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  • Claude Speranza, Auxonnais
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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 08:11

CHARMOY-CITY : FRAGMENTS D’UN DISCOURS SUR LA REVITALISATION (1) - du 20 mars 2018 (J+3380 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article, nous avions conçu le projet de publier, dans le cadre de ce que notre premier édile nomme publiquement et charitablement nos « divagations », une recension à la loupe de son discours  revitalisateur du 27 février.

CHARMOY-CITY : AVIS DE REVITALISATION À LA POPULATION - du 17 mars 2018

     Chose promise, chose due. Nous publions aujourd’hui le premier numéro de la série « Fragments d’un discours sur la revitalisation »

     Afin de permettre au lecteur de se référer en permanence à l’original, nous mettons à sa disposition en PDF la copie du texte publié sur la page facebook du groupe Auxonne Passionnément 21, précédée de notre bref commentaire général.

          Dans ce commentaire, nous soulignons, qu’une lecture attentive met en évidence la présence conjuguée et croisée de trois discours en un :

       - Un discours d’introduction sur la revitalisation proprement dit    

       - Un discours relatif au commerce local, à son passé, et à son présent.

       - Un discours relatif aux menaces passées sur le centre-ville historique et au « respect » actuel de ce patrimoine.

     En référence à ce découpage, c’est précisément la partie « commerciale » du discours, repérée en rouge dans le PDF, que nous commenterons aujourd’hui dans le présent article. Cette partie est, en effet, à notre sens, outre que superflue, la plus éminemment critiquable.

      Pour ce faire, nous ferons alterner successivement les citations du discours original (en rouge), et notre commentaire (en noir)

     

    « Soyons clairs, je l’ai affirmé à plusieurs reprises, il ne s’agit pas pour nous de rechercher l’heureux temps supposé des années 50-60. Etait-ce d’ailleurs un heureux temps ? Pour moi oui, car le poids des années ne pesait pas sur mes épaules. Je ne souhaiterais pas revivre ce temps. Nous avons gagné depuis en qualité de vie. Le commerce a évolué […] »

Notre commentaire : On ne comprendra pas cette référence à « l’heureux temps supposé des années 50-60 », si on ne la rattache pas à ce constat final : « le commerce a évolué ». Selon nous, ce paragraphe s’adresse d’abord aux petits commerçants nostalgiques de la prospérité passée et qui ont vu leur nombre en diminution constante depuis « l’heureux temps supposé des années 50-60 ».

   Notons en passant qu’après avoir confessé que « l’heureux temps supposé des années 50-60 », avait été effectivement un temps heureux pour lui « car le poids des années ne pesait pas sur [ses] épaules », notre orateur, à l’opposé d’un Faust, déclare ne pas souhaiter le revivre sur l’air du « Non, je ne regrette rien ».

https://www.youtube.com/watch?v=Q3Kvu6Kgp88

Alors, puisqu’il faut tourner la page sans regrets, quid d’une nouvelle candidature au prochain mandat ? Poutine ou pas Poutine ?

https://www.youtube.com/watch?v=OUxg162QbDw

« Le circuit court, nous n’avons pas attendu les métropoles pour le mettre en place. Les asperges nous savons où les trouver, les choux, les ognons, carottes, pommes de terre, idem et sans difficultés. Merci Messieurs les Maraîchers. C’est cela notre ville.

https://www.youtube.com/watch?v=8BQW_JllILk

Aujourd’hui le passé est révolu. Le pot de lait au coin de la rue, l’achat de chou-fleur chez le maraîcher voisin n’existe plus. »

Notre commentaire : La référence au « métropoles » s’explique par l’aversion de notre premier édile pour la puissance hégémonique du Grand Dijon. Aversion que nous pouvons comprendre, voire partager.

     En ce qui concerne « le circuit court », maintenant, il s’avère plus difficile d’admettre à la fois ces deux assertions successives : « Les asperges nous savons où les trouver, les choux, les ognons, carottes, pommes de terre, idem et sans difficultés » et « l’achat de chou-fleur chez le maraîcher voisin n’existe plus. »

     Le chou-fleur, où va-t-on le chercher, alors ? Dans le « circuit court » du supermarché sans doute ?

   Quant à « Messieurs les maraîchers », il semble bien, à lire du moins un article promotionnel récemment diffusé en ligne et auquel participaient notre premier édile et son adjointe en charge de l’urbanisme, qu’ils n’aient pas vraiment le vent en poupe !

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

« Les grossistes ont laissé la place »

Notre commentaire : Les « grossistes » qui « ont laissé la place » sont sans doute ceux qu’à Auxonne on appelait plus couramment les expéditeurs.

    L’assertion peut être prise à la lettre, puisqu’actuellement, pour le bonheur de notre maire, un LIDL prospère sur l’emplacement occupé anciennement par l’entreprise d’un ex-expéditeur.

« Les petits magasins ont lutté contre l’arrivée des grandes surfaces. »

Notre commentaire : Effectivement, les petits commerçants et l’UCIAA ont lutté un temps « contre l’arrivée des grandes surfaces. » En particulier de 2009 à 2015, si l’on s’en tient au siècle présent. Pendant ce temps, notre premier édile, portait haut la bannière d’une grande enseigne après avoir préparé « discrètement » sa venue.

CHARMOY-CITY : UN LABEL À NE PAS OUBLIER - du 25 mars 2017

     Cette petite phrase laconique « Les petits magasins ont lutté contre l’arrivée des grandes surfaces. » résume à bon compte une aventure assez peu glorieuse dont les blessures sont encore ouvertes.

   Le temps de la résistance est passé, puisque notre premier édile est parvenu à ses fins au Charmoy. Les survivants n’ont plus guère le choix que de collaborer, sans trop d’illusions sans doute… Ce qui justifie, dans la suite du discours, les remerciements de notre premier édile à l’adresse de « l’Union Commerciale qui a largement participé aux discussions sur ce projet ». Pas le projet du Charmoy, bien entendu, mais le projet de revitalisation du cœur de ville !

« Les élus sont critiqués. Mais où allez-vous Mesdames et Messieurs les consommateurs faire vos emplettes ? »

Notre commentaire : Chacun va faire ses « emplettes » où il veut et  bien souvent où il peut. Le devoir d’un premier édile, dont la charge comporte aussi des obligations morales, pourrait être d’acheter d’abord chez les commerçants d’un centre-ville qu’il veut revitaliser.

        Ce qu’il fait sans doute en vertu de son inénarrable précepte, formulé dans l’Agenda Auxonne 2016 :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

     Détail navrant pour finir : lors de la soirée du 17 février, un ancien président de l’UCIAA qui avait osé intervenir au micro s’est vu reprocher par le président de séance d’avoir été vu sur le parking d’une grande surface doloise ! Où va se nicher l’inquisition !

« On me dit les grandes surfaces c’est terminé. Le e-commerce (internet) a pris le relai. Certes le commerce en ligne se développe, néanmoins lorsque je passe chaque jour devant un low-cost et une moyenne surface : je ne vois pas un fort désengagement. Il en est de même quand je prends l’avenue du Général de Gaulle et la route de Dole. »

Notre commentaire : Notre premier édile nous offre en résumé un panorama géographique local des implantations de grandes surfaces.

Ce n’est pas au consommateur de s’adapter aux commerces, mais l’inverse. Des commerçants locaux l’ont bien compris. Lorsqu’un commerçant prend de son temps pour apporter au port une livraison d’épicerie, il a tout compris.

Notre commentaire : Moralité « le client est roi ». Je pense qu’au bout du compte, à la différence du « commerçant [qui] prend de son temps pour apporter au port une livraison d’épicerie » je n’ai rien compris, c’est pour cela, sans doute que je divague.

       Alors, un de ces matins, pour m’amender, c’est décidé, j’irai porter des croissants à Monsieur le Maire, en essayant de ne pas me faire mordre…par le chien !

À suivre…

 

Charmoy-City, fragments d'un discours sur la revitalisation

Charmoy-City, fragments d'un discours sur la revitalisation

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 mars 2018  (J+3380 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions