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  • Claude Speranza, Auxonnais
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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 01:00

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (3)- du 18 juillet 2025 (Jour 390 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans ce troisième article de cette série pour lequel nous avons conservé le titre de la série bien que le volet municipal n'est rien à y faire puisque la plage dont nous parlerons fut, en son temps, une initiative purement privée.

Le volet municipal s'il n'est pas présent dans cet article n'en finit pourtant pas de claquer à s'en dégonder au vent des bourrasques de l'actualité de la presse et des réseaux sociaux. Le temps est manifestement à l'orage dans le ciel noir de la convivialité municipale perdue.

Sic transit... Revenons maintenant à un passé apaisé autant qu'oublié dont il ne reste plus à présent que quelques ruines mélancoliques envahies par les ronces, quelques centaines de mètres en aval de la plage militaire évoquée, il y a près d'un mois, dans un précédent article

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (2)- du 25 juin 2025

Le promeneur empruntant le chemin de droite en allant vers l’Écluse d’Auxonne sur le talus du canal, pourra découvrir au quart du trajet, et sur sa droite en contrebas du talus, un ensemble de ruines enfouies dans les ronces et les fourrés. Ces ruines faisaient partie, vers le milieu du siècle dernier, d’un complexe nautique modeste, mais très apprécié.

C’est André Malandain, un Normand, installé à Auxonne et fana de sport nautique, qui créa la plage de l’Ermitage en 1941. La plage comportait 3 bassins (grand, moyen, petit). Au bout du ponton du grand bassin, se trouvait le formidable plongeoir construit par l’entreprise Saunié.

Baigneurs et baigneuses se changeaient dans des cabines en bois, de l’autre côté du chemin en face de la plage, contre la butte du canal (non visibles sur notre illustration). Un peu plus loin en aval, on consommait sur une terrasse en plein air et on pouvait aussi se restaurer dans la petite guinguette en dur visible sur notre illustration (son pignon est caché par le plongeoir).

Jusqu’en 1945, Madame Malandain tenait les fourneaux et servait aux clients une cuisine simple, souvent d’inspiration normande. Monsieur et Madame Malandain étaient en effet tous deux normands.

À cette date, le grand bâtiment à gauche de cette guinguette sur notre illustration n’était pas encore construit.

En 1945, pour des raisons familiales, André Malandain céda son établissement à René Roy qui travaillait avec son père, Jules Roy, dans l’entreprise familiale de scierie située route de Dole à l’emplacement actuel du Comptoir des matériaux.

C’est René Roy qui fit construire vers 1947-48 le bâtiment situé au centre de notre illustration. Des prisonniers allemands de la deuxième guerre mondiale, encore présents à cette époque furent employés à la construction du bâtiment dont la partie charpente et menuiserie fut particulièrement soignée, on le comprend.

On conserve dans la famille Roy le lustre en bois de la grande salle, réalisé par un ébéniste allemand.

Une vingtaine d’années plus tard, gardant sans doute un bon souvenir de son séjour, notre ébéniste revint visiter Auxonne et la famille Roy.

La grande salle d’environ 150 m2 était construite en surélévation hors-niveau des crues, on y accédait par un escalier central en façade.

Elle s’ouvrait sur une terrasse découverte d’une trentaine de mètres carrés à l’avant du bâtiment

Bar, restaurant, dancing, tels étaient les usages de cette magnifique salle.

On se baignait, on pagayait, on se restaurait, on dansait à la Plage de l’Ermitage

À partir de 1955 la fatalité devait priver les Auxonnais, et les Dijonnais, de ces agréables distractions.

Au cours de l’année 1955, René Roy trouvait la mort avec son épouse dans un terrible accident sur la RN5, laissant deux enfants.

La famille voulant racheter l’établissement, il se révéla que, probablement en vertu d’un accord à l’amiable, le terrain sur lequel il avait été construit n’avait pas fait l’objet d’un acte de vente notarié.

La propriétaire légale refusa alors de le vendre le terrain et, le fonds l’emportant sur le bâti, le bâtiment, qui avait en outre perdu son promoteur et avec lui son âme, fut vidé, par la famille, d’une partie de son mobilier, fermé, abandonné et progressivement pillé, vandalisé et enfin ruiné.

Quant à la petite guinguette Malandain, elle aussi aujourd’hui en ruine, elle était située sur une autre parcelle contiguë acquise par acte.

Elle hébergea jusque vers le milieu des années 70, une petite dame seule, la Marie, qui élevait des poules, vendait ses œufs et surtout, n’avait pas froid aux yeux, de vivre seule en un tel lieu.

Petites anecdotes personnelles : je me rappelle enfant avoir vu André Malandain, un homme souriant, ranger ses canoés et kayaks dans un garage qu’il avait dans l’actuelle rue d’Heidesheim (actuelle rue Prieur). Nous habitions alors au 13 rue de l’Hôpital (actuelle rue Gaston Roussel), dans la « maison Olive » et la cour de l’immeuble débouchait sur la rue Prieur.

J’étais toujours étonné de voir deux des esquifs porter les noms Speranza I et Speranza II. J’appris plus tard que cette appellation est prisée des navigateurs.

À peu près à la même époque, je n’étais pas encore devenu, par les soins d’Henri Berger qui dispensait ses leçons de natation au bas des gradins du port, un nageur confirmé.

Je me souviens alors m’être aventuré dans le grand bassin de la plage Malandain, et avoir perdu pied.

Je revois encore les bulles dans l’eau verte monter en grappe au-dessus de moi. Seule la proximité du ponton auquel je me suis raccroché – mais aussi un petit travail d’enquête – me permet, plus de soixante ans après, de vous conter ces souvenirs.

N.B. : La reconstruction des ruines sur l’illustration de Claudi a été réalisée d’après nos mesures faites sur le terrain et à partir d’une photo publiée dans l’ouvrage collectif : AUXONNE VOYAGE DANS LE TEMPS…édité en 2015 par L’Association Écomusée du Maraîchage et des Traditions populaires du Val de Saône.

Pour votre confort de lecture, on vous le donne aussi en PDF

Auxonne, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

Auxonne, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 juillet 2025 (Jour 390 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Convivialité municipale

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Convivialité municipale
15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 01:00

AUXONNE,1981, VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON (3) - du 15 juillet 2025 (Jour 387 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article en lien ci-dessous nous avions évoqué l'exposition à la mairie d'Auxonne, en juin 1981, par le maire alors en place, d'un secrétaire (de provenance restée « secrète ») ayant servi à Bonaparte à écrire son courrier.

AUXONNE,1981, VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON (2) - du 11 juillet 2025

Nous avions proposé d'intituler cet article « Le secret du secrétaire ».

Et dans ce même article nous publiions la copie d'un article du Bien Public des 13 et 14 jun 1981 indiquant l'origine du fameux secrétaire : « la rue Vauban ».

Toujours dans le même article nous publiions en PDF une illustration originale mettant en scène Bonaparte dans une maison de la rue Vauban.

Illustration déjà publiée par nous de longue date et à laquelle nous avons ajouté un récent commentaire.

 

Je m'abstiendrai aujourd'hui, dans un souci de discrétion, de vous conter par quelles voies secrètes le secrétaire parvint à la mairie d'Auxonne pour y être exposé en juin 1981.

Mais je ferai encore mieux !

Il se trouve qu'au temps de mon adolescence, j'avais un ami à peine plus jeune que moi, comme moi d'origine italienne, prénommé Serge, aujourd'hui décédé. Je tairai son patronyme par discrétion, il se terminait par un i. Il était comme moi passionné de chimie.

Vous allez me répondre : « Arrête de raconter ta vie ! ». Patience, il faut bien que je plante le décor ! Et le décor justement, était situé rue Vauban . Serge habitait avec sa famille au rez-de-chaussée d'une maison au 5 rue Vauban...

Et dans une pièce de leur logement donnant sur la rue, j'ai souvent vu « dans son jus » le fameux secrétaire entre une fenêtre et une cheminée sur le mur mitoyen entre le 5 et le 7 rue Vauban.

Il n'avait pas encore été extrait de la niche dans laquelle il était encastré dans ce mur à côté de la cheminée.

Serge et sa famille vivaient dans un cadre napoléonien authentiquement conservé, les veinards !

Ces cadres authentiques non bricolés ou reconstitués aujourd'hui sont devenus rares !

Ils en étaient locataires, puis ils déménagèrent, la maison changea de propriétaire. Et au nom du confort moderne, cheminée et secrétaire disparurent rachetés par un antiquaire local qui n'est plus de ce monde. Sic transit...

Par bonheur ma défunte épouse Martine en avait conservé la photo !

Une visite récente chez l'actuelle occupante des lieux, qui nous a fort gentiment accueilli, nous a confirmé la disparition et de la niche, veuve de son secrétaire, et de la cheminée. Si à Auxonne les façades ont été en général préservées, les décors intérieurs (cheminées, boiseries) ont la plupart du temps disparu, notamment au cours du dernier demi-siècle...

Le phénomène, joint à une clôture généralisée des cours intérieures et des petits passages jadis accessibles, s'étend hélas à l'ensemble des villes françaises devenues de plats décors sans coulisses à découvrir...

Pour son illustration du jour, Claudi vous présente à partir d'un cliché récent la façade du 5 rue Vauban, agrémentée de commentaires.

Le secrétaire s'est envolé, mais la fenêtre qui lui donnait jour est restée...

Auxonne napoléonien d'antan, un secétaire dans la rue Vauban

Auxonne napoléonien d'antan, un secétaire dans la rue Vauban

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juillet 2025 (Jour 387 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Rayon Empire

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rayon Empire
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 00:01

AUXONNE,1981, VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON (2) - du 11 juillet 2025 (Jour 383 de la nouvelle ère de Chantecler)

Nous n'en avons pas terminé avec la visite princière et impériale de 1981 objet de notre précédent article en lien ci-dessous.

AUXONNE,1981, VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON (1) - du 07 juillet 2025

Cette visite, vous en jugerez vous-même, méritait bien une suite !

Cette suite, nous pourrions l'intituler « Le secret du secrétaire ». Un secret que j'ai découvert en classant les archives de feu mon épouse Martine !

En substance, une coupure de journal jaunie du Bien Public annotée de la main de Mademoiselle Madeleine Moreau, personne que nous avons déjà présentée dans notre précédent épisode.

Petite parenthèse : sur le blog Auxonne-Patrimoine, nous avons dernièrement publié un article traitant de la collaboration de Martine avec Mademoiselle Madeleine Moreau.

AUXONNE-TILLENAY : UNE JOURNÉE NAPOLÉONIENNE EN 1981

Pour en revenir à la coupure de journal, vous pourrez prendre connaissance de cette coupure de journal et de nos commentaires et explications à son propos dans le PDF ci-dessous

L'article précise que ce secrétaire « vient de la rue Vauban et qu'il servait à Bonaparte à écrire son courrier ».

Nous verrons plus précisément, dans le prochain et dernier épisode de notre petit feuilleton, dans quelle maison de la rue Vauban et où exactement dans cette maison se trouvait ce secrétaire avant d'être exposé dans notre mairie à l'occasion des journées napoléoniennes de juin 1981.

En attendant, pour vous faire patienter dans cette attente nous vous gratifions d'une image en PDF

Cette image est tirée d'un épisode d'un excellent autant que sérieux feuilleton publié sur notre blog en 2017-2018.

Ce feuilleton plein de renseignements et d'enseignements divers nous paraît susceptible de passionner les amateurs authentiques de Bonaparte qui ne se satisfont pas des piètres napoléonades qu'on nous a servies et resservies jusqu'à plus soif ces dernières années.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (8) - du 28 octobre 2017

Dans notre prochain épisode où vous saurez tout, tout, tout ou presque sur le... fameux secrétaire.

Post-Scriptum

À propos de secret et de secrétaire, quittons un moment l'histoire pour rejoindre l'actualité :

La page facebook « Auxonne à 360° » postait récemment :

« On le sait : quand on agit avec transparence, engagement et des valeurs solides … il arrive que ça dérange.

Suite à la suppression d’un de nos posts, puis à la disparition d’un compte personnel et d’une autre page dédiée à l'actualité municipale – le tout provoqué par la même personne, que nous avons pu identifier via les données fournies par Facebook – nous avons décidé de ne pas rester sans solution.

Nous avons donc créé une page “de secours”, qui restera pour l’instant vide et silencieuse. Elle est là juste au cas où cette page principale venait à disparaître à son tour. »

Serions-nous revenu à Auxonne  dans l'empire de la censure, de la police secrète et du cabinet noir ?

Cabinet noir ? Kézaco ? Une pièce sombre où une police secrète examine par transparence à l'aide d'une lampe les correspondances à travers les enveloppes...

Petite illustration en PDF

 

À bientôt pour notre prochain épisode où vous saurez tout, tout, tout ou presque sur le... fameux secrétaire.

Claudi vous  présente son image du jour.

Bonaparte à Auxonne, PSC n° 8  Penser à son congé bis

Bonaparte à Auxonne, PSC n° 8 Penser à son congé bis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 juillet 2025 (Jour 383 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Rayon Empire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rayon Empire
7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 01:00

AUXONNE,1981, VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON (1) - du 07 juillet 2025 (Jour 379 de la nouvelle ère de Chantecler)

Cet article est une suite opportune à l'article récent, en lien ci-dessous et qui a connu un très bon succès d'audience.

AUXONNE,1969, AGAPES IMPÉRIALES DANS LES MURS DE L'ACTUEL « COCO BANGO »- du 29 juin 2025

Il est possible que ce succès soit attribuable à notre parti pris original de présenter l'histoire locale au prisme d'un large spectre tant historique que thématique offrant des perspectives beaucoup plus ouvertes que les napoléonades dont nous avons eu les yeux et les oreilles tant rebattues au cours des trois dernières années.

En ce qui concerne le présent article, et pour ne pas alourdir pour l'instant le propos, je précise que, comme le prestidigitateur, je ne n'en ai pas sorti la substance de mon chapeau (fût-il de Napoléon !).

Nous verrons cela en fin d'article. Pour l'heure, entrons dans le vif du sujet !

Au-delà de souvenirs personnels, qui par le biais inévitable d'une reconstruction mentale fournissent une matière éminemment sujette à caution d'un point de vue historique,, nous nous appuierons sur une source documentaire écrite et illustrée.

En l'espèce, un numéro « artisanal » de Brumaire dactylographié et illustré, agrafé, sans numéro ni date. Précisons que Brumaire était en 1981, date à laquelle fait référence notre titre, la revue du Souvenir napoléonien de Bourgogne.

Dans cette revue, sous le titre Journées nationales de juin 1981, on peut découvrir trois pages concernant en particulier notre ville et plus largement le canton d'Auxonne d'alors.

Ajoutons que le Prince Napoléon, homme de haute taille aisément reconnaissable sur les photos participait à ces journées.

D'où notre titre du jour : AUXONNE,1981,VISITE PRINCIÈRE ET IMPÉRIALE DANS NOTRE CANTON

 

Le plus simple maintenant est de vous en proposer un extrait en PDF que vous pourrez, si vous le souhaitez, parcourir ou étudier. Vous pourrez constater que le style sent son époque...

Ce document provient du classement en cours des archives personnelles de ma défunte épouse Martine. Tâche que je m'efforce de réaliser. Une tâche obscure que j'ai entreprise dès avant son décès.

Je me permets de préciser qu'en 1981, Martine travailla bénévolement (elle était alors par libre choix sans profession) à la réussite de cette journée en apportant sa collaboration active à Mademoiselle Madeleine Moreau, de nombreux courriers en font foi.

Rappelons que Mademoiselle Madeleine Moreau, sœur du Docteur Pierre Moreau qui fut un temps maire d'Auxonne était alors responsable du Musée Bonaparte et de la bibliothèque municipale.

Responsabilités que Martine assumera par la suite en tant que cadre A jusqu'à sa retraite en 2014.

Sollicitée par ses ex-employeurs elle devait poursuivre cette tâche de façon ponctuelle, bénévole et informelle sous le mandat Raoul Langlois, tant que son état de santé le lui permit.

En hommage aux généraux René et Noël de Cointet aujourd'hui disparus et que j'ai bien connus, Claudi a pris pour thème de son image du jour le Polygone de Tillenay où le jeune Bonaparte artilleur suivit où dirigea des écoles à feu. Le « Polygone » est encore aujourd'hui une propriété de la Famille de Cointet.

Notre image du jour inédite réalisée par Claudi est inspirée de documents publiés au siècle dernier par le Général René de Cointet dont nous saluons ici la mémoire.

 

La suite au prochain numéro !

Auxonne, Un Polygone  où Bonaparte fit parler de lui.

Auxonne, Un Polygone où Bonaparte fit parler de lui.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 juillet 2025 (Jour 379 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Rayon Empire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rayon Empire
3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 00:33

AUXONNE LA NUIT : MARCEL PROUST, L'AIGLE ET LES CHIROPTÈRES - du 03 juillet 2025 (Jour 375 de la nouvelle ère de Chantecler)

L'actualité chiroptérologique du moment nous fait différer la « suite impériale » annoncée dans notre précédent article en lien ci-dessous.

AUXONNE,1969, AGAPES IMPÉRIALES DANS LES MURS DE L'ACTUEL « COCO BANGO »- du 29 juin 2025

La présente suite, pour n'être pas la suite prévue qui sera publiée sans faute dès la prochaine fois, reste néanmoins passablement napoléonienne comme vous pourrez le constater bientôt.

En effet, Le Bien public du 30 juin dernier titrait à la une « AUXONNE 1500 chauve-souris dans le grenier d'une maison ». En bas à gauche de la pleine page (5) consacrée à l'article figurait la photo du toit et du pignon de cette maison que vous retrouverez vue sous un autre angle dans notre illustration du jour.

Voici pour les chiroptères

Et Marcel Proust, et l'aigle que viennent-ils faire dans ton titre Chantecler ?

Pour l'aigle l'affaire est simple. D'une fenêtre du pignon de la maison en question on peut découvrir à quelques dizaines de mètres la statue de Napoléon ainsi que les briques roses de la mairie où l'on ne voit pas, depuis quelque temps, la vie en rose...

Quant à Marcel Proust, c'est une autre paire de manches, nous entrons dans tous les sens du terme, dans la littérature, celle de Proust, inégalée, et l'autre à la manière de Proust.

 Du côté d'Auxonne  appartient à cette dernière.

Du côté d'Auxonne est un ouvrage qui vit le jour dans les années 2017-2018 et qui occupa comme jamais notre rédaction à l'étude du vrai Proust sur fond d'univers auxonnais d'alors.

Les curieux pourront s'ils le désirent découvrir le corpus textuel et iconographique de notre travail à ce sujet dans le plus gros album de ce blog en lien ci-dessous, publié le 4 janvier 2019

ALBUM « DE L’OIGNON DE CHARMOY-CITY À LA MADELEINE DE COMBRAY »

Les gens pressés qui sont légion dans notre époque de oufs pourront se contenter du PDF d'une image revisitée de cet album

Comme à l'ordinaire, et en dépit de la canicule Claudi vous propose son image du jour disponible aussi en PDF

Et dès la prochaine fois on revient, avec trois articles inédits, aux grandes heures impériales auxonnaises et à leurs secrets.

Après cela on aura bien mérité, à défaut de piscine, une baignade de rêve dans une plage oubliée...

Auxonne la nuit, l'Aigle et les chiroptères sortis du grenier

Auxonne la nuit, l'Aigle et les chiroptères sortis du grenier

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 juillet 2025 (Jour 375 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Rayon Empire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rayon Empire
29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 01:00

AUXONNE,1969, AGAPES IMPÉRIALES DANS LES MURS DE L'ACTUEL « COCO BANGO »- du 29 juin 2025 (Jour 371 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article nous goûtions les joies de la baignade avec les pioupious du 10ème de ligne aux veilles de la Grande Guerre.

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (2)- du 25 juin 2025

Et nous nous préparions à vous présenter aujourd'hui une autre plage oubliée.

Mille excuses nous remettrons le bain à plus tard. Rien ne presse d'ailleurs car la piscine n'étant pas ouverte cet été, le temps nous reste pour un bain improvisé dans les flots de notre Saône que nous prendrons un peu plus tard, promis juré, les pieds dans le sable de cette « autre plage oubliée »...

La cause de ce différé ? Dans la lumière crépusculaire de cette fin de mandature municipale nous avons jeté un regard rétrospectif sur le déroulement de celle-ci : du COVID, aux marches impériales pour en arriver aux guéguerres dynamiques actuelles.

Et nous avons décidé de revenir sur un sujet qui a déjà très largement conquis nos colonnes en nous valant quelques inimitiés : le rayon Empire !

D'où notre titre. N'oublions pas d'ailleurs qu'Auxonne est devenue sous ce mandat « Ville Impériale » processus qui connut son acmé au cours de l'année 2023. « Acmé juvénile » d'un projet qui au bout du compte n'aura pas vu le moindre pas vers la réouverture du Musée Bonaparte.

À preuve cet extrait d'un article du « Bien public » du 24 courant en pleine page 15 intitulé « Le maire dresse un bilan de mandat pour rendre compte » :

« Quant à la réouverture du Musée Bonaparte, Jacques-François Coiquil confie : «  Aujourd'hui nous n'avons pas le personnel en interne pour pouvoir s'occuper d'un musée ». Néanmoins, il confirme qu'un projet est en cours « dans ma tête pour l'instant » pour mettre à jour et permettre la visualisation des collections au niveau de la vilee et des touristes » [...] »

Nous ajoutons, les initiés comprendront : « visualisation », espérons-le, ailleurs que sur le facebook perso de « qui vous savez »... 

À moindres frais, et sans faire parler la poudre, poudre noire pour la bataille ou poudre aux yeux pour les curieux, d'autres municipalités avaient souligné le caractère napoléonien de notre ville plus modestement en mettant toutefois les petits plats dans les grands.

Ainsi, il y a tout juste 56 ans le 29 juin 1969 se tenait une journée napoléonienne dans notre ville, Jean Hugon étant maire. Un numéro collector du Souvenir Napoléonien atteste l'évènement. Permettez-nous de vous en faire profiter.

On notera qu'à l'issue des cérémonies un banquet devait réunir les personnalités. Où ça ? Je vous le donne en mille. Dans les murs de l'actuel « Coco Bango ».

La boucle est bouclée !Voici notre titre « AUXONNE,1969, AGAPES IMPÉRIALES DANS LES MURS DE L'ACTUEL « COCO BANGO » » parfaitement justifié.

Nous avons retrouvé une copie du menu sur la toile. Compte-tenu de sa qualité médiocre, nous avons dû retranscrire, dans la mesure du possible, quelques détails difficilement lisibles.

Vous pourrez le consulter en PDF. Bon appétit et à bientôt pour une suite impériale avant le retour à la plage !

Conciliant passé et présent, noir et blanc et couleur, Claudi s'est efforcé dans son image du jour de vous montrer l'évolution d'un coin de rue bien sympathique de notre ville de 1900 à nos jours. Pour une meilleure facilité de lecture nous vous l'offrons en PDF.

Auxonne  1900-2025 du Cheval blanc à la girafe du Coco-Bango

Auxonne 1900-2025 du Cheval blanc à la girafe du Coco-Bango

Notre prochain article sera consacré à la chronique une journée impériale d'envergure en 1981...

À défaut de piscine ou de baignade, les fanas Napo pourront se retremper dans leur élément préféré...

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 juin 2025 (Jour 371 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Rayon Empire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 01:00

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (2)- du 25 juin 2025 (Jour 367 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre article, le deuxième de la série, prendra aujourd'hui une forte tonalité historique. De ce fait, il sera nécessairement moins en rapport avec l'actualité municipale que le précédent en lien ci-dessous.

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (1)- du 21 juin 2025

Nous avons néanmoins conservé le même titre car le sujet de cet article à la tonalité historique, militaire et napoléonienne n'est pas étranger aux implications impériales prises naguère par la municipalité actuelle en son conseil municipal du temps où sa majorité, comme l'obus sous le ciel de Waterloo n'avait pas encore explosé en vol.

Dans le précédent article de la série nous avions évoqué « La plage des américains », baignade sommaire aménagée par les GI à la fin des années 1940 et dont on voit encore quelques vestiges sur la voie sans issue du Port Royal.

Nous remonterons aujourd'hui un peu plus loin dans le temps, jusqu'à « La belle époque » aux veilles de la Grande Guerre. En ce temps, les soldats du 10ème de ligne, comme les GI de 1945 ne se privaient pas des joies de la baignade.

Mais cette fois à environ deux kilomètres en aval de « La plage des américains » sur le cours non navigable de la Saône doublée par le canal de dérivation comme le montre la carte postale ci-dessous

Si cette baignade, dans tous les sens du terme, fut bien réelle en son temps, il n'en est pas de même de la noyade hypothétique à laquelle aurait échappé le jeune Napoléon Bonaparte lors de son séjour à Auxonne...

À la recherche de sources fiables à propos de cet événement, le chercheur sérieux s'enlisera vite dans le marais des sources apocryphes.

Les sources en la matière se montrent en effet fluctuantes voire contradictoires comme le démontre le PDF ci-dessous.

Pour son image du jour, dont il vous donne aussi le PDF Claudi s'en tient quant à lui à la boutade...

La boutade de Dijon bien entendu. Dijon dont le premier édile était honoré récemment dans nos murs chargés d'histoire...

Bonaparte et la Saône, boutade à propos d'une noyade

Bonaparte et la Saône, boutade à propos d'une noyade

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 juin 2025 (Jour 367 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Convivialité municipale

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Convivialité municipale
21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 11:39

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (1)- du 21 juin 2025 (Jour 363 de la nouvelle ère de Chantecler)

Nos lecteurs l'auront bien compris, Chantecler met aujourd'hui son maillot pour vous faire partager, comme un poisson dans l'eau, les plaisirs de la baignade.

Nos détracteurs ne manqueront pas de nous accuser encore de sauter du coq à l'âne et du désopilant Notin, l'objet de notre précédent article, aux joies du bain.

SI AUXONNE M'ÉTAIT CONTÉ : RENOMMÉE PASSÉE ET RÉSURGENCE DE NOTIN  - du 17 juin 2025

Danc ce précédent article, illustré d'une fresque notinesque, nous annoncions notre projet d'assister à la séance du conseil municipal du 17 courant. Nous fûmes à peine surpris, comme nous l'avions prédit en forme de boutade, d'y noter la présence d'un « petit reporter ». Il paraît même que ses ses nombreux fans retiennent leur haleine dans l'attente de lire sa copie et de lui écrire encore une palanquée de lettres...

En attendant, bien modestement nous publions la nôtre.

Pas de vote secret lors de cette dernière séance que nous qualifierons néanmoins de « délétère » pour reprendre un adjectif aussi fort qu'attristant prononcé dans une déclaration solennelle par l'adjointe aux affaires sociales.

Rappelons que cet adjectif tire son origine du grec dêlein (détruire). On retrouve cette même étymologie dans la légendaire expression romaine Delenda Carthago (Il faut détruire Carthage).

Pas de vote secret donc pas d'urne de vote, dans l'azur ou la transparence, à cette séance

AUXONNE : CHANTECLER S'EXCUSE POUR SON LAPSUS CALAMI - du 27 mai 2025

Mais l'irrépressible impression d'un amer goût de cendre.

Et l'irrésistible besoin d'aller se rafraîchir dans l'onde.

La PQL ne laissait hélas de ce côté aucun espoir pour l'été qui vient en affichant hier : « La piscine municipale ne rouvrira pas cet été »

Rêvons un peu pour nous consoler de ces perspectives ! Quittons ce monde cruel aux horizons bouchés ! Je vous conduis en un lieu où jadis j'allais me baigner : « La plage des américains », baignade sommaire amménagée par les GI à la fin des années 1940 et dont on voit encore quelques vestiges sur la voie sans issue du Port Royal.

Vous le situerez facilement grâce à la photo d'un vieil article publié l'année de mes 18 ans

Autres temps, autres mœurs ! Comme dirait l'autre, on n'arrête pas le progrès ! Jusqu'à quand ?!

Claudi a été inspiré par cet article pour son image du jour. Il y a joint son petit quatrain, et pour votre confort l'image en PDF

AUXONNE : PLAGES, BAIGNADES ET PISCINES DANS L'HISTOIRE ET AU CM (1)- du 21 juin 2025 (Jour 363 de la nouvelle ère de Chantecler)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 juin 2025 (Jour 363 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Convivialité municipale

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Convivialité municipale
17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 01:00

SI AUXONNE M'ÉTAIT CONTÉ : RENOMMÉE PASSÉE ET RÉSURGENCE DE NOTIN  - du 17 juin 2025 (Jour 359 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Notre bonne ville s’honorait, il y a quelques années encore, de la présence d’un plasticien et auteur en vue.

De tous les talents dont le bonhomme se prévalait, sans complexe ni modestie aucune, le plus apprécié et le plus populaire restera sans doute celui de diffuseur d’annonces publicitaires.

Tous les anciens se souviennent en effet du Bloc Note Intellectuel Auxonnais auquel devait succéder le fameux Notin.

Des gratuits riches en publicités et hauts en couleurs qui de toutes nos chaumières faisaient le bonheur et qui pendant près de 15 ans ponctuèrent l’entrée de notre bonne ville dans le nouveau siècle, entre déclin du commerce de centre-ville et avènement d’un hypermarché au Charmoy...

Dans un style inimitable (les méchants diront imbitable), son rédacteur savait faire vibrer la fibre de ses lecteurs tout en faisant mousser sa pomme à bon compte.

Nous devons reconnaître que ses écrits divers furent alors pour notre blog une manne providentielle !

Qui fit par ailleurs le bonheur et la joie amusée de nombre de nos lecteurs ! Le premier intéressé mis à part bien entendu !

Pour nos lecteurs trop jeunes qui n'ont pas connu ces purs trésors (s'il existe toutefois quelques bizuths frais émoulus parmi nos lecteurs !!!) donnons au préalable un bref échantillon de l'inimitable autant que profuse production de l’auteur du Bloc Note Intellectuel Auxonnais.

Nos lecteurs avisés auront bien saisi chez le personnage une sensibilité marquée autant qu'exacerbée au prestige de l'uniforme rappelant la célèbre duchesse de Gerolstein. d'Offenbach

Citons à présent, en matière de prose qui en impose un texte magique autant que psychédélique intitulé Auxonne : le Rond Point de la Poste paru dans Notin numéro 3 de 2011 en page 10. Bonne lecture ! :

« D'une architecture revisitée, ce lieu induit une aura indéfinissable. Une multitude d'émotions évoquent les identités remarquables des événements sociaux et d'urbanisation face à l'avenir. Aujourd'hui, le passé se conjugue avec le présent. En effet, la Porte de Comté jouxte avec ce qui, il y avait encore peu de temps, constituait l'avenir (la centralisation, préparation, conditionnement et mise en expédition des productions maraîchères locales). A présent l'immeuble de la poste assorti de son rond point restitue une douceur géométrique. L'amplitude qui s'en dégage met en exergue la fluidité des lignes et des volumes ; comme pour polariser une grande puissance aérienne. Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial. Mais c'est aussi, la rue de l'expression artistique. Il y a encore peu de temps, deux galeries d'art professionnelles y avaient pignon sur rue. [...] »

 

Mais, me dira-t-on, et à juste raison : « Faut-il que tu sois en mal de copie Chantecler pour aller exhumer pareilles vieilles lunes sans intérêt ? »

Non, je ne suis pas en mal de copie et je ne pense pas être du genre à aller glaner tout ce qui traîne sur Auxonne et sur la toile pour remplir en vrac mes colonnes.

Il me semble pourtant, à lire sur la toile certaines pontes blogueuses laborieuses de la dernière averse, qu'un néo Notin qui paraît avoir l'âge du sagace Tintin petit reporter tendrait à remplacer l'ancien !

Ce n'est peut-être qu'une impression... mais n'est-ce pas là une occasion pour Chantecler de jouer les nouveaux Hergé ? Même si j'ai passé les 77 ans les enfants !

Les pisse-vinaigre, les scrongneugneux et les couche-tôt de tout poil diagnostiqueront dans mes propos un mirage éditorial dû à des soirées trop conviviales.

Je sens que je vais recevoir encore plein de lettres et entendre chanter la Castafiore !!

Qui sait ? Nous découvrirons peut-être au conseil municipal de ce soir le petit reporter avide de copie venu pour couvrir les débats, à destination de son nombreux, prestigieux autant que sémillant lectorat.

Nous ne manquerons pas quant à nous d'y assister. Sur notre pliant les enfants !

Pour son image du jour, Claudi très occupé vous passe en remballe une image de l'artiste révisée par ses soins...

 

un tramway nommé désir d'hyper

un tramway nommé désir d'hyper

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 juin 2025 (Jour 359 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Les « Amis » de Chantecler

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Les "amis" de Chantecler
15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 02:05

AUXONNE : ART ET ESSAI ET COUNTRY OU D'ORPHÉE À RIDERS IN THE SKY - du 15 juin 2025 (Jour 357 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre menu du jour, ni congelé ni allégé, s'adapte à la conjecture culturelle auxonnaise actuelle. Les fans de Bonaparte devront encore attendre « le chef-d'œuvre romantique de la légende napoléonienne » promis dans un précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : DES RIVES DE LA SAÔNE À CELLES DU RHIN - du 07 juin 2025

Force est de constater que, par les chaleurs qui courrent, la pinte de bière se vend mieux que les plaisirs littéraires. Comme l'écrivait Arthur Koestler : « Les hommes ont soif ».

Trève de plaisanteries faciles, venons en au fait...

Jeudi dernier, à 17h30, je prenais, esseulé, mon billet à l'Empire pour une version restaurée du « Testament d'Orphée » de Jean Cocteau. Un couple d'amateurs vint m 'emboîter le pas....Et c'est à trois que nous nous trouvâmes à visionner ce film après présentation.

Pas de problème, qualité d'image et qualité de son, un beau travail de restauration. Un long échange s'ensuivit qui tout en restant sur le plan cinématographique déborda largement le cadre de ce film. J'apprécie Cocteau, sa fantaisie, et nombre de ses films, je n'avais jamais vu « Le testament d'Orphée »...

Est-ce l'influence du titre ? Ou mon impertinence invétérée ? Ou encore mon grand âge, j'ai eu à certains moments l'impression de me trouver chez le notaire avec ce vieux Monsieur Cocteau quelque peu professoral et empesé avec son testament...

La bande-annonce qui suit, de ce film, dans son jus et non restaurée nous fait revivre de bien meilleurs œuvres de cet « enfant terrible » que fut Cocteau. Elle se termine par quelques secondes du film annoncé avec ce vieux Monsieur Cocteau quelque peu professoral et empesé...

le testament d'orphée

Comme l'élève devenu distrait, que le ton professoral ennuie, je finis par laisser flâner mon oreille au-delà de la porte de secours à travers laquelle me parvenaient des effluves sonores appuyées de Country à la française. Quant aux effluves de frites et grillades diverses elles me saluèrent à la sortie, un peu ébloui que j'étais non par le spectacle, vous l'aurez compris, mais par la réverbération d'un soleil déclinant mais encore chaud.

Sans bouder la bière ni la compagnie amicale, je rejoignis le banc d'une joyeuse compagnie tout en écoutant distraitement la nombreuse formation de country.

Cette country à la française me rappelait quelques échantillons entendus enfant à la TSF, dans les années 50, dans un temps où l'image était rare et où l'enfant devait pallier ce manque par son imagination créatrice, quitte à s'approprier le message en le déformant. C'est ainsi que sont nées certaines grandes œuvres.

Je me souviens en particulier de cette chanson interprétée « à la française » par Armand Mestral, et dont les paroles ne cessèrent de susciter dans mon esprit des images aussi magiques que terrifiantes

les cavaliers du ciel

En travaillant sans prétention à cet article mon bonheur aura été de découvrir la vraie source américaine de cette chanson autrement plus convaincante que la version de Mestral qui avait pourtant fasciné mon imagination d'enfant.

riders in the sky johny cash

Claudi a concocté une image du jour qui, sans oublier Orphée rend bien l'atmosphère de ce classique de la country américaine.

 

Auxonne, du testament d'Orphée à Riders in the sky

Auxonne, du testament d'Orphée à Riders in the sky

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juin 2025 (Jour 357 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma