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  • Claude Speranza, Auxonnais
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:01

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015 (J+2331 après le vote négatif fondateur)

     En mai, fais ce qu’il te plaît ! Le temps fait des siennes, le temps n’est pas clément : que d’eau ! Que d’eau ! Le temps n’est pas Clément,  c’est trop d’eau sans Pernot ! (après le tee-shirt du 10ème Tour du Jura, un petit clin d’œil à la santé de Champagnole, notre hyper-jumelle !).

      Vous devez sentir comme moi, entre averses et ponts, un certain clapotis, un flottement certain. N’est-ce pas un flottement idéal pour aborder les îles innombrables de l’archipel Facebook. En route donc, vers les Îles Fortunées !

       Fidèle aux pôles d’intérêt de notre blog, nous restreindrons cependant notre croisière au petit groupe d’îles Facebook de nos élus locaux.   

      Un sujet qu’abordait déjà Le Bien public du 25 octobre dernier, qui publiait, sous la plume alerte de Nicolas Rouillard, un article intitulé : « Les élus sont-ils « connectés » à Auxonne et à Genlis ? » (cahier local p. 2 rubrique « Temps fort »).

   La relecture de l’article de Nicolas Rouillard, bien qu’elle nous en apprenne assez peu sur la situation locale en la matière, constituera néanmoins le point de départ de notre croisière d’aujourd’hui vers un tout petit secteur  de l’archipel Facebook.

    Signalons d’emblée que, ne suivant pas en cela l’exemple de notre premier magistrat qui, selon Nicolas Rouillard, « lui aussi a pris le pli des réseaux sociaux » et donc mis les voiles vers l’archipel Facebook, nous ne sommes pas un adepte actif de Facebook. Rien d’humain ne nous étant étranger, nous gardons néanmoins un œil très attentif sur les contenus publics qui peuvent y circuler. Dans ce sens, nous pourrions reprendre à notre compte les propos de notre premier magistrat exprimés, toujours, dans l’article de Nicolas Rouillard : « Facebook me permet de m’informer de ce qui est publié au sujet d’Auxonne ».

   Nous avions ainsi observé, à la suite des attentats du 7 janvier dernier, un « scénario » local Facebook  typique dont nous avions rendu compte dans ce blog dès le 9 janvier.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

   À l’heure où Emmanuel Todd ose revenir, en l’égratignant, sur l’unanimisme du 11 janvier, mais où Inf’auxonne N° 48, gravant l’évènement dans le marbre, titre en page 5 « Attentat contre Charlie Hebdo… Auxonne se mobilise », nous ne renions pas, quant à nous, notre scepticisme d’alors. Comme le déclare Emmanuel Todd dans L’OBS n° 2634 du 30 avril au 6 mai 2015 (p. 74) : « Il faut aller au-delà du mensonge, au-delà des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes »   

     Facebook n’est-ce-pas le lieu idéal « des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes » ?   

    Même si, pour reprendre les propos de Nicolas Rouillard, « Le réseau social est aussi un lieu où ferraillent parfois les élus ». Inspirée sans doute du monde de l’escrime qui semble être l’un de ses pôles d’intérêt, cette incise du journaliste à propos des échanges entre le maire d’Auxonne et son opposition pouvait sans doute s’appliquer à la période des dernières municipales. À présent, bien calée dans son fauteuil pour un lustre, engoncée dans ses gilets matelassés la majorité semble se gausser des assauts des fleurets trop bien mouchetés des « trublions » !

     Bien que n’ayant pas l’honneur d’être élu, nous ne répugnons pas pour autant à « ferrailler ». Diverses raisons nous maintiennent néanmoins hors des salles d’escrime de Facebook. Parmi ces raisons, citons au premier chef, le conformisme moutonnier, l’exhibitionnisme de mauvais goût ainsi que le simplisme qui y président assez généralement.

      Sans exhibitionnisme exagéré, je vous fais une confidence : comme le Cardinal, j’aime beaucoup les chats ! Mais vous n’imaginez tout de même pas la photo de votre serviteur trônant réjoui et comblé,  portant ses huit chats et chattes sur ses genoux et ses épaules, en vrai Léautaud de la Capitale de l’Oignon : un tel chromo digne des plus grands classiques du calendrier des postes, ne manquerait pourtant pas de faire monter ma cote dans les chaumières numériques, mais je dis non, merci !

     Une autre raison de mon absence sur Facebook, c’est le peu de crédit que j’apporte aux like et autres approbations, fondées la plupart du temps sur des réactions épidermiques, plus que sur un véritable travail de réflexion documentée.

     Beaucoup trop de « coups de cœur » sans cervelle donc, mais aussi,  parfois, de coups de poignards anonymes. Le commentaire anonyme, voilà la maladie honteuse des réseaux sociaux. Une dernière raison pour moi de ne pas m’exprimer sur ces réseaux, c’est que j’estime qu’un argumentaire sérieux ne se développe pas en quatre lignes mal ficelées et bourrées de fautes, prises en sandwich entre la photo de Mirza, un « plein de bisous tout partout » à la grosse Georgette pour son anniversaire et la republication systématique de toutes les affiches qui traînent dans les vitrines du Val de Saône.

     Cependant, je dois bien l’avouer, il me coûte parfois d’être seul à l’écart, hors de la grande cour de récréation des réseaux sociaux où pullulent tant d’« ami(e)s » aux vécus passionnants. Alors je me prends à rêver d’avoir, comme certain(e)s, des centaines d’ami(e)s. Don Juan ne  revendiquait-il pas avant l’heure «mille e tre !», 1003 amies, bien entendu ! Était-il pour autant heureux ? L’histoire locale nous rapporte que 1664 ami(e)s, s’ils peuvent parfois vous faire mousser, ne suffisent pas pour autant à vous faire parvenir !

    Et pourtant, comme ils me manquent ces « amis » et ces « amies » pour partager leurs photos de vacances à Honolulu, celle des noces d’or de leur grand-mère, leurs maximes à trois balles pêchées sur le net, ou encore leurs recettes inédites de soupe à l’oignon. À propos d’oignon, je vous avoue sans fard que je me prends parfois à pleurer de ne pouvoir partager tous ces « trésors » d’humanité…

    Pleurer de rire bien entendu ! Claudi, qui n’a pas vu le rire entre les larmes, a naïvement imaginé un remède à ma mélancolie. Claudi, le pauvre, qui est mon seul ami, n’a vraiment rien compris, il m’a tout bonnement dessiné, non… pas un mouton, mais une page Facebook bien à moi pour me consoler ! Merci Claudi, me voilà enfin comme tout le monde ! Je sens  que l’on va enfin « m’inviter » et que je vais pouvoir « partager » quelques bonnes photos !

    En attendant d’en revenir à des choses plus sérieuses, c’est promis !

 

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mai 2015  (J+2331 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres