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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:00

LES DOIGTS DANS LE NEZ ET LE DOIGT DANS L’ŒIL - du 25 MARS 2015 (J+2289 après le vote négatif fondateur)

Le chantier du Charmoy est reparti lundi dernier « les doigts dans le nez » et les érections de poteaux se succèdent rapidement sur la plate-forme. Mais ceux qui nous ont promis le miracle ne se sont-ils pas mis « le doigt dans l’œil » jusqu’au coude ? La relecture de la décision 317D de la CNAC du 20 janvier 2010 peut être édifiante à ce propos, qui jugeait qu’un projet d’hyper au Charmoy « [aura un] Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne Contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

Mais ni ce redémarrage en fanfare, ni la triste catastrophe aérienne alpine d’hier, ne doivent nous faire oublier les élections en cours.

J’assistais dimanche dernier 22 mars, au soir du vote, à l’annonce des résultats du premier tour des départementales. Dans la salle événementielle d’Auxonne, les candidats et de nombreux élus étaient présents : j’ai vu, désolé, certains maires de petites communes vivre un « 21 avril » en pire. Il y avait en effet quelque chose de désolant à voir s’afficher sur le grand écran de la salle, les histogrammes de résultats de quelques villages avec leurs grosses « bouteilles » du RBM démesurément remplies (en noir !).

Et tout cela « les doigts dans le nez », car le binôme récoltant ne s’est même pas donné la peine de se présenter et de s’exposer au débat lors de réunions publiques. Sa publicité, essentiellement surplombante et formatée à l’échelon national, semble donc ignorer le niveau local. À preuve, ces affiches clonées, dont le même type se retrouve dans tout le pays et dont la plupart exhibent les visages d’illustres inconnus. Qu’importe, c’est la foi qui sauve, seuls comptent donc les discours qui tombent de la tête du parti. Je devrais ajouter à la foi, « l’espérance », puisque cette dernière figure en bonne place sur les affiches, et encore la charité puisque le discours social est à présent au menu. Il se pourrait toutefois que les nouveaux convertis – qui sont nombreux dans nos contrées – se soient bien mis « le doigt dans l’œil ». Ce n’est d’ailleurs pas l’absence, d’ores et déjà effective, de réunions entre les deux tours qui les éclairera !

Est-ce possible que tant de nos compatriotes soient aussi naïfs ?! C’est OUI qu’il faut répondre, hélas ! À remarquer d’ailleurs que les partis « traditionnels » ne manquent pas, à l’occasion, d’exploiter cette naïveté, même s’ils le font sur un mode un peu moins criant, serrant de près la limite qui sépare le jeu politique de la pure duperie.

Je ne jetterai donc pas le pavé dans la seule mare bleu-marine, je ne pratiquerai donc pas ce sport trop facile de la bien-pensance offusquée, préférant plutôt évoquer un évènement où naïveté et duperie se côtoyaient tout aussi allègrement : un évènement où le votant, dispensé de réfléchir, et rameuté par une municipalité très dévouée et aux petits soins (« déplacez-vous en masse et VOTEZ !!! ») se mettait « le doigt dans l’œil » et où le « candidat », du même coup, était sûr de l’emporter « les doigts dans le nez » !

Cet évènement c’est la consultation du 27 juin 2010, ce joyau de démocratie participatatative bidon dont notre ineffable maire devait se gargariser des résultats fabuleux dans son Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010, résultats qui arrangeaient bien les affaires d’un promoteur embarqué en sous-marin dans l’affaire. Car plus encore que les politiques seuls, commerciaux et publicitaires, avec l’aide des politiques sont prompts à appâter et à exploiter la naïveté humaine « déplacée en masse » à coups de slogans.

À destination des bien-pensants choqués par la vague bleu marine, nous proposons un petit retour sur cette vague jaune-fluo de 2010. Ça vaut son pesant de choucroute en promo !

Comme pour les prix, vous avez toujours le droit de COMPARER, en vous reportant à quelques classiques sur le sujet !

DÉMOCRATIE DE RÊVE-du 7 avril 2013

NETTOYONS LA PUB DE LURE (2) – du 15 janvier 2014

    L’illustration du jour de Claudi  correspond à l’épisode 13 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

 

Aux urnes citoyens !

Aux urnes citoyens !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 Mars 2015  (J+2289 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 00:00

LE CACTUS DU CHARMOY (SUITE) - du 08 FÉVRIER 2015 (J+2244  après le vote négatif fondateur)

      Dans un récent article, intitulé « Le cactus du Charmoy » nous avions fait l’état de la situation au Charmoy et nous avions abouti à la conclusion selon laquelle deux voies de recours avaient été jusqu’à présent mises en œuvre en réaction à la suspension du permis de construire ayant entraîné l’arrêt des travaux au Charmoy :

      La  première, celle du permis modificatif, avait abouti à l’attribution d’un permis modificatif le 30 décembre dernier.

     La seconde, celle du dépôt d’un nouveau dossier en CDAC, avait abouti à l’acceptation de ce nouveau dossier en CDAC le 16 décembre dernier.

     L’aboutissement relativement rapide  de ces deux actions en termes d’affichage officiel, sinon de résultats concrets sur le terrain, nous a conduit à négliger l’existence d’une troisième voie concurrente possible que nous avons seulement citée en passant, sans prendre la peine, jusqu’à présent, d’en envisager les suites. Il s’agit, pour reprendre les termes de notre premier magistrat, de la voie de « la suspension de la décision [de suspension du permis] sur le fond ».

     Elle avait été pourtant explicitement envisagée par l’édile dans Le Bien Public du 22 octobre dernier en ces termes :« On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ».

     Qu’aucune suite n’ait été donnée pour le moment à cette déclaration, n’implique en rien qu’aucune démarche n’ait été faite dans ce sens. Notre inventaire, pour être complet, sinon exhaustif, se devait donc de prendre en compte l’éventualité d’une mise en œuvre de cette troisième voie de recours pouvant aboutir à plus ou moins long terme.

     En clair, ce sont vraiment les grandes manœuvres du Charmoy  qui se jouent sous les yeux morts ou indifférents des Auxonnais moyens entrés à présent en phase carnavalesque et privés d’ailleurs de toute information digne de ce nom sur le sujet depuis plus de trois mois, le clou de l’information restant le Pont de la Brizotte, à présent plus célèbre que celui de la Rivière Kwaï !                   

     Certes le crayon de la « Libre expression » trône sur la place : librexprime-toi nous ferons le reste, voilà le nouveau mot d’ordre ! Quand on aura besoin de vous on vous pondra une belle circulaire (« Saisissez l’opportunité de vous exprimer ! » « déplacez-vous en masse et VOTEZ !!! »), on fera marcher les imprimeries à LURE et on   vous « consultera » comme en juin 2010 !

   D’ailleurs, il y a belle lurette que le charmoysien moyen a perdu son peu de latin dans les méandres du labyrinthe du Charmoy. Cependant, pour qui se donne la peine de l’observer, le déploiement de toutes ces actions en parallèle pour la reprise au Charmoy n’en est pas moins impressionnant.  Comme en publicité, ce déploiement simultané ne pourrait-il pas viser à obtenir un effet de synergie, chaque action boostant  opportunément les autres ?

      Au vu des récents avis des instances de décision ( Cf. les dernières CDCEA et CDAC), le projet, pourtant clairement refusé par le vote du 17 décembre 2008, ainsi que par trois commissions d’aménagement commercial (2009, 2010, 2011) recueille à présent des suffrages inattendus et semble acquérir comme jamais,  sous l’effet de la pugnacité démontrée de ses promoteurs, un caractère de légitimité et de nécessité évident ! C’est çà la force de vente ! À croire vraiment que les trois premières commissions s’étaient franchement gourées et que les conseillers du 17 décembre 2008 avaient fumé la moquette et les rideaux ! On finit par comprendre de mieux en mieux, à quel genre de stratégie répondait la célèbre formule : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ! »

      Et le cactus du Charmoy dans tout cela ? Il n’existe pas, simple produit d’appel, comme les 250 emplois promis en 2009 ! Le cactus du Charmoy, comme le hêtre-crayon de la place, n’est, vous l’aurez compris, qu’une métaphore !

     Mais Célestin le jardinier, il a la main verte, c’est des vrais cactus qu’il veut, lui ! Qu’il patiente et se rassure, il en trouvera bien vite dans la jardinerie qui ne manquera pas, avec tout le reste, de s’installer dans la foulée au Charmoy ! Pour le plus grand bien du centre-bourg et « dans l’intérêt général » évidemment ! Pour aller à l’hyperjardinerie de Célestin vous pourrez dès demain emprunter le pont sur la Brizotte !

L'Eden au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 8 Février 2014  (J+2244 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:00

PLATE-FORME- du 01 FÉVRIER 2015 (J+2237 après le vote négatif fondateur)

    Fidèles lecteurs/trices, ne vous fiez pas aux apparences ! En dépit de ce titre houellebecquien, nous abandonnerons aujourd’hui Michel Houellebecq  pour en revenir plus prosaïquement à des considérations agricoles assez étrangères à cet auteur. Rassurez-vous cependant, le monde du Charmoy ayant ses logiques et cohérences propres, nous finirons bien par atterrir sur une plate-forme !

   Chaussons donc nos bottes et entrons dans le monde vert de la CDCEA (Commission Départementale de la Consommation des espaces agricoles).

    Le 21 novembre 2014, en CDCEA, organisme relevant de la DDT (il ne s’agit pas ici du célébrissime insecticide mais de la Direction Départementale des territoires), une demande de dérogation à l’article L122-2 III du code de l’urbanisme, conformément à l’article L122-2-1 pour la création d’un ensemble commercial à Auxonne était acceptée à l’unanimité.     

    Dans les derniers jours du mois de janvier le compte rendu de la séance était enfin accessible en ligne.

PV  CDCEA DU 21 NOVEMBRE 2014

   Il précise qu’ « il ne peut être délivré d’autorisation d’exploitation commerciale dans une commune non couverte par un SCOT approuvé [ce qui est le cas d’Auxonne]. Cependant l’article L122-2-1 du même code prévoit qu’il peut être dérogé aux dispositions précédentes avec l’accord du Préfet, donné après avis de la CDCEA »

   Si ce passage en CDCEA était un préalable rendu nécessaire par les nouvelles dispositions législatives, il convient de remarquer que tel n’était pas le cas lors des deux précédentes CDAC relatives au projet commercial du Charmoy,  qui s’étaient tenues respectivement le 7 octobre 2009 et le 8 mars 2011 émettant, d’ailleurs, deux avis successifs négatifs.

     Mais, hormis ces nouvelles dispositions législatives, le passage en CDCEA s’imposait-il vraiment lorsqu’on lit dans le compte-rendu que « les membres de la commission ont constaté que le terrain concerné n’a plus d’usage agricole puisqu’une plate-forme a déjà été réalisée ». Chose promise, chose due, nous voilà arrivés sur la plate-forme !

    Poursuivons notre lecture : « Concernant les autres thématiques, les avantages du projet l’emportent sur les inconvénients, en permettant de maintenir un pôle commercial fort sur la commune d’Auxonne ». « maintenir un pôle commercial fort sur la commune d’Auxonne ». Le propos est ambitieux mais aussi ambigu : en effet, de quel « pôle » s’agit-il ?

    Du pôle commercial déjà existant en centre-ville (petits commerces et supermarchés) dont les représentants ne semblent pas vraiment impatients de voir se réaliser le pôle périphérique du Charmoy ?

    Ou de ce pôle périphérique lui-même, non encore réalisé ? Et dans cette dernière hypothèse nous remarquerons que l’on maintient habituellement ce qui existe déjà !

    De la glèbe muée en plate-forme, au « maintien » problématique, nous sommes bien certain que ces propos n’auront pas manqué de vous convaincre définitivement !

    Pour élargir ses aperçus sur les argumentaires habituellement utilisés en la matière, le citoyen responsable ne manquera pas de se reporter aux précédentes décisions nationales prises en CNAC à propos du Charmoy.

 

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE  AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ?

     Claudi a pensé qu’il n’y avait pas de meilleure image pour illustrer cet article « agricole » que celle déjà diffusée lors de notre article du 2 septembre dernier, dont la lecture devrait vous réjouir après notre atterrissage inopiné sur la « plate-forme »

CHARMOY : QUE SONT LES VERTS MAÏS DEVENUS ? - du 02 SEPTEMBRE 2014

Que sont les verts maïs devenus

CS. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er Février 2014  (J+2237 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:00

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (1) - du 10 JANVIER 2015 (J+2215 après le vote négatif fondateur)

    L’actualité a bouleversé notre programme, mais nous ne pouvions faire silence sur ce qui vient de se passer. À présent chacun doit retourner à sa tâche, car c’est à l’honnête travail rigoureux et bien fait du libre travailleur (ne lisez pas forcément travailleur indépendant car on peut être salarié ou, « pire encore », retraité ou chômeur, et travailler librement dans sa tête) que tient d’abord l’avenir d’un pays. Mais, comme chacun sait, le libre travailleur, citoyen d’une république adulte, est encore en projet. Cabu le savait bien, lui, l’honnête et vaillant travailleur de la caricature. Il nous faut suivre son exemple, et poursuivre le travail avec courage.

    La politique se fait déjà à la corbeille, il ne manquerait plus, qu’à présent, on nous la fasse au corbillard. Drapeaux, insignes, écharpes, slogans, discours, la belle union ne durera qu’un jour !

    J’ai donc décidé de rejoindre dès que possible ma chronique du Charmoy, car comme dirait Robert Half : « La persévérance, c'est ce qui rend l'impossible possible, le possible probable et le probable réalisé. » [Robert Half ]. Je n’affectionne pas particulièrement les citations ronflantes, surtout lorsqu’elles sont signées d’un stakhano-tayloriste d’Outre-Atlantique à faire pâlir d’envie nos patrons du CAC 40, mais celle-là, impayable, je l’ai trouvée sur le même blog où j’ai dégotté Samuel Johnson, alors tu comprends Pépère, je persévère !

     Robert Half  ne m’enthousiasme guère dans son art accompli de « faire suer le burnous » avec le maximum de rendement chez l’oncle Sam. Un autre Sam en revanche, m’a conquis, Samuel Johnson. C’était un travailleur acharné et rigoureux, il tirait le diable par la queue, adorait les chats, avait une ironie mordante et savait tenir le langage qu’il faut aux « grands » de ce monde.

   Je vous ferai profiter plus tard, cher(e)s lecteurs/trices, dans le deuxième volet de cet article, des enseignements que j’ai tiré, pour ma chronique du Charmoy, de l’étude de Samuel Johnson. En préalable et comme transition, je voudrais, vous offrir aujourd’hui un morceau de sa prose qui pourrait aller comme un gant à tous les récupérateurs qui ne vont pas manquer de se révéler puis de se bousculer dans les jours d’histoire que nous sommes en train de vivre.

    Quand Lord Chesterfield – qui n’était pas un fabricant de cigarettes mais, comme beaucoup de « grands » de ce monde, un habile récupérateur – se mit enfin à s’enticher du pauvre Samuel, ce dernier lui écrivit :

  « Sept années ont passé, Monseigneur, depuis que j’ai attendu dans votre antichambre, ou que j’ai été repoussé de votre porte. Et pendant ce temps, j’ai poursuivi mon œuvre, me heurtant à des difficultés dont il est inutile de me plaindre, la menant aujourd’hui enfin à la veille de sa publication, sans un seul acte d’assistance, sans une parole d’encouragement, sans la faveur d’un sourire. Je ne m’attendais pas à être traité de la sorte, car je n’avais jamais eu de Protecteur.

   Est-ce qu’un Protecteur, Monseigneur, est un homme qui regarde avec indifférence un de ses semblables qui se débat dans l’eau pour ne pas se noyer et qui, lorsque ce dernier atteint la rive, se précipite à son secours ? […]

   J’espère ne pas être cynique en ne reconnaissant pas d’obligations pour des bienfaits que je n’ai pas reçu, et en étant désireux que le public ne considère pas mon œuvre comme redevable à un Protecteur, alors que ma seule dette est envers la Providence »

     C’était un mec bien ce Samuel Johnson, un mec franc du collier qui tirait son sillon avec persévérance mais n’aimait pas qu’on lui tire la couverture. Il n’était pas vraiment un adepte du déroulage de tapis et du cirage de pompes !

     Et il s’est empressé d’envoyer bouler le Lord Chesterfield lorsque celui-ci, tout ému et tout copain-copain, se sentit soudainement la vocation d’être un fan et un protecteur de Samuel !

     Bien entendu, tout cela c’est de la vieille histoire, anglaise au surplus !….et n’a sans doute aucun rapport avec l’actualité !

No my lordC.S. Rédacteur de Chantecler

Auxonne, le 10 Janvier 2015  (J+2215 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:00

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015 (J+2214 après le vote négatif fondateur)

    Il semble que ce soit à une charmante jeune fille travaillant dans une grande surface de notre ville que l’on doive l’initiative d’un sitting en mémoire des victimes du récent attentat au siège de Charlie Hebdo. Le maire d’Auxonne ou Raoul, c’est selon, « a partagé l’évènement » sur sa page facebook – au statut ambigu personnel-officiel –  et la jeune fille l’a remercié pour « son accueil et son aide pour la réalisation de cette manifestation silencieuse », annoncée par ailleurs sur le site officiel de la ville d’Auxonne.

   Le sitting s’est déroulé dans le calme hier soir 8 janvier et à l’heure prévue, non pas « devant l’église Notre-Dame » comme l’annonçait le communiqué, mais à son chevet, devant la mairie. Il a rassemblé, en dépit du mauvais temps, une assistance significative.

   Notre rédaction adresse ses sincères compliments à cette jeune fille pour ses qualités d’organisation et sa volonté d’espérer. L’espoir vaut toujours mieux que la triste indifférence. Même s’il est bien souvent déçu ! L’espoir déçu doit alors se muer en résistance….

    Relatant cet évènement, écho local de l’attentat qui a frappé sauvagement la liberté d’opinion et de conscience, il me revient en pensée un autre évènement, auquel je n’assistais pas et presque sans importance en regard du précédent… On a certainement dû l’oublier depuis. D’aucuns me reprocheront de le rappeler en ces heures difficiles qui seront à leur tour vite oubliées !

      Il se déroulait précisément au même lieu et à la même heure que celui d’hier soir, il y a un peu plus de six ans. Avec d’autres personnes, quelques jeunes employées de grandes surfaces étaient elles aussi présentes. Elles défendaient alors, de façon plus prosaïque, l’avenir de leurs emplois. Le maire d’Auxonne n’était pas encore sur facebook et subissait l’évènement à défaut de le « partager ». C’était le 17 décembre 2008, la presse locale relata l’évènement le 19. L’article était rassurant. La suite des évènements devait pourtant le désavouer quelques semaines plus tard.

     À la charmante jeune fille pleine d’espoir qui défend des idéaux que je défends comme elle avec conviction, mais sans grandes illusions, je souhaite sincèrement plus de chance que ses aînées quant à l’effet de son sitting sur le cours obscur et parfois imprévisible des évènements. Les voies de l’Histoire sont parfois impénétrables. Et même en matière locale, un vote démocratique rassurant peut parfois cacher des desseins occultes (ce qui n’est pas le cas des dessins de Charlie !) ! Au côté de l’espérance, la vigilance reste donc un devoir !     

ManifC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 Janvier 2015  (J+2214 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

ON NE PEUT PAS ÊTRE AU FOUR ET AU MOULIN - du 19 DÉCEMBRE 2014 (J+2193 après le vote négatif fondateur)

« …la réalisation du projet […] aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville ; […] ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ;

Le projet […] situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville […] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’AUXONNE »

Extrait de la décision 317D de la CNAC du 20 janvier 2010, concernant le projet commercial au Charmoy

    Le 17 septembre dernier, Le Bien Public publiait un grand article intitulé « Tout sur les nouveaux projets ».

  Cet article, dans lequel  le maire d’Auxonne était interviewé, annonçait que « la construction d’un centre commercial Leclerc [avait] démarré en juin dernier ». Il précisait aussi « le principal projet qui tient en haleine la municipalité d’Auxonne reste sa participation à l’appel de projets lancé par le gouvernement pour la revitalisation des centres-bourgs ». Le maire ajoutait : « Si Auxonne ne remporte pas l’appel à projets, la rénovation du centre-ville se fera, mais cela prendra plus de temps »

    Remarquons tout d’abord que l’analyse de la CNAC du 20 janvier 2010 placée en exergue du présent article démontre le caractère contradictoire des deux objectifs poursuivis par notre édile. Difficile en effet d’obtenir une « revitalisation du centre-bourg » en réalisant simultanément un projet qui « ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » et qui « à l’écart du centre ville […] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’AUXONNE ».

     Depuis la parution de l’article que nous venons de citer, Monsieur le maire, lors de diverses annonces en Conseil, dans la presse ou sur FR3, nous a appris que la construction du centre commercial avait été interrompue par décision de justice. Ce qu’il a omis, par contre, de nous signaler jusqu’à présent, c’est qu’Auxonne n’avait pas été retenu dans « l’appel de projets lancé par le gouvernement pour la revitalisation des centres-bourgs ». Le fait est pourtant connu depuis fin novembre, bien que le site officiel de la Ville d’Auxonne n’en ait pas fait écho jusqu’à présent..

LA « LOCOMOTIVE » DU CHARMOY ALLONGE SON TRAIN DE COMMISSIONS - du 05 DÉCEMBRE 2014

  On peut donc prévoir que la rénovation du centre-ville « prendra plus de temps ». Quant à l’attente supposée des « consommateurs » elle risque bien, elle aussi, de se montrer plus longue. C’est qu’à vouloir être ainsi au four et au moulin, on peut louper son pain et aussi sa farine !

   Avec tous ces chantiers en route, et tout ce surcroît de travail, on comprend maintenant pourquoi Monsieur le maire tarde à se lancer dans la campagne des départementales !

   Si la trêve des confiseurs n’était aussi proche on pourrait même craindre un burn-out, surtout si le slogan volontariste d’Inf’Auxonne N°30 (p.2) reste toujours en vigueur : « Projet de zone commerciale du Charmoy : le nouveau dossier est en préparation avec une attention et une motivation décuplées ». Dernièrement, sur un premier dépôt de modification de permis, c’était la surface de plancher qui était plus que quadruplée, sans aucun doute par suite d’une « attention décuplée ».  

 LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014 

P.S. : Un petit clin d’œil à ma mère, partie trop tôt, et dont c’est aujourd’hui l’anniversaire. S’il m’arrive de ne pas prendre les vessies pour des lanternes, c’est à elle que je le dois !

Le Charmoy et son moulinC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 Décembre 2014  (J+2193 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

ÉCHOS DES DÉCIBELS - du 16 NOVEMBRE 2014 (J+2159 après le vote négatif fondateur)

   Au sud-ouest, rien de nouveau, tout est calme sur la zone du Charmoy. Voilà, à la manière d’un communiqué de guerre, toutes les nouvelles de la zone. On n’y a même pas vu, comme à Albi (Tarn) hier, les dignes partisans d’un projet réputé « d’intérêt général » et scandaleusement contrecarré par des trublions de tout poil, manifester leur juste indignation ! Le temps où leur « audacieux » leader charismatique « partait au feu » (Le Bien Public du 12/10/09) serait-il donc révolu ? Nos zadistes à rebours seraient-ils fatigués ? Sans doute…

    Le « Coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » (Le Bien Public du 21 octobre) les aura sans doute sonnés ? Rassurons-les, ce genre de coup de tonnerre métaphorique à l’usage des titres de presse, ça fait tout de même moins mal qu’une OF 37 qui vous pète aux tympans !

     Répétons-le, tout est calme sur la zone du Charmoy. Silence radio ! Profitons-en donc pour réexaminer dans le calme et en détail la question acoustique à laquelle semble liée la suspension des travaux.

      Il y a un an déjà, l’importance du facteur acoustique nous était déjà clairement apparue dans le rapport  de l’enquête publique. En effet, ce facteur acoustique motivait à lui seul une réserve à l’avis favorable. Nous relevions le fait dans notre article « Rapport aux décibels », dès le 9 novembre 2013

RAPPORT AUX DÉCIBELS… – 09 novembre 2013

    Les informations de presse dernièrement diffusées à propos de la suspension des travaux au Charmoy sont venues confirmer définitivement l’importance de ce « facteur acoustique ». Le reportage de France 3 Bourgogne daté du 22 octobre et intitulé « Auxonne : La construction d'un supermarché est arrêtée à la suite d'un recours déposé au Tribunal Administratif » est bien clair sur ce point :

« Un particulier, opposant au projet, a déposé un recours

Ce particulier a déposé un recours contre le permis de construire en Avril dernier [N.D.L.R. en fait le 20 février 2014 sous le numéro 1400598-1 (Cf . Procès-verbal de la séance du CM du 23 avril dernier, page 24) ]

Le Tribunal Administratif a fait arrêter les travaux, car l’étude acoustique complémentaire, commandée par le commissaire en charge de l’enquête publique, n’a pas [été] transmise aux riverains dans les temps. Le délai était avant la fin de l’enquête publique. »

   Selon cet article, ce sont donc les travaux qui ont été suspendus et non le permis de construire comme cela a pu être dit par ailleurs (Cf. PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2). Il faut dire que l’information concernant droit et justice est généralement déficiente dans notre beau pays et en conséquence la culture juridique du Français moyen, pauvrette ! Il y a de quoi y perdre son latin. Dans un guide faisant autorité nous avons pu lire : « Le recours (de même que l’appel) n’est en principe pas suspensif, ce qui signifie que la décision ou l’acte de l’administration continue à s’appliquer tant que le juge n’a pas rendu sa décision. Dans les cas d’urgence, il existe donc des procédures de référé administratif pour faire suspendre l’exécution de la décision ».  C’est donc peut-être un « référé suspension » qui a interrompu les travaux.

     Quant au motif probable du recours il semble bien précisé par le texte de France 3 selon lequel : « l’étude acoustique complémentaire, commandée par le commissaire en charge de l’enquête publique, n’a pas [été] transmise aux riverains dans les temps »

   Nous avons relu avec attention le rapport et les conclusions du commissaire-enquêteur. Nous y avons noté 22 occurrences du terme acoustique : (pp. 10(1), 15(1), 16(1), 20(1), 46(1), 47(5), 48(4), 49(4), 92(1), 96(2), 97(1))

  À plusieurs reprises, le commissaire-enquêteur revient sur le caractère incomplet ou insuffisant des études acoustiques produites par le pétitionnaire. Sans entrer dans le détail nous citons un passage de la page 49 du rapport qui, à notre sens, résume bien  les griefs retenus et les prescriptions faites :

« Le commissaire enquêteur ne peut que regretter vivement que le maître d’ouvrage, comme il s’y était engagé, n’ait pas complété le dossier initial pendant le temps de l’enquête par une étude acoustique permettant au public d’apprécier l’impact sonore du projet sur son environnement. Il est rappelé que l’attention du pétitionnaire avait été attirée, bien avant la période estivale par l’autorité environnementale et le commissaire enquêteur, sur le complément souhaitable du dossier d’enquête par une étude acoustique incluant l’impact sonore du projet. A présent, il semble nécessaire que l’autorité décisionnaire puisse disposer des éléments indispensables destinés à éclairer sa décision. Aussi, le commissaire enquêteur prend acte de l’engagement du maître d’ouvrage de remettre au maire d’Auxonne l’étude demandée pour fin octobre 2013. Enfin, en phase d’exploitation du centre commercial, la réalisation de mesures acoustiques sera nécessaire pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur ». [p. 49].

   Dans la partie « Conclusions et avis motivé » les insuffisances de l’étude acoustique sont à nouveau évoquées. L’AVIS FAVORABLE est pour finir assorti, relativement au problème acoustique, d’une réserve et d’une recommandation.

Nous citons un extrait de cette conclusion :

« le dossier d’enquête, assez volumineux, est complet sur la forme mais le fond de certaines parties aurait pu être plus précis et de meilleure qualité, notamment en ce qui concerne les thèmes relatifs […] aux mesures acoustiques […]

[le commissaire-enquêteur] émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

Avec la réserve suivante :

- Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

Avec les recommandations suivantes : […]

[page 96]

- Prescrire une étude acoustique lors de la phase exploitation du centre commercial pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. […] » [page 97]

     En conclusion, nous pouvons dire que le « discours acoustique » du commissaire-enquêteur  dans son rapport se décline successivement sur trois temps du projet :

- en premier, le temps de l’enquête, pour lequel il« ne peut que regretter vivement que le maître d’ouvrage, comme il s’y était engagé, n’ait pas complété le dossier initial pendant le temps de l’enquête par une étude acoustique permettant au public d’apprécier l’impact sonore du projet sur son environnement ». [p. 49]

- en second, le tempscourant de la fin de l’enquête à la signature du permis, pour lequel il « prend acte de l’engagement du maître d’ouvrage de remettre au maire d’Auxonne l’étude demandée pour fin octobre 2013 » [p. 49].

Le caractère impératif de cette étude conditionnant l’AVIS FAVORABLE est souligné par la « réserve » : « Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »[page 96]

- en troisième lieu, le temps, plus lointain de la « phase d’exploitation du centre commercial »  pour lequel il indique la nécessité« de mesures acoustiques […] pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur » [p. 49]. Cette nécessité est réaffirmée dans la conclusion par la « recommandation » suivante : « Prescrire une étude acoustique lors de la phase exploitation du centre commercial pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. […] »

      Tout cela nous semble parfaitement clair et peu susceptible de pouvoir échapper à l’œil, et à l’oreille aussi, bien entendu, d’un lecteur attentif !

    Il apparaît, au vu du rapport, que les « demandes acoustiques » du commissaire-enquêteur pour le premier temps, celui de l’enquête, n’ont pas été satisfaites ; c’est ce manquement qui vient sans doute d’entraîner les conséquences que l’on sait. Pour l’heure, nous sommes encore bien loin du troisième temps, mais le deuxième est déjà derrière nous.

    Une remarque,  pour finir à propos de ce deuxième temps : à notre connaissance, dans l’information diffusée, aucune confirmation formelle n’a été donnée jusqu’à présent relativement à une prise en compte totale et effective de la réserve mise par le commissaire-enquêteur à son avis favorable. Nous rappelons les termes de cette réserve :

« Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

        Dans l’attente d’un éventuel nouveau « Coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » nous continuerons à prêter l’oreille !

Le réservoir aux écoutes

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 novembre 2014  (J+2159 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 00:00

AU COMPTE-GOUTTES (Suite) - du 20 OCTOBRE 2014 (J+2132 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre dernier article intitulé « Au compte-gouttes », nous déplorions le caractère parcimonieux de l’information diffusée sur l’arrêt du chantier du Charmoy. Cet état de fait contraint le citoyen responsable, qui ne se contente pas des rumeurs du moment, à pallier lui-même ces carences. Depuis 2132 jours maintenant, de telles périodes de prétendue « discrétion » n’ont d’ailleurs pas cessé d’alterner avec d’autres périodes de matraquage médiatique ou publicitaire intensif (« IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public  du 26 mars 2009, Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, affiches imprimées à LURE de juin 2010…). Aujourd’hui, nous sommes apparemment revenus dans une période de « discrétion » !

  Il est bien loin ce temps de large information objective de juin 2010 où notre mairie – au diable l’avarice ! – informait personnellement sous pli cacheté affranchi chaque électeur, d’un projet de « supermarché à dominante  non  alimentaire » au Charmoy. Certes cette information annonçant un type de commerce absent des listes de la norme INSEE était pour le moins fantaisiste, elle fut néanmoins distribuée « en masse » afin que l’électeur se déplace « en masse ».       

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013 

      En attendant le pli cacheté qui nous annoncera, avec de plus amples informations, une consultation pour le redémarrage du chantier du « supermarché à dominante  non  alimentaire » du Charmoy actuellement en panne, nous appelons au secours notre propre mémoire. Le 25 avril dernier nous avions déjà publié un article au sujet du fameux « recours » qui défraie actuellement notre chronique, à défaut de défrayer celles des autres  qui semblent souffrir d’un mutisme chronique !    

LE CHARMOY SUR UN STRAPONTIN ? - du 25 avril 2014

    Sa relecture nous a permis d’approfondir notre réflexion. Nous vous  proposons de lire (ou de relire) un passage de ce texte publié, rappelons-le, le 25 avril dernier :

« Passons donc au point 24 de l’ordre du jour qui avait motivé notre visite. Si j’ai bien compris les explications données par notre premier magistrat, opportunément sollicité d’ailleurs par Monsieur Fabrice Vauchey à ce propos, nous sommes dans le cas de figure suivant :

      Un particulier, nommé dans l’intitulé, et riverain du chantier projeté, a exercé un recours contre le permis de construire délivré par la Mairie d’Auxonne le 23 décembre dernier à la Société BOUXDIS pour  la « construction d’un Hypermarché LECLERC et sa galerie marchande avec une partie drive et clôture ». À notre connaissance, cette information donnée par le Maire d’Auxonne, quatre mois jour pour jour après la signature du permis, constitue la première annonce publique de l’existence de ce recours.

    À travers les propos de notre premier magistrat dont nous rapportons le contenu en substance, ce recours porte sur des questions de forme (PLU…) sans exclure toutefois certaines questions de fond (nuisances induites par le chantier et/ou le projet). Il n’est pas suspensif, c’est-à-dire qu’il ne peut empêcher le promoteur de commencer les travaux. Cependant, toujours aux dires du maire, il semblerait que la Société BOUXDIS ait choisi d’attendre le règlement de ce problème juridique avant de donner le premier coup de pioche. Il est donc probable que le dossier du recours soit solide et qu’il « tienne debout ».  Il est permis encore de supposer que, pour diverses raisons conjoncturelles, la Société BOUXDIS ne soit pas particulièrement pressée d’ouvrir le chantier. En clair, le démarrage de ce chantier est suspendu pour un temps non précisé ».

   Visiblement, le problème des études acoustiques n’avait pas été explicitement mentionné lors de la séance du Conseil municipal du 23 avril. Monsieur le Maire avait parlé simplement de « bruit » et de « poussière » à propos des nuisances. Ce qu’il est intéressant de noter en revanche c’est la déclaration du maire selon laquelle « il semblerait que la Société BOUXDIS ait choisi d’attendre le règlement de ce problème juridique avant de donner le premier coup de pioche ». Selon toute vraisemblance, tel n’a pas été le cas, puisque le chantier commencé début juillet vient d’être interrompu par une décision de justice concernant le recours.    

    On peut donc supposer, pour expliquer le démarrage du chantier, que les données juridiques concernant le projet aient évolué favorablement entre le 23 avril et juin. La suspension actuelle du permis de construire implique au contraire qu’elles aient évolué par la suite, de début juillet à début octobre, dans l’autre sens.

     Notre précédente conclusion du 18 octobre envisageait l’hypothèse selon laquelle  la cause de la suspension du permis pouvait résider dans : « le non-respect de la condition posée par la réserve du commissaire-enquêteur : celle de la réalisation d’une étude comme préalable à la signature du permis ». Nous ajoutions : «  Selon cette hypothèse, il est permis d’imaginer que « l’autorité décisionnaire [ait signé sans disposer]  au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision ».

  La relecture de notre article du 23 avril qui précise que « ce recours porte sur des questions de forme (PLU…) sans exclure toutefois certaines questions de fond (nuisances induites par le chantier et/ou le projet). », nous amène maintenant à supposer que d’autres facteurs importants, autres qu’acoustiques, aient pu être pris en compte depuis, et que cette prise en compte ait entraîné une suspension jugée jusqu’alors peu probable.

      Ce caractère peu probable d’un effet du recours sur le déroulement prévu des travaux avait d’ailleurs été souligné à plusieurs reprises dans la presse :

Le 17 mai dans Le Bien Public :

« Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir », précise le maire en attendant la fin du recours. »

 [« Le centre-ville se meurt-il ? » dans Le Bien Public du 17 mai 2014, Cahier local p. 2 encadré]

Le 17 septembre dans Le Bien Public :

« l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre Leclerc »

[« Tout sur les nouveaux projets » dans Le Bien Public du 17 septembre 2014, Cahier local p. 2]

La précédente assertion de la journaliste du Bien Public à propos de « déboires judiciaires » ayant pris fin durant « l’été 2014 » nous laisse perplexe. Elle pourrait s’appliquer au recours dont il a été question  cette année depuis avril. Il faut toutefois noter que ce recours n’est pas du fait des « commerçants » mais d’un particulier riverain du projet. Un recours en conseil d’état, qui n’a rien à voir avec le présent recours, avait bien été exercé par les « commerçants » à la suite de la décision 917D pour le moins surprenante  de la CNAC du 17 janvier 2012. À noter que cette action n’était  pas à l’encontre de la « municipalité » mais du promoteur BOUXDIS. Elle devait prendre fin, il y a maintenant plus d’un an, avec la décision du Conseil d’État N° 357826 favorable à BOUXDIS, lue le 1er août 2013.

Le lundi 6 octobre 2014 dans Pays Dolois N°164 :

« D’ores et déjà, les travaux de terrassement ont débuté et se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants »

[« Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté »  dans Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 p. 4 « actu »]

 En conclusion : « peu de chance d’aboutir [du] recours administratif », « fin [définitive] des déboires judiciaires ». Autant de conjectures hâtives dont nous attendons avec impatience de lire les démentis !

N.B. : Cet article, comporte 7900 caractères espaces compris.

La question acoustique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 Octobre 2014  (J+2132 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 00:00

AU COMPTE-GOUTTES - du 18 OCTOBRE 2014 (J+2130 après le vote négatif fondateur)

      Voilà à présent deux semaines que le chantier est arrêté sur la zone du Charmoy. Diverses rumeurs circulent qui donnent des explications plus ou moins vraisemblables des raisons de cette suspension. La cause d’un tel état de fait est à rechercher dans la pénurie d’information relative à la question : silence-radio des feuilles locales, laconisme de l’information officielle qui se résume pour l’heure à deux lignes du procès-verbal du Conseil municipal du 8 octobre dernier, accessible à ce jour sur le seul panneau d’affichage de la mairie d’Auxonne et non encore mis en ligne.

      Ces deux lignes précisent :

« Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]

   Le terme « affaire » indique explicitement le caractère judiciaire de la question. En l’occurrence une décision du Tribunal administratif du 1er octobre dernier dont nous ignorons la teneur mais dont les parties concernées ont été informées par courrier recommandé le vendredi 3. Ces précisions expliquent l’arrêt du chantier dès le début de la semaine suivante

   Dans un précédent article nous avions déjà rapporté les propos tenus par le maire lors du Conseil du 8. On remarquera que la mention qui avait été faite oralement en séance du 8 octobre du recours d’un particulier n’a pas été reprise dans le PV correspondant  mais figure bien en page 24 du procès-verbal de la séance du 23 avril dernier. Toujours dans cet article nous avions aussi développé, sur la base des travaux du commissaire-enquêteur, la question des carences des études acoustiques. Notre lecteur/trice pourra s’y reporter  

DU BRUIT DANS LANDERNEAU - du 09 OCTOBRE 2014

     Aujourd’hui, élargissant notre recherche, nous suivrons d’abord la « question acoustique » à travers les documents officiels, puis nous en ferons la synthèse d’où nous tirerons notre conclusion :

DOCUMENT N°1  Avis de l’Autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 [extrait] :   

« Cadre de vie: émissions sonores, émissions lumineuses, trafic routier et déplacements

      Le dossier présente les résultats de la campagne de mesures de niveaux sonores menée le 19 décembre 2012, sans analyse détaillée des résultats et sans aucune modélisation des niveaux sonores ambiants futurs. Ainsi, aucune évaluation de l'impact sonore du projet n'est proposée, notamment en lien avec le fonctionnement des groupes froids et des groupes électrogènes. Le dossier indique, en page 92, que « le centre commercial s'engage à faire réaliser une campagne acoustique de son exploitation dans l'année qui suivra la déclaration du site ». Cette modalité de suivi des effets du projet doit être reprise dans la décision d'autorisation, et être pérennisée dans le temps afin de garantir le respect de la réglementation ». [Avis de l’Autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013  p. 6] :

DOCUMENT N°2   Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013 (pièce insérée au dossier d’enquête publique le 20 août 2013) [extrait]    

« [question du commissaire-enquêteur] : « Page 35 : Une étude de bruit, réalisée le 19 décembre 2012 et figurant en annexe 10 [de l’étude d’impact], indique en conclusion « les niveaux relevés reflètent la circulation de la RD 905 ». Pour une meilleure information du public, il est souhaitable que soit ajoutée au dossier d’enquête une analyse détaillée des résultats avec une modélisation des niveaux sonores ambiants futurs de manière à évaluer l’impact sonore du projet (fonctionnement groupes froids, groupes électrogènes, circulation sur le parking, livraisons…). »

[Réponse du promoteur] Une étude de modélisation des bruits futurs du projet est missionné [sic] auprès d’un bureau d’étude, elle vous sera transmise dès finalisation. »

[« Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013» p. 7  (pièce insérée au dossier d’enquête publique le 20 août 2013)] 

DOCUMENT N°3  « Rapport du commissaire-enquêteur », partie  « conclusions et avis motivé du commissaire enquêteur »  [extrait] :

 « - Les nuisances sonores

Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision.

Par ailleurs, lors de la phase d’exploitation du centre commercial, il y aura lieu de réaliser des mesures acoustiques pour s’assurer de la conformité du site par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. » [Rapport p. 92 partie conclusion]

« Observant toutefois que :

    [...] le dossier ne comporte pas une analyse détaillée de l’impact sonore du futur centre commercial garantissant que le projet respectera la réglementation en vigueur, […]

émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

 Avec la réserve suivante :

     Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

[Rapport p. 96 partie conclusion]

 SYNTHÈSE : Dans son avis du 28 juin 2013 la DREAL souligne, en matière acoustique l’absence d’une « analyse détaillée des résultats » relatifs à « la campagne de mesures de niveaux sonores menée le 19 décembre 2012 » ainsi que l’absence totale de « modélisation des niveaux sonores ambiants futurs ».

      Dans sa demande du 29 juillet au promoteur  le commissaire-enquêteur reprend à son compte les critiques ci-dessus  en ces termes : « Pour une meilleure information du public, il est souhaitable que soit ajoutée au dossier d’enquête une analyse détaillée des résultats avec une modélisation des niveaux sonores ambiants futurs de manière à évaluer l’impact sonore du projet ». La référence  à « une meilleure information du public » permet d’inférer que ces compléments d’étude étaient attendus pour une mise à disposition du public pendant le temps de l’enquête.

        Après clôture de l’enquête, la teneur des observations  figurant au rapport inclinerait cependant à penser que tel n’a pas été le cas. En effet, dans ce rapport on lit en page 92 : « - Les nuisances sonores  Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision. » De cette observation on peut conclure que l’information, dont le public a sans doute été privé, devait, selon le commissaire-enquêteur, avoir été impérativement mise à la disposition de  « l’autorité décisionnaire » avant signature du permis de construire L’unique mais importante réserve exprimée en page 96 partie conclusion confirme le fait :

 « Avec la réserve suivante : - Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

 

CONCLUSION : L’argument avancé dans le PV du CM du 8 octobre dernier selon lequel « le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique », bien que crédible, nous semble toutefois faible pour entraîner une décision aussi lourde de conséquences que celle qui vient d’être prise sur le chantier du Charmoy. Une hypothèse plus probable nous semblerait le non-respect de la condition posée par la réserve du commissaire-enquêteur : celle de la réalisation d’une étude comme préalable à la signature du permis. Selon cette hypothèse, il est permis d’imaginer que « l’autorité décisionnaire [ait signé sans disposer]  au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision ». N’est-ce-pas, d’ailleurs, la décision de cette autorité qui a fait l’objet   « d’un recours en annulation,  exercé auprès du Tribunal administratif de DIJON, à l’encontre de l’arrêté municipal du 23 décembre 2013 accordant à la SARL BOUXDIS un permis de construire N° PC 02103813E0005, l’autorisant à construire un hypermarché à l’enseigne « E. LECLERC » et une galerie marchande avec partie drive et clôture, pour une surface de plancher créée de 11407 m² » [PV du CM du 23 avril 2013 p. 24]. Le terme  d’  « Affaire BOUXDIS » employé dans Le PV du CM du 8 octobre dernier n’est donc peut-être pas le plus adapté.

N.B. : Cet article, qui n’est pas « Au compte-gouttes » comporte 9400 caractères espaces compris.

Charmoy acoustique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 Octobre 2014  (J+2130 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 00:00

VOX  POPULI - du 1er OCTOBRE 2014 (J+2113 après le vote négatif fondateur)

     En matière de zone du Charmoy, Chantecler s’est toujours efforcé d’apporter à ses lecteurs/trices une information tirée de sources écrites accessibles et vérifiables, de dénoncer certaines méthodes pour le moins contestables, de mettre en lumière des carences. Une chose que nous n’avons jamais faite, en revanche, c’est prétendre nous faire le porte-parole de nos concitoyens sur la question. Pour une bonne raison, c’est qu’hormis le cas d’une minorité de personnes directement concernées ou intéressées (élus impliqués, commerçants et leur personnel, propriétaires fonciers…), les « vrais gens » n’ont visiblement ni le temps ni les moyens de creuser la question.  Pour s’en convaincre, il suffit de les écouter un instant s’exprimer sur le sujet. Et encore faut-il qu’ils s’expriment !

     Force est de reconnaître en effet, que pour la plupart, cette opinion, à laquelle manque l’aliment d’une information honnête et objective, jointe à l’ancrage sérieux d’un travail de réflexion approfondi, oscille au gré des pressions « amicales », de la propagande démagogique, de l’embrigadement associatif, et du matraquage publicitaire. N’en-est-il pas d’ailleurs de même, au demeurant, pour nombre d’élus ! Nous nous sommes donc toujours bien gardé d’exprimer cette opinion inconstante voire inconsistante, et encore plus de la reprendre à notre compte ; tout au plus en avons nous caricaturé, à l’occasion, la naïveté proprement affligeante. 

        Des personnes dont l’engagement et/ou la fonction politique  sont connues localement, ainsi que les représentants du promoteur lui-même, n’ont pourtant pas manqué de se faire les porte-parole autoproclamés de cette opinion (évidemment réputée favorable), parfois même avant qu’elle ait été exprimée ! Nous nous permettrons d’en citer quelques exemples à l’attention de nos fidèles lecteurs/trices.

    Ainsi, c’est dès septembre 2009, après sa première phase de « discrétion » reconnue et remerciée par « l’enseigne », que Monsieur le Maire, le plus précoce et le plus pugnace de ces porte-parole autoproclamés, exprimait sans ambages sa conviction sur la volonté de ses administrés et au-delà, l’assortissant d’ailleurs d’une petite pub explicite pour « l’enseigne » :

 « Monsieur le Maire est persuadé que la majorité des Auxonnais, des habitants du canton ainsi que des communes environnantes sont, comme la majorité du Conseil Municipal, favorables à ce projet. Les élus ont d’ailleurs manifesté leur accord en approuvant clairement la vente du terrain à LECLERC […] 

Cette installation répond à la demande des consommateurs, qui verront ainsi s’implanter une enseigne dont les prix sont, d’après les enquêtes, favorablement placés. […] »

[ Référence : PV du Conseil du 29/09/2009 [avant la 1ère CDAC du 7 octobre 2009] dans « 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE : a) Sur les dossiers en cours ; » Page 4]

     Commentaire : Que Monsieur le Maire réponde OUI pour sa majorité – qui a pourtant voté NON le 17  décembre 2008 ! – passe encore, mais qu’il étende son OUI à « la majorité des Auxonnais, [aux] habitants du canton ainsi que des communes environnantes » voilà qui ne manque pas d’air !

    Quant à « la vente du terrain à LECLERC » soi-disant « clairement approuvée » par les élus, elle ne concerne en aucun cas la totalité des terrains, qui furent « maîtrisés par l’enseigne » en catimini avant le 26 mars 2009 grâce à la « collaboration discrète » de Monsieur le Maire, mais uniquement, et de façon anecdotique, le terrain communal (parcelle BV 74) dont la vente fut décidée – sans avoir été depuis, à notre connaissance, actée – lors du Conseil du 18/05/09 en ces termes : « Dans le cadre de l’aménagement de la zone du Charmoy, la ville est propriétaire de la parcelle BV 74. […]. Comme cela a été proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone, il est envisagé de céder cette parcelle [à la SARL BOUXDIS basée rue du Ladhof (68000 COLMAR] au prix de 10 € le mètre carré… »[p. 7 du PV].

     La mention d’un « prix de 10 € le mètre carré  proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone » est intéressante, mais elle n’implique  aucunement que ce prix proposé ait été le prix réellement pratiqué. Divers échos ont fait mention de substantielles surenchères et nous serions surpris que l’on puisse nous apporter des  preuves solides du contraire ! Où va parfois se nicher le sacro-saint « intérêt général » !

      En juin 2010, à la suite des déboires du projet, on finit par recourir – la charrue ayant été mise avant les bœufs – à une « consultation » pour le moins tardive ! Les résultats de cette consultation, univoque par carence d’opposition, et assortie d’une propagande bien orchestrée avec le soutien logistique de LURE, étaient destinés à venir étayer la conviction profonde de Monsieur le Maire et surtout les projets du promoteur. Ce qui fut fait !

     La démonstration devait se révéler opportune car, dans le dossier relatif à son deuxième projet, daté de janvier 2011, le promoteur récupérait habilement les résultats de la consultation et les instrumentalisait sans complexes en page 9 :

« Il répondra à une très forte attente des consommateurs : outre une pétition en faveur du projet qui a recueilli 1252 signatures, il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80 % des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ». »

      « 1252 signatures » ! Tu parles ! Voilà, pour sûr, l’art et la manière de transformer des clients potentiels en citoyens et de faire une promo en transformant 30 % d’inscrits auxonnais ayant dit OUI en « 80 % des citoyens » ! C’est en fait moins d’un tiers des électeurs inscrits qui répondit oui (1533 OUI pour 5061 inscrits soit 30,29 % des citoyens)

     Le 12 juillet 2012, enfin, le leader de l’opposition actuelle à Monsieur le Maire, s’exprimant au sujet du projet LECLERC y voyait, semble-t-il, la réponse à une authentique volonté populaire, car il écrivait sur facebook :

« Notre ville d'Auxonne va certainement dans les mois à venir connaître l'arrivée d'un nouveau commerce de taille, un supermarché Leclerc qui pourrait s'installer à la sortie de la ville, dans la zone de Charmoy, projet semble-t-il soutenu par Raoul Langlois, Maire d'Auxonne. C'est un choix de l'équipe municipale, qui va certes dans le sens des habitants de notre commune, nos électeurs, cependant risque de causer des dommages collatéraux sur les commerces existants si rien n'est fait pour eux. Comment survivre avec un tel concurrent !!! [… N.D.L.R. la suite est une série de questions et de remarques concernant l’avenir du centre-ville] ».

   Récapitulons. Primo : « la majorité des Auxonnais, des habitants du canton ainsi que des communes environnantes sont, comme la majorité du Conseil Municipal, favorables à ce projet ».

Secundo :« près de 80 % des citoyens y sont favorables ».

Tertio : « C'est un choix de l'équipe municipale, qui va certes dans le sens des habitants de notre commune, nos électeurs ». A la bonne heure ! Hypaire populaire !

    Ajoutons à cela les ralliés de la vingt-cinquième heure venus se joindre tardivement au chœur unanime de l’union sacrée : « à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy] est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy]  vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager. » ! [page 85 du rapport de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet] 

    Devant tant d’unanimité qui semble unir toute une ville, et au-delà, autour de son hyper, comme le village jadis autour de son clocher, un doute hyperbolique nous envahit soudain… Chantecler serait-il donc à présent le seul mécréant à contester ce prétendu consensus autour du projet LECLERC et à oser le dire et le répéter publiquement !

N.B. : Cet article compte environ 8200 caractères espaces compris.

Vox populi

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er octobre 2014  (J+2113 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions