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  • Claude Speranza, Auxonnais
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 07:29

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (2) du 16 DÉCEMBRE 2015 (J+2555 après le vote négatif fondateur)

Non ! Nous ne vous parlerons pas aujourd'hui de STAR WARS VII, ni du réveil de la force, mais d'un truc vachement plus bath !

« Sucettes en chocolat » distribuées aux clients « atelier de tatouages éphémères », « animations dédiées aux enfants » …, « l’ouverture de la zone commerciale Leclerc » pourrait-t-elle à Auxonne comme à Wasselonne « créer une dynamique au centre ville et dans la nouvelle zone commerciale » ?

C’est du moins ce que d’aucuns pourraient se permettre d’escompter, s’ils se réfèrent à la lecture  d’un article lénifiant paru le 5 mars 2014 dans les Dernières Nouvelles d’Alsace sous le titre : « Wasselonne Leclerc PENDANT LES TRAVAUX LE PATRON RESTE OUVERT ». Outre une « tournée de chantier avec le patron », l’article dresse un bilan de santé rassurant de l’union commerciale locale, pour ainsi dire ressuscitée. Après Champagnole, le cas de Wasselonne tendrait donc encore à démontrer que le meilleur requinquant pour une union commerciale flapie, c’est la construction d’un hypermarché !

Cependant, la création du pôle excentré du Charmoy continue d’inquiéter bon nombre de nos lecteurs/trices fidèles. Ils/elles ne pensent pas, eux/elles, contrairement à certain artiste nouvelliste très décoré, invité surprise du maire d’Auxonne sur l’estrade du Conseil municipal, et ingénieur en prospective autoproclamé qu’ « en quelque sorte, une synergie commerciale vient de germer à l’est d’Auxonne, [qu’]elle va très bientôt fleurir et [qu’] à son terme ce sera une profusion de fruits»

Nous avons donc pensé qu’ils apprécieraient, en préambule à la survenue du miracle d’Auxonne qui « va très bientôt fleurir et à son terme ce sera une profusion de fruits », la relation du petit miracle de Wasselonne :

« L’ASCA SE PORTE (À NOUVEAU) BIEN

Après une dissolution qui avait un temps laissé place à l’ACIW, sans succès, l’association des commerçants et artisans (ASCA) de Wasselonne a revu le jour en décembre dernier dans son appellation « historique ».

Une renaissance qui a été plutôt bien accueillie par les professionnels, puisque l’association totalise aujourd’hui 38 adhérents, décidés à « créer une dynamique au centre ville et dans la nouvelle zone commerciale », explique la présidente Nathalie Peter.

Autant de commerçants et artisans qui afficheront l’autocollant de l’association sur leur vitrine. Une première manifestation a eu lieu le mois dernier, à l’occasion de la Saint-Valentin : les commerçants et artisans ont remis à leurs clients des sucettes en chocolat. Histoire d’«officialiser» le retour de l’Asca, les festivités devraient en outre battre leur plein le dernier week-end de mars, à l’occasion de l’ouverture de la zone commerciale Leclerc. Au programme, au centre-ville et dans la galerie [N.D.L.R. Chantecler : c’est nous qui soulignons] : des animations dédiées aux enfants, avec, notamment, des cours de cuisine, des structures gonflables, des démonstrations de voitures télécommandées et un atelier de tatouages éphémères. Pour les plus grands, l’Asca organisera une grande tombola lors de laquelle seront mis en jeu un barbecue à gaz, une tireuse à bière, un vélo, un lapin en chocolat de 2 kg et d’autres lots offerts par les adhérents. Ces derniers distribueront en outre des coupons de réduction aux clients. » (Dernières Nouvelles d’Alsace du 5 mars 2014)

Tout ça, c’est du nanan pour Arlette et Gaston, même s’ils ne lisent pas les DNA, mais une bonne presse du même tonneau… quand ils ne l’écrivent pas.

Oui c’est du nanan pour Arlette et Gaston… et Raoul et Robert, mais pas pour tous les Auxonnais(es), quoi qu’on en dise… Même si à la tombola, il y aura peut-être un Père Noël « en chocolat de 2 kg » et aussi « une tireuse à bière ». Oui, une tireuse à bière !

Ou même, pourquoi pas, carrément une « ÉROS-VACHE [qui] produit du vin rouge, du rosé, du blanc, du Ricard et de la bière Vive l’EROS-VACHE !! » (Bloc note intellectuel auxonnais n°3 de 2004 page 32)

Vachement bath ce truc pour mes « libations chaotiques » et pour me « bâfrer de vinasse » se dit Zinzin ! Une bouteille sous chaque pis ! Voilà, en somme, concrétisé le célèbre adage qui parle au fond de toute feuille de vigne-cendrier en céramique d’art au grand feu et qu’Audiard plaça dans la bouche de Gabin : « je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin » !! C’est proprement superbe !!

Une petite interrogation subsiste pourtant. Les DNA annonçaient les festivités de Wasselonne dès le 5 mars pour les 28 et 29 du même mois, donc 3 semaines à l’avance.

Pour l’heure, dans Le Bien Public, nos DNA à nous, après la douzaine de clichés nouvellistes du chantier en deux mois, c’est le calme plat ! Pas d’annonce, pour l’instant, de festivités d’ouverture comme à Wasselonne !

Et pourtant, le temps passe… Ne sommes-nous pas déjà le 16 décembre ? Oui le 16 décembre, veille du 17 qui sera le septième anniversaire du « vote négatif fondateur », il y a déjà 2555 jours de cela ! Comme le temps passe !

ANNIVERSAIRE D’UN VOTE POUR RIEN - du 17 DÉCEMBRE 2014

En attendant, pour les sept ans du petit Charmoy, conçu par l’opération d’un Saint-Esprit local très discret après le NON du 17 décembre 2008, buvons avec ÉROS-VACHE, buvons, comme disait Gaston Bachelard, pour nous souvenir ! Imitons Zinzin, « bâfrons-nous de vinasse » pour nous souvenir de ce mauvais coup tordu !

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

Au Charmoy à tous les coups l'on gagne

Au Charmoy à tous les coups l'on gagne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 décembre 2015 (J+2555 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:40

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (1) - du 14 DÉCEMBRE 2015 (J+2553 après le vote négatif fondateur)

Notre titre s’inscrit dans la saga du Charmoy, il ne faudrait donc pas le lire au prisme des résultats électoraux d’hier. Nous devons néanmoins, en bon chroniqueur au service de ses concitoyens, sacrifier à l’actualité en lui accordant quelques lignes. Ce que nous ferons, bien entendu, dans l’esprit de notre blog.

Au cours des dix dernières années, il arriva que des élections croisent le parcours des projets charmoysiens de LECLERC/Langlois, et que ces élections s’en trouvent perturbées. Ainsi, en 2011, Monsieur Montial, président de l’Association croupion AAC ‒ Auxonne Avenir Consommateurs, association ad hoc, montée pour soutenir le lobbie LECLERC/Langlois et pour coller ses affiches ‒ soutint lors des cantonales Monsieur Langlois, déjà fortement étayé par Monsieur Sauvadet…

CADDIE MONSIEUR MONTIAL ? - du 24 mars 2011

En vain ! De ce passé sans gloire, passons aux présentes régionales. Une question se pose. Qui sait, si dans sa lettre de soutien à Monsieur Sauvadet qui, nonobstant cette missive, vient de « ployer le genou », Monsieur Langlois n’aurait pas dû s’adjoindre, à tout hasard comme en 2011, le précieux soutien de Monsieur Montial, président méritant de l’Association croupion AAC, qui siège à présent en son conseil. S’il l’avait fait, la face de l’histoire en eût peut-être été changée ? Un peu de jaune-fluo de LURE aurait peut-être permis de rafraîchir et de booster un bleu un peu fatigué ! Même si en Haute-Saône, pour le coup, le bleu tourne plutôt au marine !! Pauvre Monsieur Joyandet !

Mais le tableau n’est pas si noir aux rives de notre Saône. En raison du sursaut bleu unique et particulier à notre Côte d’Or, Auxonne décroche, après sa deuxième fleur, une conseillère régionale embarquée de justesse sous l’aile de Monsieur Sauvadet, en la personne d’une adjointe de Monsieur Langlois, dont nous ne pouvons dire qu’une chose, c’est qu’elle est une partisane ferme et déclarée de LECLERC au Charmoy.

On va m’accuser de mélanger les genres. Peu m’en chaut, car j’ai en la matière un grand prédécesseur : Monsieur Langlois. Monsieur Langlois, qui en juin 2010, appela les citoyens aux urnes pour dépanner ses bons copains de VESOUL-LURE ! Depuis 2010, quand je glisse mon bulletin dans l’urne, j’ai toujours l’impression de voter dans un caddie !

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!!-du 04 AOÛT 2014

Allons, pas de regrets ! Restons-en là ! En nouvellistes convaincus, regardons résolument vers l’avenir et vers la « sculpture » du Charmoy ! Les nostalgiques curieux d’histoire charmoysienne, pourront, quant à eux, trouver plus de détails dans Chantecler n° 13.

CHANTECLER N° 13

Après ce détour électoralo-hypermercatique, revenons-en à notre sujet proprement hypermercatique et à l’article prévu.

 

« Le grand chambardement [qui] se situe en périphérie » – pour reprendre les termes d’un article du Progrès (Champagnole) du 22 septembre 2014 – provoquera-t-il à Auxonne, comme à Champagnole, la Perle du Jura, « Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

L’ouverture d’un hypermarché Leclerc à Champagnole aurait en effet métamorphosé l’union commerciale à bout de souffle et requinqué la dynamique du centre-ville… Du moins si l’on en croit l’article cité et intitulé « Commerce : quoi de neuf dans la Perle du Jura ?»

Des fois que vous ayez le blues, nous vous proposons la lecture de quelques extraits de cet article plutôt enthousiasmant :

« Économie. Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville

« Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes [N.D.L.R. Chantecler : de grandes enseignes sans doute !! C’est nous qui soulignons]. Celui-ci est désormais comblé », estime Philippe Piard, [nouveau] président de l’union commerciale Champa Sympa. Heureux de voir justement les boutiques de la grande distribution adhérer à l’association. « Certaines grandes surfaces ont adhéré et on peut en espérer de nouvelles. Il y a encore quelques commerces, petits ou grands réticents, mais plus on sera nombreux et meilleure sera la concertation », [N.D.L.R. Chantecler : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est content] poursuit le président. Qui trouve que Champagnole dispose d’un Centre-ville dynamique et qui doit avoir sa place dans le tissu économique local.

« Il me semble que le changement est flagrant depuis quelques mois. Le dynamisme de l’union commerciale, celui apporté par les samedis piétons au mois d’août. La ville a une attractivité qui se voit. […]

Le président de l’UC se veut optimiste pour l’avenir. « Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien. A l’UC, on essaye de faire le maximum pour satisfaire tout le monde malgré la différence qu’il y a entre les commerces. [N.D.L.R. Chantecler : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est content] […] » (Le Progrès du 22 septembre 2014)

Tout le monde il est content, sauf peut-être les employés et les clients habitués du Casino de Champagnole. Ça n’a pas traîné ! Six mois après le précédent article réjouissant, Le Progrès du mardi 31 mars 2015 titrait en page 30 à la rubrique Champagnole « Le passage de Casino sous l’enseigne Leader Price inquiète les salariés ». C’est que « Casino deviendra Leader Price, et cela dès le mois de mai » explique Patrice Tissot, délégué du personnel du magasin, qui voit dans cette mutation le premier effet « d’une course folle aux commerces qui ne crée pas d’emplois mais en supprime ». Patrice Tissot rappelle : « Nous étions 29 salariés lorsque Super U s’est agrandi avec son village U en 2012. Nous sommes 17, aujourd’hui, en comptant la jeune apprentie ». La station-service du supermarché est déjà en cours de démantèlement. Pour le personnel, le changement d’enseigne est bien une fermeture : « Ce n’est pas un transfert. C’est la fin de Casino [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] et la création d’un Leader Price. Pour l’instant, nous avons la chance d’avoir ce repreneur pour sauver nos emplois. Mais le problème reste entier. Forcément, il y a une grande surface qui cédera. Sans parler des commerces du centre-ville [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] ».

Et Patrick Tissot de poursuivre : « L’attractivité souhaitée au départ devient un piège mortel pour tous les commerçants de la ville [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] »

Il peut être instructif de mettre en parallèle ce discours d’un responsable syndical confronté dans l’urgence, avec ses collègues, à la réalité des faits, et les éléments de langage, téléphonés et peu crédibles que le maire d’Auxonne et ses adjoints ont sans doute rapportés de leurs visites en Haute-Saône… : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville » (déclaration sur FR3 le 22 octobre 2014) . Voilà, en tous les cas, le genre de discours stéréotypé que nos recherches nous ont amené à retrouver comme argument, partout où une grande surface voulait s’installer avec la bénédiction du maire local.

LE POIDS DES MOTS (4) - du 13 SEPTEMBRE 2015

Il n’est pas rare que des plumitifs zélés viennent à la rescousse ! Ainsi de ce « décideur » local, bien en cour auprès du maire d’Auxonne, qui trônait dernièrement sur l’estrade de notre Conseil municipal. On se demande bien d’ailleurs à quel titre ? Peut-être en raison des « Multiples titres, médailles et décorations au titre des arts et pour services exceptionnels rendus à la collectivité humaine » qu’il déclare modestement.

Il faut dire surtout que ce monsieur offrait naguère, dans son magazine NOTIN, une tribune publicitaire de choix à notre premier magistrat et à ses projets charmoysiens, et qu’en retour l’édile le lui rendait bien, en accueillant le magazine en mairie.

On ne s’étonnera donc pas que, dans le style amphigourique qui lui est si particulier, notre nouvelliste, reconverti au numérique, ait écrit le 21 novembre dernier, sur son blog, dans un article « aéronautique », et à propos du rêve charmoysien : « En quelque sorte, une synergie commerciale vient de germer à l’est d’Auxonne, elle va très bientôt fleurir et à son terme ce sera une profusion de fruits, argumente NOTIN »

Ces augures poétiques lui auront sans doute été inspirés, par une de ses visions verdoyantes, au cours de laquelle Saint-Fiacre lui est apparu, portant Pomone et Flore sur ses genoux ! On imagine le tableau !

En attendant l’« élan qui ne peut que favoriser le centre-ville » et la « profusion de fruits » induite, Claudi a imaginé un futur matin qui chante de notre centre ville. La Vache de Radio Charmoy est bien évidemment dans le coup, pour une petite valse entraînante. Avec «Café au lit, au lait » nous rendons un hommage à Pierre Dudan véritable artiste et esprit libre à redécouvrir. Vous connaissez la chanson ?

https://www.youtube.com/watch?v=JkQektYkEK8

Charmoy City, ça bouge au centre-ville

Charmoy City, ça bouge au centre-ville

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 décembre 2015 (J+2553 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:03

LE POIDS DES MOTS (8) - du 12 NOVEMBRE 2015 (J+2521 après le vote négatif fondateur)

Nous voudrions conclure notre série « Le poids des mots » par ce huitième et dernier article. Il n’est plus nécessaire à présent de vous présenter PUSEY, commune limitrophe de VESOUL en Haute-Saône.

PUSEY, lieu de pèlerinage obligé des maires de la région Est rêvant d’installer un Leclerc sur leur commune. La preuve ? Rodolphe Quinonero, responsable LECLERC déclarait publiquement aux élus de Champagnole le 26 avril 2010. « Je suis prêt à vous recevoir à PUSEY, en Haute-Saône, pour vous faire visiter un hypermarché LECLERC. Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. » Il leur avait déclaré précédemment, lors de la même réunion : « La première fois que j'ai vu le Maire, [N.D.L.R. celui de Champagnole] je lui ai dit que faire un hypermarché LECLERC dans quelque ville que ce soit, si on a le soutien des politiques, c'est partir au feu [N.D.L.R. tiens, j’ai déjà lu ça quelque part ]. Vous allez en entendre de toutes les couleurs. A AUXONNE, le Maire va demander à ses administrés de voter pour ou contre l'implantation d'un LECLERC [N.D.L.R. : en fait, le Maire d’Auxonne, dont on connaît la discrétion florentine, s’est bien gardé d’annoncer la couleur lors de la consultation de juin 2010]. Conclusion : PUSEY, CHAMPAGNOLE, AUXONNE trois points sur la même carte d’état-major LECLERC !

N’échappant pas à la règle, nos élus ne manquèrent pas de se rendre à PUSEY pour visiter « le magasin à Daniel » en 2009 ou 2010 et revinrent de ce pèlerinage, les yeux plein de lumière, définitivement ébahis et convertis ! Je n’invente rien, c’est l’un d’eux, un adjoint de poids, qui m’en fit la confidence, un peu racoleuse, alors qu’en juin 2010 je jouais les archéologues amateurs sur le chantier du port, effectuant gratis et de mon mieux relevés et photographies à l’ombre des pelleteuses en fureur.

Je palliais ainsi certaines carences dans les démarches préalables au démarrage des travaux et, si vous en doutez, en voici la preuve vérifiable : j’en fus officiellement remercié avec mon épouse dans Inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 (page 2 colonne centrale).

Je n’étais pourtant pas en odeur de sainteté auprès des pèlerins fraîchement convertis de PUSEY, car, ô sacrilège, je venais de démarrer le présent blog, écrit hérétique et sulfureux s’il en est !

C’est que nous avions sans doute permis, avec nos petits moyens, d’éviter une interruption du chantier (du port, pas du Charmoy !!). Et leur soulagement avait peut-être inspiré un peu de gratitude à nos pèlerins qui réellement, je vous jure, avaient eu chaud ! La prochaine fois, ils prendront peut-être leurs dispositions. Du moins, espérons-le !

Moi aussi j’avais chaud car le blog et le chantier, tout ça, ça faisait du boulot !

ARCHÉOLOGUE À AUXONNE, PASSIONNÉMENT ! - du 24 février 2014

En attendant, jetons l’ancre dans les eaux royales, accostons, débarquons et revenons à nos moutons, il faut vraiment terminer cette série.

Ce qui se passe à PUSEY, est sans doute, en plus grand, et avec de l’avance, ce qui adviendra au Charmoy. Un hyper se pose d’abord, et quelques années après arrive la suite, selon l’adage : « Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. » C’est d’ailleurs ce qui était prévu dès 2009 avec le projet sur « 19 hectares » au Charmoy (voir Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009). La proximité de Dole, où l’on sait l’état critique du commerce de centre-ville, causé par la prolifération de grandes surfaces périurbaines ne nous oblige d’ailleurs pas à regarder aussi loin que PUSEY. Mais comme nos élus pèlerins, j’ai un petit faible pour PUSEY et pour le « magasin à Daniel » comme dirait de façon si candide l’heureux maire de tous les Oasis !

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015

Je voudrais conclure par un échantillon intéressant d’argumentaire de promoteur. Je l’ai trouvé dans un article publié par La Presse de Vesoul le 5 juin 2014. Cet article est intitulé « Oasis 3 « Une bouffée d’oxygène pour l’agglomération » » et illustré d’une photo de l’heureux binôme maire/promoteur évoqué dans le sixième épisode de cette série.

À travers les thèmes récurrents évoqués, diverses coïncidences et autres homonymies nos fidèles lecteurs/trices ne manqueront pas de constater l’homogénéité universelle d’un discours et de pratiques dont l’efficacité sur le terrain, entre « tapis rouge », « M€ » et « moi, ce que je veux savoir, ce n’est pas ce que les commerçants en pensent, mais ce que les consommateurs en pensent » ne fait évidemment pas de doute. Comment résister, quand on est un maire très ordinaire, au poids des mots et des M€ !

Pour les curieux, nous diffusons le PDF de l’article complet, par ailleurs librement accessible sur le site internet de la commune de PUSEY, d’ailleurs très bien fait !

Ah ! Ces fameux « consommateurs », cette fameuse AAC auxonnaise par exemple, pour qui on imprimait des affiches à LURE en 2010. Ah ! les bonnes recettes ! Un maire très à l’écoute, des consommateurs soudain véhéments et bien abreuvés de pub, des petits commerçants de centre-ville étiquetés ringuards et anti-commerce et voilà la mayonnaise qui va prendre !

En attendant notre ami Claudi voit plus loin et il sait que notre premier édile à nous est pressé de dérouler le tapis rouge pour une inauguration dont il rêve sans doute chaque nuit depuis 2521 jours « i have a dream ! ». Le réveil au centre-ville risque pourtant d’être moins idyllique ! Qu’importe, on poussera les gravats sous le tapis rouge !

En attendant, Claudi a imaginé notre premier édile tout fébrile, et pas discret du tout pour une fois, en recherche de tapis rouge pour son inauguration rêvée. Il connaît certes une bonne adresse en Haute-Saône, mais…

Dernière minute : bien qu’ami de la fantaisie, devenue de nos jours si rare, notre blog est amant passionné de la vérité, de la vérité historique en particulier. Que cette vérité concerne d’ailleurs la petite histoire locale ou la Grande. Voilà pourquoi nous n’avons de cesse de lever le voile des approximations fortuites ou intentionnelles qui déforment souvent les faits.

Ainsi de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui ne fut pas signé « à l’orée d’un bois » comme nous le narre un site local « visionnaire » et hyper-lu qui « sculpte l’avenir commercial » mais bien dans une « clairière » comme nous le rappelle le site picard de l’Académie d’Amiens.

http://crdp.ac-amiens.fr/idp/rhethondes-60-la-clairiere-de-larmistice-idfidp/

Oasis et tapis rouges

Oasis et tapis rouges

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2015 (J+2521 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 07:58

LE POIDS DES MOTS (6 bis) - du 09 NOVEMBRE 2015 (J+2518 après le vote négatif fondateur)

Tous nos fidèles lecteurs/trices connaissent bien les liens évidents entre la grande distribution haut-saônoise et le projet « monumental » en cours au Charmoy. Nous espérons donc qu’ils auront trouvé matière à réflexion dans notre article d’hier. Établir des parallèles aide, en effet, souvent à une meilleure compréhension des faits.

Mais en matière d’étude de cas, dans quelque domaine que ce soit, la réflexion doit d’abord s’appuyer sur des sources identifiées et une bibliographie documentée. Les bibliothèques, dont la BNF (Bibliothèque Nationale de France), peuvent être à cette fin une ressource utile, mais dans les cas d’actualité courante, quelques articles de presse peuvent faire l’affaire. Quoi qu’on en dise, il est encore possible de trouver des articles lisibles.

Écrit dans l’urgence, notre article d’hier nous a semblé pécher par le caractère improvisé de son dossier de presse. Pour cette raison, nous avons étoffé et mis en ordre celui-ci pour le confort de nos lecteurs/trices.

L’idéal aurait été encore de proposer une analyse de ces documents. Dans l’immédiat, nous nous contenterons d’indiquer quelques pistes de réflexion qui rejoignent la problématique auxonnaise : désaccord des avis entre CDAC et CNAC, exercice payant d’une mise en forme « environnementale » présentable (eau, air) si l’on veut passer en CNAC, opposition entre grandes surfaces et petit commerce de centre-ville, rôle déterminant du maire de la commune d’implantation, mise en avant des créations d’emplois sans analyse des destructions prévisibles, « discrétion » quant au nom des enseignes prévues, manque de lisibilité des décisions pour le citoyen moyen qui ne bénificie pas de « petites enfiles pour savoir le résultat tout de suite », etc…, etc…

Si vous n’en êtes pas convaincu(e)s, réécoutez les 3 discours de Pusey. C’est du brut de décoffrage ! Du béton ! Et puis, si ça vous soûle, allez donc faire un tour à vêlò, comme dit « Kratt », au centre-ville de Vesoul !

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015

Je vous entends déjà, fidèles lecteurs/trices : alors, comme ça, on délaisse Charmoy-City, ses sculptures monumentales, ses travaux d’Hercule, ses rond-points qui croissent et embellissent, sa glyptothèque du Charmoy, et sa pinacothèque ! Arrêtez les potes, y’a pas que Charmoy-City, le débloque note auto-promotionnel d’Untel, son tableau d’honneur avec bons points, médailles et couronnes de lauriers, et son Université du Café du Commerce. Y’a pas que la revue journalière des travaux, et « les bordures de trottoirs qui se généralisent » ! Il faut sortir le dimanche et pas passer votre temps à relire Le radoteur du Val de Saône !

– Claudi, qu’est-ce qu’on met aujourd’hui ? Les chrysanthèmes c’est fini, le Charmoy de la rombière, ça suffit !

– Un p’tit tour au pays des brochets ça s’rait pas mal. Y’en a justement au menu d’aujourd’hui, et puis, j’ai tout c’qui faut dans mon congèle !

– Mais du brochet, tu nous en as déjà servi !

– Oui, mais seulement deux fois, pour la bonne cause, et pas tous les jours, dimanche compris, de face et de profil, et puis mon brochet à moi il fraye avec les siLUREs, la diversité c’est bon pour la frayère !

– J’ai compris : toi, tu veux pas bosser !

– Attends un peu demain avant de causer !

– Oui, c’est vrai, que demain on revient à Charmoy-City. On pourrait faire un scoop sur le « gros rouleau » qui « plombe » !

– Ça, pour plomber, çà « plombe ». Alors, chic, demain, on revient en vêlò ?

– Non ! En force !!

La frayère à brochet

La frayère à brochet

Je suis si Lure

Je suis si Lure

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2015 (J+2518 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:17

LE POIDS DES MOTS (6) - du 08 NOVEMBRE 2015 (J+2517 après le vote négatif fondateur)

Malgré la richesse sculpturale et monumentale de l’actualité locale, nous reprenons inopinément aujourd’hui notre série « Le poids des mots ». Ceci, en raison de l’actualité vésulienne : l’annonce dans la presse d’hier du rejet du recours exercé par Vesoul contre Oasis 3 (voir aussi nos 5 articles précédents des 1er août, 7, 10, 16 et 19 septembre derniers)

Après les deux discours « de la bretelle » de Pusey,

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015

notre article d’aujourd’hui sera consacré au discours de Nouvel An 2015 de Pusey où justement, il était déjà longuement question de ce recours.

La bande-vidéo que nous avons utilisée est présentée en ces termes par La Presse de Vesoul qui l’a mise en ligne :

« Lors de la cérémonie des voeux, ce vendredi 9 janvier 2015, René Regaudie, maire, est revenu sur le feuilleton de l'implantation d'Oasis 3, nouvelle zone commerciale sur la commune. La vidéo de La Presse de Vesoul. www.lapressedevesoul.com

Date d'enregistrement : 01/01/1970 [09/01/15]

Date de publication : 10/01/2015

Durée : 04:23

Catégorie: News

Sujets : Vœux »

Le propos ne manque pas d’intérêt par sa valeur d’exemple. Une chose est certaine au moins, on ne saurait le taxer de fadeur ! C’est du parler-franc ! On n’est pas habitué à ça, à Auxonne du moins, où la discrétion est toujours de rigueur, et où l’on ne parle surtout jamais de « petites enfiles » ! Au fil du discours l’élu vénérable et néanmoins pêchu, nous fait découvrir « Pierre », son co-équipier dans l’aventure d’Oasis 3, un intrépide motard et un vrai « dur-à-cuire » aux dires de l’orateur.

Nous avons tenté de retranscrire le plus fidèlement possible le discours, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x2ee0rw_les-voeux-de-pusey-pour-oasis-3_news

et sa retranscription par nos soins :

« Mais ce projet, on a eu beaucoup de difficultés. Au départ, c’était la SA Roger Martin qui avait lancé ce projet-là, et depuis l’an dernier, c’est la Société SOPIC, dont les représentants sont là dans la salle, qui ont pris la suite, voilà, et ont déposé un permis d’aménager, qui ont demandé 14 000 m² devant la Commission Départementale de Commerce [sic] de la Haute-Saône.

Alors, naturellement, comme toujours pour PUSEY, la Commission Départementale [N.D.L.R. Chantecler : CDAC du 20 juin 2014], a refusé par 6 voix contre et puis 2 pour, c’est-à-dire, y’a juste le Conseil général et la Commune de PUSEY, qu’ont voté pour. Quoi. CAV [N.D.L.R. Chantecler : Communauté d’Agglomération de Vesoul], Ville de VESOUL, pays, et compagnie qu’ont voté contre naturellement.

Alors, on avait décidé avec SOPIC, quoi, de déposer un recours devant la Commission Nationale. Puisqu’on en a le droit, il fallait le faire. Nous avons été convoqués, je me souviens plus, Pierre je sais plus [N.D.L.R. Chantecler : Pierre Quinonero, représentant de la SOPIC, il semble qu’on entende celui-ci répondre de la salle « Au mois de Novembre »], c’était au mois de novembre hein je pense [N.D.L.R. Chantecler : en fait précisément le 23 octobre 2014].

Oui, parce que le représentant de SOPIC, c’est Pierre Quinonero, quoi, alors, je sais pas si vous le connaissez, quoi. Il y a quelques années encore, il était reconnaissable, parce qu’il s’est tapé, je sais pas combien de DAKAR en moto, quoi, hein ! C’est un pilote de moto. Il a fait 6 ou 7 DAKAR, je sais plus combien, et il les a tous terminés, d’ailleurs. Alors, c’est un dur-à-cuire, quoi, dis donc, et on est allés à PARIS pour défendre ce dossier devant la Commission Nationale.

Ça a été un petit peu dur, quoi, on savait qu’on allait avec 20 % de chances, et quand on est sortis de la commission, on s’est dit, on en a peut-être 50 ! Et puis, comme on a quelques petites enfiles pour savoir le résultat tout de suite, quoi, hein, on a appris qu’à l’unanimité, ils nous avaient accordé, quoi, justement, c’est-à-dire qu’ils avaient cassé la décision de la Commission Départementale, pour nous accorder en Commission Nationale, quoi, le projet de 14 000 m², qu’est prévu pour [inaudible].

Mais, comme toujours, y’a un recours possible devant la Commission de, je sais pas quoi, Administrative de Nancy. Avant c’était le Conseil d’État, maintenant c’est la Commission Administrative Et y’a de grandes chances, je sais pas si ça été fait ou pas fait, la Ville de VESOUL va poser le recours encore, tu vois, contre notre projet [N.D.L.R. Chantecler : le recours a été déposé dans les premiers jours de février 2015].

Faut dire que les recours c’est sur la forme, hein, c’est-à-dire que si la loi sur l’eau est bien faite, savoir si y’a ci, si y’a ça.. Et là, on a un dossier béton, hein, Pierre ? J’te cherchais, je te voyais plus !

Moi, j’ai téléphoné au secrétariat de la Commission nationale pour savoir un petit peu ce qu’il en était. Il m’a dit, vous risquez rien, dans le sens que la Commission d’appel va nous suivre, parce que y’a rien qui peut influer de changement de statut.

Et puis, aujourd’hui, quoi, on attend. Et le problème, c’est que ça peut durer entre 4 et 18 mois [réactions de déception dans la salle]. Alors, vous voyez pourquoi, parfois, des fois, vous m’entendez râler de plus en plus fort, quoi. Parce que vraiment on a quand même, il faut quand même le souligner, quoi, un investissement qui va être fait pour en gros, pour 25 millions d’euros, quoi, et Pierre peut le confirmer, en gros également, 90 % par les entreprises locales. Y’en a qu’attendent, je vous garantis, quoi ce truc là.

Y’a la création de 200 emplois, faut pas oublier. C’est vrai, on me reproche, on me dit voilà, si on en détruit, oui, peut-être, c’est vrai, 10, peut-être 20. Mais si on en détruit 20, on en crée quand même 180.

Et y’a également, quoi, je pense que c’est important pour tout le monde, les finances, les retombées financières, notamment fiscales de cette zone, qui, en gros, quoi, pour la Commune de PUSEY, seraient autour de 200 000 euros, quoi, et pour la CAV, au moins de 250 000 euros.

Alors, quand on voit ce truc-là, vous comprenez pourquoi des fois je m’emballe, et je commence, ça fait bientôt dix ans qu’on en parle, quoi, au moins dix ans, quoi. Et il faut peut-être que l’on sorte de cet amalgame de VESOUL centre-ville, PUSEY, quoi, tout le machin, il faut qu’on travaille, je pense, pour l’avenir.

Là [N.D.L.R. Chantecler : dans le projet OASIS 3], ce sont des cellules de 1000 en gros 1000 à 2000 m² avec des enseignes nationales qui n’existent pas, pour la plupart dans la région. »

Voilà un superbe discours que l’on ne peut pas taxer, au moins, de tourner autour du pot !

Claudi a été enthousiasmé par tant de conviction ! Il se permet, en expert, un conseil. Ce qu’il faut maintenant à Pusey, c’est un rond-point avec une moto rallye raid. C’est tout de même plus winner qu’un radis comme à Auxonne.

Aux dernières nouvelles, l’attente qui « peut durer entre 4 et 18 mois » vient juste de se terminer à Pusey et à Vesoul. Mais comme l’avait prévu notre orateur : « y’a rien qui peut influer de changement de statut ».

Nouvelles fraîches de la presse haut-saônoise :

Pusey Dakar

Pusey Dakar

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 novembre 2015 (J+2517 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 07:56

RÉVEILS EN TOUS GENRES - du 21 OCTOBRE 2015 (J+2499 après le vote négatif fondateur)

Rassurez-vous, fidèles lecteurs/trices, votre serviteur n’a pas l’intention d’ouvrir une boutique d’horlogerie. L’horlogerie, pour lui, a d’ailleurs perdu beaucoup de son charme, depuis qu’il a récemment découvert que dans la ville des Lip, le grand portrait de Monsieur Sauvadet faisait la montre dans une vitrine de la grand’place.

Il est des réveils difficiles. Chacun(e) de nous en a connu, et en connaîtra encore ! Il y a le réveil musculaire, et puis le réveille-matin, supplanté par le radio-réveil. Il y avait « Le Réveil de la Côte-d’Or », journal auxonnais de gauche (ça existe ???) fondé en 1914 par le député Paul Gruet, et qui s’imprimait chez Bonnetain dans la rue du Bourg. Il y a enfin, « Le Réveil de Napoléon », monument de bronze offert par l’Auxonnais Claude Noisot et réalisé par le sculpteur François Rude. Ce monument érigé en 1847, à Fixin, aux environs de Dijon, reste, avec Auxonne, une étape obligée du tourisme impérial.

Le nom de Noisot fut récemment évoqué en Conseil municipal (Conseil municipal du 7 octobre 2015, Compte-rendu sommaire page 17) à propos du choix d’un nom de rue que nous avons déjà évoqué dans ce blog et sur lequel nous reviendrons plus loin dans cet article.

Mais d’abord, qui était donc ce Claude Noisot, dont la maison natale, située à l’angle de la Place d’Armes et de la rue de la Paix, fut démolie à la fin du siècle dernier pour faire place à une pharmacie ? Laissons-le répondre lui-même en lisant l’épitaphe qu’il souhaita pour sa tombe à quelques pas du « Réveil de Napoléon » : « Un soldat de Napoléon Ier ». Nous n’en dirons pas plus.

Ce soldat n’est pas tout à fait oublié à Auxonne, puisqu’une proposition fut faite récemment, lors du Conseil municipal du 7 octobre 2015, de dédier une rue nouvelle à sa mémoire.

Bien que n’ayant pas voix au chapitre, nous avions, quant à nous, fait quelques propositions moins glorieuses, car ne s’inspirant pas de l’Histoire, mais tout aussi fondées, en raison de leurs références à la « petite histoire du Charmoy » que nous prétendons assez bien connaître.

QUEL CHOIX POUR LE CHARMOY ? - du 07 OCTOBRE 2015

La majorité du conseil, sans grande imagination, a fait quant à elle le choix de la banalité et de la tautologie. Délaissant Noisot et son réveil, elle a opté pour « Rue du Charmoy ».

Et pourtant, avec un peu de réflexion (non, pas réfection, grand-père ! ré-fle-xion !) on aurait pu découvrir une solution nettement plus originale qui permettait, sans nommer Noisot, de faire un clin d’œil à ce thème du « réveil » qui lui était si cher ?

Non pas, dans le cas présent, le réveil de l’Empereur, dont Noisot, bonapartiste convaincu, attendait la résurrection en la personne du neveu impérial, mais bien le réveil commercial envisagé par notre premier édile en ces termes :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

(reportage réalisé par Michel Gillot et Cécile Claveaux, et diffusé par France 3 Bourgogne le 22 octobre 2014)

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

Ce réveil commercial, sur lequel notre premier magistrat a parié, l’Union commerciale, aux dires-mêmes de l’élu, a pourtant l’impudence de ne pas y croire ! C’est son droit ! Mais que dire de la majorité qui vient de manquer l’occasion de mettre en honneur et en exergue sur une plaque de rue le pari de son leader charismatique : le réveil commercial !

« Rue du Réveil commercial », ça aurait sonné pourtant pas mal, surtout en cette période de marasme !! Il y avait là de quoi, selon le mot fameux des partisans du projet « réveiller la Belle endormie » !!

Car il est certain que notre ville va connaître des réveils commerciaux, au Charmoy du moins. Pour la ville dans son ensemble, qui ne se limite pas (encore) au Charmoy, ils seront divers et variés, et il est à prévoir que tous ne seront pas agréables !!!

Le 20 janvier 2010, dans leur décision 317D, les experts de la CNAC, supposés orfèvres en la matière, prédisaient en ces mots l’impact prévisible du projet du Charmoy sur le centre-ville :

« Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville »

« Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne

Noisot, qui était un brave, rêvait de ressusciter Napoléon le Grand. Sur ses deniers, il a fait appel à Rude pour concrétiser son rêve dans le bronze, mais comme aurait pu dire Victor Hugo, ce fut peine perdue car c’est Napoléon le Petit qui advint !

L’histoire de notre premier édile, toutes proportions gardées, c’est un peu la même à l’envers : en prétendant relancer le petit commerce, il sert en réalité la grande distribution ! Ce n’est pas un « Un soldat de Napoléon Ier », mais il se pourrait bien qu’il soit « Un bon petit soldat discret de Michel-Édouard »

Claudi, qui n’est pas François Rude, a donné sa version du « Réveil commercial » au centre-ville…. En attendant qu’à la porte du Charmoy, le Rond-Point de l’Europe vienne apporter, brochant sur le tout, une ineffable note artistico-florale. Par l’opportune édification d’un radis monumental par exemple…

Le réveil commercial

Le réveil commercial

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 Octobre 2015 (J+2499 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:26

ET SI LA ZONE DU CHARMOY N’ÉTAIT QU’UN MIRAGE ? - du 09 OCTOBRE 2015 (J+2487 après le vote négatif fondateur)

Dans le dossier d’enquête publique de 2013 concernant la construction d’un hypermarché E.LECLERC, on pouvait trouver, selon les termes du rapport, un « dossier de demande d’autorisation de construire » renfermant « un courrier de la SARL BOUXDIS du 28 mars 2013 concernant la connexion du projet avec le Vieux Chemin de Dole et la réponse du Maire d’Auxonne du 11 avril 2013 » ( Enquête publique E13000033/21 du 21/02/2013 – Construction surface commerciale Auxonne p. 47/91)

Nous avons déjà évoqué ces courriers dans un précédent article

QUEL CHOIX POUR LE CHARMOY ? - du 07 OCTOBRE 2015

Le courrier de la SARL BOUXDIS, adressé au Maire d’Auxonne, précisait :

« La voie d’accès au parking du futur hypermarché allant du « rond-point de l’Europe » au « vieux chemin de Dôle », est une route à 2 voies qui a pour but de desservir le parking et ultérieurement la future zone du Charmoy ».

« Merci de me confirmer si dans l’attente de la construction de la zone du Charmoy, nous devons prévoir la condamnation provisoire de la connexion avec le « vieux chemin de Dôle » étant donné que ce dernier est un chemin communal qui ne peut manifestement pas recevoir le trafic en provenance de notre voie d’accès aux parkings et à la future zone du Charmoy ». Par lettre du 11 avril 2013 le Maire d’Auxonne confirmait l’option de la condamnation provisoire « dans l’attente de la construction de la zone du Charmoy ».

Les termes de la lettre de BOUXDIS sont clairs, la voie d’accès « a pour but de desservir le parking et ultérieurement la future zone du Charmoy ». Il s’agissait donc bien d’abord de construire un hypermarché E. LECLERC… Charité bien ordonnée. Pour « la future zone du Charmoy », on verrait « ultérieurement ». D’ailleurs, dans le plan initial du dossier déposé en janvier 2011 la voie d’accès desservait visiblement le seul hypermarché.

Pourquoi, alors en juin 2010, dans le cadre d’une « consultation » fort discutable, puisque faite a posteriori, a-t-on dérangé les électeurs pour voter pour ou contre une zone commerciale au Charmoy ? Sous couvert de cette consultation, ne s’agissait-il pas d’abord et avant tout de faire plébisciter, avec l’appui logistique et publicitaire du promoteur, un projet revu à la baisse, après le refus par deux commissions successives, et réduit en fait au seul hypermarché E. LECLERC, comme le montre clairement le projet de janvier 2011 ?

La presse elle-même ne s’y était pas trompée, et le 1er juillet 2010, Le Bien Public titrait « AUXONNE LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC ». Parmi les 1533 électeurs (30,3% des inscrits) qui votèrent alors OUI, combien, hormis les propriétaires fonciers (et encore !), profiteront un jour réellement des avantages et retombées tant vantés de cette fabuleuse et hypothétique zone du Charmoy ?

Ce n’est d’ailleurs qu’en 2013, suite à une intervention du Préfet, comme me l’a précisé le commissaire-enquêteur, qu’apparaît dans le plan consultable lors de l’enquête publique, un nouveau tracé susceptible d’assurer la « connexion avec le « vieux chemin de Dôle » », ainsi que la mention explicite « voirie à rétrocéder ultérieurement à la Commune ».

Cette rétrocession ultérieure interviendra, n’en doutons pas. Mais dans cet avenir plus ou moins proche, à l’heure du mariage Bourgogne-Franche-Comté, la proximité de Dole et des nombreux équipements commerciaux de sa périphérie sera plus que jamais une réalité criante. Ces équipements ont d’ailleurs connu un développement important au cours des dernières années, des commerçants auxonnais s’y sont implantés et y ont investi. La présence proche de ce pôle dolois risque bien de faire de l’ombre à l’avenir commercial du Charmoy.

De cette zone, il est fort probable, que pour de très longues années encore, nous n’aurons de concret qu’un nom, un nom de rue sur une plaque et dans l’annuaire : « rue du CHARMOY ». Ce nom, c’est celui que, sans surprise, nos édiles ont donné, le 7 septembre dernier, à la majorité des voix, à la « route à 2 voies qui a pour but de desservir le parking » de l’hypermarché E .LECLERC. Parmi diverses autres propositions qui ont été faites en séance nous retiendrons celle de « rue de LURE », car elle présente l’avantage de rendre à César ce qui est à César !

Le Charmoy a maintenant sa rue, à défaut d’avoir sa zone qui est pour l’instant encore « future ». Mais si le futur de cette zone reste encore hypothétique, son passé s’écrit depuis la fin du dernier siècle. Nous proposons pour finir à nos fidèles lecteurs/trices une relecture de ce passé, qui ne manque pas d’intérêt !

ARCHÉOLOGIE DU CHARMOY (1) - du 22 DÉCEMBRE 2014

ARCHÉOLOGIE DU CHARMOY (2) - du 27 DÉCEMBRE 2014

ARCHÉOLOGIE DU CHARMOY (3) - du 02 JANVIER 2015

ARCHÉOLOGIE DU CHARMOY (4) - du 04 JANVIER 2015

Mirage au Charmoy

Mirage au Charmoy

Ils ont dit oui à la rue du Charmoy

Ils ont dit oui à la rue du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 Octobre 2015 (J+2487 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:20

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

Dans notre dernier article, nous avions livré un échantillonnage de l’argumentaire-bateau selon lequel, l’installation de grandes surfaces en périphérie boosterait les commerces traditionnels de centre-ville. Ces discours péremptoires ne résistent pas à l’examen de la situation réelle ! La CNAC, relativement au projet auxonnais du Charmoy, ne déclarait-elle pas elle-même le 20 janvier 2010 que le projet aurait « un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et dès lors « ne manquerait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Il est vrai que postérieurement, elle finit par se…raviser.

Après le discours de « colère du maire de Pusey », motivé par le refus de la zone commerciale Oasis 3 en CDAC, il nous restait à entendre le discours-jumeau d’Yves Krattinger président du Conseil général de Haute-Saône. Ce discours sera donc notre sujet du jour.

Prononcé le même jour, 19 septembre 2014, que le discours de « colère du maire de Pusey », dans la même salle à PUSEY, et pour la même occasion (inauguration de la bretelle), le discours d’Yves Krattinger constitue le pendant modéré des propos véhéments du premier magistrat de PUSEY. De ce discours, comme du précédent, il nous reste un témoignage vidéo réalisé par La presse de Vesoul.

On pourra donc vérifier sur pièces, que, tout comme son homologue jurassien le Président Clément Pernot, maire de Champagnole, le président du Conseil général de Haute-Saône ménage en quelque sorte la chèvre et le chou puisque, tout en reconnaissant la nécessité de soutenir les centres-villes historiques, il regarde avec bienveillance l’installation d’enseignes en zone périurbaine.

Tout comme nous avions donné une transcription écrite du discours de « colère du maire de Pusey », nous offrons à nos fidèles lecteurs/trices une transcription de cet autre discours qui se veut un discours d’équilibre et de bon sens. Discours de bon sens en effet, car ne va-t-il pas dans le sens des promoteurs de grandes surfaces comme le démontrerait, s’il en était besoin, le vote du Conseil général à la CDAC du 20 juin 2014, seul vote positif en faveur d’OASIS 3 avec celui du maire de PUSEY, contre 6 votes défavorables.

Prononcé à l’occasion de l’inauguration d’un équipement routier, ce discours est néanmoins tout entier consacré au problème de la dualité commerciale centre-ville-périphérie. Moins fleuri que celui du maire de PUSEY, quoique non dépourvu d’un certain naturel et même parfois d’une saveur prononcée de terroir, le propos ne manque pas d’intérêt dans sa valeur d’exemple. Nous avons tenté de le retranscrire le plus fidèlement possible, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x269j4v_oasis_news

« Discours prononcé à PUSEY par le Président du Conseil général de la Haute-Saône à l’occasion de l’inauguration de la bretelle » (Texte retranscrit par nos soins d’après la vidéo de La Presse de Vesoul)

« Les grandes enseignes appellent des publics, et si elles sont pas présentes, les publics en question vont ailleurs. Si vous avez pas par exemple, dans le sport, des magasins pointus qui vendent des équipements d’aujourd’hui, et les équipements, ils vont de bricoles etc…à des gros équipements, et tout ce qu’il faut, que ce soit dans le vélo, que ce soit dans le sport de montagne, que ce soit dans le ski, que ce soit dans n’importe quoi, les gens, ils vont… Besançon, clair et net.

De toute façon, moi je suis près de Besançon, ça m’arrive d’aller à Besançon chercher des équipements, quand j’ai besoin de quelque chose le samedi. Bon. J’y vois autant de Haut-Saônois que si je viens ici. C’est pas compliqué, c’est comme ça. Quand les Bisontins appellent une zone les Portes de Vesoul, c’est pas naïf, parce que tous les Haut-saônois qui passent là disent : « Bah ! C’est les Portes de Vesoul, on est même presque en Haute-Saône, quoi ! ».

Faut pas oublier que quand « les Saveurs de la Ferme » se sont créées à Valentin [N.D.L.R. Chantecler : dans la banlieue de Besançon], ce sont tous des gens qui produisent en Haute-Saône, presque tous, et qui sont allés là-bas, pour choper le flux qui va vers Besançon. Si y’avait pas de flux, ils n’iraient pas là.

Je pense, voilà, je pense que nous devons trouver tous ensemble des chemins pour aller tous ensemble vers le développement. Ça veut pas dire qu’il y a pas une bataille à mener pour consolider le centre-ville de Vesoul. D’ailleurs, dans le contrat PACT que nous avons adopté, qu’a été adopté par la communauté d’agglomération de Vesoul, y a beaucoup d’argent qui est mis pour sur le centre-ville, dans le PACT, et on est d’accord. On a discuté avec Monsieur le Maire, Monsieur le Député-maire de Vesoul, on a parlé, on est d’accord. On a dit, c’est vrai qu’il faut faire des opérations, y a des problématiques de logements, de qualités de logements, de parking, etc…

C’est normal. Il faut les entreprendre, il faut bonifier le centre-ville, il faut pas l’abandonner, ça serait une erreur historique de l’abandonner. Tout le temps qu’on ne fait rien, c’est un temps qui s’accumule contre le centre-ville. Donc il faut agir.

Mais, en même temps, il faut capter ; et certaines enseignes ne vont pas dans les centres-villes, parce qu’elles demandent trop de parking, trop…

Vous comprenez, quand vous ressortez avec un vélo, c’est pas facile d’aller le chercher au milieu de Vesoul. Vous allez toujours le chercher à l’extérieur. Si vous ressortez avec des skis, c’est exactement pareil, c’est comme ça, y’arrive un moment c’est comme ça.

Donc moi je pense qu’on doit travailler tous pour que à la fois jouer la carte des portes d’agglomération, pour qu’elles captent un maximum de clientèle et ça renforcera la ville de chef-lieu, la ville de chef-lieu elle est quand même située au milieu de la Haute-Saône, ce qui est un atout pour elle, mais évidemment tout ce qui est loin peut subir des attractions extérieures ; mais c’est pas en disant aux gens : « Venez ! Vous n’irez qu’au centre-ville », qu’on fera venir des gens qui sont déjà saisis par des attractions extérieures.

Donc moi, je pense qu’on doit trouver à la fois une réponse pour le centre-ville, qu’est pas du tout à mépriser, et des réponses périphériques et vous l’avez évoqué. Donc, moi, bon y’a une instance [N.D.L.R. Chantecler : la CDAC], c’est, je la respecte. En même temps, c’est vrai…. que de faire..

Faut qu’on trouve les compromis nécessaires pour avancer, aussi bien en périphérie qu’au centre. Je suis très heureux quand même que tout ça soit débattu quand même lucidement, enfin discuté, entre vous.

Et puis je suis toujours heureux d’inaugurer un équipement [N.D.L.R. Chantecler : la bretelle] finalement pas très coûteux, 350 000 euros au total, 360 000 ou quelque chose comme ça TTC, et qui en fait est extrêmement opérationnel et apprécié de tous. Moi, les retours que j’ai, alors je les ai par élus que je rencontre ou par des gens :

« Ah ! Ben au fait, Président– ou « grand », vous savez comme c’est, ou « Kratt » – Ah ! Ben alors c’que vous avez fait à Pusey, c’est bien ! Ah ! Ça alors, c’était quand même con [inaudible]. Voilà ce qui disent les gens : « C’était quand même con ». Mais là, c’est bien »

Claudi, qui a récemment acheté un vélo au centre-ville d’Auxonne, rue Antoine Masson, chez un commerçant récemment implanté, offrant un choix, des prix et des services très intéressants, ne partage pas ce jugement hâtif de « Kratt » :

« Vous comprenez, quand vous ressortez avec un vélo, c’est pas facile d’aller le chercher au milieu de Vesoul. Vous allez toujours le chercher à l’extérieur. Si vous ressortez avec des skis, c’est exactement pareil, c’est comme ça, y’arrive un moment c’est comme ça. »

Venez donc acheter votre vélo au centre-ville d’Auxonne, Monsieur le Président, et comme votre homologue jurassien, Monsieur Clément Pernot, vous pourrez même faire un tour en tandem avec notre maire jusqu’au Charmoy !

VIES PARALLÈLES (5) : ÇA ROULE, CLÉMENT ! - du 03 MAI 2015

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 septembre 2015 (J+2464 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 10:10

LE POIDS DES MOTS (4) - du 13 SEPTEMBRE 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

Nous en étions restés à la « colère » du maire de PUSEY et à son « magasin à Daniel » et nous avions annoncé pour aujourd’hui notre intention de donner d’autres exemples d’un argument-type exprimé dans le discours de « colère », argument-type selon lequel le développement des zones commerciales périurbaines favoriserait la santé commerciale des centres-villes. Rappelons au préalable les termes employés par le maire de PUSEY dans son discours du 19 septembre 2014 :

« Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre-ville marchent bien ».

En résumé, répétons-le, selon cette argumentation, très répandue chez les promoteurs de grandes surfaces et leurs hommes-liges, bien loin de nuire aux commerces de centre-ville, la création de zones commerciales périphériques favoriserait « automatiquement » l’activité de ceux-ci !

L’argument est communément répandu et les exemples ne manquent pas. Parmi ces exemples, nous nous bornerons à en évoquer trois, déjà plus ou moins largement abordés ou étudiés dans nos précédents articles.

Ces exemples concernent Auxonne (21), Champagnole (39), Wasselonne (67), trois communes de taille comparable, et présentant en outre ce point commun : devoir au zèle et à la diligence de leurs maires respectifs l’implantation, récente ou en cours, d’un hyper LECLERC.

AUXONNE TOUT D’ABORD :

Le 22 octobre 2014, à la suite de l’interruption du chantier du Charmoy, intervenue une quinzaine de jours plus tôt, France 3 Bourgogne diffusait un reportage. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’exprimait sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

Comment ne pas mettre en parallèle ce discours formaté avec celui relevé sur un tract de la mémorable consultation de juin 2010, tract imprimé par l’AAC (Auxonne Avenir Consommateurs), association-croupion et ad hoc créée pour la circonstance. À noter que son Président est entré depuis au conseil municipal.

Nous vous livrons la profonde « pensée » téléphonée du Président de cette association-croupion, exprimée dans un tract diffusé lors de la consultation de juin 2010, en parallèle avec l’affichage intensif des OUI imprimés à LURE :

« Je pense que commercialement, il y a de la place pour tout le monde, et que, s’ils savent s’adapter, les commerçants de centre ville profiteront de la nouvelle clientèle qui arrivera de l’extérieur pour s’approvisionner sur la zone commerciale »

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ème épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

CHAMPAGNOLE ENSUITE :

En ce qui concerne Champagnole, quelques citations de l’article du Progrès du 22 septembre 2014, manifestement « bien pensant » suffiront à illustrer la doxa champagnolaise prévalant en matière de commerce, six mois après l’ouverture du LECLERC :

« Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

« Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes. Celui-ci est désormais comblé ».

« Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien »

« Le centre-ville a changé et est devenu très attractif »

« Je pense que les hypers ont apporté du monde de l’extérieur »

« Il y a de la place pour tout le monde et je pense que ces boutiques [les hypers] apportent du monde, même au centre-ville ».

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

Partout on reconnaît la même chanson du même disque « La Voix de son Maître ». Vous en doutez encore ? Alors, écoutez…. et comparez !

POUR VOUS EN CONVAINCRE, NOUS TERMINERONS PAR WASSELONNE :

« Il existait des petits commerces et il existe toujours des petits commerces à Wasselonne et il existera toujours des petits commerces à Wasselonne. L’implantation [de ce magasin] est pour sédentariser les consommateurs sur certaines familles de produits, mais ces gens-là qui vont rester sur la commune iront dans ces commerces-là consommer des produits que nous, on peut peut-être pas offrir, que nous on n’a pas dans les rayons parce-que ça reste un petit hypermarché, ou parce-que les gens ont ces affinités-là. Donc, les petits commerces, j’espère et j’en suis persuadé, profiteront de cette sédentarisation des clients. »

Voilà un discours qui fait autorité, puisqu’il a été prononcé le 24 avril 2014, au LECLERC de Wasselonne (Bas-rhin), par le patron de ce LECLERC, qui s’exprimait ce jour-là en présence de MEL, et après le discours de ce dernier, venu inaugurer le nouveau magasin, enfin ouvert après plus de dix années de procédures.

http://www.wat.tv/video/michel-edouard-leclerc-passage-6rkn7_3klpr_.html

VIES PARALLÈLES (2) : LES PARIS STUPIDES - du 14 AVRIL 2015

Aujourd’hui Claudi rend hommage à Cabu en détournant un de ses dessins paru dans Le Canard enchaîné n° 4848 du 25 septembre 2013. Quelque part dans une commune déclinante de notre douce France, un premier élu inspiré par les promoteurs, se fait pour la circonstance, homéopathe d’occasion, certain de pouvoir soigner le mal par le mal… et son centre-ville déserté par l’implantation d’une zone commerciale périphérique !

LE POIDS DES MOTS (4) - du 13 SEPTEMBRE 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 septembre 2015 (J+2461 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:14

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article de cette série, intitulé « Le poids des mots (2) », nous avions commencé à découvrir, à travers la qualité de son site officiel, le talent communicationnel du maire de PUSEY, bourgade de Haute-Saône limitrophe de Vesoul

C’est encore vers PUSEY que nous porterons aujourd’hui notre regard à propos d’un évènement : l’inauguration de la « bretelle » (19 septembre 2014). Cette inauguration devait offrir au premier magistrat de PUSEY, une occasion opportune d’exprimer son parler vrai et de donner libre cours à sa « colère ».

L’Est Républicain dans son numéro du lendemain, titrait « Inauguration Pusey tient sa bretelle ». Selon les termes de l’article, Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône « a réitéré son soutien à ce projet de 350 000 euros », ce qui, entre nous, ne coûte pas trop cher et arrange bien les promoteurs.

Dies irae, donc, que ce jour d’inauguration, où le maire de PUSEY devait exprimer sa « colère » lors d’un discours prononcé dans une salle puséenne en présence d’Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône et de diverses personnalités du monde économique local.

De ce discours, dailymotion nous conserve un témoignage. Ce témoignage-vidéo, réalisé par La Presse de Vesoul, est intitulé « La colère du maire de Pusey ». Nous n’inventons donc rien.

La description du document précise :

« Retoqué au début de l'été, par la commission d'équipement commerciale de la Haute-Saône, le dossier d'Oasis 3 à Pusey continue de soulever la colère de René Regaudie, maire de la localité. Vendredi 19 septembre 2014, à l'occasion de l'inauguration d'une bretelle reliant la zone commerciale Oasis 1 et Oasis 2, l'élu a annoncé qu'il irait défendre ce dossier au niveau national, rappelant qu'il était question de 200 emplois et de 25 millions d'euros d'investissements. La vidéo de La Presse de Vesoul. »

Le propos ne manque pas d’intérêt par sa valeur d’exemple. Une chose est certaine au moins, on ne saurait le taxer de fadeur ! Et bien que, pour certains passages, la qualité sonore du document laisse à désirer, nous avons tenté de retranscrire le plus fidèlement possible le discours, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x26a2dz_oasis-3-la-colere-du-maire-de-pusey_news

« La colère du maire de Pusey » (Texte retranscrit par nos soins d’après la vidéo de La Presse de Vesoul)

« Je te [« te » : N.D.L.R. Chantecler : le Maire s’adresse au Président du Conseil général de Haute-Saône] remercie parce qu’il y a que le Conseil général qui nous a soutenu là-dedans [« là-dedans » N.D.L.R. Chantecler : dans le projet Oasis 3, projet de zone commerciale refusé par la CDAC du 20 juin précédent, lors de laquelle les seuls votes favorables avaient été ceux du maire de PUSEY et du Conseil général], quoi.

Et ça je le regrette, je le regrette parce que je pense que beaucoup de personnes font fausse route aujourd’hui. Oasis 3, c’était des enseignes, des représentants de SOPIC [N.D.L.R. Chantecler : SOPIC est le promoteur d’Oasis 3] sont là qui pourront vous le confirmer, et aujourd’hui, ce n’est plus comme il y a vingt ans, ou il y a dix ans quand on a fait le LECLERC, quoi, où on passait devant la commission départementale, quoi, c’était une enseigne. Aujourd’hui, les enseignes, elles restent chez elles si elles n’ont pas l’accord de la CDAC et si elles n’ont pas les permis de construire, et elles veulent pas se mouiller, c’est ça Pierre ? [N.D.L.R. Chantecler : il s’adresse à Pierre Quinonero représentant de la SOPIC présent dans la salle]. Elles veulent pas se mouiller, quand y a des affaires comme ça.

Quand vous savez les enseignes qu’on avait, que vous aviez, et le nombre des enseignes qui devaient venir à Pusey, moi je regrette, mais je pense, et je pèse mes mots, quoi, que c’est de l’incompétence de certaines personnes, quoi, de certaines personnes qui ont refusé cette Oasis 3.

Aujourd’hui il se passe des choses, on va en national, j’irai défendre le dossier, comme j’en ai le droit [N.D.L.R. Chantecler : en CNAC]. Je pense que quand on laisse passer 200 emplois dans la région, quand on laisse passer 25 millions d’investissements, qui sont en gros destinés, et je parle sous la responsabilité de SOPIC, aux entreprises locales, vu la situation où on est aujourd’hui, uniquement ça, on devrait applaudir qu’on trouve des investisseurs qui viennent sur la région.

Malheureusement ce n’est pas le cas. On ira en national, on ira peut-être plus loin s’il faut, et s’il faut repartir à la base, je repartirai à la base [passage inaudible]. J’irai jusqu’au bout s’il faut, quoi, parce que je pense que c’est indispensable qu’on ait dans l’agglomération vésulienne des zones commerciales qui soient dignes de ce nom, avec des enseignes nouvelles qui apporteront une clientèle qui va partir à l’extérieur.

Vous avez vu dernièrement, quoi, il y a quelque temps, Besançon fait une nouvelle zone commerciale, entre 15 et 17 hectares, heureusement il ya un petit problème d’achat foncier qui peut les retarder, qui peut nous avantager, et elle s’appelle Portes de Vesoul [échanges de signes entendus avec le Président du Conseil général de Haute-Saône]. Alors je ne sais pas si c’est une provocation ou c’est quoi, quoi. J’ai eu des contacts avec la mairie de Besançon, on m’a dit, mais attends, adresse-toi à qui il faut, c’est pas à nous [petit rire du conférencier]. Nous on ramasse ce que les autres [« les autres » N.D.L.R. Chantecler : sans doute les commerçants du centre-ville de Vesoul] ne veulent pas, alors j’ai dit merci, c’est bien, tu vois, et ils ont entièrement raison.

Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville [N.D.L.R. Chantecler : de Vesoul]. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre ville marchent bien.

Alors, il y a eu une manifestation lors de la CDAC, c’est vrai qu’on m’a sifflé, puisqu’on m’a vu, machin. Au contraire, plus on me siffle plus je suis actif, alors faudrait qu’ils me sifflent tous les jours, quoi, parce que je vous garantis, ils ne me feront pas fermer ma gueule [passage inaudible].

Alors, moi, les dialogues, les machins, c’est bien gentil, mais faut savoir ce qu’on veut faire aujourd’hui. Aujourd’hui, on est devant une situation où on laisse crever le commerce du centre ville, mais également les zones commerciales, parce qu’il faut pas oublier que les enseignes qui vont aller là-bas, quoi, ils vont encore attirer une nouvelle, la clientèle de Vesoul vers Vesoul [N.D.L.R. Chantecler : passage assez obscur].

D’ailleurs, aux Portes de Vesoul, ils disent bien que c’est pour prendre les clientèles de Vesoul, quoi, et puis de Rioz [le Président du Conseil général de Haute-Saône aquiesce : « Ah ! Oui ! »], parce que même à Rioz [N.D.L.R. Chantecler : bourg haut-saônois d’un millier d’habitants entre Vesoul et Besançon], parce qu’il y a des personnes de Rioz qui y vont, j’en ai rencontré dans le magasin à Daniel [N.D.L.R. Chantecler : probablement le LECLERC de Monsieur Daniel Prunier à PUSEY], quoi, cette semaine, qui viennent ici en disant on est plus tranquille qu’à Besançon. Alors je vois pas, comment aujourd’hui, on peut refuser des affaires comme ça »

Notre bref commentaire :

Le discours a le mérite d’être exprimé dans un style très libre, il démontre en particulier la proximité familière que le maire de PUSEY entretient avec les promoteurs et les patrons de grandes enseignes locales : « c’est ça Pierre ? », « le magasin à Daniel ». Il montre aussi le caractère résolu, voire opiniâtre, de l’engagement de l’élu face aux oppositions « Au contraire, plus on me siffle plus je suis actif, alors faudrait qu’ils me sifflent tous les jours, quoi, parce que je vous garantis, ils ne me feront pas fermer ma gueule », l’homme ne manque pas de caractère, il semble révéler par ailleurs, un penchant assez modéré pour la concertation : « Alors, moi, les dialogues, les machins, c’est bien gentil, mais faut savoir ce qu’on veut faire aujourd’hui ». En conclusion, « Daniel et Pierre » devraient pouvoir compter sur un bon allié et un partenaire convaincu en la personne du maire de PUSEY.

Par ailleurs, certaines affirmations optimistes peuvent laisser songeur, ainsi de cette dernière: « Mais je voudrais aujourd’hui vous dire qu’Oasis 3, telle qu’elle était prévue, ça ne touchait en aucun cas les commerces du centre-ville. Bien au contraire, dans toutes les régions, dans toutes les agglomérations, où il y a une agglomération forte en commerces, automatiquement, les commerces de centre-ville marchent bien ».

Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais les professionnels du commerce de centre-ville rejettent assez généralement ce genre d’argument !

Argument qui est, en revanche, toujours mis en avant par les partisans et les acteurs des zones commerciales périurbaines !

Mais de cela, nous reparlerons dans notre prochain article. En attendant, « le magasin à Daniel » a bien inspiré Claudi pour son dessin d’aujourd’hui !

Nous renvoyons nos lecteurs/trices qui voudraient faire plus ample connaissance avec « Daniel » à notre article

LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE - du 05 JUILLET 2014

P.S. : Conseil municipal hier soir 9 septembre à AUXONNE. Pas un mot concernant l’évolution du chantier du Charmoy ni de confirmation sur la date d’ouverture prévisible du « magasin à Raoul ». La discrétion proverbiale du début (hiver 2008-2009) prévaudrait-elle encore ?? Cette semaine, vous ne pourrez pas lire votre Chantecler au SATI, cet organisme étant fermé momentanément pour cause de déménagement.

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 septembre 2015 (J+2458 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions