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  • Claude Speranza, Auxonnais
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2 janvier 2025 4 02 /01 /janvier /2025 12:07

LES VŒUX DE CHANTECLER POUR 2025 - du 02 janvier 2025 (Jour 193 de la nouvelle ère de Chantecler)

Chantecler présente à ses fidèles lecteurs ses meilleurs vœux pour l'année 2025 !

Notre rédaction espère simplement que le cœur de notre cité sera plus animé au cours de cette année qu'hier, premier jour de la nouvelle année.

En un mot, pas un chat, pas une âme qui vive...

Sur le coup de midi nous avons bu un coup au comptoir du seul bar ouvert de la ville. Comme le soleil brillait, nous avons enfourché notre Rossinante (sans batterie) pour un long périple sur la Voie bleue entre Flammerans et les approches de Saint-Seine-en-Bache. Un vrai tour du monde avec une fête canaque animée sous le pont de l'autoroute !

Voilà qui vaut bien toutes les croisières en charter !

Claudi est à la peine ce matin, il devrait se fendre pour nos lecteurs d'une belle carte de vœux. Mais voilà qu'il vient d'aviser « au passage », celle très officielle et très peaufinée de notre municipalité.

Avoue, Claudi que ça te rappelle très fort ta carte de vœux de l'an dernier !

Du coup Claudi a réutilisé sans complexe sa carte de voeux 2024 qui, à bien y regarder, est bien la seule à n'avoir pas pris une ride !

Pour votre confort, on vous la donne en PDF

La prochaine fois, promis, juré, on reprend notre série « CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE ».

Les curieux découvriront le dernier article de la série en lien ci-dessous :

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (3) - du 30 décembre 2024

2025, nos voeux de 2024 n'ont pas pris une ride

2025, nos voeux de 2024 n'ont pas pris une ride

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 janvier 2025 (Jour 193 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Curiositeries

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Curiositeries
30 décembre 2024 1 30 /12 /décembre /2024 22:56

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (3) - du 30 décembre 2024 (Jour 190 de la nouvelle ère de Chantecler)

Rappelons encore aujourd'hui que Chantecler n'étant pas un parlementaire, ne peut s'autoriser une trêve des confiseurs. En pleine trêve des confiseurs, chers lecteurs, vous aurez donc droit à une nouvelle production de notre rédaction... Qui est une suite impromptue de la précédente.

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (2) - du 27 décembre 2024

Vous remarquerez en passant l'heure tardive de la publication. L'accouchement fut à vrai dire un peu difficile. Tentez l'expérience et vous verrez la tâche que représente la tentative d'une production originale et néanmoins « bonapartique » dans la période que nous traversons actuellement...

Pas de panique pour autant, l'orchestre joue toujours sur le pont du Titanic et nous avons déniché une belle idée dans la salle obscure de notre cinéma « L'EMPIRE ».

À l'affiche : « Leurs enfants après eux ». Sur l'affiche un jeune couple en selle sur une Yamaha YZ d'un modèle hors-d'âge.

Au guidon un jeune homme au faciès chahuté maquillé en tricolore, en mode « finale de la Coupe du monde de foot du 12 juillet 1998 ». Nous sommes déjà dans l'Histoire, plus précisément dans le bassin minier de Lorraine. Ce jeune homme nommé Anthony Casati  est un produit de l'immigration italienne dont le père, suite à la crise sidérurgique, tire le diable par la queue et piche à qui mieux mieux. Il finira même par boire l'eau du lac...

En selle, campée derrière lui, une belle nana, Stéphanie la fille d'un notable friqué du lieu. Son regard pensif se perd dans un horizon qui ne semble être pas celui du jeune homme. Le couple semble très mal parti. Il semble même qu'il ne soit jamais parti sur la Yamaha YZ d'un modèle hors-d'âge qui est l'une des grandes vedettes du film.

Croyez-moi, j'ai vu le film deux fois et si j'ai vu ces deux-là s'aimer (et comment !) à leur manière dans le film, jamais je ne les ai vu ensemble sur la Yamaha. Allez le voir, vous comprendrez pourquoi !

Il y a d'autres personnages attachants dans le film et d'autres encore franchement dégoûtants. Je ne suis pas un critique de cinéma exhaustif et je ne vous citerai que ces quatre là (la YZ comprise).

Mais quel rapport avec Bonaparte me direz-vous ?! À quelle heure va-t-on crier : « Vive l'Empereur ! ».

Quel rapport entre un petit corse fauché débarquant sur le royaume de France à la fin des années 1770 et Anthony Casati né deux siècles plus tard à la fin des années 1970 dans le bassin sidérurgique de Lorraine. Les vingt ans du premier verront l'avènement d'un nouveau monde et ceux du deuxième l'effondrement définitif d'un autre monde. Seul point commun entre le film et la légende napoléonienne, le bleu, blanc, rouge omniprésent jusque sur l'affiche (voir plus haut).

Avec ses institutions et ses cadres rigoureux une monarchie déclinante aura formé malgré elle, puis contre elle, de nouvelles élites. Les institutions et les cadres de notre république fatiguée d'après les « trente glorieuses », en viennent à sembler sur ce point, dans leur conservatisme de l'entre-soi, plus royalistes que le roi !

Développer cela nous amènerait à tartiner bien des pages propres à faire fuir le lecteur. Et puis, manque de pot, (non pas celui de la YZ !) nous n'avons pas fait Sciences-Po Restons plus modestes et tentons de touver un pendant acceptable au jeune couple Anthony-Stéphanie dans la geste napoléonienne.

Napoléon-Manesca ! Le voilà tout trouvé ! Et pour ceux qui ne connaissent pas la suite disons que le papa de Manesca, riche marchand de bois jugea Napoléon trop fauché pour sa fille.

S'il était un acharné de l'étude et de la lecture, ce qui le distingue de l'Anthony du film « Leurs enfants après eux », le Bonaparte de vingt ans ne dédaignait pas pour autant attirer l'attention du beau sexe quoique sans YZ et sans blouson de cuir.

On note ainsi dans une revue qui n'est plus à présenter (numéro 320 du « Souvenir napoléonien » de novembre 1981, « Trois missions oubliées de Bonaparte, lieutenant à Auxonne » )  :

« Un soir à la nuit tombante, sous les frondaisons des allées du parc de Seurre, une personne du sexe [N.D.L.R. Chantecler : c-à-d une femme]fut effrayée par la vue d'une couronne phosphorescente qui approchait d'elle au-dessus des buissons. C'était le lieutenant Bonaparte qui avait mis des vers luisants dans ses cheveux. »

Nous en resterons là pour aujourd'hui. « L'Empire » est en congé jusqu'au 8 janvier. À bientôt quand même nous poursuivrons inlassablement, tel Schéhérazade, nos contes bonapartiques sans aller au ciné !

Claudi s'est défoncé sur la YZ

Pour plus de confort, votre image du jour en PDF

Bonaparte de A à YZ

Bonaparte de A à YZ

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 décembre 2024 (Jour 190 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Contes et légendes

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Contes et légendes
27 décembre 2024 5 27 /12 /décembre /2024 01:00

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (2) - du 27 décembre 2024 (Jour 187 de la nouvelle ère de Chantecler)

Chantecler, qui n'est pas un parlementaire, ne peut s'autoriser une trêve des confiseurs. Il doit donc rendre régulièrement sa copie au cénacle de ses fidèles lecteurs, et en conséquence, vous livrer dès à présent la suite du premier épisode de ses contes bonapartiques, en lien ci-dessous.

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (1) - du 24 décembre 2024

Rappelons pour les gens pressés que, dans ce premier épisode, « Monsieur Colleret, un obscur petit fonctionnaire, « jeune commis de cinquième classe », convié à ce titre, pour le jour de Noël 1808, à assister à une visite officielle de l'Empereur » peaufinait pour le mieux ses effets civils dans sa petite chambre, et ses petits souliers en particulier, tel le soldat à la veille d'une revue.

Ceci se passait le 24 décembre 1808. Aujourd'hui, mettez vos pendules à l'heure, nous en sommes, dans notre récit, au 25 décembre 1808. Voilà pour le temps.

Reste à préciser le lieu !

Citons l'auteur à ce propos : « Est-ce à Soissons, à Montdidier ou bien à Saint-Quentin que, le 25 décembre 1808, l'Empereur Napoléon, à l'apogée de sa puissance et de sa gloire, s'en vint de Compiègne, présider à l'inauguration des casernes nouvelles ? ».

Chacun notera dans cette interrogation, sur laquelle s'ouvre l'histoire, une certaine contradiction puisque si le lieu de départ de l'Empereur est précisé, le choix de son lieu d'arrivée reste ouvert.

Au plan historique, l'excellent ouvrage de Louis Garros (GARROS Louis, Quel roman que ma vie ! Itinéraire de Napoléon Bonaparte 1769-1821 ,Paris, 1947) amène l'amateur d'histoire napoléonienne à s'interroger puisqu'il y découvrira l'Empereur le 25 décembre 1808 à Arevalo en Espagne !

Mais telle n'est pas notre intention d'aller chercher chicane au célèbre G.Lenotre (1855-1935), auteur prolixe autant que passionnant.

Dans son conte au titre explicite La carrière de Monsieur Colleret G.Lenotre veut démontrer simplement et avec humour tous les bénéfices que l'on peut parfois tirer d'avoir approché l'Empereur. En l'espèce, pour Monsieur Colleret, de s'être trouvé par hasard à la descente de voiture de l'Empereur et de lui avoir offert son bras secourable, le soulageant d'une marche pénible avec des bottes mal « cassées ».

Vous trouverez plus de détails en accédant au texte disponible en ligne sur Gallica

Avec son corps, les douleurs aux pieds de l'Empereur ont disparu. Mais son image est restée, vers laquelle la grande armée des successeurs de Monsieur Colleret continue de se presser.

Il nous restait à apporter la note Chantecler à notre commentaire en offrant à nos lecteurs, en cadeau de Noël impérial, une image mise en couleurs et commentée par nos soins que, pour votre confort, nous vous offrons aussi en PDF

Le 25 décembre 2024, l'Empereur a pensé à votre serviteur. Souvenez-vous de mon réveillon solitaire évoqué dans mon dernier article après le film « Les boules de Noël ».

Je n'en dirai pas plus mais sachez que j'ai passé un Noël chaleureux à Tillenay sur le coteau qui domine le fameux Polygone où Bonaparte apprit son métier d'artilleur ! Un Noël qui vaut bien d'être marqué d'une croix à la cheminée !

Comment gagner du galon au bras de Napoléon

Comment gagner du galon au bras de Napoléon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 décembre 2024 (Jour 187 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Contes et légendes

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Contes et légendes
24 décembre 2024 2 24 /12 /décembre /2024 14:42

CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE (1) - du 24 décembre 2024 (Jour 184 de la nouvelle ère de Chantecler)

En marge et prolongement du programme culturel « officiel », notre rédaction propose à ses lecteurs la présente série intitulée « CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE ».

Nous avions annoncé ce projet dans notre précédent article.

HISTORIENS DE L'EMPEREUR ET COLLECTIONNEURS D'AUXONNE ET D'AILLEURS (5) - du 21 décembre 2024

Ce titre explicite « CONTES BONAPARTIQUES, DE NOËL À L'ÉPIPHANIE », indique tant le sujet que la durée de l'exercice qui devrait nous occuper jusque dans la première décade de janvier.

Période désignée généralement sous le terme fourre-tout de « Fêtes de fin d'année ». Terme calendaire qui recouvre des réalités et des situations très diverses sur fond, cette année d'une situation politique et géopoloitique pour le moins préoccupante.

Nombre de nos dirigeants passeront cette période dans leurs petits souliers quand d'autres resteront droit dans leurs bottes. Les analystes ne manqueront pas d'ajouter au tableau des bruits de bottes. L'horizon, force est de l'avouer, n'apparaît pas franchement bleu vers des lendemains qui chantent...

Il est facile nous dira-t-on de jouer sur la fibre mélancolique, dans le genre andersenien « Petite fille aux allumettes », en ces temps de lumière raréfiée, tant en intensité qu'en durée propre à cette période de l'année.

Lumière raréfiée, qu'atténuent encore chez nous les brumes du Val de Saône !

Trêve d'états d'âme Chantecler, on le veut notre conte !

Pas de problème chers lecteurs, je vais vous en livrer un échantillon …

Un échantillon seulement !? Comme tu y vas toi !

Pardonnez moi chers lecteurs, je dois à présent vous faire un aveu....

Je devais rédiger mon article hier soir mais cinéphile ou cinémane impénitent, c'est selon, je me suis payé un pré-reveillon à notre cinéma l'Empire qui offrait au programme en soirée « Les boules de Noël ».

Une image pour le moins dantesque de réveillon familial (pour le détail je vous renvoie aux critiques). C'est bien clair, ce n'est pas du Rohmer ! Ni même de l' « art et essai » !

Il me semble carrément déconseillé d'évoquer ce film dans le cadre d'un réveillon familial idéal. Mais le réveillon familial idéal n'est-il pas, avouons-le, un rêve inatteignable plus qu'une réalité ?!

Sachez-moi presque soulagé de ne pas avoir à le vérifier ce soir car, comme le jeune Monsieur Colleret du conte que vous attendez toujours chers lecteurs, j'ai prévu de le passer dans ma chambre en toute intimité.

Quant au conte, rassurez-vous, il n'est pas de ma plume, il est d'un auteur talentueux et prolixe qui écrivit des milliers de pages sur l'Empire et la Révolution il y a un bon siècle de cela ! Je vous le présenterai en temps voulu chers lecteurs !

Présentons pour l'instant son héros, Monsieur Colleret, un obscur petit fonctionnaire, « jeune commis de cinquième classe », convié à ce titre, pour le jour de Noël 1808, à assister à une visite officielle de l'Empereur.

Il ignore encore le retentissement que sa présence à cette cérémonie aura sur sa carrière. Et pour l'heure à la veille de l 'évènement, il peaufine sa tenue et astique ses petits souliers....

La scène est illustrée par Claudi.

Pour votre confort de lecture, nous la diffusons en PDF

À suivre, après le réveillon, que je vous souhaite bon, même sans Napoléon, et pas dans le genre « Les boules de Noël » !

24 décembre 1808, demain l'Empereur inaugure la caserne

24 décembre 1808, demain l'Empereur inaugure la caserne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 décembre 2024 (Jour 184 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Contes et légendes

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
21 décembre 2024 6 21 /12 /décembre /2024 01:00

HISTORIENS DE L'EMPEREUR ET COLLECTIONNEURS D'AUXONNE ET D'AILLEURS (5) - du 21 décembre 2024 (Jour 181 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre présente série « HISTORIENS DE L'EMPEREUR ET COLLECTIONNEURS D'AUXONNE ET D'AILLEURS » que nous terminons aujourd'hui avait été interrompue à la fin de septembre dernier par quelques coups de théatre, ces derniers sans intérêt historique ni culturel particulier.

Ils nous ont néanmoins donné un aperçu édifiant de l'état de notre société... à faire froid dans le dos ! Nos dirigeants, occupés à leurs calculs politiques, ont du souci à se faire.

Passons là-dessus et revenons à de vraies considérations historiques et littéraires visiblement étrangères à un certain public, délaissé de ses élites, et qui, comme la terre abandonnée du laboureur, retourne à la friche.

Cette tempête facebookienne montée en épingle par un apprenti sorcier ne nous aura jamais empêché de dormir, nous qui avons traversé d'autres épreuves.

Dans ma carrière, j'ai eu raison avec ma plume contre une inspectrice générale à qui j'avais eu l'heur de déplaire et qui me chercha chicane dans un rapport baclé et mal ficelé.

Comme par hasard elle était corse, elle s'appelait Marie-France et tomba dans mon cas sur un os ! Dans tous les sens du termes ! L'affaire fit grand bruit dans toute l'Académie et j'obtins finalement la hors-classe qu'elle voulait me sucrer ! C'était à la fin du siècle dernier ! Ma carcasse a vieilli, mais trempée à de nombreux combats elle s'est aiguisée !

C'est pourquoi nous regardons ce soudain typhon de septembre dernier dans la baignoire de Napoléon pour ce qu'il est. Peu de chose à vrai dire.

Nous remercions les écoles militaires ainsi que d'excellents chefs de nous avoir appris la méthode de raisonnement tactique, à nous qui fûmes un temps, en tant que réserviste, officier traitant 2B au COMLOG de Metz puis au CFLT de Montlhéry, un coin de France où justement se déroule le présent épisode de notre série « HISTORIENS DE L'EMPEREUR ET COLLECTIONNEURS D'AUXONNE ET D'AILLEURS »

Reprenons donc le fil de notre histoire en forme de conversation de bon ton !

Dans le précédent épisode de notre série, nous parlions de Frédéric MASSON généralement considéré, encore de nos jours, comme un historien napoléonien reconnu

Et ce, sans avoir eu besoin, comme d'aucuns, de se faire porter sur le pavois des copains (pines) facebookiens de tous poils avec ou sans bonnet à poil.

HISTORIENS DE L'EMPEREUR ET COLLECTIONNEURS D'AUXONNE ET D'AILLEURS (4) - du 20 septembre 2024

Tout homme, fût-il grand, a ses travers et ses manies. La grandeur de Frédéric Masson est dans l'œuvre qu'il a laissée. Nous en avons donné quelques aspects dans les épisodes précédents de cette série.

Les témoignages crus et désopilants de celui qui fut un temps l'un des voisins du maître ne peuvent en rien altérer la valeur de son œuvre, tout au plus pourront-ils distraire un moment certains de nos lecteurs. De ceux, du moins qui ne crient pas « Vive l'Empereur » tous les quarts d'heure...

Nous livrerons donc, à travers ses écrits, les remarques sur Frédéric MASSON d'un journaliste et polémiste d'un grand talent : Léon DAUDET (1867-1842), fils d'Alphonse DAUDET (1840-1897) qui lui, n'est plus à présenter.

« Chantecler tu me dis qu'Alphonse DAUDET ne serait plus à présenter. Il me semble que t'es vachement optimiste. T'es vraiment allé voir comment qu'ça cause dans les cercles passionnés !!! »

Bien sûr que je suis optimiste mon gars ! Et puis je trouve que tu es vraiment sévère, car dans la grande poubelle napoléonienne facebookienne de fin septembre j'ai trouvé au moins un commentaire de qualité et quelques autres respectables ! Allez, basta mon gars, arrête de me couper, laisse moi continuer !

Revenons à Léon DAUDET et à ses témoignages humoristiques sur MASSON.

 

Puisqu'il convient toujours de laisser le lecteur (ou l'auditeur) juger par lui-même sur pièces plutôt que d'agiter un hypothétique « karma » ou de proclamer à cors et à cris une prétendue « passion », nous proposerons simplement à nos bienveillants lecteurs une lecture des textes en question.

Dans ce but, nous avons pris la peine de réaliser un montage que chacun pourra utiliser et approfondir à sa façon sans être téléguidé.

« Dis donc, t'as bien bossé mon colon ! »

Oui mon gars, j'ai plus d'une corde à mon arc et mes talents sont variés. Je crie pourtant pas « Vive l'Empereur tous les quarts d'heure »

Et puis Léon Daudet, comme nous allons le voir à présent parmi plein d'autres choses, osait bien se moquer du grand Frédéric MASSON et de sa sempiternelle « Soupe à l'Aigle ».

« Soupe à l'Aigle » ? « Soupe à l'Aigle » ? Comme t'y vas ! Les écolos vont te tomber fissa sur le râble !

Allez basta mon gars ! Laisse pisser le mérinos ! Lis moi donc ça et après tu causeras !

Claudi la « Soupe à l'aigle » il a aimé et ça l'a bien inspiré. Ça change un peu de la soupe à la grimace accompagnée d'un ragout de menace arrosé de clos Pisse-Vinaigre 1769 ! Pas vrai ?

Peu enclin à tirer sur les ambulances, nous n'irons pas exhumer la prose nauséabonde dont nous fûmes le destinataire à la suite d'une bien pitoyable affaire.

Nous ne nous avancerons à peine en affirmant que nous sommes par ailleurs populaire et appriécé à Auxonne et que notre blog, pour être dérangeant, n'est jamais insultant.

Les rancœurs recuites et secrètes de quelques grincheux qu'aura pu déranger notre franchise n'y changeront rien.

Affirmer comme l'a fait notre bonapartique adversaire que « la grande majorité des habitants d'Auxonne » l'auraient prévenu à notre propos révèle une ignorance totale du terrain de la part d'une personne dont le cercle de connaissances dans la population d'Auxonne semble visiblement restreint ce qui n'a rien d'étrange puisqu'il est dolois !

Nous n'avons quant à nous, jamais usé des arguments plainte ou menace et nous le ferons encore moins à présent. Nous n'avons vocation ni à engraisser les gens de robe ni à en découdre en mode bourrin.

Merci pour finir à la Présidente Vuillaume pas très facétieuse en l'espèce qui s'est permis dans ses commentaires sur le facebook de son impériale idole de juger de notre « intelligence ».

Pour la période des fêtes de fin d'année, nous présenterons une série de contes de Noël d'inspiration napoléonienne, comme il se doit !

Le grand Frédéric Masson selon Léon Daudet

Le grand Frédéric Masson selon Léon Daudet

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 décembre 2024 (Jour 181 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans De pire Empire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans De pire Empire
17 décembre 2024 2 17 /12 /décembre /2024 01:07

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (4) - du 17 décembre 2024  (Jour 177 de la nouvelle ère de Chantecler)

Avec cet article se terminera notre tétralogie intitulée « NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS ». Cette série, dans son épisode initial, n'avait eu d'ambition que de rappeler le rôle fondamental de l'ex-cinéma paroissial « L'Aiglon » dans l'accès de la population auxonnaise aux grandes œuvres cinématographiques de l'après-guerre et parmi ces dernières au film « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (1) - du 7 décembre 2024 

Dans les deux épisodes suivants, nous avions souligné très brièvement l'abondante inspiration formelle que Jean Delannoy avait puisée dans l'oeuvre éponyme immortelle de Victor Hugo.

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (2) - du 10 décembre 2024

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (3) - du 13 décembre 2024 

Dans le troisième épisode en particulier, passant du cinéma « L'Aiglon » d'antan au cinéma « l'Empire » des temps présents, nous avions rendu compte de l'actualité des projections. Tout en passant, en image, avec un petit grain de moutarde, de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Dijon.

Et nous voilà aujourd'hui au pied du mur pour la rédaction et l'illustration de notre quatrième épisode. Et comme dit le proverbe : « C'est au pied du mur qu'on voit le maçon ». Certes nous n'entendons pas rivaliser avec les tailleurs de pierre d'hier et d'aujourd'hui qui ont laissé leurs marques gravées sur les pierres de Notre-Dame de Paris !

D'ailleurs de pierre il ne sera pas question pour nous, car nous parlerons de bois d'œuvre, de chêne en particulier.

Non ! Pas du Chêne Napoléon, dont l' « original » selon la tradition a aujourd'hui disparu. Ni de Napoléon d'ailleurs et de ses divers artefacts locaux !

De quel chêne alors ? Des deux chênes dont le conseil municipal de notre bonne ville, sous la précédente mandature, vota le don en participation de la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris à l'identique dans sa séance du 23 mai 2019 comme en atteste l'extrait du procès-verbal de la séance, en PDF ci-dessous.

Notre rédaction avait rendu compte de cette décision dès le lendemain et composé pour l'occasion un poème.

Ce poème inspiré tant par la décision de nos conseillers et conseillères que par le célèbre roman de Victor Hugo, les vrais amateurs le retrouveront facilement s'ils ont lu attentivement les lignes ci-dessus.

Pour notre compte, plus de cinq ans ayant passé depuis sa première publication, il nous a semblé indispensable d'en donner une version actualisée. Laissons à d'autres officines la passion du radotage en pire !!

Ce poème tiendra lieu de correspondance sur la carte postale du jour de Claudi dont, pour votre confort de lecture, nous donnons un PDF

À bientôt ! Et si ce blog éclaire un peu vos longues soirées, faites-le connaître !

Des Crochères à Notre-Dame

Des Crochères à Notre-Dame

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 décembre 2024 (Jour 177 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
13 décembre 2024 5 13 /12 /décembre /2024 00:33

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (3) - du 13 décembre 2024  (Jour 173 de la nouvelle ère de Chantecler)

Rappelons que cette série est née d'une sorte de « madeleine de Proust » cinématographique qui nous était revenue en mémoire à l'occasion des cérémonies des 7 et 8 décembre dernier à Paris.

La ressouvenance de notre découverte, le 13 mars 1958 précisément, à l'âge de onze ans du film Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy au cinéma paroissial « L'Aiglon ».

Dans notre deuxième épisode, nous avions déclaré « avoir travaillé d'arrache-pied à documenter notre sujet : visionnage et analyse du film, recherches bibliographiques sur Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. ».

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (2) - du 10 décembre 2024 

Il y aurait en effet un parallèle intéressant à établir (décors, costumes, dialogues) entre l'œuvre source de Victor Hugo et le film de Jean Delannoy. Cependant nous ne sommes pas en thèse et si le rédacteur Chantecler ne répugne pas à l'étude, il reste très occupé par sa fréquentation de L'Empire, le cinéma de notre bonne ville !

En substance, voici nos deux dernières séances : « The substance » avant-hier soir et « La plus précieuse des marchandises » hier...

Mais quel rapport avec « Notre-Dame de Paris » ? Diront les grincheux !

Avec le film de Delannoy « Notre-Dame de Paris » nous dirons sans détailler que les films cités plus haut révèlent tous deux, avec des sources et des moyens radicalement opposés le pire et le meilleur de la condition humaine, les monstruosités du corps, du cœur, et de l'âme humaine. En un mot ce que toute femme et tout homme ouvert sur les autres et le monde expérimente tôt ou tard de façon généralement moins spectaculaire.

Un petit mot en passant sur le film « La plus précieuse des marchandises ».

1943, nous sommes dans la forêt polonaise traversée par la ligne de chemin de fer menant à Auschwitz, non loin de là, vit un couple d'âge mûr sans enfants.

« La vieille bûcheronne » a recueilli une petite fille jetée du train de déportés, le couple garde la petite fille.

Celle-ci survit grâce au lait de la chèvre d'un homme à la « gueule cassée ». Visiblement d'après son uniforme et son armement (fusil Mauser) cet homme est un déserteur allemand.

Il protègera la vieille bûcheronne devenue veuve après l'assassinat de son mari par les autres bûcherons « collabos ».

Le temps passe, les Russes arrivent, identifient l'homme de loin dans la forêt et l'abattent. L'un deux s'approche du cadavre et du pied le retourne en prononçant ce mot (non sous-titré) : « starik ». Ironie de l'histoire, ce « juste », sauveur de la petite fille, ne mérite aux yeux impitoyable des acteurs de l'Histoire, que ce qualificatif de « petit vieux ».

Après Notre-Dame d'Auxonne et Notre-Dame de Paris, nous irons voir demain Notre-Dame de Dijon et à ses pieds, sur son stand de la rue Musette notre ami Yannick, libraire en plein air.

Claudi lui dédie son image du jour, une illustration inédite qui conjugue le sonneur de Notre-Dame et le Jacquemart, une cause majeure de torticolis dans les groupes de touristes  guidés qui pourrait faire l'objet d'un aticle dans The Lancet !

 

Quasimodo à la rescousse du Jacquemart

Quasimodo à la rescousse du Jacquemart

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 décembre 2024 (Jour 173 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
10 décembre 2024 2 10 /12 /décembre /2024 00:13

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (2) - du 10 décembre 2024  (Jour 170 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article en lien ci-dessous, nous nous remémorions une séance au cinéma paroissial « L'Aiglon ».

  Celle de la projection de Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy sorti, comme la crise de Suez, en 1956.

Notre mémoire de jeunesse en ayant gardé une empreinte encore fraîche, nous écrivions à ce propos : « le gamin de 11 ans que j'étais alors a découvert Esméralda et sa chèvre, Quasimodo et Claude Frollot le 13 mars [1958] précisément pour un billet au prix de 60 anciens francs d'alors... »

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (1) - du 7 décembre 2024 

Nous ajoutions en outre, un peu pompeusement (!) : « Victor Hugo, son œuvre, son génie littéraire et sa pensée politique et sociale de grand homme public, restereront par ailleurs la boussole et le guide de nos inspirations dans cette série »

Hier 9 décembre, Journée de la laïcité, nous avons travaillé d'arrache-pied à documenter notre sujet : visionnage et analyse du film, recherches bibliographiques sur Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.

Un roman immortel écrit en six mois de juin à décembre 1831 par un homme jeune à peine trentenaire que le Moyen-Âge et l'oeuvre de Walter Scott passionnaient et inspiraient alors, et qui pose du même coup les fondements de la protection du patrimoine !

Nos fidèles lecteurs comprendront donc qu'aujourd'hui notre copie soit un peu légère dans tous les sens du terme. Voire facétieuse !

Tiens, à propos de facétieuse, l'état-major de la Confrérie facétieuse pourrait trouver du grain à moudre au visionnage du Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.

On y voit Jean Tissier, acteur oublié, campant un Louis XI qui ferait un tabac dans la cour de notre Château du même nom et toute une kyrielle de figures plus truculentes et inspirantes les unes que les autres.

Un scoop à présent. Peu de noms d'acteurs du film de Delannoy évoquent quelque chose aux oreilles des jeunes générations. Il semble cependant qu'un grand acteur qui n'avait dans le film qu'un petit rôle (alimentaire comme le suggère Délannoy, qui le dépannait ainsi gentiment, dans le supplément du DVD) parle encore à la jeunesse.... ? Nous avons nommé Boris VIAN (1920-1959).

Certes pour ceux qui connaissent le personnage et son œuvre littéraire, un rôle de cardinal n'est sans doute pas le mieux adapté! Quand j'avais 11 ans et qu'il en avait 36, je ne me souviens pas de l'avoir alors remarqué !

Mais le temps a passé, Boris est mort depuis très longtemps, on voit les œuvres avec un autre œil avec le temps et je dois vous avouer, qu'ayant l'esprit mal tourné, j'ai cru voir quelqu'un d'autre sous la pourpre cardinalice.

Vous jugerez par vous-mêmes chères lectrices et chers lecteurs !

Claudi a saisi l'occasion pour son image du jour. Du grand cinéma !

 

Au programme le 13 mars 1958 dans N-D d'Auxonne

Au programme le 13 mars 1958 dans N-D d'Auxonne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 décembre 2024 (Jour 170 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
7 décembre 2024 6 07 /12 /décembre /2024 12:41

NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS (1) - du 7 décembre 2024  (Jour 167 de la nouvelle ère de Chantecler)

Alors qu'une grande manifestation de prestige de portée internationale se déroulera aujourd'hui à Notre-Dame de Paris, Chantecler petit blog indépendant de la France profonde prend résolument le parti du local.

Nous avions fait le même choix, dans notre précédent article à propos d'une date impériale s'il en est, le 2 décembre.

AUXONNE : 2 DÉCEMBRE, DATE IMPÉRIALE (2) - du 5 décembre 2024

Victor Hugo, son œuvre, son génie littéraire et sa pensée politique et sociale de grand homme public, restereront par ailleurs la boussole et le guide de nos inspirations dans cette série, comme dans la précédente.

On nous reprochera sans doute, dans les hautes sphères parisiennes et leurs multiclones provinciaux, le parallèle hardi que constitue notre titre :  « NOTRE-DAME D'AUXONNE ET DE PARIS ».

Pour tout homme libre qui se tient résolument à distance des poncifs , l'expérience personnelle et locale constitue une ressource irremplaçable qui lui permet d'échapper au psittacisme national ambiant formaté par le battage médiatique.

En tout état de cause, cet essai de réflexion n'est un work in progress né de mes oisivetés de « retraité » et la suite de cet article reste à écrire...

Nos lecteurs connaissent notre penchant pour le cinéma. Il a nourri très tôt notre jeunesse, il éclaire à présent notre vieillesse.

Ces derniers jours m'est revenu à l'esprit un titre cinématographique de1956 : « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy, d'après l'oeuvre éponyme de Vistor Hugo avec Gina Lollobrigida, Anthony Quinn et Alain Cuny.

Je l'ai revu quelquefois au cours de ce siècle en DVD.

Ces jours derniers m'est revenue à l'esprit la première fois. Elle se situe dans les années 50 de l'autre siècle ! Remontée du fond du temps, j'ai revécu l'impression forte que le film m'avait faite alors.

À la recherche du temps perdu, j'ai voulu dater précisément le temps de cette expérience.

Ici commence un travail d'archive.

Je me souvenais avoir vu le film au cinéma L'Aiglon, salle de spectacle alors en lien avec la paroisse. Je dispose par ailleurs un fonds d'archives du bulletin paroissial des années d'après-guerre intitulé « Notre-Dame d'Auxonne ».

J'ai cherché, pour mon compte personnel dans les bulletins jaunis et j'ai trouvé !

À destination de mes fidèles lecteurs j'adresse le résultat de la recherche dans le PDF ci-dessous.

Conclusion : le gamin de 11 ans que j'étais alors a découvert Esméralda et sa chèvre, Quasimodo et Claude Frollot le 13 mars précisément pour un billet au prix de 60 anciens francs d'alors...

Au saut du lit, aujourd'hui, j'ai cherché et retrouvé le DVD en question, ainsi que divers documents imprimés et numériques sur l'oeuvre éponyme de Victor Hugo.

En espérant en tirer une suite originale au présent épisode....

Claudi a résumé en image notre propos du jour

Auxonne, 1958, Notre-Dame de Paris à l'Affiche

Auxonne, 1958, Notre-Dame de Paris à l'Affiche

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 décembre 2024 (Jour 167 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
5 décembre 2024 4 05 /12 /décembre /2024 01:00

AUXONNE : 2 DÉCEMBRE, DATE IMPÉRIALE (2) - du 5 décembre 2024  (Jour 165 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article, nous avions pris le parti d'évoquer, dans les pas de Victor Hugo, un 2 décembre peu glorieux.

AUXONNE : 2 DÉCEMBRE, DATE IMPÉRIALE (1) - du 2 décembre 2024

On nous taxera volontiers à ce propos de pessimisme.

On le serait à moins ! Il suffit de contempler l'état de notre monde en cette fin d'année 2024. Les réciteurs de vœux de tout poil auront du pain sur la planche en janvier prochain ! Ils devront aller chercher bien loin au fond de leurs méninges des lendemains qui chantent ! Pas vrai Chantecler ?

Aujourd'hui, loin des grandes pages de l'Histoire avec sa grande H, nous voudrions évoquer un 2 décembre plus modeste et plus local qui ne devait pas finir dans le sang même s'il mit quelques rougeurs à la boutonnière d'un de nos anciens maires, napoléonien à double titre, fort respectable et dont notre ville conserve encore les preuves du talent en matière d'urbanisme et d'embellissements.

Non ! Pour une fois, nous ne parlerons pas de Claude Pichard (1795-1883) !

Mais de l'un de ses contemporains Jean-Charles-Louis Giret (1792-1869).

Aperçu rapide sur la biographie de Louis Giret qui, à la différence de Claude Pichard ne naquit pas à Auxonne mais en Normandie, précisément à Sées dans l'Orne. Après l'École polytechnique il fit une carrière d'officier dans l'artillerie de l'Empereur (quand Claude Pichard était Garde d'honneur de l'Empereur) puis du Roi.

Présent à Auxonne en 1820, affecté sans doute dans la garnison, il s'y marie le 30 octobre

avec Fançoise Duborgia fille de l'architecte-voyer de la Ville d'Auxonne, dont les amateurs d'histoire locale connaissent les plans. Il contribuera lui-même plus tard à l'embellissement de notre ville et de ses monuments ainsi qu'à à l'amélioration de sa voirie, ayant été maire d'Auxonne de 1852 à 1860 au début du Second Empire.

C'est donc à Louis Giret et à ses services que devaient échoir la tâche ardue du suivi de l'édification de la statue de Bonaparte et de l'organisation de son inauguration en décembre 1857.

Pour plus de détails on pourra consulter :

J. Bernard, Statue de Napoléon Ier à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857

F. Manceaux et P. Poirrier, dir., La statue de Bonaparte à Auxonne, Auxonne, 1995 (disponible à l'office du Tourisme)

Nous voudrions aujourd’hui apporter une petite contribution originale à ces monographies. La statue fut inaugurée le 20 décembre 1857. Mais dans les semaines précédant cette inauguration, on avait eu chaud…

Le 2 décembre 1857, précisément, le préfet adressait à Monsieur Giret, Maire d’Auxonne, une lettre (Archives municipales d’Auxonne K. 1-3). Encore un 2 décembre impérial, moins glorieux que celui de 1805, moins « saignant » que celui de 1851, mais quand même...

Le Maire d’Auxonne, contre toute attente, venait de mettre le préfet dans un profond embarras en lui annonçant de but en blanc, et à moins d’un mois de la date prévue pour l’inauguration, son intention de démissionner. Homme de cœur, Giret, l’ancien polytechnicien de 1810 et lieutenant d’Artillerie de la Grande Armée, s’était résolu à prendre cette décision pour le moins imprudente en apprenant que l’Empereur n’assisterait pas en personne à la cérémonie. Dans sa longue lettre du 2 décembre, le Préfet usait donc de tout son talent pour l’en dissuader, ce à quoi il parvint.

Par décret du 19 décembre 1857, Jean, Charles, Louis Giret (Chevalier de 1832) était nommé Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur pour prendre rang à dater du même jour (remise à Dijon le 20 février 1858 par le Préfet Baron de Bry).

Le lendemain, 20 décembre, on inaugurait la statue !

Tout est bien qui finit bien !

Les temps ont changé, la statue a toujours beaucoup de succès auprès des Auxonnais et des touristes. Et ce succès est parfaitement justifié !

Ça ne finit plus à présent par une rosette, mais par des selfie !

Claudi a peaufiné l'illustration du jour comme vous pourrez le constater. Pour une plus grande facilité de lecture il vous en offre une version en PDF

Le texte en rouge rapporté sur la gravure originale de l'inauguration est tiré d'une page mémorable à la gloire miltaire d'Auxonne et des Auxonnais.

Cette page, nous l'avons tirée de l'avant-propos d'un ouvrage de l 'érudit Joseph Bard (disponible sur Gallica) intitulé Essai d'un Plutarque miltaire de la Bourgogne. Nous en offrons le PDF à nos distingués lecteurs. Certains peut-être, en toute modestie, s'y reconnaîtront ?!

1857 ,Auxonne, une annonce vibrante d'inauguration

1857 ,Auxonne, une annonce vibrante d'inauguration

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 décembre 2024 (Jour 165 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans De pire Empire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans De pire Empire