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  • Claude Speranza, Auxonnais
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:00
HYPERMARCHE CLANDESTIN - du 22 février 2011

 

1. Déclaration d’intention

 

            Nous sommes à l’ère de la globalisation, des échanges et de la traçabilité nécessaire. Les rayons d’un hypermarché sont une image du monde actuel et chaque étiquette, une histoire plus ou moins fidèle du produit qui s’offre au consommateur.

            Un hypermarché peut aussi « se vendre », à une commune par exemple ou à ses habitants. Sur un exemple local, à partir de documents écrits dûment référencés nous avons tenté un exercice de « traçabilité » d’un « hypermarché à vendre ». Comme nous le verrons, il s’agit de lire attentivement les étiquettes !

 

2. Eléments de langage

Pour savoir d’abord de quoi l’on parle. Selon la norme NAF 2008  INSEE, un hypermarché est un « commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² »

 

3. Mode d’emploi

            Les sources de référence seront mentionnées en noir dans la colonne de gauche, les citations extraites de ces sources seront données en bleu et en italiques dans la colonne centrale. Nos commentaires  figureront en noir en  colonne de droite. A la fin de chaque rubrique, un commentaire de conclusion plus long sera donné en rouge dans toute la largeur de la page.

 

 

4. AVATAR N°1 Glissements progressifs sur une surface

 

 

Délibération

N° 2008-255.

(C.M. 17/12/08)

 

le Conseil a décidé « de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

 

 

 

Le Bien Public du 26 mars 2009

« Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » 

« [Ce projet] prend en compte les recommandations formulées lors du Conseil municipal du 17 décembre dernier qui imposaient une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m² »

« vote » devient « recom-mandations »

« grande surface à dominante alimentaire » devient « surface marchande consacrée à l’alimentaire »

 

 

www.auxonne.fr 

Site Villed'Auxonne 

« Lors du Conseil municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »  .../...

 

 

Le résultat du vote n’est pas rappelé.

« grande surface à dominante alimentaire » devient « surface alimentaire »

 

 

Pour le lire la suite de cet article CLIQUEZ  ICI

nous mettons à votre disposition, sous forme de lien, le fichier en format pdf prêt à lire, à télécharger et à imprimer

 

 

C.S.  Rédacteur de Chantecler,   

à Auxonne le  22  février 2011                                                                                                                                           

                                                                                                  

 

 

 

 

 

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:00

 

LETTRE OUVERTE  à Madame la Préfète – du 21 février 2011

 

Objet : CDAC prochaine  relative au projet d’implantation d’un hypermarché E. LECLERC sur la zone du Charmoy à AUXONNE

 

           

                                    Madame la Préfète de la Région Bourgogne          

 

           A l’heure où une nouvelle CDAC s’annonce, j’ai l’honneur de m’adresser à vous pour soumettre à votre bienveillant examen deux points particuliers relatifs à l’émergence et à l’évolution du projet qui sera bientôt examiné lors de cette  CDAC.

           

           Ces points sont relatifs :

 

- au vote du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008 lors duquel fut examiné initialement le projet, et à la suite qui lui fut donnée. 

 

- aux circonstances du déroulement d’une consultation organisée par la Ville d’Auxonne le 27 juin 2010 après le rejet du projet initial en CDAC, puis en CNAC

 

            En ce qui concerne le premier point, rappelons que, lors de la séance du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008, le Conseil consulté a décidé « de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? » (Délibération N° 2008-255).

            Or quelques mois plus tard, les administrés apprenaient dans le bulletin d’information municipale Inf’Auxonne N° 25 l’implantation prochaine d’un hypermarché E. LECLERC dans la zone du Charmoy. Dans le même bulletin était publiée une lettre du groupe E. LECLERC au Maire d’AUXONNE précisant : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion ». 

            Pour mesurer le caractère pour le moins surprenant de l’annonce, il suffit de se reporter au débat préalable au vote mentionné plus haut occupant 6 pages (pp. 20 à 25) du  procès verbal (approuvé le 28 janvier 2009) de la séance du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008. On peut y lire, en particulier, page 22, les déclarations suivantes de M. le Maire d’AUXONNE :

 « M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (lignes 11 et 12)

« M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non le dossier est terminé. » (antépénultième et pénultième lignes).

             Depuis lors, une CDAC (07 octobre 2009) et une CNAC (20 janvier 2010) se sont montrées défavorables au projet. 

             A la suite des décisions motivées de ces commissions, et en réaction contre elles, un mouvement de protestation local plus ou moins spontané (déclarations de presse, pétitions, création d’association…) a pris naissance, aboutissant à la tenue, à AUXONNE, le 27 juin 2010, d’une consultation sur la question «  Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? »

            A propos de cette consultation, un examen attentif du document officiel émanant de la Mairie d’AUXONNE et adressé par la Poste sous enveloppe affranchie à chaque électeur avec le matériel de vote, permet d’observer qu’il présente quelques caractères pour le moins particuliers : absence  d’en-tête de l’autorité émettrice, usage sans réserve et fortement incitatif de l’impératif et des points d’exclamation plus propres au style d’un tract (« déplacez-vous en masse ») qu’à celui d’un document administratif officiel, amalgame d’arguments alléchants et de considérations urbanistiques techniques, inexactitude manifeste dans l’emploi d’une expression  vague et sans réalité normative (« supermarché à dominante non alimentaire ») pour désigner en fait ce qui se révèle aujourd’hui encore être un hypermarché.

            Dans le même temps s’est déroulée une campagne d’affichage sauvage de publicité imprimée à LURE ayant fait depuis l’objet d’une plainte et d’une enquête de gendarmerie.

            Pour en revenir à notre analyse du style, pour le moins particulier, du document envoyé sous enveloppe affranchie, il suffira pour la confirmer de confronter celui-ci à une lettre à en-tête officielle cette fois, datée du 28 juin, signée du Maire d’Auxonne et portant le cachet de la Mairie, distribuée en pli ouvert non affranchi dans les boîtes aux lettres (« ENCORE MERCI ! ! ! »)

            Sans entrer dans des détails supplémentaires, on pourrait être amené, après ce rapide examen, à douter de l’existence, à ce moment-là à AUXONNE, des conditions nécessaires à une réflexion sereine indispensable pour un choix libre et éclairé de l’électeur.

 

           Il est probable que les résultats de cette consultation seront invoqués lors de la prochaine CDAC, comme le laissent penser  les termes suivants du premier des deux documents ci-dessus évoqués : « L’avis des électeurs […] permettra au Maire de prendre toutes décisions relatives au nouveau projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy, en adéquation avec l’avis recueilli : […] avis à émettre en CDAC ».

Il serait juste, en cas d’invocation en CDAC de l’argument fourni par la consultation, que le contexte particulier évoqué plus haut et qui a entouré le recueil des voix des électeurs ne reste pas totalement ignoré des membres de la CDAC.

 

            Ce sont d’ailleurs les circonstances particulières ayant entouré  cette consultation qui m’ont  conduit à publier un blog dès le 18 juin 2010. La présente lettre y sera publiée. A toutes fins utiles, je vous  communique l’adresse de ce blog :

chantecler-auxonne.over-blog.com

    

            Veuillez agréer, Madame la Préfète, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

                                                                                  

                                                                                                          Signé Claude Speranza

 

Pièces-jointes (2) :

1. un exemplaire du matériel de vote envoyé aux Auxonnais(es) pour la consultation du 27 juin 2010 sous son enveloppe cachetée et affranchie d’origine.

2. un exemplaire de la lettre du Maire d’AUXONNE datée du 28 juin 2010 et distribuée en pli ouvert non affranchi

 

CLIQUEZ SUR LES PJ ci-dessous pour les imprimer 

  Consultation R

                                                         

 Consultation V 

 

Encore merci

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:00

 N° 2008-255 – du 17 février 2011

 

S’agirait-il du numéro de code d’un agent secret ? Non, sans doute…

« En clair » – le lecteur jugera lui-même si l’emploi de cette locution est opportun en la matière – il s’agit du numéro d’une délibération importante du Conseil municipal de notre ville d’Auxonne engageant l’avenir de la zone du Charmoy.

Toujours soucieux de fournir une information objective à nos lecteurs, nous leur livrons  un extrait littéral de ce document officiel qui, sous la signature du Maire, Raoul Langlois, a été déposé à la préfecture de la Côte-d’Or le 9 janvier 2009 :

 

 

« 2008-255 : IMPLANTATION D’UNE GRANDE SURFACE SUPERIEURE A 1000 METRES CARRES  A DOMINANTE ALIMENTAIRE SUR LA ZONE DU CHARMOY

Suite au débat relatif à l’implantation d’une grande surface dans la zone du Charmoy, Monsieur le Maire a demandé aux élus de se prononcer par oui ou par non à la question suivante : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

[….]

LE CONSEIL MUNICIPAL
 OUI L’EXPOSE DE SON MAIRE
 APRES EN VOIR [sic] DELIBERE
 ET AVOIR VOTE A BULLETIN SECRET

DECIDE

ARTICLE 1er : de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

[…]

Résultats :

 - 22 votants

 - 21 suffrages exprimés

 - 21 votes « non »

 -  1 vote blanc »

 

 

N.B. : en page 25 du procès-verbal, la question était formulée ainsi : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

 

              Rappelons que la norme NAF 2008 INSEE range dans la classe 47.11 les « Commerces de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire ».

             Malgré la formulation approximative de la question précédente dans ses deux variantes, la présence explicite de la mention « dominante alimentaire » désigne un  commerce de la classe 47.11.

             Il convient donc de considérer ce vote négatif comme le critère de choix déterminant pour l’acceptation ou le rejet, en fonction de sa surface de vente totale,  d’un commerce de classe 47.11.  Ce qui écarte de fait l’implantation de tout hypermarché au regard de la définition d’un tel établissement dans la norme NAF 2008 INSEE.

             Il faudra nous démontrer le contraire ! En matière de décisions importantes concernant des objets référencés et définis avec précision dans des nomenclatures officielles, l’ambiguïté n’est pas permise. Avant de décider, il convient d’abord de savoir de quoi l’on parle

               Reconnaissons toutefois que « Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence » (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 page 2, 1ère colonne) et que les votants ont été clairement informés non seulement de l’objet du vote, comme nous l’avons vu plus haut, mais encore des implications de celui-ci comme le démontrent ces courts extraits du volumineux procès verbal :

             « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » (page 22 bas)

« M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». (page 24 bas)

                « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… ». « Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes ». C’est sans doute en référence à une  vertu rétroactive de ce verset d’un texte fondateur, véritable « Table de la Loi du Charmoy », que le bruit court aujourd’hui d’un vote sur le sujet à la Communauté de Communes.

 

 

Avis de recherche : On recherche la mystérieuse « Jocelyne COMBEPINE » mentionnée dans la délibération comme ayant reçu procuration de Madame Véronique GILOT, excusée et qui n’apparaît pas dans le procès-verbal ? 

 

 Faut-il voir là la patte de l’agent 2008-255 ?

 

                       

                                                                                                                        C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                               à Auxonne le  17  février 2011

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:00

 

RETOUR SUR UN VOTE (nouvelle édition revue) - du 27 janvier 2011

 

Avertissement au lecteur : En première page de Chantecler n° 5, publié le 22 janvier dernier, nous évoquions : « Une incohérence certaine symbolisée en lever de rideau par ce vote incroyable du Conseil municipal du 17 décembre 2008, vrai faux départ qui  donnera le ton à toute la suite. »

                De quoi interpeller le lecteur ! Mais encore faut-il, à la différence de pratiques d’enfumage trop courantes, l’informer très précisément des faits. Cette nécessité nous conduit aujourd’hui à remettre en  « promo » et  en « tête de gondole », revu, mais sans modifications de fond toutefois, l’article  « RETOUR  SUR UN VOTE », paru il y a bientôt six mois.

1. L’épisode initial

            Le 17 décembre 2008, lors d’une réunion du Conseil municipal, ont eu lieu : «  [un] débat et [un] vote à bulletin secret relatif à l’implantation d’une grande surface sur le territoire d’Auxonne » (Titre du paragraphe 25 du procès-verbal page 20).

            Cet épisode revêtait sans doute une certaine importance aux yeux du Maire d’Auxonne puisqu’il devait, par la suite, y être fait longuement référence, dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009  (un quasi prospectus LECLERC) en ces termes :

« Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) [….] Un vote s’est ensuite déroulé selon les modalités prévues à l’ordre du jour (à bulletins secrets). M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m2 sur la zone du Charmoy ? » 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote ». (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 page 2).

            Si nous reprenons les termes exacts du procès-verbal de la réunion du Conseil municipal du 17 décembre 2008, nous notons une petite interversion dans la formulation de la question : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25).

            Référons-nous donc à cette formulation initiale et tentons d’interpréter à sa lumière ( !) la volonté ( ?) exprimée par nos élus.

2. Questions de langage

Précisons d’abord le sens de l’expression : « une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire ». Seule une information officielle tirée de « INSEE- Définitions et méthodes- NAF rév. 2, 2008 » permet de répondre sans ambiguïté ni arguties.

             Nous y trouvons l’intitulé «  commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire » correspondant à la classe 47.11, incluant en particulier les sous-classes suivantes :

            47.11C  Supermarchés

            47. 11F Hypermarchés

            Ces sous-classes qui ne diffèrent que par leurs superficies (pour les supermarchés, entre 400 et 2500 m2 et pour les hypermarchés, au-delà de 2500 m2) sont les lieux d’un « commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire » ; pour les supermarchés, seulement, est imposée en outre la condition suivante : « réalisant un chiffre d’affaires alimentaire supérieur à 65 % des ventes ».   

Un examen attentif de l’inventaire des commerces de superficie supérieure à 300 m2 sur le site de la Préfecture de la Côte d’Or, permet ainsi de recenser en secteur « prédominance alimentaire » et en classe « Hypermarché » les Leclerc de Beaune et Marsannay et de trouver à Auxonne, en classe « Supermarché », trois établissements du secteur « Prédominance alimentaire » : Casino (1963 m2), Inter (1999 m2), Netto (600 m2).

3. Les implications du vote

En référence aux codes officiels de l’INSEE, une seule interprétation plausible et rigoureuse du vote devient dès lors possible : il rejette le projet d’implantation d’un supermarché  de superficie supérieure à 1000 m2, et a fortiori d’un hypermarché, au Charmoy.  

4. L’interprétation très libre du rédacteur d’Inf’Auxonne

            En page 4 d’ Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (un quasi prospectus LECLERC)  figure le « PLAN DE MASSE VERSION 5 du 2/04/2009 » du projet.  Sur ce plan, dans un espace bleu,  on peut lire :  « Hypermarché vente 4000 m2 », donc selon le code NAF INSEE : magasin non spécialisé à prédominance alimentaire de 4000 m2.

En page 3, le rédacteur ne craint pourtant pas d’écrire à propos de cette esquisse dernière mouture, visible en regard : « Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et jusqu’au vote [ah ! cet incroyable vote !] comportait une grande surface à prédominance alimentaire. Après examen, l’avant-projet s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées [nous soulignons], aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. »

Rappelons au rédacteur, à la lumière de la nomenclature officielle seule en vigueur,  que le vote  refusait l’implantation d’une grande surface à prédominance alimentaire  de superficie supérieure à 1000 m2. Pourquoi autoriserait-il en conséquence un « Hypermarché vente 4000 m2 » explicitement figuré sur  « l’avant-projet  intégralement conforme ». En référence aux codes officiels de l’INSEE, un  hypermarché ne peut être  qu’un « magasin non spécialisé à prédominance alimentaire de superficie supérieure à 2500 m2 »

A vos plumes (et à vos lunettes !) Mesdames et Messieurs les élus ! Tout citoyen responsable est en droit d’entendre vos explications. Quels sont le sens et la cohérence de votre suffrage du 17 décembre 2008 ?

5. « En toute transparence »

Il faut vraiment être fort pour y voir clair dans le procès-verbal de la réunion du conseil municipal du 17 décembre 2008.

Ainsi, en bas de la page 22, peut-on lire à propos du débat avant le vote sur le principe de l’implantation : « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ». Plus loin, en bas de la page 24, on apprend cette fois que : « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». Cherchons exégète de talent pour démêler cet écheveau verbal.

 

 A la confusion s’ajoute enfin une naïveté coupable car « l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » n’est qu’un vœu pieux qui, à terme, ne vaut pas un pet de lapin en regard de la stratégie d’expansion et d’extension généralement pratiquée par Leclerc en général et à Vesoul en particulier !

                                                                                                        C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                                à Auxonne le  27 janvier 2011

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:00

Des vessies pour des lanternes – du 25 janvier 2011

 

1. RAPPEL

A l’occasion de la consultation du 27 juin 2010, tous les électeurs ont reçu un courrier émanant de la Mairie d’Auxonne consistant en :

 - une enveloppe kraft cachetée et affranchie au tarif de la Poste (0,54 €)  avec en-tête « Ville d’Auxonne Consultation des électeurs ».

 - à l’intérieur, deux bulletins de vote blancs « République française, Liberté-Egalité-Fraternité, Ville d’Auxonne Consultation des électeurs » dans leurs versions OUI et NON

- et un texte sur papier blanc A4 imprimé recto-verso daté du 10 juin 2010 mais sans en-tête de l’autorité émettrice, portant le titre : « CONSULTATION LOCALE DES ÉLECTEURS DU 27 JUIN 2010 » (Cf. Chanteclerc n° 4  « Les convocations à la votation ont quelle vocation ? »)


 

2. ZOOM

            Au recto du document évoqué ci-dessus au paragraphe « Types de commerces envisagés (sous réserve) » l’électeur sollicité pouvait lire :

« sports, pêche, meubles, espace loisirs-culture, supermarché à dominante non alimentaire avec galerie marchande ….» (N.D.L.R. souligné par nous)

 

3. GRILLE DE LECTURE OFFICIELLE (NAF 2008 INSEE)

 

CLASSE

SOUS-CLASSE

DEFINITION

47.11 Commerce de détail

en magasin non spécialisé

à prédominance alimentaire

47.11 D

Supermarchés

Commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire réalisant un chiffre d’affaires alimentaire supérieur à 65% des ventes en magasin  d’une surface de vente comprise entre 400 et 2500  m² 

IDEM

47.11 E

Magasins

multi-commerces

Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire réalisant un chiffre d’affaires alimentaire inférieur à 65% des ventes en magasin  d’une surface de vente comprise entre 400 et 2500  m²

IDEM

47.11 F

Hypermarchés

Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²

47.19  Autre commerce de détail

en magasin non spécialisé

47.19 A

Grands magasins

Commerce de détail en magasin non spécialisé sans prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²

IDEM

47.19 B Autres commerces de détail en magasin

non spécialisé

(sex-shop compris)

Commerce de détail en magasin non spécialisé sans prédominance alimentaire d’une surface de vente inférieure à 2500 m²

 

4. LE PRODUIT ANNONCÉ N’EXISTE PAS EN RAYON, NI AILLEURS !

            Un « supermarché à dominante non alimentaire », ce concept, pas plus que le vrai caviar à 10 € / kg n’a jamais existé.  Un commerce de détail en magasin non spécialisé d’une surface de vente limitée, comme celle d’un supermarché, à 2500 m² et sans prédominance alimentaire çà pourrait être à la rigueur un sex-shop, mais jamais de la vie un supermarché !

Incompétence ou tromperie délibérée ? L’électeur-consommateur a été floué. La réserve spécifiée ne peut même pas être invoquée car une réserve ne peut concerner qu’un possible. La chimère « supermarché à dominante non alimentaire », pure élucubration, c’était le faux-nez d’un HYPERMARCHE, commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m².         

                                                                      

                                                                                  C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                  à Auxonne le 25  janvier 2011

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:00

De quoi s’agit-il ?– du 17 janvier 2011

 

 

            « Notre volonté, c’est de nous implanter à Auxonne et d’y faire baisser les prix. […] On veut […] conquérir [le marché encore sous-utilisé] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre. »

 

            Ainsi s’exprimait la direction régionale de Leclerc, dans un article récent du Bien Public daté du 13 courant. Sans complexes et sans détours !

Avouons qu’il y a quelque chose de conquérant dans la forme du propos ! Et comme une impression de déjà vu ! Ainsi, Rodolphe Quinonero, Directeur de l’expansion ne déclarait-il pas dès 2009 au Maire d’Auxonne : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » (Le Bien Public du 12/10/09).

            Et puis, cette volonté de « conquérir », de « s’implanter », de « potentialité [juteuse N.D.L.R.] à prendre», elle était déjà bien présente dans un écrit de 2009 publié fièrement par son destinataire :

« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet » (Lettre du Groupe E. Leclerc du 14/04/09 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4 ).

            Il faudrait être aveugle ou naïf pour ne pas prendre ces discours pour ce à quoi ils peuvent se résumer :

 « L’enjeu est de taille […] Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre. ».

           Comme une concession d’uranium au Gabon, comme une plate-forme offshore  au large de la Louisiane, un groupe financier sans états d’âme veut exploiter ici un bassin de « chalandise » potentiel et faire la nique à ses concurrents. A qui cela peut-il sembler passionnant, sinon à ses actionnaires ? Et aux naïfs espérant ramasser quelques miettes, que l’on dupe par un discours lénifiant et qu’on rameute, pour les faire acquiescer, à grand renfort d’affichage. Depuis juin dernier, Auxonne semble devenue le fief de la C.L.E.R.C *.

 

          « 28 MILLIONS D’EUROS A PRENDRE ».   Point, barre ! Il s’agit bien de cela.Tentant !         

       

         « 28 MILLIONS D’EUROS A PRENDRE ».  On  finira peut être par les prendre,  les démarcheurs et les commis locaux seront remerciés comme dans la lettre citée plus haut. Et si une « baisse des prix » s’ensuit, sûr qu’on l’aura fait payer à d’autres.

           

           

                                                                                                   C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                                       à Auxonne  le 17 janvier 2011

 

N.D.L.R. : * C.L.E.R.C. : Compagnie Locale d’Exploitation Rationalisée du Chaland

 

           

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:00

 

RETOUR SUR UN VOTE - du 6 août 2010

 

 

1. L’épisode initial

 

            Le 17 décembre 2008, lors d’une réunion du Conseil municipal, ont eu lieu : «  [un] débat et [un] vote à bulletin secret relatif à l’implantation d’une grande surface sur le territoire d’Auxonne » (Titre du paragraphe 25 du procès-verbal page 20).

            Cet épisode revêtait sans doute une certaine importance aux yeux du Maire d’Auxonne puisqu’il devait, par la suite, y être fait longuement référence, dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, en ces termes :

« Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) [….] Un vote s’est ensuite déroulé selon les modalités prévues à l’ordre du jour (à bulletins secrets). M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m2 sur la zone du Charmoy ? » 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote ». (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 page 2).

            Si nous reprenons les termes exacts du procès-verbal de la réunion du Conseil municipal du 17 décembre 2008, nous notons une petite interversion dans la formulation de la question : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25).

            Référons-nous donc à cette formulation initiale et tentons d’interpréter à sa lumière ( !) la volonté exprimée par nos élus.

 

2. Questions de langage

 

            Il s’agit tout d’abord de préciser  ce que signifie l’expression : « une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire ».

            Seule une information officielle tirée de « INSEE- Définitions et méthodes- NAF rév. 2, 2008 » permet de répondre sans ambiguïté :

            La rubrique «  commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire » y correspond à la classe 47.11, dans laquelle on trouve en particulier les sous-classes suivantes :

            47. 11C  Supermarchés

            47. 11F  Hypermarchés

            Ces sous-classes qui ne diffèrent que par leurs superficies (pour les supermarchés, entre 400 et 2500 m2 et pour les hypermarchés, au-delà de 2500 m2) sont les lieux d’un « commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire ».  Pour les supermarchés seulement, il est en outre précisé : « réalisant un chiffre d’affaires alimentaire supérieur à 65 % des ventes ».

            Un examen attentif de l’inventaire des commerces de superficie supérieure à 300 m2 sur le site de la Préfecture de la Côte d’Or, permet ainsi de recenser en secteur « prédominance alimentaire » et en classe « Hypermarché » les Leclerc de Beaune et Marsannay et de trouver à Auxonne, en classe « Supermarché », trois établissements du secteur « Prédominance alimentaire » : Casino (1963 m2), Intermarché (1999 m2), Netto (600 m2).

  

3. Les implications du vote

 

            En référence aux codes officiels de l’INSEE, une seule interprétation rigoureuse du vote devient dès lors possible : il refuse l’implantation d’un supermarché  de superficie supérieure à 1000 m2, et a fortiori d’un hypermarché, au Charmoy.

 

4. L’interprétation très libre du rédacteur d’Inf’Auxonne

           

En page 4 d’ Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009  figure le « PLAN DE MASSE VERSION 5 du 2/04/2009 » du projet.  Sur ce plan, dans un espace bleu,  on peut lire :  « Hypermarché vente 4000 m2 », donc selon le code NAF INSEE : magasin non spécialisé à prédominance alimentaire de 4000 m2.

En page 3, le rédacteur ne craint pourtant pas d’écrire à propos de cette esquisse dernière mouture, visible en regard : « Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et jusqu’au vote [ah ! ce fameux vote !] comportait une grande surface à prédominance alimentaire. Après examen, l’avant-projet s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées [nous soulignons], aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. »

Rappelons au rédacteur, qu’à la lumière de la nomenclature officielle seule en vigueur, le vote  refusait l’implantation d’une grande surface à prédominance alimentaire  de superficie supérieure à 1000 m2. Pourquoi autoriserait-il en conséquence un « Hypermarché vente 4000 m2 » explicitement figuré sur  « l’avant-projet  intégralement conforme ». En référence aux codes officiels de l’INSEE, un  hypermarché n’est  autre, en effet, qu’un « magasin non spécialisé à prédominance alimentaire de superficie supérieure à 2500 m2 »

Par quel prodige le vote l’autoriserait-il donc ? A vos lunettes Mesdames et Messieurs ! Tout citoyen responsable est en droit d’attendre vos explications.

 

5. Une certaine idée de la transparence

            En conclusion, la lecture attentive du procès-verbal de la réunion du conseil municipal du 17 décembre 2008 ne nous a pas laissé, de façon générale, une profonde impression de transparence.

            Ainsi, en bas de la page 22, peut-on lire à propos du vote : « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ». Plus loin, en bas de la page 25, on apprend cette fois que : « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». Cherchons exégète de talent pour démêler cet écheveau !

 

 

 

                                                                               C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                               à  Auxonne le  6 août 2010

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions