BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (4) - du 24 mai 2026 (Jour 699 de la nouvelle ère de Chantecler)
Mille excuses encore de Chantecler aux passionné(e)s de Bonaparte pour avoir sauté du coq à l'âne et laissé tourner la tasse de lait à propos de deux spécimens de littérature auxonnaise de première bourre.
Primo : « Le plus gros livre sur Auxonne » un fort volume pesant près de trois livres qui a fait récemment le buzz dans les médias et chez les férus d'histoire!
« LE PLUS GROS LIVRE SUR AUXONNE » - du 16 mai 2026
Secundo : une parution déjà ancienne se réclamant de Proust. Modeste avec ça !
MARCEL PROUST À LA SAUCE AUXONNAISE- du 20 mai 2026
Revenons enfin à Bonaparte, valeur sûre, à propos duquel une grande armée d'auteurs de tout poil, avec ou sans bonnet...à poil, ont écrit, y compris votre serviteur !
Dans un précédent article en lien ci-dessous nous avions noté en légende de l'illustration qui l'accompagnait ; « Né comme Bonaparte dans l'été 1769, Bourrienne cotoya Bonaparte à l'École de Brienne de mai 1779 à octobre 1784 »
BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (3) - du 14 mai 2026
Une question se pose à présent : Bonaparte et Bourrienne, « camarades de promo », furent ils amis à Brienne ?
Arthur CHUQUET dans La Jeunesse de Napoléon, Tome I, p. 384, citant Joseph Bonaparte son frère aîné, répond par la négative : « Il est faux qu'à cette époque [N.D.L.R. : à Brienne] Bourrienne fût l'ami de Napoléon ; il fut seulement le serviteur du général Bonaparte qui se rappela l'avoir eu pour camarade et crut pouvoir compter sur ses opinions politiques »
CHUQUET, qui ne semble pas tenir BOURRIENNE en haute estime, nuance cependant son jugement à propos des Mémoires de Bourienne : « Peut-on croire désormais aux Mémoires de Bourrienne ? Non : mais il faut les lire, et en les lisant avec précaution, on en trouvera quelquefois à prendre et à apprendre » (CHUQUET, La Jeunesse de Napoléon, Tome I, p. 385).
Il en est encore ainsi, et plus que jamais, de très nombreux ouvrages, petits ou « gros », comme l'actualité nous l 'a très récemment appris !
Fermons la parenthèse pour revenir à notre tasse de lait avant qu'elle ne tourne à nouveau !
Dans un précédent article, nous nous étions référé à GACHOT pour conclure : « c'est donc Bourrienne (orthographié parfois Bourienne selon les documents) (1769-1832) qui, dans la chaumière de la Levée, trempa la plume dans l'encrier pour rédiger sous la dictée du Premier Consul Bonaparte, la lettre du 18 floréal an VIII, lettre que Bonaparte pour finir signa. »
Le témoignage de GACHOT étant laconique, nous avons suivi le conseil de CHUQUET. Conseil selon lequel, en lisant avec précaution les Mémoires de Bourrienne on en trouvera quelquefois à prendre et à apprendre.
Bien nous en a pris car nous pouvons confirmer aujourd'hui par une source écrite plus détaillée et circonstanciée la présence de Bourrienne aux côtés de Bonaparte partant pour l'Italie au printemps 1800.
Pour finir, une autre source écrite (Napoléon Bonaparte à Dole de Julien Feuvrier, Paris, Champion, 1911) nous permet de confirmer les haltes de Bonaparte Premier Consul à Auxonne et à Dole le 18 floréal An VIII et quelques détails intéressants y afférents.
Claudi, dans son illustration du jour traite du mode de transport des canons à travers les Alpes.
Si un fana Bona de première bourre vous souffle à l'oreille qu'ils furent transportés sur les trompes d'un régiment d'éléphants blancs rantanplan, en string, ne vous en laissez surtout pas conter !
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 24 mai 2026 (Jour 699 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Boissons impériales
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