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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:18

CHARMOY LAVE PLUS BLANC QU’UN DIESEL ALLEMAND ! - du 28 SEPTEMBRE 2015 (J+2476 après le vote négatif fondateur)

« Première journée nationale de la qualité de l’air » le 25 septembre dernier, journée sans voiture hier à Paris, la pureté de l’air est actuellement à l’ordre du jour. Un grand quotidien du soir en rendait compte très récemment à l’occasion justement de la « Première journée nationale de la qualité de l’air », tout en déplorant le pet inconvenant lâché dans l’air pur par une très respectable firme d’Outre-Rhin.

http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/09/25/premiere-journee-nationale-de-la-qualite-de-l-air-sur-fond-de-scandale-volkswagen_4771555_1652666.html

L’ouverture de la COP 21 approche (non, malgré son nom, ce n’est pas une institution côte-d’orienne visant à sauvader la planète, mais la Conférence de Paris sur le climat !) et surtout, plus localement, une autre ouverture, très attendue, approche. Quel rapport me direz-vous entre l’hyper-conférence mondiale et l’ouverture d’un hyper dans un chef-lieu de canton de la France profonde ?

Détrompez-vous, il y en a un, car les deux ouvertures devraient converger vers le même but salvateur du climat et ça je vais vous le démontrer !

En effet « …, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle »

Nous n’inventons rien, cette phrase figure textuellement en page 53 du dossier intitulé « demande d’autorisation de création d’un centre commercial » daté de janvier 2010 et réalisé par la BEMH S.A. (BORDEAUX) au profit de SARL BOUXDIS (COLMAR) travaillant pour le compte du Groupe LECLERC.

Elle est d’ailleurs précédée de cette autre, tout aussi rassurante :

« Le centre commercial ne sera pas à l’origine de rejets dans l’atmosphère en dehors de ceux liés à la circulation des véhicules »

Convaincant, lorsque l’on imagine les flux de véhicules divers que le projet attirera dans la zone !

Ce dossier, vraiment, il ne manque pas d’air !

Lors de l’enquête publique en septembre 2013, on pouvait en lire un peu plus dans le paragraphe « B3 Air », en page 8 du « Résumé non technique de l’étude d’impact » réalisé par la SOCOTEC (N° dossier Socotec : EAF9371 N° rapport : K1392A/12/940 V3 Date édition rapport : avril 2013)

« B3. Air

Les activités du site peuvent être à l'origine de plusieurs types d'impact sur la qualité de l'air :

- Les gaz d'échappement des véhicules,

- Les rejets de la chaudière.

Les teneurs déterminées montrent que l’impact de la circulation des véhicules in situ est important concernant les visites des clients.

Les matériels à moteur thermique appartenant à E.LECLERC seront régulièrement entretenus pour limiter toute émission intempestive.

Les poids lourds des entreprises de transport sont soumis aux visites techniques en application de l’article R 323 - 35 du Code de la Route. Les émissions de fumées noires sont contrôlées à cette occasion.

L’itinéraire emprunte les voies de circulation du secteur à savoir l’avenue du Général de Gaulle.

Le centre commercial disposera de chaudières. Ces appareils utilisent du gaz naturel comme combustible principal. Ils sont destinés au chauffage des locaux.

Ainsi, la chaufferie sera implantée dans un local spécifique.

Elle se composera d’un générateur de puissance unitaire de 800 kW.

Le gaz naturel a la réputation d'être peu polluant. Il est en effet composé de 99% de méthane, le soufre n'étant qu'à l'état de traces. Les rejets atmosphériques sont donc très négligeables et n’ont donc pas été mesurés.

L’article R. 512-8 du Code de l’environnement précise, depuis le 8 juillet 2009, que l’étude d’impact doit comporter une analyse des effets du site sur le climat. En effet, certains polluants atmosphériques rejetés par les sites industriels sont des gaz à effet de serre et contribuent au changement climatique.

Les émissions de gaz à effet de serre du site ne sont pas significatives et par conséquent leur impact peut être considéré comme négligeable ».

De cet empilement d’évidences très générales et de références réglementaires, il nous apparaît bien difficile de déduire de façon circonstanciée « un impact positif sur la qualité de l’air » et tout aussi difficile d’infirmer de façon circonstanciée un impact négatif sur la qualité de l’air !

Ces grands discours creux, on dirait bien que c’est du vent !

Il s’agissait d’illustrer tout cela ! Claudi a piraté pour la bonne cause l’affichette de la « Première journée nationale de la qualité de l’air » et divers logos qui rejoignent nos sujets de préoccupations locaux au Charmoy

En attendant que Ségolène, qui ne manque pas d’air et a le vent en poupe, vienne prendre un bon bol et un plein caddie d’air pur au Charmoy !

Actualité européenne : Si le diesel allemand fume en cachette, nos ami(e) catalan(e)s annoncent la couleur. L’image d’un de nos articles de l’an dernier nous a donc semblé plus que jamais d’actualité

LE CHARMOY À LA CATALANE - du 11 NOVEMBRE 2014

Un impact positif qui ne manque pas d'air !

Un impact positif qui ne manque pas d'air !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 septembre 2015 (J+2476 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de Presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:09

L’OMBRE D’UN DOUTE - du 26 SEPTEMBRE 2015 (J+2474 après le vote négatif fondateur)

« L’ombre d’un doute » (Shadow of a Doubt), c’est le titre d’un célèbre thriller de Hitchcock (1943), précisons tout de suite que notre article ne s’appliquera pas à donner notre appréciation de ce film de vrai suspense.

Car en fait de vrai suspense, au Cinéma du Charmoy, il n’y a vraiment plus grand-chose à l’affiche. On connaît déjà la fin, qui justifie les moyens, et c’est comme si on avait déjà vu le film qui se déroulera selon le même scénario que toutes les versions et tous les remake qu’on en joue, qu’on en a joué et qu’on en jouera encore quelque part dans toutes les périphéries des villes de France !

Et voilà que dans le cours de son long article intitulé « Auxonne : un conseil municipal de rentrée bien paisible » (Hebdo 39 N° 174 de lundi dernier 21 septembre), C.K. tente, comme un défibrillateur, de faire palpiter notre cœur, non pas notre cœur de ville, bien que sur sa photo je reconnaisse les chats de ma rue au cœur de la ville, mais bien notre cœur de lecteur….

Sans crier gare, au détour de l’« ordre du jour routinier » de ce « conseil municipal de rentrée bien paisible », le suspense s’installe soudain et nous captive par l’apparition de ce sous-titre accrocheur : « L’ouverture de Leclerc toujours suspendue à une décision de justice ». Le cœur battant, la bouche sèche et les mains moites, on retient son haleine….

C.K. aurait-t-il l’intention de nous faire le coup de « L’épée de madame Oclès » ? Peine perdue ! On le sait bien, nous, que c’est plié. À travers votes, commissions, décisions de justice, le projet a toujours fini par passer comme une lettre à la poste. C’est comme l’eau, ce genre de trucs, ça finit toujours par passer, par le toit ou par la cave, ou encore… par le caveau ! Pot de terre contre pot fer ! Qu’on ne me fasse surtout pas dire pot de vin !

Alors, « L’ouverture de Leclerc toujours suspendue à une décision de justice » c’est un peu l’histoire du chat qui se fait peur avec sa queue, dans ma bonne rue Carnot ou ailleurs ! Après le contorsionnisme et la casuistique édilitaires de fin 2008-début 2009, après les retournements de la CNAC et des autres, il en faut plus qu’une soi-disant « ouverture de Leclerc toujours suspendue à une décision de justice » pour nous surprendre et nous tenir en haleine ! On est blasés depuis longtemps et baisés depuis encore plus longtemps, car avec tous ces oui, tous ces non, toutes ces commissions, on nous aura bien pris pour des c… !

Et puis, on a beau être amoureux de la formule, mais « ce magasin porteur d’espoir », vous ne trouvez pas que c’est un peu gros ? Ah ! Malraux, si tu le voyais ton Espoir, comme il est grand, comme il est beau ! Au Charmoy, regardez passer l’espoir humain à la caisse, en caddie, et en promo ! Édouard Detaille, le peintre de batailles peignit en son temps « Le rêve passe », on attend maintenant qu’un hyper Diego Rivera local nous brosse magistralement une grande fresque inaugurale pour l’ouverture. « L’espoir à gogos » ferait un bon titre !

Et puis plus modestement, sans aller chercher Malraux, Detaille ou Diego Rivera, « ce magasin porteur d’espoir », voilà une formule enthousiaste qui fait bon marché, ou plutôt bon hypermarché de l’opinion de nombre d’Auxonnais(es) qui ne partagent pas si naïvement cet « espoir », téléphoné de LURE !

Claudi a croqué pour nous deux OUIOUIstes convaincus qui ont mis leur OUI dans l’urne et tous leurs espoirs dans le Charmoy !

À propos de LURE et de la fameuse consultation de 2010, les amateurs d’histoire charmoysienne pourront découvrir sur Facebook un vestige archéologique dont nous ignorions encore récemment l’existence : le site groupe social « Une zone commerciale à Auxonne ? Moi, je vote OUI ! ». À la différence d’autres sites, cette hyper-Palmyre a survécu !

https://www.facebook.com/#!/groups/121467064533593/?fref=ts

Ami(e)s lecteurs/trices, faites un petit détour pour découvrir le site groupe social « Une zone commerciale à Auxonne ? Moi, je vote OUI ! », ses deux coruscantes égéries animatrices, son colleur d’affiches de service et surtout ses débats d’une haute tenue d’où émergent quand même quelques contradicteurs bien sympathiques que nous saluons rétrospectivement ! Passionnant ! Ça vaut son pesant de choucroute !

Dernière minute : Le Bien Public de ce matin titrait, sous la plume de N.R. : « Auxonne Des parties de foot qui font débat ». C’est vrai que le Charmoy serait un espace plus adapté à ce sport que le parvis de l’église ! C’est du moins ce que sembleraient démontrer nos très riches archives iconographiques !

Charmoy : l'espoir plus fort que la justice !!!

Charmoy : l'espoir plus fort que la justice !!!

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 septembre 2015 (J+2474 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de Presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:52

« AU CHARMOY, COMBIEN D’EMPLOIS, MONSIEUR LANGLOIS ?» - du 24 SEPTEMBRE 2015 (J+2472 après le vote négatif fondateur)

Compte-tenu de la richesse momentanée de l’information locale, nous quittons notre exploration des contrées haut-saônoises pour redescendre dans notre Val de Saône, et renvoyons à plus tard la suite de la publication de notre série documentaire « Le poids des mots ».

Le 19 septembre dernier, Le Bien public faisait « un tour d’horizon des dossiers avec le premier édile de la Ville [d’Auxonne] Raoul Langlois ». Ce tour d’horizon était titré en gros caractères : « 432 000 € en moins ».

« 432 000 € en moins » voilà une annonce bien pessimiste qui nous joue un bien mauvais tour d’horizon ! En effet, ce nombre est censé concerner la baisse des dotations de l’État à notre Commune, baisse des dotations contre laquelle notre premier édile déclarait manifester à Dijon le même jour : « Tous ensemble, tous ensemble, hé, hé !!! » Derrière Monsieur Baroin !!!

Le site de la Ville avait d’ailleurs été mobilisé pour la circonstance avec affichage « À la une » d’un grandiloquent « Avis à la population ». Un peu lourd et suranné tout cela ! Pour prendre un autre exemple, Alain Suguenot, maire de Beaune, quant à lui, annonce plus simplement le 18, sur son site Facebook, sa participation à la manifestation du 19 septembre ! On n’a rien vu de tel à Auxonne !

Il importe toutefois de relativiser en précisant que ce nombre de « 432 000 € en moins », qui n’est pas mis en perspective et en situation de façon précise dans l’article, c’est un peu la sardine qui bouche le Vieux Port ! Mais Monsieur Langlois ne nous a-t-il pas habitués depuis longtemps au maniement du flou et l’imprécision ?

Le procès-verbal du Conseil municipal du 8 avril dernier, dans ses pages 18 et 19, semblerait plutôt indiquer un consensus pour « 64 000 € » en moins entre 2014 à 2015. Ces « 432 000 € en moins » se situent donc dans le même registre d’exagération que le fameux « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » du Bien public du 26 mars 2009 !

À ce propos, si les dotations de l’État baissent pour notre commune, ça va beaucoup mieux en matière de manne privée. En effet, grâce à la diligence et surtout à la discrétion de notre maire, notre ville devrait bientôt bénéficier d’importants investissements privés sur la zone du Charmoy.

2471 jours après le « vote négatif fondateur », c’est-à-dire, après bientôt sept ans de péripéties et de rebondissements, voilà sans doute enfin venu le temps des annonces crédibles concernant le « magasin Leclerc ». Le fervent défenseur du projet s’en réjouit, qui déclare : « l’ouverture devrait se faire en décembre ».

Le jour n’est pas encore précisément fixé. Nous suggérons, quant à nous, le 17, jour anniversaire du vote négatif fondateur du 17 décembre 2008. Ce serait un choix idéal qui marquerait la constance et la cohérence des choix de nos représentants élus, du Président de la République, au maire d’un bourg de la ruralité.

ANNIVERSAIRE D’UN VOTE POUR RIEN - du 17 DÉCEMBRE 2014

Une chose apparaît probable, sinon souhaitable, c’est que le bon peuple des consultés de 2010 est à peu près sûr maintenant de pouvoir reprendre en chœur autour de la dinde en promo : « Il est né le divin HYPER ! ». Pour le bon peuple des consultés de 2010, à grand renfort de publicité de LURE, ce sera la fête et les lendemains qui chantent ! Au centre-ville, les lendemains de fête risquent sans doute d’être moins réjouissants !

Pourtant, on nous répète depuis longtemps qu’une des conséquences de cette ouverture, et pas la moindre, devrait être la création d’emplois. Sur ce chapitre, le tenant et décideur local du projet, se montre cette fois bien peu disert. En effet, loin de nous faire un coup de com, il déclare assez platement et sans grande conviction : « Niveau recrutement, il doit se tenir en octobre ou novembre avec Pôle emploi. Plusieurs dizaines de postes doivent être pourvus »

Un peu de tenue, voyons ! Un peu de charisme ! Il faut montrer plus de conviction, que diable ! Notre décideur et son Hypermania auraient-ils pris un sérieux coup de vieux ! C’est vrai que comme dit la chanson : « Avec le temps va, tout s’en va » ! Et l’excitation fébrile qui était de mise dans le célèbre article du Bien public du 26 mars 2009 – oui, vous vous rappelez « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » ! – aurait-elle fait place discrètement, sous la moustache, à une moue désabusée !!!

En attendant lisez et relisez « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » et le « blog » du grand débat, depuis prudemment passé aux oubliettes !!!

LA BONNE BLAGUE DU BLOG - du 22 FÉVRIER 2015

Où sont donc passées les vibrantes promesses d’ Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, impeccable catéchisme pro-LECLERC, dans les colonnes duquel notre rédacteur en chef, houlette en main, se démenait et se montrait nettement plus convaincant qu’aujourd’hui :

« Combien d’emplois seront-ils créés ?

Outre les répercussions économiques directement liées aux travaux qui dureront environ 18 mois (marchés à portée des entreprises locales, logement et consommation des ouvriers …), environ 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes seront créés sur la zone ».

« 250 emplois pérennes ». Tu parles !!

Faudrait-il en conclure que les offres d’emplois des investisseurs privés, vrais créateurs de richesse, selon le discours en vogue, connaîtraient le même fléchissement que les dotations de l’État aux Communes ?

Si ces dotations fléchissent, c’est peut-être parce que l’État n’en peut plus d’arroser et de faire des cadeaux aux patrons pour qu’ils créent de l’emploi à bon compte et aux frais du contribuable.

Et puis, pour en revenir à la dernière déclaration en date de notre premier édile : « Niveau recrutement, il doit se tenir en octobre ou novembre avec Pôle emploi…» Personne de charitable ne lui a donc soufflé, que par les temps qui courent, la référence à Pôle emploi n’est peut être pas forcément des plus opportunes. Essayez donc de taper Leclerc et Pôle emploi sur Google

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/distribution/20141120trib641b2e20b/comment-e-leclerc-profiterait-des-aides-de-pole-emploi.html

Un effort national est sans doute fait pour l’Emploi, mais à la fin des fins, on voudrait bien savoir à qui profite-t-il vraiment ?

Une petite lueur d’optimisme pour conclure. S’il reste encore à démontrer au Savant Cosinus que la statistique du chômage à Auxonne sera significativement améliorée par l’ouverture de l’hyper LECLERC, une chose est sûre au moins, c’est qu’en matière de densité commerciale alimentaire, notre commune est sûre de tenir le bon bout avec bientôt une densité commerciale en grandes surfaces alimentaires supérieure à 600 m² pour 1000 habitants, soit le double de la moyenne nationale ! Au niveau des normes d’accessibilité aux rayons alimentaires de la grande distribution, il n’y a guère que Champagnole qui fasse mieux ! Merci Monsieur Langlois, des linéaires vous êtes le roi !

DENSITÉ COMMERCIALE ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

« AU CHARMOY, COMBIEN D’EMPLOIS, MONSIEUR LANGLOIS ?» - du 24 SEPTEMBRE 2015 (J+2472 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 septembre 2015 (J+2472 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de Presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:49

« LE MANITOUBA NE RÉPOND PLUS » - du 23 SEPTEMBRE 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

Cet article, en grande partie réécrit et actualisé, reprend néanmoins le thème du texte d’un précédent article

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015

L’automne est là, bientôt tomberont les feuilles mortes. Entre averses, bourrasques et éclaircies, que d’eau ! Que d’eau ! Comme disait le bon Maréchal Mac-Mahon, impuissant devant tant d’inondations ! Oui, beaucoup de flotte et un flottement certain. Nous avons pensé que c’était un flottement idéal pour aborder les îles innombrables de l’archipel Facebook. Et nous nous sommes mis en route vers les Îles Fortunées !

Il y a presque un an, mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts…, Le Bien public du 25 octobre dernier publiait, sous la plume alerte de Nicolas Rouillard, un article intitulé : « Les élus sont-ils « connectés » à Auxonne et à Genlis ? » (cahier local p. 2 rubrique « Temps fort »).

La relecture de l’article de Nicolas Rouillard exhumé de notre coffre de vieux marin devait constituer le point de départ de notre croisière d’aujourd’hui vers un tout petit secteur de l’archipel Facebook.

Signalons d’emblée que nous ne sommes pas sur Facebook. Mais rien d’humain ne nous étant étranger, nous gardons néanmoins un œil très attentif sur les contenus publics qui peuvent y circuler. Dans ce sens, nous pourrions reprendre à notre compte les propos que notre premier magistrat exprimait dans l’article maintenant ancien de Nicolas Rouillard : « Facebook me permet de m’informer de ce qui est publié au sujet d’Auxonne ». C’est que, toujours selon l’article maintenant ancien Nicolas Rouillard, notre premier magistrat « lui aussi a pris le pli des réseaux sociaux »

Nous avions ainsi observé, à la suite des attentats du 7 janvier dernier, un « scénario » local Facebook typique dont nous avions rendu compte dans ce blog dès le 9 janvier.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

Inf’auxonne N° 48, gravant l’évènement dans le marbre, titrait en page 5 « Attentat contre Charlie Hebdo… Auxonne se mobilise », nous ne renions pas, quant à nous, notre scepticisme d’alors. Comme le déclarait Emmanuel Todd dans L’OBS n° 2634 du 30 avril au 6 mai 2015 (p. 74) : « Il faut aller au-delà du mensonge, au-delà des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes »

Facebook n’est-ce-pas le lieu idéal « des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes » ?

Même si, pour reprendre les propos de Nicolas Rouillard, « Le réseau social est aussi un lieu où ferraillent parfois les élus ». Inspirée sans doute du monde de l’escrime qui semble être l’un de ses pôles d’intérêt, cette incise du journaliste à propos des échanges entre le maire d’Auxonne et son opposition pouvait sans doute s’appliquer à la période des municipales de 2014. Car depuis, beaucoup d’eau a coulé…sous les ponts

Bien que n’ayant pas nous-même l’honneur et l’avantage d’être élu, nous ne répugnons pas pour autant à « ferrailler ». Diverses raisons nous maintiennent néanmoins hors des salles d’escrime de Facebook. Parmi ces raisons, citons au premier chef, le conformisme moutonnier, l’exhibitionnisme de mauvais goût ainsi que le simplisme qui y président assez généralement.

Sans exhibitionnisme exagéré, je vous fais une confidence : comme le Cardinal, j’aime beaucoup les chats ! Mais vous n’imaginez tout de même pas la photo de votre serviteur trônant réjoui et comblé, portant ses huit chats et chattes sur ses genoux et ses épaules, en vrai Léautaud de la Capitale de l’Oignon : un tel chromo digne des plus grands classiques du calendrier des postes, ne manquerait pourtant pas de faire monter ma cote dans les chaumières numériques, mais je dis non, merci !

Une bonne raison pour moi de ne pas m’exprimer sur ces réseaux, c’est que j’estime qu’un argumentaire sérieux ne se développe pas en quatre lignes mal ficelées et bourrées de fautes, prises en sandwich entre la photo de Mirza ou de Minette se limant les ongles, un « plein de bisous tout partout » à la grosse Georgette pour son anniversaire et la republication systématique de toutes les affiches qui traînent dans les vitrines du Val de Saône.

Cependant, je dois bien l’avouer, il me coûte parfois d’être seul à l’écart, hors de la grande cour de récréation des réseaux sociaux où pullulent tant d’« ami(e)s » aux vécus passionnants. Alors je me prends à rêver d’avoir, comme certain(e)s, des centaines d’ami(e)s. Don Juan ne revendiquait-il pas avant l’heure «mille e tre !», 1003 amies, bien entendu ! Était-il pour autant heureux ? L’histoire locale nous rapporte que 1664 ami(e)s, s’ils peuvent parfois vous faire mousser, ne suffisent pas pour autant à vous faire parvenir !

C’est clair, vous savez à présent pourquoi je ne suis pas sur Facebook. Mais vous ignorez sans doute pourquoi quelqu’un n’y est plus…Une disparition qui intrigue…Un S.O.S. déjà ancien faisant mention de pirates et puis soudain, survient le grand silence « Le Manitouba ne répond plus ». Mystère, donc, mystère… Qui sait ? Nicolas Rouillard qui s’intéresse à la connexion des élus nous donnera peut-être quelques éclaircissements à propos de cette inquiétante disparition…

Du coup, Chantecler a perdu un ami sur la page Facebook de fantaisie que Claudi lui avait fabriquée

 « LE MANITOUBA NE RÉPOND PLUS » - du 23 SEPTEMBRE 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:05

PORT DU CASQUE OBLIGATOIRE - du 22 SEPTEMBRE 2015 (J+2470 après le vote négatif fondateur)

Non, pour une fois, il ne sera pas question, malgré notre titre stéréotypé, d’un ènième article sur le chantier du Charmoy. Le Charmoy, c’est à présent une vieille histoire, dont les prolégomènes furent pourtant passionnants et resteront dans les annales, notamment l’épisode du « vote négatif fondateur » ; aujourd’hui, c’est une affaire presque classée qui suit son cours sans grande surprise. La surprise, elle se révélera, dans quelques mois ou quelques années…au centre-ville. Comme dit la goualante : « Visitez, plaisir garanti, Auxonne la nouvelle Pompéi »

LES NOCTURNES-du 16 janvier 2012

Mais arrêtons de jouer les Cassandre, le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, quoique…

Le plafond de la Salle du Vannois défrayait récemment la chronique ( Le Bien Public d’hier 21 septembre « Inquiétude au Vannois »). Pour être à la page et faire le malin, nous avons cherché à y mettre notre grain de sel, n’en déplaise à l’artiste et à son Zinzin !

Nous n’avons trouvé que du réchauffé à proposer, mais du réchauffé de qualité, du réchauffé qui tient au ventre. Pour votre plaisir, voici donc un petit extrait de nos archives relatant une réunion épique, une réunion de sauvetage sauvadien à la Salle du Vannois où déjà l’on criait sauve qui peut… pour le candidat !

« En guise de grand soir, je me contenterai de vous relater, en bref, la soirée du 26 [26 mars 2014] au Vannois. Elle fut grande, en son genre, cette soirée ! Les acteurs : la tribune d’abord avec la liste « Auxonne-passionnément » sous la houlette de monsieur Raoul Langlois, l’assistance ensuite : une bonne centaine de personnes d’âge respectable en général, et peu suspectes d’animosité envers la tribune.

Au premier rang, venu en famille, notre Docteur ; à leur droite, un ancien maire de droite. Le docteur n’a pas coiffé son casque de chantier, bien qu’au dos du trombinoscope de sa liste, à présent dissoute, on puisse lire : « Savez-vous que les plafonds de la salle Vannois (sic) risquent de s’écrouler ? ». Et pourtant, le docteur n’a pas de casque, le Docteur est un intrépide et un patriote !

Quand je lui fais remarquer le caractère imprudent autant qu’héroïque de sa visite sous ces lambris branlants, il tente vainement de me clouer le bec. À ses yeux je ne suis sans doute qu’un fâcheux et dangereux addict de ses discours (il emploie pour de bon le mot « addict ») lol j’en raffole ! Si je ne fais pas monter son score, je fais au moins monter son adrénaline, un fan s’en inquiète et me tacle « Ça a été professeur » ! On ne touche pas au bon Docteur ! »

Pour ceux ou celles de nos lecteurs/trices qui voudraient lire ou relire la version complète et non expurgée d’où est tiré cet extrait :

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014

Il paraît qu’on s’oriente vers le Château Louis XI…

UN FANZINE PASSIONNANT (3) : VIE DE CHÂTEAU - du 27 AVRIL 2015

Port du casque obligatoire, demain on visite le Vanois

Port du casque obligatoire, demain on visite le Vanois

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 septembre 2015 (J+2470 après le vote négatif fondateur) 

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 10:03

LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA - du 20 SEPTEMBRE 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

Nous empruntons notre titre d’aujourd’hui à une célèbre chanson de notre patrimoine musical des Trente Glorieuses. On connaît la chanson !

C’est toujours un plaisir de réécouter ce joyau de notre patrimoine populaire

https://www.youtube.com/watch?v=KfOr01MLnQk

Puisant l’inspiration dans la presse, Claudi, a gentiment illustré pour vous ce titre de chanson plein de promesses.

Dans l’article de presse correspondant, les promesses d’avenir et même d’avenir lointain, ne manquent pas en effet. Ainsi notre premier édile déclare : « Par exemple, pour le centre-ville, au lieu de 2020, ce sera sans doute plutôt pour 2025-2030 ». Autant dire : « Le jour où la pluie viendra ! »

Et comme en France tout finit par des chansons et qu’aujourd’hui c’est encore une journée du patrimoine, nous vous offrons une petite visite chantante dans le riche patrimoine de notre blog. Elle vous  propose un autre scénario plus crédible pour l’avenir de notre centre-ville…après l’avènement de l’hyper-champignon du Charmoy !

LES NOCTURNES-du 16 janvier 2012

LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA - du 20 SEPTEMBRE 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:16

JOURNÉES DU PATRIMOINE À CHARMOY-CITY - du 19 SEPTEMBRE 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

Le rite annuel des Journées du Patrimoine motive aujourd’hui l’interruption momentanée de notre série « Le poids des mots » qui reviendra très vite avec l’automne.

Le 29 juillet dernier, dans un éditorial, Madame la Ministre Fleur Pellerin déclarait : « En découvrant l’architecture d’aujourd’hui, vous visitez le patrimoine de demain : telle est l’invitation que je vous ai faite, pour ces 32èmes Journées européennes du patrimoine. […] L’édition 2015 […] met en effet à l’honneur le patrimoine en train de se faire : les créations architecturales et paysagères de ces quinze dernières années. Alors le XXIème siècle, déjà patrimonial ? »

À Charmoy-City, c’est sur les hauteurs du Charmoy que l’on découvre, pour reprendre les propos de la Ministre, « le patrimoine en train de se faire » et les « créations architecturales ». Quant aux créations « paysagères », elles feront peut-être bientôt l’objet d’une deuxième Fleur qui, sauf votre respect, si elle éclot, n’aura rien à voir avec Madame la Ministre Fleur Pellerin. De cela, la presse locale nous a rendu compte récemment, en long, en large et en tarare (Le Bien Public des 8 juillet, 23 août, 29 août). Non, ce n’est pas une coquille, nous avons bien écrit « en tarare » et non en travers.

En tarare, ça tombe à point pour les Journées du Patrimoine, car, justement, comme le précise un communiqué de presse officiel ministériel du 16 mars dernier : « Cette 32e édition des Journées européennes du patrimoine s’inscrit enfin dans le cadre de la campagne portée par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne, qui ont déclaré 2015 « année du patrimoine industriel et technique ». »

« Année du patrimoine industriel et technique » ! Le tarare, objet mû par l’énergie renouvelable du bras humain, que prolonge un système bielle-manivelle actionnant simultanément un ventilateur et une grille-tamis n’est-il pas dans sa simplicité de conception et de construction un petit bijou d’efficacité, de créativité technique et d’économie d’énergie. Éolienne à l’envers, créant le vent qui sépare le fayot de la cosse, tarare, mon ami, tu es bien digne de figurer au « Patrimoine industriel et technique » !

Engin de tri rationnel s’il en fut jamais, séparant le bon grain de l’ivraie, le tarare n’est pas démodé comme quelques crétins persifleurs le déclarent. Plus que jamais, et dans de nombreux domaines, nous sommes à l’heure du tri sélectif et voilà que maintenant, les tarares, leurs grilles et leurs tamis, ont de l’avenir aux frontières ! Contre l’invasion, des tarares ! Avis à la population : Tarares, sortez des granges et levez-vous en masse ! Pour le tri et pour la Patrie !

En ces 32èmes journées du Patrimoine, c’est donc justice que le tarare-trieur soit à l’honneur et à l’affiche. Et comme nos petits lapins rieurs du Charmoy, vous ne manquerez pas de visiter le tarare-trieur ! Il faut dire quand même que c’est une visite dont on sort carrément vanné ! Et puis, ça risque de ne pas satisfaire tout le monde.

« Le tarare, c’est bien beau, on adore sa trémie jolie et son gentil petit tamis, mais nous c’est l’avenir, l’architecture du XXIème siècle qu’on voudrait enfin découvrir ! » nous déclare un visiteur perdu dans la foule des curieux entrant par le rond-point du tarare. Tout ça c’était à prévoir ! Tout ça, parce qu’officiellement, la visite de la zone du Charmoy, où s’érige la véritable architecture du XXIème siècle n’a pas été officiellement programmée au mépris de ce mot d’ordre de Madame la Ministre : « En découvrant l’architecture d’aujourd’hui, vous visitez le patrimoine de demain ».

On imagine aisément la suite. Le flot des visiteurs enfle toujours et se presse, montant vers le Charmoy, il déferle en rangs serrés. Il arrive enfin au rond-point de l’Europe. Juché sur un mamelon du rond-point, un orateur improvisé s’exclame : « Pourquoi en 2010, toutes ces affiches de LURE « OUI à la zone commerciale du Charmoy ». Pourquoi toutes ces affiches, à quoi bon tout ce tintouin, quand aujourd’hui on ne peut même pas visiter l’architecture du XXIème siècle ! Zut alors !!! »

Dès lors, comment calmer ce flot irrésistible ?

Pas de panique, à cela nous avons trouvé le remède !

Pour les gens friands de visions d’avenir, nous avons dégotté sur le net une petite vidéo luronne qui les réjouira et les transportera de joie vers des lendemains qui chantent.

Une petite vidéo, donc, pour un avenir plus lointain, et pour vous mettre en appétit avant la grande ouverture qui devrait sans aucun doute requinquer notre centre-ville !

https://www.youtube.com/watch?v=cO6DgmPgmkM

En tarare ou en vidéo donc, et pour reprendre les propos de notre Ministre Fleur : « Que ces Journées européennes du patrimoine soient donc pour chacun de vous l’occasion de vous émerveiller, et de songer à ce qui émerveillera, demain, nos enfants et nos petits-enfants. »

Au fait, à la une du site officiel de notre commune, on peut lire un « avis à la population » qui n’est d’ailleurs pas signé. Quel est le statut exact de ce vibrant appel au peuple fort officiellement titré, tel une mobilisation générale – il n’y manque qu’une petite vidéo montrant un garde-champêtre moussetachu rrroulant les rrr, rrroulant tambour, et lisant l’avisse – et qui nous incite à « faire cause commune » « ensemble » ? L’Association des maires de France de Monsieur Baroin détourne fort médiatiquement les journées du patrimoine pour défendre les « communes, un patrimoine en danger » et, comme le tarare, fait du vent pour actionner les girouettes dans le bon sens !

Tout cela nous rappelle, localement précisons-le bien, un appel pour « Charlie » lancé début janvier par une gentille midinette et relayé par le site de la Mairie.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

Et encore plus fort, l’appel à la consultation de juin 2010, quand il fallait « donner notre avis » pour une affaire d’ailleurs déjà bouclée et se déplacer « en masse » parce qu’on était « tous concernés », quand les affiches du OUI s’imprimaient à LURE, c’était sans doute pour défendre « un patrimoine en danger », et particulièrement l’activité de notre centre-ville ! Pas d’appel, pourtant au début de 2009, quand le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 était, en catimini, scandaleusement tourné, sans tambour ni trompette, sans « avisse à la population » et dans la plus grande « discrétion » au profit et au service d’un promoteur privé ! « Avis à la population » : De qui se moque-t-on !?

Dernière minute : Le Bien Public d’aujourd’hui 19 septembre, nous apprend, en tête d’un article fourre-tout, qui tire des plans très loin sur la comète, que « le maire d’Auxonne sera de la manifestation des élus, ce samedi, à Dijon, contre les baisses des dotations d’État ».

JOURNÉES DU PATRIMOINE À CHARMOY-CITY - du 19 SEPTEMBRE 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 septembre 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:20

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

Dans notre dernier article, nous avions livré un échantillonnage de l’argumentaire-bateau selon lequel, l’installation de grandes surfaces en périphérie boosterait les commerces traditionnels de centre-ville. Ces discours péremptoires ne résistent pas à l’examen de la situation réelle ! La CNAC, relativement au projet auxonnais du Charmoy, ne déclarait-elle pas elle-même le 20 janvier 2010 que le projet aurait « un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et dès lors « ne manquerait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Il est vrai que postérieurement, elle finit par se…raviser.

Après le discours de « colère du maire de Pusey », motivé par le refus de la zone commerciale Oasis 3 en CDAC, il nous restait à entendre le discours-jumeau d’Yves Krattinger président du Conseil général de Haute-Saône. Ce discours sera donc notre sujet du jour.

Prononcé le même jour, 19 septembre 2014, que le discours de « colère du maire de Pusey », dans la même salle à PUSEY, et pour la même occasion (inauguration de la bretelle), le discours d’Yves Krattinger constitue le pendant modéré des propos véhéments du premier magistrat de PUSEY. De ce discours, comme du précédent, il nous reste un témoignage vidéo réalisé par La presse de Vesoul.

On pourra donc vérifier sur pièces, que, tout comme son homologue jurassien le Président Clément Pernot, maire de Champagnole, le président du Conseil général de Haute-Saône ménage en quelque sorte la chèvre et le chou puisque, tout en reconnaissant la nécessité de soutenir les centres-villes historiques, il regarde avec bienveillance l’installation d’enseignes en zone périurbaine.

Tout comme nous avions donné une transcription écrite du discours de « colère du maire de Pusey », nous offrons à nos fidèles lecteurs/trices une transcription de cet autre discours qui se veut un discours d’équilibre et de bon sens. Discours de bon sens en effet, car ne va-t-il pas dans le sens des promoteurs de grandes surfaces comme le démontrerait, s’il en était besoin, le vote du Conseil général à la CDAC du 20 juin 2014, seul vote positif en faveur d’OASIS 3 avec celui du maire de PUSEY, contre 6 votes défavorables.

Prononcé à l’occasion de l’inauguration d’un équipement routier, ce discours est néanmoins tout entier consacré au problème de la dualité commerciale centre-ville-périphérie. Moins fleuri que celui du maire de PUSEY, quoique non dépourvu d’un certain naturel et même parfois d’une saveur prononcée de terroir, le propos ne manque pas d’intérêt dans sa valeur d’exemple. Nous avons tenté de le retranscrire le plus fidèlement possible, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x269j4v_oasis_news

« Discours prononcé à PUSEY par le Président du Conseil général de la Haute-Saône à l’occasion de l’inauguration de la bretelle » (Texte retranscrit par nos soins d’après la vidéo de La Presse de Vesoul)

« Les grandes enseignes appellent des publics, et si elles sont pas présentes, les publics en question vont ailleurs. Si vous avez pas par exemple, dans le sport, des magasins pointus qui vendent des équipements d’aujourd’hui, et les équipements, ils vont de bricoles etc…à des gros équipements, et tout ce qu’il faut, que ce soit dans le vélo, que ce soit dans le sport de montagne, que ce soit dans le ski, que ce soit dans n’importe quoi, les gens, ils vont… Besançon, clair et net.

De toute façon, moi je suis près de Besançon, ça m’arrive d’aller à Besançon chercher des équipements, quand j’ai besoin de quelque chose le samedi. Bon. J’y vois autant de Haut-Saônois que si je viens ici. C’est pas compliqué, c’est comme ça. Quand les Bisontins appellent une zone les Portes de Vesoul, c’est pas naïf, parce que tous les Haut-saônois qui passent là disent : « Bah ! C’est les Portes de Vesoul, on est même presque en Haute-Saône, quoi ! ».

Faut pas oublier que quand « les Saveurs de la Ferme » se sont créées à Valentin [N.D.L.R. Chantecler : dans la banlieue de Besançon], ce sont tous des gens qui produisent en Haute-Saône, presque tous, et qui sont allés là-bas, pour choper le flux qui va vers Besançon. Si y’avait pas de flux, ils n’iraient pas là.

Je pense, voilà, je pense que nous devons trouver tous ensemble des chemins pour aller tous ensemble vers le développement. Ça veut pas dire qu’il y a pas une bataille à mener pour consolider le centre-ville de Vesoul. D’ailleurs, dans le contrat PACT que nous avons adopté, qu’a été adopté par la communauté d’agglomération de Vesoul, y a beaucoup d’argent qui est mis pour sur le centre-ville, dans le PACT, et on est d’accord. On a discuté avec Monsieur le Maire, Monsieur le Député-maire de Vesoul, on a parlé, on est d’accord. On a dit, c’est vrai qu’il faut faire des opérations, y a des problématiques de logements, de qualités de logements, de parking, etc…

C’est normal. Il faut les entreprendre, il faut bonifier le centre-ville, il faut pas l’abandonner, ça serait une erreur historique de l’abandonner. Tout le temps qu’on ne fait rien, c’est un temps qui s’accumule contre le centre-ville. Donc il faut agir.

Mais, en même temps, il faut capter ; et certaines enseignes ne vont pas dans les centres-villes, parce qu’elles demandent trop de parking, trop…

Vous comprenez, quand vous ressortez avec un vélo, c’est pas facile d’aller le chercher au milieu de Vesoul. Vous allez toujours le chercher à l’extérieur. Si vous ressortez avec des skis, c’est exactement pareil, c’est comme ça, y’arrive un moment c’est comme ça.

Donc moi je pense qu’on doit travailler tous pour que à la fois jouer la carte des portes d’agglomération, pour qu’elles captent un maximum de clientèle et ça renforcera la ville de chef-lieu, la ville de chef-lieu elle est quand même située au milieu de la Haute-Saône, ce qui est un atout pour elle, mais évidemment tout ce qui est loin peut subir des attractions extérieures ; mais c’est pas en disant aux gens : « Venez ! Vous n’irez qu’au centre-ville », qu’on fera venir des gens qui sont déjà saisis par des attractions extérieures.

Donc moi, je pense qu’on doit trouver à la fois une réponse pour le centre-ville, qu’est pas du tout à mépriser, et des réponses périphériques et vous l’avez évoqué. Donc, moi, bon y’a une instance [N.D.L.R. Chantecler : la CDAC], c’est, je la respecte. En même temps, c’est vrai…. que de faire..

Faut qu’on trouve les compromis nécessaires pour avancer, aussi bien en périphérie qu’au centre. Je suis très heureux quand même que tout ça soit débattu quand même lucidement, enfin discuté, entre vous.

Et puis je suis toujours heureux d’inaugurer un équipement [N.D.L.R. Chantecler : la bretelle] finalement pas très coûteux, 350 000 euros au total, 360 000 ou quelque chose comme ça TTC, et qui en fait est extrêmement opérationnel et apprécié de tous. Moi, les retours que j’ai, alors je les ai par élus que je rencontre ou par des gens :

« Ah ! Ben au fait, Président– ou « grand », vous savez comme c’est, ou « Kratt » – Ah ! Ben alors c’que vous avez fait à Pusey, c’est bien ! Ah ! Ça alors, c’était quand même con [inaudible]. Voilà ce qui disent les gens : « C’était quand même con ». Mais là, c’est bien »

Claudi, qui a récemment acheté un vélo au centre-ville d’Auxonne, rue Antoine Masson, chez un commerçant récemment implanté, offrant un choix, des prix et des services très intéressants, ne partage pas ce jugement hâtif de « Kratt » :

« Vous comprenez, quand vous ressortez avec un vélo, c’est pas facile d’aller le chercher au milieu de Vesoul. Vous allez toujours le chercher à l’extérieur. Si vous ressortez avec des skis, c’est exactement pareil, c’est comme ça, y’arrive un moment c’est comme ça. »

Venez donc acheter votre vélo au centre-ville d’Auxonne, Monsieur le Président, et comme votre homologue jurassien, Monsieur Clément Pernot, vous pourrez même faire un tour en tandem avec notre maire jusqu’au Charmoy !

VIES PARALLÈLES (5) : ÇA ROULE, CLÉMENT ! - du 03 MAI 2015

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 septembre 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 10:10

LE POIDS DES MOTS (4) - du 13 SEPTEMBRE 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

Nous en étions restés à la « colère » du maire de PUSEY et à son « magasin à Daniel » et nous avions annoncé pour aujourd’hui notre intention de donner d’autres exemples d’un argument-type exprimé dans le discours de « colère », argument-type selon lequel le développement des zones commerciales périurbaines favoriserait la santé commerciale des centres-villes. Rappelons au préalable les termes employés par le maire de PUSEY dans son discours du 19 septembre 2014 :

« Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre-ville marchent bien ».

En résumé, répétons-le, selon cette argumentation, très répandue chez les promoteurs de grandes surfaces et leurs hommes-liges, bien loin de nuire aux commerces de centre-ville, la création de zones commerciales périphériques favoriserait « automatiquement » l’activité de ceux-ci !

L’argument est communément répandu et les exemples ne manquent pas. Parmi ces exemples, nous nous bornerons à en évoquer trois, déjà plus ou moins largement abordés ou étudiés dans nos précédents articles.

Ces exemples concernent Auxonne (21), Champagnole (39), Wasselonne (67), trois communes de taille comparable, et présentant en outre ce point commun : devoir au zèle et à la diligence de leurs maires respectifs l’implantation, récente ou en cours, d’un hyper LECLERC.

AUXONNE TOUT D’ABORD :

Le 22 octobre 2014, à la suite de l’interruption du chantier du Charmoy, intervenue une quinzaine de jours plus tôt, France 3 Bourgogne diffusait un reportage. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’exprimait sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

Comment ne pas mettre en parallèle ce discours formaté avec celui relevé sur un tract de la mémorable consultation de juin 2010, tract imprimé par l’AAC (Auxonne Avenir Consommateurs), association-croupion et ad hoc créée pour la circonstance. À noter que son Président est entré depuis au conseil municipal.

Nous vous livrons la profonde « pensée » téléphonée du Président de cette association-croupion, exprimée dans un tract diffusé lors de la consultation de juin 2010, en parallèle avec l’affichage intensif des OUI imprimés à LURE :

« Je pense que commercialement, il y a de la place pour tout le monde, et que, s’ils savent s’adapter, les commerçants de centre ville profiteront de la nouvelle clientèle qui arrivera de l’extérieur pour s’approvisionner sur la zone commerciale »

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ème épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

CHAMPAGNOLE ENSUITE :

En ce qui concerne Champagnole, quelques citations de l’article du Progrès du 22 septembre 2014, manifestement « bien pensant » suffiront à illustrer la doxa champagnolaise prévalant en matière de commerce, six mois après l’ouverture du LECLERC :

« Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

« Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes. Celui-ci est désormais comblé ».

« Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien »

« Le centre-ville a changé et est devenu très attractif »

« Je pense que les hypers ont apporté du monde de l’extérieur »

« Il y a de la place pour tout le monde et je pense que ces boutiques [les hypers] apportent du monde, même au centre-ville ».

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

Partout on reconnaît la même chanson du même disque « La Voix de son Maître ». Vous en doutez encore ? Alors, écoutez…. et comparez !

POUR VOUS EN CONVAINCRE, NOUS TERMINERONS PAR WASSELONNE :

« Il existait des petits commerces et il existe toujours des petits commerces à Wasselonne et il existera toujours des petits commerces à Wasselonne. L’implantation [de ce magasin] est pour sédentariser les consommateurs sur certaines familles de produits, mais ces gens-là qui vont rester sur la commune iront dans ces commerces-là consommer des produits que nous, on peut peut-être pas offrir, que nous on n’a pas dans les rayons parce-que ça reste un petit hypermarché, ou parce-que les gens ont ces affinités-là. Donc, les petits commerces, j’espère et j’en suis persuadé, profiteront de cette sédentarisation des clients. »

Voilà un discours qui fait autorité, puisqu’il a été prononcé le 24 avril 2014, au LECLERC de Wasselonne (Bas-rhin), par le patron de ce LECLERC, qui s’exprimait ce jour-là en présence de MEL, et après le discours de ce dernier, venu inaugurer le nouveau magasin, enfin ouvert après plus de dix années de procédures.

http://www.wat.tv/video/michel-edouard-leclerc-passage-6rkn7_3klpr_.html

VIES PARALLÈLES (2) : LES PARIS STUPIDES - du 14 AVRIL 2015

Aujourd’hui Claudi rend hommage à Cabu en détournant un de ses dessins paru dans Le Canard enchaîné n° 4848 du 25 septembre 2013. Quelque part dans une commune déclinante de notre douce France, un premier élu inspiré par les promoteurs, se fait pour la circonstance, homéopathe d’occasion, certain de pouvoir soigner le mal par le mal… et son centre-ville déserté par l’implantation d’une zone commerciale périphérique !

LE POIDS DES MOTS (4) - du 13 SEPTEMBRE 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 septembre 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:14

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article de cette série, intitulé « Le poids des mots (2) », nous avions commencé à découvrir, à travers la qualité de son site officiel, le talent communicationnel du maire de PUSEY, bourgade de Haute-Saône limitrophe de Vesoul

C’est encore vers PUSEY que nous porterons aujourd’hui notre regard à propos d’un évènement : l’inauguration de la « bretelle » (19 septembre 2014). Cette inauguration devait offrir au premier magistrat de PUSEY, une occasion opportune d’exprimer son parler vrai et de donner libre cours à sa « colère ».

L’Est Républicain dans son numéro du lendemain, titrait « Inauguration Pusey tient sa bretelle ». Selon les termes de l’article, Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône « a réitéré son soutien à ce projet de 350 000 euros », ce qui, entre nous, ne coûte pas trop cher et arrange bien les promoteurs.

Dies irae, donc, que ce jour d’inauguration, où le maire de PUSEY devait exprimer sa « colère » lors d’un discours prononcé dans une salle puséenne en présence d’Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône et de diverses personnalités du monde économique local.

De ce discours, dailymotion nous conserve un témoignage. Ce témoignage-vidéo, réalisé par La Presse de Vesoul, est intitulé « La colère du maire de Pusey ». Nous n’inventons donc rien.

La description du document précise :

« Retoqué au début de l'été, par la commission d'équipement commerciale de la Haute-Saône, le dossier d'Oasis 3 à Pusey continue de soulever la colère de René Regaudie, maire de la localité. Vendredi 19 septembre 2014, à l'occasion de l'inauguration d'une bretelle reliant la zone commerciale Oasis 1 et Oasis 2, l'élu a annoncé qu'il irait défendre ce dossier au niveau national, rappelant qu'il était question de 200 emplois et de 25 millions d'euros d'investissements. La vidéo de La Presse de Vesoul. »

Le propos ne manque pas d’intérêt par sa valeur d’exemple. Une chose est certaine au moins, on ne saurait le taxer de fadeur ! Et bien que, pour certains passages, la qualité sonore du document laisse à désirer, nous avons tenté de retranscrire le plus fidèlement possible le discours, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x26a2dz_oasis-3-la-colere-du-maire-de-pusey_news

« La colère du maire de Pusey » (Texte retranscrit par nos soins d’après la vidéo de La Presse de Vesoul)

« Je te [« te » : N.D.L.R. Chantecler : le Maire s’adresse au Président du Conseil général de Haute-Saône] remercie parce qu’il y a que le Conseil général qui nous a soutenu là-dedans [« là-dedans » N.D.L.R. Chantecler : dans le projet Oasis 3, projet de zone commerciale refusé par la CDAC du 20 juin précédent, lors de laquelle les seuls votes favorables avaient été ceux du maire de PUSEY et du Conseil général], quoi.

Et ça je le regrette, je le regrette parce que je pense que beaucoup de personnes font fausse route aujourd’hui. Oasis 3, c’était des enseignes, des représentants de SOPIC [N.D.L.R. Chantecler : SOPIC est le promoteur d’Oasis 3] sont là qui pourront vous le confirmer, et aujourd’hui, ce n’est plus comme il y a vingt ans, ou il y a dix ans quand on a fait le LECLERC, quoi, où on passait devant la commission départementale, quoi, c’était une enseigne. Aujourd’hui, les enseignes, elles restent chez elles si elles n’ont pas l’accord de la CDAC et si elles n’ont pas les permis de construire, et elles veulent pas se mouiller, c’est ça Pierre ? [N.D.L.R. Chantecler : il s’adresse à Pierre Quinonero représentant de la SOPIC présent dans la salle]. Elles veulent pas se mouiller, quand y a des affaires comme ça.

Quand vous savez les enseignes qu’on avait, que vous aviez, et le nombre des enseignes qui devaient venir à Pusey, moi je regrette, mais je pense, et je pèse mes mots, quoi, que c’est de l’incompétence de certaines personnes, quoi, de certaines personnes qui ont refusé cette Oasis 3.

Aujourd’hui il se passe des choses, on va en national, j’irai défendre le dossier, comme j’en ai le droit [N.D.L.R. Chantecler : en CNAC]. Je pense que quand on laisse passer 200 emplois dans la région, quand on laisse passer 25 millions d’investissements, qui sont en gros destinés, et je parle sous la responsabilité de SOPIC, aux entreprises locales, vu la situation où on est aujourd’hui, uniquement ça, on devrait applaudir qu’on trouve des investisseurs qui viennent sur la région.

Malheureusement ce n’est pas le cas. On ira en national, on ira peut-être plus loin s’il faut, et s’il faut repartir à la base, je repartirai à la base [passage inaudible]. J’irai jusqu’au bout s’il faut, quoi, parce que je pense que c’est indispensable qu’on ait dans l’agglomération vésulienne des zones commerciales qui soient dignes de ce nom, avec des enseignes nouvelles qui apporteront une clientèle qui va partir à l’extérieur.

Vous avez vu dernièrement, quoi, il y a quelque temps, Besançon fait une nouvelle zone commerciale, entre 15 et 17 hectares, heureusement il ya un petit problème d’achat foncier qui peut les retarder, qui peut nous avantager, et elle s’appelle Portes de Vesoul [échanges de signes entendus avec le Président du Conseil général de Haute-Saône]. Alors je ne sais pas si c’est une provocation ou c’est quoi, quoi. J’ai eu des contacts avec la mairie de Besançon, on m’a dit, mais attends, adresse-toi à qui il faut, c’est pas à nous [petit rire du conférencier]. Nous on ramasse ce que les autres [« les autres » N.D.L.R. Chantecler : sans doute les commerçants du centre-ville de Vesoul] ne veulent pas, alors j’ai dit merci, c’est bien, tu vois, et ils ont entièrement raison.

Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville [N.D.L.R. Chantecler : de Vesoul]. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre ville marchent bien.

Alors, il y a eu une manifestation lors de la CDAC, c’est vrai qu’on m’a sifflé, puisqu’on m’a vu, machin. Au contraire, plus on me siffle plus je suis actif, alors faudrait qu’ils me sifflent tous les jours, quoi, parce que je vous garantis, ils ne me feront pas fermer ma gueule [passage inaudible].

Alors, moi, les dialogues, les machins, c’est bien gentil, mais faut savoir ce qu’on veut faire aujourd’hui. Aujourd’hui, on est devant une situation où on laisse crever le commerce du centre ville, mais également les zones commerciales, parce qu’il faut pas oublier que les enseignes qui vont aller là-bas, quoi, ils vont encore attirer une nouvelle, la clientèle de Vesoul vers Vesoul [N.D.L.R. Chantecler : passage assez obscur].

D’ailleurs, aux Portes de Vesoul, ils disent bien que c’est pour prendre les clientèles de Vesoul, quoi, et puis de Rioz [le Président du Conseil général de Haute-Saône aquiesce : « Ah ! Oui ! »], parce que même à Rioz [N.D.L.R. Chantecler : bourg haut-saônois d’un millier d’habitants entre Vesoul et Besançon], parce qu’il y a des personnes de Rioz qui y vont, j’en ai rencontré dans le magasin à Daniel [N.D.L.R. Chantecler : probablement le LECLERC de Monsieur Daniel Prunier à PUSEY], quoi, cette semaine, qui viennent ici en disant on est plus tranquille qu’à Besançon. Alors je vois pas, comment aujourd’hui, on peut refuser des affaires comme ça »

Notre bref commentaire :

Le discours a le mérite d’être exprimé dans un style très libre, il démontre en particulier la proximité familière que le maire de PUSEY entretient avec les promoteurs et les patrons de grandes enseignes locales : « c’est ça Pierre ? », « le magasin à Daniel ». Il montre aussi le caractère résolu, voire opiniâtre, de l’engagement de l’élu face aux oppositions « Au contraire, plus on me siffle plus je suis actif, alors faudrait qu’ils me sifflent tous les jours, quoi, parce que je vous garantis, ils ne me feront pas fermer ma gueule », l’homme ne manque pas de caractère, il semble révéler par ailleurs, un penchant assez modéré pour la concertation : « Alors, moi, les dialogues, les machins, c’est bien gentil, mais faut savoir ce qu’on veut faire aujourd’hui ». En conclusion, « Daniel et Pierre » devraient pouvoir compter sur un bon allié et un partenaire convaincu en la personne du maire de PUSEY.

Par ailleurs, certaines affirmations optimistes peuvent laisser songeur, ainsi de cette dernière: « Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre-ville marchent bien ».

Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais les professionnels du commerce de centre-ville rejettent assez généralement ce genre d’argument !

Argument qui est, en revanche, toujours mis en avant par les partisans et les acteurs des zones commerciales périurbaines !

Mais de cela, nous reparlerons dans notre prochain article. En attendant, « le magasin à Daniel » a bien inspiré Claudi pour son dessin d’aujourd’hui !

Nous renvoyons nos lecteurs/trices qui voudraient faire plus ample connaissance avec « Daniel » à notre article

LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE - du 05 JUILLET 2014

P.S. : Conseil municipal hier soir 9 septembre à AUXONNE. Pas un mot concernant l’évolution du chantier du Charmoy ni de confirmation sur la date d’ouverture prévisible du « magasin à Raoul ». La discrétion proverbiale du début (hiver 2008-2009) prévaudrait-elle encore ?? Cette semaine, vous ne pourrez pas lire votre Chantecler au SATI, cet organisme étant fermé momentanément pour cause de déménagement.

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 septembre 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions