AUXONNE : À L'EMPIRE, D' « ANACONDA » AU GRAND TÉTRA - du 29 janvier 2026 (Jour 584 de la nouvelle ère de Chantecler)
Mille excuses, tout d'abord pour nos lecteurs qui attendaient avec impatience une nouvelle tournée de Kir comme annoncé dans notre dernier article en lien ci-dessous
BONAPARTE, LE CHÊNE, LE TILLEUL, LE LAIT ET LE KIR - du 26 janvier 2026
Le Chanoine attendra ! Car cela fait juste un mois que nous n'avons rien publié dans notre rubrique « Côté cinéma ».
En attendant votre Kir, vous pourrez retrouver notre dernière publication, relative au film Bugonia en lien ci-dessous
AUXONNE : FILM DE MIEL ET DE SANG À L'EMPIRE - du 30 décembre 2025
Car aujourd'hui nous retournons au cinéma !
En fait, nous ne l'avons jamais quitté et cet entracte filmique de janvier sur notre blog ne reflète en rien notre fréquentation particulièrement assidue du grand écran de L'Empire dont la programmation pour le 7 au 25 janvier était pourtant loin d'égaler, à notre sens, celle qui vient de commencer et se révèle pleine de promesses !
Le programme de la semaine passée a inspiré notre titre du jour « AUXONNE : À L'EMPIRE, D' « ANACONDA » AU GRAND TÉTRA ». Autrement dit, du serpent géant de l'enfer vert de l'Amazonie au grand oiseau qui a déserté la forêt vosgienne, thème central du documentaire de Jean Munier « Le chant des forêts ».
Le premier de ces deux films est à notre sens un double désastre tant écologique que cinématographique, une piteuse caricature du monde reptilien ! En un mot, après une ouverture assez suggestive, un pur navet à bailler le reste du temps dans son fauteuil comme un boa enfournant sa proie !
« Le chant des forêts », tout au contraire, est une œuvre filmique très élaborée quant aux images et aux sons. Une écoute et un regard exceptionnels sur un monde animal peuplant discrètement des paysages variés, nocturnes et enneigés : grand tétra, cerf, lynx, mésanges, troglodytes... jusqu'à cette mal aimée, l'araignée.
Vient se superposer à cette histoire naturelle in situ, offerte au spectateur dans son fauteuil, une saga familiale : celle des Munier dans leurs postes d'observation.
Vincent le père et réalisateur du film, Michel le grand-père, initiateur du premier, tous deux aguerris, et Simon le jeune fils adolescent...
Rien à dire de plus, sinon que la séance fut jouée à guichets fermés (une autre projection est d'ores et déjà prévue dans un avenir proche) et que la salle comble contrastait avec les étendues vierges d'humanité projetées sur l'écran. Autre contraste aussi : peuplant la salle, beaucoup plus de boomers que d'enfants ou d'adolescents …
Nous nous en tiendrons à cet aperçu. D'autres films au programme dans cette deuxième quinzaine de janvier ont rassemblé une assistance beaucoup plus discrète parmi laquelle je me trouvais, films qui m'ont procuré, beaucoup plus que les immensités enneigées du « Chant des forêts » une nourriture, certes un peu facile, que j'aime à retrouver au ciné : l'émotion...
Car loin des immensités enneigées, le spectacle de la comédie humaine, dont nous sommes tous les acteurs plus ou moins talentueux, reste pour moi sur l'écran une source intarissable d'émotion.
Parmi ces beaux morceaux de « comédie humaine » de la deuxième quinzaine à l'écran de l'Empire, nous retiendrons trois titres : en premier « Qui brille au combat », coup d'essai mais authentique un coup de maître...., en second « Sur un air de blues » très émouvant avec ses héros fracassés et en troisième « L'âme idéale » qui jette un pont entre le monde des morts et celui des vivants en souffrance.
À propos de cinéma toujours : les troupes « dynamiques » prenaient la pose tout récemment sur facebook et sous le préau voisin du cinéma l'Empire. Dans cette « dynamique », comme en 1814 dans l'armée impériale, beaucoup de vétérans et peu de « Marie-Louise »
Bien difficile de pondre une image du jour avec tout ça, vous l'avouerez !
Mais au fait, nous sommes en pleine campagne !
Et de l'affiche de cinéma, au tract de campagne, il n'y a qu'un pas, on reste en plein cinéma ! Pas vrai papa !? T'as déjà vu le film et tu connais ça !
Claudi, toujours inspiré, a encore bien travaillé en mettant en parallèle deux mairies Renaissance relookées dans la deuxième moitié du 19ième siècle : celle de Paris et la nôtre.
Celle de Paris parce-que les communards l'avaient incendiée et la nôtre par les soins de Phal-Blando. Si vous êtes curieux d'histoire locale vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous qui vous fera découvrir en bref les projets de travaux
AUXONNE : HÔTEL DE VILLE, PROJETS 1813 ET 1857
Pour les « Marie-Louise » comme pour les vétérans repartis en campagne c'est le moment de lire « Le conseiller municipal »
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 29 janvier 2026 (Jour 584 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Côté cinéma
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