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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:40

LE POIDS DES MOTS (2) - du 07 SEPTEMBRE 2015 (J+2455 après le vote négatif fondateur)

Nous reprenons aujourd’hui la publication de notre série documentaire « Le poids des mots», inaugurée le 1er août dernier. Cette série, complémentaire d’une autre intitulée « Trois oasis et un désert », commencée le 10 juillet dernier, poursuivra, comme elle, l’objectif suivant : analyser et mettre en lumière, sur des exemples particuliers, la rhétorique des promoteurs de grandes surfaces à destination des élus, de la société civile, et de la population en général. Elle soulignera aussi le rôle de facilitateur, parfois ambigu, joué par les élus dans l’implantation des grandes surfaces sur les territoires du ressort de leur autorité administrative.

Dans « Le poids des mots (1)», nous avions poursuivi le parallèle, par ailleurs largement développé dans ce blog, entre Champagnole et Auxonne, lieux d’implantation récents de la même grande enseigne. À ce propos, nous avions cité un extrait du discours à Champagnole du promoteur soulignant l’importance, dans la galaxie LECLERC, du bourg périurbain de PUSEY, limitrophe de Vesoul en Haute-Saône. C’est au Leclerc de PUSEY, semble-t-il que l’on promène les édiles de la région Centre-Est en mal d’hypermarché. Les nôtres, c’est sûr, on fait le pèlerinage et en sont revenus convertis !

La modeste bourgade haut-saônoise se révèle donc être le lieu-modèle et comme l’appartement-témoin, d’une certaine politique d’expansion d’une enseigne « locomotive » et des implantations diverses qu’elle peut entraîner, par synergie, dans son sillage.

C’est donc essentiellement de PUSEY, et notamment du projet OASIS 3 qu’il sera question dans cet article et les suivants de la série. Après de longues vacances, nos lecteurs pourront relire s’ils le désirent nos articles précédents sur le sujet ;

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (1) - du 10 JUILLET 2015

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (2) - du 30 JUILLET 2015

Coup de chapeau, tout d’abord, à Monsieur René Regaudie, Maire de PUSEY, pour la qualité de sa communication !

Le site officiel de sa commune est particulièrement bien construit et renseigné, notamment sur le chapitre du projet OASIS 3 : revue de presse méthodique et exhaustive sur le sujet et vidéos très instructives animant agréablement le propos.

Sur le site officiel de PUSEY, le chemin d’accès à OASIS 3 est aisé. À partir de la page d’accueil, suivre : Vie municipale→Travaux→Projets→OASIS III

Voilà déjà plus d’un an, à la date du 11/08/14, étaient publiés simultanément sur le site, deux articles :

11/08/14 : Oasis 3 : Banderole de soutien

http://www.pusey.fr/index.php?IdPage=1407777391

11/08/14 : Oasis 3 : Le point sur le dossier et video du projet Sopic

http://www.pusey.fr/index.php?IdPage=1407776166

En ce qui concerne la première rubrique, on pourra noter certaines similitudes avec la vague d’affichage ayant sévi chez nous en juin 2010, lors de la prétendue « consultation ». Les petits lapins de Claudi ne s’y sont pas trompés ! Claudi a profité de l’occasion pour faire connaissance avec Monsieur le Maire de Pusey, amateur, lui aussi semble-t-il, de banderoles jaune-fluo ! De la banderole indignée de Pusey, il sera encore question dans la presse locale dont l’article est disponible sur le même site

27/08/14 : Quel commerce !

http://www.pusey.fr/images/er-2014-08-27-7564.pdf

Si la première rubrique est très jaune-fluo, la seconde est, quant à elle, beaucoup plus grandiose qui fait, du site municipal de Pusey, le contestataire véhément des décisions de la CDAC ainsi qu’une agence et une succursale de la communication du groupe SOPIC. Pour le coup, en comparaison, notre Inf’auxonne N° 25 de mai 2009, catéchisme du Charmoy dicté à Vesoul, insérant pour la publier fièrement sa lettre de Colmar, nous fait une figure vieillotte de propagande à la papa !!

Nous conseillons à nos fidèles lecteurs/trices la visite du site de PUSEY. Quant à nous, nous l’avons largement exploré pour le plus grand bien de nos prochains articles, qui ne manqueront pas de vous rendre compte plaisamment, comme toujours, des meilleurs morceaux que nous y avons découverts !

À suivre donc !

Il ne suffit pas d’aller en badaud (et en tramway© !!) constater, ébahi, enthousiaste et la tête creuse, l’avance des travaux au Charmoy, il faut aussi aller voir ailleurs comment les promoteurs font leur pelote avec l’appui zélé des élus !

LE POIDS DES MOTS (2) - du 07 SEPTEMBRE 2015 (J+2455 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 septembre 2015 (J+2455 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:35

PERMIS EFFACÉS ET PERMIS OUBLIÉS - du 04 SEPTEMBRE 2015 (J+2452 après le vote négatif fondateur)

Voilà un titre tout empreint de mélancolie. C’est que l’été fraîchit déjà, en marche vers l’automne, et que la rentrée est là. À regret il nous faut donc quitter Niederziwweldorf, ses ronds points fleuris, ses cigognes en zinc, ses enseignes, et ce cher Monsieur Joseph Schnaps, pour en revenir à nos très sérieuses affaires charmoisiennes ! Elle est bien là, notre rentrée du Charmoy !

Nous devons aussi faire un aveu à nos fidèles lecteurs/trices: les séquelles d’une longue activité professionnelle au sein d’une institution rythmée par les rentrées et les réformes ont enraciné dans notre psychisme un syndrome de prérentrée. Nous avons certes quitté l’institution, mais tel un membre fantôme ou comme un vieux rhumatisme, ce syndrome nous chatouille, encore et toujours, quand arrive septembre. À preuve, je confesse avoir fait cette nuit même un vrai cauchemar de rentrée parfaitement décalé, mais le propre d’un cauchemar de rentrée n’est-il pas justement d’être décalé !

En guise de prérentrée, j’avais pris soin avant-hier de faire une visite au panneau d’affichage officiel de notre maison commune, ainsi qu’au rond point de l’Europe, pour une révision du programme de charmoylogie. En dépit du cocard que j’avais ramassé le matin même, sur un mode que chacun(e) se complaira à imaginer, j’ouvris l’œil et la révision se révéla profitable. Elle nous révéla plusieurs faits et particulièrement un fait de taille qui avait échappé à notre observation pendant tout le mois d’août ! Je dis bien « avait échappé », car à présent, grâce à Dieu, le mal est réparé ! Ouf !! Marie-France (ainsi se prénommait mon inspectrice préférée du temps où Chantecler perçait déjà sous le professeur certifié) peut se pointer, je suis au top pour accueillir son inspection !

Je crois que mes joutes avec Marie-France, vieilles à présent de vingt ans, non, pas Marie-France, les joutes ! Car, Marie-France, d’un âge à présent inavouable, n’a plus qu’à « faire des pâtés sur sa carte d’identité » comme dirait Juliette Gréco ! Oui, je crois que mes joutes avec Marie-France furent mes classes et mon stage commando en matière de duel à la plume. J’en revins aguerri, et la dame, elle, en sortit, passablement égratignée !

On me pardonnera je l’espère cette incise un peu trop personnelle. Quand les souvenirs remontent, c’est que le temps est venu de se coucher ou de coucher ses mémoires sur le papier, ou sur la toile ! Certains, d’ailleurs, ne s’en privent pas !

En attendant, trêve de plaisanterie, revenons à nos moutons ! Dans un précédent article daté du 4 août TWIN-HYPERS : UNE DIPLOPIE PASSAGÈRE nous avions constaté le retrait, opéré précisément le vendredi 31 juillet, d’une demande de permis de construire concernant un magasin d’une surface de plancher de 9945 m2, déposée le 09 février 2015 sous le n° PC 021 038 15 E 0003. Et toujours dans le même article, nous avions noté avoir recherché en vain l’arrêté relatif au permis, arrêté qui, normalement, doit suivre le retrait d’affichage du dépôt.

Mea culpa ! Nous n’avions pas bien cherché ! L’arrêté en question existe ! Daté du 29 juillet dernier il accorde le permis n° PC 021 038 15 E 0003 ! Affiché dès le surlendemain, il figure, pour l’heure, à l’extrémité droite de la ligne 14 du panneau d’affichage !

À notre décharge, il nous faut signaler que ce permis n’avait pas eu les honneurs de la presse comme le mémorable dépôt du 17 décembre 2012, ni comme ses prédécesseurs de 2013 et 2014 le privilège de l’hyper format A4 qui permettait de discerner rapidement l’hyper permis de la foule des quidams en format réduit. Affiché trop discrètement, le permis a donc échappé à notre attention ! Au temps pour nous !

Signalons qu’il a échappé aussi, jusqu’à ce jour, à l’affichage réglementaire sur le terrain ! Quid de l’Article R*424-15 du Code de l’Urbanisme qui stipule « Mention du permis […] doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté » ?

Ce permis est vraiment un drôle de permis ! On s’interroge sur son utilité, il pourrait tout aussi bien ne pas exister, mais il existe pourtant comme en fait foi l’arrêté qui en a été signé par l’autorité compétente et dûment affiché au panneau de notre maison commune. Et cet arrêté, pour aboutir, a mobilisé les suffrages, les études et les énergies des personnels de nombreuses instances compétentes ! Une foule de décisions, de commissions, de réunions, d’études ont présidé à son aboutissement.

À ce propos, il peut être intéressant de rappeler que la Commission Nationale d’Aménagement Commercial , après une correction initiale liée à une malencontreuse « erreur d’aiguillage », a constamment affiché jusqu’à ce jour sur son site, dans sa rubrique « Décisions », au chapitre « Décisions des Cnac 231 et 232 du 03 juin 2015 » le texte suivant relatif à la décision n° 2565T concernant Auxonne :

« n° 2565T-Auxonne (Côte d’Or

Recours exercé contre le projet par la SAS « LAUCEL », admis.

Création refusée d’un ensemble commercial de 4000 m² de vente composé d’un hypermarché « E. LECLERC » de 3500 m² et d’une galerie marchande attenante de 500 m² (4 boutiques) et création refusée d’un point permanent de retrait par la clientèle d’achats au détail commandés par voie télématique organisé pour l’accès en automobile (Drive), sous l’enseigne « E. LECLERC DRIVE », de 250 m² d’emprise au sol comportant 5 pistes de ravitaillement»

Or, le permis en question, n° PC 021 038 15 E 0003, dans son dixième « Vu », fait explicitement référence à cet « avis de Commission Nationale d’Aménagement Commercial (séance du 03.06.2015) » qui, si l’on s’en tient, au libellé ci-dessus ne semble pourtant pas particulièrement favorable à l’octroi d’un nouveau permis ! En bon cartésien, nous nous interrogeons encore sur cette contradiction !

Précisons quand même que sur le terrain tout va très bien, et sans états d’âmes ! Au Charmoy les travaux se poursuivent donc en vertu d’un permis modificatif dont les intempéries ont fini par effacer complètement le panneau. Ce qui n’efface pas pour autant l’Article A424-18 (Créé par Arrêté 2007-09-11 art. 4 II JORF 13 septembre 2007 en vigueur le 1er octobre 2007), en vertu duquel : « Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier ».

Mais tout ça, c’est de la paperasse, et d’ailleurs, qui prend la peine de lire tout cela ! Soyons pragmatiques, la fin justifie les moyens et quand le bâtiment va tout va !

2452 jours après l’inénarrable vote négatif fondateur, le parcours administratif du projet du Charmoy n’en finira jamais de nous étonner et d’inspirer Claudi ! Décidément, pour parvenir, tout est permis… de construire bien entendu !

À deux pas du rond point de l’Europe en passe, selon la presse, de recevoir bientôt son œuvre d’art, à la porte même de l’« ancienne ferme des radis ©» dans ce temps d’attente fleuri où notre cité caresse, avec les yeux de Chimène, l’espoir d’une deuxième fleur (Cf. Le Bien Public du 29 août dernier), il serait judicieux de donner au chantier du siècle un affichage de permis digne de ce nom ! Artistes, à vos feutres !!

PERMIS EFFACÉS ET PERMIS OUBLIÉS  - du 04 SEPTEMBRE 2015 (J+2452 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 septembre 2015 (J+2452 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 11:01

LE POIDS DES MOTS (1) - du 01 AOÛT 2015 (J+2418 après le vote négatif fondateur)

Notre série d’article « Le poids des mots » qui comprendra au moins trois articles est déjà préparée à l’heure où paraît l’article triomphaliste du Bien Public d’aujourd’hui 1er août, intitulé « Leclerc : dernière ligne droite avant l’ouverture ». La nouvelle sensationnelle qui fait la joie sans mélange de notre maire et celle, plus ambiguë toutefois, de son « opposant » Monsieur Coiquil, opposant qui ne l’est guère sur ce point comme nous l’avons souligné à maintes reprises, ne rend en rien caduques nos analyses qui viendront abonder le fonds documentaire de la triste histoire de l’« hypermarchandisation » de la France avec la complicité diligente et empressée de nombreux élus.

Passons à présent aux choses sérieuses et entamons notre série.

Dans un précédent article, nous avions mis en lumière et analysé le rôle de facilitateur joué par des maires dans l’implantation des grandes surfaces sur le territoire de leurs communes.

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (2) - du 30 JUILLET 2015

Il faut préciser que les élus sont soumis de la part des représentants et démarcheurs de ces promoteurs à une rhétorique conquérante, sinon subtile, du moins particulièrement affûtée. Notre article d’aujourd’hui s’attachera à en donner quelques échantillons.

Une réunion de travail du Conseil municipal s’était ainsi tenue à Auxonne le 23 avril 2009 en présence d’un « représentant de Leclerc ». La presse en témoigne dans un article intitulé « Le projet analysé par une partie de l’opposition. Projet Leclerc : « Où est le débat ? » (Le Bien Public du 7 mai 2009). Dans cet article, « une partie de l’opposition » déclare : « le maire [d’AUXONNE] a organisé le 23 avril, une séance d'information pour l'ensemble des élus, mais elle n'était pas publique. Alors que le maire nous expliquait qu'il avait choisi le projet Leclerc parce qu'il était le plus abouti, il ne nous a pas présenté les autres alternatives et seul le représentant de Leclerc s'est exprimé. »

Nous remercions encore ces quelques conseillers d’opposition pour ce témoignage précieux donnant un court aperçu du style de la réunion dont nous n’avons, par ailleurs, pu trouver aucun compte-rendu officiel ou de presse.

Par bonheur, nos lecteurs pourront tout de même se faire une idée assez précise du style de cette réunion restée ignorée du grand public, car une réunion du même type, sur le même sujet et avec le même « représentant de Leclerc » devait se tenir un an après, presque jour pour jour, à Champagnole le 26 avril 2010, où rappelons-le, un hypermarché, construit sur des terrains destinés initialement à des logements sociaux, a ouvert en avril 2014.

À la différence de la réunion auxonnaise, le compte-rendu de cette réunion champagnolaise est en ligne. Les lecteurs intéressés par le contenu intégral du document original, le trouveront à l’adresse

http://www.champagnole.fr/IMG/pdf/pv100426.pdf

Les propos du « représentant de Leclerc » sont reproduits et partiellement commentés dans notre PDF

Pour les gens pressés, nous présentons ici et à titre d’aperçu, quelques extraits «Verbatim » des déclarations du « représentant de Leclerc » faites à Champagnole le 26 avril 2010. Comme vous pourrez le constater, les considérations géographiques de ces propos s’étendent bien au-delà de Champagnole et jusqu’à Auxonne en particulier.

« Nous avions déjà essayé de nous implanter à CHAMPAGNOLE il y a une quinzaine d'années. L'enseigne LECLERC n'est pas présente dans le Jura pour le moment. On a voulu s'implanter à DOLE et on nous a fait part de problèmes de grenouilles. A POLIGNY, nous n'avons pas pu non plus nous installer. A CHAMPAGNOLE, nous avons fait une étude de marché qui tient compte de l'agrandissement de SUPER U. Malgré cet agrandissement, nous sortirions un chiffre d'affaires prévisionnel de 28 millions d'euros. » [page 2]

« En ce qui concerne CHAMPAGNOLE, nous jouerons sur le "vert" et l'intégration à l'environnement. » [page 3]

« Le magasin qui serait construit à CHAMPAGNOLE respectera toutes les qualités environnementales. » [page 4]

« Pour ce qui concerne les commerces autour de l'hypermarché, la porte est ouverte à tout le monde et en particulier aux commerçants locaux. » [page 4]

« La première fois que j'ai vu le Maire, je lui ai dit que faire un hypermarché LECLERC dans quelque ville que ce soit, si on a le soutien des politiques, c'est partir au feu. Vous allez en entendre de toutes les couleurs. A AUXONNE, le Maire va demander à ses administrés de voter pour ou contre l'implantation d'un LECLERC [N.D.L.R. Consultation décidée lors de la séance du CM du 15/04/10]. » [page 4]

« Je suis prêt à vous recevoir à PUSEY, en Haute-Saône, pour vous faire visiter un hypermarché LECLERC. Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. Il y a également 200 m² de galerie marchande et 500 m² pour le centre culturel. Nous sommes obligés de faire une galerie sinon on a une partie inutilisée qui est considérée comme une surface de vente. Si le Maire dit "pas de galerie marchande", je dis "pas d'hyper"ou alors 5000 m². » [page 5]

Convaincant et intéressant…Pas vrai ? Les visites édilitaires à PUSEY, les affiches de la « consultation » imprimées à LURE.

Toutes ces inspirations descendues de Haute-Saône dans notre Capitale du Val de Saône, c’est de la haute politique de l’hypermarché au fil de l’eau ! Compendieusement novateur, interjetterait colorimétriquement certain maestro !

Claudi qui n’est, lui, d’aucune académie, nous donne simplement son avis sur la question…

 

LE POIDS DES MOTS (1) - du 01 AOÛT 2015 (J+2418 après le vote négatif fondateur)

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 01 août 2015 (J+2418 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:24

DES COMMISSIONS POUR RIEN - du 1er JUILLET 2015 (J+2387 après le vote négatif fondateur)

« Au Charmoy, depuis des mois on fait des commissions pour rien ! » Voilà ce que murmure la rumeur publique. Attractive la pub ! Pas vrai ?

La décision 2565 T de la CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) dans l’un de ses attendus mis en ligne avant-hier ne précise-t-elle pas elle-même, qu’en gros, elle s’est réunie pour rien :

« il n’appartient pas à la commission nationale de se prononcer sur une nouvelle demande portant sur le même projet, lequel a fait l’objet d’une décision devenue définitive »

Le libellé résumé, annonçant le résultat de la même décision et publié sur le site de la « Commission nationale d’aménagement commercial » » avait pourtant, pendant près d’un mois, porté au regard du public, ces mots : « N° 2565 T Auxonne (Côte-d’Or) - recours exercé par SAS « LAUCEL » admis ; Création refusée d’un ensemble commercial de 4000 m² de surface vente composé d’un hypermarché « E. LECLERC » de 3500 m² et d’une galerie commerciale attenante [etc…, etc…] ». Oublions cette formulation provisoire et lapidaire, pour le moins décalée, et restons-en à la version définitive : « il n’appartient pas à la commission nationale de se prononcer sur une nouvelle demande portant sur le même projet, lequel a fait l’objet d’une décision devenue définitive ».

N’étant qu’un simple citoyen non versé dans les arcanes du droit administratif, soyons téméraire et hasardons nous maintenant à penser que l’argument aurait pu tout aussi bien s’appliquer à la CDAC réunie le 16 décembre dernier. Et pourtant la CDAC s’est tenue et, à la différence de la CNAC, elle a cité de nombreux arguments (pas moins de 10 « considérant » pour faire bonne mesure !) à l’appui de la « nouvelle demande portant sur le même projet, lequel a fait l’objet d’une décision devenue définitive » !

Osons une question : Cette CDAC était-elle vraiment nécessaire, ainsi que les frais qu’elle a dû entraîner…sans compter les dilemmes, cas de conscience et autres révisions déchirantes !

HYPÈRE NOËL - du 25 DÉCEMBRE 2014

Il est vrai qu’il faut reconnaître à cette CDAC le mérite d’avoir mis en évidence, à l’occasion de ses travaux, à l’aide d’un microscope sans doute, l’existence de « transports en commun » (sic), à vrai dire plutôt discrets (précisons que la CDAC du 8 mars 2011 annonçait dans son septième attendu « le site n’est pas desservi par les transports en commun »). Une existence récente donc, dont la réalité sur le terrain reste toutefois à évaluer dans sa capacité et sa fréquence : tramway et pédi-bus mis à part !!

Ah !!! navettes et radis, géniales crucifères ! Tout ça c’est chou mon loulou !

Claudi est un peu fatigué, sur un thème aussi consternant il n’a pas daigné se fendre d’une nouvelle improvisation. Il en a donc recuisiné une ancienne réputée nouvelle qui ne déplacera pas pour autant, elle, deux commissions !!

Au fait, comment appelle-t-on une toute petite CNAC, une CNAC-icule bien entendu ! Vous ne trouvez pas que ça tombe à pic ! Rappelons pour mémoire une autre CNAC-icule charmoysienne, hivernale celle-là, ce qui est moins banal, celle du 21 décembre 2011 !

CNAC N°4 - du 03 JUIN 2015

N.B. : Cet article compte environ 3400 caractères

Je fais mes commissions au Charmoy

Je fais mes commissions au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er juillet 2015 (J+2387 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 09:35

MAXI-DISTRIBUTION ET MINI-EXPRESSION - du 28 JUIN 2015 (J+2384 après le vote négatif fondateur)

Que l’actualité soit cruelle n’autorise pas pour autant l’oubli de questions plus prosaïques. De tout temps se sont côtoyées tragédies et réalités prosaïques. Le surcroît de tragédie ne fait que mettre en relief le caractère prosaïque de certains faits, il n’interdit pas pour autant d’en faire mention.

Notre blog n’ayant pas vocation à s’indigner à bon compte au nom des grands principes, nous nous contenterons plus modestement d’évoquer aujourd’hui deux réalités bien prosaïques de notre cité : maxi-distribution et mini-expression

À propos de maxi-distribution, chacun(e) l’aura compris, il ne s’agit pas d’une distribution des prix ni de lauriers, et encore moins de l’attribution d’un prix de bonne foi et de transparence. L’histoire est bien connue, et notre blog l’a déjà déclinée sur tous les tons.

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

Elle conte comment un vote limitant à 1000 m² la superficie de vente d’une grande surface à dominante alimentaire put aboutir en trois mois, par le zèle, la discrétion et les contorsions verbales d’un élu, à la maîtrise foncière de 19 hectares de la zone du Charmoy par un seul promoteur privé. Elle conte aussi les suites, inévitablement fâcheuses, de ce malencontreux départ !

Plus inédite en revanche est l’histoire de l’évolution inverse suivie par le nombre de caractères consacrés à la libre expression des conseillers d’opposition dans le bulletin municipal Inf’Auxonne.

Nous ne remonterons pas aux temps bibliques car, à notre connaissance, l’expression dans la Bible ne connaissait pas ce facteur limitant. Nous ne perdrons même pas un temps précieux à reconstituer les étapes de la question, nous contentons de citer au passage 3 repères. Il y a 3 ans, en juin 2012, le nombre maximum de caractères autorisés était de 2500, comme en atteste la conclusion du groupe « Ensemble, autrement » en page 7 d’Inf’Auxonne N° 37 de juillet 2012. Le Conseil municipal du 23 septembre 2014 devait ramener ce nombre à 1250 [page 11 du PV]. Le 24 juin dernier, enfin, on pouvait lire sur le facebook d’un conseiller d’opposition : « La mairie, sous couvert de Monsieur le Maire directeur de publication, ayant reçu deux contributions de l'opposition, nous a donc demandé de diviser par deux le nombre de caractères de chacune de ces contributions soit un maximum de 625 caractères ».

Récapitulons 2500, puis 1250, 625 enfin si le jugement de Salomon est maintenu.

Rappelons que dans certains cas, 3 caractères ont pu suffire à s’exprimer dans notre bonne ville, ce fut le cas de l’inénarrable consultation du 27 juin 2010, astuce plébiscitaire (et publicitaire) visant à relancer un projet déjà décidé, mais qui avait pris du plomb dans l’aile auprès des instances de décision et se trouvait de ce fait dans l’ornière.

En atteste la prose explicite d’Inf’Auxonne N° 28 de mai 2010 en page 2 :

« Êtes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ?

Telle est la question à laquelle vous pourrez répondre le 27 juin 2010.

En effet, les décisions défavorables des Commissions d’Aménagement Commercial rejetant le projet Leclerc ont suscité diverses et nombreuses réactions : satisfaction pour les uns, indignation, incompréhension, inquiétude et soutien pour les autres.

Estimant opportun et démocratique de recueillir l’avis de la population, nous avons décidé de vous mettre à contribution en vous permettant de vous exprimer officiellement. Nous organiserons donc une consultation des électeurs qui répondront par OUI ou par NON à la question ci-dessus ».

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013

L’issue de cette manip plébiscitaire (et publicitaire) était prévisible. Le soir du dépouillement, auquel j’assistais en compagnie de Jean-Claude Poirson, alors président de l’UCIAA, notre premier magistrat, transporté par le succès, prononça un discours pugnace et vibrant. Verba volant hélas ! Mais non, les paroles solennelles furent consignées ! Dans quel livre d’or me direz-vous ? Pas un livre d’or à proprement parler, le laïus trouve tout bonnement sa place, son lieu naturel selon Aristote, parmi les encarts publicitaires de Notin N°3, en page 6 sous le titre explicite « Extraits du discours prononcé par Raoul Langlois, Maire d’Auxonne, à l’issue de la consultation du 27 juin 2010 (concernant la zone commerciale sur le site du Charmoy ». Des extraits de caractère ! En combien de caractères ? Je l’ignore, adressez-vous à l’éditeur !

Trêve de plaisanterie ! Récapitulons 2500, puis 1250, 625, et 3 pour finir ? Auxonnais(e)s encore un effort !

MAXI-DISTRIBUTION ET MINI-EXPRESSION - du 28 JUIN 2015 (J+2384 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 juin 2015 (J+2384 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 11:07

VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)

À l’heure où une Marianne bâillonnée en bleu-blanc-rouge est apparue sur le site facebook d’un conseiller d’opposition, nous tenons à rassurer nos concitoyen(ne)s. Chacun(e) a le droit de s’exprimer, notamment quand il est CONSULTÉ !!

La tendance étant à la concision de l’expression, nous serons tendance aujourd’hui ! Restons slim !

VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)
VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)
VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)
VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)
VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)
VOYAGE EN LIBRE EXPRESSION - du 20 JUIN 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 juin 2015 (J+2376 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 08:53

RECOURS TOUJOURS - du 13 JUIN 2015 (J+2369 après le vote négatif fondateur)

Le compte-rendu sommaire de la séance du Conseil municipal du 02 juin 2015 a été affiché le 10 courant. De sa lecture attentive, nous avons retenu le passage suivant :

« Monsieur le Maire demande de rajouter à l’ordre du jour :

Deux questions orales-écrites du groupe « Auxonne Territoire d’Avenir » :

A. Y-a-t-il encore des recours en cours contre la construction du magasin Leclerc ou contre la zone du Charmoy ? Si oui, lesquels ?

[…]

Monsieur le Maire apporte les réponses aux questions posées :

A. Il y a des recours en cours contre la construction du magasin Leclerc. Le juge des référés avait rétabli, il y a quelques [sic] temps, dans son ordonnance, le caractère exécutoire du permis de construire d’origine, à la faveur d’une modification qui était intervenue sur ce projet. C’est toujours en attente du jugement sur le fonds [sic]. Pour l’instant donc, les travaux se poursuivent. D’autre part, nous avons reçu un courrier de l’avocat de Monsieur ROCHE, personne à l’origine des recours, qui nous informe d’un recours contre le permis modificatif qui a été délivré le 30 décembre 2014. Mais il y a un problème de forme puisque nous n’avons pas reçu de courrier du TA nous informant de l’enregistrement de cette requête.

Par rapport à la CDAC qui a eu lieu il y a déjà quelques [sic] temps, il y a contestation contre l’avis favorable que cette instance avait donné. Il y a donc un recours et une CDAC [sic] aura lieu le 3 juin à 14 heures, à laquelle je participerai. » [Cf. « Compte-rendu sommaire de la séance du Conseil municipal du 02 juin 2015 », affiché le 10 juin 2015, page 2]

 

NOTRE COMMENTAIRE

À propos d’un sujet caractérisé, depuis le début (2008) et sur fond de rumeurs constantes, par la carence, l’opacité, ou le flou approximatif de l’information diffusée, reconnaissons d’abord le mérite de quelques élus de solliciter, au profit de leurs mandants, les éclaircissements nécessaires.

En ce qui concerne à présent ces éclaircissements, apportés par le tenant déclaré du projet, s’ils ont le mérite d’exister, avouons que l’éclairage qu’ils apportent sur la situation actuelle du projet du Charmoy reste, au mieux, un clair-obscur. Depuis le 17 décembre 2008 le clair-obscur et le oui-non semblent d’ailleurs avoir été de rigueur !

Revenons-en plus précisément à la réponse reproduite ci-dessus. Dans le deuxième paragraphe relatif aux commissions, il convient de rectifier (ce qui sera sans doute fait lors du vote d’approbation du CR à la prochaine séance) en précisant que c’est une CNAC (Commission Nationale d’Aménagement Commercial) et non une « CDAC » (Commission Départementale d’Aménagement Commercial) qui s’est tenue le 3 juin à Paris en présence de Monsieur le Maire.

Nous savons maintenant, après la publication officielle en ligne de la décision dans la journée du 10 juin que cette CNAC, dans sa décision n° 2565 T admet le recours exercé contre le projet par la SAS « LAUCEL » et refuse la « création […] d’un ensemble commercial de 4000 m² de vente composé d’un hypermarché « E. LECLERC » de 3500 m² et d’une galerie marchande attenante de 500 m² (4 boutiques) […] »

Si nous examinons à présent le premier paragraphe de la réponse de notre premier magistrat constatons d’abord cette réalité évidente « les travaux se poursuivent », du moins « pour l’instant ». Pour le reste, rien d’évident, le lecteur non juriste est renvoyé à des considérations juridiques complexes. La situation semblerait toutefois susceptible d’évoluer et de rebondir encore au cours du temps comme paraissent l’indiquer les expressions suivantes « recours en cours », « en attente du jugement sur fonds [sic] », « pour l’instant ».

Dans le courant de l’été, la version définitive de la décision de la CNAC du 3 juin sera publiée, et sans doute affichée en mairie, si la réglementation n’a pas changé depuis 2009. Dans cette version définitive, chacun pourra prendre connaissance des motifs détaillés de la CNAC.

Comme d’autres attendent les vacances, nous attendons la suite…Ce qui n’empêche pas d’attendre les deux ! Les petits lapins du Charmoy sont bien les plus malins, en attendant, ils ont gentiment invité leurs voisins à un pique-nique !

Un pique-nique et des knacks

Un pique-nique et des knacks

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 juin 2015 (J+2369 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:16

VIES PARALLÈLES (1) : DEUX VILLES ET LEURS MAIRES - du 10 AVRIL 2015 (J+2305 après le vote négatif fondateur)

    Nous empruntons notre titre d’aujourd’hui à Plutarque. Les Vies parallèles de Plutarque est une collection de biographies prestigieuses. Plus modestement nos Vies parallèles sont une étude comparative de deux petites villes, et…  des têtes pensantes qui les dirigent. Outre que la réforme territoriale devrait réunir bientôt réunir Auxonne et Champagnole dans une même région, un autre processus, impulsé par la volonté de leurs maires respectifs, rapproche ces deux localités,  celui d’un suréquipement en grandes surfaces alimentaires,  actuel dans le cas de Champagnole, effectif à plus ou moins long terme, dans le cas d’Auxonne.

     À nos lecteurs/trices curieux/ses, nous recommandons une analyse du cas champagnolais dans « Grandes surfaces – La folie des hypers gagne, le Jura y perd ! » par Stéphane Leng et Jean-Philippe Huelin, publié par  le Collectif « Tendance Jura ». (en vente en librairie et dans les points-presse du Jura au prix de 6 €)         

   En ce qui concerne Auxonne, nous les renvoyons à notre analyse :

DENSITÉ COMMERCIALE  ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

     Les grandes surfaces, si elles poussent comme des champignons, ne poussent cependant pas, comme ces derniers au gré de l’hygrométrie et de la température, le pouvoir des maires en la matière se révèle déterminant : la physionomie générale de notre pays et de ses zones périurbaines en est la preuve navrante !

     Monsieur Clément Pernot, maire de Champagnole, a obtenu l’ouverture de son Leclerc en moins de 4 ans dans un processus conduit tambour battant et sans chichis : le 20 mai 2010, vote positif explicite sur le  projet Leclerc au Conseil municipal de Champagnole, suivi le 1er  juillet 2010  d’un vote positif explicite sur le  projet Leclerc à la communauté de Communes Champagnole Porte du Jura. Ouverture du Leclerc début avril 2014.

    On connaît le parcours plus « compliqué », voire alambiqué, du projet de Monsieur Raoul Langlois, maire d’Auxonne, qui a préféré avancer masqué et dans la discrétion, jugeant bon de « faire cavalier seul » face à une Communauté de Communes s’estimant « trahie » (Le Bien public  du 8 avril 2009).  Conséquence, entamé en 2008 par le fameux vote négatif fondateur, le parcours du Charmoy n’est pas encore terminé.  C’est vrai que nous sommes en terre de Saône, pays de méandres et de lenteurs !

      Dominique Girard, maire de Flammerans et Conseiller départemental, était concurrent de Raoul Langlois lors des cantonales de 2011. Sommé sans ménagement, pendant la campagne de ces cantonales, de préciser sa « position par rapport à la zone du Charmoy » il fit, à notre sens, un  bon diagnostic quant à la « méthode Langlois » : « À mon sens, un projet réussi pour tout le territoire ne peut être issu que d’un consensus. Rien ne peut se bâtir dans une démarche isolée, aboutissant malheureusement à l’affrontement et à la division. En voulant gagner seul, on fait quinze mille perdants. »

     Monsieur Clément Pernot, l’un des deux membres du seul binôme du Jura à avoir été élu au premier tour, vient d’être élu Président du Conseil départemental du Jura. Le secret de Clément Pernot ? Vous le découvrirez en page 8 de l’ « Hebdo 39 » N° 154 du 6 avril dernier. Ce secret, il nous le livre à trois reprises dans ses réponses, et avec une majuscule : c’est la « Confiance » de ses collègues et de ses électeurs… « Confiance » aussi sans doute des promoteurs de grandes surfaces, n’en doutons pas !

  Un parcours modèle et un secret que Monsieur Raoul Langlois, maire d’Auxonne, terre de Saône, pays de méandres et de lenteurs pourrait bien lui envier !

    Mais ne dramatisons pas, à défaut de siège au département, le premier magistrat d’Auxonne supportera bientôt sans rougir la comparaison avec Champagnole en matière de suréquipement en mètres carrés à prédominance alimentaire ! Dans « l’intérêt général » bien entendu et pour le plus grand bien de l’animation du centre-ville ! De réanimer le centre-ville, il a même fait le pari, déclarant ainsi à FR3 le 22 octobre dernier : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville ». Voilà un discours stéréotypé que nos recherches nous ont amené à retrouver partout où une grande surface voulait s’installer avec la bénédiction du maire.

    Pourtant, la CNAC du 20 janvier 2010, dans sa décision 317D  posait elle-même, en experte, ce premier diagnostic suffisamment clair : « Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville […] Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne[…] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

LES FANTÔMES DU PATRIMOINE - du 20 septembre 2014

    Dernière nouvelle : lors du Conseil municipal d’avant-hier 8 avril, pas un seul mot concernant la zone du Charmoy n’a été prononcé. Et pourtant Le Bien Public du 1er avril, publiait dernièrement dans son cahier local (page 4) un article d’une demi-page au titre saisissant « Leclerc est sorti de terre ».

     Faut-il en conclure que Monsieur le maire a décidé d’adopter à nouveau, en ce printemps de 2015, la légendaire « discrétion » des tous premiers mois de 2009, « discrétion » qui lui avait valu les remerciements appuyés du promoteur (voir inf’Auxonne N°25 de mai 2009 page 4) ? Au moment où Leclerc sort de terre, l’agent facilitateur et cheville ouvrière diligente de toute l’opération aurait-il décidé de rentrer prudemment sous terre ? Nous pourrons le vérifier dans le très attendu inf’Auxonne N°48 d’avril ou mai 2015 ?

     Nous prenons le pari que le N°48  sera plus discret sur le sujet que le fabuleux Inf’Auxonne N°25 de mai 2009, du temps où « Leclerc [arrivait] avec 250 emplois d’ici 24 mois » (Le Bien public  du 26 mars 2009). Et causerait, par ricochet, la perte de combien d’autres ?

   À suivre, bientôt, sur le sujet, nos  Vies parallèles, des rives de la Saône au Mont-Rivel, de la Capitale de l’Oignon à la Perle du Jura !

Oignon et perle 2

Oignon et perle 2

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 Avril 2015  (J+2305 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 00:00

UNE GUERRE D’UN AUTRE ÂGE - du 28 MARS 2015 (J+2292  après le vote négatif fondateur)

    Le chantier a redémarré dare-dare au Charmoy, à la grande joie sans doute de notre maire, de ses adjoints dans l’affaire, et de ses petites mains. Ces gens-là oublient seulement qu’ils viennent de gagner une guerre d’un autre âge et qu’ils retardent d’une génération. Le formica est déjà au rayon antiquités « vintage », les hypers suivront sous peu, et le problème c’est qu’on ne peut pas mettre un hyper dans son salon ! Quant à mettre un hyper au musée, ce serait pharaonique comme dirait Monsieur Neugnot !

     Des preuves sur l’obsolescence prévisible du concept d’hypermarché ? En voici deux parmi bien d’autres, deux déclarations totalement indépendantes de notre blog.

   Celle d’un journaliste, relevée dans le  reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux à Auxonne, diffusé le 22 octobre dernier sur France 3 Bourgogne, et au cours duquel le maire d’Auxonne s’est exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

    « Paradoxalement cet hypermarché va sortir de terre à un moment où ce type de magasins géants inventé en 1963 par Carrefour semble avoir son avenir derrière lui. Les Français jugent désormais les hypers trop grands et trop éloignés et 55% ne pensent pas qu’ils fassent gagner du pouvoir d’achat ».

    Celle de l’ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet dans un discours tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville : 

« les hypers, ça marche plus bien…Il faut faire un tour en ce moment dans les galeries commerciales et voir les rideaux fermés, ça marche plus bien, ça correspond plus vraiment à ce dont on a envie.

 [...] c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

     Bravo, donc pour nos experts-économistes à la mode d’avant-hier qui, semble-t-il, convaincus par un promoteur, ont mené une guerre de tranchée « à la fourchette » pour planter à la sortie d’Auxonne, ce qui se fait de moins en moins et ne se fera bientôt plus ailleurs. On attend la suite du miracle annoncé !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

CADDIE  MONSIEUR MONTIAL ? - du 24 mars 2011

   Monsieur le maire d’Auxonne qui, lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008 déclarait qu’il « s’opposer[ait] à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » et qui avait obtenu le même jour un vote négatif de son conseil pour ce type d’établissement (pp. 22 et 25 du procès-verbal) n’a eu de cesse depuis de défendre l’implantation d’un hypermarché de 3500 m² à la sortie de notre ville !

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  - du 08 DÉCEMBRE 2014

   Bel exercice de cohérence, doublé d’un bel exercice de « discrétion » reconnu et apprécié par le promoteur. Un pilote autiste aux vues obsolètes, agissant au surplus en catimini, aura ainsi scellé la trajectoire et l’avenir de l’activité du centre-ville pour de nombreuses années à venir. Qui vivra verra ! Rendez-vous à l’atterrissage !           

La zone (fluo) reconnaissante

La zone (fluo) reconnaissante

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Mars 2015  (J+2292 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:00

C’EST BON POUR LE LOCAL !  - du 26 MARS 2015 (J+2290  après le vote négatif fondateur)

   Hommage, tout d’abord, à la presse locale !

   Ce 26 mars est le jour anniversaire, le sixième déjà, d’un fabuleux article du Bien Public annonçant alors l’arrivée de LECLERC avec 250 emplois d’ici 24 mois ! Youpiii !!!

   Dans cet article-culte, le maire d’Auxonne, qui depuis n’a pas changé (qu’en dites-vous ?) témoignait, flanqué d’un adjoint et d’une adjointe. Tous trois, aux dires de la presse étaient « tout aussi excités qu’impressionnés par le projet ». À noter que l’adjointe  pugnace et enthousiaste qui voulait réveiller « la belle endormie » a, depuis, mis en sommeil sa brillante carrière politique non sans avoir laissé son empreinte au Charmoy ! Dans la mémoire des Auxonnais(e)s, habitant(e)s de la « belle endormie » elle mériterait donc de rester la Jeanne d’Arc de la Zone ou la Pasionaria du Charmoy ! Com’ti veux qu’ti choise ! Nos lecteurs/trices trouveront une illustration de nos présents propos dans :

LA BONNE BLAGUE DU BLOG - du 22 FÉVRIER 2015

     Toute cette activité sur la zone, c’est bon pour le local, et, tout compte fait, la regrettée Pasionaria du Charmoy  n’avait-elle pas raison, contre la CNAC du 20 janvier 2010, qui jugeait, dans sa décision 317D avec une frilosité coupable, qu’un projet d’hyper au Charmoy « [aura un] impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne Contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

    Et puis ce « fabuleux chantier » rêvé par notre maire, inspiré (et aspiré) par LURE-VESOUL, c’est bon pour les entreprises locales : de Golbey (Épinal) à Sedan, en passant par Sarrebourg et Châlons-en-Champagne. Pour du local, ça c’est du local ! Pas vrai !

LES BÂTISSEURS DU CHARMOY - du 08 OCTOBRE 2014

  Tout ça, c’est bon pour le local ! Mettez vous ça dans le bocal !

   Et puis pour ceux qui en douteraient, voilà un nouvel avis à l’appui, un avis autorisé et agréable – autant que malléable – tiré du rapport de l’enquête publique de fin 2013 : « - à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet [ N.D.L.R. Chantecler : du projet du Charmoy] est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager. Dans ce domaine, la communauté de communes fonctionne sous le régime de la fiscalité additionnelle ce qui signifie que la commune du lieu d’implantation perçoit la part la plus importante des recettes fiscales ». [p. 85 du rapport de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet]

   Alors, mettez vous ça dans le bocal ! Parole d’élu local ! Tout ça, c’est bon pour le local ! Voilà notre Pasionaria et notre président consensuel réconciliés, oubliés, donc, le rendez-vous de Tillenay du 7 mars 2011 et la houleuse autant que funeste réunion du 17 mars 2011 à l’Aiglon !

     Ô Charmoy terre promise, terre d’union et d’harmonie ! Maire, Pasionaria, Président,  les voilà tous embarqués dans le même caddie pour le local, le pouvoir d’achat, l’emploi et surtout « l’intérêt général » ! Ça roule Raoul ! Ça roule pour Vesoul !

    La bataille de la concurrence s’annonçant dès maintenant difficile, Claudi vous gâte dès aujourd’hui, en vous offrant deux illustrations pour le prix d’une !

    Au fait, à propos de travaux, il paraîtrait que le fameux Pont de la Brizotte ne serait pas étranger aux déboires communicationnels de ces jours. Comme dirait le poète :

« Sous le Pont de Brizotte, passent les câbles…

C’EST BON POUR LE LOCAL !  - du 26 MARS 2015 (J+2290  après le vote négatif fondateur)
C’EST BON POUR LE LOCAL !  - du 26 MARS 2015 (J+2290  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Mars 2015  (J+2290 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions