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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 07:16
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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans album
16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 05:50

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (2) - du 16 juillet 2018 (J+3498 après le vote négatif fondateur)

     Nous poursuivons aujourd’hui la série d’articles « Charmoy-City : débordements en tous genres », série d’articles que nous a inspiré la lecture de la « Tribune libre » du groupe « Auxonne-passionnément » en  page 10 du dernier Inf’Auxonne  (numéro 61 de juillet 2018).

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (1) - du 13 juillet 2018

    Nous consacrerons le présent article à une mise en perspective, selon nous nécessaire, de la « catastrophe » évoquée dès les premières lignes de la « Tribune libre » du groupe « Auxonne-passionnément ».

   Et pour ce faire, nous  travaillerons dans deux directions :

- nous esquisserons d’abord succinctement, en forme de rappel, l’évolution des menaces, liées à la montée des eaux, sur le bâti au cours du dernier demi-siècle sur notre commune.

- nous apporterons ensuite notre modeste  contribution à une brève histoire du fameux bassin écrêteur dont il est question dans cette « Tribune libre » du groupe « Auxonne-passionnément ».

    Traditionnellement et jusqu’à la dernière grande crue de 1983, la montée des eaux redoutée était généralement celle des eaux de la Saône.

http://www.auxonne-patrimoine.net/article-la-saone-en-crue-109085992.html

    De façon générale, la réglementation sur les zones inondables par la Saône a préservé les nouvelles constructions de ce risque. Parallèlement, la construction de zones pavillonnaires périurbaines a  cependant révélé un nouveau risque hors zones inondables par la Saône.

     Pour ces nouvelles zones (Pré fleuri, Clos Minot, Petite Plaine…) le risque ne venait plus d’en-bas, c’est-à-dire du fond de vallée, mais d’en-haut, c’est-à-dire du massif forestier de la Forêt des Crochères en surplomb de 20 à 30 mètres par rapport à ce fond de vallée.

    Divers rus, ruisseaux et fossés (Brizotte, Vannois…), prenant naissance dans ce massif, devaient révéler ainsi, en périodes de fortes pluies et de ruissellement, leur capacité à inonder les sous-sols des nouvelles constructions.

   Ce qui a été encore dernièrement le cas, comme le révélait récemment l’article du Bien Public du 6 juin dernier (« AUXONNE FAITS DIVERS La commune frappée par la vague orageuse »).

    Dans cet article le cinquième adjoint au maire explique : « Cela reste un évènement exceptionnel. Les dernières grosses inondations remontent aux années 2000. À l’époque, il avait donc été décidé de construire trois bassins écrêteurs ». Une note en bas de page précise à propos  des bassins écrêteurs : « Ils ont pour but de stocker temporairement un certain volume d’eau lors des crues, afin de réguler le débit d’eau ».

https://www.youtube.com/watch?v=qhAeM0hVXFs

    Cette décision de construire des bassins écrêteurs au début des années 2000 est bien confirmée par les documents d’archives. On lit ainsi en première page d’ inf’auxonne N°6 de mai 2003 la volonté de municipalité de l’époque de « mettre en œuvre des aménagements destinés à lutter contre les crues de la Brizotte et du Vannois ».

     Dans ce même numéro d’ inf’auxonne est d’ailleurs défini en page 6 un programme détaillé « bassins « écrêteurs » » en ces termes :

« Lors de la séance du 21 janvier 2003, le Conseil Municipal a approuvé le choix du site devant accueillir le premier bassin « écrêteur ». L’endroit retenu, sur le cours du Vannois, se trouve à droite de la route de Moissey, en quittant Auxonne, au lieu-dit « Le Pays Neuf ».

«  Parmi les quatre autres sites devant être aménagés à l’avenir, deux figurent sur le territoire du Jura, un à La Feuillée sur la Brizotte, au lieu-dit « Étang Verdelet et le dernier en amont du Chemin de la Bastide, sur le Vannois. »

« Rappelons que l’aménagement de ces bassins est destiné, à terme, à ralentir les crues de ces deux cours d’eau afin de limiter leurs effets sur les zones habitables »

    Six ans plus tard, la nouvelle municipalité conduite par Raoul Langlois fait le point sur la question lors d’une réunion publique tenue le 4 novembre 2008. Le compte-rendu en est publié en page 2 dans  inf’auxonne N°24 de janvier 2009. Et l’on apprend ainsi de la voix de Daniel Méry « adjoint forêt, environnement, hydraulique, agriculture » qu’

« Un avis favorable a été donné par le Conseil Départemental de l’Environnement  au projet d’aménagement de 2 bassins écrêteurs de crues : bassin n° 4 (ruisseau des Crochères-Champ de Tir) volume de rétention 48 000 m3, bassin n° 5 (Vannois-La Louvière) volume de rétention 25 300 m3. »

« Un rejet partiel a été notifié pour le bassin n° 3 sur la Brizotte. Considérant que la réalisation d’une stabulation libre sur le site du bassin ne permet pas la construction de la digue à l’emplacement prévu, une nouvelle étude sera réalisée compte tenu de l’importance de ce bassin visant à protéger les lotissements du Clos Minot et du Pré Fleuri ».

    Ce « bassin n° 4 (ruisseau des Crochères-Champ de Tir) » cité dans le texte ci-dessus n’est autre que le « premier bassin « écrêteur » […] sur le cours du Vannois  […] à droite de la route de Moissey, en quittant Auxonne, au lieu-dit « Le Pays Neuf » », cité dans le texte précédent de 2003.

    Rappelons encore que c’est ce bassin, le seul à ce jour construit, qui fait l’objet de la « Tribune libre » du groupe « Auxonne-passionnément » en  page 10 du dernier Inf’Auxonne  (numéro 61 de juillet 2018).

    À la suite de diverses vicissitudes qu’il est possible de suivre à travers les procès-verbaux du Conseil municipal (décision 01-2009 du 15 janvier 2009, délibération 2011-58, délibération 2014-188) la construction ne fut définitivement terminée qu’en 2015. En janvier 2013, dans la « Tribune libre » d'Inf’Auxonne n° 39, qui n’était pas encore réduite à 330 caractères, le groupe d’opposition « ensemble, autrement… » faisait ainsi remarquer « bassins écrêteurs : un non conforme à refaire et deux toujours pas commencés ».

    Voilà donc en bref l’histoire de la longue et laborieuse gestation du bassin écrêteur n° 4 du « Pays Neuf »  que Claudi a survolé pour vous aujourd’hui. On ira le  voir de plus près la prochaine fois. À suivre….

Charmoy-City : l'aigle et le bassin

Charmoy-City : l'aigle et le bassin

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet 2018  (J+3498 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 06:13

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (1) - du 13 juillet 2018 (J+3495 après le vote négatif fondateur)

     Le présent article, le premier d’une série, nous a été inspiré par la lecture de la « Tribune libre » (pages 10 et 11)  du dernier Inf’Auxonne  (numéro 61 de juillet 2018)

    En page 11, à droite,  du côté des groupes d’opposition, tout va bien, l’information ne risque pas de déborder et d’inonder les citoyens depuis qu’a été mise en place la nouvelle règle au compte-gouttes des 330 caractères, règle  en vigueur depuis le numéro 59.

CHARMOY-CITY : DES ÉTRENNES QUI TRAÎNENT - du 12 FÉVRIER 2018

    Il est bien clair, à la lecture de cette page 11, que le public est à l’abri de tout débordement incongru d’information venant des courants d’opposition depuis qu’Anastasie, cette anesthésie du libre jugement remplit sa mission d’écrêtage en obstruant quasi complètement les vannes de l’info.

CHARMOY-CITY : AUTOPSIE D’UN TARD-VENU - du 20 FÉVRIER 2018

       Quelle peut bien être la justification de ce contingentement arbitraire imposé récemment aux groupes d’opposition, dont l’un vient d’ailleurs de réagir avec une véhémence inaccoutumée sur sa page facebook ?

   La nécessité, sans doute, d’offrir à la majorité « passionnée » un confortable espace d’expression.

       On peut ainsi noter que, dans le présent numéro 61, l’« Édito » du maire, directeur de la publication, et le « Sommaire » occupent deux pages au lieu d’une habituellement.

    Le fait n’est pas unique, mais il convient cependant de le mentionner, car on ne l’avait observé jusqu’à présent que dans les seuls numéros 48 (avril 2015) et 53 (juillet 2016) de la nouvelle formule du « journal de tous les Auxonnais ».

     Force est de reconnaître cependant que, pour une fois,  l’« Édito » du numéro 61 présente, dans le choix de son thème, une originalité inhabituelle que nous avons déjà soulignée dans un précédent article.

 CHARMOY-CITY : EXORDE RURAL POUR INFO’TWEET  N° 61 - du 10 juillet 2018

     Mais revenons à présent à la « Tribune libre ».

    Sur la double page consacrée à cette rubrique, le lecteur  découvre ce spectacle pour le moins bancal : en regard d’une page 11 en plein étiage, s’étale une page 10…mon Dieu, plutôt bien remplie !

      C’est que les pluies de printemps ont remonté le niveau…des nappes !

   Sur cette page 10 bien remplie et sous le titre « SOLIDARITÉ », le lecteur peut lire un texte dont la première phrase semble tout droit sortie d’un article de journal à la rubrique faits divers : « Dans la nuit du 4 au 5 juin certaines maisons du Clos Minot ont vu leurs sous-sol [sic] envahi [sic] par l’eau »

     Au fil du texte, le lecteur découvre certains faits, relatés par ailleurs dans deux numéros du  Bien Public.

     Celui du 6 juin dernier d’abord, dont un article titre « AUXONNE FAITS DIVERS La commune frappée par la vague orageuse », celui du 13 juin ensuite, dont un article annonce : « AUXONNE INTEMPÉRIES Inondations : la pompe est arrivée ».

    En résumé : aux grands maux, les grands remèdes…

    La vanne du bassin de rétention avait été « sabotée et rendue inopérante par un ou des individus aussi stupides qu’inconséquents » », « du coup le bassin a débordé brutalement », inondant les sous-sols du Clos Minot, mais alors, dans un élan de solidarité, la pompe est arrivée et tout s’est arrangé. (300 caractères)

https://www.youtube.com/watch?v=WDTIjOWKG-4

 

   Rassurez-vous, le rédacteur de la « Tribune libre » du groupe Auxonne-Passionnément ne s’en tient pas à ce résumé factuel schématique et presque caricatural qu’imposerait la règle des 330 caractères qui ne s’applique pas en l’occurrence.

     Ce qui lui permet d’aborder d’autres questions, des questions, semble-t-il assez complexes, de compétences et de responsabilités. Sans oublier bien entendu, morale oblige, la question des « valeurs »  comme l’indique le titre : « SOLIDARITÉ ».

    De cela nous reparlerons dans de prochains épisodes…À suivre

Charmoy-City : la pompe du bassin et le compte-gouttes de l'info

Charmoy-City : la pompe du bassin et le compte-gouttes de l'info

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 juillet 2018  (J+3495 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 06:06

 

CHARMOY-CITY : EXORDE RURAL POUR INFO’TWEET  N° 61 - du 10 juillet 2018 (J+3492 après le vote négatif fondateur)

      Oui, vous avez bien lu chers lecteurs, il s’agit bien d’exorde avec un R comme Raoul et non d’exode. Inutile, donc, de chercher la coquille, elle n’est pas facile à trouver chez Chantecler !

      À propos de coquille, remercions quand même Wilfried LE GOFF pour son beau geste en tribune libre, sauf qu’il a mis un C au bout de Chantecler et que les curieux ne pourront pas accéder à notre site en se référant à l’adresse qu’il indique pour notre « blog pamphlet ». À moins qu’ils oublient le C au bout de Chantecler. Tant pis, mais c’est dommage que Wilfried LE GOFF ait manqué cette occasion d’économiser un caractère ! Et puis, avec un peu de chance, le moteur de recherche corrigera !

        Revenons à notre exorde. Exorde est un mot peu commun, il nous convient donc de le définir en exorde. Oui, nous avons bien dit en exorde, car un exorde, c’est la partie introductive d’un discours, et plus généralement, une entrée en matière.

       Pour Inf’Auxonne en général, et pour Inf’Auxonne n° 61 de juillet 2018 en particulier, c’est l’« Édito » qui tient lieu d’exorde. Et dans ce dernier numéro, chose rare, l’« Édito », exercice obligé d’art oratoire, se fait pour une fois rural et vient donc rencontrer l’art aratoire.

      Car c’est par l’art aratoire, qui est celui de labourer, que nous mangeons plus sûrement que par l’art oratoire des politiques.

      L’auteur de l’« Édito » l’a bien compris, qui ouvre son texte par cette phrase : « L’alimentation est un souci pour beaucoup d’entre nous ».  C’est donc un exorde à dominante alimentaire que nous offre Monsieur le Maire !

     À propos de « dominante alimentaire », les amateurs d’archives retrouveront dans un vieil article un poème à « dominante alimentaire » adressé par votre serviteur à Monsieur le Maire, et écoutable en ligne.

      C'était du temps où Monsieur le Maire labourait les champs, en brave paysan…. pour y faire pousser un Leclerc ! Les liens avec les publications municipales ne fonctionnent plus pour cet article en raison du « ménage » des archives, mais les vrais amateurs pourront y retrouver l'essentiel, qui est le poème !

COMMENTAIRE D’UN ANNIVERSAIRE- du 17 décembre 2012

    Pour en revenir à l’« Édito », après le hors-d’œuvre alimentaire, suivent diverses considérations sur les désherbants (mérites respectifs du glyphosate et de l’acide acétique)

Décision d'homologation RD2014-27, Acide acétique - Canada.ca

     La traite des vaches et le piochage des betteraves ne sont pas non plus oubliés ainsi que les vertus formatrices des travaux agraires. Dans cet « Édito »,  notre premier magistrat trouverait presque les accents d’un Cincinnatus retournant à sa charrue.

https://www.youtube.com/watch?v=754I0R4ifkQ

    Il ne manque à cet article austère, digne d’un ami de la terre, que la poésie et la fragrance d’une note florale.

FLORÉAL EST VRAIMENT FORMIDABLE À CHARMOY-CITY - du 07 mai 2018

     Cet « Édito » présente un caractère exceptionnel, car du numéro 22 au numéro 60, rarissimes sont les « Éditos » d’Inf’Auxonne à aborder la question rurale.

        À noter cependant dans le numéro 33 de juillet 2011 une mention de la « soirée d’égrenage du maïs » chez nos amis portugais, soirée qui  « rappelle la dureté du travail lorsque la machine n’avait pas encore supplanté le travail manuel et pourtant, cet égrenage est un moment de bonheur grâce au chant ».

       La nostalgie d’un supposé bonheur passé est toutefois définitivement bannie dans cette seule autre occurrence rurale trouvée dans l’« Édito »  du numéro 55 de janvier 2017 : « Les marchés aux asperges, aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

     Ces deux rares allusions à une ruralité passée faites dans une décennie entière ne nous semblaient toutefois pas de nature à expliquer le parfum de campagne du dernier « Édito ». Parfum de vraie campagne, et pas de campagne électorale pour une fois !

     Le mystère subsistait, mais un document déjà ancien, diffusé par le « Comité de Soutien » de notre premier édile lors d’une autre campagne d’autrefois, celle des cantonales de 2011 devait finalement venir à notre secours.

  Nous avions déjà fait mention de ce document dans un article

LA QUADRUPLE RACINE – du 15 mars 2011

     Le lendemain de la publication de cet article, 16 mars 2011, le texte était lu publiquement à la salle événementielle par un ancien maire de Labergement-les-Auxonne lors d’une réunion de soutien à notre actuel premier magistrat, alors candidat, en présence de François Sauvadet. 

     À notre sens et rétrospectivement, la relecture de cette bio-hagiographie pourrait éclairer la matière et les thèmes inhabituels abordés dans l’ « Édito » d’ Inf’Auxonne n° 61 de juillet 2018 récemment paru.   

     C’est pourquoi nous mettons aujourd’hui, ce texte, que nous pensons être une utile clef de lecture, à  la disposition de nos fidèles lecteurs.

Les amateurs d’histoire européenne nous excuseront encore une fois de l’interruption de notre passionnant feuilleton « France-Italie 1897 ». Nous en promettons la suite et la conclusion dès que l’actualité locale se mettra en vacances !  

   En attendant, Arlette et Gaston, qui ont lu l’« Édito », ne savent plus à quel goût assaisonner leurs concombres. Gaston, qui est un pisse-vinaigre, ne sait même plus si l’écologie lui permettra encore de faire pipi dans son jardin ! 

Dilemme écologique à Charmoy-City

Dilemme écologique à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juillet 2018  (J+3492 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 08:09

FRANCE-ITALIE 1897 (4) - du 07 juillet 2018 (J+3489 après le vote négatif fondateur)

   Alors que nos concitoyens attendent fébrilement le match France-Belgique de mardi prochain, reprenons notre feuilleton « France-Italie 1897 ». Qui sait ? Il trouvera peut-être encore quelques lecteurs ?

   Rappelons que le précédent épisode se terminait sur un article du Figaro du 3 juillet 1897, article qui devait faire grand scandale en Italie.

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018

   L’article avait été rédigé par le Prince Henri d’Orléans, alors en voyage en Éthiopie, et hôte à cette occasion du Négus Ménélik II à Addis-Abeba.

   Nous n’entrerons pas ici dans le détail des propos litigieux tenus par Henri d’Orléans, citant seulement son introduction à ces propos : « Naturellement le sujet qui est le plus souvent mis sur le tapis [N.D.L.R. : au sein de la communauté française à Addis-Abeba] est celui de la captivité des Italiens, et je suis forcé de dire que je suis, non plus indigné, mais simplement dégoûté de ce que chaque jour j’apprends sur leur compte… »

   Nos lecteurs curieux pourront se reporter au détail dans le PDF joint de la page 2 du Figaro du 3 juillet 1897 contenant la partie litigieuse de l’article.

      À la suite du scandale suscité par l’article du Figaro, le Comte de Turin, alors lieutenant-colonel aux chevau-légers de Rome (Regimento Cavalleggeri di Roma) fut désigné officiellement comme champion pour défendre l’honneur italien.

      Le 6 juillet, il adressait une lettre à Henri d’Orléans à Addis-Abeba, lettre dans laquelle, après avoir déploré les appréciations de « Monsignore » d’Orléans sur l’armée italienne, il l’invitait à faire amende honorable.  

     Dans cette lettre,  le Comte de Turin, ne manquait pas de rappeler à Henri d’Orléans la carrière militaire piémontaise de son père  Robert d’Orléans (1840-1910) exilé à Turin à partir de 1857. En 1859,  lors de la guerre d’unification italienne Robert d’Orléans avait en effet participé, en tant qu’officier de cavalerie au Régiment piémontais "Cavalleggeri di Alessandria",  au combat de Palestro (31 mai 1859).

     Précisons que l’exilé poursuivra sa carrière militaire en 1861-62, lors de la Guerre de sécession, comme officier d’état-major de l’armée fédérale des nordistes ! En compagnie de son frère aîné, le  Comte de Paris (1838-1894) il combattra ainsi les Sudistes lors du combat de Gaines Mill (27 juin 1862).

   Au fait Mill, vont nous faire remarquer des lecteurs pointilleux, ça veut bien dire moulin. Et de poursuivre : Chantecler vous nous aviez pourtant bien proposé dans votre premier épisode « un feuilleton inédit garanti pour une fois sans hyper, sans ronds-points et sans moulin ».

    Je leur répondrai qu’y puis-je ? Des moulins, des meuniers, des jolies meunières et leurs commis, il y en a partout, dans la Mancha, en Virginie, et même dans le charmant canton de Saint-Amour, comme me disait hier soir un ami qui fleurait encore bon la frite.

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

   Après cette parenthèse meunière incongrue dans laquelle les vrais connaisseurs de la fine fleur trouveront sans doute du grain à moudre, reprenons le cours de notre feuilleton.

   À la suite de l’article provocateur d’Henri d’Orléans dans Le Figaro, L’Italie, journal romain publié en français et proche des milieux diplomatiques de l’ambassade de France publiait cette note : « nous croyons ne commettre aucune indiscrétion en disant qu’après la publication du Figaro, le Duc Louis-Philippe d’Orléans [N.D.L.R. l’explorateur cité dans notre précédent épisode], chef de la Famille d’Orléans, a adressé une noble lettre au Roi d’Italie blâmant vivement les publications inconvenantes de son cousin » ;

     Le 10 août, le Comte de Turin, n’ayant encore pas reçu de réponse à sa lettre du 6 juillet envoya un télégramme de rappel à Henri d’Orléans. Le lendemain, Henri d’Orléans, alors rentré en France, répondait au télégramme, déclarant ne vouloir accorder aucune correction : « Ce que j’ai écrit, je le maintiens ». 

   L’affrontement devenait dès lors inévitable. À suivre…

Le Duc de Chartres, du Piémont en Virginie

Le Duc de Chartres, du Piémont en Virginie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 juillet 2018  (J+3489 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 06:51

CHARMOY-CITY : 300 PIXELS/POUCE ET 330 CARACTÈRES - du 05 juillet 2018 (J+3487 après le vote négatif fondateur)

  Nous prions nos lecteurs/trices amateurs d’histoire de nous excuser de l’interruption momentanée de notre feuilleton « France-Italie 1897 ».

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018

  La prolongation de cette interruption est  motivée par un soudain regain d’activité médiatique locale.

    Des nouvelles médicales, tout d’abord, que nous avons traitées en urgence :

CHARMOY-CITY : DES PATIENTS DE MIEUX EN MIEUX LOTIS  - du 04 juillet 2018    

  Des nouvelles culturelles ensuite qui laissent présager un prochain enrichissement de notre documentation iconographique locale, auquel dans une modeste mesure et sur un mode non convenu, nous nous efforçons de contribuer hors des sentiers battus.

      En effet, sur le site officiel de la Ville, on peut lire depuis peu cette information

« Concours photo- 2ème édition !

   Suite au succès du concours photos organisé en 2017, la municipalité a décidé de lancer un second concours en 2018. »

     À la bonne heure ! Comme le dit la locution latine Bis repetita placent. Autrement dit, ça fait plaisir de recommencer !

    Cette formule semble d’ailleurs séduire tant la Municipalité adultes, que la municipalité jeunes car cette dernière vient de reconduire par une récente décision une action, à présent consacrée, de ramassage et de « nettoyage de la nature », sous la houlette, bien entendu.

CHARMOY-CITY : AU CMJ, ON RAMASSE LES VIEUX PROJETS EN ATTENDANT DE RAMASSER LES VIEUX PAPIERS - du 15 juin 2018

       Si le marronnier de l’école des Maillys n’a pas résisté à l’orage (voir Le Bien public d’hier 4 juillet), d’autres marronniers se portent comme un charme ! Sous les platanes du vieux port, notre PQL a planté ce matin le premier d’une série qui sera sans doute longue….

CHARMOY-CITY : UN MARRONNIER SOUS LES PLATANES ? - du 18 août 2017

    Pour en revenir au concours photo bis, le texte poursuit :

« Pour cette nouvelle édition nous vous invitons à partir à la découverte d’Auxonne […] au cours de vos déambulations auxonnaises quelque chose vous a interpelé de par son originalité ? Sa spécificité ? Son étrangeté ? Son caractère étonnant… »

     Le règlement stipule que les clichés envoyés pour le concours devront être au format JPEG avec une définition minimum de 300 pixels/pouce. Il précise par ailleurs que « les organisateurs du concours souhaitent offrir une large visibilité aux photos sélectionnées »

     Précision dans le détail et large visibilité. Deux conditions indispensables à qui souhaite diffuser une information à destination de ses concitoyens.

    Si une définition minimum de 300 pixels/pouce assure ainsi une bonne lisibilité des clichés, il n’en est pas de même, dans le domaine de la presse municipale, notre journal à tous,  du régime des 330 caractères imposé dans la tribune libre de notre info’tweet aux groupes d’opposition municipale !

CHARMOY-CITY : TINTAMARRE  AUTOUR D’UNE « CENSURE » - du 16 FÉVRIER 2018

      Voilà une situation qui interpelle tant par son originalité, sa spécificité,  son étrangeté, que par son caractère étonnant… 

   Comme dirait Claudi : « Y’a pas photo ! ». Et il n’a pas manqué de joindre pour vous l’image à la parole !

       Il vous offre en primeur une photo à joindre au chapitre des particularismes attachants de notre identité locale découverts au cours de nos déambulations charmoysiennes, et à la recherche desquels des chasseurs d’images talentueux viennent de se mettre en marche !

   

Charmoy-City ; dans la forêt insolite de l'information municipale

Charmoy-City ; dans la forêt insolite de l'information municipale

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 juillet 2018  (J+3487 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 07:14

CHARMOY-CITY : DES PATIENTS DE MIEUX EN MIEUX LOTIS  - du 04 juillet 2018 (J+3486 après le vote négatif fondateur)

    Le Bien Public de ce matin, titre dans un micro-article en bas de page, agrémenté d’une photo souriante : « AUXONNE La maison des médecins d’Auxonne est occupée ».

      Il ne s’agit pas, on le comprend vite  à la lecture des 6 lignes de l’article,  d’une occupation inopinée liée à un mouvement social ou à une quelconque bronca, mais d’une inauguration et d’un accueil attendu, tout cela en bonne et due forme et avec le sourire !.

    Lundi 2 juillet, jour de l’inauguration, le quotidien anticipait déjà, avec cette fois un article en pleine page, sous le titre : « AUXONNE SANTÉ L’offre médicale se porte de mieux en mieux »

   À la lecture de ce grand article d’avant-hier, examinons donc le bulletin de santé de la patiente « offre médicale ». 

        Le début de l’article nous précise : « l’offre médicale s’étoffe un peu dès aujourd’hui, puisque le docteur Sébastien Viaud vient remplacer le docteur Philippe Colas parti à la retraite. De plus, depuis environ deux mois, le docteur Ségolène Schaff, collaboratrice du docteur Colas, travaille à plein temps » 

      Un léger mieux somme toute qui n’aurait sans doute pas justifié un aussi long article, si le passage de témoin du docteur Philippe Colas au docteur Sébastien Viaud, ne s’accompagnait d’un changement de locaux, en l’occurrence le passage de la rue Émile Gruet à la rue Denis Gaillard dans des locaux municipaux récemment rénovés.

     Pour faire un mauvais jeu de mots, on pourrait dire que les médecins et leur municipale maison arrivent dans la campagne ! Il suffit pour s’en convaincre de consulter la page facebook du groupe majoritaire Auxonne-Passionnément 21 !

      Voilà pour l’aspect politico-architectural. Reste le facteur humain.

    Le docteur Philippe Colas n’est plus à présenter.  Il avait su doubler sa carrière médicale, d’une carrière politique locale et, dans la dernière décennie, d’une carrière littéraire et éditoriale injustement méconnue.

http://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=AUT3&numNotice=16931581&typeNotice=p

    Pour rester dans le registre littéraire, le patronyme de son remplaçant évoquera peut être, pour de rares nostalgiques de Pêcheurs d’Islande et de Madame Chrysanthème, la figure du grand Pierre Loti dont la Maison, joyau de fantaisie orientaliste en péril, devrait être rénovée par la Ville de Rochefort avec le soutien de l’Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles et Monuments Historiques).

     Beaucoup moins anecdotique est l’espoir du nouveau praticien, s’installant dans les locaux de la DDE flambant neufs, espoir déclaré d’ « insuffler une dynamique dans le secteur d’Auxonne ».

        Un encadré justifie cet espoir fondé sur une expérience : « Auparavant je travaillais en Haute-Savoie. J’ai pu intégrer un cabinet assez grand où nous étions trois praticiens au départ. Au bout de deux ans nous étions six. Ce qui a permis d’attirer d’autres professionnels de santé, c’est l’ambiance et les conditions de travail dans une structure comme celle-ci […] »

        Bonne chance donc, au nouveau docteur, dont l’expérience et les espoirs nous permettent à notre tour d’espérer des patients charmoysiens de mieux en mieux lotis.

     Il faut dire quand même qu’ils avaient déjà un bon spécialiste en revitalologie !

ALBUM  REVITALOLOGIE À CHARMOY-CITY

Charmoy-City : mirages dans le désert médical

Charmoy-City : mirages dans le désert médical

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 juillet 2018 (J+3486 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 05:57

FRANCE-ITALIE 1897 (3) - du 02 juillet 2018 (J+3484 après le vote négatif fondateur)

    Après une courte interruption, liée à une actualité locale foisonnante, nous reprenons aujourd’hui la diffusion de notre feuilleton inédit « France-Italie 1897 ».

     À l’origine de ce feuilleton, il y a rappelons-le une rencontre.

FRANCE-ITALIE 1897 (1) - du 21 juin 2018

      Mais aussi un grand bâillement d’ennui, à vous décrocher la mâchoire, qui nous avait fait quitter les rives de la Saône et Charmoy-City « la belle endormie », pour la belle Italie.

SEPT LABELS (PLUS UN) POUR « LA BELLE ENDORMIE » - du 20 mars 2017

    Les voyages forment la jeunesse et déforment les valises !

   La suite de notre feuilleton nous impose aujourd’hui de quitter la Lombardie et la Vénétie, où nous avaient conduits les deux premiers épisodes, pour des contrées plus lointaines…

FRANCE-ITALIE 1897 (2) - du 24 juin 2018

   Dans les années 1880 le poète Arthur Rimbaud devenu aventurier et trafiquant d’armes sillonne la Corne de l’Afrique.

     Il y rencontre l’explorateur Jules Borelli dont le journal de voyage en Éthiopie méridionale reste un classique du genre. En page 201 de l’ouvrage, à la date du 9 février 1887, Borelli porte ce jugement sur Rimbaud : « Notre compatriote a habité le Harrar. Il sait l’arabe et parle l’amharigna et l’oromo. Il est infatigable. Son aptitude pour les langues, une grande force de volonté et une patience à toute épreuve, le classent parmi les voyageurs accomplis ». Les deux voyageurs feront un bout de chemin ensemble.

   En cette fin de dix-neuvième siècle, les nations européennes s’impliquent dans les explorations et les guerres coloniales.

      1894. Rimbaud est mort depuis trois ans. Après une période de coopération, l’Italie, qui a installé une colonie en Érythrée au nord de l’Abyssinie, entre en conflit avec l’Éthiopie et son empereur Ménélik II.

     Le 1er mars 1896, les troupes italiennes en effectif inférieur à celui des Éthiopiens, de surcroit mal équipées, et semble-t-il assez peu motivées, sont vaincues à Adoua par l’armée éthiopienne plus nombreuse, plus manœuvrière et armée à l’européenne.

     Cette victoire africaine contre une armée européenne aura un très grand retentissement international. Plus accessoirement, elle va jouer aussi un grand rôle dans la suite de notre feuilleton.

    Il est temps de faire entrer en scène à présent un autre acteur de notre feuilleton : Henri d’Orléans (1867-1901).

     En 1892, Henri d’Orléans petit-fils du roi Louis-Philippe, et donc membre de la famille royale d’Orléans, a parcouru la région du Harrar en Éthiopie sur les brisées d’Arthur Rimbaud.

     Comme son cousin, Philippe d’Orléans (1869-1926), prétendant au trône de France, Henri d’Orléans est un grand voyageur, naturaliste et explorateur reconnu.

   La loi du 23 juin 1886 bannissant du territoire national les prétendants au trône de France et leur fils aîné et rayant, en outre, tous les autres princes français des listes de l’armée n’aura sans doute pas manqué de susciter ou d’encourager de telles vocations.

    En 1897 Henri d’Orléans retourne en Éthiopie. Un an après la défaite d’Adoua, il est accueilli à la cour du Négus Ménélik II.

   Dans un article du Figaro  daté du 3 juillet 1897, Henri d’Orléans rend compte de ses impressions de voyage.

    L’article n’a rien de sensationnel et s’attarde parfois sur des détails triviaux : « tout cela serait parfait et nous ne pourrions nous trouver nulle part mieux qu’ici n’étaient les puces. Voilà le chiendent ! ». Et plus loin : « Au bout de huit jours de guerre à mort [N.D.L.R. : contre les puces] il y a eu une trêve : l’ennemi a diminué, et puis, nous nous sommes un peu faits à lui. Cinq ou six puces sur les jambes nous semble chose très raisonnable ». Henri d’Orléans a de l’humour !

     Cependant, après la guerre aux puces et la chasse aux « beaux singes amusants à tirer », l’article se termine sur des propos peu amènes à l’égard des Italiens. Dans la péninsule, ces propos seront jugés scandaleux et insultants. Ils déclencheront même un tollé général !     

    Nous verrons que l’affaire aura pour conséquence une rencontre mémorable entre Henri d’Orléans et Vittorio-Emanuele Conte di Torino. À suivre.

Italens et Français dans la Corne de l'Afrique

Italens et Français dans la Corne de l'Afrique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 juillet 2018  (J+3484 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 8
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 06:17

 

RETOUR À CHARMOY-CITY : UNE PLATEFORME SUR LE VIEUX PORT - du 29 juin 2018 (J+3481 après le vote négatif fondateur)

    Nous nous permettons de prolonger l’interruption de la diffusion de notre feuilleton « France-Italie 1897 ». L’Italie, c’est super, mais il faut savoir revenir au pays ! Que nos lecteurs amateurs d’histoire nous en excusent !

   C’est l’apparition récente d’une plateforme maçonnée sur la placette couronnant les gradins du vieux port qui suscitera aujourd’hui nos réflexions.

     Un ouvrage de béton d’environ 5mx5m, surmontant le sol d’une vingtaine de centimètres et situé une  bonne vingtaine de mètres au-delà du point d’eau potable, s’offre à la vue du promeneur, qui ayant franchi le pont (1852) sur le contre-fossé se dirige vers le pont du Chemin de fer. Telle est cette plateforme.

     Elle présente dans l’un de ses deux angles les plus proches du bord du contre-fossé un trappon d’acier boulonné.

    Il est possible que sa construction soit en rapport avec la nouvelle vocation touristique estivale du lieu.

     Établir un rapport entre le nouvel édifice et le roman éponyme de Michel Houellebecq, Plateforme, paru en 2001, ne pourrait cependant qu’être oiseux autant qu’inconvenant en raison du sujet dudit roman qui n’est autre que le tourisme sexuel mondialisé.

    Les curieux et les amateurs de l’écrivain pourront le retrouver sur notre blog au sujet d’un autre genre de commerce qui défrayait encore la chronique locale il y a trois ans…

DE HOUELLEBECQ  EN  CHARMOY (2) - du 6 FÉVRIER 2015

       N’en déplaise à Michel Houellebecq, quoique « nocturnes », les marchés qui se tiennent sur notre Vieux port sont familiaux et de parfaites bonnes mœurs ! Et tels resteront ils sans doute, même avec la nouvelle plateforme !

    Il ferait beau voir une Marie du Port sur notre Vieux port !

    Sur la scène des gradins  ne se produisent que d’honnêtes chanteuses qui savent néanmoins, à l’occasion et avec humour, trouver le ton juste pour faire vibrer l’assistance.

SÉRÉNADE À RAOUL À CHARMOY-CITY - du 22 juillet 2017

    La morale est sauve mais un mystère subsiste : à quel usage sera destiné le « carré magique », cette plateforme immaculée récemment surgie à une portée d’arc des Tours des Moulins ?

   On se perd en conjectures…. Estrade officielle ou d’orchestre, socle consolidé d’une échoppe pérenne…

      Avec l’annonce par Le Bien Public d’un débarquement de véhicules américains pour samedi à Charmoy-City, le bruit court que la plateforme pourrait accueillir l’hélico number one  de ce Cher Donald, sur l’air de La Chevauchée des Walkyries

https://www.youtube.com/watch?v=Wi0nzmqp47A

      En attendant, Walkyrie ou pas Walkyrie, Claudi a son idée à lui…

 

Charmoy-City : au marché nocturne du Vieux port, les martiens ont la frite

Charmoy-City : au marché nocturne du Vieux port, les martiens ont la frite

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 juin 2018  (J+3481 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 08:15

RETOUR À CHARMOY-CITY : LES « ATELIERS » DU PETIT PÈRE THIERS - du 27 juin 2018 (J+3479 après le vote négatif fondateur)

    Alors que notre Président-Chanoine de Latran s’en revient d’Italie, nous nous permettons d’interrompre incongrument notre feuilleton « France-Italie 1897 » qui passionnait déjà nos lecteurs – plus que France-Danemark 2018 – pour nous replonger dans l’irremplaçable et substantiel bouillon de culture charmoysien qui commençait déjà à nous manquer !

     En vous promettant de repartir bien vite en voyage dans l’espace et dans le temps, découvrons pour l’heure l’un des morceaux les plus choisis, agrémentant ce riche bouillon, gratinée magique, sur laquelle  surnagent les yeux de puissants visionnaires, rendons nous rue Thiers, pour y découvrir les « ateliers » du petit père Thiers

    À juger par le nombre de rues Thiers, la mémoire française a été généreuse pour le petit père Thiers, politicien pragmatique s’il en fut et qui ne déparerait pas dans nos actuels cabinets marcheurs.

    À Charmoy-City, nous avons aussi notre rue Thiers, ex-rue Entre-deux-ponts qui perdit son vieux nom à la suite de l’enterrement de la petite Saône dans un aqueduc souterrain, enterrement qui supprima le deuxième pont à hauteur du carrefour de la grand’rue  avec la rue Prieur.

   Charmoy-City connut alors, en ce début de IIIème République une première requalification urbanistique, la rue Entre-deux-ponts s’en trouva élargie et prit ses aises à l’entrée de la ville sous le nom de rue Thiers !

   En ce temps-là, notre rue Thiers était prospère…Yop là Boum ! Mais ce n’est plus qu’un souvenir…

   Alors, après avoir d’abord monté un grand hypermarché en périphérie, nos édiles inspirés ont récemment  décrété la revitalisation du centre-ville ! Gloire à nos urbanistes pensants !

 LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

    Et les ateliers du petit père Thiers alors ? Si l’on en croit les dernières informations sur le site officiel de la ville, ils sont au 22 de la rue du même nom. Voilà du moins ce que nous donne à lire à ce jour la prose officielle :

     «  Pour celles et ceux qui souhaitent s'investir dans le projet de revitalisation du centre-bourg d'Auxonne, sachez qu'un lieu d'accueil à récemment ouvert ses portes !

    La "Maison du Projet Revitalisation Centre-Bourg", située 22 rue Thiers, est là pour écouter vos remarques et suggestions, mais aussi pour vous faire participer à de nombreux ateliers qui permettront de mieux cerner vos besoins. »

  Ces « nombreux ateliers qui permettront de mieux cerner vos besoins » animent le quartier de leur activité incessante.

    C’est là, dans ce creuset industrieux, que se forge l’avenir de notre cité pour le siècle à venir et que se fond le projet merveilleux !

    Les ateliers du petit père Thiers, voilà une affaire qui tourne, pas comme les ateliers nationaux de ce pauvre Louis Blanc qui fut à Thiers ce que Mélenchon est à Fillon. 

   Les ateliers du 22 rue Thiers, c’est super ! Jeannot s’est inscrit à l’atelier peinture !  Et Annick alors ? Annick, pour lui faire la nique, elle s’est inscrite à l’atelier musique !

CHARMOY-CITY : UNE BOÎTE À MUSIQUE AU 22 RUE THIERS ? - du 26 mars 2018

   Inscrivez-vous bien vite aux ateliers du petit père Thiers. Pour lutter contre mon Alzheimer, moi je m’inscris aux ateliers du petit père Thiers !

    À la prochaine ! On repartira en Italie, et même plus loin, c’est promis !

Retour à Charmoy-City, les ateliers du petit père Thiers

Retour à Charmoy-City, les ateliers du petit père Thiers

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 juin 2018  (J+3479 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais