses] monsieur, vous […] placé auprès du trône […] vous qui dans le silence avez médité le droit des humains ; l’espoir que le philosophe a conçu à votre réhabilitation dans le ministère ; la joie que le Français fait éclater depuis cet heureux moment me donne cette assurance » (Op.cit., p. 205).. C’est clair le dédicataire n’était autre que Necker rappelé, après une longue éclipse, au ministère en août 1788 sous la pression de l’opinion publique.

        Mais un an après son rétablissement, l’aura de Necker sera ébranlée par les évènements révolutionnaires jusqu’à sa démission en septembre 1790. Et Bonaparte, dès l’été 1789, pressentant sans doute cette chute se tournera vers l’abbé Raynal (1713-1796) que lui avait recommandé Paoli.

       Grand succès de librairie en son temps, plus philosophe que chaste et dévot, l’abbé Raynal,  un temps oublié, est redécouvert aujourd’hui, en particulier sur le continent américain.

      L’Histoire philosophique des deux Indes, son œuvre majeure, dans laquelle il emprunte beaucoup, connut un grand succès d’édition. C’est une description encyclopédique  des relations commerciales de l’Europe avec le reste du monde, et l’on pourrait dire très schématiquement que c’est un ouvrage, antiesclavagiste, anticolonialiste et altermondialiste avant l’heure. Les retentissements ultérieurs de cette publication contraignirent Raynal à l’exil de 1782 à 1787.

      Bonaparte connaissait l’Histoire des deux Indes, et l’avait étudiée. Il en a rédigé des notes de lecture, et, si l’on en croit M.B. Lunet,  le Haïtien Toussaint Louverture, futur prisonnier de Napoléon au Fort de Joux, l’avait lu aussi !

     Lunet écrit à ce propos : « Quelques années après le jour où Raynal écrivit ces lignes, il se trouva un homme que dévorait dans l’amertume de son âme, l’humiliation de l’esclavage. Cet homme, brûlant d’un feu concentré, avait appris à lire à quarante ans. L’Histoire philosophique tomba entre ses mains ; Dieu sait l’impression qu’elle fit sur lui : quelque temps après cet esclave appelait Raynal son prophète, et faisait, à la tête de ses compagnons d’infortune  éprouver des revers aux plus braves généraux de Napoléon ; car on voit bien que c’est de Toussaint Louverture qu’il est ici question » (LUNET M.B., Biographie de l’abbé Raynal (Guillaume-Thomas), Rodez, 1866, p. 18)

      Parti d’Auxonne pour son congé en septembre 1789, Bonaparte rencontrera l’abbé Raynal à Marseille, avant de s’embarquer pour la Corse. Chuquet, biographe autorisé de Napoléon Bonaparte rapporte le fait en ces termes : « L’abbé Raynal excitait Bonaparte à produire une histoire de la Corse. Lorsque l’officier d’artillerie vint en 1789 s’embarquer à Marseille il rendit visite à Raynal pour […] l’entretenir de l’ouvrage qu’il projetait de publier (CHUQUET Arthur, La jeunesse de Napoléon, tome 2, Paris A. Colin, 1898, p. 52).

      Mettant à profit son séjour en Corse, Bonaparte y acheva la rédaction de ses Lettres, il en confia la mise au net à son frère Lucien qui devait avoir une écriture plus lisible. Dans ses Mémoires, Lucien rapportera le fait : « Napoléon, dans un de ses congés à Ajaccio (c’était, je crois, en 1790) avait composé une histoire des révolutions de la Corse, dont j’écrivis deux copies et dont je regrette bien la perte : un de ces manuscrits fut adressé à l’abbé Raynal, que mon frère avait connu à son passage à Marseille » (Mémoires de Lucien Bonaparte écrits par lui-même, Paris, Gosselin, 1836, tome I p. 92).

     En fait le  manuscrit ne fut jamais perdu, car il était dans le carton du cardinal Fesch, et fut retrouvé dans le Fonds Libri.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (4) - du 06 septembre 2017

    La peine que prit le jeune Lucien ne fut donc pas inutile !

Bonaparte à Auxonne, PSC n°9  Petit scribe corse

Bonaparte à Auxonne, PSC n°9 Petit scribe corse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2017 (J+3252 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 7
9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 07:54

KIOSQUE DE CHARMOY-CITY : LE CONCERT QUI N’EN FINIT PAS - du 09 novembre 2017 (J+3249 après le vote négatif fondateur)

     Plus d’un mélomane sera déçu à la lecture de notre article. De kiosque, il y sera bien question, mais de musique, à vrai dire, assez peu.

       Mais comme on a fait dire à Jean-Paul Sartre : « Il ne faut pas désespérer Billancourt ». Nous renvoyons donc les mélomanes au Bien Public qui rendait compte hier du concert de l’orchestre de Boulogne-Billancourt en notre salle événementielle.

      Venons-en à notre sujet du jour. Notre blog s’est déjà fait l’écho, à deux reprises, d’un article en ligne intitulé « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! ».

       Sur le mode thématique, évoquant successivement le raisin et l’oignon, deux fruits de la terre dont l’union culinaire agrémente si superbement le couscous tfaya marocain, nous en avions donné quelques aperçus.

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017 

     Délaissant  le rayon fruits et légumes, nous passerons aujourd’hui à un genre plus austère, le genre biographique. J’entends déjà le tollé : « Mais le genre biographique, ce n’est pas de la musique » ! À cela je réponds : « Et la  Symphonie Héroïque du grand Ludwig, alors ? Qu’en faites-vous ? »

       Toutes proportions gardées, l’« enquête dans la capitale du Val de Saône », nous livre ainsi un court échantillon de ce qui pourrait constituer ‒ pour reprendre le titre d’un ouvrage de Claude-Nicolas Amanton, avocat et érudit local qui fut maire d’Auxonne de 1805 à 1813 ‒ un paragraphe d’une « Nouvelle Galerie auxonnaise ». On apprend ainsi  très laconiquement que :

      « Raoul Langlois, originaire de la Somme, arrivé [à Auxonne] en 1979, [a été élu] au conseil municipal dès 1983, 1er adjoint pendant 12 ans, maire de la commune depuis 2008… »

   Voilà en somme qui est concis, et nettement plus bref que la biographie autorisée du Comité de soutien de Monsieur Langlois aux élections cantonales de 2011, époustouflante hagiographie, lue solennellement par Monsieur Bourdon en présence de Monsieur Sauvadet.  

GOLIATH  ENCENSÉ – du 17 mars 2011

     Malheureusement, à la fin des comptes, le brillant exercice ne devait pas produire l’effet escompté !

ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013

    Mais quittons cet épisode tragique de l’Histoire, véritable chute d’Icare cantonale, pour revenir à notre « enquête dans la capitale du Val de Saône ».

      Avouons quand même qu’être au jour d’aujourd’hui « au conseil municipal depuis 1983 », voilà qui n’est pas banal, et qui ne nous rajeunit pas ! Comme dit la chanson : « Aïe, aïe, aïe, ça fait déjà un fameux bail ! »

https://www.youtube.com/watch?v=dcVcwwo8QFE

      À preuve, des 116 candidats des 4 listes de 1983 (HUGON Jean, ROCHET Jean, TACHIN Yves, VASQUEZ Michel), Monsieur Langlois reste le seul encore en place au conseil à ce jour. Nous sommes, en quelque sorte, en présence d’une butte témoin édilitaire, monolithe solitaire dressé dans le paysage politique local...

       34 ans au conseil, c’est un fait plutôt rare dans les annales. Belle longévité politique municipale dont plus d’un aimerait connaître le secret ! Le problème est que le détenteur du mirobolant secret est réputé très « discret ».

CHARMOY-CITY : UN LABEL À NE PAS OUBLIER - du 25 mars 2017

     Discret et prudent à en croire Le Bien Public  du 12 octobre dernier qui titrait à son propos : « Promesses prudentes pour un maire …prudent ». Cette prudence n’est d’ailleurs peut-être pas étrangère à sa  stupéfiante longévité politique municipale. On ne s’en étonnera donc  pas !

     Comme nous l’avons déjà noté précédemment, ce « maire prudent » déclarait pourtant très imprudemment, et dans le même article: « Pour l’heure je ne me pose pas la question de ma succession ». Citation mise en légende de son portrait. C’est un peu comme Nicolas Hulot avec les centrales nucléaires…

     Par bonheur, dans le corps de l’article, notre premier édile se rattrape en se montrant beaucoup moins désinvolte : « Vous me demandez si j’ai l’intention de mettre le pied à l’étrier à une personne en particulier ? Je vous réponds non. Elle pourrait vouloir prendre ma place avant que je ne la lui cède (rires)… »

     Moralité, 34 ans de pratique dans le sérail municipal, ça finit par rendre soupçonneux, fût-on  le meilleur des hommes!

    Claudi a fouillé dans les papiers jaunis qu’on garde dans les tiroirs, ceux qui feront l’Histoire !

     Et aussi dans ceux qu’on ramasse « sous la houlette » le dimanche autour de l’église pour nettoyer la nature et en faire des kilos dans l’info !

CHARMOY-CITY : À NOUS LE PÉRISCOLAIRE DU DIMANCHE !  - du 05 octobre 2017

      Et de tous ces papiers jeunes et vieux, la petite musique de l’inspiration lui est venue à l’ombre de notre vénéré kiosque !  Sous lequel il nous présente, en raccourci, un concert qui n’en finit pas ! À quand, grands dieux, la Symphonie des Adieux !

      Déjà que Nicolas Hulot va faire rempiler pour au moins quinze ans les centrales nucléaires En Marche ! Pour le coup, c’est l’obsolescence déprogrammée !

BONNES VACANCES AU SAHARA, MONSIEUR HULOT ! - du 21 mai 2017

Kiosque de charmoy-City, un concert qui n'en finit pas

Kiosque de charmoy-City, un concert qui n'en finit pas

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 novembre 2017 (J+3249 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 06:45

CHARMOY-CITY : QUAND MARIANNE RENCONTRE FEYDEAU - du 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

    Samedi dernier, dans la salle de l’ex-tribunal de commerce, où trône encore un buste de Marianne intéressant par son style suranné IIIème République, un public nombreux et enthousiaste n’a pas boudé son plaisir lors de la soirée organisée par le groupe théâtral « Caramel et chocolat ».

      « Caramel et chocolat » recevait en invitée la troupe « Flamboyance Scène » pour le gros morceau de la  soirée : une interprétation de la célèbre pièce de Georges Feydeau Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Sous le même patronage de Georges Feydeau, « Caramel et chocolat »  lançait aussi, à cette occasion et en lever de rideau, la troupe nouvellement créée « la Fabricole » dans une interprétation des Fiancés en herbe, œuvre de jeunesse du dramaturge. (voir l'article en ligne du Bien public d'hier :"AUXONNE Première scène pour La Fabricole")

      Ce parcours sans entracte et très bien mené conduisait le spectateur du monde ingénu et poétique de l’enfance, en butte au carcan scolaire, jusqu’à à la trivialité prétentieuse des bons élèves devenus, l’âge aidant, notabilités bourgeoises.

       Un programme, pour tout dire décoiffant et plein d’insolence, entre tableau noir et séances de la chambre parlementaire ou… conjugale.

     En transition entre les deux œuvres de Feydeau, le groupe  « Caramel et chocolat » reprenait au bond et à sa manière la célèbre fable de La Fontaine Le Corbeau et le renard, argument des Fiancés en herbe, enchaînait avec La Cigale et la Fourmi  puis nous donnait avec talent et en musique deux célébrissimes poèmes « scolaires » de Prévert : En sortant de l’école et Page d’écriture.

     Un quart de siècle sépare les deux œuvres de Feydeau. Georges Feydeau a vingt-quatre ans, lorsqu’en 1886, il écrit Fiancés en herbe, mais c’est aux portes de la cinquantaine, en 1911, qu’il écrit sa féroce comédie de mœurs en un acte  Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Fiancés en herbe nous laisse à penser que Feydeau fut sans doute un élève rebelle. Il est évident que le discours de l’enfant devenu auteur a conservé toute la fraîcheur et l’impertinence des questions et des réflexions enfantines.

Dans notre temps agité de questions sur la famille et la filiation, Feydeau nous parle encore !

« RENÉ : […] Si tu épousais ton papa, tu deviendrais la maman de ton petit frère...

HENRIETTE : C’est vrai pourtant... et je deviendrais ma maman aussi à moi ! Puisque je serais la femme de papa... et que je suis sa fille !

RENÉ : Il n’y aurait plus moyen de s’y reconnaître !

HENRIETTE : Non, mais me vois-tu ma maman à moi ! Ce que je me gâterais ! »

       Mais n’te promène donc pas toute nue ne pose plus de telles questions. Comme le titre l’indique, le député Ventroux et son épouse Clarisse se querellent en permanence à propos de décence. La vêture légère adoptée régulièrement par Clarisse irrite le parlementaire pour des motifs de décence affichée :

CLARISSE : Oh ! qui veux-tu qui regarde ?

VENTROUX : Qui ? (Indiquant la fenêtre du geste.) Mais Clemenceau, ma chère amie !... Clémenceau, qui demeure en face !... et qui est tout le temps à sa fenêtre !

CLARISSE : Bah ! il en a vu bien d’autres, Clemenceau !

VENTROUX : C’est possible !... C’est possible, qu’il en ait vu d’autres, mais j’aime autant qu’il ne voie pas celle-là. Ah ! ben, je serais propre ! […]  Tu ne connais pas Clémenceau ! C’est notre premier comique, à nous !... Il a un esprit gavroche ! Il est terrible ! Qu’il fasse un mot sur moi, qu’il me colle un sobriquet, il peut me couler !

   En matière de décence, Clarisse a sa conception bien à elle et qui n’a pas pris une ride si l’on en croit l’actualité :

« Je ne te connaissais pas ; et, crac, du jour au lendemain, parce qu’il y avait un gros monsieur en ceinture tricolore devant qui on avait dit "oui", c’était admis ! Tu me voyais toute nue. Eh ben ! Ça, c’est indécent. »

       On ne s’étonnera donc pas que ce soit précisément au théâtre Fémina  que la pièce fut représentée  pour la première fois le 25 novembre 1911.

     Brochant sur ce colloque domestique à propos de la décence, le monde politique s’introduit chez le député  Ventroux en la personne de Monsieur Hochepaix, maire de Moussillon-les-Indrets venu « trouver amicalement son député pour lui soumettre un desideratum de ses administrés et le prier de s’y intéresser auprès du ministre compétent »

       Après bien des péripéties, liées encore une fois au déshabillé de Madame et mettant encore en avant moult considérations d’ordre corporel, Hochepaix finit par présenter sa requête d’ordre ferroviaire : «  Eh bien, voilà ! c’est à propos de l’express de Paris, n’est-ce pas ? qui s’arrête à Morinville et qui brûle Moussillon-les-Indrets... qui est un centre au moins aussi important ».

   Là encore le sujet ne manque pas pour nous d’actualité !

CHARMOY-CITY : LES POTS CASSÉS DE LA HALTE DE VILLERS- du 24 octobre 2017

         Sur un mode plus anecdotique et plus personnel, nous retiendrons cet échange entre le maire Hochepaix et le député Ventroux.

     Ventroux vient de déplorer l’attitude, pour le moins discourtoise, de Hochepaix à son égard lors des dernières élections…. Et voilà la suite

HOCHEPAIX (vivement en étendant les mains comme pour enserrer celles de Ventroux) : Ça n’enlève rien à l’estime, croyez-le bien !

VENTROUX : Ah ! Très touché !

    En résumé, une bonne soirée pour un spectacle bien mené, roboratif, récréatif, sans complexes et stimulant la réflexion.

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 08:47

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017 (J+3245 après le vote négatif fondateur)

        Dans un précédent article, nous avions évoqué la Vierge au raisin, merveille de la statuaire médiévale bourguignonne

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

        Notre propos nous avait été inspiré par un article de  Brigitte BACHELEY intitulé « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! » et récemment diffusé dans « L’Écho des communes » consultable en ligne.

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

      Après cette mise en perspective de nos richesses sous le signe du raisin nous avions annoncé une suite, cette fois sous le signe de l’oignon.

      Pourquoi l’oignon ?

       Voyons ! Comment osez-vous poser une  question aussi incongrue en nos terres saônoises et auxonnoises ?   

       De l’oignon, il en est pourtant question d’entrée, dans le chapeau de l’article promotionnel cité qui déclare : « Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini »

      Plus loin, dans le corps de l’article, on peut encore lire :

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

      Cette déclaration appelle cependant une question de notre part :

L’oignon, une production en voie de disparition ?

      Et les producteurs avec… si l’on en croit, du moins, ce constat sans appel : « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini ».

       Avec le déclin du commerce traditionnel de centre-bourg, avec la désertification médicale, devrons-nous donc connaître aussi la désertification agricole !

       Dans les rues du bourg de « 1500 âmes », pour reprendre le propos du groupe de la majorité « Auxonne-Passionnément » dans Inf’Auxonne N° 58 d’octobre 2017, plus un chat, et dans les champs du bourg de « 1500 âmes », bientôt plus une âme de tracteur qui vive ! Trouver  un toubib, un oignon ou un poireau, deviendra pour le coup un sacré boulot !

       Réjouissante cette enquête, qui semble aller vite en besogne et confondre allègrement humus et inhumation !

   « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. » Pour une bonne nouvelle, en voilà une bonne nouvelle en primeurs !

     Et les horticulteurs aussi sans doute ! Notre horticulture locale devrait-elle donc se réduire bientôt à la seule culture sous hangar des fleurs en papier pour le Carnaval ! Adieu Saint Fiacre, donc, et bonjour Saint Crépon !

     Il est vrai que dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55, notre maire tirait déjà un trait moderniste sur un passé maraîcher révolu : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

      Et pourtant, jusqu’à ce jour, le très symbolique oignon semblait avoir été épargné.

     De façon très inspirée, le bulbe fétiche, avait même été célébré lors de l’inauguration de la LGV en 2011 !

        Ne manquez pas, à ce propos de découvrir un trésor de petite vidéo d’une cérémonie dans laquelle notre maire se met en quatre pour la promotion de l’oignon. http://www.dailymotion.com/video/xhwfkq_visite-de-francois-fillon_news

    Touchant ! Et ô combien  touchante aussi cette gentille brochette, non pas d’oignons, mais d’adjoint(e)s tout sourire ! Pas vrai ?

       Notre Jocelyne est en première ligne ! Tiens, mais où est-elle donc passée à présent Jocelyne, la sémillante Jocelyne qui en pinçait tant pour son hyper ?

       Après avoir eu son cher hyper, la voilà qui s’en est allée faire ses courses ailleurs, elle qui pourtant semblait tellement décidée à lutter contre l’ « évasion commerciale » ! Vraiment impayable cette Jocelyne !

     Non, pas Jocelyne Combépine grand-père ! Il est vrai qu’elle est ainsi dénommée dans la très solennelle et très officielle délibération 255-2008 fondatrice du Charmoy qui s’embrouille aussi quelque peu dans les formulations autour de la fameuse « dominante alimentaire » !

Pour en revenir à nos oignons et à la cérémonie d’inauguration de la LGV en 2011, rappelons qu’à la fin du speech, Nathalie Kosciusko-Morizet, se voyait  fort galamment chargée, telle une bourouette, d’un sac d’oignons !

       On devra donc à notre équipe municipale, entre mille autres bienfaits, d’avoir été l’instigatrice d’une performance inédite autant qu’incongrue : faire de la distinguée et gracile NKM, la bulbeuse ministre aux oignons ! Ça, il fallait y penser ! Pas vrai Jean-Paul !

     NKM racontera sans doute sa mésaventure dans ses mémoires ! En attendant, pardon pour eux, Madame la ministre !

         Faut-il en conclure que dans le but louable d’enrichir la galerie de nos trésors culturels locaux, nos éclectiques édiles souhaitaient voir figurer auprès de la médiévale Vierge au Raisin, une très moderne Ministre aux Oignons !

         Par bonheur la performance a été immortalisée pour la postérité et dans la pellicule par un imposant artiste local, ami de notre premier édile, dont par ailleurs il a tiré maintes fois l’avantageux portrait !

         Depuis, hélas, cet impérial Nadar, photographe aux Armées et grand reporter de guère nous a quittés pour…. La Coquille, séjour tout désigné pour un éminent journaleux !

    À défaut d’une présence tangible, les nostalgiques du personnage apprécieront, à n’en pas douter, cette héroïque réminiscence tirée de nos meilleures archives !

UN HÉROS DERRIÈRE L’OBJECTIF- du 08 MARS 2016

Charmoy-City, Splendeurs et misères de l'oignon

Charmoy-City, Splendeurs et misères de l'oignon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2017 (J+3245 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse