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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 08:07

CHARMOY-CITY : GRANDE GUERRE ET petite guerre épicière - du 27 octobre 2018 (J+3601 après le vote négatif fondateur)

   

    Le Bien Public publiait le 17 octobre un article pleine page sous le titre : « CÔTE-D'OR HISTOIRE Auxonne : une ultime exposition pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre »

   Dans cet article, notre premier édile, initiateur de l’évènement, apportait un témoignage personnel.

    O tempora o mores ! Rendez-vous compte que de méchants farceurs, individus pleins de rancœur et dépourvus de cœur, ont cru voir dans le cliché illustrant l’article, je vous le donne en mille…

    Un joueur d’accordéon ! Ah ! Les fripons !  Plus qu’à notre très prochain ancien maire, laissons ce genre de limonaire à l’ancien maire de Chamalières ! Rendons à Giscard, ce qui est à Giscard !

https://www.youtube.com/watch?v=GPxVgPGM-DQ

    « Très prochain ancien maire », comme vous y allez Chantecler ! Êtes-vous si sûr que ça qu’il finisse bientôt, le concert sous le kiosque ?

KIOSQUE DE CHARMOY-CITY : LE CONCERT QUI N’EN FINIT PAS - du 09 novembre 2017

   

    Restons sérieux ! Par leur objet au moins, sinon dans leur forme, les commémorations des grandes heures et des grandes figures historiques imposent le respect.  Aussi, quelles que soient les sympathies que l’on ait à l’égard du porte-drapeau, c’est toujours un devoir d’honorer le drapeau. Fermez le ban ! Repos !

https://www.youtube.com/watch?v=WojB2r4CmHs

   

     Dans un registre moins glorieux, il est d’autres guerres que la Grande Guerre, ce sont les petites guerres épicières, où par bonheur, s’il coule beaucoup d’encre d’imprimerie et de colle pour affiches, le sang rouge des héros  n’est pas versé !

    Le tribut payé par le pays dans ces guerres épicières du dernier demi-siècle fut la bétonisation de milliers d’hectares arables transformés en parkings à la périphérie des villes. Une vétille !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

    Chantecler, modeste combattant de plume, opposé à quelques hommes (et femmes) de pouvoir agissant au profit d’une grande enseigne lors d’une de ces guerres épicières locales, vous propose de rouvrir encore une fois l’album de la guerre du Charmoy, injustement oubliée, et dans laquelle le combat un jour cessa (ou presque), faute de combattants (ou presque).

  Car pour reprendre les vers quelque peu ronflants  de Victor Hugo

Quoi ! Encore Victor Hugo !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

Oui ! Encore Victor Hugo mon coco !

   Pour reprendre, disais-je, les vers quelque peu ronflants  de Victor Hugo dans sa lutte inexpiable et quasi-obsessionnelle contre Napoléon le Petit :

« Si l’on n’est plus que mille, eh ! bien, j’en suis ! Si même 

 Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ; 

S’il en demeure dix, je serai le dixième ; 

 Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

                       ( Les Châtiments, 1853)             

     Une guerre sans décorations, mais non sans quelques batailles, une guerre lors de laquelle, comme dans toutes les guerres, la propagande fut active.

     Une guerre sans morts et sans monument, sinon celui qu’un plumitif tout cliquetant de médailles, naguère choyé par notre premier magistrat, désigna complaisamment un jour comme « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne. »

MONSIEUR PRUDHOMME AU CHARMOY - du 16 JANVIER 2016

    Une guerre qui a laissé des traces, comme toutes les guerres. Et dont il serait regrettable, en somme, mon bonhomme, que les héros soient injustement oubliés.

     En ces veilles de notre grande foire d’automne, où le commerce est à l’honneur, il convient, comme nous le fîmes déjà il y a juste un an, tout en évoquant les souvenirs des vieilles foires, de chanter encore une fois la gloire de ceux qui promurent le Charmoy, ces valeureux partisans d’une guerre épicière !

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

    Voilà pourquoi, en marge d’infiniment plus glorieuses et plus sérieuses commémorations, Chantecler tenait à rendre aujourd’hui un hyper-hommage bien mérité au héros discret qui un jour « partit au feu » sur les champs du Charmoy dans l’intérêt général bien compris. C’est compris ! Fermez le ban !

https://www.youtube.com/watch?v=WojB2r4CmHs

   Dans les guerres épicières, celles où l’on doit « partir au feu », pour complaire à ces bons messieurs, on a les héros qu’on peut, c’est clair mon pépère !

     Claudi a talentueusement illustré pour vous la distinction vaillamment méritée pour qu’elle reste dans les annales de Charmoy-City !

En témoignage des combats du Charmoy

En témoignage des combats du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 octobre 2018  (J+3601 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 09:39

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018 (J+3599 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article, nous annoncions l’arrivée, ce lundi, dans notre boîte aux lettres, du dernier numéro de notre magazine municipal Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018.

   Notre titre du jour, dont nos lecteurs avertis n’auront pas manqué de noter la forte résonnance hugolienne –après tout, ça change un peu de Proust – est  un écho à quelques passages lus dans l’Édito en page 2. Ces passages, les voici :

    « Avec mon équipe, nous avons à travailler et le travail ne manque pas. Nous devons nous y consacrer et nous nous y consacrons. »

    « Malgré les difficultés et grâce à la volonté de mon équipe et à notre fort engagement, la salle du Vannois accueille de nouveaux nos jeunes […] ».

       En 1866, depuis son exil de Guernesey, Victor Hugo publie Les travailleurs de la mer. Dans une lettre à Pierre Véron,  son « vaillant et cher confrère », écrite au printemps 1866, l’écrivain s’exprime à propos de son livre en ces termes :

     « Aujourd’hui, je lis une noble page de vous sur Les Travailleurs de la mer. Vous parlez de ce livre magnifiquement. J’ai voulu glorifier le travail, la volonté, le dévouement, tout ce qui fait l’homme grand […] » 

(Œuvres complètes de Victor Hugo,  Paris, A. Michel ; Librairie P. Ollendorff, 1947-1952, tome II. Correspondance : 1849-1866, p. 537)

      Vous avouerez quand même, après avoir lu Victor Hugo,  que l’Édito de notre bon maire, qui met en exergue le travail, la volonté, et l’engagement de l’ « équipe » ça vous a un fort relent, sinon d’iode et de varech, du moins  de « Travailleurs de la mairie » !

   Ce n’est pas la première, ni la dernière fois, assurément que nos « passionnés » entonnent le couplet !

     Les amateurs de bons mots pourront retrouver, dans l’un de nos précédents articles,  quelques échantillons d’un « répertoire laborieux », à faire pâlir Arlette Laguiller, « travailleuses, travailleurs », et à présent consacré :

CHARMOY-CITY : DES AUTOS, DE L’AUTO-SATISFACTION ET DE FORMIDABLES TRAVAUX - du 04 mai 2018

    Pour passer à un autre registre plus électoral ce dernier, toujours dans l’Édito en page 2,  nous avons noté ce passage :

       « En 2019, élections européennes, en 2020 seulement, élections municipales. Ne brûlons pas les étapes, Le Bien Public, en 2017 m’avait interrogé à ce sujet. Ma réponse a été très claire : le temps n’est pas venu. Je m’exprimerai le jour venu. »

  Que de cachotteries et de mystère ! Quel joujou miraculeux découvrirons-nous donc, le jour de l’ouverture de la pochette-surprise enfin venu ?

    Qui sait ? Le même, peut-être, qu’en octobre 2014 dans Hebdo 39 n° 85 du 28 octobre 2014 ?

       Il est bien vrai que, dans un article du Bien Public du 12 octobre 2017, à cette question du journaliste : « Vous aurez 68 ou 69 ans [N.D.L.R. Chantecler : le doute planait alors encore sur la date des municipales : 2020 ou 2021 ? au moment des prochaines élections. Quid d’une éventuelle succession ? », notre premier édile, selon le journal,  avait répondu : « C’est encore beaucoup trop tôt. Je n’ai encore rien décidé, mais il devra y avoir continuité, que je mène la liste personnellement ou non. Dans tous les cas de figure (n.d.l.r. : il consulte son organigramme) il y aura nécessairement beaucoup de renouvellements aux postes d’adjoints. Vous me demandez si j’ai l’intention de mettre le pied à l’étrier à une personne en particulier ? Je vous réponds non. Elle pourrait vouloir prendre ma place avant que je ne lui la cède (rires)… »

        Dans notre souci constant d’informer nos lecteurs, nous mettons à leur disposition un PDF de l’article du Bien Public en question ;

    Relecture profitable et conseillée, même un an après, au-delà des questions de succession, compte-tenu des nombreux sujets et points de vue abordés dans l’article et toujours d’actualité.

     Nous avions déjà évoqué cet article dans deux de nos publications d’octobre 2017

CHARMOY-CITY : INDÉPENDANTISME DE COUR D’ÉCOLE ? - du 12 octobre 2017

CHARMOY-CITY : AVATAR(S) POUR UN MUSÉE (2)  - du 14 octobre 2017

   Une suggestion à nos élus de tous bords : un tel  bilan double-page donnant largement la parole à toutes les tendances et sensibilités au sein du conseil municipal ne serait-il pas le bienvenu un an après ?

    Tout le monde ne va pas sur facebook, et puis, ça pallierait l’indigence désolante des tribunes limitées à 330 caractères. En passant, merci encore, Wilfried !

    Et ça pourrait encore sans doute éviter  que « la ville [ne] bruisse de rumeurs inquiétantes », comme il est dit dans la tribune libre XXXL de nos passionnés.

    Vous en êtes bien d’accord Kelly, vous que de toute l’année, l’on ne vit au conseil, mais qui néanmoins cosignâtes ce texte !

     Pourtant, comme le dit le texte, il est de votre « responsabilité de faire évoluer notre Cité  pour qu’elle s’inscrive dans le troisième millénaire ». Et pas aux abonnés absents !

     Mais qui sait, après tout, si ce n’est pas à vous, qui êtes peut-être en réserve de la municipalité, que notre premier édile, qui aime la discrétion, « mettr[a] le pied à l’étrier » le jour venu !

   En attendant Claudi vous invite à découvrir un livre décoiffant entre Melville et Courteline, entre le Capitaine Achab, et les ronds-de-cuir inamovibles…

Charmoy-City : le travailleur de la mer et ceux de la mairie

Charmoy-City : le travailleur de la mer et ceux de la mairie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 octobre 2018  (J+3599 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:41

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (3)- du 23 octobre 2018 (J+3597 après le vote négatif fondateur)

     Samedi dernier, de talentueux artistes faisaient revivre pour nous Lully et Vauban à l’occasion d’un spectacle qui devrait rester dans les annales de notre cité.

CHARMOY-CITY : COMME DISAIT LULLY, LE SYSTÈME DE VAUBAN, C’EST VRAIMENT FORTIFIANT ! - du 22 octobre 2018

      Le juste hommage rendu dans nos colonnes à  cet évènement avait interrompu momentanément notre  chronique « proustienne ».

      Nous la reprenons dès aujourd’hui, non sans avoir salué auparavant l’arrivée du dernier numéro de notre magazine municipal Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018, tombé hier dans notre boîte aux lettres.

    Bref aperçu du contenu de la publication, avant de revenir à nos études proustiennes : si les marronniers de saison, « colis des seniors » et « marché de Noël 2018 » sont bien au rendez-vous, vous n’y trouverez en revanche, pas plus d’ailleurs que dans les trois numéros précédents de l’année, aucune référence à deux  projets culturels de taille auxquels notre blog a accordé une large place.

     Quels sont ces deux projets, dont l’un s’est récemment concrétisé ?

     Un concert autour de Lully et Vauban, et un ouvrage sur notre cité intitulé « Du côté d’Auxonne », dont le texte dans son découpage au moins, devrait être, comme nous l’avons déjà mentionné, d’inspiration  proustienne.

    Pour en finir avec Inf’Auxonne n° 62, nous renouvelons nos remerciements au dissident désabusé, qui dans sa tribune libre, mentionne notre « blog pamphlet », avec cette fois une adresse correcte !

   Nous interrompons là notre recension – que nous reprendrons plus en détail, c’est promis – pour en revenir enfin à Combray.

         

   Plus j’avance dans ma chronique « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire », plus j’éprouve des scrupules à mêler Marcel Proust à mon propos.

    D’accord, je peux toujours me défausser et dire que l’idée n’est pas de moi, que je l’ai prise dans Le Bien Public du 1er octobre dernier, plus précisément dans l’article « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre ».

    Je pourrais aussi me justifier en disant que, puisque l’auteur de la partie littéraire de l’ouvrage illustré à paraître avait fait dans ce journal « un clin d’œil à Marcel Proust », je pouvais, après tout, de mon côté, en faire autant….

   Sans aller toutefois jusqu’à « l’idée de calquer [ma chronique] sur l’œuvre À la recherche du temps perdu ». Comme il est dit dans l’article.

    Projet d’ailleurs fort ambitieux, quand il y a fort à parier qu’à Charmoy-City la confusion entre la madeleine de Proust et la Madeleine Proust doit être chose fort banale !

    Il suffirait d’ailleurs de lancer un questionnaire pour s’en assurer…

    Mais tout de même, la référence à Marcel Proust et au  Temps retrouvé nous aura permis un bel exercice de style à propos de vieilles photos dans notre précédent numéro.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018

     Pour en revenir au projet, vous avouerez quand même, que ce recours un tantinet savant à un canevas proustien pour un petit tour « Du côté d’Auxonne » ça vous a un côté élitiste, plus que franchement populaire !

    Pour avoir été moi-même sévèrement critiqué sur ce point, je sais que le charmoysien moyen répugne à la phrase longue un tant soit peu construite et au langage soutenu. Quant à parler de Proust !

    Le projet actuel correspond-t-il d’ailleurs vraiment à l’option initiale de notre maire qui déclarait dans Le Bien Public du 24 juillet 2017 : « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien »

     Petite confidence : on préférerait qu’elle lui échappe à lui et à ses passionnés en mars 2020 ! Vous imaginez : l’échappée belle !

    Au final, le livre commandité par notre maire et son adjointe conseillère régionale aura été l’œuvre conjointe de deux professionnels : un photographe et un écrivain, tous deux auteurs confirmés d’ouvrages déjà publiés.

     À noter aussi que « Portraits d’Auxonne »,  le titre initial indiqué dans la décision du maire n° 32-2018 du 14 mai 2018, est devenu, dans la dernière version que nous qualifierons de  « proustienne », « Du côté d’Auxonne ». Proust mis à part, ce titre vous a un p’tit air de vin blanc qu’on boit sous les tonnelles…et dans les guinguettes !

     Une petite vidéo en passant, et qui devrait ravir Fabrice !

https://www.youtube.com/watch?v=xzBjR11MQ6Y

      Le projet a donc évolué, ce qui est bien normal. Notons aussi que sa réalisation s’est dernièrement accélérée.

   À preuve le calendrier d’exécution indiqué dans Le  Bien Public du 1er octobre dernier, qui précise : le photographe « a réalisé toutes les photos de juin à septembre [N.D.L.R. Chantecler : 2018 sans doute] » quand l’auteur du texte « est allé à la rencontre des habitants ». Celui-ci déclare d’ailleurs à ce propos avoir « rencontré des commerçants, des militaires, des personnes de l’administration. Les habitants ont été également interrogés »

    Si l’on en croit ces dernières précisions, il est permis de supposer que l’ouvrage aura été réalisé pour l’essentiel dans le troisième trimestre de cette année. Faut-il en conclure que les investigations photographiques antérieures (2001 et 2017) ne pourraient peut-être constituer qu’une part marginale de l’iconographie ? La question reste ouverte.

    Cher lecteur, je sens que mon commentaire t’ennuie, et crois-moi, je suis bien placé pour te comprendre !

    Où sont passés Proust et Combray dans mon compte-rendu de notaire fort peu littéraire ? Presque aussi passionnant qu’un compte-rendu de conseil municipal !

    Je dois faire amende honorable à ton égard cher lecteur, tout comme à l’adresse des auteurs.        

     Qu’ils soient d’abord remerciés pour m’avoir offert une occasion de rouvrir La Recherche ! Et remerciés ensuite d’avance pour la qualité que leur professionnalisme saura assurer à l’ouvrage iconographico-littéraire présentant notre ville.

     Une récente tentative journalistique, certes de moindre envergure, avec la participation de nos élus, s’était révélée pour le moins décevante…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

      Et toi cher lecteur, après tout cet ennui, je te dois bien un petit cadeau ramené de Combray.

     Un cadeau ? Oui, une petite madeleine à déguster ! Trempée dans une bonne infusion de tilleul !

     La fameuse petite madeleine de la Tante Léonie que Proust a immortalisée dans un passage de Du côté de chez Swann

( dans le tome 1 de l’édition de la Pléïade, pp. 45, 46, 47)

       Quant à Claudi, il positive, et voit déjà dans le nouveau souffle  proustien qui se lève dans les rues et sur les places de notre centre-bourg la promesse d’un  printemps retrouvé pour la rue Thiers enfin revitalisée « pour qu’elle s’inscrive dans le troisième millénaire »  mon pépère !

CHARMOY-CITY : MORT D’UN PROJET DANS LA RUE THIERS (4)- du 01 octobre 2018

Combray à Charmoy-City, une nouvelle enseigne du côté de la rue Thiers

Combray à Charmoy-City, une nouvelle enseigne du côté de la rue Thiers

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 octobre 2018  (J+3597 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 07:30

CHARMOY-CITY : COMME DISAIT LULLY, LE SYSTÈME DE VAUBAN, C’EST VRAIMENT FORTIFIANT ! - du 22 octobre 2018 (J+3596 après le vote négatif fondateur)

     Nos proustiens vont être  déçus encore une fois, ils devront repasser pour la Madeleine !

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018

     De ce retard funeste, l’évènement baroque du mois qui s’est déroulé samedi soir, est la cause. Un évènement de taille qui avait été annoncé dans la presse et dans notre blog

CHARMOY-CITY : HEUREUX TERME CE SOIR POUR UNE GESTATION BAROQUE - du 20 octobre 2018

      Le spectacle qui nous a conquis, au-delà de toute espérance, méritait encore un article.

       Ce matin, m’abandonnant donc par avance à de si doux trrrransports (j’ai intégré la diction baroque), j’attendais donc un grand article dans Le Bien Public, mais hélas, son absence crrruèèllle, confirrrrme mes alarrrrmes, allume mon courrrroux ! La déesse Cybèle va descendre, mais la presse crrruèèèèllle se fait encore attendre !

    Trêve de plaisanterie !

     Franchie la barrière de la forme baroque, on est bien vite conquis par le talent et le cœur des jeunes acteurs et musiciens, qui animent la scène avec émotion et brio, ainsi que par les échos du coffre puissant de l’orgue de Callinet conduit de main de maître.

     Cette soirée fut un vrai régal esthétique et l’on s’étonna cruellement qu’après l’entracte, le nombre des assistants ne pût se voir hélas appliquer ces vers de Corneille : « Nous partîmes cinq-cents, mais par un prompt renfort/Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port ».

     Nourriture sans doute trop forte et trop inhabituelle pour nombre de convives à ce banquet baroque ?

     Et pourtant, un entracte roboratif fut offert pour notre délassement et autres fonctions, comme devait nous le préciser l’ineffable Monsieur de Vauban !

     Chacun connaissait Sébastien Le Prestre marquis de Vauban, ses fortifications et son système. Il a pu découvrir sur la scène sa réincarnation d’un soir qui ne pouvait passer inaperçue.

      Monsieur de Vauban réincarné,  artiste plein de brio et de talents variés,  mais aussi homme de guerre à l’occasion bourru et rabelaisien, n’est certainement pas du genre, comme on le dit crûment dans le milieu militaire, à « arriver avec sa b…. et son couteau ». Il a dans sa giberne, outre son bâton de maréchal, un équipement de grande gamme et à large spectre !

      Entre les réminiscences historiques des travaux de son modèle, cet homme, par son commentaire avisé vous aide à entrer dans la pièce et bat en brèche les complexités de l’intrigue. Ennemi déclaré du sang inutilement versé et bon vivant, ponctuant de ses interventions un spectacle plein de larmes, où le sang finira par couler, il invite le parterre des vivants à prendre en passant une pinte de bon sang.

      Truculent, il lance le bon clin d’œil à la claque locale costumée qui l’applaudit ou l’interpelle bruyamment.

       Humaniste et soucieux des menus conforts trop souvent oubliés de nos sociétés désincarnées, il invite sans façon, quand les lanternes commencent à s’allumer à la fin du 3ème acte, les vessies à s’offrir un entr’acte

    Avec ça, l’homme a Vauban dans la peau et vous dira par le menu toutes ses blessures ou infirmités, de la balle de mousquet du siège de Douai qui marqua sa joue gauche à vie et manqua le tuer, à la bronchite chronique du vieux soldat.

    En résumé, le spectacle fut délicieux. Et nous en remercions tous les acteurs (au sens large XXXL).

    Claudi, comme d’habitude, vous a fait un petit dessin.  Comme disait Bonaparte, un bon croquis vaux souvent mieux qu’un long discours !

    Oui, en ces temps de revitalisation promise, quand la revitalisation effective risque bien de se faire attendre longtemps dans les rues du centre-bourg, le système de Vauban, c’est vraiment fortifiant !

ALBUM  REVITALOLOGIE À CHARMOY-CITY

   

    Flash dernière : à 08h45, deux heures après la publication de notre article, Le Bien Public diffusait un diaporama de 15 vues. Sur la première, découvrez la claque locale costumée, sur la deuxième votre serviteur, juste sous l’escalier de la chaire, et surtout, partout, les  brillants acteurs et Monsieur de Vauban !

    À la bonne heure !

https://www.youtube.com/watch?v=9BwiNjkUjOo

Charmoy-City : Lully et Vauban ont conquis le CMJ...et sa direction

Charmoy-City : Lully et Vauban ont conquis le CMJ...et sa direction

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 octobre 2018  (J+3596 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 10:06

CHARMOY-CITY : HEUREUX TERME CE SOIR POUR UNE GESTATION BAROQUE - du 20 octobre 2018 (J+3594 après le vote négatif fondateur)

    Le Bien Public titrait ce matin « AUXONNE CULTURE La Ville a mis les petits plats dans les grands pour le festival baroque »

     Pour les tuyaux de l’orgue de Callinet, ce soir, ce sera donc le grand jeu !

     Comme nous l’avions déjà annoncé hier, le spectacle baroque L’Opéra du Roy se tiendra ce soir à partir de 17 heures en notre église Notre-Dame.

CHARMOY-CITY : LULLY, VAUBAN ET…LA FONTAINE ! - du 19 octobre 2018

    Et nous ne manquerons pas d’y assister !

    Citons l’article du Bien Public : « depuis environ neuf mois, il [N.D.L.R. Chantecler : le président de l’office de la culture] met tout en œuvre avec les services techniques de la ville, les associations et le Conseil municipal pour accueillir un évènement d’ampleur dans le monde de la musique classique : le spectacle de clôture du festival Les Jeux du Baroque »

    « Neuf mois » donc, d’une gestation bien orchestrée et d’une « organisation bien huilée » dont il serait injuste de ne pas accueillir ce soir le fruit prometteur.

     Comme le déclare le directeur artistique du spectacle dans l’article : « Ici, tout est simplifié pour nous »

     Le président de l’office de la culture avait auparavant déclaré à propos de l’accueil des artistes du spectacle : « Nous avons pu loger la plupart d’entre eux chez les adjoints et conseillers municipaux qui ont joué le jeu ». Et même le grand jeu pour certains…

    On pense à cet air de Castor et Pollux du Dijonnais Jean-Philippe Rameau :

 

« Dans ces doux asiles

Par nous soyez couronnés,

Venez ;

Aux plaisirs tranquilles,

Ces lieux charmants sont destinés.

Ce fleuve enchanté, l’heureux Léthé ;

Coule ici parmi les fleurs,

On n’y voit ni douleurs,

Ni soucis, ni langueurs,

Ni pleurs. »

 

https://www.youtube.com/watch?v=B7AHl8Zuxcw

   

   Je vous le donne en mille, j’ai appris cet air au cours complémentaire du temps du Cos, de Bibiche, de Dudule (à qui je donne un amical et respectueux bonjour) et du Père Boche, et pourrais encore vous le chanter a capella, mais pas ce soir !

   Je partage  d’ailleurs cette expérience avec Colette, non pas notre Sainte, éponyme de la salle, mais le grand écrivain qui témoigne de la même expérience dans Claudine à l’école.

  Colette, Colette…et Marcel Proust alors ?

  Patience les Proustiens, la Madeleine arrive !

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018

Charmoy-City, après neuf mois de gestation Lully et Vauban arrivent

Charmoy-City, après neuf mois de gestation Lully et Vauban arrivent

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 octobre 2018  (J+3594 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 06:43

CHARMOY-CITY : LULLY, VAUBAN ET…LA FONTAINE ! - du 19 octobre 2018 (J+3593 après le vote négatif fondateur)

         Ce titre n’est pas celui d’une fable, il n’est qu’un humble pendant  littéraire ajouté par Chantecler à la fantaisie baroque qui devrait conduire en foule demain soir ses auditeurs des voûtes séculaires de l’église aux puissantes charpentes de l’arsenal de Vauban et vice-versa, entre concert et apéritif dînatoire…

   Le Bien Public titrait ce matin « AUXONNE L’Opéra du Roy joué en l’église d’Auxonne »

   L’Opéra du Roy ! Pour le coup, ça  change un peu de Barzingault mon Pierrot, et  du caboulot à julots au bord de l’eau.

CHARMOY-CITY : LA GUINGUETTE FERME SES VOLETS - du 01 septembre 2018

      On ne peut faire plaisir à tout le monde, et les proustiens ne nous en voudront pas d’interrompre encore une fois leur série préférée « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire » au profit de l’actualité, et surtout d’un écrivain et moraliste réputé du Grand Siècle, qui plus est, contemporain de Lully (1632-1687) et de Vauban (1633-1707) : Jean de La Fontaine (1621-1695)

     Il est vrai, reconnaissons-le tout de même, que nous avons déjà abusé de leur patience à plusieurs reprises.

    Mais c’est ainsi, l’actualité surtout lorsqu’elle est brûlante, n’attend pas.

     Nous ne pouvions ainsi priver nos lecteurs d’une actualité culturelle et sportive qui, telle un salutaire défibrillateur revitalisant fait vibrer sans cesse le cœur de notre centre-bourg en bonne voie de revitalisation grâce aux soins prodigués par le bon Docteur Raoul, revitalologue diplômé de la Faculté de Vesoul. Tels sont les motifs de deux articles précédents :

CHARMOY-CITY : DES PHOTOS POUR ATTIRER LE CHALAND- du 13 octobre 2018

CHARMOY-CITY : DES COULOIRS DU TEMPS AUX COULISSES DU POUVOIR ? - du 15 octobre 2018

    Venons-en au fait, maintenant.

     La page officielle de notre ville annonçait déjà depuis quelque temps, pour ce samedi 20 octobre, une  manifestation qui, partie de Besançon, vieille ville espagnole, citadelle de Vauban et de la région, venait, après un parcours régional, achever son périple en notre garnison.

    Oyez, bonnes gens !

 

"Lully s'invite chez Vauban"

L'Opéra du Roy

Synopsis : Nés en 1632 et 1633, Lully et Vauban ont en commun des origines modestes ; l'un fils de meunier, l'autre de marchands. Musicien prodige pour Lully, architecte militaire pour Vauban, tout les sépare. Ils parviendront, à force de travail et de talent, aux plus hautes fonctions du royaume.

Un monde les sépare et c'est la raison pour laquelle le Festival "Les Jeux du Baroque" a été séduit par une rencontre imaginaire entre ces deux personnages qui ont illuminé la France et la future Europe des Lumières. »

     

     Ajoutons, de source officielle, que nous devons l’organisation de cette manifestation à l’association « Musiques et patrimoines » qui, par vote à l’unanimité du conseil municipal du 13 septembre dernier, bénéficie dans le cadre de l’évènement, d’une participation financière de la Ville.

    « Le diable est dans les détails », et c’est un détail biographique relatif à Lully, mentionné dans cette présentation et  précisant qu’il était « fils de meunier » (ajoutons que sa mère aussi était fille de meunier), qui nous a suggéré d’inviter le célèbre Jean de La Fontaine, contemporain de Lully et Vauban, et de présenter à cette occasion une fable de jeunesse, assez peu connue de son répertoire, intitulée  « Le meunier, son fils et l’âne »

    L’argument de la fable, d’une construction assez complexe, pourrait se résumer ainsi : « bien faire et laisser braire », raccourci grossier me direz-vous, mais que vient confirmer la morale de la fable :

« Le Meunier répartit :

Je suis Âne il est vrai, j’en conviens je l’avoue ;

Mais que dorénavant on me blâme, on me loue :

Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien,

J’en veux faire à ma tête. Il le fit et fit bien. »

    Les curieux pourront écouter, s’ils le désirent, le texte de la fable, sans son introduction, dont nous reparlons ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=hGse82biy-g

 

     Cette réflexion cocasse du jeune La Fontaine à propos d’un âne et des façons de le conduire et de le monter est en fait une réponse aux questions torturantes que se posent tous les jeunes démarrant dans la vie, mais aussi, quel que soit leur âge,  tous les candidats à une charge, un poste ou un mandat.

     Ces questions, l’auteur les exprime dans un prélude très littéraire à la fable proprement dite. À la fin de cette introduction, il s’interroge, prêtant les propos au poète Racan, son aîné de plus de trente ans, dont la carrière oscilla entre les armes et les lettres,  et surtout dont l’indépendance et la liberté de ton lui étaient chères :

 

« A quoi me résoudrai-je? Il est temps que j'y pense.

 Vous connaissez mon bien, mon talent, ma naissance :

 Dois-je dans la province établir mon séjour,

 Prendre emploi dans l'armée, ou bien charge à la Cour ?

 Tout au monde est mêlé d'amertume et de charmes :

 La guerre a ses douceurs, l'hymen a ses alarmes.

 Si je suivais mon goût, je saurais où buter,

 Mais j'ai les miens, la Cour, le peuple, à contenter ».

 

   Pour en revenir à "Lully s'invite chez Vauban" , notre sujet du jour, signalons que L’Écho des communes, comme il se doit, n’avait pas manqué pas de répercuter l’annonce de l’évènement

http://www.echodescommunes.fr/rdv_7597_concert-baroque-exceptionnel-lully-s-invite-chez-vauban.html

 Tout en rappelant en conclusion que « l’élégante église gothique Notre-Dame des XIIIe et XVe s, où aura lieu le concert, comporte deux œuvres majeures : le buffet d’orgue de Callinet (1790) et l’exceptionnelle « Vierge aux raisins  » (école bourguignone du XVe s.) »

   Décidément cette vierge au raisin (sans s) a vraiment la cote depuis qu’elle a été présentée avec brio par notre premier édile !

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

      Lâche-nous donc la grappe Chantecler, avec ces raisins un peu trop verts !

      D’accord, laissons-là cette désopilante fable et ses raisins trop verts, pour en revenir à La Fontaine  au meunier, à son fils et à l’âne »

. Relisons sa moralité

« Je suis Âne il est vrai, j’en conviens je l’avoue ;

Mais que dorénavant on me blâme, on me loue :

Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien,

J’en veux faire à ma tête […]»

      Le meunier, comme l’Âne, s’y montre modeste, mais entêté.

      Vous avouerez quand même que cette indifférence à l’opinion, et que cette détermination  têtue ne sont pas sans rappeler certain couplet d’un « cavalier seul », rapporté dans la presse et qui, jadis, n’en fit, fort démocratiquement, qu’à sa tête…. Dans l’intérêt général !!!

Claudi, inspiré par la fable et sa moralité, en tire à sa façon, dans son illustration, de libres conclusions, d’aucuns diront « divagations ».

        Au fait, à propos de « divagations », notre Inf’Auxonne préféré et ses tribunes du pauvre à 330 caractères, dans notre boîte à lettres, n’est toujours pas tombé.

     Nous sommes pourtant entrés dans la mélancolique saison, où dans le vent qui les emporte, tombent les feuilles mortes !

Charmoy-City : fantaisie baroque avec La Fontaine...et Vauban

Charmoy-City : fantaisie baroque avec La Fontaine...et Vauban

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 octobre 2018  (J+3593 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:18

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018 (J+3591 après le vote négatif fondateur)

 

     Après un détour impromptu dans « les couloirs du temps » rattrapons  « le temps perdu » et reprenons le cours de notre nouvelle série entamée jeudi dernier.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

    Rappelons que  la récente lecture d’un article intitulé « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier nous avait conduit sur les traces de Marcel Proust À la recherche du temps perdu.

   L’auteur du texte de l’ouvrage projeté  déclarait, en effet, dans un paragraphe intitulé « Un clin d’œil à Marcel Proust » :  

     « Avant de me lancer dans l’écriture, je lisais un livre sur les promenades de Proust. C’est là que j’ai eu l’idée de calquer le livre sur l’œuvre À la recherche du temps perdu. ».

     De là le titre de notre nouvelle série « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire », commentaire proustien d’un projet d’inspiration proustienne, entamé dans notre précédent article.

     À la recherche du temps perdu est le titre général d’un ouvrage publié à l’origine en sept tomes de 1913 à 1927.

  Le premier s’intitule Du côté de chez Swann. C’est dans les premières pages de ce tome, publié en 1913, qu’est décrite la scène de la lanterne magique que nous avons évoquée dans notre précédent épisode que vous pourrez bien entendu relire, compte tenu de l’interruption qu’a connu la diffusion de notre série, du fait de nos relations des derniers événements culturels et sportifs survenus récemment dans notre charmante cité.  

     Le septième et dernier tome, Le Temps retrouvé, fut publié en 1927 à titre posthume.

    Le Temps retrouvé, voilà un titre qui ne serait pas déplacé en légende du cliché de presse montrant ce matin dans les colonnes du Bien Public notre premier édile exhibant son album de cartes postales anciennes dans l’article « CÔTE-D'OR – HISTOIRE Auxonne : une ultime exposition pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre »

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

     Le Temps retrouvé, voilà surtout un titre qui peut évoquer les impressions diverses que suscite la découverte d’anciennes photos de famille rangées dans une boîte à chaussures ou une boîte en fer-blanc dormant sur le rayon d’une armoire. Joie parfois amusée de découvrir un passé magique et presque légendaire pour l’enfant, mélancolie irrépressible du vieillard qui comprend à présent, en revoyant les visages disparus sur les clichés écornés, que tout passe avec le temps. Nous parlons bien entendu ici, d’argentique.

https://www.youtube.com/watch?v=SzvC1OWCBL4

     (Petite parenthèse  à propos de la chanson : on ignore si le « rendez-vous sous le chêne » fait référence au Chêne Napoléon. Néanmoins, l’hypothèse pourrait devenir à présent plus plausible)

      Cette image de la boîte de photos argentiques retrouvées, émotions mises à part, quoique, se retrouve quelque peu rafraîchie et relookée dans l’histoire du projet de livre annoncé par la presse et dont le dernier titre connu est pour l’instant « Du côté d’Auxonne » (après Portraits d’Auxonne, titre initial attesté en mai dernier)

    Dès le 24 juillet 2017, un article du Bien Public nous avait livré cette confidence du photographe : « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne]. J’avais commencé à faire des photos à l’argentique. C’est à la faveur d’un tri dans mes archives, il y a quelques mois, que je suis retombé sur un classeur de diapositives qui compilait ces photos ».

    L’article poursuit ; « Le hasard de son quotidien – le photographe travaille pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté – le remet en selle sur la route d’Auxonne. Une rencontre avec les élus fera le reste »

    Le récent article intitulé « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier, reprend, avec plus de détails, l’anecdote touchante des « clichés retrouvés » et vient éclairer la conclusion quelque peu sibylline du précédent article de juillet 2017.

    Le photographe raconte : « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne] en 2001. […] À l’époque j’avais déjà l’ambition d’écrire un livre mais plus axé sur le patrimoine, comme celui que j’avais réalisé sur la ville de Choley [N.D.L.R. Chantecler : en fait Cholet]. Puis j’ai déménagé. De retour dans la région, j’ai retrouvé l’année dernière un classeur plein de diapositives d’Auxonne. »

   La confidence est cette fois plus circonstanciée qu’en  2017. Le photographe déclare à présent qu’ « en 2001 », il avait « déjà l’ambition d’écrire un livre […] comme celui [qu’il avait] réalisé sur la ville de Cholet ».

       Petite incise : nous avons eu le plaisir de tenir en main et de feuilleter à la découverte de cholet (Éditions Pays et terroirs, Cholet, 1996). L’ouvrage est d’un format agréable et d’une facture très soignée. En première page sont représentées les armes de Cholet, et au verso cette mention : « il a été spécialement réservé 450 exemplaires numérotés aux premiers souscripteurs ».

      Pour revenir à notre sujet, nous ignorons si le  projet « auxonnais » de 2001, qui devait faire suite à l’ouvrage sur Cholet, avait été présenté et proposé à la municipalité auxonnaise de l’époque.

     Les contacts pris avec la municipalité actuelle ne font en revanche aucun doute, d’ailleurs, la suite du discours vient éclairer le volet institutionnel du projet : « Je les alors proposées à Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, et conseillère régionale, car je fais également des photos pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. C’est là qu’elle m’a proposé de reprendre mon projet d’ouvrage mais en incluant cette fois un aspect plus humain. »

   Ajoutons que le projet a reçu l’aval  de la municipalité d’Auxonne qui le soutient financièrement en  couvrant, pour 13556,75 € TTC, le coût d’édition de 1000 volumes, par décision du maire n° 32-2018 du 14 mai 2018.

Revenons un instant à la découverte de Cholet. En première page sont représentées les armes de Cholet, et au verso cette mention : « il a été spécialement réservé 450 exemplaires numérotés aux premiers souscripteurs ».

    Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu connaissance d’une possibilité de souscription pour l’ouvrage à paraître intitulé Du côté d’Auxonne.

   

   En conclusion, pour en revenir à Marcel Proust, nous pourrions dire que les co-auteurs de Du côté d’Auxonne, ont beaucoup plus de chance que Marcel Proust qui, lui, dut publier Du côté de chez Swann à compte d’auteur chez Grasset, après avoir essuyé les refus successifs des éditeurs Fasquelle (qui avait édité le Chantecler, cher à notre cœur, d’Edmond Rostand en 1910), Ollendorf, et des Éditions de la NRF, futur Gallimard ! (d’après Annick BOUILLAGUET, Publication de du côté de chez Swann de Proust dans  Recueil des Commémorations nationales 2013 )

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2013/39060

   Qui sait ? Marcel Proust, s’il avait du talent, manquait peut-être d’un peu d’entregent !

Charmoy-City : les petits lapins du CMJ du côté de chez Swann

Charmoy-City : les petits lapins du CMJ du côté de chez Swann

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 octobre 2018  (J+3591 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 08:15

CHARMOY-CITY : DES COULOIRS DU TEMPS AUX COULISSES DU POUVOIR ? - du 15 octobre 2018 (J+3589 après le vote négatif fondateur)

    Notre interruption dans notre chronique proustienne se prolongera encore aujourd’hui au risque de décevoir encore une fois nos lecteurs amateurs de La Recherche

    Promis, nous rattraperons dès que possible le « temps perdu ». Mais en attendant, nous devons consacrer notre chronique d’aujourd’hui aux « Couloirs du Temps ».

    Bravo Chantecler, voilà que tu donnes dans la chronique sportive à présent ! 

    Ça nous arrive, après tout, il nous est loisible de parler de tout, surtout quand les autres ne parlent de rien.

CHARMOY-CITY : LE ROI LOUIS XI ADORAIT COURIR DANS LES COULOIRS OBSCURS  - du 11 octobre 2017

    Vous aurez, comme moi, de bon matin, cherché quelques échos d’une course en souterrains dans les gazettes locales. Et comme moi, vous aurez été surpris de ne rien trouver à propos d’une manifestation sportive, qui, dans le magnifique crépuscule encore estival de samedi dernier prenait son essor et animait salutairement nos rues et nos places.

     Un fin lettré proustien, pour peu qu’il soit un peu hégélien, n’aura pas manqué, à la vue de ce spectacle roboratif, de  citer in petto, cette maxime de Hegel exprimée dans sa Philosophie du droit : « La chouette de Minerve ne prend son envol qu’à l’irruption du crépuscule » 

     De nombreux exégètes se sont attelés à l’interprétation de cette citation. Le plus simple est de lire Hegel, sachant que « la chouette de Minerve », ou d’Athéna chez les Grecs, symbolise la philosophie.

      Quelques lignes avant la célèbre citation, Hegel déclare en effet : « Pour dire encore un mot de l’enseignement qui dit comment le monde doit être, la philosophie, de toute façon, vient toujours trop tard »

    La philosophie arrive toujours trop tard, car comme son oiseau symbole, à la différence de l’aigle jupitérien, sa méditation intérieure craint de contempler le soleil en face.

    De méchants provocateurs ajouterons que l’aigle jupitérien affectionne tout particulièrement le soleil des Antilles qui, pour être à l’occasion un radieux soleil noir, n’est pas le soleil noir de la mélancolie de Gérard (Non, pas Gérard Collomb ! Gérard de Nerval, voyons !)

    À propos de chouette, Claudi a reçu la confidence de deux pipistrelles accrochées au plafond d’un souterrain profond et qui se préparaient pour une hibernation retardée.

    Les deux pipistrelles nous livrent un écho nocturne impromptu des « Couloirs du Temps » !

   Un petit retour vers les nuits du Charmoy, Chantecler chante pour vous « Les nocturnes ». Amateurs de chauve-souris, ne manquez pas le détour !

Les Nocturnes - du 16 janvier 2012 

Charmoy-City : des couloirs du temps aux coulisses du pouvoir

Charmoy-City : des couloirs du temps aux coulisses du pouvoir

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 octobre 2018  (J+3589 après le vote négatif fondateur)

Publié dans figures libres

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:06

CHARMOY-CITY : DES PHOTOS POUR ATTIRER LE CHALAND- du 13 octobre 2018 (J+3587 après le vote négatif fondateur)

    Une petite interruption dans notre chronique proustienne liée à l’actualité photographique.

  Le Bien Public d’hier 12 octobre titrait : « AUXONNE ANIMATION Concours photo : les commerçants jouent le jeu, sans vraiment en profiter ».

     Dans l’article, la municipalité d’Auxonne expose les objectifs poursuivis par la voix de la personne responsable de la mise en œuvre du projet : « Cette opération a un double intérêt : animer les commerces lors d’une période un peu moins favorable et inviter les gens à entrer dans les commerces pour découvrir leur boutique. »

     Plutôt que « double intérêt » il eût sans doute mieux valu  dire « double intention », car, comme le déclare une commerçante avec un certain réalisme : « je ne m’attends pas à ce que le concours me rapporte des clients ».

   En effet, il y a loin de la coupe aux lèvres, et hormis l’effet placebo, l’effet de cette « photothérapie » risque bien d’être plus médiatique que réel comme celui des chasses au trésor et autres chasses aux oeufs !

CHARMOY-CITY : LA GRANDE ÉNIGME DE LA CHASSE AU TRÉSOR - du 07 avril 2018

    Dans un article du Bien Public du 15 août dernier intitulé : « AUXONNE COMMERCES La rue Thiers perd une nouvelle enseigne », en lien avec la fermeture de l’un des derniers commerces survivant dans la rue Thiers, notre premier édile déclarait : « On travaille avec eux, mais ce n’est pas à la commune de sauver les commerces. C’est à eux de s’adapter aux tendances actuelles, proposer des choses qui ne rentrent pas en concurrence avec les grandes surfaces, développer leur activité sur internet, etc… ». 

CHARMOY-CITY : MORT D’UN PROJET DANS LA RUE THIERS (4)- du 01 octobre 2018

    « Ce n’est pas à la commune de sauver les commerces »,  cependant  les remèdes miracles prescrits pour une revitalisation du petit commerce de centre-ville ne manquent pas sur les ordonnances du Docteur Raoul, revitalologue diplômé de la Faculté de Vesoul

CHARMOY-CITY : QUAND L’HYPERMARCHÉ « REVITALISE » LE PETIT COMMERCE - du 22 octobre 2017

   Ce vote en cours pour la meilleure photo rappellera pour finir aux plus sceptiques et aux moins amnésiques de nos concitoyens un autre vote organisé par la municipalité et dont les conséquences n’avaient pas manqué à terme de donner un bon p’tit coup de pouce au petit commerce du centre-ville !

CHARMOY-CITY : MORT D’UN PROJET DANS LA RUE THIERS (2)- du 23 août 2018

    Claudi qui est monté à Paris, admirer le dialogue Basquiat-Schiele, a visité dès son retour quelques commerces exposants. Il soumet son illustration du jour aux suffrages de ses concitoyens.

   On retrouve Marcel et Combray dès que possible. Promis !

"Galeries commerciales" à Charmoy-City : plus fort que Schiele et Basquiat

"Galeries commerciales" à Charmoy-City : plus fort que Schiele et Basquiat

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2018  (J+3587 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 06:40

 

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D'HISTOIRE DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018 (J+3585 après le vote négatif fondateur)

   Avec ce premier numéro de notre nouvelle série « De Combray à Charmoy-City. Exercices d'histoire et de géographie littéraire » nous entamons la recension de l’article en pleine page intitulé : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier. Cette recension sera articulée à celle des publications précédentes traitant du même sujet, et dont nous avions déjà établi un inventaire sommaire dans un récent article.

RÉFLEXIONS  ÉDITORIALES AUTOUR  D’UNE « NOUVELLE GALERIE CHARMOYSIENNE » - du 23 septembre 2018

     Notre propos ne constitue en aucun cas une critique avant la lettre de l’ouvrage annoncé dans l’article cité plus haut. Il n’est pas non plus un avis sur le fond concernant l’opportunité en général d’une telle publication. Avis qui, au demeurant, serait plutôt favorable !

     Il vise simplement à inventorier et à analyser, à travers les sources d’information ouvertes, les déclarations d’intention des acteurs institutionnels locaux qui ont suscité ou encouragé cette publication et contribué financièrement à sa réalisation.

    Il vise encore à expliciter, dans un souci documentaire, et à partir des mêmes sources, la généalogie du projet ainsi que les infléchissements divers survenus au cours de sa concrétisation.

     Sans omettre bien entendu une esquisse des options récentes prises publiquement par les auteurs dont nous déclarons par ailleurs respecter l’entière liberté d’expression et de création, tout comme nous défendons la nôtre à propos d’un projet financé par l’équipe municipale en place sur des fonds publics.

   

     Au fait, on nous a interpellé à propos de l’expression « avec approbation et Privilège du Roy »,  utilisée dans notre précédent article à propos du projet.

     Il est évident que c’est cum grano salis que nous avons utilisé ce terme ressortissant à l’histoire de l’édition d’Ancien Régime.

     La référence à l’Ancien Régime est d’ailleurs tendance dans le paysage satirique du moment, le philosophe Michel Onfray  nous l’a récemment prouvé, avec un brio mordant, dans une lettre jugée scandaleuse.

     Il ne nous paraît cependant pas totalement incongru, sur un  mode librement  métaphorique au moins, et cum grano salis, de rapprocher la  décision du maire n° 32-2018 du 14 mai 2018, d’un « avec approbation et Privilège du Roy ».

     Ce  premier article sera consacré à la définition, d’un point de vue tant géographique que littéraire, des noms de lieux évoqués dans le titre de notre chronique : Charmoy-City et Combray

    Charmoy-City, bourg imaginaire et pourtant bien réel qui fait le sujet de notre blog est beaucoup plus proche littérairement, si j’ose dire, du Chaminadour (1953) de Maurice Jouhandeau.

     Chaminadour n’est en effet que l’appellation jouhandienne  du centre-bourg de Guéret (Creuse) dont l’écrivain, natif du lieu et quelque peu acariâtre, nous livre un portrait humain au vitriol.

    Plus sélectif  que Chaminadour dans ses cibles, et certainement aussi moins méchant, notre blog Chantecler, dans sa chronique de Charmoy-City, pourrait tout aussi bien s’intituler « Ma ville à l’heure des « passionnés » (2008-20..) ». Précisons que ces « passionnés » sont les adeptes et les sectateurs d’« Auxonne-passionnément ».

     Inutile de vous faire un dessin. Pas vrai, Claudi !

    Quant à  ceux qui ne comprendraient pas l’origine toponymique de Charmoy-City qu’ils lisent ou relisent le texte fondateur indispensable et indépassable du Charmoy !

     Combray, c’est vraiment tout autre chose, c’est le monde feutré, complexe et raffiné des réminiscences sensibles de Marcel Proust.

       Combray, c’est aussi le titre de la première partie de Du côté de chez Swann qui ouvre, par ce court incipit : « Longtemps je me suis couché de bonne heure ».

   Du côté de chez Swann, et Combray en particulier, constituent la porte d’entrée d’un monument littéraire en quatre forts volumes à La Pléïade que, lecteur laborieux, j’avoue n’avoir jamais lu que par bribes. J’ai nommé : La recherche du temps perdu.

     Combray est enfin Illiers-en-Beauce (Eure-et-Loir) devenu en 1971 Illiers-Combray. Comme Auxonne deviendra peut-être un jour Auxonne-Charmoy-City, par décision municipale !!

      Rapprocher ainsi Charmoy-City et Combray est, vous l’avouerez, tout à fait incongru ! Aussi incongru que la rencontre d’un caddie charmoysien et de la lanterne magique de Combray sur une table de dissection (encore un clin d’œil littéraire à creuser, cher lecteur !)

      On me dira sans doute aussi : « Mais pourquoi, Chantecler, n’as-tu pas utilisé à propos de Combray l’adjectif qui va bien, comme charmoysien pour Charmoy ? »

     À cette question je répondrai : « C’est que je ne l’ai pas trouvé, quoique je l’aie bien cherché ! »

https://lefoudeproust.fr/2017/01/les-habitants-de-combray-sont-les/

   Je vous jure que je n’aurais jamais pensé, ni surtout osé, faire à un rapprochement entre Charmoy-City et Combray si un auteur n’avait proposé dans l’article « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public de lundi dernier 1er octobre, un fil d’Ariane aussi prestigieux que La Recherche, pour guider sa présentation littéraire d’un album de photos d’Auxonne.

   Non, je ne divague pas, comme dirait not’bon maire. Je ne fais que lire le journal, où la référence à Combray est explicite, pour ensuite le citer.

    Dans un passage du paragraphe de l’article intitulé « Un clin d’œil à Marcel Proust », la rédactrice de l’article donne  la parole à l’auteur du texte de l’ouvrage projeté qui déclare :

    « Avant de me lancer dans l’écriture, je lisais un livre sur les promenades de Proust. C’est là que j’ai eu l’idée de calquer le livre sur l’œuvre À la recherche du temps perdu. ». La rédactrice de l’article précise à la suite : « Chaque chapitre est un clin d’œil aux tomes de l’œuvre. Son titre sera d’ailleurs : Du côté d’Auxonne »

      En référence sans doute à Du côté de chez Swann que nous avons cité plus haut.

     Il est dommage cependant qu’à la fin de l’article, dans un petit encadré, intitulé « Du côté d’Auxonne » on puisse découvrir ce synopsis, avouons-le, moins littéraire : « C’est l’histoire d’un auteur qui tombe en panne. Contraint de rester une nuit à Auxonne, il se promène [par] les rues et découvre la ville ».

À suivre…

    Pour conclure, un petit clin d’œil graphique de Claudi Du côté de chez Swann.

    Attention fragile ! S’il s’agit, comme le mentionne l’article, de « casser l’image de la ville », il serait dommage, en revanche, de casser les  précieuses plaques de la lanterne magique !

        

De Combray à Charmoy-City : la lanterne magique

De Combray à Charmoy-City : la lanterne magique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2018  (J+3585 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse