Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 00:00

DÉVELOPPEMENTS DURABLES - du 29 décembre 2011

     Lors de sa séance du 21 décembre dernier la CNAC a décidé de surseoir à la décision concernant le projet LECLERC « version allégée ». La cause de ce renvoi portant sur la forme du dossier, la commission n’a  pas encore émis d’avis sur le fond.

       Janvier 2012, pour la durée duquel les compromis de vente ont été prolongés, devrait donc  voir la prise de décision. A cet effet, une délibération devrait avoir lieu autour de la mi-janvier à Paris. Toutes les conjectures sont permises et les rumeurs vont bon train.

      Mais plutôt que de prêter l’oreille aux échos des bruits de couloirs et des conflits d’intérêts, ne serait-il pas plus sage de fonder son jugement et son pronostic sur des réalités moins fluctuantes ?

      La CNAC, organisme d’arbitrage stable dans sa composition, doit l’être a fortiori dans ses jugements motivés par le bien commun.

     

     Il y aura bientôt deux ans, le 20 janvier 2010, elle rejetait clairement un premier recours, concernant le projet initial, en développant, en particulier, les arguments suivants :

 

« la réalisation du projet […] aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville »

 

« Ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne »

 

« Le projet  qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville »

 

« Il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’AUXONNE »

 

       On peut être fondé à croire, malgré le barnum et le battage ultérieur entretenu par les tenants du projet jusqu’au cœur des cantonales du printemps 2011,  que la CNAC n’avait pas formulé ces conclusions de 2010 à la légère.

      Si le projet a évolué depuis, s’il est à présent restreint dans son emprise, il est pourtant peu modifié dans sa localisation et inchangé dans son « cœur de projet », un hypermarché Leclerc de 3500 m2 (toujours possiblement extensible). C’est à la lumière de ce nouveau projet que les conclusions de 2010 seront nécessairement réexaminées, mais force est d’admettre qu’il serait  périlleux pour leurs rédacteurs de les contredire radicalement au risque de se déjuger.

        Nuancer la formulation des deux premières est de l’ordre du possible, mais quid des deux autres confirmées, par les réalités et les données du terrain et de la carte ?  Ces dernières, on pourra toujours  les omettre mais certainement pas les modifier significativement.

    

      En tout état de cause, c’est avec attention et intérêt que nous lirons, carte en main, les attendus de la prochaine décision.

 

  C. S. Rédacteur de Chantecler,

  à Auxonne, le  29  décembre 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 00:00

 

SANS MERCI – du 4 avril 2011

 

    Lundi dernier, je mettais un « point d’orgue » à mon blog. Une semaine après, je n’ai pourtant pas encore réussi à me détacher des réflexions à propos du dernier scrutin des cantonales, de son caractère acharné. Une expression me revient sans cesse à ce propos : « sans merci ».

    Sans merci d’abord, dans l’art et la manière, de la part de l’un des candidats et de ses soutiens, de brandir « le projet Leclerc » comme une arme qui a fini d’ailleurs par montrer ses limites. Je rappellerai à ce propos le bon mot de Rodolphe Quinonero, Directeur de l’expansion de LECLERC, déclarant au Maire d’Auxonne : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » (Le Bien Public du 12/10/09). « Partir au feu », ce peut être aussi partir au casse-pipe !

     Sans merci ensuite dans les positions prises à l’égard de la candidature du Maire d’Auxonne par d’autres élus, de la Communauté de communes à la Circonscription. Le Bien Public du 29/03/11 (p. 4) s’exprimait d’ailleurs ainsi à propos de Rémi Delatte : « Il a osé mener un deuxième front  en appuyant Dominique Girard dans ce duel passionné face au maire d’Auxonne, Raoul Langlois (UMP). Ce match se jouait sur fond de dispute envenimée par le projet d’implantation d’un hypermarché ». 

    Sans entrer dans le détail, il faut bien avouer que les circonstances de cette élection ont été particulièrement complexes et qu’il reste à en faire l’analyse.  La nôtre est restée volontairement très partielle, qui s’est limitée à montrer l’usage abusif et dangereux de l’argument LECLERC que nous avons toujours blâmé.

      Lors de la consultation du 27 juin dernier, cet argument Leclerc avait été utilisé en toute sécurité – je n’ai pas dit en toute sérénité – en l’absence totale de concurrence et de débat. Durant ces « grandes manœuvres » mémorables, la ville avait été soumise sans merci au placardage en jaune-fluo de LURE. Le procédé fit merveille, et à l’issue du scrutin, jugé très favorable par Monsieur le Maire,  chaque foyer avait reçu promptement sa belle lettre datée du lendemain de la victoire et se terminant par ENCORE MERCI ! ! !

     L’affaire, cette fois, avait été menée comme à la parade. La guerre selon Rodolphe Quinonero était encore « fraîche et joyeuse ». LECLERC CIRCUS était dans et sur nos murs !

     Lors des dernières élections, la donne avait changé et le champion de LECLERC s’est retrouvé « empêtré dans l’épineux dossier d’implantation d’une enseigne Leclerc» (Le Bien Public du 28/03/11, p. 3), au cours d’une campagne « sur fond de dispute envenimée par le projet d’implantation d’un hypermarché » (Le Bien Public du 29/03/11 (p. 4)). Une campagne vraiment « sans merci ».

Sans merci encore pour les électeurs qui se sont mal comportés sans doute et dont il apparaît maintenant, au vu de la presse, qu’ils ne seront probablement pas remerciés cette fois ou alors très tardivement, n’ayant pas docilement apporté le résultat attendu. Ah ! Démocratie !

     Et pourtant, en 1992 dans un lointain passé, un candidat d’aujourd’hui était déjà présent pour les cantonales, et, comme aujourd’hui, sans succès. Il n’omettait pas pour autant de remercier ses électeurs dans la presse locale, allant jusqu’à avoir « aussi une pensée amicale pour toutes celles et tous ceux qui, sensibles à son action, [avaient] néanmoins cru plus « utile » de donner leur voix à un autre candidat » (Le Bien Public du 30/03/92)..

     En ces temps heureux qui n’étaient pas encore sans merci, on ne partait pas « au feu » pour LECLERC et les mœurs électorales n’en étaient que plus douces !

C. S. Rédacteur de Chantecler

à Auxonne le  4 avril 2011

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 00:00

 POINT D’ORGUE – du 28 mars 2011

                                                                                                                                           

 

Coq en bannière R est né de la consultation sur l’avenir de la zone du Charmoy en juin 2010 et des conditions bien particulières dans lesquelles elle s’est déroulée. Cette consultation fut à mon sens le lieu d’un double scandale.  Celui d’une absence totale de débat pluriel et ouvert et surtout celui d’un mélange des genres : la confusion regrettable entre un rendez-vous démocratique digne de ce nom et une vente promotionnelle confinant à la mascarade. Elle devait se révéler ultérieurement encore l’objet d’une récupération grossière.

   Dès  les premiers numéros de Chantecler j’ai senti et dénoncé tout cela. J’en remercie la Providence de m’avoir bien inspiré et les gens de bonne volonté de m’avoir entendu.

Le premier magistrat de notre ville n’a jamais jugé bon de donner une quelconque réponse à mes interventions pourtant largement diffusées au début sous forme de tracts grâce à l’appui de commerçants du centre ville

   Jugeant cette attitude symptomatique, j’ai continué dés lors à alimenter  mon blog, m’attachant, dans une palette de formes très variées, à me faire entendre de  mes concitoyen(n)es. J’en ai été récompensé car, dans les derniers temps, mon blog était consulté régulièrement sur le net par des dizaines de personnes.

   Le travail important que j’ai consacré à ce blog m’a conduit nécessairement  à faire certaines analyses qui semblent avoir été appréciées depuis à Auxonne et dans le canton.

   Je remercie aujourd’hui les nombreuses personnes qui m’ont fait compliment de ce travail. Je n’en tire quant à moi aucune gloire personnelle et aucun bénéfice autre que celui d’avoir été entendu et d’avoir contribué à porter la lumière  sur certains points parfois obscurs, tentant dans la mesure du possible de distraire aussi mes lecteurs.

   Il se trouve que dernièrement la trajectoire du « projet Leclerc », sujet central de mon blog, est venue croiser celle de la campagne pour les  élections cantonales. Certains croisements peuvent être dangereux pour les conducteurs imprudents, la priorité à droite y fût-elle savamment organisée comme le montre la déclaration de Rémi Delatte dans Le Bien Public d’aujourd’hui, qui parle d’un « gros travail de terrain »!

   Cette campagne, je n’avais d’abord jamais envisagé qu’elle puisse constituer un jour un sujet d’actualité de mon blog.

   Cependant, d’autres personnes, élus et membres de groupes de pression divers, largement investies dans le « projet Leclerc » avaient jugé bon d’intriquer opportunément la condition de réalisation de leur « projet Leclerc » et le déroulement de la campagne.

   Cette intrication manifestement intentionnelle et calculée de la part d’un des candidats est venue perturber la campagne d’une façon parfaitement détestable pour le premier tour d’abord, pour le second tour ensuite.

   Dés lors que l’un des candidats tentait ouvertement de détourner à son profit les débats de cette campagne vers le thème de prédilection de mon blog je me suis senti en droit d’user de ma liberté d’expression, et je suis intervenu  comme en juin,  « afin qu’il fasse clair ».

   Le « Cheval de Troie Leclerc » introduit par Monsieur Langlois dans la campagne, s’est révélé à la fin des comptes une bien piteuse rosse et tous ses parieurs vindicatifs, en vrais mauvais joueurs, ont perdu pour longtemps la mise.

    Le vote des électeurs, qui n’ont pas été dupes, et dont je ne suis qu’une des voix, a tranché justement pour finir. Je laisse aux seuls candidats, vainqueur et vaincus, le soin  d’en tirer les conclusions et les conséquences pour le service et le bien de tous leurs concitoyens du canton.

    J’interromps donc le cours régulier de ce blog dès aujourd’hui, estimant que pour l’heure sa nécessité, contraignante pour son rédacteur, n’a plus d’évidence. Prêt à le reprendre toutefois, si d’aventure le besoin s’en faisait sentir.

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  28 mars 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:00

 BLANC BONNET ET BONNET BLANC ? – du 22 mars 2011

 

    « Blanc bonnet et bonnet blanc » C’est la remarque dépitée que j’entendais dimanche dernier lors de l’annonce des résultats du scrutin à la Salle événementielle à Auxonne. Cette remarque, des amis de sensibilité de gauche la faisaient avec une certaine amertume.

     Il est vrai que  cette amertume a de bonnes raisons d’être. Suffiraient à la justifier les attaques réitérées subies par Jean-Paul Vadot lors de cette campagne : provocations en Conseil de ComCom le 7 mars, tract accusant le candidat des « Forces de Progrès » de « traîtrise », propos de Raoul Langlois dans Le Bien Public Dimanche du 13 mars, contradiction haineuse soutenue en force par un pack  de sectateurs de Raoul Langlois dans la réunion du 17 mars, le lendemain même du jour où la grand’messe Sauvadet  portait son candidat officiel à bout de bras et verrouillait tout débat et toute contradiction.

     Pour l’instant, aucune de ces « élégances » n’est à mettre à l’actif de Dominique Girard et bien  que je ne partage pas ses orientations politiques, il est vrai proches de celles de Raoul Langlois, je me refuse d’appliquer à la prétendue « doublette » de candidats de droite Langlois-Girard devenus concurrents au deuxième tour le vieil adage : « C’est blanc bonnet et bonnet blanc ».

    Lors de sa réunion du 11 mars dernier, j’avais rappelé publiquement à Dominique Girard la proximité politique qu’il entretenait avec Raoul Langlois et le caractère intrigant de cette double candidature. Je lui avais alors proposé l’explication que je donnais personnellement à la nécessité de sa candidature : question de style.

    Pour l’observateur extérieur que je suis, Auxonnais moyen non initié aux arcanes des luttes d’influence au sein de la majorité départementale, l’observation de l’attitude des deux candidats et de leurs supporters m’a semblé au moins  révéler deux styles très différents. En dehors de toute considération proprement politique, il est évident que je préfère l’un à l’autre.

    Chantecler est né d’une « question de méthode », celle de Monsieur Langlois dans sa conduite du projet Leclerc, de ses « discrétions » du début jusqu’aux outrances de ces dernières semaines en passant par le racolage de la consultation. Cette méthode, Chantecler en a disséqué l’anatomie en détail pour en révéler les abus et les incohérences.

     A l’heure où cette méthode semble être en bonne voie d’être concurrencée par une autre à l’échelle cantonale, Chantecler reprend un autre adage employé par Le Bien Public de ce jour 22 mars à propos des deux candidats de droite à Auxonne : «Que le meilleur gagne ». 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  22 mars 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:00

QU’ON RENDE A LECLERC CE QUI EST A LECLERC – du 21 mars 2011

 

 

          Depuis neuf mois, votre serviteur se dépense sans compter pour démêler la confusion installée, dans le débat public auxonnais, entre la question de  l’opportunité de l’implantation d’une zone commerciale au Charmoy et la réalité d’une lutte d’influence politique d’une fraction de la population auxonnaise  représentée par :

1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons »)

2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s »)

3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne

4- Association Auxonne Consommateurs

           Une consultation s’est déroulée en juin 2010 à Auxonne sous la seule bannière de ces quatre associations (« la quadruple racine »), appuyées par le postulant LECLERC. Rappelons-en les résultats :

Suffrages Exprimés : 1928

OUI : 1533 (79,5%) 

 NON : 395

A la lumière du succès relatif de ce vote, les quatre associations ont aussitôt compris l’opportunité d’en recueillir tout le bénéfice à des fins politiques conformément à l’adage que nous avions déjà énoncé en janvier dans notre « almanach 2011 ». « Juin 2010, des voix pour attirer Leclerc. Janvier 2011,  Leclerc plan B pour attirer des voix. »

C’est pourquoi, depuis cette consultation, la majorité active de la municipalité en place à Auxonne n’a cessé de se poser en  garant, défenseur et comme en possesseur des 1533 oui exprimés.

       La preuve en est, qu’au cours de la campagne pour le premier tour des cantonales, le représentant de cette majorité municipale auxonnaise, estampillé Sauvadet, n’a  pas cessé de se faire le champion de la « question LECLERC ». Il est évident que le seul but apparent de cette attitude aura été de discréditer l’un de ses adversaires. Dans une certaine mesure, les résultats du vote d’hier montrent  qu’il y est parvenu.

        La revendication implicite à son seul profit et au profit de ses supporters de la « quadruple racine »  des 1533 voix favorables à l’implantation d’un LECLERC était-elle pour autant réellement fondée ?

 

Le scrutin d’hier à Auxonne montre que NON :

Suffrages Exprimés à Auxonne : 2088

Raoul Langlois : 709 (34%)

Autres : 1379 

Et dans le reste du canton, le prétendu acquiescement majoritaire des habitants invoqué par Monsieur Langlois relativement à ses positions et à ses visées  ainsi qu’à celles de ses quatre sectateurs sur la «  question LECLERC » se révèle, à l’issue du scrutin, une peau de chagrin dérisoire :

Suffrages Exprimés dans les villages : 2410

Raoul Langlois : 361 (15%)

Autres : 2049

       Les habitants du canton n’ont donc pas été dupes de la confusion entretenue entre les enjeux des élections cantonales et la « question LECLERC » instrumentalisée à des fins partisanes par Monsieur Langlois et ses supporters.

       Le vote des villages souligne en particulier le caractère inutile autant que déplacé de l’intervention des agitateurs du parti « Langlois-LECLERC » lors du Conseil communautaire du 7 mars à Tillenay. Les citoyen(ne)s ont clairement désapprouvé ces méthodes.  

      Ils ont démontré par leurs votes que la question du développement de notre canton n’appartenait en propre à aucun clan et à aucune commune et qu’il devait être l’objet d’un débat ouvert délaissant toutes les « discrétions »coupables plus propres au complot qu’à la démocratie.

      Nous ne sommes cependant pas étonné de voir, dans les colonnes du Bien Public d’aujourd’hui, la « question LECLERC » réinvestie sous la plume de Catherine Vachon en ces termes  à propos des « deux candidats restant […] en lice [appartenant] à la majorité sortante du conseil général » :

« Les deux hommes, bien que de la même famille politique, ont des avis divergents concernant les moteurs économiques du canton. Raoul Langlois a soutenu le dossier d’implantation de l’hypermarché Leclerc aux portes d’Auxonne. Dominique Girard qui prône « un développement harmonieux du canton » n’est pas favorable, lui, à l’installation de cette grande surface »

      Le premier tour a bien démontré le caractère éculé de la « question LECLERC », véritable pétard mouillé. Gageons que le seul effet attendu de la « peau de banane LECLERC » glissée par Le Bien Public d’aujourd’hui à Dominique Girard ne permettra cependant pas  à Raoul Langlois d’obtenir l’avantage au deuxième tour.  La « peau de chagrin » que ce dernier a obtenue dans les villages au premier tour l’anticipe déjà de façon criante. 

      Quant au vote « défouloir » du Front national, s’il s’est bien produit, il n’a pas pour origine les causes cantonales invoquées de manière injustifiable et toujours à son seul profit par Monsieur Langlois dans le Bien Public Dimanche du 13 mars mais bien plutôt un malaise national beaucoup plus large dont l’analyse dépasse le cadre et l’objet restreint de notre gazette.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  21 mars 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:00

 NE PAS CONFONDRE – du 19 mars 2011

 

     Cette injonction très simple est une règle vitale de prudence. C’est en entretenant la confusion, que l’on mène et que l’on trompe les hommes.

     Depuis neuf mois Chantecler,  a tenté d’éclairer cette confusion. Qu’il n’y ait pas involontairement contribué serait déjà pour moi un grand motif de satisfaction. D’autres se sont chargés pourtant d’entretenir et d’augmenter cette confusion pour leur seul profit, faussant le jeu de façon bruyante, grossière et répétée.

      Il y avait là déjà de quoi désespérer. Mais fallait-il pour autant abandonner la partie ? Sûrement pas.

Délaissant les invectives et les anathèmes, et l’entêtement au front de bœuf, j’ai plutôt choisi la voie de la légèreté. Mais il est toujours difficile et prétentieux de se louer soi-même, laissons plutôt à d’autres le privilège usurpé de se faire parer de vertus supposées leur conférer le droit de décider pour les autres.

     A tous mes lecteurs, à toutes mes lectrices, dont je me suis efforcé de ne jamais violer la pensée, je propose la méditation d’un texte exigeant, mais ô combien rafraîchissant dans le contexte pesant de certains débats actuels :

    « Que ceux qui décident parlent comme ils veulent ; ils ne me concernent pas, puisque je ne suis pas l’un d’eux et puisque, justement, je m’interdis de faire comme si j’étais ou pouvait être un jour l’un d’eux. Sinon par jeu et pour me divertir ; tant que je sais ce que je fais, ce jeu et ce divertissement ne nuisent à personne. Le plaisir qu’ils me procurent est tout intellectuel ; c’est au sens strict un plaisir innocent ».

   « Mais pour que l’innocuité demeure, il faut aussi savoir quitter le ludique. Il me faut soulever la question qui n’est pas de jeu : la question de ceux qui ne décident pas. Ceux-là, dont je suis, que se passe-t-il pour eux ? 

   Parler politique comme un qui ne décide pas, sans faire semblant de décider, ce serait pourtant nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’il y va de l’être parlant de ceux qui ne sont pas en position de décider et parce qu’il y va de leur force. Parce que seul celui qui sait qu’il n’est pas en position de décider quand il ne l’est pas, seul celui-là est en mesure de conduire des tactiques et des stratégies efficaces, lorsqu’il ne consent pas à ce qui est décidé. Seul il peut, parce que seul il a connaissance de sa position et ne fait pas semblant de l’échanger contre une autre. Entre affrontement direct et guerre d’usure, entre ruse et dénonciation ouverte, entre déterminations stratégiques et déterminations tactiques, il choisira en connaissance de cause. Bien entendu il peut se tromper, mais enfin l’erreur ne sera pas inévitable »

(Jean-Claude Milner, Pour une politique des êtres pensants, Paris, Verdier, 2011)

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  19 mars 2011

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par CS. - dans Analyses et réflexions
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:00
LA QUADRUPLE RACINE – du 15 mars 2011

 

         Rassurez-vous, chers concitoyen(ne)s, la lecture de cet article n’est pas réservée aux seuls dentistes.

         Mais quel titre bizarre, me direz-vous !

         Oui, sans doute, mais je l’ai trouvé adapté à ce petit essai de sociologie politique auxonnaise que je voudrais vous offrir aujourd’hui en complément de mon article d’hier.

         Dans cet article, nous en étions arrivé a la conclusion, qu’au cours de ses tractations d’abord très « discrètes » avec le groupe LECLERC pour l’implantation d’une zone commerciale au Charmoy,  puis dans ses tentatives ultérieures plutôt bruyantes de la voir advenir, Monsieur Langlois s’il  avait toujours joué « perso », et s’il avait fait « cavalier seul » n’avait pas agi pour autant en « solitaire ».

          Il est en effet très entouré à Auxonne et dispose d’une solide équipe  qui a montré  son efficacité. Monsieur Langlois est un « animal politique », et sa dent, sans doute assez longue,  s’appuie à Auxonne sur une quadruple racine.

          La consultation de juin 2010, expérience instructive, a permis de le confirmer en vraie grandeur et, à cette occasion, les panneaux officiels nous ont offert une parfaite radiographie de cet appareil radiculaire qui comprend donc : 

1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons »)

2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s »)

3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne

4- Association Auxonne Consommateurs

          L’audience de cette quadruple racine bien ancrée dans le tissu social auxonnais a été mesurée lors de la consultation, elle représente à Auxonne et sur la question particulière de l’installation d’un LECLERC une capacité de mobilisation de l’ordre de 1500 personnes. Ce qui n’est pas rien !

          Il convient toutefois de souligner les circonstances particulières du vote (autre quadruple racine) :

                                   - absence totale de débat

                                   - concurrence inexistante

                                   - contradiction non significative

                                   - appui publicitaire extérieur (LURE)

          Jusqu’au 8 mars, Monsieur Raoul Langlois fort de cette expérience et bien campé sur sa quadruple racine espérait sans doute, après un succès en CDAC, confirmer à l’échelle du canton le score du 27 juin 2010.

          A cette fin, la quadruple racine devait accentuer son ancrage dans  le canton par l’action conjointe des tracts de l’Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne et de l’Association Auxonne Consommateurs qui, interférant avec ceux des candidats aux cantonales, semaient déjà le trouble parmi les électeurs des villages.

         Alors, le verdict de la CDAC du 8 mars est tombé, et le ton de Monsieur Langlois a changé. D’une profession de foi officielle aussi paisible et rassurante que les flots de notre Saône, nous sommes passés au ton accusateur désignant un supposé traître ayant fait preuve d’un mépris de la démocratie.

         Toute résistance à la volonté du Maire d’Auxonne serait donc une « traîtrise » et un « mépris de la démocratie ». Ce ton vengeur a de quoi troubler dans notre paisible canton.

         Aux personnes que ce ton aurait choquées, je conseille la lecture, ô combien plus édifiante, de la longue biographie autorisée que le Comité de Soutien de Monsieur Langlois a mis depuis peu en ligne.

         A propos de cette biographie, j’ajouterai cependant qu’il est regrettable que les Auxonnais(e)s aient été jusqu’à présent privé(e)s de la lecture d’un ouvrage sur le « développement local » « cité lors d’une conférence à Tanger ». Compte tenu de cette audience intercontinentale – jusqu’aux colonnes d’Hercule, dirait l’historien – on pourrait être en droit de s’attendre à une publication de bons morceaux dans les colonnes locales. On y découvrirait, j’espère, des solutions de « développement local » plus originales  et moins obsolètes que la banale implantation d’un hypermarché sur des terres agricoles.

        Je déplorerai enfin, après la lecture de cette biographie forte, véritable roman d’apprentissage tout imprégné de thèmes terriens dominants, qu’une approche novatrice,  si nécessaire, de la vocation  agricole de notre canton ait été à ce point ignorée dans le programme de notre candidat, à l’évidence compétent en matière agricole, mais plus préoccupé sans doute de quadruple enracinement politique local.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  15 mars 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:00

 BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN – du 9 mars 2011

  

    « Je m’attendais à une opposition marquée, pas à une telle abstention » déclarait le Maire d’Auxonne à l’issue de la CDAC du 7 octobre 2009 refusant le projet LECLERC (Le Bien Public du 08 octobre 2009). Il semblerait bien que la CDAC d’hier 8 mars 2011 ait voulu infliger un démenti à ce commentaire en rejetant clairement et sans ambiguïté, cette fois, le « nouveau » dossier.

Nous n’entrerons pas dans les détails du scrutin, renvoyant le lecteur à son journal habituel et nous indiquerons seulement que le nombre de non a dépassé cette fois le nombre de oui.

     Chacun trouvera, pour expliquer le durcissement de cette position, divers arguments. Pour notre compte, nous proposerons une analyse.

Une affaire lancée dans la confusion, tramée ensuite dans la « discrétion » et conduite enfin bruyamment en place publique, quand elle commence à échouer, pour en appeler à la vox populi ; une telle affaire sera toujours incapable de recueillir un consensus significatif des gens sensés malgré les gesticulations de ses partisans.

     Le vote ambigu du 17 décembre 2008 au Conseil municipal, la « discrétion  dans la maîtrise foncière de la zone » remerciée par LECLERC servi avec zèle et enthousiasme, voilà déjà un début pour le moins troublant. Ajoutez-y, après le premier refus du projet en CDAC, l’activisme bruyant de deux associations ad hoc très voisines de la municipalité en place et dont l’une, déclarée en Préfecture le 18 janvier 2009, a poussé comme un champignon, et vous flairerez l’improvisation grossière des lobbies LECLERC, prenant vraiment les Auxonnais pour des gogos.

 

      J’ai déjà conté sur tous les tons et jusqu’à la nausée cette assez lamentable histoire dont j’ai entrepris, depuis le 18 juin dernier, d’exposer les faits et péripéties. Je viens d’en relater le dernier épisode, plus réjouissant, celui de la CDAC d’hier. Je voudrais encore en rapporter un autre tout récent.

      Les habitants de certaines zones de la ville et du canton d’Auxonne (en particulier rue de Moissey, rue de Labergement et des Trois-Maisons, Labergement-les-Auxonne…) ont reçu dans les premiers jours de mars deux tracts blancs émanant des deux associations militantes citées plus haut.

      Ces deux tracts les invitaient à se rendre en nombre à un Conseil Communautaire se tenant à Tillenay le 7 mars à 16 heures pour y obtenir un vote d’élus de ce Conseil supposé favorable au projet LECLERC. Après avoir sévi à Auxonne en juin 2010, ces sectateurs résolus de LECLERC espéraient pouvoir faire pression sur le Conseil communautaire et l’instru-mentaliser pour obtenir un argument supplémentaire en CDAC. Peine perdue, doublée d’une faute d’appréciation notoire des compétences puisque, dès le début et jusqu’à ce jour, le projet LECLERC est et reste l’affaire de la seule municipalité d’Auxonne. La prochaine fois peut-être, ils iront  bannières au vent au Conseil général ou pourquoi pas jusqu’au Sénat.

      A chacun ses oignons,  et ses oignons, la municipalité d’Auxonne s’en occupe. A preuve les propos de son Maire relatés dans  Le Bien Public du 08 avril 2009 : « Il n’y a pas eu de concertation préalable [avec la Communauté de Communes] tout simplement pour éviter qu’on nous mette des bâtons dans les roues […] Je préfère qu’on m’accuse de faire cavalier seul et qu’il y ait quelque chose sur Auxonne plutôt que l’on me reproche qu’il n’y ait rien sur Auxonne ». Chasse gardée, c’est clair ! Et foin , alors de la ComCom !

     A Auxonne, le prosélytisme insistant des pro-LECLERC, le déchaînement publicitaire de juin dernier, les attaques plus ou moins directes et acerbes contre le petit commerce du centre-ville, le retour de cette déjà vieille lune de la zone Charmoy en pleine campagne des cantonales, tout cela commence à donner des boutons. Il serait regrettable que cette épidémie s’étende à tout le canton à la faveur de la période électorale présente ; la « descente » des lobbies LECLERC en ComCom  avant-hier pourrait pourtant le laisser craindre.

     En point d’orgue, un petit détail croustillant. Les rédacteurs des tracts évoqués plus haut  s’offraient, de façon très désintéressée, à transporter les personnes répondant à leur appel. Notons que les consommateurs de Vesoul sembleraient, quant à eux, plus casaniers, puisqu’aux dernières nouvelles, leur représentant, désigné en CDAC, ne serait pas venu hier à Dijon ! Sympa les consommateurs vésuliens ! C’est vrai que LECLERC, ils connaissent !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  9 mars 2011

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 00:00

 LA CHEVRE ET LE CHOU – du 07 mars 2011

 

Demain, à Dijon, en CDAC, le Maire d’Auxonne défendra, avec acharnement sans doute, et pour la troisième fois, son projet d’Hypermarché LECLERC de 3500 m² au Charmoy.

 La mention du Charmoy reste pourtant très discrète et son statut très vague dans le 8 pages A4  sur papier glacé « Raoul LANGLOIS », récemment distribué à l’occasion des cantonales. En dernière page, sous la photo paisible d’un paysage de Saône, plus proprice à la rêverie qu’au « réveil » ou à la « passion » et qui pourrait même inviter les électeurs à aller à la pêche les 20 et 27 mars, on peut lire :

« …mes engagements pour réveiller le canton d’Auxonne en tant que représentant des habitants du canton…

1. Faire de la future Zone d’Activité de Tillenay-Villers Les Pots et de la Zone Commerciale du Charmoy à Auxonne des pôles générateurs d’emplois pour le canton. »

 

En ce qui concerne Tillenay-Villers-les-Pots tout reste à faire, mais au Charmoy tout est déjà combiné avec LECLERC depuis deux ans au moins, par le zèle empressé du Maire d’Auxonne, comme le prouvent les termes explicites de la lettre de remerciement datée du 14 avril 2009 que lui a envoyé le Groupe LECLERC et à laquelle, sans complexes, il a donné lui-même une grande publicité dans Le Bien Public du 21 avril 2009 et dans Inf’Auxonne n° 25 de mai 2009 :

 « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

Conseiller général ou pas, Monsieur Langlois a donc déjà scellé l’avenir du Charmoy pour le canton. Discrètement d’abord et en catimini, puis après les deux refus en commissions, avec « passion » et sans trop de complexes.

Alors, après tant de battage communal, cette discrétion neutre et feutrée sur papier glacé à usage  cantonal  a de quoi étonner.

 

Nous tenons peut-être une réponse possible.

Dans le même 8 pages A4  sur papier glacé « Raoul LANGLOIS », François Sauvadet, le patron de l’équipe, répond aux questions en page 6 et termine ainsi :

« Avec Raoul LANGLOIS, qui a toute ma confiance, nous avons besoin de votre soutien pour confirmer cette vision que nous avons et que nous voulons pour la Côte d’Or »

Après le satisfecit de LECLERC, la « confiance » de François Sauvadet : Monsieur LANGLOIS a vraiment de l’entregent ! Ses relations sont, à n’en pas douter, éclectiques, et il ne craint pas le grand écart.

En effet, sans embrasser dans sa totalité la « vision » panoramique que François Sauvadet « veut pour la Côte d’Or » , nous zoomerons seulement, en référence à la presse écrite,  sur un point de vue qu’il a exprimé récemment et qui est rapporté en page 88 du Nouvel Observateur N° 2414 du 10 au 16 février 2011 :

« Leclerc : épinglé

Les oreilles de Michel-Edouard Leclerc ont dû tinter le 3 février. François Sauvadet, député de Côte-d’Or et président du Nouveau Centre, a affirmé, au congrès annuel des éleveurs bovins : « Il n’est pas acceptable de voir Leclerc jouer les héros du consommateur alors qu’il est en train de détruire des pans entiers de notre économie ! » Tonnerre d’applaudissements. »

 

Sûr qu’après cette sortie courageuse, Monsieur Sauvadet ne risque  pas, comme son poulain Raoul Langlois, de recevoir un satisfecit du Groupe LECLERC pour sa discrétion. On ne peut avoir de son côté les éleveurs et ceux qui les tondent.

On peut  comprendre dès lors, la « discrétion » de Raoul Langlois, démarcheur zélé et partisan déclaré de LECLERC dans sa ville d’Auxonne, lorsqu’il s’exprime au sein de l’« Ecurie Sauvadet ».

Quand on veut le beurre et l’argent du beurre, il faut bien ménager le chou de la proximité rurale préservée à visage humain et la chèvre de la grande distribution prête à le boulotter tout cru. On proteste contre la concentration de l’« axe Dijon-Beaune » désertificateur de Côte-d’Or et on milite pour l’Hyper LECLERC videur de centre-ville. Voilà le Nouveau Centre qui décentre !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  7 mars 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:00

 ET DE TROIS ! – du 4 mars 2011

 

            Avant-hier, 2 mars 2011, en milieu de journée, le site de la Préfecture de la Côte d’Or publiait officiellement l’annonce d’une CDAC devant se tenir le 8 mars à 10h00 et ayant pour objet :

Création d’un centre commercial LECLERC à AUXONNE

 

                Le projet commercial de la zone du Charmoy va donc repasser pour la troisième fois en commission. Il peut être utile de rappeler l’historique de ces démarches

 

           

COMMISSION

DEMANDEUR

SURFACE DE VENTE

COMMENTAIRES

CDAC du 07 octobre 2009 DIJON

SARL BOUXDIS (LECLERC)

Hypermarché E.LECLERC

d’une surface de vente totale

de 3500 m²

Galerie marchande de 600 m²

BRICO E. LECLERC

de 5000 m²

REFUS

CNAC du 20 janvier 2010

PARIS

SARL BOUXDIS (LECLERC)

Hypermarché E.LECLERC

d’une surface de vente totale

de 3500 m²

Galerie marchande de 600 m²

BRICO E. LECLERC

de 5000 m²

PROJET INCHANGE

REFUS

CDAC du 08 mars 2011 DIJON

 

SARL BOUXDIS (LECLERC)

Hypermarché E.LECLERC

d’une surface de vente totale

de 3500 m²

Galerie marchande de 500 m²

BRICO E.LECLERCabandonné LE RESTE MAINTENU
DECISION  LE  8  MARS

 De ce tableau on peut conclure que le cœur du projet

Hypermarché  E. LECLERC d’une surface de vente totale de 3500 m²

s’est maintenu identique à lui-même depuis fin 2008. LECLERC maintient le cap en lâchant du lest, mais garde l’essentiel, quitte à solliciter par la suite une extension.

 

Donc les conclusions défavorables de la CNAC du 20 janvier 2010 (Voir Chantecler N° 6) devraient rester pour l’essentiel valides.

 

Hormis quelques considérations environnementales liées au caractère plus restreint du  projet, un seul argument nouveau pourrait être invoqué : les résultats de la  consultation du 27 juin 2010.

 

Or, nous avons déjà longuement évoqué les faiblesses de cet argument que l’on peut résumer ainsi :

            - défaut d’information  objective de l’électeur sur la nature exacte du projet et en particulier sur sa composante majeure Hypermarché  E. LECLERC d’une surface de vente totale de 3500 m²

            - création dans l’urgence d’une association ad hoc, lobbying, soutien par affichage sauvage privé réalisé à LURE…

            - forme critiquable des documents administratifs reçus par les électeurs. 

Toute référence aux résultats de cette consultation par les parties prenantes dans le but de soutenir le projet fixé depuis fin 2008 par SARL BOUXDIS (LECLERC) d’installer un Hypermarché  E. LECLERC d’une surface de vente totale de 3500 m² ne pourrait donc constituer qu’un usage abusif de l’avis émis par des électeurs mal informés qui, à plus des deux-tiers des inscrits se sont abstenus ou ont dit NON.

 Enfin début 2009, lors de l’élaboration du projet, les électeurs, hormis les propriétaires fonciers intéressés, avaient été systématiquement tenus à l’écart. On ne les a finalement sollicités, en désespoir de cause qu’après le double refus en commission, et dans les conditions que l’on sait. Ce recours tardif au vote en souligne le caractère opportuniste.

            En toute cohérence, et compte tenu de la faiblesse de cet « argument démocratique » on est donc bien en droit d’en contester la valeur et de s’attendre à un troisième refus !

                                                                                           

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne le  4 mars 2011

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions