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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (1) - du 17 octobre 2022 (J+5052 après le vote négatif fondateur)

Dans la presse locale, comme dans nos rues, on n’arrête pas de parler de la Grande-Rue.

La fin des travaux dans celle-ci fait l’objet d’une apothéose et, coïncidence en rose, au moment même où l’on mettait la dernière main à cette voie impériale, une épidémie de roséole aiguë a sévi, dont nos rues et nos places portent encore les stigmates.

AUXONNE, PETITES HISTOIRES EN ROSE - du 13 octobre 2022

Le pic de l’épidémie a été atteint samedi dernier 15 octobre, journée lors de laquelle la statue de Bonaparte médusée a vu se tenir, devant son piédestal tout enrubanné de rose, des ballets roses fort animés où ne dansaient pas que des petits rats de l’Opéra.

Ce spectacle ne laissait pas de rappeler au lieutenant d’artillerie, récemment affligé... d’une nième biographie, un autre spectacle qui s’était déroulé deux ans auparavant.

CHARMOY-CITY EN CHALEUR : DES FEUX DE L’UCIAA À L’INCENDIE DE MOSCOU - du 04 décembre 2020 

À ce jour l’épidémie a cessé car le bon peuple a prié tous les seins du calendrier et a été exaucé !

À la bonne heure ! Délaissons un instant notre Empereur et ses talentueux laudateurs pour nous consacrer à la Grande-Rue vue côté Dole.

Mais pourquoi côté Dole et pas côté Dijon penseront certains lecteurs ?

La réponse est bien simple. Rien à voir avec un quelconque penchant que notre rédaction pas plus que Bonaparte en son temps pourrait avoir pour Dole et les Dolois !

Mais tout bonnement parce que dans la Grande-Rue, c’est le côté Dole qui est le plus animé !

Voici donc clairement posé le cadre de notre nouvelle série « AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE ».

Reste à présent à le remplir sans trop ennuyer nos fidèles lecteurs ! Car telle est la mission délicate du parfait feuilletoniste !

Mission qui requiert entre autres une compétence exigée aussi du cuisinier : l’art d’accommoder les restes !

Art d’accommoder les restes, que nous mettrons en pratique dès aujourd’hui…

Une interview parue dans un article du Bien Public du 7 octobre dernier prêtait les propos qui suivent à l’adjoint au travaux de notre bonne ville  :

« Le but c’est que les voitures circulent moins dans la Grande-Rue et que les gens viennent ici juste pour acheter le pain, le journal et c’est tout ».

Cette téléologie urbanistique à l’emporte-pièce n’a pas emporté, semble-t-il, pour le moment, une adhésion massive des riverains commerçants.

Nous évoquions le fait dans un récent article

AUXONNE GRANDE-RUE : LE JOURNAL ET UN PAIN, C’EST TOUT ! - du 10 octobre 2022

Mais quel rapport avec le « côté Dole » me direz-vous ?

Nous répondrons tout simplement que le tronçon le plus animé de la Grande-Rue où se vendent habituellement le pain, le journal... et les jeux, est précisément la rue Émile-Gruet, située côté Dole.

Claudi, un peu paresseux aujourd’hui vous ressert en illustration du jour une vue de cette rue, récemment publiée et à peine relookée.

La suite au prochain numéro...

 

POST-SCRIPTUM

À lire dans Vosges-Matin, à propos de ces fans de Napoléon qui pètent les plombs

https://www.vosgesmatin.fr/politique/2016/08/13/lorraine-propos-choc-de-jean-pierre-arbey-delegue-lr

 

Grande-Rue côté Dole, des boutiques qui décollent.jpg

Grande-Rue côté Dole, des boutiques qui décollent.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 octobre 2022 (J+5052 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Urbanisme

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Urbanisme
15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (3) - du 15 octobre 2022 (J+5050 après le vote négatif fondateur)

Le deuxième épisode de la présente série était essentiellement destiné à marquer la date de parution officielle de l’ouvrage de Stéphane Hardy intitulé Bonaparte à Auxonne Souvenir de jeunesse 1788-1791

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (2) - du 05 octobre 2022

Dix jours ont passé depuis, dix jours en rose dans notre cité impériale en rose, mais non exempts d’épines pour votre serviteur. Mais toute rose n’a-t-elle pas ses épines, comme toute médaille a son revers ?

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022

La récente saute d’humeur de l’auteur n’a pas pour autant interrompu notre lecture assidue de son ouvrage

Après avoir parcouru, dans le premier épisode, les deux préfaces de « parrainage » émanant de deux autorités (pp. 7 à 9), puis l’avant-propos de l’auteur (pp. 11 à 15), nous entrerons donc aujourd’hui dans le « préambule », (pp. 17 à 22).

À l’examen, ce préambule présente une structure mixte en deux parties.

La première (pp. 17 à 19) constitue en quelque sorte une préface-réflexion de l’auteur autour de la figure d’exception de l’Empereur.

La seconde (pp. 19 à 22) donne la parole à l’Empereur dans son exil à Sainte-Hélène et semble revendiquer avec lui : « que la véritable force d’esprit d’un homme trahi, humilié, abandonné, déchu de ses titres, réside dans sa capacité à continuer à écrire son histoire » (p. 19).

Cette seconde partie pourrait aussi se révéler à la lecture, comme étant une sorte de préface posthume de l’Empereur à l’ouvrage.

C’est du moins l’impression que l’on pourrait ressentir à la lecture de cette phrase : « Ce document relate mes souvenirs et confidences de jeunesse alors jeune lieutenant en second au sein du régiment de la Fère à Auxonne » (p. 20).

Pour le lecteur attentif qui en a bien lu les premières pages, l’ouvrage de Stéphane Hardy intitulé Bonaparte à Auxonne Souvenir de jeunesse 1788-1791, se révèle donc, d’entrée, une curiosité littéraire en ce qu’elle est précédée, en quelque sorte, par quatre préfaces :

- deux préfaces d’« autorités », celle d’un maire et celle d’un colonel (pp. 7 à 9)

- une longue auto-préface de l’auteur se répartissant entre l’avant-propos et le préambule du même. (pp. 11 à 19)

- enfin cerise sur le gâteau impérial, rien de moins qu’une préface posthume de l’Empereur, même si celle-ci ne dit pas son nom (pp. 19 à 22)

Suivant l’exemple de l’auteur qualifiant la salle à manger de l’Empereur à Longwood de « Salle aux normes d’un quadrilatère équiangle » (p.52), nous oserons les grands mots et désignerons l’ouvrage comme une variété rare d’ouvrage « quadripréfacé ».

Le lecteur qui aura franchi ces quatre préfaces n’en sera pas pour autant quitte, car avant de faire connaissance avec le jeune Napoléon Bonaparte, il devra lire le premier chapitre s’ouvrant sous le titre biblique « Au commencement » (pp. 23 à 38).

Grosso modo, quelques rappels historiques sur Auxonne, suivis d’un long mémoire d’architecture et de construction fort détaillé et soigné (bois, pierre, poutres, lambourdes et solives, peinture à la céruse, plaques de cheminées...) concernant en particulier les « Cazernes ».  

Quant au futur Empereur, oublié dans ce grand chantier, il finira enfin par émerger, dans sa chambre aux « Cazernes », à la dernière page.

Accrochez-vous bien à présent  dans la machine à traverser le temps !

Dès la page suivante, la première du chapitre « Sainte-Hélène petite île » (p. 39), le lecteur se voit propulsé trente ans en avant dans une petite île dont une note en bas de page décrit la situation géographique avec un luxe de détails.

Ce bond spatio-temporel serait-il destiné à réveiller l’attention du lecteur absorbé dans la lecture du mémoire d’architecture et construction ?

Adieu pierre, poutres, lambourdes et solives, la rumination rétrospective du captif de Sainte-Hélène va pouvoir enfin commencer…

Entre humiliations et frustrations propres à l’état de captif et  infirmités liées à l’âge ou à la maladie, douleurs que viennent tempérer seulement des séjours salutaires dans une baignoire, cette rumination s’étendra, sur fond de solitude, de souvenirs et d’amer dépit …. jusqu’à la page 60.

Sainte-Hélène, cette île maudite sue vraiment l’ennui et l’auteur a vu juste en écrivant (p. 45) : « Je ne suis pas dupe que cette monotonie, du temps et du climat, créée [sic] l’ennui. Les Anglais en meurent chaque jour. Qu’ils ne s’en lassent pas alors, et qu’ils continuent à se morfondre sur cette île, tout comme moi ! L’atmosphère est d’une morosité malsaine, humide et moisie, comme la bâtisse dans laquelle je réside. »

À l’appui de ce diagnostic désolant mais parfaitement pertinent, la rédaction de notre blog apportera une confirmation empressée et bien peu susceptible, espérons-le, de froisser la susceptibilité de l’auteur.

Comment ? Nous proposerons tout bonnement à nos rares lecteurs, ainsi qu’aux bataillons serrés de ceux de l’auteur, un témoignage antérieur (1805) de l’aveu même d’un auteur britannique.

Bien avant l’exil de Napoléon, il est bien clair que Sainte-Hélène avait mauvaise réputation.

 

Nous n’irons pas jusqu’à dire que Napoléon, de ce côté, n’a vraiment rien inventé !

La suite au prochain épisode...

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (3) - du 15 octobre 2022 (J+5050 après le vote négatif fondateur)
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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Nouvelles littéraires
13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 12:01

AUXONNE, PETITES HISTOIRES EN ROSE - du 13 octobre 2022 (J+5048 après le vote négatif fondateur)

Entre Auxonne et Moscou, il y a 2400 km à vol d’oiseau…

Et pourtant plus de rapports qu’on ne croit, comme nous l’avons déjà vu !

Non, pas des rapports sexuels, car les rapports sexuels, Lacan a dit qu’y en avait pas !

CHARMOY-CITY EN CHALEUR : DES FEUX DE L’UCIAA À L’INCENDIE DE MOSCOU - du 04 décembre 2020 

Des rapports, des autres bien entendu, et des malentendus, il y en a quand même !

Tenez, pour le moment, mettez le nez dehors dans les rues zanimées de notre belle cité et vous serez transporté en pleine Révolution d’Octobre rose !

Notre cité impériale a maintenant sa Place Rose, son petit Kremlin malin tout en rose, avec son soviet dynamique rose qui nous enfume en prose et nous emballe en rose !

Et à côté de ce mignon petit Kremlin rose, les cerisiers qui ne sont pas encore roses en ont marre de faire le piquet et de prendre la pose en attendant les coccinelles roses de Noël ! Et le temps de croire enfin au Père Noël !

CHARMOY-CITY : UN RÉVEILLON POUR COCCINELLE - du 03 décembre 2021

Oui ces pauvres cerisiers, ils doivent avoir les jambes enflées, du coup des mains expertes ont dû les leur bander...en rose…

Bander en rose, c’est-y pas mignon ! Sur un air de bandonéon, sous la clarté rose des néons !

Ah ! Bander en rose sur un air de bandonéon dans un tango rose ou un tango bleu, c’est selon….

Désormais au pays de l’Oignon, les cerisiers se font bander... les jambes en rose !

Un vrai conte !

D’écrire, j’ai le poignet qui s’ankylose, comme disait la veuve qu’avait de l’arthrose

Je fais une pause, le temps de sucer un bonbon rose au xylose. Vous connaissez pas le xylose, c’est du sucre de bois !

De bouleau particulièrement. Mais couper son bois, c’est du boulot parfois, c’est pas toujours rose ! Pour le quidam, pas de bois de rose !

Mais comme disait Maimaine ma marraine : même si la vie n’est pas toujours rose, faisons contre mauvaise fortune bon cœur.

Alors reprenons tous en chœur : Vive le bouleau et le xylose ! Et vive tous les éléphant(e)s roses qui n’en finissent pas de prendre la pose pour la bonne cause et qu’on en cause !

Tiens ? Ça revient dans ma main… Il suffit de laisser l’effet se faire. Ma crampe de l’écrivain est passée...et l’inspiration avec !

Chœur des éléphant(e)s roses : « Bien fait ! Ferme ton bec Chantecler ! »

Vite dit ! Voilà mon inspiration qui refleurit….en rose !

Car Napoléon Bonaparte est accouru à mon secours !

Le povre ! Il me l’a dit : « Pour lui la vie n’est pas rose » !

Le voilà sur la Place d’Armes, piégé sur son rocher piédestal signé Phal, par un cordon de sécurité en rose !

Impossible d’en réchapper ! Il ne peut plus descendre se promener sur la grand-place ! Le voilà prisonnier de l’Armée Rose !

Au train où vont les choses, on en fera bientôt un petit Soldat Rose

Pour le coup, ça c’est un moche coup !

"NAPOLEON ET LE CRAYON" PAR CLAUDI HOFFNUNG

Claudi vous offre aujourd’hui un carré rose à la Malévitch. Et tant pis pour les bien-pensants qu’auraient souhaité un carré blanc !

Parce que, c’est évident, toutes ces petites histoires en rose, en vers ou en prose, n’auraient pas dû passer au comité de censure !

Mais finir, scrongneugneu, comme il se doit dans une poubelle…. « à l’effigie de Napoléon » comme celles qui sont attendues…

Attendues ?? Ben oui, dans notre Grande-Rue où les clients se ruent !!

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022

 

Auxonne, microfolie, bientôt un carré de malévitch en rose.jpg

Auxonne, microfolie, bientôt un carré de malévitch en rose.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2022 (J+5048 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Vie en rose

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Vie en rose
10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE GRANDE-RUE : LE JOURNAL ET UN PAIN, C’EST TOUT ! - du 10 octobre 2022 (J+5045 après le vote négatif fondateur)

C’est un commerçant, ni boulanger, ni tabac-presse qui n’avait pas vraiment la banane car il a diablement apprécié un passage de l’article du Bien Public du 7 octobre dernier. Il nous a passé le tuyau. Le tuyau, ou plutôt la perle (de culture) de l’adjoint au travaux selon laquelle :

« Le but c’est que les voitures circulent moins dans la Grande-Rue et que les gens viennent ici juste pour acheter le pain, le journal et c’est tout ».

Du coup, les autres commerçants de la Grande-Rue risquent bien de ne plus faire leur blé et les fonds de commerce risquent de s’arracher dans les rues adjacentes.

Pourra-t-on même s’arrêter à la médiathèque ? Le temps sans doute de lire le règlement ! Super les enfants ! Au fait, nouvelle proposition de nom pour la médiathèque « journal et baguette ». Information et restauration ! Attractivité garantie ! Mieux encore « Bred and news ». Presque aussi classe que l’Alpha d’Angoulême.

Les jours passent et chacun d’eux vient nous démontrer que décidément notre cité en rose est sous l’empire du bon goût !

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022

Notre rédaction rend hommage au philosophe beaunois Bruno Latour décédé hier et reprend à son compte la citation de cet auteur :

« Prospérer est un terme admirable qui ne doit pas être réduit à un sens de développement absurde, comme on essaye de nous le vendre » ( in Mémo sur la nouvelle classe écologique)

FLASH DERNIÈRE

Lu dans le dernier Inf’Auxonne numéro 76 tout en rose, ce joli morceau de prose à propos de la Grande-Rue (en page dans la tribune de nos dynamiques)

« Cette réalisation était nécessaire afin d’embellir notre centre ville pour donner envie à tous les habitants de venir flâner dans les rues et profiter de nos commerçants. »

« juste pour acheter le pain, le journal et c’est tout » ?

Une autre perle rare sortie de la même tribune :

« Encore une fois les conseillers de l’opposition crient aux loups et réclament de la transparence, de la concertation mais ils sont régulièrement absents des commission ou réunions. Un conseiller municipal de l’opposition n’assiste plus ou très peu aux différents conseils municipaux. Nous nous interrogeons sur leur réel intérêt pour les affaires de la commune, ils démontrent surtout un intérêt personnel en voulant créer la polémique. Ils sont dans la publication pendant que nous sommes à l’action. Nous les invitons à nous questionner sur différents sujets et nous leur répondrons comme nous le faisons toujours. Il n’y a aucun secret que nous gardons précieusement. »

Peut-être que notre dynamique en rose, souhaiterait que l’opposition vienne en conseil  juste pour écouter le baratin et faire la bouche en cœur c’est tout !

Voilà une prose et une condescendance en rose, sur fond de révolution d’octobre rose et de propension permanente à prendre la pose pour nous faire voir la vie en rose !

 

Bientôt les œillères roses et le shampoing cérébral rose obligatoire pour les citoyens moroses ?

Décidément, notre bonne ville devient l’empire du bon goût !

Et n’oubliez surtout pas l’application IntraMuROSE

Auxonne nouvelle Rome, des seins, du pain et des jeux.jpg

Auxonne nouvelle Rome, des seins, du pain et des jeux.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 octobre 2022 (J+5045 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Commerce

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Commerce
8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022 (J+5043 après le vote négatif fondateur)

Lecteurs gastronomes auxquels l’eau vient déjà à la bouche, vous allez être déçus car cet article ne donne aucune bonne recette. Culinaire du moins !

Nous évoquions hier une réunion « mercatique », appelant la participation des Auxonnais(e)s, réunion dont la nécessité et l’opportunité nous ont semblé pour le moins problématiques. Il paraîtrait que les noms rendant hommage à un personnage historique c’est démodé, il faut à présent des « marques » et des logos pour épater et attirer le gogo !

Nous exprimions notre opposition à ce remake de désignation de notre médiathèque, coûteux autant qu’inutile.

Nous le faisions tout en rendant hommage à un grand écrivain humaniste, Thomas Mann. C’est notre droit, nous en usons, et nous en userons contre la tyrannie de marchandisation qui envahit notre monde.

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (4) - du 07 octobre 2022

Il se trouve aussi que lors de cette réunion votre serviteur a dû essuyer de vilaines injures de la part d’un participant manquant pour le moins de tact, car il n’y était pas franchement à sa place. Nous ne pouvons plus taire ce fait peu reluisant car la rumeur à ce propos enfle déjà dans notre Grande-Rue. Nous nous en tiendrons là, sans plus de précisions.

Ce fait regrettable finira bien vite, comme tant d’autres, dans les poubelles de l’histoire, et ce n’est pas votre serviteur qui le rapportera par écrit, avec un luxe de détails. Un duel en réparation n’est pas, pour l’heure à l’ordre du jour. Sinon un duel de plume.

À propos de poubelles de l’histoire, nous avons lu un article du Bien Public d’hier, 7 octobre et nous n’osons y croire !

Le Bien Public d’hier titrait donc en page 14 : « AUXONNE Après sept mois de travaux, la Grande-Rue se dévoile ». Aménagements et embellissements pour  booster l’attractivité de notre ville voilà en gros le programme. L’intention est louable. Nous n’avons rien à ajouter sur ce point.

Mais le diable est parfois dans les détails !

Témoin ce passage : « Si le diable se cache parfois dans les détails, la beauté y trouve autant sa place puisqu’en plus des arceaux [à vélo], la commune a investi dans des poubelles à l’effigie de Napoléon qui arriveront dans les semaines à venir. Baptisée Ville Impériale, Auxonne compte mettre tous les atouts pour briller. »

Vous avouerez qu’il est d’autres endroits qu’une poubelle pour briller ! Sinon pour le préfet du même nom.

Claudi n’a visiblement pas digéré cette histoire de poubelles.

 

Auxonne, un cri de l'Empereur à travers le temps.jpg

Auxonne, un cri de l'Empereur à travers le temps.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 octobre 2022 (J+5043 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Urbanisme et urbanité

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Urbanisme et urbanité
7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 11:58

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (4) - du 07 octobre 2022 (J+5042 après le vote négatif fondateur)

 

Prologue

Dans le courant du mois dernier, sur la page facebook de notre bonne ville, un évènement était annoncé sous le titre alléchant : « Médiathèque : remuons nos méninges, trouvons-lui un nom ! »

Mais là où il y avait un hic, c’est que ladite médiathèque avait déjà été nommée officiellement, il y a 3 ans, en septembre 2019, par délibération du conseil municipal ayant fait l’unanimité des votes.

Impressions

Votre serviteur était présent hier soir à cette soirée lors de laquelle la presse n’était pas présente et à laquelle ont participé une dizaine d’Auxonnaises et d’Auxonnais sans mandat ni fonction municipal(e). J’étais de ceux-ci, et, à ce propos, j’envie leur patience et leur gentillesse. Ah ! Les braves gens ! Et je dis cela avec cœur et sans aucune condescendance !

Dans ce debriefing à chaud que je dois à mes concitoyens, puisque que dans le précédent épisode je m’engageais à la suite de la réunion, à publier [mes] impressions, je serai bref, quitte à revenir plus tard sur le sujet.

Des impressions dignes de ce nom ne peuvent être hors-sol, non genrées, et totalement aseptisées, comme le jargon en vogue exsangue, bourré de néologismes et d’anglicismes, sorte de LTI (Lingua Tertii Imperii) de l’empire mou de la marchandise, jargon que les tenants et les cerveaux de la politique mercatique déversent à jet continu sur nous.

À propos d’Imperii on notera que L’IMPERIUM a été mentionné dans les propositions de noms pour notre médiathèque. Empire, Empire, quand tu nous tiens ! Notre cité serait-elle devenue un Empire dans la République ?

Nous sommes en pleine période littéraire et au risque de faire peur et de déranger, mais après tout, il s’agit de médiathèque, j’oserai parler de littérature. De bonne littérature bien entendu !

Thomas Mann (1875-1955), esprit libre s’il en fût, publia en 1930 une nouvelle intitulée Mario et le Magicien. Toutes proportions gardées et sans vouloir établir un lien politique de quelque nature que ce soit entre les deux contextes, j’avouerai que hier soir, votre serviteur a tout bonnement pu ressentir l’impression d’être à la place de Mario sous l’emprise du magicien Cipolla. Évidemment, dans une version édulcorée, proprette et aseptisée pour saynètes mercatiques et surtout pas dans la version tragique.

Des saynètes mercatiques où certain(e)s se la jouent et qui se jouent aux frais des Auxonnais(e)s !

Cipolla (en français oignon), ça ne s’invente pas! Un nom qui est d’ailleurs revenu hier soir dans la « quête » des thèmes auxonnais entre maraîchage et Saône.

La description de la nouvelle de Mann sur Wikipédia est assez plate. Je préfère vous offrir les dernières lignes de Thomas Mann dans la traduction française de l’ouvrage (Grasset, 1973).

« Oui c’était la fin. Une fin effroyable, une fin funeste. Et pourtant cette fin, c’était une délivrance, je n’ai pu me défendre de cette impression, et je l’éprouve encore. »

Et Xavier Girault dans tout ça. Confiance, on en reparlera !

Pour voir les précédents épisodes, suivez le lien

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (3) - du 04 octobre 2022

Auxonne brainstorming mercatique à nouveaux frais.jpg

Auxonne brainstorming mercatique à nouveaux frais.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 octobre 2022 (J+5042 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Show

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show
6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE 2023, RETRAITE IMPÉRIALE POUR LE BIOGRAPHE DE BONAPARTE EN VOGUE ? - du 06 octobre 2022 (J+5041 après le vote négatif fondateur)

Chacun aura reconnu ce « biographe en vogue » dont nous poursuivions hier la recension du dernier ouvrage publié.

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (2) - du 05 octobre 2022

Recension que nous nous attacherons à poursuivre encore dans des épisodes ultérieurs dès que l’actualité locale nous en laissera le temps.

Mais pour l’heure, nous voudrions dire quelques mots, à propos de l’interview de l’auteur publié dernièrement dans le gratuit Hebdo 39 du 4 courant. L’interview porte sur trois questions, nous ne rapporterons ici que les deux dernières ainsi que tout ou partie des réponses à celles-ci.

 

Q. « Vous êtes spécialisé sur la jeunesse militaire du jeune Napoléon Bonaparte (qui fut en garnison à Auxonne de 1788 à 1791), et venez de rédiger un ouvrage relatant ses nombreuses aventures et anecdotes locales. Pouvez-vous nous citer quelques-unes des meilleures ? »

R. « Effectivement, je viens d’écrire un livre sur la jeunesse militaire de Bonaparte à Auxonne durant son séjour de 3 ans. Il m’a semblé opportun de « remettre l’église au centre du village », c’est du langage militaire, ce qui veut dire qu’il faut quelques fois que des faits soient mieux racontés, mis plus en avant.

C’est véritablement en passionné que j’ai écrit ce livre car l’histoire n’appartient à personne et c’est véritablement une nécessité que le public connaisse la jeunesse militaire du futur Empereur au sein des Cazernes de la garnison de la ville d’Auxonne. C’est la maison d’édition SOTECA qui m’a publié, maison d’édition très connue et spécialisée sur le 1er et second Empire. C’est un voyage temporel, passionnant et exaltant que je propose au lecteur, car il n’aura de cesse de se rendre à Sainte-Hélène puis à Auxonne, d’y vivre de très nombreuses aventures durant ces 3 années, de comprendre la détresse de cet homme emprisonné sur cette île. La particularité de ce livre est que je l’ai rédigé à la première personne du singulier de telle sorte que le lecteur se trouve à la place de Bonaparte. [...] »


 

Le commentaire de Chantecler : Retenons d’abord l’affirmation selon laquelle « l’histoire n’appartient à personne » pour la prendre au sens où chacun est en droit de tenter d’écrire un livre d’histoire. Cette affirmation nous semble parfaitement légitime dans ce sens et nous la reprenons volontiers à notre compte.

Cela n’implique pas pour autant qu’un auteur qui s’est lancé dans l’écriture d’un ouvrage s’en fasse lui-même le laudateur. C’est à la critique de juger de la valeur de son ouvrage, et non à l’auteur d’en faire une critique louangeuse, fût-il passionné.

Quant au lecteur qui « n’aura de cesse de se rendre à Sainte-Hélène puis à Auxonne », c’est à lui d’en décider, il a payé pour lire ce livre et c’est son droit de déterminer lui-même son itinéraire à l’intérieur de l’ouvrage.

Une chose est cependant certaine : on ne lit pas une pièce de théâtre comme on assiste à sa représentation, on ne lit pas un livre comme on écoute une conférence. Force est de reconnaître en l’occurrence qu’un certain brio à l’oral résiste mal à l’impression. La presse en aplatit nécessairement les saillies et les effets et révèle souvent les maladresses.

 

 

Passons maintenant à la troisième et dernière question et à la réponse que l’auteur lui donne.

Q. Après cet ouvrage totalement novateur, avez-vous d’autres projets pour la suite ? 

R. « Pour le moment, je reste concentré sur mon livre puisqu’il connaît un fort succès. Je recherche des bibliothécaires pour m’aider à la promotion, dans lesquels je pourrai procéder à des dédicaces et remettre des surprises.

J’ai des projets effectivement, le premier serait de pouvoir à ma fin de carrière militaire (octobre 2023) de travailler au sein d’une collectivité territoriale afin de valoriser la présence de Bonaparte à Auxonne (ville Impériale), de relater plus précisément la participation du régiment d’Auxonne à la bataille de Yorktown pendant la guerre d’Amérique en 1781, conserver de façon plus précise les photos, films et autres supports médias de notre régiment (photothèque, vidéothèque), etc.

Enfin, j’aspire à être recruté réserviste pour continuer à servir mon pays et mon régiment. »

En ce qui concerne tout d’abord la question, sa formulation suffit à démontrer, s’il en était encore nécessaire, que l’interviewer a parfaitement intégré le message d’auto-promotion de l’auteur de « cet ouvrage totalement novateur ».

Avec la réponse nous quittons le terrain historique pour entrer dans celui de la prospective. De quoi s’agit-il d’abord pour l’heure ?

L’auteur nous en fait part à sa manière, comme toujours inimitable : « Pour le moment, je reste concentré sur mon livre puisqu’il connaît un fort succès. Je recherche des bibliothécaires pour m’aider à la promotion, dans lesquels je pourrai procéder à des dédicaces et remettre des surprises. »

Quant à la suite, elle laisse supposer que l’auteur, consacré par ce succès de librairie-bâton de maréchal, n’ira pas comme son héros, moisir dans une baignoire à Sainte-Hélène….

Et que ses allers-et-retours se poursuivront entre Dole et Auxonne.

Beaucoup moins « passionnant et exaltant », certes, que les allers-et-retours de son héros entre Auxonne et Sainte-Hélène. Mais n’est pas Napoléon qui veut !

Encore une surprise !

Le dernier post facebook de l’auteur, toujours dans le superlatif :

"Bonjour, j'ai l'immense plaisir de vous annoncer la parution nationale de mon livre ayant pour sujet un pan de l'histoire Napoléonienne oublié ! Il s'agit de "Bonaparte à Auxonne, souvenirs de jeunesse. 1788-1791". Je vous promets une lecture exaltante et passionnante, totalement hors des sentiers battus. Comme l'on dit dans notre jargon militaire "j'ai remis l'église au centre du village ". Je vous promets une surprise totale. Merci pour votre soutien. Amitiés sincères. Stéphane "

Le grain de sel de Chantecler :

« Remettre l’église au centre du village », expression conservatrice s’il en est, s’accorde plutôt mal avec la « surprise », la sortie « hors des sentiers battus ».

Dans son illustration Claudi met en scène les regrets du grand Frédéric Masson (1847-1923), un autre auteur (sans surprises) « spécialisé sur la jeunesse militaire du jeune Napoléon Bonaparte »

POST-SCRIPTUM

Rappelons à propos de bibliothèque-médiathèque que nous serons ce soir au remue-méninges autour du nom de notre médiathèque.

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (3) - du 04 octobre 2022


 


 

Regrets de Frédéric Masson (1857-1923).jpg

Regrets de Frédéric Masson (1857-1923).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 octobre 2022 (J+5041 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Nouvelles littéraires

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Nouvelles littéraires
5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (2) - du 05 octobre 2022 (J+5040 après le vote négatif fondateur)

Mille excuses aux lecteurs impériaux déçus qui auraient déploré l’interruption inopinée de notre recension en raison d’une parution calendaire municipale locale tenue secrète jusqu’au 3 octobre dernier.

AUXONNE : QUAND DES ÉLUES SE DÉNUDENT POUR PRENDRE LA POSE - du 03 octobre 2022

Après ce bref écart en rose, rejoignons à marche forcée les rangs de la Grande Armée des lecteurs enthousiasmés pour reprendre sans désemparer notre recension entamée dans un récent article.

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (1) - du 01 octobre 2022

Pressé par le calendrier (non pas celui que vous pensez !), nous avons dû faire fissa pour être sur les rangs en ce jour officiel de la parution.

Parution pourtant annoncée depuis longtemps en fanfare, à grands renforts de tambours et trompettes médiatiques !

Examinons à présent le texte de présentation généralement retrouvé sur les différents sites de vente et que nous avons décortiqué en hâte, à l’approche de ce jour de lancement.

Tel un subtil amalgame de grognards et de Marie-Louise, ce texte de présentation se révèle être un patchwork constitué de différents passages, tous empruntés à l’ouvrage.

Tout en le reproduisant fidèlement ci-dessous, nous y avons repéré l’origine des différentes parties qui se révèlent avoir été glanées dans l’avant-propos rédigé sous la plume alerte de l’auteur :

 

« Qu'est-ce que l'histoire de Napoléon Bonaparte ? Juste un temps de vie exceptionnel, rapide, fort et violent. Voici un homme qui a su modifier les opinions, révolutionner les idées et permettre à une nation de s'émanciper. De plus, l’œuvre colossale créée par cet homme n'est pas due au hasard mais bien à des pensées mûrement réfléchies, extraites de livres d'histoire, de philosophie et autres traités, dont le jeune lieutenant en second Napoleone de Buonaparte, notamment à Auxonne, n'a cessé de s'imprégner. Et cela se vérifiera tout au long de sa prodigieuse destinée. (page 11) Une vie ne suffirait pas à tenter de résoudre le mystère de cet homme, hors du commun, qu'est Napoléon Bonaparte. Tous les sujets ont été abordés. Néanmoins, il en existe un qui mérite une réflexion plus approfondie, celui de sa jeunesse. Celle de Napoléon Bonaparte s'est écrite trop rapidement, de telle sorte que certains points n'ont pu retenir une attention méritée. C'est à Auxonne que le jeune officier d'artillerie va se former et qu'il a achevé ses études profondes qui l'ont si bien préparé au grand art de la législation et à la science de la guerre. Réputée pour être la plus triste garnison de l'arme de l'Artillerie, Auxonne n'en est pas moins sa meilleure école, et cela conforte notre homme. Napoléon dira d'Auxonne que ce fut son meilleur temps de garnison et là, qu'il a appris véritablement son métier d'artilleur (page 13). Que ce soit d'Italie, d'Égypte, de Russie ou d'ailleurs, de l'Île d'Elbe, de Sainte- Hélène, des Invalides ou d'un autre endroit, l'étoile de Bonaparte brillera toujours au-dessus d'Auxonne ! Ainsi, c'est indéniablement, à Auxonne, que Napoléon Bonaparte s’est véritablement forgé son âme de chef » (page 14)

De ce texte nous retiendrons d’abord sans réserve le fait que c’est à Auxonne que Bonaparte « a appris véritablement son métier d'artilleur ». Il est vrai qu’avant de devenir un quartier de l’Arme du Train, les « Cazernes » ont d’abord été une école d’Artillerie et plus près de nous la caserne du 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire dont nous parlerons sans doute un jour. Au diable l’esprit de bouton !

On nous permettra maintenant de douter, toujours à propos de ce texte, que Napoléon, qui fut un conquérant dans l’âme, ait jamais permis « à une nation de s'émanciper ». Ce n’est pas Toussaint Louverture qui nous démentira (là, nous sentons que nous touchons un sujet particulièrement sensible, mais après tout, sujet sensible ou pas, l’essentiel n’est-il-pas d’être tendance).

Quoiqu’en réfléchissant bien….

Cette nation à qui il aurait permis de s’émanciper, peut-être s’agit-il tout bonnement de la nation corse dont est issu Bonaparte ? 

Une lecture complète de l’avant-propos permet en effet de le supposer, à la lecture du passage suivant (p. 13) : « il envisageait pour la Corse de devenir un libérateur, un héros antique des temps antiques ayant pour mission de bouter hors de son pays les Français ».

La suite de l’histoire est moins héroïque, qui devait démontrer que cette ardeur libératrice juvénile devait en rester à l’état de réflexion livresque.

Les velléités de jeunesse furent en effet bien vite mises en veilleuse pour faire place à la ferme volonté d’assujettir le peuple corse au pouvoir de la France continentale.

Divers témoignages écrits rapportent cependant que le jeune Bonaparte écrivit une histoire de la Corse.

Tel celui de Joly (l’éditeur dolois de la Lettre à Buttafuoco, Dole, 1791) qui écrit à Amanton (ex-maire d’Auxonne) en 1821 : « vous pouvez assurer qu’il [N.D.L.R. : Bonaparte] est l’auteur d’une histoire politique etc…de l’ile de Corse que je devais lui imprimer en 2 vol. in-12, si son régiment n’eût pas eu l’ordre de se rendre à Toulon. J’ai vu le manuscrit… »

Le projet de publication chez Joly s’arrêta donc là.

Une lettre postérieure de Joly à Amanton, datée du 23 janvier 1823, fut publiée par ce dernier, comme pièce justificative, dans un opuscule paru en 1827.

Cette lettre semble clore définitivement l’affaire. Indiquant en honnête libraire sa source bibliographique précise (« Barry E. O’Meara, Napoléon en exil à Sainte-Hélène, deuxième édition, page 151 du tome II »), Joly y rapporte un témoignage de  Napoléon à son chirurgien irlandais :

« je composai une petite Histoire de la Corse ; je la soumis à l’abbé Raynal qui me donna des éloges, et parut désirer que je la publiasse. […] Je suis bien aise de ne pas avoir suivi ses conseils. […] ce livre contenait les plus forts arguments contre les gouvernements monarchiques […] et était rempli de sentiments républicains. Je l’ai perdu depuis… »

Au vu de ce témoignage, Joly va jusqu’à conclure ainsi sa lettre: le « manuscrit en question, que j’ai vu et que j’ai tenu, […] a sûrement été anéanti par l’auteur même, à cause des circonstances dans lesquelles il s’est trouvé par la suite. »

Un autre témoignage concordant se retrouve dans Les derniers moments de Napoléon par le Docteur Antomarchi (Paris, Bourdin , 1842, tome 2 p. 768)

Nous le mettons à la disposition de nos fidèles lecteurs

 

En prenant du poil au menton, le libérateur idéaliste avait donc bien vite fait place au despote autocentré !

Une attitude qui semble faire école dans notre cité impériale si l’on en croit du moins les termes du dernier post facebook du groupe d’opposition municipal auxonnais qui donnait hier soir un coup de Poupard à notre premier édile

Pour finir enfin, dans la bonne humeur et sans pédanterie superflue, une petite trouvaille inédite dans le monde magique de facebook où certains scores, tels la bonne étoile au firmament impérial, n’en finissent pas de monter.

https://www.facebook.com/hardy.bonaparte

Auxonne 1788 Bonaparte au Polygone de Tillenay.jpg

Auxonne 1788 Bonaparte au Polygone de Tillenay.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 octobre 2022 (J+5040 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Nouvelles littéraires

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Nouvelles littéraires
4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 10:05

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (3) - du 04 octobre 2022 (J+5039 après le vote négatif fondateur)

Dans le courant du mois dernier, sur la page facebook de notre bonne ville, un évènement était annoncé sous le titre alléchant : « Médiathèque : remuons nos méninges, trouvons-lui un nom ! »

Mais là où il y a un hic, est que ladite médiathèque avait déjà été nommée officiellement, il y a 3 ans, en septembre 2019, par délibération du conseil municipal ayant fait l’unanimité des votes.

Il convenait donc d’en aviser promptement les promoteurs de nouveautés à la mémoire courte, trop concentrés sans doute sur Napoléon ou victimes d’une amnésie due au COVID !

Nous avons à ce propos déjà publié deux articles :

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE - du 21 septembre 2022

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (2) - du 23 septembre 2022

Le présent article est simplement destiné à informer nos fidèles lecteurs que leur serviteur ayant demandé à participer à cette activité a reçu une réponse positive des services municipaux concernés.

Entre parenthèses il semble bien que le quota de participants ne soit pas encore au top !! Cerveaux, encore un effort !

Votre serviteur sera bien entendu présent jeudi à la réunion et entend bien apporter sa contribution sur le thème : « Médiathèque : rafraîchissons nos méninges amnésiques, n’oublions pas que nos élus (au nombre desquels notre maire actuel) lui ont déjà donné officiellement un nom ! »

Il ne manquera pas, bien sûr, à la suite de la réunion, de publier ses impressions.

 

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 octobre 2022 (J+5039 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show
3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 09:21

AUXONNE : QUAND DES ÉLUES SE DÉNUDENT POUR PRENDRE LA POSE - du 03 octobre 2022 (J+5038 après le vote négatif fondateur)

Voilà ce qu’avant-hier nous annonçaient, ou presque, les affiches de presse trempées par la pluie dans les rues de notre cité.

Dans un souci de vérité nue nous préciserons que les affiches du Bien Public annonçaient en fait : « AUXONNE Des élues se dénudent pour la bonne cause ».

Avouez qu’une telle annonce c’est vendeur pour un journal ! Vous devez bien penser que votre serviteur n’a pas manqué de l’acheter !

Et de découvrir en page 12 cet autre titre « AUXONNE Les élues créent leur calendrier et se dénudent pour la bonne cause ».

On n’arrête pas le progrès, on connaissait le calendrier des Postes et le calendrier des Pompiers, mais tout ça c’est un peu démodé, un peu trop collet monté, l’important, à présent, c’est de se décolleter !

Toutes ces élues, copines élues de la majorité voilà un groupe fort dynamique.

Et puis, ça tombe à point, le groupe renferme en son sein, Carole l’adjointe aux affaires culturelles et aux animations (y compris pour des seins animés), et Anne une talentueuse photographe qui n’a plus à faire ses preuves en matière d’épreuves !

Alors il faudrait être bien cruche pour ne pas mettre à profit ces atouts, pour réaliser, « dans le plus grand secret » un calendrier, avec l’aval de Monsieur le Maire bien entendu, le seul a être mis dans le secret, comme le précise l’article.

Et voilà le calendrier réalisé !

Je l’ai aperçu avant-hier, en descendant la rue du Bourg, en vitrine chez Capucine et j’ai craqué. Douze euros, douze comme les mois du calendrier, je l’ai payé. Pas un euro de plus ! Elles ont dû penser : pas généreux le vieux !

Je feuillette, mais pas question de divulgâcher, si vous voulez chouffer il vous faudra payer chers lecteurs ! 

Je feuillette, je feuillette...

C’est fini ! Je suis arrivé au bout .

Sale coup ! L’année a douze mois, mais je n’ai vu que onze modèles !

Vieux grigou, pour le coup, te voilà volé !

C’eût été pourtant facile d’ouvrir un peu le cercle « dynamique », pour y laisser entrer une conseillère d’opposition, ou pourquoi pas, d’inviter Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire était déjà dans le secret. Alors pourquoi pas dans le calendrier ?

Car le cancer du sein, ça concerne aussi les garçons, et ça, ce n’est pas lui qui nous le démentira !

Une idée maintenant pour le calendrier rose 2024. Conseillères mettez les conseillers au boulot ! Car, nous le répétons, le cancer du sein, ça concerne aussi les garçons !

À Héricourt, boulangers et mitrons on fait le buzz en caleçons roses pour octobre rose. Et du pain rose !

C’est du moins ce que nous apprend la prose de L’Est républicain.

Conseillères, soyez dynamiques ! Mettez vos copains dynamiques en caleçons ! Ils sont 13, de quoi remplir le calendrier avec un treizième mois !

Bon à prendre en vue des temps difficiles qui s’annoncent !

Et comme à Héricourt, nous apprend la prose de L’Est républicain, « Odile [se chargera] d’acheter les caleçons et des shorts roses ! »

 

Mille excuses aux napobranchés de notre cité pour cette interruption inopinée, mais momentanée, d’une chronique dont le premier épisode semble les avoir passionnés !

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (1) - du 01 octobre 2022

 

FLASH DERNIÈRE

Décidément, dans notre bonne ville, le show continue à tous les étages. Notre presse locale, toujours aussi inspirée, titre aujourd’hui à la une : « À L’EHPAD D’AUXONNE les seniors se font shooter ».

Nous voilà installés décidément dans un carnaval permanent, dans une pitoyable caricature d’Amérique, un Hollywood jargonnant à deux balles !

Calendrier 2024, horizon auxonnais en rose.jpg

Calendrier 2024, horizon auxonnais en rose.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 octobre 2022 (J+5038 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Show

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show