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  • Claude Speranza, Auxonnais
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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE : UNE NOUVELLE RECRUE AU RAYON OUVRAGES IMPÉRIAUX (1) - du 01 octobre 2022 (J+5036 après le vote négatif fondateur)

Début d’automne humide et frisquet dans notre bonne ville. On ose à peine lever le nez pour admirer les guirlandes de lingerie humide qui agrémentent l’entrée de la rue du Bourg !

Rhume de cerveau et remue-méninges sont au programme !

Remue-méninges ? Kézaco ?

C’est simple ! La page facebook de notre bonne ville revient à la charge pour mobiliser des cerveaux afin de trouver un nom à une médiathèque déjà nommée. Pas mal ?!

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (2) - du 23 septembre 2022

Pour comble de bonheur, la page facebook de la « dynamique », experte en lingerie, affichait hier ce slogan « WE NEED YOU ». Une anglomanie maniaque à remuer les cendres de notre Empereur, dans son tombeau aux Invalides, lui qui eut tant à pâtir des Anglais  !

À propos d’Empereur et d’Anglais, venons-en à présent à notre sujet du jour, tel que défini par notre titre. 

Il est sans doute inutile de rappeler à nos fidèles lecteurs que nous avions fait l’emplette d’« une nouvelle recrue au rayon ouvrages impériaux » lors d’une conférence mémorable.

AUXONNE : BONAPARTE ET LE SHOWMAN DOLOIS - du 19 septembre 2022

Le titre de cette recrue fraîche émoulue : Bonaparte à Auxonne Souvenir de jeunesse 1788-1791, son auteur : Stéphane Hardy, son éditeur : Éditions SOTECA.

Cet ouvrage nous l’avons acheté, car le sujet qu’il traite a toujours présenté pour nous un grand intérêt. Si d’aucuns pouvaient encore en douter, les pages de notre blog le démontrent assez, et ce depuis de nombreuses années.

On n’achète pas un livre pour le laisser sur son bureau. Un livre, traité comme tel, doit être lu et annoté. Et que servirait-il de lire un livre, objet public puisque publié, si l’on ne pouvait en parler (ou écrire) publiquement, au-delà des éloges de pure forme faits pour vendre, plus que pour comprendre.

C’est dans cet état d’esprit que nous entamons cette série dont le nombre d’épisodes est encore à ce jour indéterminé.

Pour le premier de ceux-ci, nous nous contenterons de traverser quelques antichambres conduisant au cœur l’ouvrage.

De ces antichambres, nous en avons dénombré quatre : deux préfaces de « parrainage » émanant de deux autorités (pp. 7 à 9), un avant-propos de l’auteur (pp. 11 à 15) enfin, titré « préambule », une sorte de mixte (nous justifierons ce terme plus tard) dénommé dans la suite « préface » en tête de page (pp. 17 à 22).

Nous nous contenterons aujourd’hui de parcourir les trois premières.

En ce qui concerne les préfaces de « parrainage », il est clair qu’on ne saurait leur en demander plus que ce que l’on doit toujours attendre de ce genre d’écrit : un point de vue d’autorité valorisant son pré carré tout en valorisant l’ouvrage et son auteur, particulièrement lorsque l’auteur est sous les ordres de l’autorité. Tel est le cas de la seconde préface.

On notera aussi, une caractéristique commune aux deux préfaces : celle de mettre en avant diverses qualités personnelles reconnues à l’auteur, tout en négligeant de donner un aperçu objectif des mérites de l’ouvrage.

Nous reconnaîtrons enfin, pour notre compte, que pour avoir longuement parcouru ses pages nous ne saurions taxer cet ouvrage de manquer d’originalité !

Passons maintenant à l’avant-propos signé de l’auteur. Dans ce texte l’auteur se présente à la recherche de son « graal » et, ce faisant, nous indique, suivant l’expression consacrée, « d’où il parle » (des « Cazernes » d’Auxonne). Après avoir défini le lieu, il circonscrit l’espace de temps (1788-1791) dans lequel il fera évoluer son héros, le jeune Napoléon Bonaparte, tout en optant pour un dialogue reliant mentalement le jeune lieutenant fringant aux ruminations du captif décati de Sainte-Hélène dans sa baignoire. Roman historique à double-détente, projet ambitieux (trop?) pour un écrivain amateur, fût-il énergique et passionné.

Force est de reconnaître que, comme l’intendance, la nécessaire clarté de l’expression en la matière ne suit pas toujours. Témoin cet incipit de l’avant-propos que nous rapportons ici fidèlement :

«  L’écriture d’un livre révèle, en bien des mots, toute l’âme de son auteur.

Il suffit simplement d’en comprendre sa conjugaison, où seule l’intelligence de la situation à décrire prédomine sur toutes les autres. Soyez le passionné et le curieux que je suis. Celui qui se pose cette question, dans le but de mieux connaître cette destinée hors du commun.

Qu’est-ce-que l’histoire de Napoléon Bonaparte ? »

Pour reprendre à l’envers une boutade militaire surannée nous dirions, en l’espèce, que si Napoléon connaissait parfaitement la forme des canons, il arrive à son admirateur passionné, le fait nous a semblé patent dans la deuxième phrase de notre citation, de ne pas maîtriser aussi bien les canons de la forme.

Très absorbé actuellement par diverses lectures, Claudi a recyclé une illustration à propos de baignoire qui n’est pas sans rapport avec notre thème du jour…

Elle est tirée de l’article

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (3) - du 24 août 2022

N.B. : c’est à la fin de juillet dernier que nous avions commencé cette série « baignoires » sans avoir lu (promis, juré !) une seule ligne de l’ouvrage ci-dessus commenté, qui y plonge son héros et son lecteur. C’est un appel à baignoire en zinc sur facebook du côté de nos Cazernes (avec un Z comme Zinc) qui nous avait alors tout bonnement inspiré !

Du coup, sans le savoir, nous avions l’avantage et l’honneur de naviguer avec l’Empereur et l’Auteur dans la même baignoire. Ou quand les grands esprits se rencontrent La vraie Gloire !

FLASH DERNIÈRE (01/10/22 à 10h30)

Un évènement qui fait le buzz. En photo à la une du Bien Public onze conseillères municipales en tenue légère assument leur arrières…

On leur souhaite d’assumer avec le même talent imaginatif, sous l’égide de notre bon maire, la conduite des affaires de notre cité impériale !

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône bis,.jpg

Rêverie d'un captif, de la baignoire de Longwood aux rives de la Saône bis,.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er octobre 2022 (J+5036 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Nouvelles littéraires

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Nouvelles littéraires
28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 05:00

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (6) - du 28 septembre 2022 (J+5033 après le vote négatif fondateur)

Délaissons pour de bon la vague rose qui déferle actuellement sur notre cité « dynamique » pour retrouver….

Napoléon dans sa conquête de l’Hindoustan, chevauchant un éléphant rose ?

Trêve de plaisanterie ! Revenons à nos moutons !

Le mouton n’est-il pas désormais l’espèce la plus répandue en ces temps nouveaux de la communication que nous vivons !

Mais laissons à présent l’Hindoustan et Napoléon conquérant, chevauchant un éléphant rose, pour revenir à un autre épisode d’histoire-fiction, ce dernier résolument local entre Auxonne et les contreforts du Jura.

Évènement déjà évoqué dans les précédents épisodes de notre série, en l’occurrence  un duel mis en lumière dans la presse (Le Bien Public du 3 mai 2021) et très récemment dans les nouvelles littéraires.

Pour plus de détails se rapporter à l’article en lien ci-dessous

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (5) - du 12 septembre 2022

L’histoire semble n’être qu’un éternel recommencement, puisqu’il y a presque 180 ans, une anecdote autour du même duel était déjà rapportée dans diverses gazettes.

C’est la chute de cette anecdote rapportée jusqu’à nos jours qui retiendra notre attention aujourd’hui.

Chute selon laquelle « Bonaparte au lieu de se fâcher fit droit à la requête de Grosey [ndlr ou Grosset selon les versions] et le nomma procureur impérial à Béfort ».

Cette prétendue nomination ne résiste pas à l’examen puisque de 1800 à 1813 on retrouve invariablement, dans les documents officiels, le dénommé Grosey en poste de juge à Lons-le-Saunier, au criminel (1800-1811) puis au civil (1812-1813)

En atteste l’excellent ouvrage collectif édité en 1991 par la Société d’émulation du Jura intitulé Dictionnaire biographique des administrateurs du JURA 1790-1800 en page 157 à l’article 286 Grosey Louis Denis Catherin (1750-1817)

Les almanachs impériaux (de 1805 à 1813 disponibles sur BnfGallica) consultés, démentent eux aussi formellement toute nomination de « procureur impérial à Béfort » qui aurait pu concerner ledit Grosey, et placent invariablement celui-ci à Lons-le-Saunier dans la fonction de juge au criminel, puis au civil.

En fait, Grosey avocat en parlement et homme de loi qui remplissait les fonctions d’accusateur public sous le Directoire au chef-lieu de son département, Lons-Le Saunier, fut « recyclé » en place, au moment du Consulat, comme tant d’autres en France, qui ne s’étaient jamais battus en duel avec Bonaparte…

Tel, à titre d’exemple, ce François Canuet dont fait mention une étude sérieuse sur la fonction d’ Accusateur public de triste mémoire (curieux, cliquez sur le lien et ne craignez rien !). Voici les termes de cette mention :

« François Canuet était avocat en parlement [ndlr : comme Grosey] et homme de loi. Un tribunal criminel était établi au siège du chef-lieu de chaque département ; il se composait de quatre juges, dont le président, et d’un accusateur public nommé par les électeurs du département pour 6 ans, d’un commissaire du roi et d’un greffier nommés à vie, et d’un jury de jugement de douze membres. Cette juridiction fut installée à Agen avec grande solennité le 25 janvier 1792. François Canuet fut désigné comme accusateur public à cette occasion et renouvelé dans ses fonctions en l’an VI par l’assemblée électorale du département (document 1,100 J 6). On le retrouve après l’an VIII comme commissaire du gouvernement (Voir article 63 de la constitution du 22 frimaire an VIII) (document 2, 100 J 1). »

Aux sceptiques, s’il en restait encore, et aux amateurs de vieilles archives, nous proposons la lecture d’un extrait du numéro 271 du 1er messidor an VIII (20 juin 1800) de la GAZETTE NATIONALE.

À la lumière de ce document officiel chacun pourra méditer sur une note de bas de page (note 9 p. 104) que l’on peut lire dans un ouvrage qui défraie actuellement l’actualité impériale auxonnaise :

« Denys ou Denis Grosey. Deviendra procureur impérial à Belfort sur décision de Napoléon alors consul. Grosey se présenta devant Napoléon pour lui demander un emploi. Il interpellera le consul par cette phrase devenue célèbre « si tu ne me reconnais pas, tu te rappelleras du jeune dôlois qui t’as donné un coup d’épée sur le rempart du Cygne à Auxonne » »

Tout d’abord, réflexion faite, ce « jeune dôlois » né en 1750 et qui avait donc 19 ans de plus que Bonaparte il n’était pas si jeune que ça autour de 1790, époque du duel supposé !

Bien que d’aucuns prétendent, à la suite de Bonaparte, que « l’histoire [soit] une série de mensonges sur lesquels on tombe d’accord » (Cf. « AUXONNE La vie de Bonaparte en plaine de Saône racontée dans un livre » dans Le Bien Public du 13 septembre dernier)  il semble pourtant difficile d’imaginer un magistrat, quinquagénaire ou presque, qui plus est dans la fonction d’accusateur public à Lons-le-Saunier, et visiblement soucieux de sa carrière, « interpellant » aussi cavalièrement le premier Consul.

Fidèle lecteur qui aimait croire à cette belle histoire, te voilà déçu !

Je sens bien cependant que j’ai écrit en vain et que ta foi dans l’imprimé restera inébranlable !

Je sens même que tu en redemandes et que tu aimerais tant savoir quelles furent les circonstances de cette supposée interpellation, circonstances que ne précisent ni les vieilles gazettes, ni Claude Pichard, ni la note fraîche éclose, citée plus haut, qui les reprend !

Notre rédaction, qui ne manque jamais d’imagination travaille déjà sur la question et tentera dès que possible d’y pourvoir ! À suivre...

Aujourd’hui Claudi a bien mérité de la Patrie. Il dédie son illustration du jour à tous les fans de Grosey !

 

Grosey accuse à Lons .jpg

Grosey accuse à Lons .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 septembre 2022 (J+5033 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 12:55

AUXONNE : UNE RÉUNION POUR LE PADD OU COMMENT VOIR L’URBANISME EN ROSE - du 25 septembre 2022 (J+5030 après le vote négatif fondateur)

Il y a 10 jours exactement se tenait, dans le hall de la salle événementielle, une réunion relative à l’élaboration en cours du Plan d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) de notre bonne ville. Cette réunion affichée « de concertation » était « ouvert[e] à tous les habitants d’Auxonne » comme le précisait l’annonce faite sur le site officiel de la Ville d’Auxonne...

Un correspondant de presse du journal local était présent à cette réunion. Il semble pourtant qu’aucun communiqué de presse à ce propos n’ait été publié à ce jour. Les champignons sont sans doute plus vendeurs que les réunions !

À la tribune (de gauche à droite pour le spectateur) : le représentant du cabinet URBICAND, une stagiaire, Monsieur le Maire, son adjoint à la forêt, son adjointe à l’urbanisme.

Les trois premiers se sont largement exprimés… Que dire maintenant des deux derniers qui faisaient visiblement tapisserie et qu’on n’aura peu ou prou pas entendus ?

Il est vrai que notre adjointe en charge de l’urbanisme, habituellement très diserte et inspirée, semble pour l’heure avoir d’autres chats à fouetter.

AUXONNE : NAVRANTE COÏNCIDENCE - du 10 septembre 2022

En résumé une tribune inégalement réactive face à un public assez nombreux et divers et visiblement motivé.

Cette motivation du public a d’ailleurs été soulignée par Fabrice Vauchey, tête du groupe d’opposition, dans un article récemment posté sur la page facebook du groupe Auxonne Ville d’Avenir. En lien ci-dessous

https://www.facebook.com/Auxonnevilledavenir

Quant au groupe majoritaire Une dynamique pour Auxonne, il semblerait bien que pour l’heure, l’activité d’une bonne part de ses effectifs, soit consacrée, à nous faire voir la vie en rose, côté chiffons et fanfreluches !

Et que, comme le chantait si bien Robert Lamoureux, ces travaux de petites mains qui nous préparent du cousu main, sembleraient, pour le moment, rendre notre dynamique, naguère si conquérante et impériale, « timide et rose »…

https://www.youtube.com/watch?v=VHhLAvDr5DU

Timide et rose comme les briques de tant de vieux murs de notre bonne ville qui en ont vu d’autres sans PADD, sans facebook, sans vidéos et autres podcasts !

Rose encore, mais cette fois beaucoup moins timide, comme la pierre de nos « Cazernes » du XVIIIe siècle, issue des carrières proches des contreforts du Jura.

En bref, rose à en rendre jalouse Toulouse la rose !

Claudi, avec un brin de nostalgie nous ramène aux années 60, années bénies pour le commerce de centre-ville, années le « magasin rose », véritable empire de la mercerie trônait encore sur la place sous le regard de Napoléon, qui y entrait à l’occasion pour se faire recoudre un bouton, et…. à deux pas de la mairie !

Auxonne Années 1960 années roses .JPG

Auxonne Années 1960 années roses .JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 septembre 2022 (J+5030 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Urbanisme

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Urbanisme
23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 05:00

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE (2) - du 23 septembre 2022 (J+5028 après le vote négatif fondateur)

Dans notre dernier article nous évoquions, cum grano salis, l’appel à un brainstorming sous la férule experte d’un « communicant » pour 20 citoyens inspirés, sur les pages facebook proches de la majorité municipale en place.

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE - du 21 septembre 2022

L’évènement était annoncé sous le titre alléchant : « Médiathèque : remuons nos méninges, trouvons-lui un nom ! »

Le seul problème, nous l’avons déjà souligné, est que ladite médiathèque a déjà été nommée officiellement, en septembre 2019, par délibération du conseil municipal.

Il semble donc bien qu’un « remue-méninges » s’impose en matière de décisions prises en conseil municipal, du moins pour les élus qui siégeaient déjà au conseil en septembre 2019. et que vous pouvez retrouver dans le PDF ci-dessus !

Mais quel exercice au juste désigne-t-on couramment, dans notre France profonde, sous le vocable de « remue-méninges » ?

Nous offrons à nos lecteurs quelques exemples pêchés sur la toile dans La Nouvelle République, exemples à la lecture desquels chacun conviendra que le remue-méninges est en quelque sorte au cerveau, ce que le kiné est au corps...

Nous entrons aujourd’hui dans l’automne !

Alors que sur les prés reverdis reviennent les rosés des prés, alors qu’à l’horizon refroidi se profile l’ombre du champignon atomique, une rumeur bruit dans les rues dynamisées de notre cité impériale où d’aucun(e)s semblent voir la vie en rose en des temps diablement moroses.

Cette rumeur concernerait justement le nom de la médiathèque… Ah ! Ah !

Inspiré(e)s par les pages de la célèbre Bibliothèque Rose qui enchanta leurs jeunes années, ou celles de leurs grand-mères, quelques nostalgiques de la Comtesse de Ségur envisageraient de proposer le nom de « Médiathèque Rose ». Des mètres linéaires de prose couverte et étiquetée en rose !

Octobre et la chute des premières feuilles mortes nous éclaireront sans doute bientôt sur ce point !

 

 

La bibliothèque rose vous attend à la médiathèque rose.jpg

La bibliothèque rose vous attend à la médiathèque rose.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2022 (J+5028 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Show

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 11:45

AUXONNE : BRAINSTORMING POUR UNE MÉDIATHÈQUE - du 21 septembre 2022 (J+5026 après le vote négatif fondateur)

Les oreilles de nos concitoyens bourdonnent encore du buzz de l’essaim d’abeilles impériales qui accompagnait récemment l’évènement éditorial du moment.

AUXONNE : BONAPARTE ET LE SHOWMAN DOLOIS - du 19 septembre 2022

Mais c’est promis, au menu de votre serviteur aujourd’hui, ni veau Marengo, ni Bonaparte, ni « Soupe à l’aigle » comme disait le polémiste Léon Daudet en parlant méchamment du menu habituel des hôtes de Frédéric Masson, cet éminent spécialiste de Napoléon.

C’est un autre évènement dernièrement annoncé sur la page facebook de notre bonne ville qui retiendra aujourd’hui toute notre attention.

C’est à une véritable mobilisation des cerveaux locaux, à l’appel à un brainstorming pour 20 citoyens inspirés, sous la férule experte d’un « communicant », que nous assistons médusés sous le titre : « Médiathèque : remuons nos méninges, trouvons-lui un nom ! »

Sauf que, si nous avons bonne mémoire, la médiathèque a déjà reçu un nom dans une assemblée élue démocratiquement représentant les citoyens de notre bonne ville.

Ce nom avait été décidé à l’unanimité et notre bon maire d’aujourd’hui avait pris part au vote. Paraphrasant le Maréchal Pétain osons dire : « Jacques-François vous avez la mémoire courte ! ». Il est vrai que Napoléon et les flonflons des orphéons y tiennent sans doute beaucoup de place (d’armes!).

Tiens ! À propos de Place d’Armes, vous avez pas remarqué que l’Écho du même nom a disparu depuis plus de trois mois du paysage médiatique ? C’est-y qu’il est mort aux pluches ou que Lucette a pris la poudre d’escampette effrayée par la Grande Armée !!

En conclusion : les décisions concernant l’administration de notre bonne ville seront-elles désormais confiées à une poignée de citoyens lambda non élus cornaquée par un « communicant » au mépris des décisions officielles prises antérieurement.

Tout cela vous a un petit air de 18 Brumaire ! Pas vrai p’tit père ?

Vous verrez qu’on tirera bientôt les oreilles des grognards et des mécontents !

 

PS (21 septembre 15h30)

Votre serviteur, soucieux de prendre part à la vie culturelle locale s’inscrit dès maintenant au remue-méninges ! Bonne nouvelle ! Pas vrai ?

Auxonne, la mémoire de Xavier-GIrault honorée.jpg

Auxonne, la mémoire de Xavier-GIrault honorée.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 septembre 2022 (J+5026 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Show

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show
19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 05:00

AUXONNE : BONAPARTE ET LE SHOWMAN DOLOIS - du 19 septembre 2022 (J+5024 après le vote négatif fondateur)

Hier après-midi, dans une salle de cinéma qui n’était pas le cinéma l’Empire, nous avons eu le plaisir et l’honneur d’assister à une conférence mémorable autant qu’atypique.

Non ! Ce n’était pas le concert-lecture d’avant-hier en Salle événementielle, et son assistance plus que confidentielle. Tant de chaises qui attendaient un postérieur !

Non ce n’était pas non plus un remake de la conférence annoncée par notre bonne ville l’automne dernier, et à laquelle, je vous le donne en mille, votre serviteur s’était retrouvé en tête-à-tête avec le conférencier.

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER (2) - du 02 octobre 2021

Il est vrai que fin 1870, le futur Général Cremer n’était pas un fervent partisan de Napoléon III, neveu du lieutenant d’Auxonne, qui avait capitulé, enfermé dans Sedan.

Par bonheur, hier soir votre serviteur était rien moins que seul !

La salle était bien remplie d’une assistance sympathique, familiale et variée, il y avait même un joli petit chien sur le devant et son maître à cinq barrettes.

On ne pouvait en attendre moins de notre cité désormais impériale, dont il arrive que le premier magistrat conquis et acquis désormais aux valeurs impériales écrive dans une préface : « Vive l’Empereur ! ». Il est vrai qu’il faut savoir saisir l’opportunité et prendre le Train en marche !

Qui sait ? Le destin de Claude Pichard, l’un de ses prédécesseurs, fait peut-être battre l’édilitaire cœur ? Garde d’Honneur de l’Empereur à la tête d’une cité impériale, ça jette !

UN MAIRE D’AUXONNE  AU SERVICE DE L’EMPEREUR - du 4 août 2022

Mais revenons à nos moutons et à cette salle de cinéma qui n’était pas le cinéma l’Empire… Par bonheur, le conférencier n’était pas de ces érudits de cantons qui ajustent leurs lorgnons pour vous lire un papier abscons, la goutte de salive au coin du menton !

Non ! Non ! Non ! Il tenait plutôt de ces marchands de gazettes qui sillonnent les trottoirs des boulevards en patins à roulettes, interpellant badauds et passants. Un gouailleur à fond de train. De ceux qui en un matin vous vendent cinq fois leur poids de Petits Parisiens !

Un tabac j’vous dis ! Une tuerie ! Non ! Pas la boucherie d’Eylau ! tu r’tardes mon pote ! Tu radotes ! Allez rectifie la position et reboutonne ta capote !

On va m’accuser d’exagérer ! Mais non ! J’exagère à peine !

Vous avez seulement eu tort de ne pas y aller… En patin à roulettes ou en baignoire à nageoires ! C’était vraiment quequ’chose à voir !

DEUX BAIGNOIRES POUR NAPOLÉON BONAPARTE (3) - du 24 août 2022

Pour sûr vous avez tout loupé !

Et le bouquin alors ?

Ah ! Oui, le bouquin, the book, j’allais oublier !

J’vais vous en boucher un coin les biffins !

J’ai pas mégoté, je l’ai acheté ! En bibliomane et amateur de curiosités avisé ! Et même avec une dédicace bien envoyée, c’est plus classe !

 

Maire d'Auxonne et Garde d'Honneur de l'Empereur.jpg

Maire d'Auxonne et Garde d'Honneur de l'Empereur.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 septembre 2022 (J+5024 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Show

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Show
17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 11:19

BONAPARTE À AUXONNE : HOMMAGE AUX OUBLIÉS DE LA CITÉ IMPÉRIALE (2) - du 17 septembre 2022 (J+5022 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent épisode, loin du concert tapageur de ces impériaux de la dernière heure clamant en chœur « Vive l’Empereur ! », nous allions découvrir au cimetière d’Auxonne la tombe de Françoise GAVET (1810-1895), du Capitaine MOUTILLARD (1859-1936), et de son épouse, Jeanne MOUTILLARD née OUDRY (1860-1949), nièce de Françoise GAVET.  

Et nous déclarions, à destination des Auxonnais(es) : « Souvenons-nous du Capitaine Moutillard. Confions le au Souvenir Auxonnais. »

BONAPARTE À AUXONNE : HOMMAGE AUX OUBLIÉS DE LA CITÉ IMPÉRIALE (1) - du 15 septembre 2022

Mais outre ses grandes qualités humaines et morales évoquées par l’ancien maire d’Auxonne Louis Personne à ses obsèques, quel fut donc le mérite particulier du Capitaine MOUTILLARD dans le domaine de la conservation du souvenir de Bonaparte à Auxonne et ailleurs ?

Nous serons bref aujourd’hui en disant tout simplement qu’il fit don au Musée de l’Armée de pièces de mobilier de la chambre de Bonaparte à l’École royale d’artillerie d’Auxonne qu’il tenait, avec son épouse et par héritage, de Mademoiselle Françoise Gavet.

Précisons qu’il fit ce don, en février 1897, étant lieutenant au 21ème régiment d’infanterie à Langres, par déclaration faite et signée à Paris.

Le 3 juillet suivant les pièces constituant don étaient à l’honneur dans la célèbre revue L’Illustration.

La déclaration de don et la page du numéro du 3 juillet de L’Illustration où sont représentées les pièces de mobilier sont en PDF ci-dessous. On découvrira dans l’article de cette revue que l’amitié franco-russe était alors à l’honneur.

Le Chef de bataillon Bois relate le fait en page 128 et 129 de son ouvrage Napoléon Bonaparte lieutenant d’artillerie à Auxonne paru l’année suivante.

Il soulève à ce propos, avec un regard très (trop ?) critique, le problème de l’authenticité « de ces sortes de reliques » en citant les écrits de Claude PICHARD auxquels il accorde peut-être une confiance exagérée...

Ah ! Ce « flou napoléonien » ! Il bien est vrai que la légende s’accommode souvent de quelques inexactitudes comme nous l’avons vu encore, ces jours derniers, dans la presse.

Claudi ne s’est pas foulé pour son image du jour. Merci à L’Illustration !

Mobilier Bonaparte donné par MOUTILLARD.jpg

Mobilier Bonaparte donné par MOUTILLARD.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 septembre 2022 (J+5022 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Hommage

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 09:26

BONAPARTE À AUXONNE : HOMMAGE AUX OUBLIÉS DE LA CITÉ IMPÉRIALE (1) - du 15 septembre 2022 (J+5020 après le vote négatif fondateur)

Alors que Napoléon, par procuration, a fait encore une fois la une de la presse locale (Le Bien Public d’avant-hier 13 septembre), interrompons un instant nos recherches sur les tribulations du jeune Bonaparte à Auxonne pour rendre hommage, dans ce boucan médiatique, aux gens obscurs et aux oubliés de l’histoire napoléonienne auxonnaise.

Hommage donc à Françoise GAVET (1810-1895) et au Capitaine MOUTILLARD (1859-1936), l’époux de sa nièce Jeanne MOUTILLARD née OUDRY (1860-1949).

Nous commencerons leur histoire par la fin. Celle de leur repos dans notre cimetière, oubliés de tous, endormis à jamais dans une concession objet d’une procédure d’abandon, comme celle d’un autre Auxonnais méritant, le docteur Jean-Baptiste BOLUT tout juste à l’entrée de notre cimetière, et que nous célébrions l’an passé…

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

Une chose est sûre concernant le Capitaine Moutillard, c’est que le maire d’Auxonne d’alors, Monsieur PERSONNE qui ne s’appelait pas Fernand (ça c’est pour mon public portugais !) prononça un discours élogieux sur sa tombe. Discours paru dans la presse locale que nous donnons en PDF

En d’autres temps, bien avant « Octobre rose », le Capitaine Moutillard était un pilier local de la lutte contre la tuberculose et la misère.

Je me suis adressé hier aux services de la mairie d’Auxonne à propos de sa tombe, on m’a répondu en substance : « Inconnu au bataillon ! » Sic transit…

Alors sous le ciel plombé, dans la moiteur d’un après-midi d’orage, je l’ai cherché et j’ai fini par le trouver.

Mais, me diront les sceptiques de tout poil, et en bonnet à poil :  « Quel rapport avec Bonaparte ? »

Il y en a un, c’est certain ! Et c’est du lourd, comme nous le verrons dans la suite !

En attendant recueillons nous un instant sur la tombe d’un homme de bien, loin du tintouin médatico-impérial !

Et quand certains se joignent au chœur tapageur de tous ceux qui crient « Vive l’Empereur ! », disons modestement tout bas : « Souvenons-nous du Capitaine Moutillard. Confions le au Souvenir Auxonnais. »

L’image d’hommage de Claudi est disponible en PDF

Bonaparte  à Auxonne, hommage aux oubliés..jpg

Bonaparte à Auxonne, hommage aux oubliés..jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 septembre 2022 (J+5020 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 05:00

BONAPARTE À AUXONNE : UNE SOMBRE HISTOIRE DE BAIGNADE - du 14 septembre 2022 (J+5019 après le vote négatif fondateur)

L’objet du présent article étant, comme l’indique son titre, la « sombre histoire de baignade » de Bonaparte dans la Saône, nous ne parlerons pas aujourd’hui du fameux duel Grosey-Bonaparte évoqué dans Le Bien Public du 3 mai 2021.

Mais que nos lecteurs se rassurent, nos recherches nous ont donné à ce propos encore du grain à moudre pour de prochains articles.

Pour l’heure, revenons à la « sombre histoire de baignade » de Bonaparte telle qu’évoquée dans le même article du Bien Public du 3 mai 2021 en ces termes : « il faillit mourir en allant nager seul dans la Saône « il a [eu] un malaise, et a coulé mais son ventre a heurté un banc de sable et il a pu reprendre connaissance et réagir. Il est rentré au régiment alors que de nombreuses personnes étaient parties à sa recherche »

Sur Wikipédia on peut lire la version suivante du même évènement : « Le jeune lieutenant, comme ses camarades, voulut goûter aux joies de la baignade dans les eaux de la Saône. Ce jour-là, alors qu’il nageait, une crampe le saisit, le fit défaillir et couler. Sa poitrine en touchant un banc de sable fit émerger sa tête et lui permit de reprendre connaissance. Grâce au courant, il réussit à regagner la berge. Tiré hors de l’eau par ses camarades, il vomit beaucoup, se remit de ses émotions, se rhabilla et regagna sa chambre. » 

Version quelque peu différente de la précédente...

Nous nous garderons bien d’émettre un avis sur les faits tels qu’évoqués ci-dessus, préférant mettre à la disposition de nos fidèles lecteurs les diverses sources auxquelles ces versions auraient pu être empruntées.

Reportons nous tout d’abord à la source à laquelle se sont abreuvés tant d’historiens : le Mémorial de Las Cases et à sa suite, due au docteur 0’Méara, Napoléon dans l’exil.

On trouve dans l’un et l’autre de ces ouvrages la mention d’une noyade à laquelle aurait échappé le jeune Bonaparte.

Nous citerons ces deux mentions d’après l’édition illustrée du Mémorial en 2 volumes (Paris, Boivin, 1842) en ligne sur Bnf Gallica, en les reproduisant ci dessous en PDF.

Problème de date, problème de lieu, problème de fleuve, il faut avouer que la confrontation de ces deux sources pose problème. Rappelons que Napoléon Bonaparte n’arriva à Auxonne qu’en juin 1788.

Ce dernier détail n’a pas échappé à deux auteurs nés au dix-huitième siècle, donc contemporains de l’Empereur, de surcroît officiers de la Grande Armée  : Le Baron de Coston (1780-1848), biographe du jeune Napoléon Bonaparte et Claude Pichard (1795-1883), Auxonnais, maire d’Auxonne et Garde d’honneur de l’Empereur.

UN MAIRE D’AUXONNE AU SERVICE DE L’EMPEREUR - du 4 août 2022

Ces auteurs rapportent le témoignage du Mémorial, Coston sans faire référence au Mémorial, Pichard en s’y référant. Ils en arrivent à des conclusions radicalement différentes. Le mieux est de les lire dans le texte.

Cette brève esquisse bibliographique autour d’une sombre histoire de baignade permet de douter, sinon de la réalité de l’anecdote, du moins de celle des circonstances de temps et de lieu dans lesquelles les faits se seraient déroulés.

C’est ce que fait en substance Frédéric Masson, dans une note en bas de page (voir Napoléon dans sa jeunesse, Paris, Ollendorf, 1907, p. 179). Rendons encore une fois hommage à ce napoléoniste pointu qui n’acquiescerait sans doute pas à la citation relevée hier dans Le Bien Public et venant conclure fort à propos un article annonçant la parution d’un nouveau livre sur Bonaparte : « L’Histoire n’est qu’une série de mensonges sur lesquels on est d’accord »

Claudi a choisi comme image une autre baignade bien militaire, celle des soldats du 10ème de ligne avant 1914. Leur régiment tenait garnison dans l’actuel Quartier Bonaparte.

À bien y regarder, cette baignade des soldats devait se trouver à l’emplacement d’une plage aujourd’hui disparue, la plage Malandain déjà évoquée dans nos colonnes.

UNE PLAGE OUBLIÉE  À CHARMOY-CITY - du 29 SEPTEMBRE  2019 

Une plage, où votre serviteur, en sa lontaine prime jeunesse, faillit pour de bon (et j’en fus le premier témoin) se noyer….

Et la face d’Auxonne, pour sûr, en eut été changée !

 

Auxonne, comme bonaparte ils se baignent en Saône.jpg

Auxonne, comme bonaparte ils se baignent en Saône.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 septembre 2022 (J+5019 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 10:51

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (5) - du 12 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Dans cet épisode, nous délaisserons un instant, pour y revenir plus tard, les vénérables gazettes des années 1840. À cette époque, les lecteurs des gazettes n’en perdaient pas une miette car, à la différence de nos contemporains gavés de news, ils n’avaient que peu d’accès à l’information.

Nous concevons bien que nos contemporains tellement sollicités par leurs smartphones et autres facebook puissent se lasser de la lecture de l’Album dôlois ou du Patriote jurassien….

Cependant, la lecture des journaux du temps a la vertu de nous plonger beaucoup plus profondément dans l’ambiance et la couleur du moment. Tout concourt à cela en effet : le silence des archives loin du barnum médiatique ambiant, le style de l’époque tellement différent du jargon américanisé de la nôtre.

Certes notre société du spectacle qui fait feu et fric de tout bois est prompte à ressusciter le passé pour donner un semblant de touche historique à ses kermesses permanentes.

Nous n’en démordrons pas cependant, la lecture d’une archive est plus riche d’enseignements sur une période du passé que ces pantalonnades bruyantes « en costume » et autres « complexes de loisirs à thématique historique ».

Mais revenons à nos gazettes et d’abord à ce qui a motivé de notre part une lecture partagée de celles-ci avec nos lecteurs. Ce motif, dans le cas présent, vous l’aurez compris, c’est le fameux duel Bonaparte-Grosey.

Elles sont émouvantes ces gazettes, avec leur papier jauni et leurs petits caractères à s’user les yeux. C’est qu’il fallait faire tenir le plus de nouvelles possibles sur la plus petite surface de papier possible. Comme le Père Grandet, le dix-neuvième siècle louis-philippard  était économe !

Mais à propos du fameux duel, force est de constater qu’elles relatent l’évènement sur un mode stéréotypé, en quasi copié-collé, comme vous pourrez le vérifier dans notre précédent article.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (4) - du 08 septembre 2022

C’est un peu le propos de « l’homme, qu’a vu l’homme, qu’a vu l’ours ». On aimerait bien connaître et lire le premier « homme, qu’a [vraiment] vu l’ours ». En bref, plus que des redites, avoir une information de première main !

Mais laissons là ces vieilles lunes et cette archéologie pointilleuse du duel Bonaparte-Grosey.

Soyons à la page et référons nous résolument aux productions up to date.

Tenez ! Un ouvrage illustré sur papier glacé, d’inspiration proustienne déclarée, paru en 2018 sous les auspices de la municipalité d’Auxonne et intitulé Du côté d’Auxonne nous livrait dernièrement un aperçu rafraîchi, si l’on peut dire, du fameux duel.

À preuve, je vous livre ce passage en citation (p.118) :

[ndlr Chantecler : selon le scénario de son ouvrage, l’auteur est en visite dans la chambre de Bonaparte au quartier du même nom et il est en train de lire les notices]« Pendant que je lisais, un militaire est entré dans la chambre. Il paraît ému. Vous vous intéressez à Napoléon ? Son séjour ici est bien plus intéressant que ce qui en est écrit sur la feuille que vous venez de lire. On passe notamment sous silence un duel à l’épée qui l’opposa à Louis Denis Catherine Grosey, Dolois d’origine, sur le rempart situé derrière la tour du Cygne. Bonaparte y reçut un léger coup d’épée sur le bras. Vous vous rendez compte qu’un Dolois aurait pu changer le destin de la France, ici, à Auxonne ? La raison du duel ? Sûrement la réponse à une provocation liée aux origines corses du jeune Napolionne de Buonaparte. Le militaire baisse la voix comme un conspirateur. Napolionne de Buonaparte, c’est comme ça qu’il se faisait appeler, et sous cette orthographe qu’il est enregistré »

Ce duel que l’«on passe notamment sous silence » ne l’est plus depuis car il a été mis récemment en lumière dans la presse » (Le Bien Public du 3 mai 2021)

Avouez que c’est moins sec que les vieilles gazettes qui ne parlaient pas d’amourette !

On aimerait quand même retrouver la source et le premier « homme, qu’a vu l’ours ».

C’est pourquoi, dès que possible nous retournerons bientôt aux archives !

Mais avant, pour nous délasser un peu, à la suite de nos vaillants triathlètes et bien entendu, comme toujours, du jeune Napoléon Bonaparte, nous irons faire trempette dans la Saône au prochain épisode !

En attendant, Claudi, pour son illustration du jour s’est diablement creusé la tête. Il a trouvé la réponse dans le fond d’une assiette louis-philipparde des années 1840 et a décidé de faire un peu d’histoire-fiction. Pourquoi pas ? On en fait tant et tant à propos de Napoléon !

Voici la thèse originale de l’historien Claudi : « Et si la lecture des gazettes du début des années 1840 à propos du fameux duel Bonaparte-Grosey avait déclenché une épidémie de duels dans l’armée entre bonapartistes et orléanistes ? »

Après tout, pas si bête ! Il la soutient image à l’appui, car comme dirait Napoléon (en substance) : « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »

Son illustration est disponible en PDF

Le duel Bonaparte-Grosey  jusqu'au fond de l'assiette.jpg

Le duel Bonaparte-Grosey jusqu'au fond de l'assiette.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire