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  • Claude Speranza, Auxonnais
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 00:00

N5 COMPTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI 11 décembre 2013 (J+1820 après le vote négatif fondateur)

         Un souvenir me revient en mémoire. La scène se situe autour de 1960 ; à l’entrée du pont de  France, côté Dijon, des bancs de béton tout neufs avaient été installés le long de la Nationale 5, tournés vers la chaussée et à quelques mètres de celle-ci. On n’imagine plus cela à présent ! Mais à l’époque, où la pollution n’était pas encore à la mode et où nos professeurs fumaient en classe comme des pompiers, on ne rechignait pas à s’y asseoir en famille pendant les soirées d’été. C’est que les distractions étaient rares,  la télé n’était pas encore universelle et se regardait encore au bistrot après avoir été d’abord l’attraction des vitrines de marchands de radio. Et sur ces bancs, il me souvient… que nous comptions les voitures qui passaient au moment des départs en vacances. Drôle de distraction, me direz-vous ! À l’image, simplement, de ces trente glorieuses louées par Jean Fourastié heureusement oublié où l’obsession du quantitatif et des bilans de développement tenait lieu d’idéal ! Dieu ! Qu’on pouvait être cons ! Par bonheur j’en guéris, mais combien encore d’incurables !

      Naïf compteur, je ne pensais pas alors, que plus d’un demi-siècle après, le comptage des véhicules sur l’ancienne Nationale 5, devenue D 905, occuperait encore mes heures.

     Hier, donc, je découvre dans ma boîte aux lettres un tract au logo du Conseil Général annonçant l’inauguration de « la traversée d’Auxonne » par la D 905 pour le 16 décembre prochain. Des vues diverses l’agrémentent, sous un portrait avantageux du Président, on peut  lire sa déclaration : « Cette ancienne route nationale assure la liaison entre Dole et Dijon. Elle voit passer 15000 véhicules par jour, dont 1500 poids lourds».

http://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/conseilgeneral21/pdf-documents-cg21/pdf-doc-transports-deplacements%2011%2002%202013/Travaux%202013/25_11_13-RD905-AUXONNE.pdf

       « 15000 véhicules par jour ». Cela me dit quelque chose. Non ! Il ne s’agit pas de mes souvenirs d’adolescent compteur sur les bancs de béton du pont, mais d’occupations très récentes autour de l’enquête publique sur l’hypermarché du Charmoy ! Nous-y revoilà ! Il faut savoir que la question du chiffrage du  trafic sur la D905, envisagée dans le rapport du commissaire enquêteur (toujours disponible sur le site de la Ville d’Auxonne) représente une part significative de ce rapport (pages 28, 65 à 71, 93) et de ses annexes (pages 39, 40, 41 de l’annexe 9, pages 74 à 78 de l’annexe 10, annexe 11, annexe 12). Les amateurs courageux pourront se reporter à ces longs débats chiffrés.

      Pour résumer, la question porte sur le caractère contradictoire des données chiffrées concernant le trafic sur la D 905. La question avait d’ailleurs déjà été soulevée dès le 28 juin dernier dans l’avis de la DREAL émanant de la Préfecture. On peut y lire, en page 4, à propos de l’étude d’impact réalisée par le promoteur :

« Par ailleurs, les données présentées pour le trafic routier sont discordantes: le trafic sur la RD905 est estimé à 15 000 véhicules par jour en page 33 et à 7 939 véhicules par jour en pages 40 et 69. »

       Si le travail du commissaire enquêteur a éclairé la question, on ne peut pas en dire autant de la déclaration récente : « Cette ancienne route nationale assure la liaison entre Dole et Dijon. Elle voit passer 15000 véhicules par jour, dont 1500 poids lourds». Il suffira, pour s’en convaincre, de la confronter à l’extrait ci-dessous de la conclusion du rapport du commissaire enquêteur (p. 92) :

« Il ressort des vérifications effectuées par le commissaire enquêteur, auprès du Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic (CIGT) du Conseil Général de la Côte d’Or, que l’état initial du trafic routier de la RD 905 au niveau du site du projet peut être évalué à 5318 véhicules/jour. A cela, il convient d’ajouter le flux généré par la zone artisanale du Charmoy, qui n’a cependant pas pu être estimé, mais qui semble toutefois limité ».

Dans le même rapport, on pourra lire aussi en page 69 la donnée suivante : 

« Capacité d’écoulement d’une route en unité de véhicule particulier par jour (données Conseil Général) :

Type route : 2 voies

Seuil de gêne : 8500

Seuil de saturation : 15000 »

Si la D 905 « voit passer 15000 véhicules par jour, dont 1500 poids lourds», alors nous devons en conclure qu’elle est saturée !

 

Tel ne semble pas le cas à la lecture du document CG21-Comptage routier 2013, figurant en annexe 12 du même rapport, qui confirme en dernière ligne le chiffre de 5318 véhicules/jour, et duquel il ressort, qu’en divers points de comptage voisins d’Auxonne, le trafic sur la D 905 a toujours été très inférieur à « 15000 véhicules par jour, dont 1500 poids lourds »

POUR CG21-Comptage routier 2013 CLIQUEZ ICI

 Le Charmoy circulatoire

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 décembre 2013  (J+1820 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 00:00

TOUS EN SELLE SUR LA D 905 09 décembre 2013 (J+1818 après le vote négatif fondateur)

     On l’appelait Route de Genève. Juste avant la frontière, elle traversait Ferney où Voltaire, pourtant ni contrebandier ni fraudeur fiscal, et qui n’était pas vraiment l’ami de Jean-Jacques, le Citoyen de Genève, s’était prudemment installé, le cul entre deux chaises. Il est vrai qu’en ce temps-là on ne « bloguait » pas impunément… Elle fut successivement royale, impériale, nationale. Elle fut pour nos anciens la route de Dôle, puis devint celle de Dole quand Dole perdit son chapeau. Naguère Nationale 5, la route de Dole est aujourd’hui devenue D 905.

     Le 16 décembre prochain à 16 heures, un tronçon rénové  de cette D 905 situé sur notre commune entre le Rond-point de la Poste et le Rond-point de l’Europe sera inauguré.

      La rénovation de la D 905 relevait de deux compétences : la Ville d’Auxonne pour les trottoirs, stationnements, espaces verts et pistes cyclables, le Conseil général pour la chaussée centrale. Dans cet article « routier », nous n’envisagerons que la question des trottoirs et des pistes cyclables, non pas tant d’ailleurs dans le cadre du débat polémique récent sur l’état de la voirie à Auxonne, « tarte à la crème » resservie régulièrement à l’approche de chaque municipale, mais dans ses rapports avec un projet qui reste le sujet de prédilection de notre blog, bien qu’il soit par ailleurs bizarrement évincé du débat ambiant. Afin d’éviter les affirmations oiseuses, toujours sujettes à caution, nous argumenterons à partir de trois  documents.

PREMIER DOCUMENT

 Deuxième dossier Leclerc pour la CDAC, déposé en janvier 2011

[page 28]

 « accès pédestres et cyclistes » : « La D 905 est dotée de bas-côtés praticables par les piétons et les cyclistes suffisamment larges et en bon état. […] Lors de la poursuite du réaménagement de la RD 905 (3ème tranche), la piste cyclable créée en 2010 sera prolongée jusqu’à la ZA du Charmoy. »

COMMENTAIRE

     On admirera l’optimisme et l’opportunisme « tout terrain » de l’argumentaire du promoteur qui, tout en prenant en compte le projet de piste cyclable, considère que la « D 905 est dotée de bas-côtés praticables par les piétons et les cyclistes suffisamment larges et en bon état». À la lumière des critiques locales actuelles à l’encontre des nouveaux aménagements, cet optimisme prête à rire !

 

DEUXIÈME DOCUMENT

Etude d’impact relative au projet (avril 2013)

 [page 68]

« Un espace pour les 2 roues sera positionné à proximité de la piste cyclable aménagée en voie centrale du parking, en duo avec un cheminement piétonnier. […] Ce projet s’inscrit dans la volonté communale de prolonger une voie cyclable jusqu’à la zone du Charmoy ».

COMMENTAIRE

Oubliés, les « bas-côtés praticables par les piétons et les cyclistes suffisamment larges et en bon état», on intègre parfaitement « la volonté communale de prolonger une voie cyclable jusqu’à la zone du Charmoy ». Il est évident que les cyclistes ont bon dos et que l’argument plaide surtout en faveur du projet.

 

TROISIÈME DOCUMENT

Rapport du commissaire enquêteur  (octobre 2013)

[p. 71]

[question du commissaire enquêteur]

« Une voie cyclable, entre le centre-ville et la zone du Charmoy venant se raccorder à la piste cyclable du site du projet, est-elle toujours d’actualité ? »

 [p. 72]

Réponse complémentaire [du promoteur]

« Dans le sens Auxonne/Dole la piste cyclable débute à hauteur de la rue Jean Vachon, soit environ 300 mètres après le rond point placé sur l’itinéraire de contournement de la ville, et se poursuit en direction de la zone du Charmoy sur environ 1,1 kilomètre. Concernant les 300 mètres de piste cyclable non encore réalisé, il s’agit en fait de la rue du colonel REDOUTEY.

La mairie d’Auxonne a fait la demande de modification des trottoirs auprès du conseil général qui étudie le dossier car cela soulève un problème de largeur de voies de circulation.

Concernant les 60 mètres de pistes cyclables à réaliser au niveau du rond point de l’Europe, ils seront réalisés au moment de la création de la voirie allant du rond point de l’Europe au vieux chemin de Dole ».

COMMENTAIRE

À présent, « la volonté communale de prolonger une voie cyclable jusqu’à la zone du Charmoy » est examinée à la loupe et presque au mètre près. Le complément de 300 m au centre-ville a fait l’objet d’une« demande de modification des trottoirs auprès du conseil général ». Quant aux 60 m manquants situés au niveau du rond point de l’Europe « ils seront réalisés au moment de la création de la voirie allant du rond point de l’Europe au vieux chemin de Dole ».

CONCLUSION

Si dans la réalité, la piste cyclable, dans son état actuel, peut à l’occasion présenter quelques désagréments : nivellement approximatif, gravillons, encombrement par le stationnement illicite, usage de trottoir par les piétons, elle reste surtout une voie royale pour l’aboutissement du dossier.

    Les nouveaux Candides de la consommation pourront donc à loisir pédaler avant de pousser leurs caddies au Charmoy !

    Tel n’est pourtant pas l’avis du nouveau Gavroche transporté des pavés des barricades au bitume de la nouvelle ère :

Gavroche cycliste     

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 décembre 2013  (J+1818 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:00

OUI À L’HYPER, NON À LA POMPE ! 07 décembre 2013 (J+1816 après le vote négatif fondateur)

 

    Il y a bientôt trois ans, le 13 janvier 2011, un grand article du Bien Public titrait : « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre Oui à l’hyper, non au Brico ! »

BP 13 janvier 2011

   Aujourd’hui, on pourrait reprendre ce titre en le modifiant à peine, et cela donnerait :

« AUXONNE. Pour des raisons économiques, la direction de Leclerc a modifié son projet Oui à l’hyper, non à la pompe ! »

BP fictif

     Le lecteur qui douterait de la véracité de nos propos pourra se reporter au rapport du commissaire enquêteur disponible en ligne sur le site de la Ville d’Auxonne. À la page 74, de l’aveu même du promoteur,  on peut en effet constater « la disparition de la station service ».

Voici l’extrait correspondant du rapport du commissaire enquêteur (p. 74) :

 « Pour des raisons économiques nous [le promoteur] avons décidé de modifier le projet en supprimant la station service. (Retrait du permis de construire déposé en décembre 2012 et dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire en avril 2013). Cela explique donc la disparition de la station service dans l’étude d’impact soumise à enquête publique ».

 Cette disparition « pour des raisons économiques » méritait d’être soulignée en raison des interrogations qu’elle suscite. En effet, si l’on se reporte au Dossier de presse E. LECLERC de mars 2012 (Service de presse E.Leclerc – Tél. : 01 56 03 14 03 – Fax : 01 56 03 14 42 )on y découvre un discours en regard duquel « la disparition de la station service » apparaît  pour le moins surprenante.

       Ce discours souligne tout d’abord l’importance du volet carburant dans le chiffre d’affaires du groupe, importance de l’ordre de 20% comme nous le confirme cet extrait :

« [p. 4] En 2011, le chiffre d’affaires des Centres E.Leclerc atteint 37,8 milliards d’euros avec carburant (soit 8,7 %) et 30 milliards d’euros hors carburant (soit 5,5%). E.Leclerc affiche une progression sur tous les formats et sur tous les rayons ».

       Il indique ensuite la quasi coïncidence entre le nombre d’hypers déclarés (« 550 unités ») et le nombre de stations-service (« 555 station-service E.Leclerc »). Coïncidence qui laisse à penser qu’un hyper est très généralement accompagné d’une station-service. 

      Il rappelle enfin l’importance accordée par le groupe E. LECLERC au volet carburants de son activité « [E.Leclerc] première enseigne de la grande distribution à s’être lancée sur le marché de carburants », « Depuis [1985], E.Leclerc (via SIPLEC) est devenu le deuxième opérateur pétrolier national derrière Total ».

 Le lecteur se convaincra par lui-même du bien-fondé de nos arguments en lisant ces deux extraits du Dossier de presse E. LECLERC de mars 2012 :

« [p. 6] Les hypers :

Contrairement aux prédictions d’analystes qui prévoient la fin du rôle des hypers,  E.Leclerc affirme que ses 550 unités resteront les « navires amiraux » et le principal vecteur de croissance de la marque. Une centaine d’hypers feront d’ailleurs l’objet de rénovations et d’agrandissements ces trois prochaines années ».

« [p. 15] 555 station-service E.Leclerc

Première enseigne de la grande distribution à s’être lancée sur le marché de carburants, E.Leclerc compte aujourd’hui 546 stations-service classiques et 9 sur autoroute. E.Leclerc vend plus de 5 Mds de litres de carburant par an réalise près 75% de ses ventes sur le gazole et 25% sur l’essence. Près de 137 millions de pleins de 40 litres ont été effectués dans les stations-service E.Leclerc en 2011 (soit plus de 375 000 pleins par jour). Un véritable succès commercial qui témoigne de la confiance qu’accordent les automobilistes à l’enseigne E.Leclerc. L’histoire de E.Leclerc et des carburants remonte à 1979. Après 467 procès, l’enseigne, via sa société d’importation de produits pétroliers, SIPLEC, obtenait enfin en 1985 l’autorisation de distribuer du carburant à prix E.Leclerc, mettant ainsi fin à plusieurs décennies de monopole des compagnies pétrolières. Depuis, E.Leclerc (via SIPLEC) est devenu le deuxième opérateur pétrolier national derrière Total ».

    On ne peut donc que s’étonner du fait que le « navire amiral », appelé à mouiller dans les eaux du Charmoy dans un avenir encore indéfini, ait décidé de débarquer son soutier « pour des raisons économiques »au risque de laisser le chaland en panne !

Le Charmoy naval

     

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 décembre 2013  (J+1816 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 00:00

ACTIVISME ASSOCIATIF 24 novembre 2013 (J+1803 après le vote négatif fondateur)

     Dans un précédent article intitulé « Recours… toujours ! » du 22 novembre dernier, nous avions relaté l’imputation d’une pénalité de 1000 € au «Collectif Citoyens résistants » de Champagnole par décision du Conseil d’état du 23 octobre dernier.

      Une précédente décision du Conseil d’état du 1er août dernier, déclarant irrecevable une autre requête du «Collectif Citoyens résistants » (CCR) contre un projet Super U à Champagnole, déclarait que les statuts de ce groupe associatif ne justifiaient pas la démarche entreprise. Ces statuts, cités dans la décision, précisent, à l'article 2, l’objet du CCR : " promouvoir et défendre les valeurs citoyennes (...) ; mener des actions non-violentes afin de mobiliser l'opinion publique et favoriser la vie démocratique ; organiser l'achat collectif de produits alimentaires biologiques ou issus de cultures respectueuses de l'environnement ; favoriser les achats groupés et les circuits courts ; développer les échanges culturels et les échanges de savoirs et de services. "

     Au nom de ces objectifs, le «Collectif Citoyens résistants » (ou sa version initiale le « COLLECTIF CONSOMM’ACTEURS ») de Champagnole a mené à partir de 2011, une campagne d’opposition aux projets de grandes surfaces Super U et LECLERC, portés depuis mai 2010 par la municipalité de Champagnole et la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura. Sans entrer dans le détail, nous dirons que cette campagne a pris diverses formes tant alternatives et conviviales que juridiques. Début 2011, contre le feu vert donné aux projets par la CDAC, un recours en CNAC est tenté conjointement avec d’autres requérants. À la suite  de l’échec de ce premier recours, un recours contre la décision de la CNAC est porté devant  le Conseil d’État. Il faut imputer à l’échec de ce dernier recours, la pénalité qui vient d’être infligée au «Collectif Citoyens résistants » par décision du Conseil d’État du 23 octobre dernier qui conclut :

 « il y a lieu […] de mettre à la charge de la société Distribution Casino France [1], du collectif Citoyens résistants [2],  de l’association du commerce et des services de Champagnole [3],  de la société Rodi [4],  de la société du Trait d’Epine [5],  et de l’association “ avenir et urbanisme à Champagnole et ses environs “[6],  la somme de 1 000 euros chacun à verser à la société Cridis… »

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Champagnole sur :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=2BA9F2876D0044C002B717B066D0D5D0.tpdjo07v_2?oldAction=rechExpJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000028110459&fastReqId=306216077&fastPos=41

      La question des grandes surfaces à Champagnole évoque sur beaucoup de points le même problème à Auxonne et dans nombre de petites villes de France qui connaissent une paupérisation et une désertification de leurs centres au profit d’un transfert de richesses, d’activités et d’infrastructures vers la périphérie. Ce processus est par ailleurs grand consommateur d’espaces agricoles.

    Nous ne prétendons pas ici traiter de cette immense question qui défigure notre pays, obère son patrimoine naturel et dilacère son tissu social.

    Beaucoup plus modestement, nous voudrions envisager, sur l’exemple bipolaire Auxonne/Champagnole, les rôles fort divers que peut à l’occasion jouer le monde associatif (en considérant ici les seules associations de « citoyens » lambda n’agissant pas au nom d’activités professionnelles spécifiques) dans les débats suscités par l’installation de grandes surfaces.

    Le début de notre article a brièvement exposé le cas du «Collectif Citoyens résistants » confronté, à Champagnole, à la municipalité et à de puissants promoteurs.

   À Auxonne, dans les débats autour de la zone du Charmoy, le cas s’est avéré radicalement opposé : les associations de « citoyens » se sont placées d’emblée du bon côté du manche, soutenant ouvertement et très activement, et la municipalité et le promoteur.

     À Auxonne, le projet LECLERC ayant été rejeté timidement en CDAC en octobre 2009, un mouvement  soi-disant « spontané » s’est développé par voie de presse et de pétition. Dans le même temps « une nouvelle association est née » : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC). En tête d’une profession de foi jointe à un deuxième dossier LECLERC de janvier 2011, son président frais émoulu déclarait lui-même : « L’Association que je préside est née de la déception des consommateurs Auxonnais et des Communes environnantes suite à l’avis défavorable émis par la CDAC sur le projet d’implantation « Leclerc », zone du Charmoy à Auxonne ».

 Le Journal officiel précise à propos de la nouvelle née : «  Association : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC) »  But statutaire : « Expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes ».

Identification RNA : W212005106 Création déclarée en Préfecture de la Côte d’Or le 18 janvier 2010. N° de parution 20100005. Date de parution 30 janvier 2010 »

Aux côtés de cette « association nouvelle », une autre association, relativement plus ancienne, s’est elle aussi activement manifestée dès fin 2009. Il s’agit de  l’Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne. Objet « amélioration du cadre de vie et respect de l’environnement pour le bien-être de ses habitants » Création déclarée en Préfecture de la Côte d’Or le 18 avril 2003. N° de parution 20030022. Date de parution 5 mai 2003

   Il est intéressant de noter la coïncidence temporelle, début 2003,  entre la naissance de cette association et l’annonce d’un projet d’aire d’accueil des gens du voyage par l’ancienne municipalité, projet dont certaines options se situaient dans l’aire de résidence des nouveaux associés. Disons pour résumer que la dite association accueillit plutôt fraîchement le projet et qu’elle n’est pas totalement étrangère  au capotage final de celui-ci. Not in my back yard !

   Allergique aux caravanes, notre association ne semble pourtant pas l’être aux gondoles. À preuve, dans une profession de foi jointe à un deuxième dossier LECLERC de janvier 2011, son président déclarait : « J’ai soutenu, notamment lors de la consultation des électeurs du 27/06/10, et soutiendrai jusqu’à son aboutissement, le projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy ».

N.B. : Cette profession de foi venant à l’appui d’un dossier LECLERC il semble qu’il faille, pour plus de clarté, traduire « projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » par « projet LECLERC »

   Le 3 octobre dernier, lors de l’enquête publique concernant le projet d’hypermarché LECLERC, le président réitérait son vœu par écrit en ces termes : « Avec l’association, nous soutenons le projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » [page 6 du 2ème registre], tout en remettant au commissaire enquêteur une copie de la profession de foi citée plus haut [page 35 du rapport]

N.B. : Il semble encore que dans la mention au registre, il faille, pour plus de clarté, traduire « projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » par « projet d’hypermarché LECLERC », d’ailleurs, l’enquête ne concernait-elle pas spécifiquement un projet d’hypermarché LECLERC ? 

    À en juger par le registre d’enquête, Monsieur le président d’AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC) semble, quant à lui, avoir  brillé par son absence.

   Ce n’était pas le cas lors de la CNAC du 21 décembre 2011, puis lors de celle du 17 janvier 2012 à l’issue de laquelle le promoteur devait finalement emporter le morceau. Messieurs les présidents des deux associations, cités dans la décision 917 D, accompagnèrent alors dans la capitale, à la rescousse du promoteur  et de son projet,  les représentants de la municipalité.

    À Auxonne, nous pouvons regretter de n’avoir pas eu, comme à Champagnole,  de «Collectif Citoyens résistants », mais il faut reconnaître aussi que chez nous, le projet, avant de voir le jour, avait déjà créé des emplois… Des emplois, mais quels emplois ??? Des emplois d’agents immobiliers improvisés agissant en toute « discrétion » au profit du promoteur pour la « maîtrise foncière de la zone », et puis encore des emplois de distributeurs de tracts et des emplois nocturnes de colleurs d’affiches, imprimées à LURE !

    Et puis, positivons, nos associations de « citoyens » bien sages qui s’échinaient à coller des affiches pour soutenir le promoteur, quand leurs homologues « enragés » champagnolais préféraient encourager la plantation de patates sur des terres à lui dévolues n’ayant pas vu leurs cassettes entamées du fait des foudres, arrêts et pénalités du Conseil d’État, pourront poursuivre, en des temps de malaise,  la  respectable entreprise humaniste et humanitaire qui est l’amélioration de leur cadre de vie et de leur bien-être chéris !     

 Activisme associatif

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2013  (J+1803 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 00:00

   CHARMOY : CE QUI RESTE ENCORE À ÉCLAIRCIR – 15 novembre 2013 (J+1794 après le vote négatif fondateur)      

  Cet article fait suite à notre article du 13 dernier et vient le compléter comme prévu.   

   Un certain nombre de points concernant la genèse et l’évolution du projet, sont en effet restés sans réponse dans le rapport du commissaire-enquêteur. Nous ne pouvons lui en faire grief car il est évident que leur examen n’était pas de son ressort.   

   Comme nous l’avons dit précédemment, « si le commissaire-enquêteur, conformément à sa mission, s’en est tenu à des critères de légalité, nous avons souhaité, pour notre compte, envisager aussi les critères de sincérité et de légitimité ».    

    Des formulations ambiguës voire trompeuses, des réinterprétations ad hoc, une « discrétion » de conspirateur, des silences coupables, une paresse intellectuelle fort répandue, tels sont les facteurs, au plan local, qui laisseront pour longtemps  planer les doutes sur la genèse du projet. Nous nous en tiendrons là, renonçant à présent à démêler les arcanes des arrêts des instances de décision supérieures qui ont donné à ce projet mal né leurs caution et validation légales.    

    Reprenons d’abord, avec la naissance du projet, la question du vote du 17 décembre 2008.    

   Ne fallait-il pas vraiment marcher sur la tête pour initier un projet par un vote négatif, s’étant déroulé au surplus dans des conditions d’ambiance désastreuses ?

    Nous conseillons vivement la relecture du procès-verbal de la séance du17 décembre 2008 certes ardue voire absconse, mais ô combien éloquente…  

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

         Fleuron sémantique brochant sur le tout, la question mise aux voix, aussi obscure elle-même que sa réponse négative, avait-elle encore besoin d’être comiquement entortillée sur le mode du fameux « belle marquise vos beaux yeux d’amour mourir me font» du Bourgeois gentilhomme (Acte II, Scène IV) passant de la formulation : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » effectivement mise aux voix et figurant dans le procès-verbal de la séance du conseil, jamais remis en cause et approuvé unanimement à part une abstention, à cette autre formulation, plus propre aux réinterprétations ultérieures : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »,  transmise au préfet dans la délibération n° 2008-255 ?  

     Passons à présent à la fameuse consultation de juin 2010, intervenant alors que les terrains sont déjà investis par un promoteur ayant déjà les plans d’un hypermarché de 3500 m² dans ses cartons comme le démontrent de façon évidente le texte et les plans détaillés des pages 77 et 78 de l’étude d’impact soumise à l’enquête publique de septembre dernier.   

      Était-il vraiment loyal et compétent de la part de la mairie d’appeler alors tous les électeurs au vote par un courrier officiel annonçant, écrit noir sur blanc, un projet de « supermarché à dominante non alimentaire », entité surréaliste et hors-norme qui camouflait en réalité un hypermarché ?   

    Qu’en-est-il enfin de ces centaines d’affiches imprimées, comme par hasard, à LURE, et qui couvrirent en affichage sauvage les murs de la commune ? Qui les commanda et qui les paya ? On attend toujours la réponse.    

     Qui les colla, on le sait déjà, entre autres les tâcherons d’une association ad hoc aussi vite née qu’évanouie !   

    Péchés de jeunesse, me direz-vous, d’un projet qui a reçu maintenant tous les sacrements des instances officielles et qui ne manquera pas de dynamiter le centre-ville. Excusez du lapsus, vous qui n’en n’êtes plus à un lapsus près !

    Et puis, c’est NKM qui va pleurer, non, parce que le 31 janvier 2011, étant dans nos murs, elle reçut en hommage… vos oignons, mais en raison de l’aboutissement probable de vos projets au Charmoy, car elle déclarait, pour son compte, lors d’un discours tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville :    

« … c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »   

Article UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  du 6 août 2012   

Postscriptum : Un peu en marge de notre sujet, mais toujours en relation avec  le climat préélectoral actuel.

    Récemment, Hebdo 39 N° 85 du 28 octobre dernier titrait en page 4 : « Auxonne : Raoul Langlois, candidat à sa propre succession ». Aujourd’hui, mesure pour mesure, Hebdo 39 N° 87 du 12 novembre titre en page 4 : « Auxonne : Jacques-François Coiquil se porte candidat à  la mairie ». Le « challenger du maire sortant » souhaite « Que le cœur de ville rayonne enfin et ne soit plus gris et terne comme il l’est actuellement…Car cette grisaille ambiante ne donne pas envie de voir les commerces. ». Il pense aussi qu’Auxonne peut «réussir à devenir une terre d’accueil pour les entreprises ».  

      Nous savons qu’Auxonne sera sans doute bientôt la « terre d’accueil » d’un hypermarché Leclerc. Cette arrivée fera-t-elle « Que le cœur de ville rayonne » et donnera-t-elle « envie de voir les commerces » de ce « cœur de ville » ? Nous en doutons. Dans l’article cité, Monsieur Coiquil n’aborde pas la question.  

    Elle était abordée pourtant dans un texte mis sur facebook par Monsieur Coiquil, le 10 juillet 2012. Dans ce texte, nous avons relevé le passage suivant à propos du projet Leclerc au Charmoy : « C'est un choix de l'équipe municipale, qui va certes dans le sens des habitants de notre commune [souligné par nous] »

    « Choix de l'équipe municipale », certes, exprimé toutefois paradoxalement par le vote négatif du 17 décembre 2008 ! Mais l’affirmation, selon laquelle ce choix irait « dans le sens des habitants de notre commune » mériterait tout de même d’être nuancée, la lecture du rapport de l’enquête publique en témoigne. On y lira ainsi en page 11 : « malgré une opposition vive entre tenants et opposants au projet, marquée par une très forte participation du public, l’enquête s’est déroulée sereinement dans de très bonnes conditions ».  

   En juillet 2012, Monsieur Coiquil fondait sans doute son appréciation sur les résultats proclamés de la consultation de juin 2010, mais, on est fondé à penser qu’il  révisera ce jugement hâtif quand l’un de ses colistiers, membre d’ « Auxonne citoyen » lui rappellera qu’« Auxonne citoyen », dénonçant les conditions de cette « consultation » très démocratique de juin 2010, avait aussi déposé plainte contre la campagne d’affichage sauvage en jaune-fluo menée lors de la campagne. De cette plainte s’en suivit d’ailleurs une enquête de gendarmerie diligentée par le  Procureur de la République, au cours de laquelle je fus moi-même entendu comme « victime », renonçant, pour ma part, à porter plainte contre des agissements plus clownesques que délictueux. On attendra longtemps les conclusions de cette enquête !   

http://auxonnecitoyen.canalblog.com/archives/2010/06/index.html

   

Hyper-scrutins   

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 novembre 2013  (J+1794 après le vote négatif fondateur)

 

 

 

 

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:00

BEAUCOUP D’APPELÉS MAIS PEU D’ÉLUS – 11 novembre 2013 (J+1790 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article nous annoncions la mise en ligne du rapport du commissaire-enquêteur relatif à l’enquête publique sur le projet d’hypermarché LECLERC au Charmoy et commentions brièvement ses conclusions.

        Cette enquête a suscité un vif intérêt du public qui y a apporté une centaine de contributions écrites. Ainsi pouvons-nous lire  en page 22 du rapport du commissaire-enquêteur : « Au bilan, le commissaire enquêteur a recueilli 99 contributions du public consignées sur les registres d’enquête ou adressées par courriels ou courriers ».

     Il nous a semblé instructif  de rechercher parmi ces 99 contributions celles qui pouvaient être le fait de personnes représentatives occupant ou ayant occupé récemment des fonctions électives locales ou encore candidates récemment déclarés à celles-ci. Notre investigation excluait, par ailleurs, les personnalités ayant été entendues ès-qualités par le commissaire-enquêteur (voir liste en page 11 du rapport).

         Le bilan de notre recherche, que nous présentons aujourd’hui, se révèle plutôt mince ; il semblerait devoir se limiter au seul nom de Monsieur Antoine Sanz. Dans un courrier cosigné, M. Antoine SANZ ancien maire d’Auxonne et ancien conseiller général exprime clairement son opposition passée et présente au projet (page 36 du rapport).

      L’ambiance particulière de la période préélectorale actuelle explique sans doute la prudente réserve de tous ceux qui ont choisi de se taire sur le sujet. Nous comprenons le choix de ce silence. C’est le droit de chacun de se taire, même si l’usage de ce droit peut paraître problématique chez une personne intervenant ou se préparant à intervenir dans la vie publique par ses choix et ses décisions. En tout état de cause, la question, même prudemment évitée, ne manquera pas de ressurgir lors des débats de mars prochain.

       En attendant, et afin de pallier pour l’heure cette carence de contribution de la part de nos élus en titre ou potentiels, il nous est apparu légitime, à titre de compensation, de rapporter quelques déclarations faites publiquement par les plus marquants d’entre eux, au cours des années passées,  à propos du projet d’hypermarché LECLERC au Charmoy.

      Les documents que nous vous présentons concernent au premier chef Monsieur Raoul Langlois, porteur du projet, ainsi que Messieurs Dominique Girard, Conseiller général du canton d’Auxonne et Jean-Paul Vadot, Président de la Communauté de Communes. À notre connaissance, Monsieur Rémi Delatte, député de notre circonscription, ne s’est jamais exprimé publiquement et par écrit sur le sujet.

Le premier texte est celui d’un  article du Bien Public  du 8 avril 2009 témoignant des rapports difficiles entre le maire d’Auxonne d’une part, et la Communauté de Communes d’autre part, en ce qui concerne la concertation autour du projet du Charmoy.

Le second texte est celui d’un  article du Bien Public  du 13 mars 2011 dans lequel Messieurs Langlois, Vadot et Girard expriment, entre autres et dans une certaine mesure, leurs positions respectives relativement à la zone du Charmoy.

Le troisième texte est une  déclaration de Monsieur Girard datée du 23 mars 2011 dans lequel il précise sa position sur la zone du Charmoy, et ce, après avoir été qualifié d’opposant au projet tant dans la presse locale,  que dans divers tracts émanant de son concurrent de droite ainsi que de l’association de consommateurs AAC, association « de circonstance », aujourd’hui définitivement muette.

  Monsieur Vadot figurant au nombre des personnes ayant été entendues par le commissaire-enquêteur, nous avons jugé qu’il pouvait être intéressant de mettre en parallèle ses déclarations passées et sa position actuelle sur la question du Charmoy, exprimée dans un texte relatant  son audition par le commissaire-enquêteur et figurant dans le rapport de ce dernier. Nous en donnons ci-dessous la citation intégrale (pp. 84 et 85 du rapport) :

« Par ailleurs, le commissaire enquêteur a procédé à l’audition de M. Jean-Paul VADOT président de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône Concernant les observations émises supra il en ressort les éléments suivants :

- en 2008/2009 le projet a fait l’objet d’une différence d’appréciation entre la communauté de communes et la municipalité d’Auxonne sur le rôle respectif des deux collectivités concernant le développement économique de la zone du Charmoy déclarée, depuis 2008, « zone d’intérêt communautaire ». La communauté de communes estimait que ses statuts induisaient un transfert de compétence pour l’aménagement des zones d’intérêt communautaire dont celle du Charmoy. De son côté, M. LANGLOIS maire d’Auxonne considérait, qu’en l’absence d’aménagement de la zone d’activités par la communauté de communes, le maître d’ouvrage prenant les frais y afférant entièrement à sa charge, le projet ressortait exclusivement de la compétence communale. M. VADOT considère que le débat a été vraisemblablement exacerbé sur fond d’élections cantonales où lui-même et M. LANGLOIS étaient candidats  [ N.D.L.R. Chantecler : souligné par nous.  Remarquons que les cantonales ont eu lieu en mars 2011, alors que les problèmes de concertation dont il est question ici se situent deux ans avant (voir documentBien Public ci-dessus)]

- une réunion pour la présentation du projet a cependant eu lieu en 2009 associant des membres de la communauté de communes, la commune d’Auxonne et le maître d’ouvrage. Ce dernier a proposé par la suite de présenter son projet devant la communauté de communes mais M. VADOT n’a pas donné suite, considérant que la première présentation était suffisante »

[p. 85]

« - à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager.[ N.D.L.R. Chantecler : souligné par nous] Dans ce domaine, la communauté de communes fonctionne sous le régime de la fiscalité additionnelle ce qui signifie que la commune du lieu d’implantation perçoit la part la plus importante des recettes fiscales ».

    

   Chacun jugera de lui-même à quel point les griefs, pourtant déjà timides, exprimés antérieurement par Monsieur Jean-Paul Vadot dans la presse, tant relativement au projet, qu’au climat de la phase de « concertation » ayant précédé le démarrage de celui-ci, ont, semble-t-il, à ce jour définitivement rejoint les poubelles de l’Histoire ! Nous voilà bien loin de la défense du commerce de proximité !

      Le processus d’enquête publique aura eu le mérite de nous en informer et l’on comprend dès lors pourquoi certaines personnes, en dépit de leur volonté affichée de s’investir dans les affaires publiques, se sont tenues prudemment à l’écart de cette tribune opportune, mais inconfortable, que nous avons pour notre part largement investie !

 

Postscriptum : Un peu en marge de notre sujet, mais toujours en relation avec  le climat préélectoral actuel.

    Selon une information en ligne de gazetteinfo.fr, datée du 31 octobre dernier, et titrée « Municipales : l’UMP dévoile ses candidats pour les villes de Côte d’Or ».

  On y apprend que : « Le Comité départemental de la Fédération UMP de Côte d’or s’est réuni le mercredi 30 octobre sous la présidence d’Alain Suguenot. […] L’ordre du jour appelait les membres du Comité départemental à se prononcer sur les investitures des communes de moins de 30 000 habitants et de plus de 3 500 habitants du département. Le Comité a accordé le soutien de notre famille politique à : […] Raoul Langlois à Auxonne […]. Par ce soutien, l’Union pour un mouvement populaire entend exprimer sa pleine confiance et son entière solidarité à ces candidats ».

  Après s’être déclaré « sans étiquette (mais assumant une certaine proximité avec l’UMP) » dans Hebdo 39 N° 85 du 28 octobre dernier, Monsieur Langlois, bénificiant officiellement et depuis le 30 octobre de l’investiture UMP, doit assumer maintenant une proximité certaine avec l’UMP.

   Alors, après avoir balancé, en 2008-2009, entre OUI et NON d’une part, et « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » et « grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² » d’autre part,  balancerons-nous en 2014  entre « certaine proximité » et « proximité certaine » ?

      En tout état de cause, l’information officieuse diffusée le 20 octobre par Le Bien Public et reprise en ces termes le 29 octobre (en page 2) : « Auxonne : « il semblerait qu’une candidature soit poussée par le conseiller général UMP, Dominique Girard, pour défier le maire actuel UMP Raoul Langlois » nous semble à présent sujette à caution. Wait and see…

 Le clairon de l’armistice n’a pas encore sonné pour  Chantecler  sur le Front du Charmoy !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 novembre 2013  (J+1790 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:00

RAPPORT AUX DÉCIBELS… – 09 novembre 2013 (J+1788 après le vote négatif fondateur)

 

 « Les «conclusions motivées et avis du commissaire enquêteur» ont été transmis le 30 octobre 2013 à Monsieur le Maire d’Auxonne [p. 97 du rapport] », à la suite de quoi le rapport du Commissaire-enquêteur relatif au projet Leclerc a été très récemment mis en ligne sur le site de la ville d’Auxonne.  Ce rapport détaillé accorde une place significative à nos diverses observations. Nous y reviendrons prochainement.

     Pour l’heure, allons à l’essentiel, c’est-à dire, à l’avis motivé du commissaire enquêteur exprimé en pages 96 et 97 du dit rapport :

  Le commissaire-enquêteur

« [p. 96] émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

Avec la réserve suivante :

- Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement,

Avec les recommandations suivantes :

- Développer de nouveaux modes de déplacement, afin de contenir ou si possible réduire le trafic routier sur la route départementale 905, par la mise en place d’un réseau de transport en commun desservant la zone d’activités du Charmoy et le raccordement complet de la piste cyclable au site ;

[p. 97]

- Prescrire une étude acoustique lors de la phase exploitation du centre commercial pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur.

- Prévoir un suivi régulier de l’évolution du trafic routier sur la route départementale 905 à proximité du projet ainsi que sur l’itinéraire dit « de variantement » rue Malmanche, rue Matrat et rue du Sabot avant et après la mise en service du centre commercial. »

        

Notre commentaire : C’est donc un feu vert, avec toutefois la réserve suivante « Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

   Seule cette condition préalable à réaliser est en mesure de retarder la « délivrance de l’autorisation de construire »

    Le retard pourrait-il être significatif ? Cela nous semble peu probable car le pétitionnaire indique page 48 qu’« une Modélisation acoustique de l’impact sonore projeté est en cours de réalisation sur le mois d’octobre 2013 » et « le commissaire enquêteur prend acte de l’engagement du maître d’ouvrage de remettre au maire d’Auxonne l’étude demandée pour fin octobre 2013 »(page 49).

     Si les délais prescrits ont été respectés, le décisionnaire dispose à l’heure actuelle des données acoustiques. Resterait donc peut-être à « vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement ». Quand à l’annonce de la signature du permis, qui ne devrait pas tarder, nous ne saurions garantir que sa « divulgation » se fasse sans tambour, ni trompette et  en toute  « discrétion », comme il en fut, il y a presque 5 ans, de la « maîtrise foncière de la zone » !

 

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2013  (J+1788 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 00:00

Un coq se penche sur son passé – 07 novembre 2013 (J+1786 après le vote négatif fondateur)

 

À la mémoire d’Albert Camus

    Né le 18 juin 2010,  Chantecler a déjà 1238 jours ! Ne comptons pas le nombre d’heures passées à sa production, elles sont des milliers et furent toutes agréables et instructives !

     Oh ! là ! la ! Ça sent déjà le discours de funérailles ! Mais non ! Notre coq n’est pas une volaille à la chaîne à la mode de Bretagne, il ne se laisse pas abattre aussi facilement que ça !

   Mais par ces temps gris de chrysanthèmes, notre coq a parfois ses lassitudes et ses nostalgies, il revoit le Charmoy, du temps que les maïs y poussaient encore, égrenant à l’automne leurs belles panouilles d’or !

 Il imagine en leur place tous ces poulets bretons qui viendront au Charmoy par camions ! Et de tous les chalands l’invasion ! Tout ça c’est bon ! Avis à la population, et bonjour la pollution !

      Écotaxe !  Éco cot ! cot ! cot ! codec ! Douce France ! Pays des incohérences !

      Le coq fut un moment l’animal-fétiche de notre république, au temps où celle-ci était la Seconde. Au temps où Victor Hugo, alors député de Paris, commençait à faire du futur Napoléon III sa bête noire : « Non ! Après Napoléon-le-Grand, je ne veux pas de Napoléon-le-Petit !  Allons ! respectez les grandes choses. Trêve aux parodies ! Pour qu’on puisse mettre un aigle sur les drapeaux, il faut d’abord avoir un aigle aux Tuileries [le futur Napoléon III, alors président de la République, résidait aux Tuileries] ! Où est l’aigle ? » (discours à l’Assemblée du 17 juillet 1851). Et cela dura jusqu’à la chute de « Napoléon-le-Petit » en 1870 ! Et inspira au poète des milliers de vers !

       L’obsession monstrueuse et géniale du grand homme nous rassure parfois sur nos propres radotages de chef-lieu de canton. Et après tout, même si le vote retourné du 17 décembre 2008, même si la volte-face de la CNAC entre le 20 janvier 2010 et le 17 janvier 2012, même si le plébiscite du 27 juin 2010 couvert par les affiches de LURE, ne sont que tempêtes dans un verre d’eau en regard des faits historiques auxquels nous faisons référence, ces détails, méritaient bien qu’on les rappelle et qu’on s’y arrête.

     Aussi, chers lecteurs, soyez rassurés,  roulant son rocher de Sisyphe, avec constance et dynamisme,  Chantecler poursuivra sa tâche jusqu’à la conclusion de la tintamaresque affaire du Charmoy !

    En ce jour mélancolique du 100ème anniversaire de la naissance d’Albert Camus, nous honorerons la chère mémoire d’un humaniste en lui empruntant cette citation : « la société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes » Actuelles

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2013  (J+1786 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 00:00

 

RENDONS À CÉSAR- du 11 octobre 2013 (J+1759 après le vote négatif fondateur)

  « Rendons à César, ce qui est à César ».  À l’heure où les tenants du projet Leclerc piaffent d’impatience, il serait injuste de priver le premier d’entre eux de la paternité de ce projet !

    Notre article d’aujourd’hui est donc destiné à lever toute ambiguïté à ce propos. En effet, jusqu’à aujourd’hui, il semble qu’un certain flou demeure. Témoin, dans les documents de la récente enquête, cette phrase du 3 octobre dernier, écrite de la main de Monsieur Bernard BRANDELET, Président de l’association des habitants et riverains des Hameaux et lotissements d’Auxonne, qui précise : « les prémices de ce projet datent de 2006 avec Mr SANZ, puis développé par l’actuelle municipalité avec Mr LANGLOIS » (observation référencée n° 80, en page 6 du 2ème registre d’enquête).

   En quoi consistèrent les « les prémices de ce projet » ? Monsieur Antoine SANZ, ancien maire d’Auxonne et ancien conseiller général du canton d’AUXONNE lève toute ambiguïté à ce sujet : « contrairement à certaines affirmations, jamais la précédente municipalité n’a initié ce projet. » Voilà ce qui est rappelé et souligné  dans un texte cosigné exposant les motifs d’opposition des signataires au projet LECLERC au CHARMOY, remis le 3 octobre, par Monsieur Antoine SANZ au commissaire enquêteur. (Ce texte est référencé A14)

      Ceci semble bien concorder avec l’« historique » du projet contenu dans l’Etude d’impact consultable lors de l’enquête. Dans le paragraphe « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104) de cette étude, la lettre reproduite  page 74/104 démontre seulement qu’un contact avait été pris avec l’ancienne municipalité en 2005. Le promoteur déclare  en outre  page 74 : « Le projet a débuté par la rencontre de Mr SANZ, alors Maire en 2005 de la commune d’AUXONNE. La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU. Pendant cela nous avons préparées [sic] diverses hypothèses (docs 2,3 et 4 ci-après).».

     Que le promoteur ait « rencontré Mr SANZ » puis « préparé diverses hypothèses » n’implique pas que l’ancienne municipalité ait pris l’initiative du projet.

       Il est vrai aussi que le dossier du promoteur déposé en CDAC en 2011 se montrait beaucoup moins regardant à « embarquer » la précédente municipalité pour convaincre la CDAC. Il y était ainsi affirmé en page 9 :

« Enfin ce projet prendra place sur un site dédié à la Zone d’Activités du Charmoy pour y développer le commerce et l’hôtellerie/restauration, en complément des Granges Hautes qui n’offre plus de foncier disponible. Initié par l’ancienne municipalité, il a été repris par l’équipe municipale actuelle, s’inscrivant dans la continuité malgré l’alternance lors des dernières élections et faisant ainsi preuve d’un large consensus ».

Cette « continuité malgré l’alternance lors des dernières élections […] faisant ainsi preuve d’un large consensus » n’est qu’une clause de style destinée à faire accroire que Monsieur Sanz aurait joué un rôle d’initiateur et tenter  de démontrer ainsi une unanimité autour du projet ! Cette fable, comme celle de l’« hôtellerie/restauration » totalement absente du projet actuel semble avoir encore aujourd’hui la vie dure !

    En fait, Monsieur Sanz nous a  toujours assuré ne jamais avoir donné suite aux propositions de LECLERC au cours de son mandat, qui a couru jusqu’en 2008. Dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, son successeur lui reprochera d’ailleurs cette attitude en des termes qui ne démontrent pas vraiment  que Monsieur Sanz ait initié le projet : « aucun débat au Conseil Municipal à ce sujet [le dossier LECLERC], aucune communication à l’époque, sauf partiellement au sein de la majorité en place, alors divisée sur le sujet, puis silence radio, période électorale oblige. Pourtant le rejet d’un tel projet aurait tout autant mérité un débat public »

   Par la suite, Monsieur Sanz a démontré et démontre encore aujourd’hui publiquement son opposition au projet porté par la nouvelle municipalité.

       Par le passé et dans un autre domaine, nous avons contesté sans ménagement les décisions de Monsieur SANZ, comme nous contestons aujourd’hui la façon caricaturale dont a été porté le projet du Charmoy. Mais aujourd’hui, devant la mollesse ou l’inexistence des objections à ce projet de la part même de personnes pourtant réputées vouloir entrer en lice face à son véritable initiateur au printemps prochain, nous ne pouvons que rendre hommage à la position prise, lors de l’enquête, par Monsieur SANZ, libre à présent de tout projet personnel électoral.

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2013  (J+1759 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:00

EN QUÊTE DE DÉMOCRATIE - du 9 octobre 2013 (J+1757 après le vote négatif fondateur)

  L’enquête publique relative au projet d’HYPERMARCHÉ E. LECLERC au Charmoy s’est close le 3 octobre dernier. Au terme de cette enquête, le commissaire-enquêteur dispose d’un délai d’un mois pour rendre son rapport, à l’issue de ce délai le rapport sera rendu public.

   Le registre d’enquête est un document consultable et communicable publiquement. Au vu de l’état de ce registre  à la clôture de l’enquête, et sans prétendre aucunement faire la synthèse des données y figurant,  nous pouvons cependant affirmer que cette opportunité d’expression démocratique a été bien accueillie par nos concitoyens puisqu’une bonne centaine d’entre eux y ont participé par leur présence, leurs observations écrites ou leur courriers.

   81 observations écrites occupent ainsi une trentaine de pages A4 sur deux registres d’enquête, un deuxième registre ayant dû être ouvert inopinément lors de la dernière permanence du 3 octobre. En outre 17 documents écrits, dont un signé collectivement ont été remis ou envoyé par courrier au commissaire-enquêteur.

       En ce qui concerne les observations écrites, le pour et le contre s’y répartissent numériquement de façon sensiblement équilibrée. Les courriers et autres documents écrits défendent quant à eux majoritairement des points de vues opposés ou du moins très réservés relativement au projet.

    Bien entendu, cette enquête n’avait pas valeur de consultation, mais il peut être intéressant de mettre en parallèle les circonstances et les résultats  de cet épisode de libre expression sur un dossier objectivement consultable, avec les autres épisodes qui l’ont précédé. Au cours des cinq dernières années, et relativement à la question du Charmoy, nous avons en effet connu successivement plusieurs temps de « délibération » ou de « participation » dont les circonstances de déroulement sont instructives à plus d’un titre.

Primo   

Vote paradoxal du 17 décembre  2008 au Conseil municipal, auquel l’opposition avait renoncé à prendre part et lors duquel la majorité avait répondu NON à cette question sybilline : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». À la décharge de nos élus, il faut reconnaître qu’ils ne disposaient pas tous de l’information consultable par tout un chacun lors de la dernière enquête !

Secundo

Blog mis en ligne par la Mairie d’Auxonne le 26 mars 2009,  sur l’opportunité d’un projet dont la vraie nature (HYPERMARCHÉ) n’est même pas précisée. Comme par hasard, ce blog  n’est plus accessible, mais nos lecteurs pourront en consulter avec profit le PDF sauvegardé par nos soins. Outre le caractère très partagé des interventions, on notera  que seule une trentaine de personnes s’y étaient exprimées, en général sous couvert d’anonymat, entre le 27 mars 2009 et le 28 février 2010.     CLIQUEZ ICI

Tertio   

Consultation du 27 juin 2010 dont les préalables ambigus mêlaient considérations générales et fumeuses  d’urbanisme et projet concret de zone commerciale. Ce projet comportait en particulier une grande surface définie officiellement comme devant être « un supermarché à dominante non alimentaire », chimère inexistante selon la norme en vigueur ! Ajoutons à cette absence patente de rigueur dans l’information, une absence totale de débat, doublée  d’une campagne d’affichage sauvage menée avec du matériel, comme par hasard, imprimé à LURE avec la participation active d’une association de consommateurs. Cette association, qui avait poussé comme un champignon est à présent d’une discrétion qui contraste avec  son hyperactivité d’alors ! Inutile de préciser que ce scrutin en jaune-fluo digne d’une république bananière produisit le résultat escompté !

    Notre liste d’exercices de style s’arrête là, pour faire bonne mesure les puristes voudront sans doute y ajouter l’irruption de Leclerc dans la campagne des cantonales en 2011 et les oiseaux de mauvais augure, son irruption probable  dans la campagne des municipales qui s’annonce !  

        Quelle que soient par ailleurs les conclusions et la suite de cette enquête, on ne pourra donc que se féliciter du fait qu’elle se soit tenue. Les vrais amis de la démocratie pourront  la considérer, dans une certaine mesure, comme la juste compensation des épisodes  délibératifs ou « participatifs » rocambolesques sur l’air trop connu du « Charmoy non alimentaire » qui nous furent infligés et dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils ne connaissent pas encore une suite prochaine !

 

P.S. : Il semblerait que nos élus ait approuvé hier soir sans commentaires le PV du Conseil municipal du 27 août dernier. On peut en conclure que les membres de la digne assemblée ne font toujours pas la différence entre un supermarché et un hypermarché. Il se peut même que pour la majorité d’entre eux le projet ne soit toujours pas à prédominance alimentaire.

     En cinq ans, décidément, on aura bien progressé. À la faveur d’une telle compétence, Leclerc, Auchan, Cora et Compagnie ont, pour sûr, un bel avenir dans notre bonne ville ! Auxonne sera bientôt Champagnole en pire ! Empire de la grande distribution, bien entendu !

   

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 9 octobre 2013  (J+1757 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions