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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 07:26

CHARMOY-CITY : PETIT CLIN D’ŒIL À ALFRED DE MUSSET - du 12 novembre 2018 (J+3617 après le vote négatif fondateur)

         Après cette semaine de commémoration, ses tranchées, ses marmitages, ses gueules cassées, sa cloche des gaz tintant dans la tranchée où l’on retient déjà son souffle avant de passer le masque, permettez-nous, pour respirer un peu, d’aller faire enfin un petit tour avec Musset.

        Avouez que nous l’avons bien mérité et Claudi aussi qui, de son côté, comme vous l’aurez remarqué, n’a jamais manqué, dans nos derniers articles, d’enrichir sa palette en bleu horizon, et même en rouge garance !

CHANTECLER A RALLUMÉ LA FLAMME DE LA PETITE LAMPE DE TRANCHÉE - du 10 novembre 2018

       Oui en rouge garance ! Car « le pantalon rouge, c’est la France » !

       C’est du moins ce que déclarait en substance le radical Clémentel, rapporteur du budget de la guerre en 1911 au moment du débat pour l’adoption de la tenue réséda (vert-pâle tirant sur le jaune), option qui suivait la tendance  des grandes armées du monde à adopter des tenues plus discrètes :

« […] En cherchant à rendre moins visibles, moins brillant nos uniformes actuels, on a donc dépassé le but. Faire disparaître tout ce qui est de couleur, tout ce qui donne au soldat un aspect gai, entraînant, rechercher des couleurs ternes et effacées, c'est aller à la fois contre le goût français et contre les exigences de la vie militaire.

Enfin sans être conservateur à outrance, il est permis de penser que cette habitude qu'à notre œil des uniformes actuels a son importance. Le pantalon rouge a quelque chose de national. […]. » 

https://rosalielebel75.franceserv.com/reforme-uniforme.html

 

 — Tu joues les prolongations Chantecler en écoulant tes surplus militaires. La signature de l’Armistice a fêté ses cent ans. Alors, le singe, le riz au chocolat, le rata, les feuillées, les cagnas, nous on en a eu not’ comptant, c’est fini, tu comprends ! On veut respirer maintenant !!

 —  D’accord, les braves ! Allons donc faire un petit tour avec Musset sous les frondaisons du poumon de la région.

— Les frondaisons du poumon de la région ? Comment qu’tu causes Chantecler !! Explique-nous un peu !

— Les frondaisons, disons c’est ce qui manque à une forêt quand elle est sur le front et que sous le feu des canons, il ne reste plus que les troncs ! Vous pigez les poilus ?

— Toi, t’es un bon, mon colon ! Et le poumon de la région alors ?

— Le poumon de la région ? Ce n’est pas une pièce d’un quelconque atlas d’anatomie topographique, c’est tout bonnement, de notre forêt, le nouveau nom.

   Aller faire un tour sous les frondaisons du poumon de la région, c’est donc tout bonnement faire une balade dans la Crochère, pépère ! Ça t’en bouche un coin mon lapin !

CHARMOY-CITY, UN DISCOURS QUI NE MANQUE PAS D’AIR - du 06 octobre 2018

 —   D’accord pour la balade en forêt, mais pourquoi Musset ?

 — C’est juste que le bon Alfred n’est pas très vaillant du côté poumon et une cure de bon air serait fort salutaire au poète poitrinaire !

     Et puis, après Victor Hugo, Péguy, Huysmans et Houellebecq, Heredia, j’en passe et des meilleurs, n’est-il pas normal – après tout, pas de jaloux ! –  d’inviter ce bon Alfred de Musset (1810-1857) dans votre blog préféré ?

    Et tant pis pour ce grincheux qui marmonnait l’autre jour en me lisant : « Chantecler, on y comprenait déjà rien et à présent, ça se prétend littéraire ! C’est plus Chantecler, c’est Lagarde et Michard ! »

    Et Proust alors, ce cher Marcel qui souffre pourtant d’un asthme tenace, il n’a pas droit, lui, à une petite excursion sous les frondaisons du poumon de la région ?

    Patience, il est parti pour l’instant avec maman dans le Paris-Venise ! Mais il reviendra incessamment du côté de Charmoy-City, c’est promis mes amis. 

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018

    Alors, profitons-en les enfants, en cet été de la Saint-Martin, où le saint ne trouve plus d’amateur pour la moitié de son manteau, tellement il fait chaud mon coco ! Passons avec Musset, en chemisette et en forêt, un bon moment revitalisant !

    Je n’entrerai pas dans le détail à propos de la vie et de l’œuvre de Musset, cet être fin et sensible qui conjurait sa dépression par une dipsomanie irrépressible. Dipsomanie ?! En clair il aimait la chopine… et Georges Sand qui l’aima – pas la chopine, Musset ! – aima aussi Chopin.

    Mais, il nous faut bien vous l’avouer, la raison essentielle de la présence de Musset, c’est une raison utilitaire !

     Elle va nous permettre de terminer sur une note originale notre lecture commentée du dernier Inf’Auxonne, commencée il y a quelque temps et laissée depuis en plan !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

    .Assez fastidieuse à vrai dire cette lecture !  Pour le commentaire, je te laisse juge cher lecteur !

       C’est sans doute pour cela que le magazine n’est toujours pas mis en ligne !

    Mais revenons-en à Musset.

    De Musset, chacun connaît On ne badine pas avec l’amour ! Moins connue cependant est cette œuvrette, écrite une dizaine d’années plus tard en 1845 et intitulée Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée.

   Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est un badinage mondain en un acte entre un comte plutôt timide et une marquise encore jeune, veuve en mal de remariage, et diablement futée. Moralité : la marquise « emballe » le comte de main de maître.

     Ce que résument à elles seules ces quelques répliques en fin de pièce :

« La marquise.

Je vais vous dire deux proverbes : le premier, c’est qu’il n’y a rien de tel que de s’entendre. Par conséquent, nous causerons de ceci.

Le comte.

Ce que j’ai osé vous dire ne vous déplaît donc pas ?

La marquise.

Mais non. Voici mon second proverbe : c’est qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Or, voilà trois quarts d’heure que celle-ci, grâce à vous, n’est ni l’un ni l’autre, et cette chambre est parfaitement gelée. Par conséquent aussi, vous allez me donner le bras pour aller dîner chez ma mère. […]. »

 (Alfred de Musset, Œuvres complètes, Paris, Charpentier, 1888, tome V. Comédies, III, p. 94)

     Revenons maintenant à notre Inf’Auxonne et imaginons notre Marquise, interrompant un instant la lecture de son Magasin pittoresque pour se plonger passionnément dans celle de notre revue municipale…

       La lectrice avisée ne manquerait pas de remarquer les dernières lignes de l’article « Déploiement de barrières d’accès » en dernière page:

« Ces barrières pivotantes (et non levantes) installées aux extrémités des sommières permettront de rendre la forêt plus sûre et plus propre.

Attention, le fait qu’une barrière soit ouverte n’impliquera pas que l’accès soit autorisé. Un panneau sera installé sur un poteau fixe, restant visible une fois la barrière levée [N.D.L.R. Chantecler ; pas facile sans doute de lever une barrière « pivotante (et non levante) »]. Enfin, certaines barrières resteront ouvertes afin de permettre aux exploitants d’accéder à leurs parcelles »

    Gageons alors, qu’elle vous prendrait bien vite le rédacteur par le bras pour clarifier tout cela !

     Dans le même registre de la porte ouverte ou fermée, voire ouverte et fermée, ce petit passage de la Tribune libre de nos « passionnés » n’est pas mal non plus : « Cette première phase [N.D.L.R. Chantecler : de la revitalisation] est en cours, même si pour l’instant les travaux ne sont pas lancés. Nous en sommes à la phase de l’étude d’impact, financier et environnemental, qui est absolument nécessaire si nous ne voulons pas engager des dépenses non productives. »

    Pourtant, il y a un an, dans le grand article du Bien Public du 12 octobre 2017, intitulé « AUXONNE POLITIQUE Promesses prudentes pour maire… prudent » on pouvait lire en bas de la première page à propos de la revitalisation du centre-bourg :

« « Le démarrage des travaux est prévu pour 2018 », assure le maire »

Aux dernières nouvelles notre premier édile nous apprend, dans un article intitulé «  Trois questions à Raoul Langlois », publié dans  le dernier Hebdo 39 n° 322 du 29 octobre,  que « les travaux débuteront rue Thiers à l’automne 2019 ». Autant dire en 2020 !

      Valse-hésitation ? Vague à l’âme préélectoral ? Il va falloir que vous mettiez encore une fois les pieds dans le plat, Madame la Marquise !

https://www.youtube.com/watch?v=T5WdpSPeQUE

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2018  (J+3617 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 07:52

CHANTECLER A RALLUMÉ LA FLAMME DE LA PETITE LAMPE DE TRANCHÉE - du 10 novembre 2018 (J+3615  après le vote négatif fondateur)

      « Avant la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année », selon l’expression de Churchill plus que jamais à l’ordre du jour, je voudrais vous présenter, comme promis, la fumeuse petite lampe à huile de tranchée que j’ai dégottée à la « bourse aux souvenirs » de dimanche dernier à la Salle du Vannois.   

CHARMOY-CITY : LE BALADIN DE LA BOURSE ET SA LAMPE MERVEILLEUSE - du 06 novembre 2018

   Claudi  a mis l’objet en scène dans sa composition du jour. Permettez-nous de vous le décrire avec quelques détails:

    À noter d’abord que la facture grossière de l’objet signe son caractère d’authentique objet de tranchée.

    Le corps pyriforme a été réalisé à partir d’éléments de feuille de  laiton prise sur des douilles d’obus et assemblés par soudure à l’étain.

    Les organes de préhension, une anse de panier et une petite poignée, sont façonnés dans des tronçons de ceintures d’obus en cuivre rouge récupérées sur des obus tirés et tombés au sol comme en témoignent les rayures hélicoïdales qu’elles portent.

     Ces rayures permettent d’identifier le type du projectile : obus de 77 allemand pour l’anse et obus de 75 français pour la poignée. Un rapprochement franco-allemand avant l’heure, auquel n’a sûrement pas pensé l’artisan de tranchée qui a fait avec les moyens du bord !

    Les extrémités des ceintures,  soudées au corps en laiton, sont aplaties, façonnées et gravées grossièrement en forme de feuilles de chêne, motif très couramment utilisé.

    Profitant d’un répit, le combattant sous la lampe, sans doute un chef de section, normalien peut-être comme Maurice Genevoix, l’auteur remis en lumière de Ceux de 14, écrit à « sa chère Hélène ».

    À portée de lecture, un numéro de l’Illustration de février 1910 consacré à Chantecler, la célèbre pièce d’Edmond Rostand dont le titre, est notre emblème et notre mascotte.

    Le chef de section n’a pas apporté le magazine dans sa cantine et c’est sans doute un de ses subordonnés plein d’attention et de respect pour son chef, et qui connaît ses goûts, qui l’a ramassé pour lui dans l’immense vide-greniers de la zone de front dévastée, séduit – qui sait – par la fière image du coq.

   Avec cet article se termine notre contribution originale aux commémorations de l’Armistice du 11 novembre 1918.

   Nous reprendrons dès la semaine prochaine notre diffusion d’informations relatives à la zone du Charmoy,

CHARMOY-CITY : LA « REVITALISATION DE LA RUE DU CHARMOY »  EN BONNE VOIE - du 31 octobre 2018

      Ainsi que  la série de nos sept réflexions proustiennes dont quatre ont déjà été publiées.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018

Instant de paix dans la cagna à la lumière de la lampe

Instant de paix dans la cagna à la lumière de la lampe

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 novembre 2018  (J+3615 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:08

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018 (J+3613 après le vote négatif fondateur)

     Bien conscient de l’impatience de nos lecteurs proustiens à connaître la suite de notre série « De Combray à Charmoy-City », nous renvoyons à notre prochaine édition  la publication de notre article consacré à la lampe à huile de tranchée.

     La lanterne magique de Combray, objet des rêveries du jeune Proust, aura donc volé la politesse au lumignon de la grande Guerre !

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

    Avec les trois premiers articles déjà parus de cette série, nous aurons proposé à nos lecteurs, dans l’esprit de notre blog, une synthèse documentaire de l’information ouverte concernant la genèse et l’évolution d’un  projet d’ouvrage photographique qui paraîtra bientôt « avec approbation et Privilège du Roy » et dont la livraison était d’ailleurs prévue pour le 5 novembre  dernier (voir décision N° 32-2018 du 14 mai 2018 dans PVCM du 18 juillet 2018 en extrait PDF ci-dessous ).

    « Avec approbation et Privilège du Roy » ! Tu divagues Chantecler ! Que vient faire ici  ce terme incongru d’Ancien Régime dans notre démocratie participatatatative ??

     Pas d’accord, moi je trouve que cette expression « Avec approbation et Privilège du Roy » peut conférer à un ouvrage fraîchement arrivé sur la table du  libraire une inimitable patine antiquaire et une forte charge patrimoniale.  À Charmoy-city, comme à Paray-le-Monial !   

    L’Ancien Régime est mort, c’est vrai.

    Vivent le régime végane, le régime sans gluten, et autres régimes à bien vivre qui font l’objet de centaines de livres, mais il se trouve quand même que, toujours, le bon plaisir  du prince coulera de beaux jours.

    Comme nous l’avons déjà bien précisé, notre travail documentaire ne doit être considéré en aucun cas  comme une critique avant la lettre du contenu de l’ouvrage.

     Notre choix fortuit d’emprunter à l’auteur  son idée de « clin d’œil à Marcel Proust » (Cf. Le Bien Public du 1er octobre) n’était que l’occasion rêvée de fuir un instant les réalités de Charmoy-City dans une libre échappée vers le monde de Combray…

     Une échappée,  un peu risquée peut-être, mais tellement stimulante ! Le lecteur jugera…

     N’avons-nous pas déjà tenté, dans une rêverie hugolienne, une libre échappée vers le monde marin de Guernesey ?

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

     Et encore très récemment, n’avons-nous pas fait un petit bout de de chemin avec Péguy et Huysmans ?

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1) - du 29 octobre 2018

    Et nous envisageons encore d’autres promenades littéraires …

    Foin de digressions ! Il est temps de revenir Du côté de chez Swann

    Mais, auparavant, il nous reste à clore notre recension de l’article  paru dans Le Bien Public le 1er octobre dernier sous le titre : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre »

    L’article, par la voix du photographe, résume  fort bien la genèse du projet.

     « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne] en 2001. […] À l’époque j’avais déjà l’ambition d’écrire un livre mais plus axé sur le patrimoine, comme celui que j’avais réalisé sur la ville de Choley [N.D.L.R. Chantecler : en fait Cholet]. Puis j’ai déménagé. De retour dans la région, j’ai retrouvé l’année dernière un classeur plein de diapositives d’Auxonne.  Je les alors proposées à Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, et conseillère régionale, car je fais également des photos pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. C’est là qu’elle m’a proposé de reprendre mon projet d’ouvrage mais en incluant cette fois un aspect plus humain. »

    C’est de la rencontre bisontine d’un photographe et d’une conseillère régionale qu’est donc né le projet dont il fut décidé par la suite que le texte serait écrit par un auteur bisontin.

     C’est donc « dans la boucle », au cœur de « Besançon vieille ville espagnole » comme aurait dit ce cher Victor, qu’est né, comme Victor mais encore Proudhon, le projet !

     Laissons parler, toujours dans le même article, les deux acteurs initiaux :

    Le photographe d’abord : « L’idée était également de casser l’image de la ville […] faire l’inverse d’une caricature. Auxonne a parfois mauvaise presse »

   Il est permis de trouver l’image audacieuse dans sa résonance iconoclaste…

   Remarquons au passage qu’une récente tentative de nos édiles de remédier à « cette mauvaise presse » avait pu nous paraître quelque peu contreproductive tant au plan  textuel qu’iconographique. Il arrive en effet que le « choc des photos », de certaines photos du moins,  finisse par casser pour de bon la plus belle des images, fût-elle de pierre…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

    Ce coup d’essai ne fut certes pas un coup de maître, mais nous sommes certain que le talent confirmé et reconnu du photographe de l’actuel  projet saura nous faire oublier promptement, comme aurait dit Lénine, cette « maladie infantile » de la promotion balbutiante de l’image de notre ville.

    Laissons maintenant la parole à notre conseillère régionale qui, à la différence du photographe, ne fut pas étrangère, loin de là, au premier essai de « promotion balbutiante de notre ville ».        

     Elle déclare à propos du projet actuel : « Nous voulions changer l’image de notre ville et mettre en avant ses richesses patrimoniales, culturelles, associatives, mais aussi pour que les personnes se la réapproprient ».

    En attendant, c’est le plus souvent leur image, que nos édiles mettent régulièrement en vedette sur les photos de presse en s’appropriant l’espace médiatique.

    Un bon portrait en forêt des Crochères, « dans le poumon de la Région », c’est une bouffée d’oxygène pour les élections qui s’amènent.

 LIRE LE JOURNAL À CHARMOY-CITY  - du 4 août 2018

   Un bon cliché au sommet de la Tour de l’église, c’est presque une réélection promise !

CHARMOY-CITY : LES 169 MARCHES - du 29 août 2018

   Voilà un usage de la photo qui n’est pas rare dans nos journaux…

 

    Au fait, puisque nous parlons de photo et pour en revenir à Proust Du côté de chez Swann il peut être intéressant d’en revenir au texte.

    Dans un passage de Du côté de chez Swann, Marcel nous expose l’opinion de sa grand-mère, puis la sienne propre à propos de photographie.

     Chantecler vous propose de partager cette lecture

(tome 1 de l’édition de la Pléïade, pp. 39-40)

   Selon Marcel Proust, de « simples photographies » peuvent donner de la réalité d’un lieu (Venise dans le texte cité)  une idée beaucoup plus exacte, qu’une représentation artistique, fût-elle de la main du Titien.

   Nous ajouterons pour notre compte qu’il est certain que de « simples photographies », sans nécessairement d’heureux élus au premier plan, peuvent donner de la réalité d’un lieu (Charmoy-City dans notre cas)  une idée beaucoup plus exacte, que de grands discours pré-électoraux.

   À propos d’images, Claudi me soutient que Marcel Proust, en voyage, serait déjà passé chez nous. Sa rétine à défaut de la plaque photo de son appareil aurait donc saisi des images de nos parages.

    Vérification faite, Claudi a raison. Le train de Marcel Proust à destination de Venise passa sur notre pont du chemin de fer enjambant la Saône au printemps, puis à l’automne 1900.

    Son illustration du jour nous restitue les images que Marcel a pu découvrir de son compartiment au moment où le train, roulant vers l’Italie, empruntait le pont de fer alors plus bruyant qu’aujourd’hui, dans un fracas métallique.

     Dommage qu’il ait oublié son Pocket Kodak !  

 

Proust découvre la future Charmoy-City

Proust découvre la future Charmoy-City

Le barrage sur la Saône tel que Proust put l'apercevoir en 1900

Le barrage sur la Saône tel que Proust put l'apercevoir en 1900

Le Pont de France et le port tels que Proust put les apercevoir en 1900

Le Pont de France et le port tels que Proust put les apercevoir en 1900

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 novembre 2018  (J+3613 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 08:06

CHARMOY-CITY : LE BALADIN DE LA BOURSE ET SA LAMPE MERVEILLEUSE - du 06 novembre 2018 (J+3611  après le vote négatif fondateur)

     Alors que les ultimes commémorations de la Grande Guerre battent leur plein, ou se préparent, sur tout le territoire, est-il vraiment raisonnable d’afficher un titre aussi futile !

    Pardon ! Regardez-y à deux fois quand même avant de jeter la pierre (à fusil) à Chantecler !     

   Aurait-il manqué, comme d’aucuns, d’apporter son écho – et aussi son écot – à la « bourse aux souvenirs », dédaignant ainsi un bien sympathique volet associatif du devoir de mémoire ? Que nenni !…

CHARMOY-CITY : ASSAUT DU FORT DU VANNOIS, LE MESSAGE MÉRITAIT  UN APERÇU - du 03 novembre 2018

     Votre serviteur était  présent dimanche au « Fort du Vannois », où les passionnés de militaria du coin étaient bien là, mais pas nos « passionnés » de la municipalité ! Il est vrai que l’on ne peut être à la fois au four et au moulin mon gros lapin !

      Sûr et certain,  et même s’il n’est pas en photo dans Le Bien Public d’hier, 5 novembre, votre serviteur était bien présent dimanche au « Fort du Vannois », où il a dégotté une fort jolie lampe à huile de tranchée très rustique et authentique qui a éclairé sa journée…et justifie le titre malin de ce matin.

    À propos, Le Bien Public d’hier 5 novembre, triste jour où j’ai pris un an de plus, s’est montré très disert sur l’évènement.

    En publiant d’abord un article intitulé : « AUXONNE SOCIÉTÉ Militaire pendant quarante ans, il exposait ses souvenirs ». Ajoutons que notre sympathique colonel, comme le démontre la photo, exposait sans cérémonie et en toute bonhomie !

     Le Bien Public présentait en outre un diaporama en ligne sur lequel j’ai bien reconnu deux passionnés dijonnais de militaria : Michel et Ferjeux…que le Tout-Dijon du milieu des collectionneurs connaît bien !

    Pour citer l’article du Bien Public : les organisateurs de cette  « bourse aux souvenirs » avaient donc tout fait « pour accueillir au mieux les exposants et visiteurs passionnés de tout ce qui touche au monde militaire en général » mais, vous me croirez si vous voulez, je n’y ai pourtant croisé aucun élu « passionné » de la municipalité ! Bien que ce fût un dimanche ! Ils étaient sans doute à la tâche !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

     Claudi de son côté, comme vous l’aurez remarqué, n’aura pas manqué d’enrichir sa palette en bleu horizon, et même en rouge garance !

       Car, comme vous le savez : « Le pantalon rouge, c’est la France » !

CHARMOY-CITY : SALLE DU VANNOIS, UN SOUVENIR INÉDIT DE 2014... QUI NE SERA PAS A LA BOURSE - du 04 novembre 2018

« Le pantalon rouge, c’est la France » !

       C’est du moins ce que déclarait en substance le radical Clémentel, rapporteur du budget de la guerre en 1911 au moment du débat pour l’adoption de la tenue réséda (vert-pâle tirant sur le jaune), option qui s’alignait sur la tendance des grandes armées du monde à adopter des tenues plus discrètes. Voilà un extrait de son rapport :

« […] En cherchant à rendre moins visibles, moins brillants nos uniformes actuels, on a donc dépassé le but. Faire disparaître tout ce qui est de couleur, tout ce qui donne au soldat un aspect gai, entraînant, rechercher des couleurs ternes et effacées, c'est aller à la fois contre le goût français et contre les exigences de la vie militaire.

     Enfin sans être conservateur à outrance, il est permis de penser que cette habitude qu'à notre œil des uniformes actuels a son importance. Le pantalon rouge a quelque chose de national. […]. 

      Nous avons des préoccupations plus graves et nous avons le devoir de vous demander si la couleur réséda élèvera le moral de notre armée. Or il est à prévoir que le soldat finira par s'exagérer le danger contre lequel on veut le protéger. S'il voit ses chefs eux- mêmes lui donner le moyen de se dissimuler, l'obliger pour ainsi dire à disparaître du terrain de combat, il aura une tendance à continuer cette dissimulation par des moyens plus énergiques... Il ne faut pas apprendre à se cacher à un soldat auquel l'amour propre, le désir de paraître, de se distinguer font accomplir des prodiges. […]

     Le ministre de la guerre semble avoir partagé nos opinions et être entré dans la voie que nous traçons. Répudiant le réséda universel, il a manifesté sa volonté de conserver le pantalon rouge qui n'est d'ailleurs pas la partie la plus visible de notre uniforme. »

https://rosalielebel75.franceserv.com/reforme-uniforme.html

     Cette lecture suffit à mesurer l’écart de mentalité qui nous sépare de la société française des années 1910 et la difficulté de concevoir certaines réalités d’alors.

     Tout comme la société de 2110 aura sans doute du mal à concevoir les « pantalons rouges » des années 2010 qui obnubilent notre vision de l’avenir et sur lesquels, ne prétendant pas être visionnaire, je renoncerai à mettre des noms.

     Arrête ton char Chantecler ! On ne peut pas dire que tu nous éclaires ! Et ta lampe alors ?  Ta lampe à huile de tranchée éclairante ?

    Promis, juré ! Je vous en parlerai en détail dès la prochaine fois !

    Et Proust alors, dit la Madeleine ? Patience, il repassera bientôt chez nous, il a d’ailleurs déjà réservé un compartiment avec maman dans le Paris-Venise ! Et la ligne passe chez nous ! Waouhhh !!!

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (3)- du 23 octobre 2018   

     Claudi a fait une petite fleur (au fusil) pour les amateurs de Proust. Une photographie qu’il a trouvée sur le net et qu’il a colorisée pour vous !                                                    

      Saviez-vous, comme l’indique Wikipédia se référant à Jean-Yves Tadié, que Proust devançant l'appel, avait accompli son service militaire en 1889-1890 (à 18-19 ans)  au 76e  régiment d'infanterie à Orléans  et qu’il en gardait un souvenir heureux.

     Un blog que nous commençons à bien connaître précise : « Proust a été incorporé en 1889 au 1er bataillon de la 2e compagnie [N.D.L.R. Chantecler : nous pencherions plutôt, dans un ordre logique, pour la 2e  compagnie du 1er  bataillon ] du 76e régiment d’infanterie à la caserne Coligny »

https://lefoudeproust.fr/2018/02/jai-service-militaire/

     Les amateurs de militaria remarqueront que Marcel porte un shako de l’ancien modèle 1867 et non le légendaire képi réglementaire Mle 1884, encore en vigueur en 1914 et devenu aujourd’hui inabordable sur le marché. Claudi a son idée là-dessus…

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t74289-tunique-infanterie-mdle-1867

   En 1914 Proust avait 43 ans et une santé fragile, il ne fut donc pas mobilisé, mais vécut néanmoins très douloureusement les années de guerre et les deuils qu’elles occasionnèrent autour de lui.

    Tous Passionnés par les anniversaires de la Grande Guerre, n’oublions pas pour autant les petites guerres épicières de notre temps dans lesquelles des héros « discrets » autant qu’empressés, « partent au feu » pour la plus grande gloire des grandes enseignes et pour la revitalisation de leurs centres -bourgs…

       Tous ces héros très écolos qui, à défaut de nettoyer la tranchée, « nettoient la nature » à qui ça fait une belle jambe !

ALBUM-« PARTIR AU FEU ! »

 

Charmoy-City, de la recherche du temps perdu à la Bourse aux souvenirs

Charmoy-City, de la recherche du temps perdu à la Bourse aux souvenirs

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 novembre 2018  (J+3611 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 08:51

CHARMOY-CITY : SALLE DU VANNOIS, UN SOUVENIR INÉDIT DE 2014... QUI NE SERA PAS A LA BOURSE - du 04 novembre 2018 (J+3609 après le vote négatif fondateur)

     L’heure est aux souvenirs.

https://www.youtube.com/watch?v=eB7HI2n0MgY  

    Plus que jamais, le souvenir est une valeur cotée en bourse. Chers lecteurs, comme votre serviteur, je suis certain que vous ferez un tour aujourd’hui à la « bourse aux souvenirs » de la Salle du Vannois.

CHARMOY-CITY : ASSAUT DU FORT DU VANNOIS, LE MESSAGE MÉRITAIT  UN APERÇU - du 03 novembre 2018

     Sur la grande bourse aux infos de facebook, Claudi a glané pour vous un souvenir de 2014 que commémorait pieusement l’un des initiateurs de la rénovation de la Salle du Vannois.

     Les moyens mis en œuvre dans cette rénovation ont visiblement dépassé toutes les estimations de notre « initiateur ». Effet papillon !

Charmoy-City, des souvenirs qui ont la cote

Charmoy-City, des souvenirs qui ont la cote

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 novembre 2018  (J+3609 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Brèves

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:13

CHARMOY-CITY : ASSAUT DU FORT DU VANNOIS, LE MESSAGE MÉRITAIT  UN APERÇU - du 03 novembre 2018 (J+3608 après le vote négatif fondateur)

     Le Bien Public de ce matin titre « AUXONNE MÉMOIRE La Confrérie facétieuse monte au front ».

       Le Kronprinz aurait ajouté : « pour une guerre fraîche et joyeuse ». Mais, pour les poilus, le Kronprinz, fiston du Kaiser, n’était qu’un grand dadais !

      En attendant l’assaut, le message du Bien Public, laisse planer un doute puisqu’on y lit successivement dans l’article cité :

« Dans cette optique, vendredi, la Confrérie facétieuse proposera une bourse aux souvenirs militaires à la salle du Vannois »

 « Bourse aux souvenirs militaires, dimanche 4 novembre à la salle du Vannois à Auxonne »

     Dans l’abri de Claudi, un artiflot télégraphiste du 8ème RAC s’en est alarmé !

     D’autant plus qu’il n’y avait aucune info à ce propos sur le site officiel de la division à Charmoy-City (Secret défense sans doute) !

       C’est bien entendu demain dimanche qu’il fallait lire et qu’aura lieu la « bourse aux souvenirs » de 8 heures à 15h30 !

     En passant, d’autres souvenirs d’une bien petite guerre épicière…

CHARMOY-CITY : GRANDE GUERRE ET petite guerre épicière - du 27 octobre 2018

ALBUM-« PARTIR AU FEU ! »

Charmoy-City, un ordre du jour qui laisse le poilu perplexe

Charmoy-City, un ordre du jour qui laisse le poilu perplexe

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2018  (J+3608 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 06:18

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (2) - du 02 novembre 2018 (J+3607  après le vote négatif fondateur)

   Les premiers pas de notre « petit tour sur la grand foire » ont enthousiasmé nos lecteurs.

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1)

     Après une interruption, liée au scoop d’un tout récent « projet de revitalisation de la rue du Charmoy » auquel nous avons dû consacrer notre dernier article d’avant-hier, notre « petit tour sur la grand foire » reprend aujourd’hui.

CHARMOY-CITY : LA « REVITALISATION DE LA RUE DU CHARMOY »  EN BONNE VOIE - du 31 octobre 2018

            Il reprend avec  un volet historique, volet déjà prévu et qui ne doit donc pas être vu comme un écho aux  aperçus historiques, plus que brefs, de notre premier édile sur l’évènement. Ces aperçus ont été publiés dans Le Bien Public du 30 octobre dernier.       

       Mais avant que de nous suivre dans notre petit périple historique, les amateurs de curiosités pourront toujours, s’ils le souhaitent, en savoir plus sur l’histoire de la rue du Charmoy, une histoire souvent méconnue, mais que Monsieur Langlois doit connaître sur le bout du doigt.

     Il est en effet l’un des acteurs majeurs de l’histoire de cette rue chère à son cœur,  pourtant actuellement sans issue et inconnue du vérificateur d’adresse de La Poste !!

     Une rue qui, parions-le, n’a pas fini de faire parler d’elle !! 

     Et qu’un jour peut-être on rebaptisera – qui sait ? – Avenue Raoul Langlois !

ALBUM RUE DU CHARMOY du 23 octobre 2016

     Mais si vous le voulez bien, passons aux choses sérieuses et à quelques notules historiques sur la foire.

     Dans l’Histoire d’Auxonne au Moyen-Âge (Dijon, 1961) de Pierre Camp, on découvre à la page 42, un paragraphe intitulé « Éveil commercial » dont nous citons une partie :

     « Éveil commercial. Une ville aussi bien située, au croisement d’une artère fluviale et d’une grande route politique et stratégique voit éclore un mouvement commercial. N’eût-elle pas d’industrie propre, elle attire les marchands par son accès commode et la sécurité qu’elle leur assure à l’abri de ses remparts. Auxonne, jusqu’au début du XIVe  siècle n’avait qu’un marché chaque lundi, fréquenté régulièrement par les paysans des environs (A.A. liasse 68). En 1319 le duc Eudes IV dota la ville de deux foires annuelles, l’une fixée au jeudi après l’octave de Pâques [N.D.L.R. Chantecler : les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques] et l’autre au jeudi après l’octave de la Saint-Denis [N.D.L.R. Chantecler : fêtée le 9 octobre]; Chacune devait durer trois jours… »

     Une petite remarque en passant, nos lecteurs aurons noté que nous citons nos sources et qu’ainsi nous ne nous prévalons pas d’une quelconque  science infuse. Tel n’est pas toujours le cas de notre magazine municipal préféré, et de ses divers rédacteurs !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (1) - du 29 Août 2016

       Autre petite remarque toujours en passant : bizarrement, toutes proportions gardées, et dans un tout autre style, concernant il est vrai une tout autre époque, les premières lignes de ce paragraphe « Éveil commercial », évoquant la position privilégiée de notre cité sur les voies de communication, peuvent rappeler d’autres  lignes d’un tract, ne datant certes pas du Moyen-âge, mais néanmoins d’âge vénérable, relatif à la première tentative d’ascension cantonale de notre premier édile.

     Amateurs d’archives et de vieux papiers plongez dans le siècle passé !

    

     Il y eut certes, plus proche de nous, une deuxième tentative. Mais hélas cette tentative ne moussa que par le nombre de voix obtenues : 1664 !

    Nombre qui ne permit pourtant pas à l’arrogant postulant d’emporter le fauteuil si tentant, même si ce postulant y mit, avec l’appui de l’un de ses actuels colistiers, naguère commis à l’affichage luron et à la fondation d’association bidon,  sa zone du Charmoy en promo et en  tête de gondole !

     Petite collection de partitions édifiantes de notre chanteur de Charmoy !

   Mais, après ce coq-à-l’âne incongru revenons à notre propos.et quittons la foire aux Vieux papiers de la Porte de Champeret pour en revenir à notre bonne vieille foire d’Auxonne ! 

   L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1862) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 319, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Arrêté par M. le Préfet le 31 juillet 1850 et approuvé par le ministre de l’agriculture et du commerce le 3 septembre suivant et par des décrets postérieurs.»

   On lit en page 320 : « Auxonne. 16 mars, 20 juin, lundi après le 1er dimanche de septembre, 3e lundi d’octobre, 22 décembre. »

 

    L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1880) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 426, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Dressé en exécution de l’arrêté préfectoral du 16 juin 1876 »

   Sur cette même page 426 on lit : « Auxonne.  Le 1er vendredi de chaque mois, à part le mois d’octobre et le 3e lundi d’octobre. »

 

   L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1887) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 454, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR » 

 Sur cette même page 454 on lit : « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le premier vendredi de novembre. »

  

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E.Jobard, 1900) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 471, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. »

   Sur cette même page on lit: « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre . »

   Les mêmes dates sont retrouvées en page 470 de l’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, Jobard, 1912) par Charles ROYER avec une précision supplémentaire.

  « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre (8 jours). »

    Conclusion : Cette revue des annuaires permet d’affirmer que c’est en 1900 ou aux approches de 1900 que la date de la grand foire d’Auxonne a été définitivement fixée au  dernier lundi d’octobre. 

     Quant aux petites foires mensuelles du 1er vendredi de chaque mois, sortes de marchés du vendredi « enrichis » qui amenaient plus de camelots, l’usage s’en est progressivement perdu autour de l’« entrée dans le  troisième millénaire », pour reprendre un terme pompeux, cher à certaine « tribune libre ».

    Nous aurions aimé émailler notre chronique « foireuse » de quelques documents iconographiques échelonnés dans le temps.  Malheureusement, la recherche en reste encore à faire.

    Cependant, comme toutes les foires traditionnelles connaissent des destins parallèles qui présentent pas mal de similitudes, nous nous rabattrons encore une fois sur la foire de la Saint-André de Chartres, à propos de laquelle nous avons dégotté une petite doc chronologique assez intéressante  que nous empruntons à L’Écho républicain.

     Claudi ajoute pour nous une nouvelle image à la saga du Chevalier Raoul de Vesoul  toujours prêt à « partir au feu » pour la « foire d’en haut »

.CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

 

Charmoy-City : bientôt, là-haut, la halle du troisième millénaire

Charmoy-City : bientôt, là-haut, la halle du troisième millénaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2018  (J+3607 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:19

CHARMOY-CITY : LA « REVITALISATION DE LA RUE DU CHARMOY »  EN BONNE VOIE - du 31 octobre 2018 (J+3605 après le vote négatif fondateur)

    L’urgence du moment nous oblige à remettre à plus tard nos études proustiennes et nos considérations sur la foire. Un mot quand même de cette foire à propos de laquelle Le Bien Public titrait hier « AUXONNE FOIRE D’AUXONNE Une édition sous la pluie ».

      L’article nous livrait à ce propos les considérations historiques de notre premier magistrat : « C’est un évènement très ancien que j’ai toujours connu ». Notre vicomte mayeur serait-il devenu la mémoire vivante d’Auxonne ?

     Surprenant, lorsque qu’il déclare par ailleurs à la cantonade – non, pas à la cantonale grand-père ! Les cantonales, il aime pas trop –  que les vieux marchés c’est du passé !

     Sûr que not’maire il préfère les hypers à l’épicière d’hier qu’est trop chère, et la « foire d’en haut » à la « foire d’en bas » !

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

     En tout cas, c’est sûr qu’il aime pas trop la foire aux infos, et même qui nous ferait souvent des cachotteries !

      C’est vrai qu’il est discret et pas toujours causant ! On a la fibre qu’on peut, mon bon monsieur !

    Le dernier Hebdo 39 n° 322 du 29 octobre  publiait un article intitulé «  Trois questions à Raoul Langlois ». Trois questions relatives à trois serpents de mers (dont celui de l’extension du port)

GALIONS ET DOUBLONS À L’OMBRE DU BASTION - du 20 MAI 2016

    À propos de la revitalisation du centre-bourg, notre premier édile nous apprend que « les travaux débuteront rue Thiers à l’automne 2019 ». Autant dire en 2020 !

     Conséquence, la revitalisation de la rue Thiers, c’est pas encore pour demain mon lapin !

     Et pourtant la revitalisation de la rue du Charmoy est d’ores-et-déjà à l’ordre du jour. Le côté ouest de  cette rue, toujours pas en voie de piétonnisation, va s’enrichir de quelques cellules commerciales.

    Du coup ça va encore attirer du monde et ça c’est tout bon pour la rue Thiers, mon pépère !

CHARMOY-CITY : QUAND L’HYPERMARCHÉ « REVITALISE » LE PETIT COMMERCE - du 22 octobre 2017

   La preuve ? Elle est irréfragable ! Il y a un permis de construire  déposé et affiché en mairie et je vous garantis que c’est pas celui de la « nouvelle mairie ».

    Nous joignons à son PDF ci-dessous d'autres PDF destinés à faciliter la compréhension de l'évènement par nos fidèles lecteurs !

CHARMOY-CITY : À NOUVELLE  MAIRIE, NOUVEAU MAIRE ? - du 30 octobre 2018  

     Il est vrai que depuis le vote du 17 décembre 2008, notre premier édile regarde la zone du Charmoy avec les yeux de Chimène !

MARCHE NUPTIALE AU CHARMOY - du 10 décembre 2016

    Claudi a imaginé, qu’après sa célèbre consultation de juin 2010, notre premier édile pourrait donner pour nous un interview inédit sur la revitalisation de la rue du Charmoy ! Sympa ! C’est pas sûr qu’il le fasse, alors on le fait un peu à sa place.

    Y’a pas qu’à la mairie qu’on travaille !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

Attention aujourd'hui diaporama de 3 images.

Charmoy-CITY, interview exclusive du Docteur Raoul
Charmoy-CITY, interview exclusive du Docteur Raoul
Charmoy-CITY, interview exclusive du Docteur Raoul

Charmoy-CITY, interview exclusive du Docteur Raoul

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 octobre 2018  (J+3605 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Documents

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 09:27

CHARMOY-CITY : À NOUVELLE  MAIRIE, NOUVEAU MAIRE ? - du 30 octobre 2018 (J+3604 après le vote négatif fondateur)

    Dans son exemplaire papier, Le Bien Public de ce matin titrait « AUXONNE AMÉNAGEMENT La commune a inauguré sa nouvelle mairie ». La version en ligne connaissait quant à elle deux versions successives dans le cours de la matinée. Ce qui a motivé une modification de ce paragraphe de notre article en fin de matinée. Ainsi que la diffusion d’une copie d’écran

    Sé non’è vero è ben trovato ! Si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé ! En tout cas voilà une bien belle histoire ! 

      Imaginez qu’un de ces matins notre quotidien titre enfin :

« AUXONNE DÉMÉNAGEMENT La commune  a inauguré son nouveau maire ».

    Il est vrai que dans l’immédiat, la probabilité d’un tel titre est mince, du moins si l’on se réfère à Inf’Auxonne n° 62  où le premier charmoysien déclare dans son Édito en page 2 :

       « En 2019, élections européennes, en 2020 seulement, élections municipales. Ne brûlons pas les étapes, Le Bien Public, en 2017 m’avait interrogé à ce sujet. Ma réponse a été très claire : le temps n’est pas venu. Je m’exprimerai le jour venu. »

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

     Mais qui sait ? On est toujours à la merci d’une fantaisie typographique et surtout, il n’est pas interdit de rêver…

    En attendant Claudi prévoit l’inauguration de la nouvelle mairie, comme il se doit, rue du Charmoy ! Le permis sera bientôt déposé !

Charmoy-City : la nouvelle mairie inaugurée rue du Charmoy

Charmoy-City : la nouvelle mairie inaugurée rue du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2018  (J+3604 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Brèves

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:59

 CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1) - du 29 octobre 2018 (J+3603  après le vote négatif fondateur) 

« Chaque année, le dernier lundi du mois d’octobre, près de 300 camelots viennent à AUXONNE de toute la France afin de présenter leurs marchandises. En 2018,  le rendez-vous  est donné pour le lundi 29 octobre.

   Des bijoux fantaisie aux impressionnantes machines agricoles, en passant par les vêtements, chaussures et équipement de la maison, jusqu’à la grande exposition de véhicules neufs ou d’occasion, les milliers de visiteurs trouvent des choses qui les intéressent. Sans pour autant oublier de savourer quelques bons produits régionaux que l’on trouve à chaque coin de rue, ou dans les restaurants locaux. La foire d’AUXONNE, c’est aussi une immense fête foraine avec des manèges pour tous les goûts. » (Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018)

      C’est en ces termes que le dernier Inf’Auxonne n° 62 nous annonçait le retour de la grand foire aujourd’hui !

     Dans une certaine mesure, cette manifestation n’est plus guère qu’un rite commémoratif festif de ce qui fut, jusqu’aux années 50 du dernier siècle, un véritable évènement commercial.

    Par voie d’archive de presse interposée, nos lecteurs pourront se replonger à loisir dans le monde de  la foire de 1950, à une époque à laquelle le petit commerce de centre-ville était encore florissant et dynamique.

    N’en déplaise à Môsieur le Maire !

     Car, comme disait notre premier édile dans un discours mémorable prononcé le 27 février dernier : « Soyons clairs, je l’ai affirmé à plusieurs reprises, il ne s’agit pas pour nous de rechercher l’heureux temps supposé des années 50-60. Etait-ce d’ailleurs un heureux temps ? […] »

Pour les amateurs de documents animés qui ne dédaigneraient pas se replonger dans l’ambiance des vraies foires rurales de  « l’heureux temps supposé des années 50-60 », nous avons sélectionné un petit reportage sur  la foire de la Saint-André de Chartres en 1956.

     Mais pourquoi Chartres ? Parce qu’hormis dans notre mémoire, nous n’avons pas trouvé de documents locaux équivalents, et puis encore pour une autre raison … que vous apprendrez plus loin !

http://memoire.ciclic.fr/5099-foire-de-la-saint-andre-a-chartres

     Le  déclin du petit commerce et des foires est un phénomène général dans notre pays. La réalité effective et le caractère nécessaire de ces modes d’échanges commerciaux traditionnels font de plus en plus place à des « animations » festives vidées de leur destination première, recréations artificielles a posteriori largement « disneylandisées », oripeaux médiatiques dont on affuble des bourgs-dortoirs déclassés et banalisés qui ont perdu leur âme.

     Le commerce qui compte s’est déplacé vers les hypermarchés périphériques et à présent vers le commerce en ligne.

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

    Dans l’article cité ci-dessus nous évoquions l’empressement de notre maire et de quelques un(e)s de ses adjoints à servir les intérêts d’une grande enseigne. Empressement incessant qui nous réservera – qui sait ? – bientôt d’autres surprises….

     Point ne suffit de ramasser les papiers en chasuble pour « nettoyer la nature », on peut encore signer d’autres papiers en mairie !

    Les grands champs de foire quotidiens d’aujourd’hui sont les hypermarchés de la grande distribution. Grande distribution qui a capturé la clientèle à son profit, avec la complicité des élus locaux, et mis en coupe réglée les producteurs ruraux.

      Jusqu’aux grandes fêtes religieuses, à présent instrumentalisées par le marketing, et qui sont devenues bons prétextes à  booster les rayons jouets, boucherie volailles et poisson, vins fins, confiserie et chocolat pendant des semaines. Saint-Frugal n’est pas à la fête de la grande distribution et de la consommation ! Bonjour la planète !

     Notre premier édile, moderniste de première bourre, déclarait ainsi dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? ».

      Ce qui n’empêche que l’on peut parier que l’on retrouvera bientôt notre moderniste en photo sur la foire traditionnelle séculaire d’aujourd’hui, entre les marrons chauds et notre député ! Pour tracter et se faire photographier, rien de tel que les vieux marchés !

CHARMOY-CITY : L’IMAGE DES VIEUX MARCHÉS, UNE PERMANENCE… - du 28 juin 2017

     Dans son discours du 27 février dernier en salle évènementielle, notre premier magistrat avait esquissé à grands traits sa vision d’un commerce « moderne »

CHARMOY-CITY : FRAGMENTS D’UN DISCOURS SUR LA REVITALISATION (1) - du 20 mars 2018

     Mais arrêtons de « divaguer », selon l’expression édilitaire à présent consacrée, et tentons, pour finir,  un petit  « clin d’œil à Proust ». Il paraît que c’est tendance.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

     Hélas, le clin d’œil est difficile, car les champs de foire semblent beaucoup moins avoir retenu l’attention de Marcel Proust que les salons et les cathédrales !

      Une chose est sûre, Combray n’étant qu’à une vingtaine de kilomètres de Chartres, ce cher Marcel connaissait sans doute l’architecture de la cathédrale de Chartres sur le bout du doigt.

      Charles Péguy vénérait d’une autre façon, et en vers, la cathédrale de Chartres.

              « Étoile de la mer, voici la lourde nappe

Et la profonde houle et l’océan des blés

Et la mouvante écume et nos greniers comblés,

Voici votre regard sur cette immense chape […]»

                             (PÉGUY Charles Présentation de La Beauce à Notre-Dame de Chartres)

    Proust et Péguy étaient contemporains « Péguy est né deux ans après Proust et il est mort huit avant lui, tué d’une balle au front au début de la Grande Guerre » nous dit l’auteur du blog Le fou de Proust, qui ajoute que Proust n’appréciait guère le style de Péguy 

https://lefoudeproust.fr/2015/03/chartres-sa-cathedrale-et-peguy/

     À chacun son style, il est vrai, comme disait Buffon « le style c’est l’homme ». Chantecler a le sien et ses détracteurs le leur ! Le lecteur jugera !

      Ajoutons en passant à notre panel un autre passionné de la cathédrale de Chartres, Joris-Karl Huysmans (1848-1909), écrivain de la décadence – et l’un des écrivains de référence de Houellebecq qui – publie, en 1898, La Cathédrale, un roman très documenté dans lequel il étudie la symbolique chrétienne dans le cadre à la fois majestueux et romanesque de la cathédrale de Chartres. 

    Par la bouche de l’Abbé Plomb, l’un des protagonistes du roman, Huysmans porte, en passant, un jugement très dur sur les habitants de Chartres : « Le Chartrain est cupide, apathique et salace, répliqua l’abbé Plomb ; cupide surtout, car la passion du lucre est ici, sous des dehors inertes, féroce. Vraiment, par expérience, je plains le jeune prêtre que l’on envoie, pour ses débuts, évangéliser la Beauce. » (HUYSMANS Joris-Karl,  La Cathédrale Paris, Plon-Nourrit, 1915, p. 170).

     On n’ose imaginer Huysmans revenant étudier les trésors d’art religieux de notre Église Notre-Dame…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

      Revenons à notre sujet du jour, et à la foire de la  Saint-André, joyau du commerce chartrain.

    À l’époque de Proust, elle se tenait effectivement le jour même de la Saint-André (30 novembre),  mais il est peu probable qu’elle ait été évoquée dans La Recherche ! (Avis aux chercheurs !)

     Après cet intermède littéraire et ce « clin d’œil à Proust », revenons maintenant au temps présent pour nous lancer dans un petit exercice de presse-fiction.

    Il y a fort à parier que nous lirons bientôt dans les colonnes de notre presse locale des articles de la même eau et du même style que celui-ci, lu dans L’Écho républicain du 26 novembre 2017, à propos de la foire de la Saint-André à Chartres,  l’an dernier :

 

« Chartres L’écho républicain

Le froid n'a pas eu raison des promeneurs, qui ont une nouvelle fois été nombreux à arpenter les allées de la foire de la Saint-André, ce dimanche 26 novembre 2017, à Chartres.

Il a fallu attendre le début de l'après-midi et des températures un peu moins fraîches, ce dimanche 26 novembre 2017, pour que la foule envahisse les allées de la foire de la Saint-André, à Chartres. Une foire animée par 160 exposants, alignés entre la butte des Charbonniers et la place de la Porte-Saint-Michel.  Sans oublier la cinquantaine de commerçants du centre-ville qui, pour l'occasion, ont exceptionnellement ouvert les portes de leurs commerces.

Même si certains promeneurs regrettent la présence d'un trop grand nombre de marchands de vêtements, il y en a pour tous les goûts, cette année encore, avec des vendeurs de produits alimentaires (charcuterie, fromages, friandises...), d'objets en tout genre (sacs, coques de téléphone, couteaux, etc.), sans oublier les authentiques camelots, la fête foraine et les stands de restauration, où la traditionnelle andouillette aux oignons sont à l'honneur.

                               Philippe Dubois »

 

https://www.lechorepublicain.fr/chartres/loisirs/fetes-sorties/2017/11/26/les-visiteurs-fideles-a-la-foire-de-la-saint-andre-a-chartres_12645157.html

 

   Bonne foire mes amis, couvrez-vous bien, buvez de bons canons et mangez « la traditionnelle andouillette aux oignons », et surtout, faites de bonnes emplettes ! Pouet ! Pouet !

    Au fait, il n’y a plus de photographes ambulants sur les foires. C’est bien dommage, car  ils vous tiraient des portraits argentiques capables de braver le temps. Claudi vous le démontre en image et en passant ! Comme le temps passe !

   Oui, « comme le temps passe » !  C’est la conclusion d’une nostalgique chanson qui devrait plaire à notre joueur d’accordéon !

https://www.youtube.com/watch?v=QJlcdfjhPr0

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2018  (J+3603 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse