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  • Claude Speranza, Auxonnais
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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 09:30

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (11) - du 1er septembre 2022 (J+5006 après le vote négatif fondateur)

Nous reprenons aujourd’hui une série historique entamée le 26 février dernier à propos de l’actualité guerrière en Ukraine.

Nous l’avions interrompue à son dixième épisode pour nous consacrer à l’actualité électorale locale et à ses rebondissements croustillants.

AUXONNE : VERS UN DUEL BIBLIQUE ET RÉPUBLICAIN ? - du 7 juin 2022

AUXONNE : NAPOLÉON ET LE CAMÉLÉON - du 11 juin 2022

Nous la reprenons aujourd’hui, alors que l’actualité guerrière en Ukraine défraie encore la chronique, mais surtout pour retrouver le soldat Bouvot de Magny-Montarlot.

Nos lecteurs « napobranchés » nous pardonneront cet écart inopiné qui abandonne pour un temps l’oncle Napoléon Bonaparte ferraillant avec un Dolois, pour le neveu Louis-Napoléon Bonaparte guerroyant aux côtés de ses alliés anglais contre les Russes en Crimée.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (1) - du 28 août 2022

Ils n’ont pourtant aucune raison d’être déçus, car dans notre cité nouvellement impériale notre propos restera résolument impérial !

En effet, ce bond en avant de plus d’un demi-siècle les conduira du duel anecdotique et supposé du futur empereur Napoléon Ier à la guerre bien réelle conduite par l’armée de son neveu l’empereur Napoléon III en Crimée, guerre dont 100 000 Français ne devaient jamais revenir.

Tel ne fut pas le cas du soldat Bouvot de Magny-Montarlot grièvement blessé devant Sébastopol le 7 juin 1855, lors de l’assaut du Mamelon Vert.

C’est là que nous l’avions abandonné le 19 avril dernier...

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Il est donc grand temps d’aller le retrouver pour prendre de ses nouvelles !

Que nos lecteurs se rassurent, il aura survécu à sa blessure !

Après plusieurs semaines de convalescence sur les rives du Bosphore, le soldat Denis Bouvot fut évacué à destination de la France dès le 10 août 1855.

À présent, puisque nous sommes passés de Napoléon Ier à Napoléon III pour aller retrouver ce glorieux blessé de notre canton, profitons-en pour jeter un rapide coup d’œil sur l’évolution du sort des blessés du champ de bataille entre le Premier et le Second Empire à l’aube de l’avènement de la Croix-Rouge. 

Dans ce but, nous nous référerons aux Souvenirs d'une mission médicale à l'armée d'Orient (Paris, J. Claye, 1857) du  Médecin inspecteur général Lucien Baudens, orfèvre en la matière, parus dans la Revue des Deux Mondes de la même année.

Soucieux de ne pas allonger notre article en un temps où les échanges se font en peu de mots et se feront bientôt sans doute par le biais de quelques éructations stéréotypées et autres smileys, nous mettons à disposition des curieux un PDF sommaire relatif à l’évolution du sort des blessés entre le Premier et le Second Empire.

De ce document, on peut conclure à propos du soldat Denis Bouvot que les dommages causés « par un coup de feu à l’avant-bras gauche », comme le précise le Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaire français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855 dû au médecin principal de première classe Jean-Charles Chenu (1808-1879), ont rendu l’amputation partielle nécessaire, probablement en raison des lésions osseuses causées par un projectile d’arme rayée. On peut ajouter qu’il est à peu près certain que cette amputation a été réalisée sous anesthésie.

Au temps du Premier Empire, le soldat Denis Bouvot aurait sans doute perdu la totalité de son avant-bras dans une désarticulation au niveau du coude réalisée en peu de minutes, mais sans anesthésie. Le Baron Dominique-Jean Larrey, Chirurgien en chef de la Grande Armée désarticulait ainsi une épaule en moins de deux minutes !

S’inspirant des meilleurs spécialistes de l’époque, Claudi a tenté de reconstituer en quelques images, pour nos fidèles lecteurs, les étapes de l’amputation du soldat Denis Bouvot.

Nous en donnons la copie en PDF

De prochains épisodes sont prévus, ils seront consacrés au parcours ultérieur du mutilé revenu à la vie civile.

Mais auparavant que les « napobranchés » se rassurent, nous reprendrons dès la prochaine fois notre chronique consacrée au lieutenant Bonaparte !

 

Crimée juin 1855, l'amputation du soldat Bouvot de Magny-Montarlot.jpg

Crimée juin 1855, l'amputation du soldat Bouvot de Magny-Montarlot.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er septembre 2022 (J+5006 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 05:00

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (1) - du 28 août 2022 (J+5002 après le vote négatif fondateur)

Il y a de cela belle lurette, nous évoquions les périples du jeune Lieutenant Bonaparte entre Auxonne et Dole.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (12) - du 03 janvier 2018

L’objet de ces périples était alors la publication de son pamphlet intitulé Lettre à Buttafoco chez un éditeur dolois.

Il semble toutefois que les relations « doloises » de Bonaparte aient dépassé la seule fréquentation de l’éditeur-imprimeur dolois (Joseph- François-Xavier Joly).

Une petite brochure publiée en 1911 (Feuvrier J., Napoléon Bonaparte à Dole, Paris, Champion, 1911) et disponible sur Gallica vient élargir ce cercle.

Julien Feuvrier a réalisé ce travail alors qu’il était archiviste de la ville de Dole.

À noter la pertinence des propos de l’auteur qui, dès les premières lignes de son texte souligne la précocité et la prolifération de la production éditoriale autour de la figure de Napoléon Bonaparte.

Depuis plus de deux siècles le phénomène n’a fait que croître et embellir et s’il était encore vivant, notre archiviste en resterait sans doute baba !

Rendons lui hommage à ce propos en citant le premier paragraphe de son texte de 1911 :

« Les publications sur la jeunesse de Napoléon sont innombrables et on les voit déjà éclore avant brumaire [ndlr Chantecler : avant 1799]. Après la longue agonie sur le plateau de Longwood, du géant terrassé [ndlr Chantecler : après 1821], ce fut à qui narrerait les moindres épisodes de ce génie dont la renommée remplissait le monde. »

Que dire de la situation en 2022 ? Nos lecteurs jugeront !

Notre dessein n’étant pas de nous joindre aux myriades d’auteurs édités, passés, présents, et à venir sur le sujet, nous nous contenterons de mentionner ici, à destination des curieux (et auteurs potentiels), et d’après Feuvrier, quelques Dolois que le jeune Bonaparte aurait pu avoir l’occasion de rencontrer.

En premier lieu, Feuvrier cite en page 6, parmi ces Dolois, deux des supérieurs du lieutenant au Régiment de la Fère à Auxonne : les capitaines « Jacques-Philippe-François Masson d’Authume » et « Claude-Joseph de Malet […] frère du général célèbre par ses conspirations contre Napoléon en 1808 et 1812 »

Et à propos de ces deux Dolois, il en ajoute un troisième en note, en bas de la même page.

Voici le texte de cette note : « le lieutenant Bonaparte eut occasion de connaître un autre Dolois, Denis Grosey, qui, dit-on, le blessa en duel d’un léger coup d’épée (M. BOIS Napoléon Bonaparte lieutenant d’artillerie à Auxonne, paris, Flammarion, s.d.) »

Précisons que l’ouvrage de Maurice Bois que cite Feuvrier parut en 1898.

Arrêtons nous un moment sur cet ouvrage et son auteur.

Le Chef de bataillon Maurice Bois, ancien professeur-adjoint de géographie à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, est l’auteur de cet excellent ouvrage rédigé alors qu’il était en garnison à Auxonne au 10ème de ligne à la caserne Chambure (actuel Quartier Bonaparte depuis la fin des années 1930).

Cet ouvrage rédigé à Auxonne, par un officier en garnison à Auxonne, intitulé Napoléon Bonaparte Lieutenant d’Artillerie à Auxonne est, si l’on peut dire, une véritable production auxonnaise. Une production auxonnaise de qualité, trop souvent méconnue, et qui reste pourtant une mine et une excellente référence incontournable pour l’amateur et le curieux.

En témoigne l’hommage que lui rend Jean SAVANT dans l’avant-propos de son ouvrage Napoléon à Auxonne ( Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1946) : « Maurice Bois qui y [ ndlr Chantecler : à Auxonne] vécut un siècle environ après le petit Corse [en] rechercha scrupuleusement les traces »

Aux pages 119 et 120 de son ouvrage, Bois évoque un différend entre Napoléon Bonaparte et le « lieutenant Belly de Bussy logé au-dessous de Napoléon Bonaparte [et qui] sonnait du cor au point d’assourdir ce dernier ». Différend, qui sans l’arbitrage des « camarades » aurait pu avoir un duel pour conséquence. Et qui nous ramènera aux Dolois

Car c’est là que, probablement dans un souci de détail, Bois renvoie en page 120 à une note en bas de page concernant un autre duel « 1. Coston. Napoléon Bonaparte se battit en duel, avec un Dôlois nommé Denis Grosey, sur le rempart situé derrière la Tour du Signe. Bonaparte reçut un léger coup d’épée ».

C’est précisément à cette note que fait référence Feuvrier  pour évoquer le duel de Bonaparte avec le dolois Grosey, comme nous l’avons noté plus haut.

Nous allons voir à présent que cette note en bas de page, est sujette à caution, et qu’elle ne constitue pas le meilleur de l’ouvrage de Bois !

Les moyens numériques mis à la disposition des chercheurs et curieux actuels sont sans commune mesure avec ceux dont disposaient leurs prédécesseurs condamnés à se référer au papier et à se transformer en rats de bibliothèques. Notre recherche à propos de ce duel dans l’ouvrage du Baron Coston Biographie des premières années de Napoléon, Bonaparte, Paris et Valence, 1840 s’est révélée infructueuse tant sur l’exemplaire papier que par la voie numérique.

Les faits sont têtus : le Baron Coston ne semble jamais avoir fait mention de ce duel dans son ouvrage de 1840 !

Que le talentueux Chef de Bataillon Bois nous pardonne cette correction vétilleuse, il n’avait pas alors les moyens de recherche dont nous disposons aujourd’hui !

Il nous faudra donc rechercher ailleurs d’autres occurrences de ce duel dans d’autres textes et nous n’y manquerons pas dans un prochain article !

En attendant une confirmation éventuelle de l’évènement, Claudi a placé son illustration originale du jour sous le signe du duel.

Pour les vrais amateurs de vrais duels, enfin, nous renvoyons nos lecteurs à un autre duel évoqué dans notre blog et qui se déroula le 15 août 1897 à 5 heures du matin à Vaucresson près de Versailles au lieu-dit Le Bois des Maréchaux, duel contemporain de la publication de l’ouvrage de Maurice Bois, et qui fit alors beaucoup de bruit dans la presse et dans l’armée française d’alors sans doute !

FRANCE-ITALIE 1897 (5) - du 14 août 2018

Claudi illustre en primeur l'anecdote du duel Bonaparte-Grosey.jpg

Claudi illustre en primeur l'anecdote du duel Bonaparte-Grosey.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 août 2022 (J+5002 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 05:00

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (3) - du 24 août 2022 (J+4998 après le vote négatif fondateur)

Chers lecteurs amateurs de confort moderne, de bains, baignoires et autres Jacuzzi, vous aurez sans doute frémi à l’évocation du confort spartiate de l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne, thème de notre précédent article...

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (2) - du 20 août 2022

Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous replongerons encore une fois, avec l’Empereur dans la baignoire de Longwood, pour un dernier bain très chaud !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Entrons au préalable dans Longwood, résidence d’exil de l’Empereur, pour découvrir ses appartements et en particulier, sa « salle de bains ».

Las Cases, auteur du Mémorial de Sainte-Hélène et secrétaire de Napoléon à Sainte-Hélène, était accompagné de son fils. Ce détail a son importance car c’est à ce dernier que nous devons un plan détaillé des lieux.

Un extrait de ce plan commenté par nos soins vous permettra de situer la baignoire dans le territoire restreint dévolu à l’Empereur.

Dans cette baignoire, Napoléon passa de nombreuses heures. Il était grand amateur de bains chauds qu’il prenait pour remédier, comme son contemporain Marat, aux diverses affections dont il souffrit au cours de son existence.

Las Cases rapporte à ce propos un incident survenu le lundi 18 juillet 1816 ( Mémorial de Sainte-Hélène, Paris, Bourdin, 1842, T.I, p. 786) :

« Sur les quatre heures, l’Empereur m’a fait demander ; il se trouvait très faible ; il s’était oublié trois heures dans un bain fort chaud, et s’était fait une brûlure à la cuisse droite avec le robinet d’eau bouillante ; il y avait lu deux volumes. »

Les images de la baignoire disponibles sur la toile (Fondation Napoléon) montrent une arrivée d’eau chaude se faisant à la droite du baigneur à une vingtaine de centimètres au dessous du rebord de la baignoire. Sur notre illustration, œuvre de notre cher Claudi, ce tuyau est masqué par le peignoir de l’Empereur.

Pour pouvoir lire, Napoléon devait sans doute occuper la position représentée par Claudi et on comprend, dans cette hypothèse, cette brûlure à la cuisse droite provoquée par l’arrivée d’« eau bouillante » que rapporte Las Cases.

Vous aimeriez sans doute connaître le titre des volumes dont la lecture passionnante fit que l’Empereur « [s’oublia] dans [ce] bain fort chaud » jusqu’à la brulûre…

Qui sait ? La foisonnante production éditoriale napoléonique du moment nous révèlera peut-être bientôt  ces titres dans un scoop !

 

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône,.jpg

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône,.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 août 2022 (J+4998 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 10:36

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (2) - du 20 août 2022 (J+4994 après le vote négatif fondateur)

Après un détour par la rue Émile Gruet en pleine « requalification » sous le regard impassible et impérial du buste de l’Empereur trônant dans la vitrine du tabac-presse…

AUXONNE GRANDE RUE : L’IMPÉRIAL TÉMOIN DE LA « REQUALIFICATION » - du 16 août 2022

revenons à notre sujet déjà évoqué dans un précédent article : le confort et les commodités dont pouvait jouir le jeune Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne.

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022

En préalable, petit pensum bibliographique :

À propos de la (des) chambre(s) et du mobilier du lieutenant Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne, actuel Quartier Bonaparte, on trouvera chez plusieurs auteurs diverses descriptions.

Citons à destination des plus curieux de nos lecteurs quelques ouvrages d’auteurs dignes d’intérêt dont les textes sont accessibles et disponibles en ligne sur Bnf Gallica. En voici une courte liste (nous indiquons pour chacun d’eux les pages relatives à la (aux) chambre(s) de Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne et à leur mobilier :

PICHARD Claude, Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857 (pp.11 et 12, 37

et 38)

DU TEIL, Baron Joseph, Napoléon Bonaparte et les généraux du Teil, Paris, Picard, 1897, (pp. 55 à 57)

Nous n’alourdirons pas inutilement cette bibliographie indiquant seulement le remarquable ouvrage du Chef de Bataillon Maurice BOIS, officier au 10ème de ligne à Auxonne à l’époque de la publication : BOIS Maurice, Napoléon Bonaparte Lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, non disponible sur Bnf Gallica.

Dans l’avant-propos à son ouvrage (SAVANT Jean, Napoléon à Auxonne, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1946 non disponible sur Bnf Gallica ) paru un demi-siècle plus tard, Jean Savant rendra d’ailleurs un juste hommage au travail scrupuleux du Commandant Bois.

Le Général Théodore IUNG, auteur d’un excellent ouvrage en trois tomes sur le jeune Bonaparte (IUNG Théodore, Bonaparte et son temps, Paris, Charpentier, 1880-1881 disponible sur Bnf Gallica) semble avoir été moins heureux dans ses recherches relatives à la (aux) chambre(s) de Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne et à leur mobilier.

Dans une citation (Tome 2 p. 73) Iung attribue au Baron Coston cette citation au misérabilisme visiblement appuyé : « Il occupait, au pavillon militaire, une chambre presque nue, ayant pour tous meubles un mauvais lit sans rideaux, une table placée dans l'embrasure d'une fenêtre, chargée de livres et de papiers, et deux chaises. Son frère Louis couchait dans un mauvais lit dans un cabinet voisin ».

Une recherche sur Bnf Gallica dans l’ouvrage de Coston en 2 volumes (COSTON, Biographie des premières années de Napoléon Bonaparte, M. Aurel, Paris et Valence, 1840) ne donne rien de tel.

Les résultats de notre compilation, que tout lecteur curieux pourra reprendre grâce à Bnf Gallica, amène à conclure à un confort sommaire, réduit au plan sanitaire à la cuvette de faïence et au pot de chambre. La baignoire, ce sera donc pour plus tard !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Pour poursuivre l’inventaire des commodités « sanitaires » dont jouissait notre Lieutenant donnons, dans le PDF joint ci-dessous la parole au Baron Joseph DU TEIL

Claudi a tenté d’illustrer ces propos du Baron !

 

Bonaparte à Auxonne, trôner dans la promiscuité.jpg

Bonaparte à Auxonne, trôner dans la promiscuité.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 août 2022 (J+4994 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 09:08

AUXONNE GRANDE RUE : L’IMPÉRIAL TÉMOIN DE LA « REQUALIFICATION » - du 16 août 2022 (J+4990 après le vote négatif fondateur)

Le programme éditorial de votre serviteur, s’il comporte quelques grandes orientations n’est pas établi d’avance, il arrive donc que nos thèmes, traités en plusieurs épisodes, s’interrompent pour un temps plus ou moins long, pour être repris ensuite. La cause en est l’actualité. Ainsi va la vie.

C’est pour cette raison que l’actualité électorale, et à présent « impériale » font poiroter depuis des mois notre brave soldat Bouvot, de Magny-Montarlot, blessé au siège de Sébastopol.

Nous en avions parlé dans une série comportant déjà dix épisodes, et, promis, nous en reparlerons encore.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Nos lecteurs sont gens sérieux, à tout le moins curieux, ils nous pardonneront ces interruptions ! C’est moins grave qu’une coupure d’eau ou d’électricité !

Aujourd’hui c’est l’actualité brûlante de la Grande rue avec l’arrivée en fanfare de la « requalification » dans la rue Émile Gruet qui motive le report de la suite de notre article « CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) » à la prochaine publication.

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022

La rue Émile Gruet, sa chaussée du moins, devrait en effet sortir métamorphosée de cette opération. Elle connut en d’autres temps, d’autres métamorphoses….

CHARMOY-CITY : PROJETS ET SOUVENIRS DANS LA GRANDE RUE (2) - du 18 janvier 2022

Mais venons en au présent.

Au coin de la rue de la Paix, le petit groom du fleuriste, avec les fleurs, s’est replié à l’intérieur. Il est avisé le gamin car toutes ces barrières et tous ces engins laissent présager un grand chambardement prochain.

Dans la vitrine du tabac-presse d’à côté, impassible, trône l’Empereur.

Ou plutôt son buste doré.

Non loin de là, sur la Place d’Armes, la statue de bronze du lieutenant en second Bonaparte contemple tous les vendredis le marché, comme jadis elle contempla le crayon de la liberté dressé.

"NAPOLEON ET LE CRAYON" PAR CLAUDI HOFFNUNG

Pour apercevoir le chantier dans l’enfilade de la rue de la Paix, il faudrait qu’elle fasse un « À gauche... gauche ! » la statue, mais avec le mortier qui trône à ses pieds elle risque bien de s’empêtrer. Elle ne verra donc jamais le chantier !

Qu’importe ! Le buste doré dans la vitrine du tabac-presse verra tout !

Pas si sûr Chantecler ! Et si quelqu’un vient l’acheter avant que le chantier soit terminé ?

Impossible !

Impossible n’est pas français Chantecler !

Impossible quand même : ce buste n’est pas à vendre, m’a déclaré Laurence la patronne quand j’ai voulu l’acheter, même que j’étais pas le premier déçu qu’elle m’a dit !

On pourra donc lire plus tard, dans les annales de notre cité impériale, que par l’entremise de son petit buste qui « n’est pas à vendre », l’Empereur aura assisté au grand chantier de la « requalification de la Grande rue ».

Alors, la rue Émile Gruet, future rue Napoléon mon colon ???

Auxonne, rue  Emile Gruet, reflets dans la vitrine du tabac-presse.JPG

Auxonne, rue Emile Gruet, reflets dans la vitrine du tabac-presse.JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 août 2022 (J+4990 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 10:16

CONFORT ET COMMODITÉS DE BONAPARTE À AUXONNE (1) - du 12 août 2022 (J+4986 après le vote négatif fondateur)

Au seuil d’un week-end de 15 août saharien, il serait malvenu d’infliger à nos lecteurs le voyage au pays des archives que nous avions prévu à la suite de la présentation des deux éditions de la brochure de Claude Pichard intitulée Napoléon Bonaparte à Auxonne.

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR (2) - du 8 août 2022

En ces temps difficiles où clim et piscine sont appréciés par les plus chanceux et où notre régiment lance un appel pour équiper d’une baignoire en zinc la chambre de Bonaparte, tentons plutôt de jeter un coup d’œil rétrospectif sur le confort et les commodités dont jouissait le jeune Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie d’Auxonne.

Comme nous n’avons rien inventé nous citerons des auteurs à travers des ouvrages disponibles en ligne sur Gallica bnf afin que chacun de nos lecteurs aie le loisir de les consulter s’il le désire.

À travers l’édition illustrée en deux volumes du Mémorial de Sainte-Hélène (Paris, Bourdin, 1842) écoutons l’Empereur lui-même témoigner : « A l'École militaire de Paris, nous étions nourris, servis magnifiquement, traités en toutes choses comme des officiers jouissant d'une grande aisance, plus grande certainement que celle de la plupart de nos familles, et fort au-dessus de celle dont beaucoup de nous devions jouir un jour (...) » (Tome I p.661)

Frédéric Masson, ce grand historien de Napoléon, faisant référence au « luxe de l’École militaire » citera ce même passage du Mémorial en page 95 de son ouvrage Napoléon dans sa jeunesse 1769-1793, Paris, Ollendorf, 1907.

Voici donc évoqués la nourriture et le service à l’École militaire de Paris , mais qu’en était-il à l’École royale d’Artillerie d’Auxonne que Bonaparte rejoignit peu d’années après l’École militaire de Paris?

Le Baron Coston dans son ouvrage en 2 volumes (Biographie des premières années de Napoléon Bonaparte, M. Aurel, Paris et Valence, 1840) rapporte (tome 1 page 151) que dans la chambre qu’il occupait avec son frère Louis (actuelle Chambre de Bonaparte au quartier Bonaparte) : « Bonaparte mettait lui-même le pot au feu dont son frère [ndlr : Louis son cadet âgé de 13 ans ] et lui se contentaient philosophiquement. »

Il semblerait donc, si l’on en croit le Baron, qu’en matière de restauration les conditions aient été moins « magnifiques » et plus spartiates à Auxonne qu’à Paris.

La phrase citée plus haut semble avoir inspiré le célèbre dessinateur lorrain JOB dans une illustration de l’ouvrage intitulé Bonaparte, texte de G.MONTORGUEIL, illustrations de JOB, Paris, Boivin 1910. Disposant de la seule gravure et non du texte correspondant l’ouvrage n’étant pas disponible sur Gallica, nous avançons néanmoins cette hypothèse…. À vérifier !

Du coup, Claudi, un peu à court, a emprunté cette illustration pour son image du jour. Les spécialistes pourront constater que JOB était particulièrement calé en uniformologie, à part cela, nous leur laisserons le soin de se prononcer quant au réalisme historique de la composition.

Nous en joignons un PDF

La suite au prochain numéro.

Bonaparte à Auxonne, entre tables de tir et cuisine.jpg

Bonaparte à Auxonne, entre tables de tir et cuisine.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 août 2022 (J+4986 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 05:00

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR (2) - du 8 août 2022 (J+4982 après le vote négatif fondateur)

Les amateurs de baignoires de l’Empereur vont être encore déçus ! C’est que nous avions annoncé dans notre précédent article, consacré à un ancien maire d’Auxonne fort sympathique, de les replonger dans l’impériale baignoire « dès la prochaine fois » !

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR - du 4 août 2022

Qu’ils veuillent bien nous pardonner, le bain ne sera pas encore pour cette fois, mais ce n’est que partie remise. Nous ne manquerons pas de revenir dès que possible à l’impériale baignoire de Sainte-Hélène !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Dans notre article du 4 août dernier consacré à Claude Pichard nous étions déjà sorti de la baignoire pour nous plonger dans le vaste océan des sources bibliographiques napoléoniennes.

Et en particulier des sources bibliographiques relatives à l’histoire du séjour de Napoléon Bonaparte à Auxonne dont Claude Pichard est l’un des nombreux contributeurs parmi tant d’autres, mais assurément pas le dernier, ni le premier d’ailleurs.

Rappelons que l’on doit à Claude Pichard deux éditions de sa brochure Napoléon Bonaparte à Auxonne.

La première qu’il publia étant maire : Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1847, et une seconde, revue et augmentée : Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857.

Elles comportent toutes deux la même « Dédicace aux Auxonnais » à une variante près qui remplace ce passage de la première édition « c’est à Auxonne […] qu’il a achevé ces études profondes qui l’ont si bien préparé au grand art de la guerre » par le suivant dans la deuxième édition « c’est à Auxonne […] qu’il a achevé ces études profondes qui l’ont si bien préparé au grand art de la législation et à la science de la guerre ».

Par cet ajout, l’auteur a sans doute voulu étendre les compétences acquises à Auxonne par le jeune Bonaparte au-delà des seules compétences militaires, mais il n’en considère pas moins, dans les deux préfaces, Auxonne comme « le berceau militaire de Napoléon ».

Nous mettons à disposition de nos lecteurs amateurs de Napoléon la préface de la deuxième édition. Ils pourront par ailleurs retrouver le texte complet des deux éditions sur Gallica, site numérisé de la Bibliothèque nationale de France.

Dans cette préface l’auteur déclare privilégier dans sa collecte de souvenirs, plus que les références bibliographiques, « les renseignements recueillis […] de plusieurs personnes dignes de confiance qui ont connu Bonaparte ».

Un peu plus nombreuses dans la deuxième édition, les références bibliographiques sont en effet très rares dans la première et semblent se limiter à deux en ce qui concerne Napoléon : Le Mémorial de Sainte-Hélène et l’ouvrage du Baron DE COSTON Biographie des premières années de Napoléon, Bonaparte, Paris et Valence, 1840.

Ne voulant pas abuser de la patience de nos lecteurs, dont le nombre semble un peu à l’étiage, comme la nappe phréatique en ces temps de chaleur et de sécheresse, nous limiterons notre propos à cette brève présentation de l’ouvrage de Claude Pichard sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

Et la baignoire de Sainte-Hélène alors ?

Nous attendons la fin des restrictions et un peu d’eau pour la remplir !

L’année de publication de la seconde édition du Napoléon Bonaparte à Auxonne de Claude Pichard, coïncidant avec celle de l’érection de la statue du même Bonaparte sur notre Place d’Armes, Claudi a saisi l’opportunité de rapprocher les deux évènements dans son illustration du jour.

 

Claude Pichard Auxonnais et les aigles impériales.jpg

Claude Pichard Auxonnais et les aigles impériales.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 8 août 2022 (J+4982 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
4 août 2022 4 04 /08 /août /2022 09:47

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR - du 4 août 2022 (J+4978 après le vote négatif fondateur)

 

Laissons un instant les baignoires de l’Empereur auxquelles nous reviendrons dès la prochaine fois ! Canicule oblige !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022

Notre contribution du jour présentera un caractère inhabituel puisqu’il s’agit d’un hommage à un maire d’Auxonne !

Un maire au passé comme vous l’aurez compris. Dommage ! Car c’est un personnage attachant et passionnant à divers titres, et qui a laissé nombre d’écrits et d’opuscules pleins d’intérêt et de fantaisie et parfois de joyeuse malice, desquels, à l’occasion, nous nous sommes inspirés.

Permettez-nous donc d’inviter dans nos colonnes un autre Claude que votre serviteur, en l’occurrence Claude Pichard (1795-1883), qui accomplit deux mandats de maire durant la Monarchie de Juillet : (1832-1835) et (1843-1848). Son nom est actuellement attaché à une rue de notre bonne ville.

Nous avons lu la plupart des écrits publiés par Claude Pichard. Le style en est attrayant, humain et parfois émouvant, un peu foutraque et non sans une pointe d’humour ! Nous aimons volontiers évoquer ce personnage attachant à divers titres et nous ne nous en sommes jamais privé dans les colonnes du présent blog

En ce qui concerne Napoléon Bonaparte, on doit à Claude Pichard une brochure qu’il publia étant maire : Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1847. Elle connut une réédition en 1857 chez le même éditeur. Les deux éditions sont consultables en ligne, il suffit de cliquer et d’être un peu patient

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb311049124

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31104913g

La seconde édition de 1857 de l’ouvrage était citée récemment, dans un podcast réalisé par l’association dijonnaise Magna Vox et posté en avril dernier, comme étant « le dernier livre qui parlait de Bonaparte à Auxonne ». À voir…

Laissons de côté pour l’instant les questions de bibliographie relatives au séjour de Bonaparte à Auxonne pour évoquer un instant la biographie de cet ami rétrospectif qui nous est cher : Claude Pichard.

1813, Claude Pichard a 18 ans, orphelin de père très jeune, il vit aux côtés de sa mère au sein d’une famille de commerçants établie dans la rue du Chénois (actuelle rue Carnot).

Après la saignée de 1812, le gouvernement impérial vient de lever un corps de cavalerie de volontaires devant s’équiper à leurs frais : la Garde d’honneur de l’Empereur. L’article 7 du décret du 3 avril 1813 garantit aux gardes d’honneur une promotion rapide, en leur conférant le grade de sous-lieutenant après douze mois de service.

Équipé aux frais de sa famille et peut-être aussi d’autres contributeurs, le jeune Claude s’enrôle dans le prestigieux nouveau corps.

Dans ses écrits, il évoque sa présence à la grande bataille de Leipzig (fin octobre 1813) et la retraite des troupes impériales vaincues par les coalisés vers le Rhin de Mayence.

Sa carrière se poursuit, il prend le grade de sous-lieutenant. Après la deuxième abdication de Napoléon Ier à la suite de Waterloo (18 juin 1815), on retrouve Claude Pichard dans l’armée de Davout repliée au sud de la Loire. Davout se soumet au pouvoir royal le 14 juillet 1815.

Citons Claude Pichard relatant, de son point de vue, la suite de l’affaire soixante ans après les faits : « En 1815, à Poitiers, j’étais sous-lieutenant à l’armée de la Loire. Les jeunes officiers devaient se rendre au quartier-général afin de signer leur option soit pour rentrer dans leurs foyers, soit pour leur admission dans la garde royale. J’avais la vocation de l’art militaire et j’espérais parcourir honorablement la carrière des armes ; les examens que je venais de passer étaient satisfaisants. Le jour fixé, j’allais opter pour la carrière des armes quand, au lieu de suivre directement la rue qui conduisait au quartier-général, je pris machinalement une autre voie. Là je rencontrai le facteur de la poste, qui me remit une lettre de ma mère, me pressant de revenir l’aider dans son commerce. Je ne pouvais hésiter, mais cette simple rencontre changea mon avenir » (Claude Pichard, Mon petit doigt me l’a dit, 2ème série, Auxonne, Charreau, 1876, p. 223)

Qui sait ? Le hasard aurait pu, dans l’autre sens, priver notre bonne ville d’un maire fort sympathique.

On aimerait parfois crier : « Claude Pichard à la barre ! »

Mais un Claude Pichard, par les temps qui courent, ce n’est peut-être pas facile de mettre …la main-dessus !

Claudi a illustré le jeune Claude Pichard et son cheval dans une rue qu’il connaît bien !

 

Post scriptum : Nous sommes aujourd’hui le 4 août. Une date anniversaire. La nuit du 4 août 1789 voyait en effet l’abolition des privilèges et des droits féodaux. D’aucuns nous reprocheront sans doute notre obsession impériale, mais après tout, écrire à propos de Napoléon Bonaparte à Auxonne n’est, nous semble-t-il, le privilège de personne ! De très nombreux auteurs ne s’en sont pas privé...

 

Un Auxonnais d'antan Garde d'Honneur de l'Empereur.jpg

Un Auxonnais d'antan Garde d'Honneur de l'Empereur.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 août 2022 (J+4978 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 09:41

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (2) - du 1er août 2022 (J+4975 après le vote négatif fondateur)

Chers et nombreux amateurs de plomberie impériale, c’est avec joie, qu’après la bonne réception de notre précédent article sur la baignoire en zinc de Liège, nous tenterons de vous offrir un aperçu original sur la baignoire en cuivre de Sainte-Hélène.

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (1) - du 29 juillet 2022

Les plus « napobranchés » de nos lecteurs auront peut-être déjà eu le plaisir de la découvrir au Musée de l’Armée en 2016 lors de l’exposition « Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire » sous l’égide de la « Fondation Napoléon ». Elle y était présentée avec d’autres objets de l’exil.

Mais bien avant et, dès la publication du Mémorial de Sainte-Hélène dans les années 1820, c’est en lisant cet ouvrage, que les fidèles de l’Empereur, avaient pu découvrir l’existence de l’impérial récipient.

Nous nous référerons, dans la suite de cet article, à l’édition illustrée en deux volumes de cet ouvrage (Paris, Bourdin, 1842).

Signalons pour mémoire que nous en avions utilisé la vignette du premier tome pour illustrer un précédent article dans lequel les vrais passionnés de l’Empereur trouveront sans doute encore du grain à moudre….

DES AUXONNAIS RACONTENT LEUR VILLE… ET LEUR VIE- du 29 avril 2022

Donnons à présent la parole aux témoins oculaires de la fameuse baignoire qui accompagnèrent l’Empereur dans son exil sur le sinistre rocher britannique. Et sans prétendre à la qualité d’historien, citons simplement leurs propos en les remerciant rétrospectivement de leurs témoignages écrits et graphiques.

C’est dans le commentaire de la journée du 10 décembre 1815 concernant l’établissement de l’Empereur à Longwood que Las Cases, auteur du Mémorial et secrétaire de l’Empereur, mentionne l’existence de la baignoire en ces termes : « Cette nouvelle demeure se trouvait garnie d’une baignoire que l’amiral [Cockburn] était venu à bout de faire exécuter tant bien que mal par ses charpentiers ». Las Cases ajoute : « L’Empereur qui avait été privé de bains depuis la Malmaison [N.D.L.R. Chantecler : donc depuis fin juin 1815], et pour qui ils étaient devenus une nécessité de la vie, a voulu en prendre un dès l’instant même. »

On notera l’importance de l’accessoire pour l’Empereur qui y passait de longues heures.

De facture assez grossière, avec un rebord simplement battu, cette baignoire était en cuivre (ou alliage de cuivre) intérieurement étamé, comme les casseroles ou marmites d’alors.

Pas plus que cette baignoire rustique qu’il fit exécuter par ses marins charpentiers, l’amiral Cockburn lui-même ne semble avoir laissé l’Empereur indifférent.

Dans le Mémorial, sous la plume de Las Cases, on peut lire à la date du 17 avril 1816 : « …nous dirions avec l’Empereur, qui avait naturellement un faible pour lui, que l’amiral Cokburn est bien loin d’être un méchant homme, qu’il est même susceptible d’élans généreux et délicats, que nous en avons plusieurs fois éprouvé les effets ; mais qu’aussi, par contre, nous l’avons trouvé souvent capricieux, irascible, vain, dominateur, fort habitué à l’autorité, l’exerçant avec rudesse, mettant souvent la force à la place de la dignité. »

 

Le second tome de l’édition illustrée du Mémorial de Sainte-Hélène (Paris, Bourdin, 1842) comporte, à la suite du Mémorial, un ouvrage intitulé Napoléon dans l’exil dû au médecin britannique O’Meara, médecin et chirurgien de l’Empereur à Sainte-Hélène. Dans cet ouvrage on retrouve L’Empereur au bain et sa baignoire.

C’est dans celle-ci, à la date du 3 décembre 1816, qu’il déclare au médecin à propos du trafic dans le channel « durant la guerre avec l’Angleterre » : « Les contrebandiers traversaient le canal [N.D.L.R. traduction littérale de channel sans doute] dans des bateaux très étroits, grands comme cette baignoire. Il était prodigieux de les voir passer en bravant vos vaisseaux de 74 [N.D.L.R. 74 canons]  »

Exécutée par les marins charpentiers d’un amiral britannique, cette baignoire semble frappée au coin de la Marine. Elle fut en quelque sorte le vaisseau qui aida l’Empereur à naviguer, sans quitter la terre, sur la mer hostile de son exil à Sainte-Hélène.

Nous n’avons pas trouvé d’illustration de la baignoire dans l’édition illustrée en deux volumes du Mémorial (Paris, Bourdin, 1842).

Nous tenterons de pallier cette absence dans un prochain épisode.

En attendant, dans son illustration du jour, Claudi met en lumière le promoteur de l’impérial récipient en la personne de l’amiral Cockburn.

 

Quand l'ex-lieutenant à Auxonne trouve une baignoire à Sainte-Hélène.jpg

Quand l'ex-lieutenant à Auxonne trouve une baignoire à Sainte-Hélène.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er août 2022 (J+4975 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 08:24

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (1) - du 29 juillet 2022 (J+4972 après le vote négatif fondateur)

La campagne napoléonienne de 1807 en Pologne aura finalement occupé notre blog tout au long ce mois de juillet sec et chaud.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (5) - du 25 juillet 2022

Le climat incitant à la trempette, piscine, bassins et autres baignoires fleurissent sur les réseaux sociaux de notre bonne ville.

Quittons donc la Pologne, sans abandonner l’Empereur, en nous plongeant à présent dans l’histoire des baignoires impériales.

Notre recherche nous a conduit à en découvrir deux.

La première est en zinc, et la seconde en cuivre. (Non ce n’est pas un vers de Victor Hugo, ce fan de l’Empereur, mais pas de plomberie)

Zinc et cuivre, comme les électrodes de la pile, que Volta, son inventeur, présenta en 1801 à Bonaparte. Il y avait de l’électricité dans l’air...

La première est visible à Liège en Belgique, et la seconde sur l’île de Sainte-Hélène. En 2016, cette dernière quitta un temps le funeste rocher pour une exposition parisienne au Musée de l’Armée.

Parlons aujourd’hui de la première qui est exposée depuis 1997 à la Maison de la Métallurgie et de l’Industrie à Liège et qui a été présentée dans la même ville en 2021 à l’exposition « Au-delà du mythe » à l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur.

L’intérêt de cet objet impérial réside dans le fait qu’il concrétise et réalise la synthèse entre l’histoire politique et militaire et l’histoire des sciences et des techniques.

Survolons en bref le volet histoire politique et militaire. En 1800, l’actuel territoire de la Belgique fait partie du territoire français et la ville de Liège est le chef-lieu d’un département français, le département d’Othe.

La région de Liège est riche d’une variété de minerai de zinc : la calamine. Avant le blocus continental (1807) qui restreint la circulation des marchandises, une partie du minerai est exportée en Grande-Bretagne, alors leader européen de la production de zinc. À la suite du blocus, l’industrie belge du zinc va prendre un nouvel essor.

L’industriel et chimiste belge Jean-Jacques Dony dépose en 1810, auprès de l’administration impériale un brevet sur un nouveau mode de production de zinc. Il obtient, à la suite de ce dépôt, le monopole de cette production sur les territoires de l’Empire.

La fameuse baignoire, en zinc laminé obtenu selon le nouveau procédé, est un hommage de l’industriel à l’Empereur bienveillant à la même date…

Pour plus de détails, se reporter à l’information disponible sur la toile.

Dans le prochain épisode, nous nous retrouverons à Sainte-Hélène où l’empereur se baignait fréquemment dans une autre baignoire, anglaise et en cuivre celle-là, et beaucoup moins perfectionnée que la baignoire liégeoise de Dony.

Claudi offre un dessin de la baignoire belge à tous les fans d’Empire et de plomberie ! Pour une agréable et impériale trempette par ces temps de sécheresse !

 

FLASH DERNIÈRE (30/07/22 à 18h30)

Le sujet du présent article a connu un succès d’audience inhabituel. La baignoire en zinc de Liège a visiblement plu. Espérons qu’il en sera de même pour la baignoire en cuivre de Sainte-Hélène. Et puis, jamais deux sans trois !

Qui sait ? Pour la joie des plombiers impériaux, nous ne désespérons pas de découvrir une troisième baignoire !

 

Un confort que n'imaginait pas Bonaparte à Auxonne.jpg

Un confort que n'imaginait pas Bonaparte à Auxonne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 juillet 2022 (J+4972 après le vote négatif fondateur)

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