Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:00

UCHRONIE ET STATUAIRE NAPOLÉONIENNE- du 19 septembre 2021 (J+4659 après le vote négatif fondateur)

     Votre serviteur était présent hier après-midi au concert-lecture « Napoléon Empereur » sous les halles. Ce sympathique spectacle mené dans la bonne humeur et l’enjouement a replongé son public dans l’univers musical de l’époque. Il était entrecoupé par quelques proclamations impériales, alternant avec de bons moments de poésie.

    Ce spectacle vivant et chaleureux m’a changé agréablement de la froideur minérale de la statuaire, objet de mes précédents articles.

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (2) - du 17 septembre 2021     

  Il est vrai qu’en matière de statuaire, celle représentant Napoléon Bonaparte constitue à elle seule un véritable univers !

  Dans un ouvrage paru en 1837, et disponible sur Gallica, on peut lire ainsi :

     « En même temps s’élevaient sur tous les points du globe des monuments napoléoniens, qui portaient au ciel les gigantesques témoignages de l’admiration des peuples.

      Paris surtout, devenue ville de marbre et de bronze, était rempli de colonnes, d’obélisques, d’arcs de triomphe sans nombre, et comme cette reine des capitales voulait dépasser toutes les manifestations des autres villes de la terre, elle éleva, sur la place de la Concorde, la colonne Napoléonienne. »

   Fabuleux !

        Sauf que l’ouvrage sans nom d’auteur en question, intitulé Napoléon et la conquête du monde, 1812 à 1832. Histoire de la monarchie universelle, et attribué à L. Geoffroy-Château, est un livre d’histoire-fiction, une uchronie  accordant  une « prolongation » à Napoléon en reportant sa mort en 1832.

    Tout le monde sait pourtant que Napoléon est mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821 et même que certains ajoutent : « son fils Léon lui a crevé le bidon » !

    Qu’importe pour clore en beauté cette série napoléonienne, Claudi vous fait découvrir aujourd’hui la colonne Napoléonienne de la place de la Concorde, « qui fut érigée le 18 août 1831 » !

colonne impériale de la concorde.jpg

colonne impériale de la concorde.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19  septembre 2021 (J+4659 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (2) - du 17 septembre 2021 (J+4657 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent épisode nous avions évoqué le passage du Premier Consul dans notre région à l’occasion de la deuxième campagne d’Italie qui devait se conclure victorieusement par la bataille de Marengo et ouvrir un épisode de paix.

    Nous avions vu aussi que le buste, autour duquel tourne notre propos du moment, fut réalisé à l’occasion des brefs séjours du Premier Consul à Dijon, par le sculpteur dijonnais Larmier.

   Nous avions vu enfin que la Ville d’Auxonne fit, auprès du sculpteur, l’acquisition d’une copie destinée à honorer l’ex-lieutenant d’artillerie de 1790 devenu général et parvenu au sommet de l’État.

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (1) - du 14 septembre 2021

    Il nous reste aujourd’hui à évoquer l’heure de gloire de ce buste lors de son inauguration à Auxonne, le 18 brumaire an X (9 novembre 1801) et sa triste fin survenue en 1815 après le désastre de Waterloo.

  Il existe par bonheur un document providentiel sur les fastes de l’inauguration, écrit par les acteurs de l’évènement en charge de notre ville en 1801, en tête desquels Claude-Xavier Girault, maire d’Auxonne, et nous ne sommes sans doute  pas le premier à l’avoir rencontré !

     Il s’agit de « Sans nom d’auteur, Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte…, Dijon, Frantin, An 10 »

      Ce document, d’une grande fiabilité compte-tenu de sa date et de son origine, est disponible en ligne. Il permettra à tout un chacun de suivre « l’inauguration du buste de Bonaparte, en la grande salle de la Mairie ».

    Il  nous évitera surtout de paraphraser l’original, toujours meilleur que la copie !     

    Volées de cloches, salves de canon, défilé, musiques militaires, banquet, toasts et couplets à la gloire du Premier Consul, revivez, chers lecteurs, la fête comme si vous y étiez !

    Le document « Sans nom d’auteur, Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte…, Dijon, Frantin, An 10 » est à votre disposition en ligne sur Gallica !

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6269653b

    À présent, quelques remarques à propos de la relation de l’inauguration donnée dans ce document. Elle permet, sans l’ombre d’un doute d’affirmer qu’en 1801 la mairie, se situait effectivement dans le bâtiment historique de la mairie actuelle, même si elle en différait encore, intérieurement et extérieurement, sur bien des points

    Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à l’itinéraire du cortège « sorti de la Mairie » puis « rentré à la Mairie ». Cet itinéraire était le suivant : « rues de la Paix, Jean-Jacques Rousseau [actuellement Antoine Masson], de Saône [actuellement Lafayette], Jean-Jacques Rousseau [actuellement Antoine Masson], de la Constitution [actuellement Marin], place  de la Liberté [actuellement Place d’Armes].

   Dans notre précédent article, nous n’avions pas encore cette certitude, nous étant référé a deux classiques : Le Vieil Auxonne de Pidoux de la Maduère, qui situe, sans autre précision, au « début du XIXième siècle », l’affectation du bâtiment à cet usage, et le Guide illustré d’Auxonne de Pierre Camp qui déclare que le bâtiment fut « acquis par la ville en 1811 pour y transférer la mairie ».

     Les recueils manuscrits Giroux/Pichard (BM Auxonne) indiquent par ailleurs que « le logis du Roi [ou logis du Gouverneur, actuelle partie historique de la Mairie] a été cédé par l’État à la ville, en exécution du décret du 9 avril 1811]. On peut donc admettre que le transfert dont fait mention  Pierre Camp est en fait un transfert de propriété.

      Cette information ainsi qu’une  lecture plus attentive des  Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte… nous a amené à conclure qu’en 1801, la mairie se trouvait bien au même emplacement qu’aujourd’hui et à rectifier quelques dates dans notre premier article.

    Reste la question de l’emplacement exact occupé par le buste, à l’intérieur de l’Hôtel de Ville.

     Nous y avions apporté la réponse suivante dans notre précédent article : dans la « niche décorative  encadrée de pilastres sur le mur nord de la salle de réunion » au premier étage où se trouvait encore en 2013 un buste de Marianne.

    Diverses investigations nous permettent d’affirmer qu’il s’agit là d’une simple hypothèse et non d’une certitude.

     Seule la disparition du buste est certaine. Il ne survécut pas à  Waterloo,  et à la chute de l’Aigle. Louis XVIII remonta sur le trône et le buste finit fracassé par un commissaire de police de la nouvelle administration royale. (C’était sans doute, comme l’original dijonnais, un modelage en plâtre)

     Nous avons réservé à l’intention des plus fans de nos lecteurs (ils ne sont pas légion !), quelques réflexions supplémentaires sur l’hypothèse de la « niche » ainsi qu’une bibliographie sommaire en PDF

Claudi, pour finir, a tenté de résumer l’histoire en image.

Post scriptum

  Signalons pour terminer que le Musée Bonaparte ( inaccessible au public et « en caisses » depuis 2012) renferme dans ses réserves « un buste en marbre de Bonaparte Premier Consul exécuté en 1842 par Jouffroy », l’auteur de la statue de bronze monumentale de la Place d’Armes.

La courte vie auxonnaise d'un buste du premier consul.jpg

La courte vie auxonnaise d'un buste du premier consul.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17  septembre 2021 (J+4657 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (1) - du 14 septembre 2021 (J+4654 après le vote négatif fondateur)

   Avec ce nouvel article, dont nous publions aujourd’hui la première partie, notre rédaction continue, sans désemparer, à creuser son sillon napoléonien.

   Mais une petite précision s’impose d’abord à l’adresse de nouveaux lecteurs éventuels : Charmoy-City est la  désignation que nous avons choisie, dans ce blog, pour notre bonne ville d’Auxonne depuis le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008. Pour de plus amples détails, on consultera l’article en lien ci-dessous.

CHARMOY-CITY : UN DIPLÔME D’HONNEUR POUR LES ANCIENS DU 17 DÉCEMBRE  2008 - du 17 DÉCEMBRE  2019

    J’entends déjà quelques grincheux marmonner :

— Mais quel rapport entre le buste du Premier Consul et ce fameux vote du Conseil municipal ? Ce Chantecler, quel esprit tordu ! 

     Je leur réponds :

  — Moins tordu sans doute que ce vote à tirer dans les coins ! Et puis d’abord, il y a un rapport, et ce rapport le voici : le vote se déroula dans l’ancienne salle du conseil au premier étage de notre Hôtel de Ville ! 

—  Et alors ?

— Alors ? Alors, cet espace solennel – à présent divisé en divers bureaux et salle de réunion –   où les conseils municipaux successifs se tinrent de 1811 à 2013, s’il ne conserve plus le buste, en conserve du moins la trace.

—  À part la Marianne, jamais vu de buste !

— Évidemment ! L’oiseau s’est envolé du nid depuis 1815 ! Mais le nid est toujours là, cette niche décorative  encadrée de pilastres sur le mur nord de la salle de réunion !

  C’est justement dans cette niche, destinée à le recevoir, que le buste en question trôna de 1811 à 1815, bien avant que ne l’y remplace un buste de Marianne.

   Il nous reste maintenant à tenter de conter l’histoire de ce buste, prédécesseur modeste et malheureux de la monumentale statue de bronze de Bonaparte érigée en 1857, sortie presque sans encombres du processus de « dénapoléonisation » entamé après le 4 septembre 1870 et toujours présente  sur notre Place d’Armes.

CHARMOY-CITY : CONSÉQUENCES LOCALES ET ANECDOTIQUES DU 4 SEPTEMBRE  1870 - du 11 septembre 2021

    Le malheureux buste du consul fut en revanche moins chanceux car, comme nous le verrons, il ne survécut pas au premier processus de « dénapoléonisation »  de 1815.

   L’histoire de ce buste commence en 1800 à Dijon.

    En partance pour la deuxième campagne d’Italie le premier consul Bonaparte prend alors la tête de l’armée de réserve rassemblée à Dijon où il s’arrête   le 7 mai (17 floréal an VIII).                  

      Il en repart dans la matinée du 8 (18 floréal an VIII), faisant une halte de deux heures à Auxonne,  puis reprend la route en direction de Genève qu’il rejoindra dès le lendemain.  

     Lors de son retour triomphal de campagne, le vainqueur de Marengo (14 juin 1814), est à nouveau reçu à Dijon le 30 juin.

  Le sculpteur dijonnais Larmier met à profit ces brefs séjours dijonnais du Premier Consul pour le  rencontrer et modeler un  buste à son effigie (actuellement déposé au musée des Beaux-Arts de Dijon).

    On imagine l’urgence dans laquelle a pu travailler le sculpteur pour représenter un modèle qui vivait « à cent à l’heure ». Ces conditions auxquelles étaient soumises les artistes du temps, peintres et sculpteurs permettent de justifier, dans une certaine mesure, le peu de ressemblance que peuvent présenter entre elles certaines des représentations d’un même personnage à la même époque.

 

    De ce buste, la Ville d’Auxonne fera, auprès du sculpteur l’acquisition d’une copie, destinée à honorer l’ex-lieutenant d’artillerie de 1790 devenu général et parvenu au sommet de l’État.

  La suite au prochain numéro…

  En attendant, dans notre prochain épisode, de dévoiler le buste, et à l’approche du  220ième  anniversaire de son inauguration à Auxonne, le 18 brumaire an X (9 novembre 1801), Claudi a mis en image les traces écrites attestant le passage du Premier Consul dans notre région les 7 et 8 mai 1800.

POSTSCRIPTUM

   Très mobilisé dans notre « marche avec l’Empereur », nous n’en oublions pas pour autant la Croix des Sarrasins évoquée dans un précédent article.

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021

   Cet article connaîtra, dès que possible, une suite documentée.

   Pour l’heure, c’est une autre croix côte-d’orienne qui fait la une de la presse locale et nationale !

https://www.bienpublic.com/faits-divers-justice/2021/09/11/en-faisant-du-sport-il-detruit-la-croix-de-charlemagne-et-perd-un-testicule

https://www.lefigaro.fr/culture/en-pleine-seance-d-exercice-un-homme-detruit-la-croix-de-charlemagne-d-aloxe-corton-et-perd-un-testicule-20210914

      Espérons seulement que dans notre dynamique vivier sportif auxonnais présent le 5 septembre dernier « aux Sarrasins » nous n’ayons pas un tel acharné de la grimpette !!

Dijon et Auxonne, étapes du Premier Consul vers Marengo.jpg

Dijon et Auxonne, étapes du Premier Consul vers Marengo.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14  septembre 2021 (J+4654 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : CONSÉQUENCES LOCALES ET ANECDOTIQUES DU 4 SEPTEMBRE 1870 - du 11 septembre 2021 (J+4651 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article, nous avions évoqué le 4 septembre 1870

CHARMOY-CITY : D’UN 4 SEPTEMBRE  L’AUTRE - du 08 septembre 2021

     Le 4 septembre 1870, la République était proclamée sur les cendres fumantes du Second Empire défait par la Prusse de Guillaume.

    Un tel changement ne va jamais sans conséquences sur les signes du pouvoir déchu, inscrits dans les rues et sur les places d’un pays. Il arrive parfois aussi que  l’« épuration » épargne quelques-uns de ces signes.

   Ainsi de la statue de Napoléon Bonaparte érigée en 1857 sur notre place d’Armes sous le règne de son neveu Louis-Napoléon Bonaparte, le futur vaincu de Sedan.

    Par bonheur, on se contenta, en guise de « dénapoléonisation »  d’envoyer symboliquement à la fonte les quatre aigles de bronze qui en ornaient à l’origine le piédestal.

CHARMOY-CITY : BONAPARTE    MENACÉ PAR LES DÈBOULONNEURS ? (1) - du 15 juin 2020

   L’actuelle rue Carnot, qui n’échappa pas à la « dénapoléonisation »,  est un modèle « caméléonesque » de désignation au gré des régimes. Nommée rue d’Artois (le roi Charles X était Comte d’Artois) sous la restauration, elle devint rue d’Orléans après la révolution de 1830 quand Louis-Philippe Ier d’Orléans monta sur le trône. Après la chute de ce dernier en 1848, et  un court épisode républicain clos par le coup d’état du 2 décembre 1851, puis l’avènement du Second Empire en 1852, elle prit le nom de rue Louis Napoléon.

       Après la chute de Napoléon III (Louis-Napoléon Bonaparte) elle devint rue des Casernes, puis rue Carnot dans la dernière décennie du siècle à la suite de l’assassinat du Président de la République Sadi Carnot par l’anarchiste italien Caserio.

   À propos de Casernes, l’actuel Quartier Bonaparte, occupant les bâtiments de l’ancienne École Royale d’Artillerie, se nommait avant 1870, Caserne Napoléon.

    Il  prit le nom de Caserne Chambure après la chute du Second Empire. C’est sans doute l’arrivée dans ses murs, entre les deux guerres, du 1er  Régiment d’Artillerie Divisionnaire, héritier des traditions du Régiment de La Fère qui motiva, en 1935, la désignation de Quartier Bonaparte qu’il conserve aujourd’hui.

    Pour passer au monde de l’enseignement et de l’éducation nous citerons le cas de l’actuel Lycée Prieur.

   Durant un court épisode,  et par décret impérial du 18 mai 1863, suite à la demande du Conseil municipal d’Auxonne, Claude Phal-Blando étant maire, il prit le nom de Collège Bonaparte.

.  L’établissement connaît ainsi, lors des années 1863-64 un essor particulier concrétisé par la réalisation d’importants travaux : aménagements intérieurs et installation de  dortoirs dans les combles. Un fronton est construit, portant les armes de la Ville d’Auxonne et, en lettres d’or, l’inscription prestigieuse : Collège Bonaparte.

   Les élèves portent un uniforme à boutons dorés. Sur ces boutons figurent l’aigle impériale et l’inscription « Collège Bonaparte Auxonne ».

   Dans le même temps, on restaure la « Chambre Bonaparte » à l’extrémité nord du premier étage Un chambre qui  n’abrita jamais le sommeil du Lieutenant Bonaparte  comme le démontrera plus tard l’article suivant : A. Cornereau, Une supercherie de l’histoire d’Auxonne, La chambre de Bonaparte, M émoires de la Societé Bourguignonne de Géographie et d’Histoire,  Dijon, 1904.

   . Cette pièce, un salon sans doute, faisait en réalité partie de  l’appartement de Jean-Louis Lombard professeur de mathématiques aux Ecoles Royales d’Artillerie. Si Bonaparte n’y dormit jamais, de nombreux témoignages attestent cependant qu’il y rendit de fréquentes visites à son professeur.

   Les forts en maths pourront découvrir dans l’un de nos anciens articles, une vision assez libre, mais très proche de la réalité, de la dite « Chambre de Bonaparte ».

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (6) - du 25 septembre 2017

     Claudi vous fait découvrir dans son illustration du jour la plaque en lettres d’or au fronton du Collège Bonaparte, reconstituée fidèlement d’après un cliché de ses fragments (conservés actuellement dans les réserves du Musée) et le fameux bouton doré de l’uniforme des collégiens d’avant la chute du Second Empire (coll. part.).

   Pour terminer, ajoutons que le Collège Bonaparte devint après la défaite de 1870 Collège municipal d’Auxonne, et ce, jusqu’en 1895, date à laquelle, à la demande du Conseil municipal, confirmée par décret du président de la République, le Collège municipal devint Collège Prieur de la Côte d’Or. Une nouvelle plaque fut donc posée pour remplacer la précédente, elle subsiste encore aujourd’hui au-dessus du porche d’entrée.

    Elle a pour vis-à-vis une autre plaque sur la maison natale de Prieur. On en apprendra plus sur Prieur en consultant l’article en lien ci-dessous.

CHARMOY-CITY : LA MAISON NATALE DE CLAUDE-ANTOINE PRIEUR À LA UNE - du 28 NOVEMBRE  2019

 POST-SCRIPTUM

   Les thèmes napoléoniens étant d’une brûlante actualité nous avons dû abandonner momentanément la Croix des Sarrasins. Que nos lecteurs se rassurent cependant, la suite de l’article en lien ci-dessous est toujours au programme.

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021

 

Quand le nom de Bonaparte ornait le fronton du collège d'Auxonne.jpg

Quand le nom de Bonaparte ornait le fronton du collège d'Auxonne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 septembre 2021 (J+4651 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : D’UN 4 SEPTEMBRE  L’AUTRE - du 08 septembre 2021 (J+4648 après le vote négatif fondateur)

    Comme nous l’annoncions dans notre précédent article, un hasard de l’actualité associative nous avait amené à différer la publication d’un article de circonstance sur la chute du Second Empire.

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021

   Avec un peu de retard, nous  le publions donc aujourd’hui, jour de notre fête patronale.

— De quoi Chantecler « fête patronale » ? Tu nous la sors bonne, tu fais la fête aux patrons mon colon !?

— Calmos les enfants, y’a comme qui dirait un quiproquo, un peu de lecture vous mettra au top !

     Une fête patronale, dans notre tradition, n’a rien à voir avec les patrons entendus au sens du monde du travail. Une fête patronale, c’est tout autre chose !

    Force est de constater, il est vrai, que certains groupes de mots, tels que « fête patronale » ou « Croix des Sarrasins » semblent être devenus lettre morte en nos temps facebookiens d’immédiateté, de like pavlovien à tout va, et d’amnésie chronique.

   Face aux endormeurs de tout poil, Chantecler est là pour réveiller et rafraîchir notre mémoire.

   Petit coup d’œil sur un temps où les  traditionnelles fêtes patronales n’avaient pas encore été supplantées par les « fêtes de la patate » et autres marchés de fantaisie.

CHARMOY-CITY : LA FÊTE PATRONALE, NOTRE-DAME ET LES CONSCRITS - du 8 septembre 2020

   Aux lecteurs avisés qui auraient apprécié la lecture, ou la relecture de l’article en lien ci-dessus, notre rédaction offre en prime un poster-cadeau encore inédit sur ce blog et qui viendra compléter à point nommé l’article en lien ci-dessus. Un poster qui séduira par ailleurs tous les adeptes de Saint-Fiacre

      Basta ! Le temps est venu de tourner le bouton de Radio Nostalgie pour entrer dans l’Histoire à propos du « 4 septembre » justement, comme l’indique notre titre du jour.

   Mais un petit tour d’abord dans l’actualité : le 4 septembre dernier, dans les jardins de  la Préfecture à Dijon, une assistance choisie, au sein de laquelle se tenait notre premier édile,  commémorait sous un beau soleil le 151ème anniversaire de la proclamation de la république, le 4 septembre 1870.

    C’est en effet le 4 septembre 1870, que le Second Empire tombait irrémédiablement sous les coups de l’invasion allemande cédant la place à une troisième république qui ne devait pas survivre à la seconde guerre mondiale.

    Napoléon III déchu, Victor Hugo,  son ennemi juré depuis le coup d’état du 2 décembre 1851, boucherie qu’il avait relatée en traits sanglants dans son ouvrage Histoire d’un crime, pouvait enfin rentrer dans son pays après un long exil.

    Le 4 septembre, annonçait donc, en cette année 1870, la promesse d’un retour pour le poète exilé.

    4 septembre, pour Victor Hugo,  date fatidique du calendrier !

     En effet, 27 ans auparavant, le 4 septembre 1843, la mort par noyade de sa fille Léopoldine  avait cruellement endeuillé le poète, et assombri sa vie pour de longues années.

    En 1872, Victor Hugo, publiait, en forme de calendrier, un recueil de poèmes intitulé L’année terrible. En 12 chapitres correspondant à 12 mois, d’août 1870 au mois de juillet 1871, le poète y relatait en vers sa vision de la guerre de  1870-71, cette « année terrible ».

    Le déclenchement de la guerre de 1870-71  par la déclaration de guerre de la France à la Prusse est le résultat d’un terrible imbroglio diplomatique manigancé par le Chancelier Bismarck.

    Trop compliqué pour nous ! S’il en présente quelques aperçus, notre blog ne prétend pas être un livre d’histoire.

    Pour résumer en gros et en bref cette sombre péripétie, nous aurons donc recours à la poésie et à l’image.

   Dans le  chapitre « septembre » de L’année terrible Victor Hugo nous apporte un concours providentiel, et nous donne un excellent résumé en vers de l’affaire :

 

« Oui, Bonaparte est vil, mais Guillaume est atroce

Et rien n’est imbécile hélas, comme le gant

Que ce filou naïf jette à ce noir brigand

L’un attaque avec rien ; l’autre accepte l’approche

Et tire brusquement la foudre de sa poche ;

Ce tonnerre était doux et traître, et se cachait.

Leur empereur avait le nôtre pour hochet.

Il riait : Viens petit. Le petit vient, trébuche,

Et son piège le fait tomber dans une embûche. »

  

   Remarquons que, rentré en France, le poète n’a rien perdu de son aversion pour Napoléon III qualifié au passage de « vil » et de « filou naïf », voire d’ « imbécile ».

   Signalons en passant une  licence poétique de Victor Hugo dans  ce  vers : « Leur empereur avait le nôtre pour hochet. »

    Si Napoléon III a bien été le jouet des manigances prussiennes, il faut noter en revanche qu’au moment du déclenchement de la guerre, Guillaume, n’était pas empereur, mais seulement roi de Prusse, il deviendra Empereur d’Allemagne en janvier 1871 après l’écrasement militaire de la France.

   En ce qui concerne l’image, Claudi a tiré de ses archives une caricature du temps plutôt évocatrice, qui nous a semblé un assez bon pendant aux vers de Victor Hugo.

  

FLASH DERNIÈRE

   Après un long silence estival, L’Écho de la place d’Armes vient de déstocker son fusil à deux coups (numéros 41 et 42) pour une fracassante ouverture de la chasse à son gibier de prédilection…Sacrebleu ! Quel massacre !

    On attend maintenant la riposte… envoyée par la poste !

 

La mauvaise querelle qui fit tomber le Second Empire.JPG

La mauvaise querelle qui fit tomber le Second Empire.JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 septembre 2021 (J+4648 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais
5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 11:39

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021 (J+4645 après le vote négatif fondateur)

   Entre Napoléon III, le 4 septembre et Victor Hugo, notre rédaction était prête à publier un article sur la chute du Second Empire, lorsque ce matin, une série de posts sur la page facebook de notre bonne ville ont attiré notre attention…

     Nos lecteurs pourront constater que comme la Mère Michel qui avait perdu son chat, le site « des sarrasins » pouvait à l’occasion y perdre sa croix.

   Pour remédier à cette perte, notre rédaction ne se lancera certes pas dans une croisade, mais tentera dans un nouvel épisode d’apporter quelques éléments sur l’origine de l’appellation du lieu-dit « La Croix des sarrasins ».

   La suite, donc, au prochain numéro et bon forum à nos assoces…avec ou sans croix !

    Claudi, au pied levé, a fait de son mieux pour mettre en image cette histoire de croix.

FLASH DERNIÈRE(06/09 à 08h40)

    Le Bien Public titrait ce matin : « Auxonne Un hélicoptère va survoler le ville » et ajoutait : « La mairie d’Auxonne annonce qu’entre le 6 et le 24 septembre, la société Enedis prévoit un survol de la ville par hélicoptère. »

   Après le temps du drone, le temps de l’hélico ?

INFO DERNIÈRE (07/09/21 à 09h00)

   « Les Sarrasins » dans la presse

       Sous le titre  « Auxonne Les associations ont fait leur rentrée », on pouvait lire hier dans Le Bien Public  en ligne (et pas dans La Croix) :

 « Dimanche 5 septembre, dès 9 h 30, les associations auxonnaises faisaient leur rentrée au cours d’un forum organisé aux Sarrasins »

     « Aux Sarrasins »  et aux p’tits oignons sans doute !

     La Croix passe encore une fois à la trappe !

Charmoy-City, un forum, une Croix et  des Sarrasins .jpg

Charmoy-City, un forum, une Croix et des Sarrasins .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 septembre 2021 (J+4645 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Libres propos

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Libres propos
2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 05:00

RENTRÉE SCOLAIRE, TROIS COUPS DANS LES COULISSES DU THÉÂTRE PÉDAGOGIQUE - du 02 septembre 2021 (J+4642 après le vote négatif fondateur)

   Aujourd’hui 2 septembre, c’est un grand évènement annuel cher aux médias qui revient, un marronnier propice aux bons papiers des journalistes : la rentrée des classes. Une rentrée particulière dont l’ambiance générale devrait être encore une fois marquée par la persistance de la pandémie de COVID 19.

   Bonne nouvelle quand même, le journal Libération annonçait récemment : «  La veille de la traditionnelle conférence de presse de rentrée du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, les syndicats ont divulgué les éléments proposés pour la revalorisation salariale des enseignants. Il s’agit donc d’«une augmentation allant de 57 euros net mensuels pour les néotitulaires ayant une à deux années d’ancienneté à 29 euros net par mois pour les enseignants ayant de quatorze à vingt-deux années de carrière», selon le Snalc (secondaire), le Snes-FSU et le Se-Unsa. »

    Cette manne ne concernera évidemment pas les retraités, cette horde obsolète de fossiles relégués dans les poubelles de l’histoire pédagogique dont votre serviteur se revendique.

   Beaucoup de temps a passé, en effet, depuis cette coupure de presse jaunie retrouvée par miracle dans un dossier et que je suis heureux de partager aujourd’hui avec mes fidèles lecteurs. Un document qui fait un point rapide sur les équipements d’enseignement secondaire du moment, qui devaient connaître une évolution spectaculaire au cours du dernier quart du siècle dernier et qui fait mention, en passant, de ma première rentrée d’enseignant à Auxonne (qui n’était encore pas Charmoy-City) en septembre 1974.

    De l’eau a coulé depuis sous le pont de France, les élèves de seconde C visibles sur la photo sont entrés dans la soixantaine et ça fait déjà un fameux bail que j’ai raccroché ma blouse blanche de prof de physique sans même avoir décroché les Palmes de rigueur ! Rendez-vous compte ! Quel malheur !

   En comptant bien, voilà trente ans de carrière auxonnaise ! Quel ennui me direz-vous !

   Pas d’accord ! Sans entrer dans le détail, je vous confierai qu’une stabilité géographique sur les bords d’un long fleuve tranquille n’interdit pas pour autant de vivre une carrière en mouvement et à l’occasion mouvementée.

   Supporter les vicissitudes du métier, en goûter les joies et tenter, dans le rang et avec ses moyens, d’en résoudre les difficultés, s’affronter seul  parfois à une hiérarchie abusive, voilà le lot de l’enseignant de base. Si c’était à refaire, je recommencerais !

   Les temps ont changé me direz-vous. Il faut être un demeuré pour poursuivre ainsi au long cours une obscure carrière de fonctionnaire.

    Le théâtre des réseaux sociaux a renversé la table, qui  permet maintenant, à tout un chacun, de se parer de vertus et d’idéaux, de se construire un personnage, de faire pleurer dans les chaumières tout en  mettant sa trombine en lumière. Foin désormais de l’obscur fonctionnaire !

    L’obscur fonctionnaire en blouse grise ou blanche n’intéresse plus personne ! Car, dans ce nouveau monde médiatisé, l’obscur fonctionnaire qui n’a pas vocation de jouer les vedettes sur la scène du théâtre internet, ne vaut plus tripette !

    Et c’est sur cette omniprésente et omnipotente scène du théâtre internet que l’on rencontre à l’occasion les visages multiples et insoupçonnés de personnes censées vous être proches.

    Lors de la rentrée de septembre 2020, je découvrais ainsi sur la toile, les prestations époustouflantes d’une belle âme qui, passé le concours, avait découvert les réalités crues d’un métier qu’elle semblait pourtant avoir choisi et pour lequel elle avait postulé. Le retraité blanchi sous le harnais, à présent moisi, voire aigri, découvrait avec stupeur une nouvelle pédagogie en marche.

L’ÉCHEC SCOLAIRE N’EXISTE PAS, MAIS LES FABLES PÉDAGOGIQUES EXISTENT - du 7 septembre 2020

   Comme tu y vas Chantecler ! On dirait que tu as découvert une Amérique pédagogique ! On veut tout savoir !

   N’étant pas, à vrai dire, dans la confidence, je ne vous dirai rien de plus que ce que tout un chacun peut découvrir sur la toile : la théâtralité des plateaux, le vacarme des réseaux sociaux, la publicité éditoriale…

https://www.youtube.com/watch?v=vyrU4QfRSx0

https://www.youtube.com/watch?v=QYjtmvCEVEw

https://omagazine.fr/l-echec-scolaire-n-existe-pas-un-livre-revelation/

    Il semblerait, que dans le cas présent, on soit bien loin d’un(e) obscur(e) fonctionnaire car il est bien rare en général que pareil(le) fonctionnaire soit sous les feux de la rampe et que nourri(e) dans le sérail, il/elle connaisse, pratique, use et abuse de toutes les ficelles de la scène théâtrale, journalistique et communicationnelle.

    Avouons que le discours pédagogique apparaît ici copieusement nimbé d’une aura dramaturgique peu commune chez un hussard noir de la République.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Speranza

    Vous comprendrez donc, chers lecteurs que, bien que très occupé dans ce mois d’août humide et mitigé, à désherber son jardin  et à peaufiner ses « cahiers de vacances » vaccinaux, votre serviteur ait pu surveiller son écran comme le lait sur le feu en prévision d’un nouveau coup de théâtre sur la scène de l’actualité pédagogique…

   Amateurs de pédagogie new-look, vous qui adorez peaufiner votre look sur facebook, je dois avouer que le rideau tarde à se lever, en cette rentrée, sur la scène alternative de l’actualité pédagogique.

     Ne pleurez pas, à défaut du frisson des grandes découvertes, vous pourrez toujours consulter les « cahiers de vacances » vaccinaux disponibles dans notre album récemment publié. Album qui se conclut sur une note résolument féministe !

Album CAHIERS DE VACANCES

    Je ne sais que trop que ce lot de consolation ne saurait compenser votre soif de nouveauté pédagogique alternative, et je suis bien conscient de vous avoir déçu(e)s.

     Considérant donc que la déception, ce mal chronique le mieux partagé, reste en dépit de sa banalité une épreuve cruelle, source de ruptures et de démissions,  je ne saurais vous abandonner sur une telle impression.

    Il est temps de positiver ! La vogue du « développement personnel » bat son plein. De la cuisine au boudoir, en passant par l’école, elle apporte avec son monde d’experts et de conseillères, plein de conseils aux lecteurs/trices. Comment allaiter bio son chat, vaincre sa timidité, requinquer un mari flapi et réussir sa mayonnaise. À l’aise, Blaise !

  Vous trouverez tout au rayon « développement personnel », même de la pédagogie alternative ! La première de couverture du dernier numéro de juillet du trimestriel mieux pour moi pourrait en attester.

https://www.journaux.fr/mieux-pour-moi-_generalistes_feminin_232442.html

   L’auteure de L’échec scolaire n’existe pas vous y révèle en toute logique comment « Donner une nouvelle chance à un enfant en échec scolaire ».

   Faites-en, comme votre serviteur, l’emplette il vous en coûtera 3,30 € pour une lecture pédagogique passionnante entre « Rupture amoureuse » et « Réussir sa vie sexuelle »

   Le ton de l’auteure est rassurant, les propos coulent comme un long fleuve tranquille, égrenant les couplets d’une berceuse apaisante. Il ne s’agit plus, en l’espèce de renverser la table !

    Les mamans inquiètes des difficultés de leur enfant  pourront y trouver des propos proprement éclairants du genre : « Je vous suggère d’en parler très rapidement à son enseignant », « vous avez visiblement perçu ce dont votre fils avait besoin », « il est important de valoriser ses forces et ses compétences scolaires ou non et d’être à son écoute », « faites-lui confiance les enfants ont tous des talents différents », « l’important est qu’il quitte le milieu scolaire plein de confiance en lui, avec une énergie positive qui fera la différence dans le monde du travail ».

    Tout ça pour ça ! Oui, je comprends cher lecteur, que cette brève incursion dans les colonnes de  mieux pour moi puisse en effet te laisser perplexe.

   Mieux vaut la pédagogie en images !

   Pour son illustration du jour, Claudi toujours nostalgique de l’Alsace, où il prit son premier poste au Lycée Technique Nationalisé Mixte de Guebwiller en 1969 a puisé sans ses archives un petit théâtre alsacien d’ombres chinoises pédagogiques.

   Il  en a même traduit, pour les non-germanistes, les légendes hermétiques en gothique, implorant d’avance, pour cette traduction libre, l’indulgence d’un de ses vénérables lecteurs germaniste. Ce faisant, il a eu une pensée pour la mémoire de son feu professeur Guy Avril qui lui fit découvrir la lecture du Faust de Goethe en gothique…

   La meilleure pédagogie n’est-elle pas en effet celle qui laisse à l’ « apprenant » des souvenirs durables !

    Bonne rentrée !

FLASH DERNIÈRE (02/09/21 à 15h30)

    La page facebook Ville d’Auxonne affichait aujourd’hui, au dessert après déjeuner, un score de 3000 abonnés !

    Cornélien, les côpains  !

« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort,

Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port »

(Pierre Corneille, Le Cid, Acte 4, Scène 3)

Pédagogie d'antan en silhouettes.jpg

Pédagogie d'antan en silhouettes.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 septembre 2021 (J+4642 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Pédagogie

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Pdagogie
31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 05:00

ALBUM « Cahiers de vacances à Charmoy-City, vaccination et histoire »   

 

   L’objectif modeste de cet album est de révéler sur un mode anecdotique,  à travers quelques exemples historiques, certaines permanences entre le discours actuel sur l’opportunité de la vaccination contre le COVID et les discours passés sur les bienfaits et l’obligation de la vaccination contre la variole.

   Sa lecture pourra être utilement complétée par celle de notre précédent album

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

Vaccination et histoire

Vaccination et histoire

B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

Publié par Claude Speranza le 31 août 2021

dans la catégorie Album

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Album
29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 05:00

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (6) - du 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

    Nous avons interrompu dernièrement notre très studieuse série « cahiers de vacances » par un petit intermède relatif à la santé du jeune Bonaparte et à  sa volonté de s’adresser à l’un des plus célèbres médecins se son temps.

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021

   Pour le bonheur de notre classe fidèle de lecteurs studieux, nous la reprenons aujourd’hui par un sixième et dernier cahier.

    Dernier cahier, comme c’est dommage !

    Eh oui les amis ! Avec la rentrée, finis les cahiers de vacances ! Au feu les cahiers, et le maître au milieu !

    Car la rentrée arrive à grands pas, et pour l’enseignant retraité, voici venir le temps du CRPRC !

   Du CRPRC ??

   Oui un syndrome encore trop ignoré qui touche nombre d’enseignants retraités et pour lequel il n’existe pas de vaccin !

   Vous voulez en savoir plus ?

    Alors reportez-vous à notre article de rentrée de l’an dernier et vous saurez tout, tout, tout sur le CRPRC…et autres curiosités de la dernière  rentrée…

CHARMOY-CITY : ICI COMME AILLEURS, DEMAIN C’EST LA RENTRÉE !  - du 31 août 2020

   Avant que nous évoquions la prochaine et son lot de curiosités !

   Pour l’heure, revenons à nos « cahiers de vacances ».

   Le précédent nous avait conduit à Cambrai en 1820 auprès du médecin-poète Anthelme Peysson partisan convaincu autant que convaincant de la Vaccine.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

   Des pièces liminaires de son opuscule littéraire (Anthelme Peysson, La Vaccine, poëme, Paris, 1820), nous avions examiné, dans notre cinquième cahier, l’exergue et la dédicace. Nous consacrerons le présent cahier, le sixième et dernier, à l’examen de l’excellent avant-propos.

  Nos lecteurs assidus pourront en lire à loisir la copie en PDF

    Dans son avant-propos, Anthelme Peysson médecin de formation très classique, se réfère à Hippocrate pour justifier son recours à l’éloquence dans le but de faire triompher la vérité.

   C’est par la plume qu’il combattra donc « les erreurs et les préjugés » qui s’opposent à la propagation de la Vaccine, en en célébrant « les bienfaits ».

    Bon citoyen, il déclare en cela, « pouvoir seconder les vues philanthropiques du gouvernement » qui soutient « la merveilleuse découverte de Jenner ». Il déplore en effet que « notre belle patrie ne soit pas entièrement affranchie de la petite vérole [la variole] malgré la protection que le ministère de l’intérieur accorde à la Vaccine ».

    À travers deux siècles, ce discours résonne avec notre actualité, mais la partie la plus surprenante en la conclusion féministe avant la lettre que nous citons :

   « les femmes qui font toujours ce qu’elles veulent faire, ne consentiront jamais à perdre l’empire de la beauté ; la Vaccine triomphera donc de l’ignorance et du charlatanisme »

    L’argument, s’il surprend, est néanmoins pertinent puisque la variole occasionnait des cicatrices sur les visages « grêlés » de ses  victimes. Mirabeau reste le plus célèbre de ces visages « grêlés ». Par ce dernier argument qui lui assurait d’emblée le soutien du »beau sexe », Anthelme Peysson se révélait un excellent communicant !

   Claudi a mis en image le superbe argument en mettant en scène la belle Madame Récamier, cousine par alliance du pionnier de la gynécologie, Joseph-Claude-Anthelme Récamier (1774-1852).

    Encore un Anthelme ! Oui, le docteur Récamier, tout comme Anthelme Peysson et son père Joseph était natif du Bugey, plus précisément de Rochefort à une quinzaine de kilomètres en aval de Seyssel sur le Rhône.

   Et rien n’interdit de penser que ces notables, contemporains, et originaires du Bugey aient pu se connaître !

   Fin de nos « cahiers de vacances » ! Ouf !!

 

 

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 10:52

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

    À suivre les réseaux sociaux, nos fidèles lecteurs auront pu constater qu’il y a du Bonaparte dans l’air.

    La rédaction de Chantecler, qui suit l’air du temps,  et qui ne voudrait pas  être en reste, interrompt donc la publication de ses « cahiers de vacances » pour offrir à ses lecteurs, dans la tonalité de ses « cahiers de vacances »,  un petit intermède sur le jeune Bonaparte, la médecine et la santé.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

     De l’air auxonnais, de nos jours encore réputé humide, et qui l’était encore beaucoup plus il y a quelques siècles, lorsque la ville était cernée de zones marécageuses, le futur empereur se plaignait des miasmes.

     Dans une lettre à sa mère, datée du 12 janvier 1789, il écrit ainsi :

     « Ma santé, qui est enfin rétablie, me permet de vous écrire longuement. Ce pays-ci est très malsain, à cause des marais qui l’entourent et de fréquents débordements de la rivière qui remplissent tous les fossés d’eau exhalant des vapeurs empestées. J’ai eu une fièvre continue pendant certains intervalles de temps et qui me laissait ensuite quatre jours de repos, venait m’assiéger de nouveau pendant tout autant de temps [N.D.L.R. : sans doute une des nombreuses formes de « fièvre intermittente » en honneur dans les nosographies de l’époque]. Cela m’a affaibli, m’a donné de longs délires et m’a fait souffrir une longue convalescence. […] »

    (Cité par  le Commandant Maurice Bois dans Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, pp. 47-48. Le commandant Bois signale en note à ce propos que la situation perdure à son époque et qu’il espère beaucoup du comblement prochain des fossés !).

      Le jeune Bonaparte, sans être hypocondriaque, était  donc très soucieux de sa santé et de son hygiène, c’est ainsi que depuis « les montagnes de Corse où l'on se sert peu de médecin », il n’hésite pas à consulter, par lettre envoyée sur le continent, l’un des plus célèbres médecins de l’époque.

     Ce médecin suisse, le Docteur Samuel Auguste Tissot (1728-1797), ami et médecin de Jean-Jacques Rousseau et de têtes couronnées, connaît une grande notoriété. Ses ouvrages (Avis au Peuple sur sa santé, L’Onanisme, De la santé des gens de lettres) connaissent un grand succès. Ils sont lus et traduits dans toute l’Europe.

     C’est donc un an environ avant de découvrir Auxonne que Bonaparte écrit d’Ajaccio, le 1er avril 1787, une longue lettre au Docteur Tissot au sujet… de la goutte dont souffre son grand-oncle Lucien Bonaparte, archidiacre d’Ajaccio.

       Dans cette lettre, Bonaparte n’omet pas de conclure en passant sur sa propre santé et se dit « tourmenté d’une fièvre tierce » dont les accès justifieraient le peu de lisibilité de son « griffonnage » ! En Corse, comme à Auxonne, si l’on en croit du moins ses écrits, la santé du jeune Bonaparte n’était pas vraiment florissante !

     C’est à la moitié du premier séjour en Corse de Bonaparte (Septembre 1786-septembre 1787) que la lettre fut envoyée. Ce premier séjour concluait huit longues années passées sur le continent, dans les écoles militaires, d’Autun à Paris en passant par Brienne, et pour finir au régiment de la Fère à Valence.

    La lettre fut conservée, mais Tissot n’y répondit pas, se contentant de l’archiver avec la mention « Lettre non répondue, peu intéressante ».

     Il ne faut pourtant jamais désespérer. Un demi-siècle plus tard, Charles Eynard publiera la lettre de Bonaparte dans son ouvrage Essai sur la vie de Tissot, Lausanne, 1839.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.

    N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.      N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte. N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire