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  • Claude Speranza, Auxonnais
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13 décembre 2023 3 13 /12 /décembre /2023 01:00

AUXONNE, CŒUR D'ACIER (2) - du 13 décembre 2023 (J+5474 après le vote négatif fondateur)

 

À la mémoire de Jean-Paul ALTAYRAC qui m'accueillit souvent avec mes classes dans son usine

 

Il faut battre le fer quand il est chaud ! En conséquence, avant que la coulée ne soit refroidie nous donnons dès aujourd'hui la suite et fin de notre série « AUXONNE, CŒUR D'ACIER » dont nos nombreux lecteurs pourront retrouver le premier volet en lien ci-dessous.

AUXONNE, CŒUR D'ACIER (1) - du 12 décembre 2023

Ce premier volet était essentiellement historique, le second fera le lien entre le passé et le présent.

Et répondra à la question : « Que reste-t-il aujourd'hui, sur le terrain, du site des Aciéries d'Auxonne ? »

Rien hormis, dormant sous la terre un site minéralogique artificiel diffus renfermant, entre autres, divers éléments métalliques provenant des déchets de fabrication de l'usine : fer (Fe), nickel (Ni), chrome (Cr), manganèse (Mn), silicium (Si) … mais pas de lithium (Li) hélas !

Et surtout une grande cheminée de brique (celle des anciens fours MARTIN... qui n'étaient pas au bois me dit Claudi !) volontairement et miraculeusement préservée pour témoigner du passé sidérurgique de notre ville et qui se dresse aujourd'hui au milieu des ronces.

Le plan suivant joint en PDF précisera pour le lecteur sa position ainsi que l'emprise initiale des bâtiments industriels, aujourd'hui rasés, dont elle faisait partie.

Reste à donner à nos lecteurs la suite (en page VI) de l'article de La Bourgogne républicaine du 9 juillet 1951 dont nous avions donné le début (en page I) dans notre précédent article.

À ce propos, nous nous permettrons de faire remarquer, qu'à l'examen, nous avons noté un lien entre cet article et le dernier NAPOLÉON de Ridley Scott dont nous parlions il y a peu.

DOLE : RENCONTRE IMPÉRIALE LA VEILLE DU 2S - du 29 novembre 2023

Ce lien, le voici : Ridley Scott nous offre une scène infernale de fonderie d'obusiers par l'armée de Napoléon (pure fiction) sous les murs de Toulon.

Michel Mauerhan, le rédacteur de l'article de La Bourgogne républicaine du 9 juillet 1951 nous parle aussi, quant à lui, et de Napoléon et de fonderie, le tout à Auxonne.

Afin de ne pas mélanger les genres, nous offrons aujourd'hui à nos lecteurs uniquement la « partie fonderie » de l'article, digne d'inspirer Ridley Scott.

Nous gardons en réserve la partie Napoléon, digne d'inspirer de nouvelles réflexions à notre rédaction, pour une prochaine publication napoléonesque.

Imaginez que Michel Mauerhan y écrit ce paragraphe suréaliste : « Il suffit au flâneur qui longe le quartier d'artillerie (N.D.L.R. Chantecler : le quartier Bonaparte) de dépouiller les militaires baguenaudeurs de leur kaki impersonnel et de les revêtir des rutilants uniformes d'antan pour se replonger en pleine période bonapartiste ». Quel visionnaire inspiré ce Michel !

Contentons-nous de relire aujourd'hui sa partie fonderie qui n'est pas moins inspirée. Ils pissaient loin, en ce temps-là, les pisseurs de copie !

Côté cinéma, ce n'est pas « Napoléon » de Ridley Scott mais « Terminator 2 » de James Cameron avant l'heure

Claudi a resumé en image les grandeurs et les misères des Aciéries de 1950 à 2020.

 

Auxonne, Aciéries 1950-2020

Auxonne, Aciéries 1950-2020

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 décembre 2023 (J+5474 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
11 décembre 2023 1 11 /12 /décembre /2023 01:04

AUXONNE, CŒUR D'ACIER (1) - du 11 décembre 2023 (J+5472 après le vote négatif fondateur)

Un article pleine page vient de paraître dans Le Bien Public papier du 9 courant sous le titre : « AUXONNE Le site des anciennes aciéries est à vendre : plusieurs pistes à l'étude ».

L'importance et la complexité des questions d'aménagement qui y sont développées nous amènent à interrompre momentanément notre Voyage dans l'Empire de l'authenticité dont nous avions déjà rendu compte de la première étape dans notre précédent article.

D'AUXONNE À DOLE : VOYAGE DANS L'EMPIRE DE L'AUTHENTICITÉ (1) - du 8 décembre 2023

Et que nous ne manquerons pas de reprendre après le second épisode d' AUXONNE, CŒUR D'ACIER

En vertu de l'adage « cordonnier, pas plus haut que la chaussure » nous ne nous livrerons pas à une quelconque analyse de l'article du Bien Public précité, laissant ce soin à nos élus municipaux, communautaires et départementaux compétents.

Notre rédaction a néanmoins jugé opportun d'offrir à ses concitoyens un aperçu historique de ces aciéries qui animèrent pendant près d'un siècle le paysage industriel de notre ville

En déclin inéluctable depuis plusieurs décennies, les Aciéries d’Auxonne fermaient définitivement leurs portes le 30 novembre 2004.

Dans les décennies de l’après-guerre, l’établissement employait de nombreux ouvriers, cadres et employés. Un grand nombre d’entre eux habitaient dans le quartier de l’actuelle rue de Labergement et à la Brasserie (rue Colonel Denfert). Les vieux Auxonnais se souviennent de la sirène de l’usine qui rythmait les journées.

Je me souviens avoir visité l’usine dans mon année de CM2 (1955-56) avec notre maîtresse Madame Marchand qui nous y avait bien préparés. Je me souviens du cubilot pour réchauffer et fondre les gueuses de fonte avant le passage du métal liquide au convertisseur Bessemer pour affinage en acier. Je me souviens de la lumière éblouissante du métal en fusion.

À la fin de chaque cycle d’affinage, le Bessemer crachait sur le ciel de la ville ses étincelles et son nuage rouillé. Inimaginable en notre époque écologique !

Et ne parlons pas de la silicose provoquée avant-guerre par la « dessableuse » (le dessablage consiste à nettoyer les pièces moulées au sable, après démoulage, par un jet de sable). Je me souviens, enfant, avoir côtoyé un retraité de la fonderie bien amoché, connaissance de mes parents, et qui peinait à respirer.

Par la suite, l’affinage Bessemer fut abandonné, remplacé par l’affinage au four électrique donnant des aciers de qualité aux nuances plus subtiles et beaucoup mieux définies.

C’était encore un plaisir pour moi de conduire, dans les décennies 1980-90, mes élèves aux Aciéries pour y voir l’affinage et la coulée au four électrique.

La sidérurgie m’a toujours impressionné, c’est un métier de titan ! J’ai même enseigné la métallurgie en Alsace, dans mon premier poste au Lycée Technique Nationalisé Mixte de Guebwiller.

Quelques années passées ensuite en poste au Creusot, le pays des Schneider (on disait Schneidre) et du marteau-pilon, au début des années 1970, furent pour moi un vrai régal de sidérurgie !

C’est en quelque sorte, un « petit Schneidre » qui créa et dirigea les Aciéries et Fonderies d’Auxonne inaugurées en 1918 sur un site contigu de la voie ferrée Dijon-Dole et incluant des éléments de l'enceinte fortifiée d'Auxonne.

Toussaint Levoz, le premier directeur de ces aciéries est issu d’une grande famille bourgeoise liégoise. Au début du siècle dernier, cet ingénieur-métallurgiste, d’une grande réputation dans le milieu de la sidérurgie, était Chef des Services des Aciéries et Forges de Stenay (Meuse).

La réputation de Toussaint Levoz était liée à son procédé de production de pièces d’acier moulé, procédé beaucoup plus économique que le forgeage.

On lit ainsi à propos de la fonderie de Colombier-Fontaine (Doubs) : « Pour son plus grand profit, elle est équipée en 1915 par Toussaint Levoz, expert de réputation internationale, avec des convertisseurs Bessemer à soufflage latéral. Munie de cet appareil, la voici apte à produire des garnitures de mitrailleuses en acier ou en fonte coulée. Jusqu’alors, de telles pièces étaient forgées ou estampées. Les concur­rents qui s’étaient essayés à couler l’acier pour ces pièces, à l’image d’Arbel, n’y étaient pas arrivés. En quelques mois, plusieurs dizaines de milliers de garnitures vont sortir de Colombier-Fontaine. L’armée française se procure ainsi les mitrailleuses qui lui font défaut. Colom­bier-Fontaine fabrique également des affûts pour canons anti-avions. L’entreprise vit une période de prospérité. » ( Source : Olivier Boudot, D’AFE à Safe Naissance d’un champion mondial, Mémoires d’hommes, histoires d’entreprises)

Quelques années auparavant, un autre membre de la famille Levoz, Eustache Levoz avait redressé la situation de la fonderie d’acier d’Outreau (Pas-de-Calais)

« De 1902 à 1907, les résultats techniques de la fonderie d’acier d’Outreau ne sont pas bons. Il semble que cela tienne au fait de l’absence à Outreau d’un spécialiste du moulage de l’acier, […] La crise éclate. Les « responsables » remerciés, un nouveau chef de service de l’aciérie est engagé : Eustache Levoz qui pratique le métier depuis vingt ans […] Levoz redresse la situation. » (Source : Edmond Truffaut, Métallurgie en Boulonnais, Éditions A.M.A./Histopale)

 

Dans les dernières décennies du vingtième siècle l'établissement devait toutefois connaître un rapide déclin qui entraîna sa liquidation judiciaire et son démantèlement en 2004.

S'ensuivirent sur le site déserté divers squatts, incendies et autres déprédations.

Une partie du site métallurgique s'étendant sur environ trois hectares et contigu du magasin Intermarché était finalement acquis par l' Immobilière Européenne des Mousquetaires vers le milieu des années 2010.

Et la démolition de l'usine était entamée à partir de la fin 2019.

Pour les fanas Napo nous proposons en PDF la première partie d'un article des années 1950 qui parle et des Aciéries et de Bonaparte. À la bonne heure ! (la suite au prochain numéro)

Claudi a ressuscité les Aciéries d'après une carte postale d'avant-guerre.

 

 

Auxonne, les Aciéries vues de la voie ferrée

Auxonne, les Aciéries vues de la voie ferrée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 décembre 2023 (J+5472 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
8 décembre 2023 5 08 /12 /décembre /2023 12:54

D'AUXONNE À DOLE : VOYAGE DANS L'EMPIRE DE L'AUTHENTICITÉ (1) - du 8 décembre 2023 (J+5469 après le vote négatif fondateur)

 

Un récent post sur le facebook de notre ville annonçait récemment tout un programme. Rendez-vous compte ! La fée télévision était dans nos murs et toutes les figures qui comptent dans la « société du spectacle » de notre bonne ville passeraient bientôt à la télé !

L'émission consacrée à Bonaparte, à sa geste et à ses émules, avait été programmée pour le 5 décembre et pourrait être vue pendant quelques semaines...

Chic ! On pourrait savourer la « soupe à l'Aigle » réchauffée jusqu'au Réveillon !

À la bonne heure ! Et Vive l'Empereur et sa Grande Armée de chroniqueurs !

La cuisine a le vent en poupe et je sens déjà qu'on va me demander la recette de la soupe à l'Aigle !

Je ne la connais pas, mais je connais l'auteur de ce bon mot. Voici toute l'histoire :

Frédéric Masson (1847-1923), spécialiste, aujourd’hui encore reconnu, de l’histoire napoléonienne, fut un temps le voisin d’Alphonse Daudet (1840-1897).

Le fils de celui-ci, Léon Daudet (1867-1942), eut donc de nombreuses occasions de rencontrer le personnage, tant chez son père que dans les salons de la princesse Mathilde, personnalité marquante du monde napoléonien

Polémiste mordant autant qu'inspiré, Léon Daudet ne manqua pas de brosser un portrait désopilant du « napoléonomane » Masson dans la première série, publiée en 1914, de ses souvenirs intitulés Fantômes et vivants (p. 187 et suivantes).

Selon Léon, pour les hôtes de Frédéric Masson, le maniaque de l’Empereur, qui « remplissait à Asnières-sur-Oise  les fonctions de maire napoléonien », un seul menu : la « soupe à l’aigle » !

Allez vous en reprendrez bien une petite louche !

Mais quittons les cuisines pour rejoindre la « terre sacrée ». Précisons que pas plus que de la recette de la « soupe à l’aigle », votre serviteur n'est l'auteur du vocable « terre sacrée ».

Nous avions déjà à Auxonne beaucoup d'arpents de terre maraîchère, nous avons désormais quelques pieds carrés de « terre sacrée ». « Où ça ? On veut voir ça ! » clament en chœur les Auxonnois(e)s

Les curieux trouveront la réponse dans les trois minutes de bonheur consacrées à la chambre du futur Empereur du reportage du 5 décembre, 3 minutes centrées sur la 22ème minute du reportage du 5 décembre.

De la bouche d'un guide charismatique, il apprendront aussi que dans la Chambre de Bonaparte : « Mis à part le bureau et le lit dont les originaux sont au Musée de l'Armée aux Invalides […] le reste est d'époque »

D'où l'on conclut que la glace Henri II en bois patiné et à colonnes torsadées qui trône sur la cheminée et qui fait partie du « reste » est d'époque !

Pour le coup, Cornereau va se retourner dans sa tombe !

La suite au prochain numéro où nous nous retrouverons à Dole où nous étions déjà il y a peu

DOLE : RENCONTRE IMPÉRIALE LA VEILLE DU 2S - du 29 novembre 2023

En attendant, Claudi qui n'a pas peur de se regarder dans la glace ne s'est pas fait prier pour illustrer cette perle d'histoire ajoutée au collier de notre belle cité d'Empire !

 

 

A Auxonne, on a mieux que la Galerie des Glaces

A Auxonne, on a mieux que la Galerie des Glaces

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 décembre 2023 (J+5469 après le vote négatif fondateur)

Publié dans De pire Empire

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans De pire Empire
5 décembre 2023 2 05 /12 /décembre /2023 16:57

AUSTERLITZ (1805), AUXONNE (1954), HISTOIRES GLACÉES - du 5 décembre 2023 (J+5466 après le vote négatif fondateur)

 

Pour des raisons familiales nous avions déserté depuis plusieurs années les salles de cinéma. Grand amateur de salles obscures, nous avons mis fin récemment à cette triste retraite à l'occasion de deux soirées ciné-débat.

Nous avions évoqué la première dans notre précédent article

Le 1er décembre dernier se tenait en effet à Dole, au cinéma des Tanneurs, un ciné-débat animé par qui vous savez à propos du NAPOLÉON de Ridley Scott. Les curieux et les fanas Napo trouveront plus de détails dans notre dernier article en lien ci-dessous.

DOLE : RENCONTRE IMPÉRIALE LA VEILLE DU 2S - du 29 novembre 2023

Il est de bon ton de décrier à tout va ce biopic très british et de se joindre au chœur des censeurs impériaux, ce que, pour notre compte, nous ne ferons pas.

En dépit des inexactitudes et autres levrettes émaillant et pimentant la grande fresque (Non ! Pas la grande fesse grand-père !) nous avons résolument joui du spectacle sans préjugés et sans cuistrerie. La glace d'Austerlitz bombardée par les boulets de l'artillerie française et cédant sous le galop de la cavalerie russe qui sombre dans l'eau glacée. Voilà une scène glaçante qui ne laisse pas de glace !

Voilà pour la première histoire glacée !

Quittons à présent les grandeurs et servitudes militaires et les prouesses guerrières pour entrer dans le champ de la misère.

Le lendemain de notre soirée cinématographique doloise, le 2 décembre précisément, nous récidivions en salle obscure pour un ciné-débat « Emmaüs-Abbé Pierre ». Où donc me direz vous ?

Non, pas aux Tanneurs dans la cité de Pasteur !

Mais au cinéma l'Empire, notre beau cinéma auxonnais récemment et très opportunément rouvert.

Bon public, nous avons apprécié le film, il est vrai beaucoup plus prude que celui de Ridley Scott, mais qui montre de façon très délicate que l'Abbé Pierre, pour être une icône, n'en était pas moins un homme de chair.

L'assistance était franchement plus nombreuse qu'à Dole, la veille aux Tanneurs. À propos du terrible hiver 1953-54, l'écran, comme à Austerlitz, se couvrait d'images de neige et de glace. Sans sabres ni canons ! Le spectacle glaçant et sans gloire de la misère à la rue dans l'hiver...

Lors du débat qui suivit, trouvant l'Abbé Pierre, celui de l'hiver 1954, un peu oublié par le public au profit de ses continuateurs actuels d'Emmaüs, votre serviteur est intervenu car une image d'enfance lui était revenue lors de la projection : celle des rigueurs du terrible hiver 1953-1954.

En ce temps-là, les familles modestes de cette époque à Auxonne, au nombre desquelles la mienne comptait, vivaient dans des conditions de confort plus que précaires.

Aux yeux de nos contemporains et selon les critères actuels, ces conditions confinaient presque à la misère.

Dans ma contribution au débat, j'ai rapporté cela et évoqué notamment les rues d'Auxonne de l'hiver 1954 tout encombrées d'une glace douteuse due au rejet direct des eaux usées dans le caniveau. Mes yeux d'enfant ne voyaient pourtant pas dans cela le moindre signe de misère. On était « des purotins dans la purée », on était « fauchés comme les blés », des « macaronis » en plus, pas des gens du « gratin », mais j'avais un père, une mère et deux frères, et un poêle au coin duquel se chauffer sur lequel trônait la cafetière plus chicorée que café.

Interrompons ici radio-nostalgie. J'ai voulu chercher des preuves de ce que je raconte-radote sur des traces écrites du passé.

Les bulletins paroissiaux Notre-Dame d'Auxonne de l'époque, celle de l'inoubliable Chanoine Cornier auquel je rends hommage et qui est de ces bons maîtres qui m'ont formé, se sont révélés pour moi d'un précieux secours.

Je vous en livre la lecture qui rend bien la température sociale et météorologique de l'époque.

Entre la pèlerine du Pèlerin 1954 et la palme de de Cannes 2023, Claudi a trouvé son inspiration du jour...

 

Auxonne 02-12-2023 Abbé Pierre en ciné-débat à l'Empire

Auxonne 02-12-2023 Abbé Pierre en ciné-débat à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 décembre 2023 (J+5466 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Côté cinéma

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/programmes/france-3_bourgogne-franche-comte_ici-19-20-bourgogne

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
29 novembre 2023 3 29 /11 /novembre /2023 13:46

DOLE : RENCONTRE IMPÉRIALE LA VEILLE DU 2S - du 29 novembre 2023 (J+5460 après le vote négatif fondateur)

L'actualité impériale battra son plein après-demain 1er décembre, veille du 2S, sur les bords du Doubs.

Voilà ce que nous annoncent du moins les réseaux sociaux. C'est pourquoi nous interrompons momentanément notre série « Vive la République » dont le dernier article évoquait le « retour des cendres » de Lazare Carnot presque un demi-siècle après celui du grand Napolèon.

AUXONNE : QUAND CHANTECLER BAT SA COULPE - du 27 novembre 2023

Dis papa, c'est quoi le 2S ?

À vrai dire fiston, c'est une histoire assez compliquée et tu fais bien de le demander car la plupart de nos lecteurs ne sont pas sortis de Saint-Cyr. Voilà une explication très officielle émanent du Ministère de la Défense :

«  Cette commémoration traditionnelle est l’occasion de se souvenir de la victoire de l’Empereur et de célébrer la mémoire du premier Saint Cyrien mort au combat en 1805, au cours de la bataille d’Austerlitz. Elle est dénommée « 2S » en référence au calendrier des Saint-Cyriens qui désigne le mois de Décembre par la lettre S Chaque mois de l’année scolaire est ainsi associé à une des lettres composant  le mot « Austerlitz », la lettre A se rapportant au mois d’octobre et le Z au mois de juillet. »

Selon les règles de ce calendrier, Joaquin Phoenix, le célèbre acteur incarnant le « Napoléon » de Ridley Scott est né le 28A 1974 et Ridley Scott lui-même le 30U 1937 »

Mais quittons les Cyrards et leurs casoars pour en revenir à notre sujet, « Napoléon » le très médiatisé biopic de Ridley Scott.

Et puisqu'il est question d'images, laissons parler Claudi... par l'image. Il n'a pas encore vu le film, mais cela ne saurait tarder.

En attendant de jouir du spectacle dans notre voisine comtoise il reprend, pas très original, une critique très fréquente sur les médias : il n'y en a que pour la Fifine (Joséphine).

Alors, il rêve en image d'un remake dans lequel l'acteur principal déclarerait sans cesse et sur toutes les gammes et sur tous les tons, une passion baroque et incoercible pour Napoléon.

FLASH DERNIÈRE

Découvrez Zelenski dans le rôle de Napoléon dans un film de 2012 (anniversaire de 1812) intitulé Rjewski contre Napoléon.

L'affiche d'abord

Des extraits ensuite. C'est en russe mais les image parlent d'elles-mêmes.

https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19604380&cfilm=210037.html

Auxonne, Chantecler a rêvé d'un nouveau casting

Auxonne, Chantecler a rêvé d'un nouveau casting

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 novembre 2023 (J+5460 après le vote négatif fondateur)

Publié dans De pire Empire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans De pire Empire
27 novembre 2023 1 27 /11 /novembre /2023 00:31

AUXONNE : QUAND CHANTECLER BAT SA COULPE - du 27 novembre 2023 (J+5458 après le vote négatif fondateur)

À l'heure où l'on ne parle que de Napoléon, nous avions pris le parti d'évoquer un antidote contre le napoléonisme chronique : Lazare Carnot (1753-1823), un bourguignon républicain qui eut toujours le courage de « mettre ses raves dans son panier à  la paille au nez », comme nous l'avions formulé en termes irrévérencieux dans notre précédent article !

Pour le coup, Ridley, ça te scotche !

AUXONNE : LA RÉDACTION DE « CHANTECLER » EN PANNE D'INSPIRATION ? - du 20 novembre 2023

Mais il y a un hic …

Dans l'illustration du précédent article nous avions déclaré, nous fondant sur un ouvrage de A. PICAUD paru en 1887 (Cf. catalogue BNF), intitulé « Carnot, l'organisateur de la Victoire », qu'à la différence de ceux de Napoléon Bonaparte, les restes de Carnot n'avaient jamais rejoint la Mère Patrie. Faux !

La cause en est que nous avions puisé notre inspiration à une source trop ancienne.

Nous avons rafraîchi nos sources depuis en nous référant à l'ouvrage de Ch. RÉMOND paru en 1889 (Cf. catalogue BNF) intitulé « Les trois républiques et les trois Carnot »

Et voilà ce que nous avons pu y découvrir

Pour changer des statues de Napoléon, Claudi est allé chercher un buste de Lazare Carnot sur les bords de l'Elbe.

À suivre....

 

Un buste de Lazare Carnot sur les bords de l'Elbe

Un buste de Lazare Carnot sur les bords de l'Elbe

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 novembre 2023 (J+5458 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Vive la République

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Vive la République
20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 13:05

AUXONNE : LA RÉDACTION DE « CHANTECLER » EN PANNE D'INSPIRATION ? - du 20 novembre 2023 (J+5451 après le vote négatif fondateur)

Dix jours que Chantecler n'a pas publié un article ! Pas la moindre chronique, pas la moindre polémique depuis ce dernier article napoléonique !

AUXONNE : UNE FOIRE AUX LIVRES NAPOLÉONIENS POUR LES PASSIONNÉS - du 10 novembre 2023

Dix jours que Chantecler n'a pas publié un article ! Vous avouerez que c'est pas chic !

D'aucuns diront, avec les liaisons, que « les z' ans z' en sont la cause » et ils n'auront pas tout à fait tort !

Mais il faut avouer que les sources d'inspiration piquantes sont rares en ce mois de novembre où l'actualité locale est au point mort et où l'on n'ose plus guère croire au Père Noël quand le cours de la praline s'envole !

Allons z'enfants ! Ne faisons pas de mystère ! Il faut tirer les choses au clair !

Lassé pour de bon de Bonaparte, et du Régiment de La Fère dont on a fait toute une affaire au cours de l'année 2023 qui se termine, votre serviteur s'entretient depuis le début de ce mois avec le grand Lazare Carnot !

Non, pas besoin de tables tournantes, on n'est pas chez Victor Hugo !

Lazare Carnot ! Un qui sut mettre à l'occasion ses raves dans son panier à « la paille au nez » !

Une saga impossible à résumer que votre serviteur vient de découvrir pour ainsi dire émerveillé !

Un louis d'or de ténacité et de fidélité à la République difficile de trouver de nos jours sous le pas d'un cheval !

Une découverte qui a éclairé mes jours pluvieux de novembre !

Et que votre serviteur a faite en préparant une conférence qu'il devrait prononcer vendredi prochain 24 novembre dans l'après-midi aux Archives départementales de la Côte-d'Or comme vient de l'annoncer Le Bien Public (voir le PDF joint)

En ces temps de brouillards et de chrysanthèmes, Claudi est allé s'incliner à Magdebourg sur la tombe de Lazare Carnot l'exilé, mort en terre prussienne en 1823.

Mais au fait, 1823-2023, on est en plein bicentenaire !

Carnot, la tombe de l'exilé en terre prussienne

Carnot, la tombe de l'exilé en terre prussienne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2023 (J+5451 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Vive la République

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Vive la République
10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 16:11

AUXONNE : UNE FOIRE AUX LIVRES NAPOLÉONIENS POUR LES PASSIONNÉS - du 10 novembre 2023 (J+ 5441 après le vote négatif fondateur)

Notre série documentée sur les grandeurs et servitudes de la Grande Foire d'Auxonne s'est terminée avec notre précédent article.

AUXONNE,1939 : LA GRANDE FOIRE DANS LA DRÔLE DE GUERRE - du 04 novembre 2023

Sur fond de monde en crise, l'actualité locale apparaît comme rétrécie et ne nous permet guère de rêver.

Par bonheur, en ces temps moroses une page facebook napoléonienne qui n'est plus à présenter nous a permis de découvrir un ouvrage de Georges-Roux, intitulé Monsieur de Buonaparte publié en 1964 aux éditions Fayard.

Nous avons fait l'emplette du volume que la dite page facebook « recommandait sans concession » le 12 octobre dernier. Recommandation réitérée sans réserve et livre en main le 25 octobre dernier sur la dite page facebook .

Il est vrai que l'ouvrage en question, dépourvu de bibliographie et truffé de citations invérifiables est un modèle du genre. Notre rédaction n'aura pas eu grand peine à y découvrir quelques perles.

Le plus simple pour nous est d'en présenter un petit échantillon que les vrais connaisseurs de Bonaparte à Auxonne ne manqueront pas d'apprécier

Claudi, pour son illustration du jour, a puisé l'inspiration dans un précédent article relatif au Code civil évoqué ici dans le PDF2.

AUXONNE, BONAPARTE VU PAR LA PRESSE D'AUJOURD'HUI, ET D' HIER... (2) - du 06 août 2023 

Une question cinématographique pour finir avant de voir le dernier Napoléon sur l'écran de notre Empire :

Ridley Scott a-t-il été inspiré par le bouquin de Georges-Roux ?

 

AUxonne, 4 août 2023, le privilège d'une visite mémorable

AUxonne, 4 août 2023, le privilège d'une visite mémorable

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 novembre 2023 (J+5441 après le vote négatif fondateur)

Publié dans De pire Empire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans De pire Empire
4 novembre 2023 6 04 /11 /novembre /2023 01:00

AUXONNE,1939 : LA GRANDE FOIRE DANS LA DRÔLE DE GUERRE - du 04 novembre 2023 (J+ 5435 après le vote négatif fondateur)

 

Dans notre dernier article nous écrivions : « En 1949, après dix ans d'absence due à l'invasion allemande et à ses conséquences, la grande foire d'Auxonne renaissait. »

AUXONNE 1949 : RENAISSANCE DE LA GRANDE FOIRE D'AUTOMNE - du 30 octobre 2023

Cet article a rencontré un bon accueil. Visiblement nos lecteurs auront apprécié cette « renaissance » en regard des circonstances moins enthousiasmantes dans lesquelles se sera déroulée la Grande Foire de cette année....

Cet accueil des lecteurs nous a donc engagé à prendre, dans la presse du temps, des nouvelles de la Grande Foire de 1939. Car en octobre 1939, la Grande Foire s'est quand même tenue dans une France mobilisée et en état ce guerre !

En effet, le 3 septembre 1939, réagissant à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne hitlérienne, la France déclarait la guerre au Troisième Reich.

Du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940 les troupes françaises mobilisées connaîtront, dans leur immense majorité une longue période d'expectative et d'inaction. C'est ainsi que dès octobre 1939, sous la plume de Roland Dorgelès, écrivain et ancien de 1914-1918, cette période de la guerre prit le qualificatif de « drôle de guerre ». Dorgelès prêtait alors sa plume à Gringoire, hebdomadaire littéraire, pamphlétaire et satirique.

Glanons à présent quelques nouvelles de la Grande Foire d'Auxonne 1939 dans Le Réveil de la Côte d'or

Pour Claudi, une chose est sûre, le linge acheté à la Grande Foire d'Auxonne 1939 ne sécha sans doute jamais, comme dans la célèbre chanson, sur la Ligne Siegfried !

Octobre 1939, Auxonne la Grande Foire dans la drôle de guerre

Octobre 1939, Auxonne la Grande Foire dans la drôle de guerre

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 novembre 2023 (J+5435 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Foires et marchés
30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 10:11

AUXONNE 1949 : RENAISSANCE DE LA GRANDE FOIRE D'AUTOMNE - du 30 octobre 2023 (J+ 5430 après le vote négatif fondateur)

 

Je dédie cet article à la mémoire de mon épouse Martine née en 1949

et décédée le 16 mai de cette année.

 

Nous nous interrogions dans notre précédent article à propos d'une possible présence napoléonienne sur les stands de la foire de cette année.

AUXONNE : UN STAND « BRIC-À-BRAC IMPÉRIAL » SUR LA FOIRE CE LUNDI ? - du 25 octobre 2023

Une chose au moins est certaine on ne verra pas cette année, au pied de la statue de Bonaparte, la traditionnelle présence des autos tamponnantes. On les appelait ainsi dans les années 1950 avant que le jargon d'outre-atlantique n'ait envahi le discours ambiant.

En 1949, après dix ans d'absence due à l'invasion allemande et à ses conséquences, la grande foire d'Auxonne renaissait.

Le 2 novembre 1949, La Bourgogne républicaine, quotidien de gauche disparu dans les années 1950, titrait ainsi :

« Grâce à son commerce local, AUXONNE a fait revivre avec un éclatant succès sa grande Foire d'automne »

La lecture de l'article est instructive.

Les temps changent...

Il est probable qu'on ne verra pas aujourd'hui, comme en 1949, « Fernand le casseur d'assiettes », ni « la femme atomique,140 kilos », ni même des « camions de gardiens de la paix dijonnais » qu'avait prévus Monsieur Manlay.

Pour votre confort de lecture, nous joignons l'image du jour de Claudi en PDF

Auxonne 1949, renaissance de la grande Foire d'automne

Auxonne 1949, renaissance de la grande Foire d'automne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2023 (J+5430 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Foires et marchés