LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (1) - du 08 avril 2026 (Jour 653 de la nouvelle ère de Chantecler)
Dans notre précédent article nous évoquions le bonheur simple de Bonaparte dégustant, tel un chat gourmand, une tasse de lait
BONAPARTE À AUXONNE : UNE TASSE DE LAIT EN FLORÉAL (2) - du 04 avril 2026
Notre article d'aujourd'hui, ne constitue en rien une suite à l'article en lien ci-dessus (dont vous connaîtrez, promis, juré, la suite plus tard), mais tout simplement un parallèle facétieux vous narrant les bonheurs simples et variés de mon lundi dernier de Pâques, situé en germinal dans le calendrier républicain.
L'humour et l'espérance ne sont-elles pas les vraies valeurs en ces temps troublés que nous vivons.
Soljenitsyne nous montre l'exemple, dans son œuvre Une journée d'Ivan Denissovitch où, faisant référence à ses années de Goulag, il écrit dans Une journée d'Ivan Denissovitch, à propos de cette journée.
« Une journée de passée. Sans un seul nuage. Presque de bonheur. Des journées comme ça, dans sa peine, il y en avait, d'un bout à l'autre, trois mille six cent cinquante-trois.
Les trois de rallonge, c'était la faute aux années bissextiles. »
Excusez pour la prétention du parallèle mais je vous confierai que mon lundi de Pâques fut « Une journée passée sans un seul nuage. Une vraie tasse de thé en Germinal ».
Facile à dire, plus difficile à faire partager dans la sincérité !
La fête de Pâques de la veille et ses offices chantés avaient déjà été pour moi un grand bonheur partagé, plein de réminiscences. Ce bonheur et ces réminiscences, je vous en parlerai plus en détail dans la suite...
Pour l'heure, je commencerai par la fin.
En tentant de brosser à grands traits une fin d'après-midi magnifique !
Celle du dernier lundi de Pâques passée pour moi à parcourir, à vélo et plumes au vent, la voie bleue des bords de Saône...
Les premiers bateaux sur l'eau, les génisses un peu folles retrouvant le pré, les pêcheurs, les familles flânant au milieu du chemin ou déjeunant sur l'herbe, les ami(e)s croisé(e)s. Quel bonheur simple enfin trouvé !
Sachant qu'enfant je maudissais ces promenades en famille au bord de Saône, où il ne fallait pas courir dans les cailloux pour ne pas abîmer ses chaussures et s'arrêter à tout bout de champ pour permettre aux parents de tailler une bavette avec leurs rencontres.
Et le soir, après un repas frugal et solitaire « O beata solitudo, o sola beatitudo » (Saint Bernard), le bonheur de retrouver « mon Empire », le cinéma !
Au programme du soir, en séance unique « Le son des souvenirs » (titre original The History of Sound) du réalisateur sud-africain Oliver Hermanus. Un drame américain sut fond de collecte musicale folklorique, d'amours masculines et de guerre autour des années 1920.
Nous ne nous lancerons pas dans une critique détaillée de ce film remarquant simplement que le ton et l'époque de ce film nous ont grandement rappelé, par certains côtés, la nouvelle de l'auteur autrichien Stefan Zweig (1881-1942) intitulée Die Verwirrung der Gefühle (La Confusion des sentiments) publiée dans les années 1920.
La réelle surprise de la soirée restera pour moi un certain mode inédit et convivial de découverte de ce film, lié à un problème technique local, que peu de spectateurs de par le monde auront eu sans doute le bonheur de partager en le voyant en salle...
Tentons une description de la soirée côté spectateurs. Côté film vous trouverez vous-mêmes, cher(e)s lecteur(e)s, sur le net, pléthore de commentaires, d'analyses et de critiques., du meilleur au pire.
Côté Empire, c'est râpé ! Une seule séance était au programme ! Et vous l'avez loupée !
Quand la lumière s'éteignit dans la salle pour la projection, nous étions trois dans la salle...Une dame anglaise et son amie et dans un rang plus en avant, votre serviteur.
Silence...La projection commence. Belle image d'une Amérique des années 1910, du fond du Kentucky où vit un des héros, à la ville de Boston où réside l'autre. Très vite les deux jeunes hommes se rencontrent à Boston, dans un cercle d'amateurs, à propos de musique folklorique jouée au piano...
Le son est impeccable, l'image est bien rendue, le duo passionné autant que passionnant.
Un hic toutefois : la deuxième ligne de sous-titres s'avère très vite coupée ou grandement mutilée. Déception, on se parle à travers l'obscurité de la salle...
L'une des spectatrices prenant sa lampe quitte la salle pour prévenir l'opérateur...
Problème impossible à régler pour lui, comme ça, au pied levé.
On recommence la projection, le trio de spectateurs groupé, la dame anglaise au milieu, son amie à sa droite, et votre serviteur à sa gauche.
Système D, la dame anglaise traduit, en simultané, les scènes américaines et anglaises, votre serviteur quelques propos de scènes tournées dans la belle Italie. Et chacun(e) fait éventuellement le bref commentaire explicatif jugé nécessaire.
Une découverte collective inopinée. Une communion cinéphilique improvisée.
Une soirée mémorable pour le coup, comme on dit maintenant.
Je vous ai dit plus haut que « La fête de Pâques de la veille et ses offices chantés avait été déjà pour moi un grand bonheur partagé plein de réminiscences. Ce bonheur et ces réminiscences, je vous en parlerai plus en détail dans la suite... »
À suivre donc...sous le même titre