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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:59

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Chacun se rappelle la fameuse période de l’hiver 2008-2009 au Charmoy. Un vote massif en conseil avait eu lieu le 17 décembre 2008 contre « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ». Si l’on se réfère aux termes de la question, ce vote aurait dû logiquement bloquer l’installation d’un hypermarché au Charmoy.

Mais chacun sait que les termes de la question, judicieusement intervertis et devenant dans la transcription de la délibération : « l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy », puis réinterprétés par le biais d’une argumentation oiseuse autant que fallacieuse, permirent au maire d’Auxonne Raoul Langlois, commis-voyageur « discret » de Leclerc, de débloquer la situation et, au bout du compte, d’imposer son hypermarché Leclerc dans Inf’Auxonne n° 25. Du coup, Raoul Langlois, fut remercié pour sa « discrétion » par le bénéficiaire de cette implantation. Grâce à lui, le projet Leclerc, débloqué, était dans les starting-blocks !

En ce temps-là Raoul Langlois s’était fait, comme on le sait et comme le bénéficiaire l’en a remercié lui-même expressément, très « discret », et ce, pour empêcher d’éventuels blocages et assurer en catimini « la maîtrise foncière » de 19 hectares (190 000 m²) de la zone du Charmoy à un seul investisseur privé.

On vient de lire dans Le Bien Public d’hier : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ». On comprend qu’à présent la « discrétion » n’est plus de mise, car il est difficile de « brandir » avec discrétion !

Sur quelle parcelle s’applique ce droit que vient de brandir haut et fort notre premier magistrat ? L’article le précise en ces termes : sur « une parcelle qui porte le matricule BV 82. Et, elle a été présentée dans le déroulé du conseil municipal de lundi soir ». Ça roule et ça déroule Raoul !

En 2008-2009 c’était le tapis rouge qu’on déroulait en catimini pour Leclerc, lui facilitant le contact avec les propriétaires qu’on intimidait au besoin un tantinet pour éviter les blocages.

Aujourd’hui, changement de décor, la presse déroule le cadastre et pointe en rouge la parcelle coupable. Ça va chauffer pour ton « matricule BV 82 » ! On désigne explicitement la propriétaire et le montant de l’affaire.

Où est donc passée la délicate « discrétion » légendaire dont on usait en faveur de Leclerc ? C’est qu’à présent, il s’agit avant tout de bloquer la transaction ! Pardi ! C’est qu’on n’entre pas dans la zone comme dans un moulin, mon gros lapin ! En tout cas pour le moment, on n’y entre pas par la rue du Charmoy ! C’est pas une rue, ça, c’est une impasse !

À signaler au passage que les lecteurs du Bien Public sont plus vernis que le bien peu nombreux public du Conseil municipal (une seule personne), renvoyé gentiment à cadastre.gouv.fr, et qui, fort pédagogiquement, n’a jamais vu se dérouler aucun plan du cadastre en séance. L’écran était sans doute bloqué…

En revanche, ce public unique a pu écouter, à propos d’une voie d’accès bloquée, l’intervention de Monsieur Fabrice Vauchey, conseiller d’opposition. Intervention oubliée artistement, sinon ingénieusement bloquée, par le/la CPL du Bien Public dans son papier.

Sac à papier ! C’est du propre pour un nouvelliste ! En voilà des vilains blocages ! La « poignée de la porte de la connaissance » serait-elle à présent bloquée ? Il faudrait bien voir à pas confondre Bien Public et Bloc note intellectuel auxonnais mon cadet !

Pour le coup, avec ce bel article du Bien Public au titre vengeur, « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption », Monsieur le maire n’a qu’à se féliciter d’une presse ponctuelle, attentive et bienveillante ! Cette fois, s’il brandit sans « discrétion » son droit de préemption, il n’aura pas à brandir son porte-plume de choc !

UNE PRESSE SUBVERSIVE À CHARMOY-CITY ? - du 22 Septembre 2016

Et puis cet article n’est qu’une juste amende honorable après le pataquès éditorial de la rue du Limousin ! Ah ! Ce coup du Limousin, quel Zinzin ! Un coup à vous limoger un pigiste !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

Je voudrais à présent réparer l’omission de notre CPL. N’ayant pas ouï en séance les propos exacts de Fabrice Vauchey, je ne me risquerai cependant pas à les rapporter au risque de les déformer. Je me contenterai seulement de reprendre les intéressantes précisions écrites qu’il a publiées lui-même à ce propos sur le site Facebook du groupe « Auxonne territoire d’avenir » :

« Conseil municipal du 26.09.2016 – quelques précisions

Décision n°43 du 25.08.2016 : exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle BV82 située au Charmoy.

Le maire a expliqué que le projet de l’investisseur intéressé par la parcelle, en raison de la position des bâtiments projetés, serait bloquant quant au développement futur de la zone, en conséquence il a exercé son droit de préemption. Il a précisé que par ailleurs la voie d’accès prévue pour la zone était la rue du Charmoy (accès privé actuel à l’enseigne LECLERC). « La rétrocession dans le domaine public se fera quand Leclerc le décidera ».

Donc même si Mme ROUSSEL, adjointe à l’urbanisme, prétend que Leclerc et la municipalité ne sont pas mariés, force est de constater que dans le couple Leclerc/Commune, la culotte n’est pas portée par M. le Maire.

En effet, si Leclerc décide en matière de rétrocession, il décide aussi en matière de développement de la zone, puisque qu’il bloque l’accès de la zone par sa voie privée ».

Lumineux ! Bloquer une voie pour bloquer un projet bloquant ! Mis dans les starting-blocks par Monsieur Langlois en 2009, Leclerc bloque à présent la voie aux autres investisseurs ! Et même s’ils avouent ne pas être mariés, nos compères font bloc. Alors quand la chère zone est convoitée par un corps étranger, on imagine l’un d’eux bloquant la voie, et disant à l’autre : « Chéri, brandis ! ».

Du coup, à la relecture de la délibération 2015-124 « Dénomination de voirie zone du Charmoy » du conseil municipal du 7 octobre 2015 stipulant que « la voirie sera rétrocédée à la Ville en fin de chantier », on se demande vraiment qui débloque !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (4) - du 16 septembre 2016

Claudi, quant à lui, n’a pas manqué de brandir son crayon !

Dernière minute : on pourra lire aussi avec profit et intérêt l’intervention de Monsieur Coiquil sur le blog de « Une dynamique pour Auxonne ». Nous en avons pris connaissance tardivement, après la rédaction de cet article déjà long (les articles de Chantecler sont comme les parcelles du Charmoy « tout en longueur » !). Il est à noter, que ses propos au conseil ayant été rapportés dans la presse, nous n’avions pas jugé nécessaire de les répéter pour ne pas allonger encore notre « parcelle » de vérité du jour !.

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse