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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 11:08

BONAPARTE À AUXONNE, UN HISTORIEN INTERPELLE LES DOLOIS - du 08 novembre 2022 (J+5074 après le vote négatif fondateur)

Alors que la fièvre bonapartiste sévit toujours dans nos murs il est bien difficile pour l’honnête homme, soucieux de s’informer, de ne pas s’en préoccuper.

Nous donnerons aujourd’hui la parole à un Lorrain, Théodore Gosselin (1855-1935), historien célèbre autant que prolixe, plus connu sous le pseudonyme de G. Lenotre

Une réédition de textes choisis de G. Lenotre en 3 volumes intitulée Trois siècles d’histoire de France Paris, 1977, Librairie académique Perrin, contient en page 254 du deuxième volume un « avis aux Dôlois », comme on pourra le vérifier dans le PDF joint

Il semble que pour l’heure, aucun Dolois n’ait répondu de façon satisfaisante à la question.

Il appartenait donc à un Auxonnais d’y répondre précisément, ce qui fut fait, en son temps, sur ce blog.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (6) - du 28 septembre 2022

Nos lecteurs, gens de bon goût, comprendront donc bien que nous rediffusions l’épatante illustration (foin de modestie la seule nécessité n’est-elle pas de briller !) de l’article en lien ci-dessus en image et en PDF pour faciliter la lecture…

Post-Scriptum du 9 novembre 2022

Alors que d’aucuns font en musique l’éloge du 18 Brumaire (9 novembre 1799), Chantecler ose avouer sa préférence pour l’humour anglais représentant le crocodile revenant d’Égypte faisant son putsch militaire. Il est vrai qu’avec les banquiers et l’armée à sa botte et au garde-à-vous, il était sûr d’Aboukir ! (ça c’est vraiment mauvais!)

Comme dirait l’autre : « la raison du plus fort l’emporte » !

Ne manquez pas l’image en PDF

Grosey accuse à Lons .jpg

Grosey accuse à Lons .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 novembre 2022 (J+5074 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 05:00

AUXONNE, HISTOIRE ET ANECDOTES AUTOUR DE LA GRANDE FOIRE (2) - du 07 novembre 2022 (J+5073 après le vote négatif fondateur)

Partons, comme promis, faire un deuxième tour sur la grande foire !

Dans le premier épisode de notre série « AUXONNE, HISTOIRE ET ANECDOTES AUTOUR DE LA GRANDE FOIRE » nous avions esquissé une brève histoire de la Foire du Moyen-Âge à nos jours.

AUXONNE, HISTOIRE ET ANECDOTES AUTOUR DE LA GRANDE FOIRE (1) - du 30 octobre 2022

Le présent épisode sera consacré à quelques anecdotes puisées au cœur du siècle dernier et dont votre serviteur, en voie de fossilisation, fut un témoin oculaire…

Et tout d’abord pour vous mettre dans le bain, un article de 1950, du temps où la foire se déroulait sur deux jours. C’était l’occasion de bonnes affaires pour les très nombreux commerçants du centre-ville d’alors !

Force est de constater que sous l’effet du changement mercatique, l’espèce « commerçant de centre-ville » a été décimée et que ses représentants actuels serrent aujourd’hui les rangs comme dans le dernier carré de Waterloo ! Ce n’est sans doute pas Madame l’Adjointe à l’urbanisme qui viendra nous démentir sur ce point !

AUXONNE : NAVRANTE COÏNCIDENCE - du 10 septembre 2022

Après les espèces décimées parlons maintenant d’espèces carrément disparues et dont le souvenir ne subsiste que dans la mémoire vacillante des vieux baby-boomers.

Le « casseur d’assiettes », victime du plastique et du Duralex a déserté la planète foire.

Au temps où l’on passait de la IVème République à la Vème, je me souviens, alors encore gamin, d’en avoir longtemps observé un : le « Barrachin ».

Son baratin était fondé sur la dépréciation des « ploucs ». Il est vrai qu’à l’époque, dans les foyers modestes, on ne mettait pas les petits plats dans les grands et qu’à la fin du repas, on retournait volontiers l’assiette pour manger fromage ou confiture sur le « cul » de l’assiette. Et pas question de les manger sans pain, par gourmandise !

Quand ses soucoupes ne partaient pas, le « Barrachin » mimait et stigmatisait cette pratique et prenait à partie les péquenots près de leurs sous qui « bouffaient leur dessert sur le cul de l’assiette » plutôt que de faire la dépense de soucoupes.

En un mot ce baratineur mal dégrossi au tutoiement facile, dont les invectives et la vulgarité contrastait avec la réserve d’un public surtout féminin, et qui n’avait pas de diplôme force de vente, avait déjà parfaitement intégré les ressorts de la société de consommation qui commençait à bousculer la parcimonie paysanne !

De nos jours, les « Barrachin » cravatés sont partout , la méthode est certes plus élaborée, mais au fond de l’âme humaine, les ressorts malsains qui poussent à la consommation sont restés les mêmes !

Plus marrant et moins commun était l’avaleur de grenouilles, baleine humaine qui emplissait son estomac d’eau et d’une douzaine de grenouilles, comme autant de Jonas, pour les recracher vivantes !

À l’heure où tout un chacun, en ces temps difficiles, n’en finit pas d’« avaler des couleuvres », l’« avaleur de grenouilles »  n’a plus sa place dans notre société policée et respectueuse du vivant…

On ne peut plus imaginer un quidam se donnant en spectacle, engloutir un seau d’eau et une douzaine de grenouilles vivantes devant les yeux ébahis des badauds, puis régurgiter dans un flot les animaux vivants, un à un dans un aquarium, au rythme de la générosité sonnante et trébuchante du public.

En véritable fossile d’une société aujourd’hui disparue, votre serviteur, alors en culottes courtes, affirme avoir assisté à ce spectacle lors d’une foire des années 50.

C’était dans le jardin de l’Hôtel de Ville, le docteur Guichard étant maire, précisément à l’endroit qu’a figuré Claudi dans sa libre reconstitution de notre souvenir qui concluera notre article

Et j’avoue avoir été fasciné par ce spectacle rabelaisien autant que gargouillant. On disait alors couramment à celui qui buvait trop d’eau : « Ne bois pas trop, tu vas avoir des grenouilles dans le ventre ! »

Pour montrer enfin, en images mouvantes autant qu’émouvantes ce populo des foires des années 1950 que la jeune génération peine à imaginer, un petit film muet à regarder et qui démontre sans peine la rupture économique, technique et sociologique opérée au cours de la Vème République et de ses « trente glorieuses ».

Mais pourquoi la foire de Chartres  ? Parce qu’hormis dans notre mémoire, nous n’avons pas trouvé de documents locaux animés équivalents !

http://memoire.ciclic.fr/5099-foire-de-la-saint-andre-a-chartres

Aujourd’hui la Foire semble réduite à un exercice d’arithmétique et de comptage.

En témoigne ce post lu sur une page facebook édilitaire :

« Un grand merci aux 282 exposants présents lors de notre foire d’Auxonne.

Nous avons décompté 11000 piétons en passage sous notre compteur, ce qui laisse à supposer a minima environ 5500 visiteurs. Une belle réussite pour cette journée. »

Et suivant la ritournelle consacrée ajoutons : « beaucoup de badauds sans doute, mais pas beaucoup d’acheteurs ».

 

P.S.

Et l’Empereur dans tout ça ?!

On y revient dès la prochaine fois ! Avec de l’inédit et du nouveau !

Et, promis juré, on vous fera pas avaler des grenouilles !

Mais au fait, à propos de foire, connaissez vous celle de Sombernon qui se tenait hier ? Il paraît que Napoléon y était à l’honneur… Un vrai bonheur !

 

Auxonne, la Foire au temps des avaleurs de grenouilles.jpg

Auxonne, la Foire au temps des avaleurs de grenouilles.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2022 (J+5073 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 09:19

AUXONNE, GRANDE-RUE : DU PIÉTON-ROI À LA MARCHE IMPÉRIALE - du 04 novembre 2022 (J+5070 après le vote négatif fondateur)

« La Grande Rue est devenue une zone de partage : les piétons bénéficient de la priorité sur tous »

Voici la règle inscrite au Panthéon de la revitalisation et tel pourrait être notre sujet du jour.

Nous nous contenterons de le traiter par une illustration.

Et comme une bonne gazette a toujours plusieurs fers au feu, nous délaisserons aussi pour aujourd’hui les anecdotes de la grande foire et nos « promenades pittoresques et sentimentales au cimetière » dans l’esprit du bon Claude Pichard, notre maire d’Auxonne préféré.

Avec l’assurance de les reprendre plus tard !

« PROMENADE SENTIMENTALE ET PITTORESQUE AU CIMETIÈRE D’AUXONNE » (1) - du 02 novembre 2022

AUXONNE, HISTOIRE ET ANECDOTES AUTOUR DE LA GRANDE FOIRE (1) - du 30 octobre 2022

Aujourd’hui, pour sortir des banalités affligeantes dont la communication nous abreuve, petite digression à propos du poète allemand Henri Heine (1797-1857)

Et bien entendu aussi, à propos de notre Empereur…

C’est vrai que c’est moins passionnant que le prix du beurre, mais quand même !

À remarquer que Claude Pichard (1795-1883) est un exact contemporain du poète allemand Henri Heine (1797-1857) et que, toutes proportions gardées, et génie mis à part, la familiarité émouvante de ses écrits rappelle un peu celle de Heine. Il n’est pas inutile de le noter, car un maire poète, en nos contrées, est chose rare.

Claude Pichard aurait sans doute aimé Le Tambour Legrand, l’un des nombreux écrits de Heine. Il n’est d’ailleurs pas sûr qu’il ne l’ait pas lu, car une traduction française de ce texte par Théophile Gauthier parut en 1856.

Pour les amateurs de vrai lyrisme napoléonien, nous avons sélectionné quelques passages du Tambour Legrand, souvenirs d’enfance et de jeunesse d’un poète allemand épris de liberté, témoin de l’Empereur et ami de son tambour Legrand. Une excellente lecture à découvrir, pleine de fraîcheur et de fantaisie et dont la recette semble être définitivement perdue !

Pour justifier notre titre, Claudi s’est fendu d’une illustration capable de faire rire Heine dans sa tombe !

Notre ami (qui n’est pas de ceux à la mode de facebook), et maître Heinrich Heine de Düsseldorf aurait sans doute encore aimé

"NAPOLEON ET LE CRAYON" PAR CLAUDI HOFFNUNG

 

Auxonne, Grande-rue du piéton-roi à la marche impériale.JPG

Auxonne, Grande-rue du piéton-roi à la marche impériale.JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 novembre 2022 (J+5070 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Marches impériales

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Marches impériales
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 09:29

« PROMENADE SENTIMENTALE ET PITTORESQUE AU CIMETIÈRE D’AUXONNE » (1) - du 02 novembre 2022 (J+5068 après le vote négatif fondateur)

Notre titre d’aujourd’hui étonnera sans doute…

Nous l’avons emprunté à Claude Pichard (1795-1883), qui accomplit deux mandats de maire durant la Monarchie de Juillet : (1832-1835) et (1843-1848). Un maire au demeurant fort sympathique, et que nous évoquons volontiers dans ce blog.

C’est en 1865, année de ses soixante-dix ans, qu’il publie chez Cival à Auxonne une brochure intitulée Promenade sentimentale et pittoresque au cimetière d’Auxonne - Souvenir septuagénaire. Un mélange de souvenirs, de réflexions, de touchants compliments, une longue déambulation au cours de laquelle, le septuagénaire visite ses connaissances et ami(e)s disparu(e)s, des plus en vue, aux plus humbles…

Nous publierons dans un prochain épisode, sous le même titre, un aperçu plus détaillé de cette émouvante publication.

Notre promenade d’hier au cimetière aura été plus brève, sous un doux soleil d’automne ; avec malgré tout, à la clef, quelques rencontres impromptues parmi les vivants et les morts …

L’atmosphère d’un cimetière, zone neutre apaisée entre vie et mort, confère une certaine sérénité aux retrouvailles. Nous l’aurons encore une fois constaté. Promis, nous serons moins bavard à ce propos que le brave Claude Pichard.

Nous ne parlerons, pour notre compte, que d’un cher disparu, le Docteur BOLUT qui a sa tombe (avec celles de sa famille) juste à l’entrée de notre cimetière. Nous avions déjà publié l’année dernière, un article à ce sujet et à propos de concessions expirées.

Nous en avions même transcrit avec soin, à l’intention de nos lecteurs, les vénérables épitaphes à présent difficilement lisibles.

Hier donc vers midi, après avoir fait notre emplette de chrysanthèmes sur le parking et fait tinter notre obole dans la cagnotte du Souvenir Français, nous avons franchi l’entrée du cimetière.

Une détail aussitôt nous a frappé  : la blancheur fraîchement retrouvée de la pierre tombale de l’épouse du Docteur BOLUT et de sa fille. Ce n’est peut-être qu’un début ? Mais qui sait, la tombe du bon Docteur, par trois fois médaillé, retrouvera peut-être un jour sa blancheur ? Aux Rameaux, ou à la prochaine Toussaint ?

Un cliché aidera nos lecteurs à partager notre découverte.

Lu dans LE BIEN PUBLIC du 31/10

« Lundi, la grande foire était organisée à Auxonne. Près de 300 camelots de la France entière ont présenté leurs produits aux milliers de visiteurs qui ont arpenté toute la journée la grande rue et ses artères. »

Faut-il espérer que les « artères » de la Grande-rue (et ses « poubelles à l’effigie de Napoléon ») apporterons du sang neuf à la vie de notre cœur de ville ?

Auxonne, un espoir pour les anciennes concessions.jpg

Auxonne, un espoir pour les anciennes concessions.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2 novembre 2022 (J+5068 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Les vivants et les morts

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Les vivants et les morts
30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 10:39

AUXONNE, HISTOIRE ET ANECDOTES AUTOUR DE LA GRANDE FOIRE (1) - du 30 octobre 2022 (J+5065 après le vote négatif fondateur)

Demain, la Grande-Rue de notre cité impériale fraîchement équipée de « poubelles à l’effigie de l’Empereur » sera le théâtre de la grande Foire d’Auxonne 2022, ainsi que quelques autres rues et boulevards .

Cette grande foire a perdu depuis un demi-siècle, comme nombre de ses semblables dans notre pays, son caractère de véritable évènement commercial pour faire place à l’une de ces « animations » festives, vidées de leur destination première, animations destinées à tirer un instant de leur torpeur chronique les centres historiques somnolents et désertés de nombre de bourgs-dortoirs.

On va nous accuser encore de passéisme

Mais cette fièvre impériale qui sévit actuellement dans nos murs jusque dans les « poubelles à l’effigie de l’Empereur » n’est-elle pas elle-même une forme de passéisme pompeux !

Une manière répandue, par chez nous désormais très courue, de se mettre en lumière sous les feux de la gloire impériale !

AUXONNE : DE LA PLACE ROSE AU CHÂTEAU RAOUL - du 24 octobre 2022

Faisons donc pour l’instant, loin de l’histoire de Napoléon le Grand et de sa Grande Armée de spécialistes, un peu d’histoire de la foire.

À ce propos, le passéisme est de tous les temps !

À preuve, on pouvait lire dans l’Écho bourguignon du 30 novembre 1864, sous la plume de Claude Pichard (1895-1883), ces propos nostalgiques :

« Et je reviens humblement à notre dernière foire.

Après avoir disparu sur la fin de la semaine pour faire place à une pluie battante, le soleil, un magnifique soleil d’automne, nous est revenu radieux pour la journée du dimanche, dite journée des amoureux.

Hélas ! Malgré cette visite bienfaisante, j’ai vainement cherché, le lundi comme le dimanche, le dimanche comme le lundi, ma foire, ma vraie foire, la foire d’autrefois : cette animation bruyante ; cette foule épaisse et agitée s’épendant dans toutes les rues comme une mer houleuse et jusqu’aux remparts ; ce brouhaha, ces cris, ce tumulte, qui disent : nous faisons des affaires ; ces bruits de musiques, de cymbales, de tambours et de grosse caisse si discordants, mais aussi si mélodieux pour ces gens à ce intéressés ; ce monde de marchands ambulants et de saltimbanques, ces groupes de baraques en planches qui faisaient la joie de mes jeunes années. »

Claude Pichard vieillissant regrettait lui aussi les foires d’antan…Et publiait à l’occasion au sujet de Napoléon...Mais ceci est une autre histoire...

Faisons donc pour l’instant, loin de l’histoire de Napoléon le Grand, un peu d’histoire de la foire

Dans l’Histoire d’Auxonne au Moyen-Âge (Dijon, 1961) de Pierre Camp, on découvre à la page 42, un paragraphe intitulé « Éveil commercial » dont nous citons une partie :

« Éveil commercial. Une ville aussi bien située, au croisement d’une artère fluviale et d’une grande route politique et stratégique voit éclore un mouvement commercial. N’eût-elle pas d’industrie propre, elle attire les marchands par son accès commode et la sécurité qu’elle leur assure à l’abri de ses remparts. Auxonne, jusqu’au début du XIVe siècle n’avait qu’un marché chaque lundi, fréquenté régulièrement par les paysans des environs (A.A. liasse 68). En 1319 le duc Eudes IV dota la ville de deux foires annuelles, l’une fixée au jeudi après l’octave de Pâques [N.D.L.R. Chantecler : les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques] et l’autre au jeudi après l’octave de la Saint-Denis [N.D.L.R. Chantecler : fêtée le 9 octobre]; Chacune devait durer trois jours… »

 

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1862) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 319, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Arrêté par M. le Préfet le 31 juillet 1850 et approuvé par le ministre de l’agriculture et du commerce le 3 septembre suivant et par des décrets postérieurs.»

On lit en page 320 : « Auxonne. 16 mars, 20 juin, lundi après le 1er dimanche de septembre, 3e lundi d’octobre, 22 décembre. »

 

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1880) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 426, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Dressé en exécution de l’arrêté préfectoral du 16 juin 1876 »

Sur cette même page 426 on lit : « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois, à part le mois d’octobre et le 3e lundi d’octobre. »

 

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1887) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 454, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR »

Sur cette même page 454 on lit : « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le premier vendredi de novembre. »

 

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E.Jobard, 1900) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 471, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. »

Sur cette même page on lit: « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre . »

Les mêmes dates sont retrouvées en page 470 de l’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, Jobard, 1912) par Charles ROYER avec une précision supplémentaire.

« Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre (8 jours). »

Conclusion : Cette revue des annuaires permet d’affirmer que c’est en 1900 ou aux approches de 1900 que la date de la grand foire d’Auxonne a été définitivement fixée au dernier lundi d’octobre.

Comme aujourd’hui, donc !

Quand à Claude Pichard, qui écrit en 1864, on peut affirmer, à la lumière des renseignements ci-dessus, que le lundi dont il parle est le troisième lundi d’octobre 1864 donc au vu du calendrier le 17 octobre 1864. Quinze jours plus tôt sur le calendrier que la foire d’aujourd’hui.

 

foire d'Auxonne années 1860 .jpg

foire d'Auxonne années 1860 .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2022 (J+5065 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 10:04

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (3) - du 28 octobre 2022 (J+5063 après le vote négatif fondateur)

 

La figure incontournable de l’Empereur nous avait distrait de notre chronique « AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE »

BONAPARTE À AUXONNE, PARFUMS ET REMUGLES DE L’HISTOIRE - du 26 octobre 2022

Nous prions nos fidèles lecteurs de nous en excuser et la reprenons aujourd’hui pour un nouvel épisode. Les lecteurs qui prendraient notre train en marche pourront se reporter aux épisodes précédents grâce au lien ci-dessous.

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (2) - du 20 octobre 2022

Mais il nous faut présenter auparavant la source à laquelle nous avons puisé notre inspiration du jour. Citer ses sources précisément n’est-elle pas en effet la moindre des politesses qu’un auteur publiant un texte doit à ses éventuels lecteurs ?

Notre bonne ville s’honorait, il y a quelques années encore, de la présence d'un plasticien et auteur en vue. De tous les talents dont le bonhomme se prévalait, le plus apprécié et le plus populaire restera sans doute celui de diffuseur d’annonces publicitaires.

Tous les anciens se souviennent en effet du Bloc Note Intellectuel Auxonnais auquel devait succéder le fameux Notin.

Des gratuits riches en publicités et hauts en couleurs qui de toutes nos chaumières faisaient le bonheur et qui pendant près de 15 ans ponctuèrent l’entrée de notre bonne ville dans le nouveau siècle, entre déclin du commerce de centre-ville et avènement d’un hypermarché au Charmoy...

Dans un style inimitable (les méchants diront imbitable), son rédacteur savait faire vibrer la fibre de ses lecteurs, et nous devons reconnaître que ses écrits divers furent alors pour notre blog une source d’inspiration majeure ! Qui fit le bonheur et la joie de nos lecteurs !

Pour les non connaisseurs, donnons au préalable un bref échantillon des productions de l’auteur du Bloc Note Intellectuel Auxonnais.

 

 

Revenons à présent à nos moutons. Aujourd’hui donc, nous emprunterons très modestement, pour illustrer notre Grande-Rue vue côté Dole une production du rédacteur de Notin (que nous citons comme il se doit). Il s’agit d’un texte magique intitulé Auxonne : le Rond Point de la Poste paru dans Notin numéro 3 de 2011 en page 10. Bonne lecture ! :

« D'une architecture revisitée, ce lieu induit une aura indéfinissable. Une multitude d'émotions évoquent les identités remarquables des événements sociaux et d'urbanisation face à l'avenir. Aujourd'hui, le passé se conjugue avec le présent. En effet, la Porte de Comté jouxte avec ce qui, il y avait encore peu de temps, constituait l'avenir (la centralisation, préparation, conditionnement et mise en expédition des productions maraîchères locales). A présent l'immeuble de la poste assorti de son rond point restitue une douceur géométrique. L'amplitude qui s'en dégage met en exergue la fluidité des lignes et des volumes ; comme pour polariser une grande puissance aérienne. Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial. Mais c'est aussi, la rue de l'expression artistique. Il y a encore peu de temps, deux galeries d'art professionnelles y avaient pignon sur rue. [...] »

SYRIEX R. D.

Dans le même numéro 3 de Notin, en page 54, notre auteur publiait une illustration intitulée Le Tramway à Auxonne et accompagnée dune légende dont nous transcrivons ici les premières lignes : « La ligne A dessert le carrefour de la poste et la zone d’activité du Charmoy »

Une publication qui ne manqua pas, après le « coup de la Vache » (vision ironique et peu amène de la manifestation du 27 septembre 2009 des commerçants du centre-ville disant « NON À LECLERC » parue dans le numéro 2 de Notin à voir notre PDF ci-dessus) de réjouir tous les petits commerces du centre-ville et de signer en retour le déclin irrémédiable de Notin. Sic transit !

 

un tramway nommé désir d'hyper.jpg

un tramway nommé désir d'hyper.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 octobre 2022 (J+5063 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Urbanisme

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Urbanisme
26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 12:07

BONAPARTE À AUXONNE, PARFUMS ET REMUGLES DE L’HISTOIRE - du 26 octobre 2022 (J+5061 après le vote négatif fondateur)

 

Dans le livre IV de ses Confessions Jean-Jacques Rousseau écrit :

« En entrant par le faubourg Saint-Marceau, je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noires, l'air de la malpropreté, de la pauvreté, des mendiants, des charretiers, des ravaudeuses, des crieuses de tisane et de vieux chapeaux. Tout cela me frappa d'abord à tel point, que tout ce que j'ai vu depuis à Paris de magnificence réelle n'a pu détruire cette première impression, et qu'il m'en est resté toujours un secret dégoût pour l'habitation de cette capitale. »
Au chapitre 2 de son ouvrage Le miasme et de la jonquille, traitant de « L’odorat et [de] l’imaginaire social [aux] 18e-19e siècles », Alain Corbin relate le fait en ces termes  : « Les effluves nauséabonds du faubourg Saint-Marcel assaillent le jeune Rousseau à son entrée dans la capitale ».

Napoléon Bonaparte, comme chacun sait, fut un lecteur assidu du célèbre citoyen de Genève. Partageait-il pour autant avec ce dernier la même sensibilité olfactive ?

Répondre à cette question nécessiterait un travail de recherche que nous n’avons pas actuellement le loisir d’entreprendre sérieusement.

Un ouvrage très récemment paru sur la jeunesse de Bonaparte à Auxonne évoque à travers quelques exemples la grande sensibilité olfactive du jeune Bonaparte, en particulier aux mauvaises odeurs.

Nous ne trancherons pas sur ce point, nous contentant de présenter à nos fidèles lecteurs, sans souci d’exhaustivité, quelques citations glanées au fil de l’ouvrage Bonaparte à Auxonne souvenir de jeunesse 1788-1791 qui semblent appuyer la thèse d’un nez « rousseauien » chez le jeune Bonaparte:

« [ Toulon 2 juin 1788] J’emprunte, un peu hasardeusement, de nombreuses venelles pavées, dont les habitants ont pour habitude de se débarasser de leurs eaux sales. Je prête attention à ne pas me souiller, l’odeur est repoussante, mais comment font-ils pour vivre ici ? » (p. 66)

« [Dole 14 juin 1788] La tête en dehors de l’ouverture, la figure au vent, je hume ce nouvel air, qui de suite, me procure une envie de vomir […]. J’apprends que l’odeur provient des nombreuses tanneries qui sont installées près du Doubs, ainsi que des abattoirs qui les prolongent. » (p. 68)

« [Auxonne 15 juin 1788] « Le coche est arrêté sur le pont-levis qui précède l’entrée [d’Auxonne par la Porte de Comté]. Nous sommes juste au-dessus des douves. Je suis pris d’un léger malaise compte tenu de l’odeur épouvantable qui monte des fossés  » (p. 78)

Homme d’une vieille génération qui connut encore les cabinets au fond de la cour et les eaux usées déversées dans les caniveaux des rues puisque j’avais 14 ans quand le tout-à-l’égout fut installé à Auxonne, je peux imaginer sans trop de peine le paysage olfactif du jeune Bonaparte à Auxonne, et qui fut en partie celui de ma prime jeunesse quand le sang des cochons tués à l’abattoir rougissait l’eau du contre-fossé où surnageaient divers débris organiques pour la plus grande joie des rats.

Professeur de sciences physiques, j’ai pu noter aussi l’aversion croissante des générations montantes pour les odeurs désagréables exhalées par certaines expériences de chimie. Et pourtant, selon l’adage : « tout ce qui pue ne tue pas et tout ce qui tue ne pue pas »

Napoléon lui-même raille la sensiblerie de son frère aîné Joseph dans une lettre envoyée d’Osterode le 1er mars 1807. Comme nos lecteurs pourront le constater dans le PDF joint, l’état-major de Napoléon, et Napoléon lui-même devaient sentir fort lors de la campagne de Prusse orientale.

Pour les curieux d’histoire militaire, un aperçu de la campagne de 1806-1807 que nous avions survolée dans une précédente série.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 06 juillet 2022

 

 

 

Napoléon bonaparte à Auxonne, souvenirs olfactifs.jpg

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 octobre 2022 (J+5061 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Parfums d'histoire
24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 10:28

AUXONNE : DE LA PLACE ROSE AU CHÂTEAU RAOUL - du 24 octobre 2022 (J+5059 après le vote négatif fondateur)

 

Nous avions suivi récemment les péripéties de la statue auxonnaise de Napoléon Bonaparte investie par l’Armée Rose.

AUXONNE, PETITES HISTOIRES EN ROSE - du 13 octobre 2022

Aujourd’hui c’est la revue de presse impériale qui a retenu notre attention...

La Nouvelle République publiait le 22 courant un article intitulé « Châteauroux : l'admiration de Napoléon, jusqu'à Sainte-Hélène »

Le lecteur y apprenait que « Fédérées par leur patrimoine napoléonien, dix-huit villes sont désormais labellisées Ville impériale. Leurs représentants étaient réunis hier pour leur assemblée générale. »

Au mur des « Fédérées », la photo révélait la présence « castelroussine » de notre premier édile au pied de la statue du Général Bertrand qui n’était pas enguirlandée de rose !

À ce propos l’article précisait : « Entre deux portraits de l’empereur, l’assemblée générale du réseau Ville impériale se tenait hier, pour la première fois, à Châteauroux. La cité castelroussine a été labellisée en 2018. Napoléon n’y a jamais mis un pied mais c’est par la figure castelroussine du général Bertrand, parmi ses plus proches serviteurs, que l’empire rayonne dans la ville. »

Si Napoléon n’a jamais mis un pied à Châteauroux, tel n’est pas le cas de notre impérial édile !

Surprise ! Ce dernier aura pu découvrir impromptu « le château Raoul » avec les autres participants comme le précise l’article en ces termes : « Après le château Raoul, lieu de naissance du général Bertrand, ils visiteront Châteauroux, à travers le parcours napoléonien, en quinze étapes. »

Le château Raoul, une étape « langloisienne » inédite pour notre premier édile dans la cité castineroussel ? Oh ! Pardon ! Castelroussine !

L’article ne dit pas si, comme notre bonne ville, la cité castelroussine a investi dans du mobilier urbain utilitaire marqué au coin de l’Empereur !

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022

 

Du Château Louis XI au Château Raoul.jpg

Du Château Louis XI au Château Raoul.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 octobre 2022 (J+5059 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 10:43

AUXONNE, UN ÉCHO DE LA PLACE D’ARMES À L’ÉCHO DES COMMUNES - du 21 octobre 2022 (J+5056 après le vote négatif fondateur)

Nous interrompons inopinément notre série « AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE »

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (2) - du 20 octobre 2022

Cause de cette interruption, une impayable image de L’ÉCHO DES COMMUNES mettant en parallèle sur un cliché... Bonaparte et Vercingétorix.

https://www.echodescommunes.fr/sevader_83_une-balade-pour-s-evader-en-cote-d-or-c-est-renversant.html#Pontailler-Val-de-Saone

Le cliché a visiblement inspiré Claudi  !

Laissons la parole à l’image !

 

P.S. Bonaparte et Vercingétorix, à Auxonne et dans notre blog, c'est déjà une vieille histoire

ALISE AU PAYS DES MERVEILLES - du 08 MARS 2015 

Auxonne, écho de la place d'armes à l'écho des communes.jpg

Auxonne, écho de la place d'armes à l'écho des communes.jpg

Auxonne, le 21 octobre 2022 (J+5056 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 octobre 2022 4 20 /10 /octobre /2022 05:00

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (2) - du 20 octobre 2022 (J+5055 après le vote négatif fondateur)

Ce deuxième épisode ne démentira pas le nom de notre série récemment commencée.

AUXONNE, NOTRE GRANDE-RUE VUE CÔTÉ DOLE (1) - du 17 octobre 2022

Ainsi, évoquerons-nous aujourd’hui le regard de la presse gratuite comtoise sur notre Grande-Rue.

Rappelons qu’il y a peu, nous avions déjà commenté l’interview « impériale » parue dans le gratuit Hebdo 39 du 4 courant.

AUXONNE 2023, RETRAITE IMPÉRIALE POUR LE BIOGRAPHE DE BONAPARTE EN VOGUE ? - du 06 octobre 2022

Le 11 octobre dernier, c’était au tour de notre premier édile de donner une interview sous le titre « Auxonne : les travaux de la Grande-Rue touchent à leur fin » dans le gratuit Hebdo 39.

À noter que le cliché illustrant l’article représentait la Grande-Rue vue Côté Dijon, en l’occurrence le tronçon rue Thiers.

Un petit chapeau ( non pas de qui vous savez !) de notre maire, énoncé dans un style lapidaire, ouvrait l’article  : « on donne envie d’aller en ville, il appartient aux commerçants de donner envie de franchir leur porte »

Suivait une introduction générale dont nous relèverons au passage cette considération « jardinière » signalant l’introduction du végétal dans cette réalisation minérale : « [les] aménagements végétalisés se réaliseront d’ici un mois, comme il se doit afin de respecter le cycle naturel des plantes vivaces ».

Notre premier édile déclarait ensuite : « C’est le projet le plus visible de la mandature ». Nous n’irons pas jusqu’à dire que : « C’est le projet le plus visible de la mandature Langlois ». On nous permettra toutefois de préciser que la nouvelle municipalité dynamique ne fait qu’exécuter un projet pour l’essentiel élaboré au cours de la précédente mandature Langlois. Quoi qu’on en pense, il faut rendre à César…

Petite incise à ce propos en ce qui concerne la médiathèque.

Cette médiathèque est un autre héritage de la mandature Langlois en ce qui concerne le projet. Et un précieux héritage de la mandature Girault (1801-1805) en ce qui concerne son fonds ancien.

Médiathèque Claude-Xavier Girault, tel est le nom que la médiathèque avait justement et récemment reçu par délibération et vote unanime en conseil il y a seulement trois ans !

Tenez-vous bien ! Pour remettre sur le métier cette décision de nomination, un « remue-méninges », remue-ménage, aussi mal venu, que mal tenu du côté Dole, a néanmoins été récemment organisé, avec un succès plus que mitigé !

Disons qu’aucun nom n’en est sorti, sinon une volée de noms d’oiseaux à faire pâlir un Cambronne ! De l’inouï sous les poutres séculaires de Vauban !

AUXONNE OU L’EMPIRE DU BON GOÛT ? - du 08 octobre 2022

Revenons à présent à l’article d’Hebdo 39 !

Dans un paragraphe sous le titre « Espace partagé » notre premier édile déclare, toujours à propos de la Grande-Rue : que « l’objectif de conception d’un espace partagé entre vélos, piétons et voitures va être atteint. » et se « félicite de cette embellie collective».

Et d’ajouter : « Nous espérons que l’ensemble des commerçants parviendront à tirer leur épingle du jeu. Mais on ne peut pas se substituer à leurs actions. »

En appendice de l’article, est jointe une rafale de commentaires cueillis sur facebook dont le moins que l’on puisse dire est que la plupart sont peu amènes à l’égard de l’« embellie collective ».

Nous les prenons pour ce qu’ils sont et n’en dirons pas plus, car à la différence de la municipalité et de certain auteur semi-local en vogue, grand collectionneur d’« amis », comme les gamins de Paninis, notre rédaction n’est pas une fervente adepte des rézosocio !

 

Bien des lecteurs conviendront que notre commentaire aura été bien long à propos d’un article dont le contenu est plutôt mince et dont nous aurions pu résumer le propos en deux proverbes et un verset :

« A la Sainte Catherine [20 novembre], tout bois prend racine ! »

« Chacun voit midi à sa porte »

« Aide toi et le ciel t'aidera »

Si au moins notre premier édile avait su donner une note impériale à son propos en annonçant, comme son adjoint au travaux dans Le Bien Public du 7 octobre dernier, la prochaine installation de « poubelles à l’effigie de Napoléon » (sic) .

À ce propos, Claudi ne se prive pas, quant à lui de rééditer une illustration qui a visiblement beaucoup plu dans les rangs serrés des néo-bonapartistes de première bourre et de la dernière heure qui plastronnent à présent dans notre cité  !

 

Auxonne, un cri de l'Empereur à travers le temps.jpg

Auxonne, un cri de l'Empereur à travers le temps.jpg

Auxonne, le 20 octobre 2022 (J+5055 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Publié dans Urbanisme

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Urbanisme