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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 00:00

DENSITÉ COMMERCIALE  ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014 (J+2110 après le vote négatif fondateur)

    Poursuivant notre travail de documentation alternative, nous nous pencherons aujourd’hui sur la densité commerciale en grandes surfaces alimentaires, présente et future, de la Communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône. Cette grandeur s’exprime en mètres carrés de grande surface alimentairepour 1000 habitants. Rappelons que selon la normeNAF rév. 2, 2008, les grandes surfaces à prédominance alimentaire se répartissent essentiellement en Supermarchés (classe 47.11D), de surface de vente comprise entre 400 et 2500 m² et Hypermarchés (classe 47.11F),  de surface de vente supérieure à 2500 m².

     Nous avons consulté attentivement, sur les sites de la Ville d’Auxonne et de la Communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône, les documents disponibles rassemblés sous le titre général « Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) « Centres-bourgs » ».

    Si l’on se réfère à l’un de ces documents émanant de la Chambre de commerce et d’Industrie et intitulé « CCI Diagnostic-territorial-synthetique-de-la-commune-d-auxonne-juillet-aout-2014 », on recueille, sur le nombre de mètres carrés de surface de vente en commerce alimentaire de plus de 300 m² (grandes surfaces), l’information suivante :

 « La densité commerciale en grandes surfaces alimentaires est de 263 m² pour 1000 habitants (résultat obtenu en additionnant la surface de vente totale en commerce alimentaire de plus de 300 m², rapportée sur la population totale de la communauté de communes). La moyenne nationale étant de 290 m² pour 1000 habitants (Source INSEE). » [page 5]

    Afin de confirmer la donnée de 263 m²/ 1000 habitants, nous avons procédé à un calcul inverse. À partir des données du premier tableau du document en annexe 1 « 1---caractéristiques-de-la-population », nous avons calculé la population totale Auxonne+villages en 2011, soit : 7756+7106 = 14862 habitants et en milliers d’habitants : 14,862 Khabitants. Le calcul inverse restituela surface de vente totale en commerce alimentaire de plus de 300 m² :

263x14,862= 3908 soit 3908 m² de surface de vente totale en commerce alimentaire de plus de 300

Remarque : il est évident que cette donnée ne correspond plus, depuis des années, à la réalité observée sur le terrain qui comprend (en chiffres arrondis) :

Casino : 2000 m²

Intermarché : 2000 m²

Netto : 900 m²

LIDL : 900 m²

Soit un total d’environ 5800 m²

CONCLUSION : À la date présente (septembre 2014), la densité commerciale en grandes surfaces alimentaires de plus de 300 m², rapportée à la population totale de la communauté de communes n’est plus de 263 m² pour 1000 habitants mais bien plutôt de l’ordre de 5800/14,862 = 390 m² pour 1000 habitants

  Si l’on tient compte en outre de l’ouverture annoncée pour 2015, d’un hypermarché LECLERC de 3500 m², cette densité commerciale en grandes surfaces alimentaires de plus de 300 m², rapportée à la population totale de la communauté de communes passera bientôt à un chiffre de l’ordre de : (5800+3500)/14,862 = 626 m² pour 1000 habitants

 

COMMENTAIRES : Il est évident que l’argumentation défendue par la majorité municipale lors du fameux vote du 17 décembre 2008 et qui consistait à faire valoir la nécessité d’une augmentation de l’offre autre qu’alimentaire a radicalement manqué son but (si tel était réellement son but ??).

En 2008, en effet, le parc approximatif en grandes surfaces alimentaires de plus de 300 m² se limitait à environ 4600 m², Netto n’ayant pas alors été étendu et LIDL n’existant pas encore. La densité commerciale en grandes surfaces alimentaires de plus de 300 m², rapportée à la population totale de la communauté de communes était donc alors de l’ordre de 310 m² pour 1000 habitants. Dans la moyenne nationale

Dans quelques mois elle aura doublé pour passer à 626 m² pour 1000 habitants. Le double de la moyenne nationale !

   Voilà la réalité et nous n’aurons bientôt plus rien à envier à Champagnole qui tourne autour des 700 m² pour 1000 habitants (Source « Grandes surfaces – La folie des hypers gagne, le Jura y perd ! » par Stéphane Leng et Jean-Philippe Huelin (en vente en librairie et dans les points-presse du Jura au prix de 6 €. Ça vaut vraiment un petit détour à la Librairie de la Passerelle à Dole dans le Jura ! Le Jura, quand on l’aime, on ne compte pas !) 

 

Pour démontrer ceci, nous avons simplement travaillé selon les normes en vigueur avec des chiffres prévisionnels ou réactualisés. D’autres qui ont finassé sur le sens de ces normes seraient bien embarrassés de nous démontrer le contraire.

    C’est clair : la première mandature Langlois aura conduit bientôt au doublement de la densité commerciale en grandes surfaces alimentaires !

    Et pourtant « ce n’est pas la quantité qui compte c’est la qualité » !!

    Il serait bien possible que la revitalisation du petit commerce de centre-bourg en soit rendue d’autant plus difficile !

    Il y a environ six mois, à propos d’ouverture de Leclerc, nous avions fait le parallèle entre Auxonne et Champagnole.

QUESTION D’ALTITUDE ? – du 14 avril 2014

   À l’heure actuelle, et selon certaines sources professionnelles champagnolaises dignes de foi, il apparaîtrait  que l’ouverture du Leclerc, il y a six mois environ, n’ait pas induit de revitalisation particulière du centre ville. Quant aux nombreuses grandes surfaces de « la Perle du Jura », il semblerait qu’aussi bien dans les anciennes, que dans la petite dernière, le climat ne soit pas vraiment au beau fixe et que la locomotive soit un tantinet poussive au démarrage !

    Nous maintenons nos contacts avec Champagnole, où nous avons déjà fait quelques petits reportages disponibles sur ce blog, et nous ne manquerons pas de revenir sur le parallèle toujours instructif entre nos deux villes suréquipées, par les talents avisés de leurs maires amateurs déclarés de grandes enseignes, d’une densité commerciale alimentaire difficile à digérer !

 Statistique alimentaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 septembre 2014  (J+2110 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 00:00

FLOUS ET FLONFLONS  DÉMOCRATIQUES À CHARMOY-CITY - du 23 SEPTEMBRE 2014 (J+2106 après le vote négatif fondateur)

     Après les vieilles « coupures » d’hier, revenons aux vieux débats, et au « fameux vote négatif fondateur », Jour 0 de la nouvelle « Ère de l’Esbroufe alimentaire». Nous pensons avoir à présent assez clairement souligné les ambiguïtés  de ce vote du 17 décembre 2008 ainsi que celles des  interprétations et lectures qui en furent faites a posteriori par un exégète expert qui révéla ex-cathedra, à son auditoire subjugué (ou somnolent ?), le « sens » profond de ce vote.

   Le comble est que tout se joua, semble-t-il, au nez et à la barbe de l’opposition. Le soir du vote du 17 décembre 2008 cette opposition, ayant quitté la salle, ne prit pas part au vote. Elle était d’ailleurs déjà physiquement absente lors de la lecture de la question mise aux voix, qui fut formulée en présence de la seule majorité rentrée en séance après une interruption. L’opposition n’entendit donc jamais prononcer cette question ! (voir PV p. 25). Et la réponse ? Quelle idée d’ailleurs de démarrer un projet sur une réponse négative ! Enfumage que tout cela ! Fait troublant, ces détails et circonstances pourtant insolites ne semblent pas avoir particulièrement renforcé la vigilance de l’opposition lors des approbations ou signatures ultérieures relatives à cette délibération. Dans le cas contraire, elle aurait sans doute réagi aux transcriptions « fluctuantes » et aux interprétations abusives qu’on donna par la suite de cette question et de son étrange réponse négative. Pourtant, les actes du conseil municipal ne font pas visiblement état, à une exception près, de protestations significatives et bien argumentées.

      On sait la suite qui fut donnée à ce NON du 17 décembre annoncé pourtant officiellement dans la presse.  Dès le 19 décembre, Le Bien Public, quotidien réputé digne de foi, titrait : « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » »

Voilà qui pourrait sembler clair !

   Tel n’est pas le cas ! En fait de NON, dès après le vote, au début de 2009 et sans doute même avant la fin de 2008, commença, dans la foulée, le ballet foncier et feutré de quelques élus « de poids » sur la zone du Charmoy. Cette entreprise silencieuse et diligente d’entremise et de démarchage discrets, au profit d’un seul promoteur privé, visait à obtenir la « maîtrise foncière de la zone ». Quand cette « maîtrise » fut assurée, le commis diligent fut remercié et le silence « discret » rompu. Les annonces à tout casser qui s’ensuivirent dans la presse locale fin mars, puis en mai dans Inf’Auxonne N° 25, ne suscitèrent pas, en dépit de leur caractère tapageur, de réaction ferme et appropriée de l’opposition au sein du conseil, hormis la protestation courageuse et solennelle de Madame Nathalie Rochet le 18 mai 2009 (nous vous en conseillons la relecture en pages 7 et 8 du PV de la séance du 15 mai 2009). 

     Cerise sur le gâteau, et comme pour couronner l’ouvrage, l’opposition (hormis Madame Nathalie Rochet) approuva ultérieurement, le 15 avril 2010, dans un vote unanime avec la majorité, le principe d’une « consultation » pour juin 2010.  On conçoit déjà difficilement la nécessité de cette consultation trop tardive et « arrivant après la bataille » en raison de la mainmise foncière obtenue dès le début 2009 sur la zone par une seule enseigne avec le concours occulte de la municipalité, mais ce qui est proprement inconcevable, c’est que cette opposition omit par la suite de s’inscrire et de s’engager de façon officielle dans la campagne.

    Cette attitude bizarre, consistant à décider une consultation, puis à en déserter inopinément la campagne officielle, devait laisser ainsi le champ libre au OUI univoque d’une majorité remontée et résolue, à ses associations satellites, à ses supporters galvanisés et à ses sponsors imprimeurs ! Bel exercice de démocratie « participatatatative » ! Le résultat de telles carences ne se fit pas attendre !

     Ce résultat, les séides du promoteur ne manquèrent pas, au surplus, de le déclarer formidable, mais au bout du compte, c’est moins d’un tiers des électeurs inscrits qui répondit oui (1533 OUI pour 5061 inscrits soit 30,29 %) et ce, malgré un battage hors-pair et les centaines d’affiches imprimées à LURE.

     Incertitudes, imprécisions, approximations, cachoteries, extrapolations, lapsus, amphigouris, naïvetés, négligences, somnolences (?), lâchages et accommodements divers. Au vu de tout cela, n’y aurait-il pas quelques bonnes raisons de conclure que du OUI au NON (et vice-versa), de la démocratie à la démagogie, et de l’information sincère à l’enfumage, il n’y aurait à Charmoy-City, la « triste anesthésiée »,  que l’épaisseur d’un cheveu ! S’il est une chose à « revitaliser » dans notre bonne ville, c’est bien déjà la réflexion citoyenne et le courage d’une critique d’opposition,  pas tant « constructive », que rigoureuse, tenace et solidement documentée ! Une critique qui cesse enfin de se laisser surprendre et abuser à tout bout de champ (du Charmoy !) par la politique feutrée et opaque d’un « cavalier seul » !

Votation citoyenne

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2014  (J+2106 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 00:00

QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014 (J+2105 après le vote négatif fondateur)

   Non, en dépit de l’actualité du jour, créneau ne rime pas nécessairement pour nous  avec château, notre titre reprend seulement des termes d’un article du Bien public du 08 avril 2009 titré  « La communauté de Communes se sent trahie ».

  Dans le sillage des journées du patrimoine qui n’est pas seulement architectural, il peut être intéressant de consacrer quelques minutes à la relecture d’un document important du patrimoine écrit de la presse locale concernant la « geste » du Charmoy. L’actualité des dossiers pourrait nous laisser croire que, sous la bannière « Aujourd’hui, tournons-nous vers demain », la Communauté de communes et la Commune d’Auxonne marchent à présent d’un même pas, boussole en main, et la main dans la main, pour une « revitalisation » qui devrait conduire notre « centre-bourg » vers des lendemains qui chantent. Faut-il pour autant oublier le passé ? Nous ne le pensons pas, car celui qui ignore l’histoire est condamné à la revivre. C’est pourquoi, remède contre l’amnésie et l’illusion, nous vous offrons de relire la chronique d’un passé apparemment moins consensuel que le présent (mais le présent l’est-il vraiment ?).

  Avant que d’en revenir à des papiers sans doute déjà jaunis et oubliés, nous voudrions signaler à nos lecteurs courageux qu’ils peuvent consulter le volumineux dossier d’« Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) « Centres-bourgs » » sur le site officiel de notre ville. Nous essaierons d’ailleurs d’en faire un commentaire succinct, du moins pour la partie qui concerne notre « rayon », dans un de nos  prochains  articles. D’ores et déjà, nous livrons la première impression tirée d’une lecture rapide du dossier : il semble bien, que dans une aporie acrobatique, les diverses autorités intervenantes aient tenté d’y ménager le « chou » du « centre-bourg » et la « chèvre » du Charmoy.

   Ce « chou » du « centre-bourg », c’est le commerce de proximité dont le « Schéma d’orientation de la  Communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône » de février 2013 entend favoriser le maintien (voir FICHE-PROJET N°5 p. 18 « Favoriser un maintien des services et des commerces de proximité » OBJECTIFS : Maintien et développement des services et commerces de proximité en milieu rural). Dès 2009, d’ailleurs, et l’article du Bien public du 08 avril 2009 que nous republions en témoigne, le déjà Président de la Comcom défendait avec pugnacité cet objectif en ces termes : « On se bat pour maintenir des commerces de proximité dans les communes rurales, on redoute que ce projet de centre commercial les mette encore plus à mal ». On redoutait alors, à la tête de la Comcom, l’irruption de la « chèvre » gourmande du Charmoy dans un paysage commercial de proximité déjà bien fragilisé. Cette attitude n’a rien d’original, elle est de pur bon sens et d’une prudence avisée, les doctes membres de la CNAC ne l’avaient-ils pas eux-mêmes exprimée le 20 janvier 2010 en des termes explicites dans leur décision 317 D en affirmant que le projet « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville ; qu’ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ; […] le projet, qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville ; […] il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’Auxonne ». Mais nous savons depuis que si « femme varie », la CNAC aussi peut varier ! Elle n’est d’ailleurs pas la seule !

   Le Dossier d’Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) « Centres-bourgs » souligne dans sa page 5 que« la Ville [d’Auxonne] et la CCAVS travaillent de concert depuis presque dix ans ». À la bonne heure ! Mais ce point de vue, selon nous, est quelque peu édulcoré,  car chacun sait que la vérité est moins rose ! La « prise en traître » du Charmoy par un « cavalier seul » suscita, par exemple, quelques remous dans l’année 2009, et l’archive que nous présentons aujourd’hui en témoigne ! Bonjour la concertation !

      Pourtant, autour de cette affaire, il semblerait que l’atmosphère soit aujourd’hui « apaisée », c’est du moins le sens de l’avis recueilli par le commissaire-enquêteur qui déclare dans son rapport : « à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy] est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy]  vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager. Dans ce domaine, la communauté de communes fonctionne sous le régime de la fiscalité additionnelle ce qui signifie que la commune du lieu d’implantation perçoit la part la plus importante des recettes fiscales ». [page 85 du rapport de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet] 

    Le bon ton voudrait-il que tout le monde suive à présent l’exemple de  l’HYPER-conciliant (et « HYPER-compatible » !) Monsieur VADOT, Président réélu de la Communauté de Communes, qui s’est à présent rangé, après quelques velléités, à l’avis du « cavalier seul » ayant agi à la hussarde ? Nous ne le pensons pas

    « Si le projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy]  vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur », nous ajoutons : et sans doute aussi pour le commerce de proximité, « chouchou » du Dossier d’Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) « Centres-bourgs » et que notre toujours Président de la Comcom défendait jadis en des termes assez clairs : « On se bat pour maintenir des commerces de proximité dans les communes rurales, on redoute que ce projet de centre commercial les mette encore plus à mal ». Oui, quand la « chèvre » HYPER-gourmande,  objet de toutes les attentions « discrètes » du « cavalier seul » ayant agi à la hussarde, sera là,« ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur [N.D.L.R. à voir !] », mais que deviendra alors le vieux « chou » d’automne de l’épicier de proximité, bien entamé déjà par les chenilles de la conjoncture et autres limaces de la paupérisation de la clientèle.

       On en gardera peut-être une feuille en souvenir, ça fera un emplâtre excellent sur la jambe d’une ville hyper-rhumatisante qui risque de manquer de médecins, mais qui, pour le moment, ne manque pas de copieux dossiers passionnants, et sans doute pleins d’avenir !

BP 08-04-2009 BC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 septembre 2014  (J+2105 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 00:00

RHETORIQUE ALIMENTAIRE (SUITE ET FIN) - du 06 SEPTEMBRE 2014 (J+2089 après le vote négatif fondateur)

  Le 17 décembre 2008 le Conseil municipal refusa textuellement un hypermarché au Charmoy en répondant NON à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Ce vote fut d’ailleurs accueilli comme tel dans Le Bien Public qui titra le 19 « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » ». À moins de s’asseoir sur la norme INSEE NAF 2008 définissant les types de grandes surfaces et/ou de considérer les journalistes comme des idiots, il semblait difficile de faire dire à ce vote ce qu’il n’avait pas dit. Pourtant, comme vous le savez, cela fut fait et sans délais !!

     Toujours soucieux de réunir des preuves écrites de la manoeuvre « discrète » qui permit de passer du refus textuel d’un hypermarché au Charmoy par le vote négatif du 17 décembre 2008, à l’accueil en fanfare de cet hypermarché fin mars 2009, nous avons passé encore une fois au crible tous les textes disponibles.

  Et, contre toute attente, nous avons fait une nouvelle découverte…Précisément dans le  PV du Conseil municipal du 26 février 2009 !

  Sachant que l’Auxonnais(e) est, par définition, « toujours très occupé(e) » (ce qui laisse les coudées franches à nos édiles)  nous reproduisons ici le passage qui a retenu notre attention.  Le lecteur/trice motivé(e) ou dubitatif/ve pourra se reporter à l’original :

 

« 2 questions ont été posées par la liste « Ensemble Autrement » :

[N.D.L.R. Nous ne mentionnons ici que la deuxième de ces questions, la seule à concerner notre sujet] : « Implantations d’entreprises : quels sont les moyens aujourd’hui utilisés par la commune, pour faire connaître auprès des entreprises potentiellement candidates à une implantation les possibilités et disponibilités foncières ? [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] » […]

[N.D.L.R. Et voici la réponse] 

 

« 2ème question : la ville n’engage rien car il n’y a pas de terrain à proposer aux entreprises. Il y a un travail sur la zone d’activités à Villers-les-Pots et à Tillenay. Pour le moment la modification du PLU de Villers-les-Pots n’est pas engagée pour des raisons budgétaires. Par ailleurs, il y a la zone du Charmoy. Une entreprise a fait une proposition pour s’implanter à Auxonne avec moins de mille mètres carrés alimentaires. [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] […] La réponse négative du Conseil Municipal à la question posée en décembre 2008 « Etes vous favorable à l’implantationd’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] ne signifie pas un refus de toute grande surface, il faut pouvoir se développer. Par ailleurs, M. le Maire a rappelé aux commerçants lors de leur dernière assemblée générale qu’il n’appartenait pas à une collectivité de favoriser telle ou telle enseigne et à ce sujet, la question a été posée par écrit aux services de la  Préfecture. »

[Source : PV du Conseil municipal du 26 février 2009 INFORMATION DE M. LE MAIRE Questions diverses pages 2 et 3]

 

   Remarquons tout d’abord que la question posée le 17 décembre est ici rapportée conformément au PV, et sans inversion des termes « supérieure à 1000 m² » et « à dominante alimentaire », comme dans la délibération. Il se peut donc que l’inversion subtile que nous avions repérée dans certaines transcriptions, et que nous supposions avoir été intentionnelle car elle peut permettre, dans une certaine mesure, un détournement de sens, n’ait été au bout du compte qu’un « lapsus » parmi d’autres. La subtilité, en effet, ne paraît plus de mise dès lors qu’il semble que l’on va s’asseoir carrément sur la question… ainsi que sur sa réponse, d’ailleurs !

      Si comme le dit le texte cité plus haut : « La réponse négative du Conseil Municipal à la question posée en décembre 2008 […] ne signifie pas un refus de toute grande surface » elle ne permet pas pour autant, selon ses termes et en bonne logique, « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » donc a fortiori d’un HYPERMARCHÉ. Rappelons encore ici que, selon la norme, un HYPERMARCHÉ est une grande surface à prédominance alimentaire  d’une superficie supérieure à 2500 m².

   On peut donc s’étonner que, dans le même temps où il rappelait la réponse négative  donnée lors du vote du 17 décembre, Monsieur le Maire d’Auxonne, dont pourtant « la ville n’engage rien car il n’y a pas de terrain à proposer aux entreprises », s’activait sur le terrain avec ses adjoints à livrer 19 hectares à une entreprise pour lui permettre d’y implanter, entre autres, un HYPERMARCHÉ, grande surface à prédominance alimentaire  d’une superficie supérieure à 2500 m². C’est bien LECLERC, on l’aura compris, cette « entreprise [qui] a fait une proposition pour s’implanter à Auxonne avec moins de mille mètres carrés alimentaires ». Oui, c’est LECLERC cette « entreprise qui veut s’implanter à Auxonne avec moins de mille mètres carrés alimentaires », litote pour le moins curieuse et inhabituelle pour désigner un hypermarché et sa séquelle de boutiques et  qui pourrait tout aussi bien s’appliquer à l’épicerie  du coin de la rue ! Ce discours amphigourique n’était-il pas destiné à enfumer et  à gagner du temps ? Quand la « maîtrise foncière de la zone » fut assurée, la vérité toute nue put éclater au grand jour dans la presse, en mars, puis dans Inf’Auxonne  N° 25 en mai !

   Ce numéro d’Inf’Auxonne, exceptionnellement dense pour une feuille d’images habituellement inconsistante  et sans grand contenu, étonne ! La rédaction, appuyée sans doute, pour l’occasion,  par le renfort de quelques maîtres dans l’art de chantourner les dossiers, a fait vraiment très fort. Elle n’a pas rougi, par exemple, d’écrire en page 2, donc juste en regard du plan figuré en page 3, plan «  dernier cri » du projet comportant explicitement un HYPERMARCHÉ , les arguties et contre-vérités suivantes :

« M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »  [N.D.L.R. la question comporte ici la fameuse inversion par rapport au PV] 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote.

Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et jusqu’au vote, comportait une « grande surface à prédominance alimentaire » (cf analyse économique évoquée plus haut). Après examen, l’avant-projet modifié s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées, aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. […]

Le Maire a-t-il, comme les opposants au projet le prétendent, changé d’avis ?

NON. Sa position a évolué avec le dossier lui-même. En effet, initialement « à prédominance alimentaire », le projet a ensuite subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du17/12/2008.

Le plan reproduit dans l’exemplaire numérique d’Inf’Auxonne N° 25 étant peu lisible, nous mettons à votre disposition une photo de l’exemplaire papier

CLIQUEZ ICI

    Constatez ! La « grande surface à prédominance alimentaire » est bien toujours là sur ce plan daté d’avril 2009 et, sur ce même plan, elle comporte d’ailleurs la légende explicite : « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M² ». ! Quelle  réactivité, quelle évolution et quelle « adéquation avec le vote du17/12/2008 » !! Et surtout quels tours de passe-passe rhétoriques dans l’argumentation !

N. B. : Les bonnes lectures étant constamment rares à Auxonne, ne manquez pas,  très prochainement, nos « notes de lecture  alimentaires » de l’ouvrage-évènement de Valérie Trierweiler !

 Hyper Janus 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 Septembre 2014  (J+2089 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:00

RHÉTORIQUE « ALIMENTAIRE » - du 26 AOÛT 2014 (J+2078 après le vote négatif fondateur)

   Ami(e)s lecteurs/trices, alors que, selon les médias, une tempête secoue le sommet de l’état, vous nous pardonnerez d’en revenir à nos querelles de clocher locales. Mais au bout du compte cette « tempête » et ces querelles ne trouvent-elles pas leur origine dans la même cause ? Celle d’une complaisance éhontée de certains dirigeants nationaux ou locaux, à l’égard de l’entreprise privée, au motif que celle-ci serait censée apporter la panacée à tous nos maux ! Certain fustigea la « finance » et l’engraisse à présent, tel autre assura que c’était non et fit le lit du oui en catimini. Du haut en bas, on trompe allègrement son monde !

   Mais après ces larges vues revenons modestement à l’ombre de notre clocher. C’est là, que nous en étions restés avec l’irruption inopinée de « l’hyper-cheval de 3500 m² » sur l’agora de l’Athènes de la nouvelle démocratie participatatatative à la mode de LURE. Il nous faut à présent essayer de comprendre ce que ce cheval celait en ses flancs.

   Une autopsie en somme, cela va encore être long et pénible, je vous sens prêt(e) à interrompre votre lecture ! Alors, avant de reprendre notre discours, une petite mise en bouche s’impose. Nous ignorons si la recette du « Charmoy Burger » vous a plu et si elle restera le tube de cet été pourri, mais nous vous la resservons au cas où vous l’auriez manquée :

    « Faites d’abord la fine bouche et dites non en chœur.  Découpez alors, en toute discrétion, deux larges tranches de terres agricoles. N’oubliez pas que cette opération est la clé de votre réussite ! Quand vous l’aurez réalisée, mais pas avant, vous pourrez en faire tout un fromage. Pour corser votre burger, mettez-y un bon kilo de pétition et  sans désemparer  montez une association en mayonnaise. Ne lésinez surtout pas et pensez à prévoir au moins deux CNACS que vous veillerez à bien retourner pour le succès de l’opération. Entre temps vous aurez fourré votre burger avec une bonne salade d’affiches, les meilleures s’impriment à LURE ! Votre burger prend forme, le quidam, appâté, commence à saliver, le voilà prêt à tout avaler ! »

    Après cet en-cas, ces zakouski en promo offerts par la maison,  passons au plat de résistance d’aujourd’hui, une bonne louchée de rhétorique « alimentaire » bien grasse, ras la gamelle ! Les grincheux lui trouveront sans doute un vieux goût de réchauffé et prendront un air dégoûté. Allons ! Pas de chichis ! Il y a encore quelques fins morceaux à pêcher dans cette bonne soupe dont la valeur « alimentaire », quoi qu’on en dise est indéniable ! Bon appétit d’avance !

   Il y a mille manières de rapporter un fait selon les informations ou les archives disponibles sur ce fait. Si les écrits, à moins de falsification, restent ce qu’ils sont, on peut néanmoins leur faire dire ce qu’ils ne disent pas ; toute l’habileté du rapporteur réside alors dans la présentation et  la mise en perspective qu’il en fait. Chacun se souvient ainsi du vote négatif du 17 décembre 2008 (Le Bien public du 19/12/08) devenu, à la suite d’une  exégèse (très personnelle) de son « sens » profond, par notre premier magistrat, feu vert pour un hypermarché Leclerc (voir Le Bien public du 02/03/09) !

      Rappelons ce passage essentiel de  l’article surréaliste du 02/03/09, pourtant passé inaperçu : « …Raoul Langlois, maire d’Auxonne, a rappelé la position de la municipalité concernant l’aménagement de la zone du Charmoy : […] la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n’excède pas 1000 m². C’est le sens du vote du Conseil municipal du 17 décembre 2008  [N.D.L.R. Chantecler : souligné par nous] ».

   Longtemps, je me suis couché de bonne heure…À l’époque de la parution de cet article, citoyen inconséquent et nonchalant sans doute, je ne prenais plus la peine de décortiquer la prose municipale. Il est vrai que l’exercice peut être rebutant !  Croyez m’en sur parole ! Je sortais d’en faire l’expérience et j’avais donc pris une pause méritée après le cycle du Courrier de l’Arsenal qui avait porté ses fruits ! J’étais redevenu le bon Auxonnais moyen qui, entre deux élections, se laisse mener par le bout du nez.

     Et personne, à ma connaissance, n’a réagi vraiment à cet article. Reconnaissons toutefois que le blog du groupe « Ensemble-Autrement », qui faisait alors régulièrement écho à la presse locale, mais n’est plus en ligne actuellement, reproduisit l’article le même jour,  ceci sans analyse ni commentaire, précisant seulement que la rencontre de la municipalité avec les entreprises, lors de laquelle la précédente déclaration avait été faite, s'était tenue le 3 février précédent. On s’activait déjà dis-crè-te-ment sur les terres du Charmoy ! Aucun lecteur du blog ne fit de commentaire et pourtant, l’acrobatie était manifeste. Il suffit de relire attentivement le procès-verbal du Conseil municipal du 17 décembre 2008 pour s’en convaincre.

   Je vous convie encore une fois à cet exercice en vous présentant une sélection des meilleurs morceaux !

 

p. 22 « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. » [N.D.L.R. selon la norme NAF 2008  tous les hypermarchés et une bonne part des supermarchés sont des « grande[s] surface[s]  supérieure[s]  à 1000 m² à dominante alimentaire ».]

p. 22 « M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative [N.D.L.R. tel fut le cas], il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose  [N.D.L.R. ce qui fut fait, discrétion oblige !]. Si la réponse est non, le dossier est terminé [N.D.L.R. En guise de clôture,  le dossier fut en  fait monté en toute discrétion sur le terrain avec le promoteur !]

p. 23 « M. le Maire répond que si l’implantation ne concerne que l’alimentaire le gain [N.D.L.R. le gain d’emplois] sera nul car ce qui sera gagné d’un côté sera perdu de l’autre. Concernant les domaines autres que l’alimentaire le gain d’emplois net sera beaucoup plus important ».

[N.D.L.R. dans cet argument où  « l’alimentaire » est envisagé en particulier, on sent poindre la « thèse » exprimée pour la première fois dans Le Bien public du 02/03/09, et reprise souvent par la suite, thèse selon laquelle on « soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n’excède pas 1000 m².»  N’empêche que selon la norme NAF 2008  tous les hypermarchés et une bonne part des supermarchés sont et restent des « grande[s] surface[s]  supérieure[s]  à 1000 m² à dominante alimentaire » où la part proprement alimentaire en m² ne fait jamais l’objet d’une mention spéciale dans  la norme.]

p. 25« A 23h05 M. le Maire constate que le quorum est atteint et que la séance peut reprendre. Il soumet la question suivante au vote des élus : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». La réponse doit être soit oui, soit non ». [N.D.L.R. Le vote sera négatif hormis un bulletin blanc]

p. 25 « […] Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] »

   [N.D.L.R.  « L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] » Dans cette dernière phrase, plutôt vague, où il est seulement question « d’aménagement » et non « d’implantation », on est en droit de supposer que les « commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement » désignaient des commerces spécialisés non alimentaires. Logiquement et en toute cohérence, le vote ayant été négatif, et « le choix [ayant été] clair », comme le précisait lui-même Monsieur le Maire,  on n’aurait pas dû se démener, même discrètement, aux lendemains du vote, pour faciliter l’implantation d’un hypermarché, grande surface réputée, selon la norme, être à prédominance (ou à dominante) alimentaire !]

    Nous reviendrons enfin sur une question que nous avons déjà abordée à plusieurs reprises, mais que nous tenons, quand même, pour finir, à pointer à nouveau. Celle du doute planant sur la formulation exacte de la question effectivement mise aux  voix le soir du 17 décembre 2008 (mais peut-être aura-t-elle été enregistrée ?). Rapportée dans le PV,  selon cette formulation : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? », elle sera approuvée dans cette forme et sans réserve au conseil suivant du 28 janvier 2009. Entre temps, cependant,  dans l’article 1 de la délibération  transmise en préfecture la même question aura été reformulée, avec une inversion de certains termes, sous cette forme :« Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? » À remarquer, que dans le même document, l’intitulé de l’objet de la délibération continue de faire mention, comme dans le PV,  d’une « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ».  Bizarre cet ordre fluctuant des termes dans des documents administratifs relatifs à des décisions importantes prises aux voix et engageant l’avenir d’Auxonne !?  Bizarre sans doute et peut être opportun !? Rappelez-vous la déclaration du 3 mars dans Le Bien public du 02/03/09  « la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n’excède pas 1000 m². »

      À titre d’anecdote, signalons au passage que la même délibération  spécifiait à la rubrique « Excusés » : « Madame Véronique GILOT, donne procuration à Jocelyne COMBÉPINE ». Or, à cette date, aucun(e) conseiller(e) ne répondait au nom de Jocelyne COMBÉPINE. On pourra peut-être nous expliquer le « sens » profond de cette irruption d’un conseiller imaginaire ! Peut être la conséquence d’une intoxication « alimentaire » du rédacteur ? 

Hamlet au Charmoy 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Août 2014  (J+2078 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 00:00

INVESTISSEMENTS  D’HIER  ET  D’AUJOURD’HUI - du 16 AOÛT 2014 (J+2068 après le vote négatif fondateur)

   Comme chacun sait, Auxonne, place-forte jusqu’au décret de déclassement du 18 août 1895, fut investie à plusieurs reprises en 1478, 1586, 1814, 1815, 1871.

     En ce début de vingt-et-unième siècle, notre ville, qui a perdu son statut de place-forte et, en conséquence, une partie de ses remparts, n’est plus investie par des assiégeants en armes. Les investisseurs privés se contentent à présent de faire le siège de la mairie puis, avec l’aide discrète du premier magistrat, ils jettent leur dévolu sur quelques hectares de « glacis » bien placés. L’essentiel n’est-il pas en effet d’obtenir la « maîtrise foncière de la zone » ?

     C’est que la guerre des sièges a fait place à la guerre de la concurrence. Prussiens et coalisés en armes ont déserté la plaine, à présent ce sont les grandes enseignes qui, déployant leurs bannières, se disputent le territoire au nom d’idéaux relookés. Le mot d’ordre « Moins cher », slogan mobilisateur des masses consuméristes, a rencardé au musée drapeaux et vieilles devises guerrières.

  Un représentant du Groupe E. Leclerc déclarait ainsi : « Notre volonté, c’est de nous implanter à Auxonne pour y faire baisser les prix » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 sous le titre « Oui à l’hyper, non au brico ! » Cahier local page 2).  « S’implanter à Auxonne pour y faire baisser les prix », comme ça, pour la beauté du geste et par philanthropie ? Ou pour y créer une nouvelle baronnie au profit d’un directeur à l’étroit dans son supermarché quelque part dans l’est ? Et le représentant d’ajouter : « On veut le conquérir [N.D.L.R.Chantecler : le marché local]  et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre. »

    « On veut le conquérir » Tiens, tiens, l’investissement profitable des fonds privés rejoint ici l’investissement des places-fortes, car il a, lui aussi, un objectif de conquête : la conquête du marché : « 28 millions d’euros à prendre ». Passons, on entend cela tous les jours, on en a même les oreilles rebattues. Je préfère quant à moi La conquête du courage.  Mais laissons Stephen Crane et la Guerre de Sécession pour découvrir les héros intrépides et dévoués de cette nouvelle guerre des enseignes, les héros de notre temps, nos élus.

    Des héros, vous voulez rire ?! Que nenni, Monsieur ! Que nenni ! Dans  Le Bien Public du 12 octobre 2009 le même représentant du Groupe E. Leclerc ne déclarait-il pas à l’attention du maire d’Auxonne « audacieux de soutenir le projet » : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». Ah ! « Grandeur et Servitude » de la fonction, « Grandeur et Servitude » mirlitaires (j’ai bien écrit mirlitaires comme mirliton) ! De l’audace, encore de l’audace mais surtout de la dis-cré-tion !  Pourquoi toute cette logomachie martiale quand le seul crépitement de la caisse enregistreuse a remplacé depuis belle lurette celui des mitrailleuses ?

     La première opération de l’ « investiture » d’une ville (on dit aujourd’hui investissement), consistait, selon Vauban, à « ouvrir la tranchée », opération qui devait permettre, par un long processus de terrassement, d’arriver, à couvert, jusqu’au pied des remparts. De nos jours,  le long cheminement du porteur du projet et de son promoteur-investisseur, armés de leurs dossiers, vers l’objectif du Charmoy, n’est pas sans rappeler la marche, nécessairement sinueuse de la tranchée d’approche.

       La comparaison est pertinente, à preuve, au Charmoy, sur le terrain, des travaux de terrassement ont commencé, on y voit même une tranchée de taille !

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES-du 28 JUILLET 2014

      Youpiii !! Elles vont donc se concrétiser les promesses du représentant du Groupe E. Leclerc : « Désormais, il y aura la locomotive [N.D.L.R. : terme couramment utilisé dans le milieu pour désigner l’hyper « attrape-clients »] avec le gros supermarché et comme wagons, les boutiques de jouets de vêtements et de bazar » Le Bien Public du 13 janvier 2011, article « Oui à l’hyper, non au brico ! » cahier local page 2)  L’affaire est en marche !  On entend siffler le train !

   Mais trêve de plaisanterie ! Après tout, les métaphores conquérantes employées par le représentant du Groupe E. Leclerc, que nous avons cité à plusieurs reprises, ne sont peut être pas,  au bout du compte (compter en M€), si incongrues !

    Car tous ces travaux, tous ces investissements, sont sous-tendus par une véritable stratégie, financière, celle-là, il est vrai.

     La revue Au fait, dans son N° 6 de décembre 2013, intitulé « L’indécent système Leclerc », nous en offre un bon résumé dans son article « Des épiciers, non, des promoteurs immobiliers » :

     « Usines à cash aussi confortables que discrètes, les galeries commerciales représentent aussi un patrimoine considérable pour leurs propriétaires » « L’objectif est d’attirer, avec des prix au plus serré, un maximum de clients sur la zone. Cette fréquentation record justifie de réclamer des loyers élevés aux commerçants locataires ; là réside désormais la source de la prospérité du propriétaire. Au-delà des fournisseurs, sommés de pratiquer des prix-planchers, les commerçants du centre-ville sont les autres victimes collatérales de cette stratégie » (p. 36

 Investir hier aujourd'hui

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Août 2014  (J+2068 après le vote négatif fondateur

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 00:00

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!! - du 04 AOÛT 2014 (J+2056 après le vote négatif fondateur)

   « Déplacez-vous en masse !!! », cette injonction qui sonne comme un ordre à se porter en force sur un objectif désigné n’est pourtant pas tirée des mémoires d’un général engagé dans la Grande Guerre !

      C’est tout bonnement l’avant-dernière ligne d’un courrier officiel envoyé par la Mairie à tous les électeurs à l’occasion de la  consultation du 27 juin 2010 sur la zone du Charmoy.

      En ce temps de commémorations du centenaire de la Grande Guerre, guerre de masse s’il en est, guerre totale où l’Europe se vit entraîner en masse vers la catastrophe, où les masses humaines fondaient en rangs serrés sous les tirs massifs, cette injonction conquérante prend massivement un relief bizarre, voire inquiétant. Lorsqu’en temps de paix, des citoyens « se déplacent en masse », il y a du souci à se faire. Bien sûr l’instinct grégaire n’est pas toujours l’instinct de guerre, mais quand même !

      Vous n’imaginez pas le rédacteur d’un courrier officiel ne pesant pas ses mots ! On est donc en droit de lire « Déplacez-vous en masse » comme un ordre implicite de mobilisation, si tant est qu’on y réfléchisse ! Et quand, sur tous les murs, s’affiche en jaune-fluo et partout le même « OUI » unanime, la feuille de route du « mobilisé » sur le front des urnes est à destination unique.

    Le 27 juin 2010, la mobilisation au profit de l’enseigne LECLERC avait donc été très bien organisée et, qui plus est, avec la complicité naïve de l’opposition, qui n’avait pas su voir dans cette consultation un moyen médiatique de sortir le projet de l’ornière et de booster par là même son porteur à l’approche  des cantonales !

    Tracts, centaines d’affiches imprimées à LURE, banderoles, courriers, cavalcades sur l’air de « Aux urnes citoyens », à tout ce festival « mobilisateur », il ne manquait que le tocsin ! Pas de tocsin d’accord, mais de l’intox ! Beaucoup de foin et beaucoup d’intox comme ce « supermarché à dominante non alimentaire » mentionné textuellement dans le courrier officiel déjà cité.

   Vous pourrez juger sur pièces en consultant :

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013

    En souvenir de l’évènement, et en ce jour anniversaire de l’abolition des privilèges, Claudi vous offre une affiche-souvenir exclusive et inédite de la MobilisaZone !

 

Déplacez-vous en masse

Déplacez-vous en masse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 Août 2014  (J+2056 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 00:00
DE CATIMINI  EN CATERPILLAR-du 31 JUILLET 2014 (J+2052 après le vote négatif fondateur)
« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet ».
 
[extrait d’une lettre datée du 14/04/09, adressée de COLMAR au maire d’Auxonne,et signée du Président de l’Expansion de la SCAPALSACE (Groupe E. LECLERC), F. TRITANT, patron entre autres d’un Leclerc vosgien. Cette lettre a été publiée in extenso par les soins de son destinataire en page 4 d’Inf’auxonne N° 25 de mai 2009.] 
 
   On imagine sans peine la boue du Charmoy en cette fin de juillet diluvienne ; pour un fan du trenchy, c’est le pied ! Le pied dans les bottes, bien entendu ! Mais  bien avant l’ère du trenchy botté, casqué et conquérant, se déroula sur cette même zone une activité beaucoup plus feutrée et ô combien discrète, celle du « catimini ». « En catimini », cette expression mignonne, nous l’avons relevée par deux fois dans les archives oubliées du Charmoy. Les bons ouvrages vous expliqueront que son origine est  obscure, mais ils s’accorderont tous sur deux points : la référence à la rouerie féline de la chattemitte et… au dialecte picard !
 
    Une petite parenthèse  à propos d’archives : quatre ans de Chantecler nous ont permis de constituer un fonds de documents largement ouvert à nos lecteurs/trices soucieux/ses d’être informé(e)s. Notre travail se poursuit dans ce sens. Parallèlement à nos recherches locales, nous nous sommes aussi largement documenté sur le « mouvement Leclerc ». À ce propos, et contre toute attente, nous avons découvert en Édouard Leclerc, son fondateur, un personnage dont l’originalité et les traits romanesques n’ont pas été pour nous déplaire.
 
    En 1973, par exemple, Édouard Leclerc crée son propre journal Le Soleil de l’Ouest. Les thèmes de cette feuille reflètent l’éclectisme de son rédacteur, amateur éclairé de livres anciens ; on peut ainsi y découvrir, mêlés à ses publicités, des articles de combat « contre l’arasement des talus et l’arrachage des haies », des extraits de vieux bouquins ainsi que des articles historiques aux sujets pointus tels que « les foires en Basse-Bretagne aux XVIIe  et XVIIIe siècles », sans oublier, bien entendu, ses charges coutumières contre l’administration et les notables.
 
    Après tout, notre Chantecler, dont le soleil se lève à l’est, ne manque pas non plus d’éclectisme. Nous nous remémorons à ce propos un article déjà ancien dont l’archaïsme aurait sans doute fait sourire le vieux bibliophile Édouard lui-même :
 
   
    Revenons, pour l’heure, à des archives moins fantaisistes sur le sujet du jour, qui est rappelons-le,  la transition, dans la zone du Charmoy, du « catimini » au « caterpillar ». Tout un programme, de la chattemitte ou minette à la pelleteuse, la route est longue et « la pente est raide » comme dirait ce bon monsieur Raffarin !
 
    Ce sont trois documents d’archives, dûment référencés et encore inédits dans Chantecler, que nous présentons aujourd’hui, laissant à nos lecteurs/trices le soin de juger si OUI ou NON, la conception (au sens génésique) de la zone du Charmoy aurait bien pu se faire en catimini, ou plus vulgairement « dans le dos », nonobstant les déclarations d’intention de son initiateur et ses tentatives de démentir a posteriori le fait évident de s’être assis sur le vote négatif du 17 décembre 2008 à la décision duquel il avait pourtant promis de « se plier ». Lequel plia l’autre, cela reste à examiner ! (Voir Inf’auxonne N° 25 de mai 2009).
  
DOCUMENT N°1
 
[Source : Procès-verbal du Conseil municipal du 18/09/2008 dans « 22) QUESTIONS ORALES » Page 14]
 
« 1) EST-IL EXACT QU’UNE GRANDE SURFACE VA S’IMPLANTER À AUXONNE ?
 
        Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;
 
                - d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes ; [N.D.L.R. souligné par nous]
 
                - D’autre part, si un tel projet était envisagé, il va de soi que l’ensemble des acteurs du commerce sur Auxonne ainsi que les élus du Conseil Municipal seraient concertés sur cette question.
 
DOCUMENT N°2
 
[Source : Procès-verbal du Conseil municipal du 21/10/2008 dans « 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE c) sur les dossiers en cours » Page 6]
 
«  - Réunion CCI-Commerçants : une réunion sans élus a été organisée de manière que puissent être évoquées les questions relatives au commerce, de l’impact de l’arrivée de nouveaux commerces sur Auxonne [N.D.L.R. souligné par nous] et que les choses puissent être discutées entre commerçants. M. le Maire précise que les élus rencontreront les commerçants dans quelques temps pour parler de ce sujet et des problèmes d’enseigne [N.D.L.R. enseigne au sens de panneau, il ne s’agit pas ici de l’enseigne LECLERc, par exemple], notamment avec M. MAROUZE, architecte des bâtiments de France. La réunion est prévue à la mi-novembre [N.D.L.R. novembre 2008, avant le fameux vote du 17 décembre 2008]. 
 
     Toujours concernant la CCI, M. le Maire a renvoyé un courrier. En effet, si un certain nombre d’élus a été satisfait de la réunion qui a eu lieu avec l’ensemble des élus du Conseil Municipal, certains sont restés sur leurs fins [sic]. Sur ce sujet, c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini. Il faut qu’un maximum de personnes ait les informations nécessaires pour se prononcer, M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal. »  [N.D.L.R. souligné par nous]
 
DOCUMENT N°3
 
[Source : Inf’Auxonne Numéro 27 de janvier 2010,  dans  « Tribune libre » page 7]
 
 « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE  à AUXONNE ?
 
Les Auxonnais ont pris connaissance par la presse d’un projet d’implantation d’une grande surface à l’enseigne « LECLERC » sur le territoire de la commune d’Auxonne. Projet rejeté par la précédente municipalité. - Avons-nous besoin d’une nouvelle grande surface qui impacte tout un territoire soit environ 60000 personnes alors que nous sommes déjà suréquipés sur ce plan. - Pourquoi l’équipe municipale en charge de la gestion a-t-elle négligé toute analyse territoriale préalable ? Et avoir ignoré la communauté de communes Auxonne Val de Saône seule compétente en matière de développement économique ? - Pourquoi avoir pactisé arbitrairement avec le promoteur à coup d’effet d’annonce et de communications manquants [sic] manifestement d’objectivité. Pourquoi s’être investi en catimini aux démarches d’acquisitions foncières avec la participation active sur le terrain de deux adjoints et du promoteur, laissant libre cours aux suspicions les plus condamnables.- Pourquoi avoir passé sous silence les conséquences, les effets négatifs d’un projet hors d’échelle pour notre territoire ? - Pourquoi ne pas avoir tenu compte des grandes orientations Départementales voir [sic] ministérielles en matière d’implantation commerciale ? - Pourquoi ce manque de transparence aggravée[sic]par des contradictions majeures et incohérentes (vote négatif au conseil municipal et accord donné parallèlement au promoteur) ? Autant de questions restées sans réponse, traduisant la problématique complexe de notre territoire. L’équipe municipale en place a affiché ses limites à gérer sérieusement ce type de dossier qui interpelle un grand nombre de nos concitoyens. »
 
Les membres d’AUXONNE NOTRE VILLE
 
Antoine SANZ  Gérard LABELLE Reine MELOCCO »
À chacun(e), maintenant, de tirer sa conclusion, si par hasard il/elle ne l’avait pas encore fait !
 
Du catimini au caterpillar
C.S. Rédacteur de Chantecler,
 Auxonne, le 31 juillet 2014  (J+2052 après le vote négatif fondateur)
 
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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 00:00

CE QUI SE CONÇOIT BIEN…-du 25 JUILLET 2014 (J+2046 après le vote négatif fondateur)

     Dans un précédent article, intitulé « Chantecler a quatre ans » et daté du 18 juin 2014, nous faisions mention du conseil municipal, tenu la veille, en ces termes :

     « Lors du conseil municipal d’hier soir, notre maire interrogé par l’opposition à propos du recours concernant le projet du Charmoy et de la clôture nouvellement apparue a commis un lapsus en confondant Conseil d’état et Tribunal administratif. Décidément, depuis le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008, en passant par la création du concept d’hypermarché non alimentaire et le virage à 180° de la CNAC, cette affaire finit par devenir le gag du siècle. »

    Ce lapsus, pour le moins surprenant de la part d’un élu totalement impliqué dans le projet et tout dévoué à ses promoteurs, avait été rectifié en séance à la suite de l’observation expresse faite par un conseiller municipal de l’opposition. Ce détail qui a son importance, et qui avait été omis dans le compte rendu initial de la séance du 17 juin 2014, est à présent attesté en page 2 du procès verbal de la séance du 10 juillet dernier en ces termes :

« 2. PROCES-VERBAL DE LA SÉANCE DU CONSEIL MUNICIPAL DU 17 JUIN 2014

« Après lecture faite, le Conseil Municipal, adopte, à l’unanimité, le procès-verbal de la séance du 17 juin 2014 et prend acte des observations formulées ci-dessous. »

[…]

« Monsieur Fabrice VAUCHEY : « En dernière page, pour terminer, je vous avais demandé une précision quand vous avez évoqué un recours devant le Conseil d’État, par rapport à la procédure judiciaire initiée à l’encontre du permis de construire [N.D.L.R. : permis de construire de l’hypermarché LECLERC au Charmoy], et je vois qu’à aucun moment mes propos n’ont été repris. »

Monsieur le Maire : « Répétez la fin… »

Monsieur Fabrice VAUCHEY : « Je dis…, j’avais évoqué la procédure judiciaire – je vous avais interrogé là-dessus – puisque vous parliez de la procédure en  recours devant le Conseil d’État et c’est [sic, N.D.L.R. : il faut sans doute lire « ces »] propos n’ont pas été repris. »

Monsieur le Maire : « Exact, je n’ai pas repris l’erreur, puisque j’avais fait un lapsus. Ce n’était pas le Conseil d’État mais le Tribunal Administratif. Effectivement je n’ai pas repris la phrase erronée. Ce qui compte, ce sont vos propos et les nôtres. Je précise que les comptes rendus ne sont pas nécessairement in extenso, la jurisprudence est claire sur ce point. On souhaite le compléter au maximum, et dans la mesure où c’est audible à l’enregistrement. On vérifiera l’enregistrement et on complétera vos propos en fonction de ce qui a été dit. »

  [p. 2 du PV du CM du 10/07/14  §2 « Procès-verbal de la séance du Conseil municipal du 17 juin 2014 »]

Cette volonté de précision qui semble devoir s’imposer à présent dans la transcription des délibérations de nos élus grâce à l’intervention de membres du conseil particulièrement attentifs est une bonne chose.           

    Rétrospectivement, on se prend à regretter qu’une telle volonté de précision n’ait apparemment pas présidé à la rédaction du Procès-verbal de la séance du Conseil municipal du 17 décembre 2008. Il suffit en effet de relire ce texte pour constater le caractère abscons ou approximatif de certaines formulations. Plus grave encore, la suite a démontré que c’est justement ce caractère abscons ou approximatif qui devait permettre, opportunément et par le biais d’arguties audacieuses, des réinterprétations pour le moins contestables.

Ceci, nous l’avions déjà démontré en détail dans deux précédents articles

ARCHIVES  N° 3 - du 19 janvier 2013

 RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

    Ces réinterprétations, suivies de diverses péripéties, au nombre desquelles on retiendra la fameuse « consultation » et le retournement radical de la CNAC, aboutiront finalement à l’implantation d’un hypermarché sur la zone du Charmoy. L’annonce officielle de cette implantation a d’ailleurs été faite lors du Conseil municipal du 10 juillet dernier en ces termes :

« Implantation d’un Leclerc

Les travaux ont démarré. Certaines voies d’accès sont perceptibles. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

        Si « certaines voies d’accès sont perceptibles », il reste néanmoins que les voies de parvenir à la concrétisation de ce projet resteront, pour le quidam, à jamais impénétrables !

      Par le biais d’une fiction en images, nous avions tenté d’en suivre librement les méandres dans notre grand feuilleton en 46 épisodes « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». Nous offrons aujourd’hui à la rédaction d’Inf’auxonne de le publier pour meubler ses colonnes un tantinet désertes, cela constituerait un juste et nécessaire pendant à la dialectique « leclerolâtre » du fameux N° 25 de mai 2009 de cette feuille, qui pour une fois était copieusement remplie et même bourrée d’arguments « béton » bien inspirés et pour une bonne part « téléphonés » sans doute !!! (À relire !!). En attendant, et à titre d’échantillon gratuit, nous avons pensé que l’épisode 3 d’« Esquisses pour un Journal du Charmoy » pouvait convenir parfaitement pour illustrer notre propos d’aujourd’hui.

03- L'urne qui fait nonC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 juillet 2014  (J+2046 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 00:00

REVITALISER LE CENTRE BOURG, C’EST HYPER IMPORTANT !-du 22 JUILLET 2014 (J+2043 après le vote négatif fondateur)

    La revitalisation des centres languissants des petites villes et des bourgades de la France profonde occupe depuis déjà une bonne paire de décennies les travaux et les réflexions des administrations compétentes. Comme les abeilles, nos Chaminadours et autres Clochemerles ne vont pas fort ! Et comme pour les abeilles, le diagnostic des causes est complexe et les intérêts en jeu, souvent contradictoires !

      Notre magazine municipal local, Inf’Auxonne, dans son numéro 31 de janvier 2011,  et par la voix du Groupe Auxonne passionnément, constatait déjà pour notre ville la nécessité d’agir :

        « Reste un chantier important à mettre en œuvre […] : une politique concertée de revitalisation [du] centre ville, dans une collaboration étroite avec les habitants et les commerçants. » (page 2). 

     Par la lecture du compte rendu du dernier conseil municipal du 10 juillet dernier nous apprenons avec bonheur que cette « politique concertée de revitalisation [du] centre ville » pourrait bientôt prendre un tour plus concret dans le cadre d’un projet gouvernemental :

 « Appel à Manifestation d’intérêt (AMI), revitalisation des centres-bourgs :

Le Gouvernement a mis en place un projet de revitalisation des centres-bourgs […] En Côte-d’Or, la ville d’AUXONNE a été retenue pour une première sélection. Il y a 300 communes en France actuellement prévues pour cet appel à projet, il en subsistera 50 à l’arrivée. Si la commune n’est pas sélectionnée, le travail ne sera pas perdu car le centre a besoin d’être revitalisé. Cela ne peut qu’être intéressant pour la Ville.

[…] le dossier doit être rendu pour le 12 septembre. Le nécessaire sera donc fait pour rendre un dossier complet comprenant un diagnostic sur les difficultés du territoire et les stratégies et actions à mener pour son développement, en sachant que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  §4 « Informations de Monsieur le Maire »]

  Effectivement, « ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité », nous apprenons cependant, sur la même page du PV du CM du 10/07/14, l’implantation confirmée d’un hypermarché en périphérie urbaine, quantité non négligeable s’il en est (3500 m²), et dont il n’est rien moins que garanti, si l’on se réfère à de nombreuses expériences, qu’il améliore en qualité l’animation du centre ville :

« Implantation d’un Leclerc

Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

        À présent que la messe est dite au Charmoy et que les tenants de LECLERC ont gagné, le Groupe Auxonne passionnément ne pourra plus, du moins, invoquer une lutte, à présent dépassée, pour faire porter le chapeau aux représentants du commerce du centre ville. Ce qui fut fait notamment dans le numéro 31 de janvier 2011 d’Inf’Auxonne, précédemment cité, dans lequel il  était reproché sans ménagement, aux dits représentants,  de fourrer leur nez hors de leur centre bourg et de négliger ainsi les « questions essentielles » :

    « Malheureusement, jusqu’à présent nos appels n’ont pas reçu l’écho qu’ils méritaient. En effet, les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles… »

      C’est pourquoi nous attendons la publication (dans Inf’Auxonne N° 46 ou 47 qui sait ?) d’une synthèse des préconisations  du  « dossier complet comprenant un diagnostic sur les difficultés du territoire et les stratégies et actions à mener pour son développement, en sachant que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité » car même  « si la commune n’est pas sélectionnée, le travail ne sera pas perdu », nous ajoutons : surtout s’il contribue à informer objectivement les citoyens.

     Gageons que ces préconisations ne manqueront pas, dans un souci de réalisme et de crédibilité, de prendre en compte le rôle du « facteur Charmoy » dans le processus de revitalisation de notre « centre bourg », sachant, bien entendu, « que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité » !

    Pour répondre à l’illustration de Claudi, une question reste ouverte : L’arc-en-ciel sur le Charmoy entraînera-t-il une embellie sur le centre bourg ?

Quelques vieux articles toujours d’actualité sur le thème des centres bourgs :

 

QUAND L’INCOHÉRENCE  S’ÉTALE – du 25 janvier 2012

COMME LES CHAMPIGNONS - du 3 octobre 2013

Charmoy juin 2015

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juillet 2014  (J+2043 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions