AUXONNE : SUSPENSE AU NAPOLÉON AU CINÉMA L'EMPIRE - du 16 août 2025 (Jour 418 de la nouvelle ère de Chantecler)
Sur fond de journées impériales à venir, nous en étions restés aux échanges saignants du dernier conseil municipal tels que rapportés par la PQL
AUXONNE : NAPOLÉON AU MENU DU CONSEIL (4) - du 12 août 2025
Que les réunions du Conseil, dans leur forme actuelle inimitable, constituent pour notre rédaction un pôle d'intérêt incontournable, ceci est un fait patent.
Ce fait n'exclut pas pour autant notre fréquentation assidue et concomittante du Cinéma municipal L'Empire.
Et comme au Conseil municipal, il nous arrive, au Cinéma municipal L'Empire, de rencontrer Napoléon.
Quoi de plus banal me direz-vous, au cœur d'une cité impériale !!!
Tu l'as dit bouffi !!
J'assistais donc la semaine dernière à la projection du film « Rapaces », un film bien français avec le menu habituel :
Rapports père-fille compliqués
Grand écart gastronomique et touristique entre deux régions françaises ; ici entre Picardie et Chambéry avec, à la clef, l'incontournable présentation des spécialités locales picardes dont ce fameux « Rollot », fromage à croûte lavée qui faisait fondre le Roi-Soleil.
Nombreuses scènes de bouffe en privé, ou au restau.
Un film un peu fourre-tout, dont le volet familial et alimentaire se double d'un volet journalistique : le père évoqué plus haut, journaliste de presse à sensation, enquête sur les violences de clans mascus (masculinistes) à l'égard de jeunes filles piégées sur la route.
Et dans cette quête dangereuse le père et la fille se trouve entraînés dans la Picardie profonde. Leurs armes techniques : le portable et ses ressources pour la fille et la CiBi chère aux mascus (dans le cadre de ce film) pour le père.
Le dernier tiers du film va se révéler haletant. Père et fille, dont la voiture vient de subir la poursuite et le tamponnage violent d'un véhicule bourré de mascus, s'arrêtent bien secoués au Napoléon, relais routier isolé dans la campagne picarde. Ils réalisent un peu tard que l'endroit est un lieu de prédilection de leurs mascus muscus et velus autant que malveillants.
Ces derniers avisent bien vite sur le parking la bagnole amochée... La soirée avance et le bar se vide peu à peu...
Petit parallèle gastronomique en passant à propos du film « Pusher3 » au programme mardi dernier à l'Empire et qui constituait la troisième et dernière partie d'une série déjà ancienne ressortie récemment en version retaurée
Milo, un pusher croate vieillissant, plus expert en coke qu'en ecstasy et cuisinier à ses heures, prépare un repas pantagruélique autant qu'indigeste pour les 25 ans de sa fille Milena, séduisante autant qu'imbuvable fille à papa. De fil en aiguille, événements et retournements nous conduirons allègrement à des scènes insoutenables de boucherie-triperie humaine.
Faut qu'ça saigne
Notre curiosité cinéphilique sortait pour le moins secouée de ce voyage en enfer !
Il fallait rien moins que Pagnol pour la ranimer deux jours plus tard.
Dans le film « Ugolin » (1952), deuxième volet de « Manon des sources », Pagnol met en scène le martyre et la rédemption d'une famille ostracisée dans un village du Lubéron, univers clos replié sur lui-même. Et qui plus est en manque d'eau.
Un scénario complexe et des dialogues comme on n'en fait plus vous font découvrir, des trésors d'humanité, d'amour et de pudeur dans ce monde âpre et fermé. Happy end en prime ! J'attends avec impatience la projection de Manon des sources1 qui aura lieu dimanche.
Quel rapport avec la gastronomie me direz-vous ? Il est vrai que si le film de Pagnol est un régal pour les yeux, les oreilles et le cœur, on ne s'y empiffre vraiment pas !
Quoique ! Un réalisateur moderne amateur d'horreur et de grande bouffe pourrait nous concocter, sous le titre d'Ugolin, une de ces horreurs qui peuplent à présent nos écrans.
La recette ? Elle est simple et je la livre aux amateurs : faire un petit tour au chant XXXIII de « L'enfer » de Dante qui nous conte le malheur d'Ugolin, comte italien, enfermé dans une tour de Pise (pas celle qui penche qui n'était pas encore terminée).
Tour dont l'évêque de Pise a fait clouer la porte et jeter la clé dans l'Arno, murant sans espoir et sans nourriture, Ugolin et sa progéniture.
Affamé, Ugolin dévorera ses enfants morts et finira pour cela dans le dernier cercle de l'Enfer... en compagnie de son évêque geôlier.
Pas mal ?
Pour son illustration du jour relative à « Rapaces » Claudi a bidouillé une couverture de magazine à sensation des années 50 ! Chez Chantecler, tout est fait maison, l'I.A. n'entre pas chez nous !