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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 09:06

NOËL AU BALCON… du 26 DÉCEMBRE 2015 (J+2565 après le vote négatif fondateur)

En ces temps troublés, on se raccroche à ce qu’on peut. Les vieux proverbes des almanachs, tout comme les préceptes de morale, ont un bel avenir devant eux. Il y a, terré au fond de l’âme humaine, un amour indestructible de la formule et du slogan réducteur.

Les vieux proverbes météorologiques de nos paysans, présentaient au moins l’avantage de mémoriser un savoir empirique, mais néanmoins vérifié par l’expérience des saisons. Ainsi du très célèbre « Noël au balcon, Pâques aux tisons ». Noël 2015 restera un exceptionnel Noël au balcon, dont on se souviendra… Alors, rendez-vous à Pâques 2016 ! On verra bien…

Une chose est sûre au moins, c’est qu’à Pâques 2016 on trouvera des œufs en chocolat au Charmoy. Des œufs nouvellistes, sans doute, et sculptés avec art (Non ! Pas des œufs au lard grand-père !). N’exagérons rien cependant, ils n’auront pas été pondus par un « temple du commerce local [qui] déploie ses ailes comme le ferait gracieusement une cigogne ». Ce que pourrait suggérer pourtant le texte visionnaire d’un publicitaire auto-plébiscité qui a tendance à s’emmêler les pinceaux à force de vouloir être omniprésent dans le paysage médiatique local ! Ce qui, au demeurant, n’est pas bien difficile !

Pour en revenir au Charmoy, cela va sans dire que l’on y trouvera aussi des œufs en chocolat au lait.

Ne faisons pas de jaloux, il en faut, en effet, pour tous les goûts. Le chocolat au lait, c’est super. Comme le café au lait. Merci la Vache pour le lait, et vive le café au lait au lit et le choc au lit ! Oh ! Pardon, le chocolat au lait au lit !

https://www.youtube.com/watch?v=JkQektYkEK8

À propos de Charmoy et d’oeufs, notre Claudi qui n’est pourtant pas une cigogne, mais que le copain d’une Vache, qualifie de perroquet, vient de pondre un des premiers proverbes charmoysiens : « Ouverture en haut [c.a.d au Charmoy], fermetures en bas ».

Oui, hélas, c’est le problème des vases communicants et pas besoin d’être communicant et ingénieur des mines pour comprendre ça ! Alors pour les rêves de renouveau commercial du centre-ville, il faudra sans doute attendre encore ! Adieu, veau, Vache, cochon, couvée, adieu le pot au lait et le café au lit au lait ! Pauvre Perrette, elle est jouée l’opérette, elle est dure la loi de l’hypermarché : « Ouverture en haut [c.a.d au Charmoy], fermetures en bas » !

Comme les vieux proverbes météorologiques de nos paysans, ce proverbe, que l’on pourrait qualifier de socio-commercial, n’a rien d’original, car il est de notoriété publique qu’il se vérifie constamment dans les cas de figure semblables. Claudi a-t-il parlé trop vite, la suite nous le dira….

Mais sait-on jamais, la « synergie commerciale [qui] vient de germer à l’est d’Auxonne », nous apportera peut-être « une profusion de fruits » ? De fruits au sirop nouvelliste, sans doute !

Claudi vous souhaite de joyeuses fêtes et vous offre sa carte moche qui cartonne. Ne la revendez pas trop vite sur ebay !

Proverbes, tradition et nouvellisme

Proverbes, tradition et nouvellisme

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 décembre 2015 (J+2565 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:41

CHARMOY-CITY : SEMAINE BLEUE POUR DES ÉNERGIES ENCORE VERTES - du 14 OCTOBRE 2015 (J+2492 après le vote négatif fondateur)

Cette semaine, c’est la semaine bleue, c’est aussi la semaine du goût. Un goût de vieux sans doute ! Mais les « vieux », de nos jours, c’est comme « les fourmis de 18 mètres » de ta chansonnette, pas vrai Juliette (Gréco), « ça n’existe pas, ça n’existe pas » !

https://www.youtube.com/watch?v=YfsxVn-4DF8

Les « vieux », ils ont beau ne pas exister, il faut quand même les amuser ! Et surtout, il n’est pas permis de les laisser s’amuser tous seuls ! C’est pas bon pour pépère les plaisirs solitaires !

Au Comité pour des énergies encore vertes de Charmoy-City, on n’est pas des bleus, nom de Dieu et on pense à vous ! Trottinez, gondolez, grimpez, ou plantez, découvrez enfin la vie en bleu avec nous au Charmoy et rejoignez vite nos ateliers :

La piste cyclable en trottinette électrique

La croisière sur le Bief Pérou en gondole

L’ascension du Château d’eau à mains nues

Planter un arbre au rond-point

Si vous avez lu rapidement l’article d’aujourd’hui, n’en tirez pas des conclusions trop hâtives quant à vos capacités cognitives toujours vertes, c’est simplement qu’il est plus court (1303 caractères espaces compris pour le texte seul), et que vous n’y avez vu que du bleu !

Oui, on a adopté la norme « Inf’Auxonne ». Au fait, le fanzine est sorti, on en reparlera plus tard. À plus !

A Charmoy-City, la vie en bleu

A Charmoy-City, la vie en bleu

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Octobre 2015 (J+2492 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 08:21

QUEL CHOIX POUR LE CHARMOY ? - du 07 OCTOBRE 2015 (J+2485 après le vote négatif fondateur)

Ce soir, nos élus se réuniront en conseil. À l’ordre du jour de cette séance, un point particulier a retenu notre attention, le point 15.

Ce point 15 est précisément intitulé « Dénomination de voirie zone du Charmoy ». Toujours soucieux d’informer nos fidèles lecteurs/trices nous donnerons d’abord quelques précisions sur cette « voirie » qu’il s’agira de « dénommer ».

Lors de l’enquête publique, qui s’était tenue en septembre 2013, nous avions consciencieusement épluché le dossier. Des archives de cette recherche nous pouvons tirer aujourd’hui une définition précise de cette voirie, donnée par son financeur lui-même.

Selon les termes d’une lettre de la Société BOUXDIS au Maire d’Auxonne datée du 28 mars 2013 sous la signature de M. F. Tritant on peut apprendre que « la voie d’accès au parking du futur hypermarché allant du rond-point de l’Europe » au « vieux chemin de Dôle », est une route à 2 voies qui a pour but de desservir le parking et ultérieurement la future zone du Charmoy ».

La lettre ajoutait que « dans l’attente de la construction de la zone du Charmoy » il fallait prévoir « une condamnation provisoire de la connexion avec le « vieux chemin de Dôle » ». Un courrier du maire d’Auxonne daté du 11 avril 2013 confirme cette option de condamnation

Par la suite, la première mention de la réalisation effective de cette voirie sur le terrain avait été faite par notre premier magistrat lors du Conseil du 10 juillet 2014 (page 4) en ces termes précis : « Les travaux ont démarré. Certaines voies d’accès sont perceptibles. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015 ». Si, début juillet 2014, « Certaines voies d’accès sont perceptibles », nous verrons plus loin que, début 2009, les voies d’accès administratives au projet se montraient beaucoup plus impénétrables !!!!

Cette voirie, initialement limitée à la zone de l’hyper LECLERC, est sans doute vouée à une rétrocession ultérieure à la commune, c’est du moins ce que m’avait laissé entendre le commissaire-enquêteur en 2013. Ce point sera peut-être abordé et précisé au Conseil de ce soir, dont l’ordre du jour prévoit au minimum de statuer sur la dénomination de cette voirie.

Nommer une rue, une place, une avenue ou un rond-point est un geste politique. On peut certes adopter une neutralité facile et prudente pour les rues d’un lotissement en recourant aux noms de fleurs, d’arbres, ou d’oiseaux… Mais dans le cas précis de la zone du Charmoy, le concept de neutralité semble difficilement applicable.

Cette voirie, remarquons le bien, ne conduira pour l’heure qu’au seul hypermarché E.LECLERC (et à son drive). Et l’hôtel alors et tout le reste ?

« Dans l’attente de la construction de la zone du Charmoy » comme l’écrit lui-même le promoteur, cette voirie est en fait une impasse en raison de la « condamnation provisoire de la connexion avec le « vieux chemin de Dôle » » et même une impasse privée jusqu’à la rétrocession.

Pour l’heure, la « construction de la zone du Charmoy » est encore en « attente », on verra « ultérieurement », comme la lettre de BOUXDIS semble le préciser, et c’est seulement un hypermarché E.LECLERC qui a été construit, en réponse originale sans doute et particulièrement adaptée « au vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 dont nous rappelons ici les termes :

« Question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Résultat du vote :

- Nombre d’électeurs : 22 ;

- Nombre d’enveloppes : 22 ;

- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;

- 21 bulletins « non » ;

- 1 vote blanc » (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 25)

La rédaction de CHANTECLER propose donc aujourd’hui pour cette voirie le seul vrai nom crédible et porteur de sens, celui d’ « IMPASSE DU 17 DÉCEMBRE 2008 ». Notre proposition, nous en sommes bien sûr, ne sera pas retenue !

Notre premier magistrat inclinera plutôt vers des dénominations plus conformes à ses options ou – qui sait ? – porteuses d’une séduction artistique plus grande, telles que « Avenue de l’Attirance » ou « Boulevard du Charmoy de la Rosière », que l’on vit assez récemment fleurir avec des radis sur la toile. À moins que l’on ne débouche au bout du compte sur une banale « Rue du CHARMOY »…

Quelles seront les propositions originales d’une opposition, à présent tricéphale ? Une opposition à trois têtes, donc, pour nommer cette « route à 2 voies qui a pour but de desservir le parking et ultérieurement la future zone du Charmoy » ?

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-trois-questions-a-wilfried-le-goff,7053.htm

Toujours est-il que nous attendons avec impatience le nom qui jaillira du brain-storming passionnant de ce soir, à moins que la gravité du sujet n’en fasse différer l’échéance à une séance ultérieure pour une plus mûre réflexion. Les grandes décisions, en effet, comme les pommes, gagnent à mûrir ! Rappelez-vous, le 17 décembre 2008, ce fut NON, mais un travail de réflexion mûre et élaborée mit fin à cette négativité stérile, pour conduire à un OUI sans réserves !

Mais au fait, je pense, au moment de nommer cette « route à 2 voies qui a pour but de desservir le parking et ultérieurement la future zone du Charmoy », rappelons à nos élus qu’il serait ingrat de leur part de ne point honorer et remercier de façon éclatante la vertu cardinale dont leur primus inter pares fut jadis la vivante preuve et l’incarnation !

Cette vertu qui présida à l’entre-deux feutré, fourré et lourd de surprises entre le 17 décembre 2008 et le 26 mars 2009, et qui fut reconnue expressément et par écrit par le promoteur, c’est la DISCRÉTION !... Optons donc encore pour « BOULEVARD DE LA DISCRÉTION » !!!

Comme dirait notre ami Michel Moreau de Champagnole dans son article « Leclerc, Champagnole, même combat » du 14 août dernier : « Le super grand de l'hyper commerce avait compris : cette ville était administrée par un édile à l'esprit éclairé et dont le regard portait loin ».

Mais nous allions oublier nos vaillants « Nettoyeurs de la Nature ». Émus par la qualité environnementale du projet, ils positivent et optent résolument pour le green….washing !! « ALLÉE DE L’AIR PUR » ou « COURS FLEURI DES CHAUVES-SOURIS », ils se disent voilà qui ne serait pas mal !!

Quel choix pour le Charmoy

Quel choix pour le Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 Octobre 2015 (J+2485 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 08:59

CHARMOY : UN EMPLOI POUR LE BIEF PÉROU - du 30 SEPTEMBRE 2015 (J+2478 après le vote négatif fondateur)

Chacun se rappelle de la CNAC du 17 janvier 2012 qui devait donner le feu vert au projet « colossal » du Charmoy, mais nombre d’entre vous ont probablement oublié le commentaire de notre premier magistrat à propos de ce retournement, pour le moins inattendu.

Dans un communiqué du Bien public du 19 janvier 2012, Raoul Langlois déclarait donc à propos de ce « feu vert » providentiel de la CNAC : « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales »

Dans notre précédent article, nous avions déjà découvert un projet qui allait avoir « un impact positif sur la qualité de l’air ». L’eau, non plus, n’aura donc pas été oubliée avec cet engagement à préserver un ruisseau. S’il y a un lieu au monde où l’on se préoccupe de sauver la planète, c’est bien à Auxonne au Charmoy. On ne va pas tarder à voir rappliquer Ségolène et Jean-Vincent Placé. Le Charmoy, c’est en quelque sorte notre Parc de la Vanoise, qu’il ne faut surtout pas confondre avec le parc immobilier du Vannois !

Pour se convaincre du poids de « l’aspect environnemental [qui] a fait la différence au niveau du vote final » nos lecteurs/trices pourront consulter un de nos documents d’archives. Si ce document d’archive a un peu vieilli en ce qui concerne son appréciation de la qualité des bas-côtés de la D 905, depuis somptueusement aménagés et fleuris, le catalogue des préoccupations environnementales a, lui, gardé toute sa saveur !

CHANTECLER n° 7 – du 09 janvier 2012

Mais au fait, quel est donc ce ruisseau préservé dont il n’est pas question dans le document présenté. Non, ce n’est pas le célèbre Vannois, il s’agit tout simplement du Bief Pérou !

La COP 21 approche, les préoccupations environnementales seront bientôt plus que jamais à l’honneur. Iront-elles jusqu’à éclipser les préoccupations concernant l’emploi ?

Sur le Bief Pérou, un génial projet se dessine qui pourrait harmonieusement concilier les deux objectifs. Comment ? C’est simple : sur ce ruisseau préservé, sans qu’il soit besoin d’ouvrir un chantier « colossal », on pourrait installer judicieusement quelques hydroliennes pour la joie de Ségolène et de Jean-Vincent Placé !! Ce bon emploi du Bief Pérou, voilà un emploi-vert qui préserverait l’environnement, tout comme le projet du Charmoy ne manquera pas bientôt d’avoir « un impact positif sur la qualité de l’air » !! Réjouissons-nous donc, la Planète, plus que jamais, est en bonne voie !!

Pour découvrir un autre projet sur le Bief Pérou, revisitez notre article

GUINGUETTES - du 12 AOÛT 2014

Dernière minute : Le Bien public de ce matin 30 septembre titrait « AUXONNE Des collégiens écocitoyens ». Notre lecture attentive de l’article ne nous a révélé, à aucun moment, sous le patronage de quelle grande enseigne était placée cette « opération nationale « Nettoyons le nature » » devenue selon l’article « la règle » puisque « le collège La Croix-des-Sarrasins n’a pas échappé à la règle ». La vérité est que cette opération est placée sous l’enseigne LECLERC

L’enseigne dispose ainsi en la personne de nos élèves de l’école publique et de leurs enseignants collaborateurs, plus ou moins conscients du volet publicitaire de l’opération, d’une belle tranche de publicité dans la France profonde. Ce jour où la jeunesse française se lève comme un seul homme pour ramasser mégots et papiers gras, quand microparticules et pesticides ont la vie belle, donne-t-il l’image d’une véritable conscience écocitoyenne ? À voir ! Nous reviendrons ultérieurement sur cette question déjà évoquée dans notre blog. Pour l’heure Claudi annonce la couleur sur son illustration du jour !

Le Bief Pérou travaille pour vous

Le Bief Pérou travaille pour vous

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 septembre 2015 (J+2478 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:49

« LE MANITOUBA NE RÉPOND PLUS » - du 23 SEPTEMBRE 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

Cet article, en grande partie réécrit et actualisé, reprend néanmoins le thème du texte d’un précédent article

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015

L’automne est là, bientôt tomberont les feuilles mortes. Entre averses, bourrasques et éclaircies, que d’eau ! Que d’eau ! Comme disait le bon Maréchal Mac-Mahon, impuissant devant tant d’inondations ! Oui, beaucoup de flotte et un flottement certain. Nous avons pensé que c’était un flottement idéal pour aborder les îles innombrables de l’archipel Facebook. Et nous nous sommes mis en route vers les Îles Fortunées !

Il y a presque un an, mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts…, Le Bien public du 25 octobre dernier publiait, sous la plume alerte de Nicolas Rouillard, un article intitulé : « Les élus sont-ils « connectés » à Auxonne et à Genlis ? » (cahier local p. 2 rubrique « Temps fort »).

La relecture de l’article de Nicolas Rouillard exhumé de notre coffre de vieux marin devait constituer le point de départ de notre croisière d’aujourd’hui vers un tout petit secteur de l’archipel Facebook.

Signalons d’emblée que nous ne sommes pas sur Facebook. Mais rien d’humain ne nous étant étranger, nous gardons néanmoins un œil très attentif sur les contenus publics qui peuvent y circuler. Dans ce sens, nous pourrions reprendre à notre compte les propos que notre premier magistrat exprimait dans l’article maintenant ancien de Nicolas Rouillard : « Facebook me permet de m’informer de ce qui est publié au sujet d’Auxonne ». C’est que, toujours selon l’article maintenant ancien Nicolas Rouillard, notre premier magistrat « lui aussi a pris le pli des réseaux sociaux »

Nous avions ainsi observé, à la suite des attentats du 7 janvier dernier, un « scénario » local Facebook typique dont nous avions rendu compte dans ce blog dès le 9 janvier.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

Inf’auxonne N° 48, gravant l’évènement dans le marbre, titrait en page 5 « Attentat contre Charlie Hebdo… Auxonne se mobilise », nous ne renions pas, quant à nous, notre scepticisme d’alors. Comme le déclarait Emmanuel Todd dans L’OBS n° 2634 du 30 avril au 6 mai 2015 (p. 74) : « Il faut aller au-delà du mensonge, au-delà des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes »

Facebook n’est-ce-pas le lieu idéal « des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes » ?

Même si, pour reprendre les propos de Nicolas Rouillard, « Le réseau social est aussi un lieu où ferraillent parfois les élus ». Inspirée sans doute du monde de l’escrime qui semble être l’un de ses pôles d’intérêt, cette incise du journaliste à propos des échanges entre le maire d’Auxonne et son opposition pouvait sans doute s’appliquer à la période des municipales de 2014. Car depuis, beaucoup d’eau a coulé…sous les ponts

Bien que n’ayant pas nous-même l’honneur et l’avantage d’être élu, nous ne répugnons pas pour autant à « ferrailler ». Diverses raisons nous maintiennent néanmoins hors des salles d’escrime de Facebook. Parmi ces raisons, citons au premier chef, le conformisme moutonnier, l’exhibitionnisme de mauvais goût ainsi que le simplisme qui y président assez généralement.

Sans exhibitionnisme exagéré, je vous fais une confidence : comme le Cardinal, j’aime beaucoup les chats ! Mais vous n’imaginez tout de même pas la photo de votre serviteur trônant réjoui et comblé, portant ses huit chats et chattes sur ses genoux et ses épaules, en vrai Léautaud de la Capitale de l’Oignon : un tel chromo digne des plus grands classiques du calendrier des postes, ne manquerait pourtant pas de faire monter ma cote dans les chaumières numériques, mais je dis non, merci !

Une bonne raison pour moi de ne pas m’exprimer sur ces réseaux, c’est que j’estime qu’un argumentaire sérieux ne se développe pas en quatre lignes mal ficelées et bourrées de fautes, prises en sandwich entre la photo de Mirza ou de Minette se limant les ongles, un « plein de bisous tout partout » à la grosse Georgette pour son anniversaire et la republication systématique de toutes les affiches qui traînent dans les vitrines du Val de Saône.

Cependant, je dois bien l’avouer, il me coûte parfois d’être seul à l’écart, hors de la grande cour de récréation des réseaux sociaux où pullulent tant d’« ami(e)s » aux vécus passionnants. Alors je me prends à rêver d’avoir, comme certain(e)s, des centaines d’ami(e)s. Don Juan ne revendiquait-il pas avant l’heure «mille e tre !», 1003 amies, bien entendu ! Était-il pour autant heureux ? L’histoire locale nous rapporte que 1664 ami(e)s, s’ils peuvent parfois vous faire mousser, ne suffisent pas pour autant à vous faire parvenir !

C’est clair, vous savez à présent pourquoi je ne suis pas sur Facebook. Mais vous ignorez sans doute pourquoi quelqu’un n’y est plus…Une disparition qui intrigue…Un S.O.S. déjà ancien faisant mention de pirates et puis soudain, survient le grand silence « Le Manitouba ne répond plus ». Mystère, donc, mystère… Qui sait ? Nicolas Rouillard qui s’intéresse à la connexion des élus nous donnera peut-être quelques éclaircissements à propos de cette inquiétante disparition…

Du coup, Chantecler a perdu un ami sur la page Facebook de fantaisie que Claudi lui avait fabriquée

 « LE MANITOUBA NE RÉPOND PLUS » - du 23 SEPTEMBRE 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2015 (J+2471 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 10:03

LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA - du 20 SEPTEMBRE 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

Nous empruntons notre titre d’aujourd’hui à une célèbre chanson de notre patrimoine musical des Trente Glorieuses. On connaît la chanson !

C’est toujours un plaisir de réécouter ce joyau de notre patrimoine populaire

https://www.youtube.com/watch?v=KfOr01MLnQk

Puisant l’inspiration dans la presse, Claudi, a gentiment illustré pour vous ce titre de chanson plein de promesses.

Dans l’article de presse correspondant, les promesses d’avenir et même d’avenir lointain, ne manquent pas en effet. Ainsi notre premier édile déclare : « Par exemple, pour le centre-ville, au lieu de 2020, ce sera sans doute plutôt pour 2025-2030 ». Autant dire : « Le jour où la pluie viendra ! »

Et comme en France tout finit par des chansons et qu’aujourd’hui c’est encore une journée du patrimoine, nous vous offrons une petite visite chantante dans le riche patrimoine de notre blog. Elle vous  propose un autre scénario plus crédible pour l’avenir de notre centre-ville…après l’avènement de l’hyper-champignon du Charmoy !

LES NOCTURNES-du 16 janvier 2012

LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA - du 20 SEPTEMBRE 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2015 (J+2468 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:16

JOURNÉES DU PATRIMOINE À CHARMOY-CITY - du 19 SEPTEMBRE 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

Le rite annuel des Journées du Patrimoine motive aujourd’hui l’interruption momentanée de notre série « Le poids des mots » qui reviendra très vite avec l’automne.

Le 29 juillet dernier, dans un éditorial, Madame la Ministre Fleur Pellerin déclarait : « En découvrant l’architecture d’aujourd’hui, vous visitez le patrimoine de demain : telle est l’invitation que je vous ai faite, pour ces 32èmes Journées européennes du patrimoine. […] L’édition 2015 […] met en effet à l’honneur le patrimoine en train de se faire : les créations architecturales et paysagères de ces quinze dernières années. Alors le XXIème siècle, déjà patrimonial ? »

À Charmoy-City, c’est sur les hauteurs du Charmoy que l’on découvre, pour reprendre les propos de la Ministre, « le patrimoine en train de se faire » et les « créations architecturales ». Quant aux créations « paysagères », elles feront peut-être bientôt l’objet d’une deuxième Fleur qui, sauf votre respect, si elle éclot, n’aura rien à voir avec Madame la Ministre Fleur Pellerin. De cela, la presse locale nous a rendu compte récemment, en long, en large et en tarare (Le Bien Public des 8 juillet, 23 août, 29 août). Non, ce n’est pas une coquille, nous avons bien écrit « en tarare » et non en travers.

En tarare, ça tombe à point pour les Journées du Patrimoine, car, justement, comme le précise un communiqué de presse officiel ministériel du 16 mars dernier : « Cette 32e édition des Journées européennes du patrimoine s’inscrit enfin dans le cadre de la campagne portée par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne, qui ont déclaré 2015 « année du patrimoine industriel et technique ». »

« Année du patrimoine industriel et technique » ! Le tarare, objet mû par l’énergie renouvelable du bras humain, que prolonge un système bielle-manivelle actionnant simultanément un ventilateur et une grille-tamis n’est-il pas dans sa simplicité de conception et de construction un petit bijou d’efficacité, de créativité technique et d’économie d’énergie. Éolienne à l’envers, créant le vent qui sépare le fayot de la cosse, tarare, mon ami, tu es bien digne de figurer au « Patrimoine industriel et technique » !

Engin de tri rationnel s’il en fut jamais, séparant le bon grain de l’ivraie, le tarare n’est pas démodé comme quelques crétins persifleurs le déclarent. Plus que jamais, et dans de nombreux domaines, nous sommes à l’heure du tri sélectif et voilà que maintenant, les tarares, leurs grilles et leurs tamis, ont de l’avenir aux frontières ! Contre l’invasion, des tarares ! Avis à la population : Tarares, sortez des granges et levez-vous en masse ! Pour le tri et pour la Patrie !

En ces 32èmes journées du Patrimoine, c’est donc justice que le tarare-trieur soit à l’honneur et à l’affiche. Et comme nos petits lapins rieurs du Charmoy, vous ne manquerez pas de visiter le tarare-trieur ! Il faut dire quand même que c’est une visite dont on sort carrément vanné ! Et puis, ça risque de ne pas satisfaire tout le monde.

« Le tarare, c’est bien beau, on adore sa trémie jolie et son gentil petit tamis, mais nous c’est l’avenir, l’architecture du XXIème siècle qu’on voudrait enfin découvrir ! » nous déclare un visiteur perdu dans la foule des curieux entrant par le rond-point du tarare. Tout ça c’était à prévoir ! Tout ça, parce qu’officiellement, la visite de la zone du Charmoy, où s’érige la véritable architecture du XXIème siècle n’a pas été officiellement programmée au mépris de ce mot d’ordre de Madame la Ministre : « En découvrant l’architecture d’aujourd’hui, vous visitez le patrimoine de demain ».

On imagine aisément la suite. Le flot des visiteurs enfle toujours et se presse, montant vers le Charmoy, il déferle en rangs serrés. Il arrive enfin au rond-point de l’Europe. Juché sur un mamelon du rond-point, un orateur improvisé s’exclame : « Pourquoi en 2010, toutes ces affiches de LURE « OUI à la zone commerciale du Charmoy ». Pourquoi toutes ces affiches, à quoi bon tout ce tintouin, quand aujourd’hui on ne peut même pas visiter l’architecture du XXIème siècle ! Zut alors !!! »

Dès lors, comment calmer ce flot irrésistible ?

Pas de panique, à cela nous avons trouvé le remède !

Pour les gens friands de visions d’avenir, nous avons dégotté sur le net une petite vidéo luronne qui les réjouira et les transportera de joie vers des lendemains qui chantent.

Une petite vidéo, donc, pour un avenir plus lointain, et pour vous mettre en appétit avant la grande ouverture qui devrait sans aucun doute requinquer notre centre-ville !

https://www.youtube.com/watch?v=cO6DgmPgmkM

En tarare ou en vidéo donc, et pour reprendre les propos de notre Ministre Fleur : « Que ces Journées européennes du patrimoine soient donc pour chacun de vous l’occasion de vous émerveiller, et de songer à ce qui émerveillera, demain, nos enfants et nos petits-enfants. »

Au fait, à la une du site officiel de notre commune, on peut lire un « avis à la population » qui n’est d’ailleurs pas signé. Quel est le statut exact de ce vibrant appel au peuple fort officiellement titré, tel une mobilisation générale – il n’y manque qu’une petite vidéo montrant un garde-champêtre moussetachu rrroulant les rrr, rrroulant tambour, et lisant l’avisse – et qui nous incite à « faire cause commune » « ensemble » ? L’Association des maires de France de Monsieur Baroin détourne fort médiatiquement les journées du patrimoine pour défendre les « communes, un patrimoine en danger » et, comme le tarare, fait du vent pour actionner les girouettes dans le bon sens !

Tout cela nous rappelle, localement précisons-le bien, un appel pour « Charlie » lancé début janvier par une gentille midinette et relayé par le site de la Mairie.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

Et encore plus fort, l’appel à la consultation de juin 2010, quand il fallait « donner notre avis » pour une affaire d’ailleurs déjà bouclée et se déplacer « en masse » parce qu’on était « tous concernés », quand les affiches du OUI s’imprimaient à LURE, c’était sans doute pour défendre « un patrimoine en danger », et particulièrement l’activité de notre centre-ville ! Pas d’appel, pourtant au début de 2009, quand le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 était, en catimini, scandaleusement tourné, sans tambour ni trompette, sans « avisse à la population » et dans la plus grande « discrétion » au profit et au service d’un promoteur privé ! « Avis à la population » : De qui se moque-t-on !?

Dernière minute : Le Bien Public d’aujourd’hui 19 septembre, nous apprend, en tête d’un article fourre-tout, qui tire des plans très loin sur la comète, que « le maire d’Auxonne sera de la manifestation des élus, ce samedi, à Dijon, contre les baisses des dotations d’État ».

JOURNÉES DU PATRIMOINE À CHARMOY-CITY - du 19 SEPTEMBRE 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 septembre 2015 (J+2467 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:08

HISTOIRES D’ENSEIGNES (5) - du 23 AOÛT 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

Un petit vent de mélancolie est passé sur la fin de notre précédent épisode. Du coup, les ardeurs en ont été refroidies. Alors, vite, avant que notre inspiration ne se fige, il faut en terminer avec cette histoire d’enseignes. En terminer ? Mais c’est fait, puisqu’on connaît déjà la fin des fins ! Alors à quoi bon écrire encore ?

Foin d’aquoibonisme ! Il est difficile de trouver des raisons de renoncer à écrire, quand on vit dans un monde où un journal local faisait encore, il y a peu, une pleine page sur les malheurs de « Bécassine au pays des poubelles » (le titre est de nous), scénario tiré des réseaux sociaux et chanson de geste électronique d’une conscience écologique, suivi plus récemment encore, toujours sur un scénario tiré des réseaux sociaux, de « Tintin à la piscine ». Logiquement, à suivre la tendance sur les réseaux sociaux, on pourrait s’attendre à un épisode « Pierre Tombal fait son foin ». Un bon point cependant pour notre feuille quotidienne, à propos de ce retour inopiné de Don Camillo qui a ravivé nos vieux souvenirs de petit chanteur des fifties. L’aggiornamento est en marche ! Et la marche, dirait le Docteur, c’est bon pour le cœur !

Non nobis Domine, non nobis…Une pointe de nostalgie vient me serrer le cœur ! C’est qu’il m’est impossible à présent de rentrer dans l’aube blanche et que mon minois de gamin s’est enfui bien loin, ne me laissant que le souvenir des refrains en latin… Alors, sur le conseil de Claudi, évadons-nous vers le pays du rêve, ce recyclage salutaire des déchets psychiques que n’a pas encore conquis le tri sélectif moral et qui mêle allègrement, dans sa mixité baroque, le meilleur et le pire.

Jean Paul (Richter) est connu pour avoir écrit, sinon fait, des rêves délicieux ou tragiques. Après lui avoir emprunté un petit souffle rafraîchissant de cette mélancolie qui rend modeste, suivons le, à présent et pour un instant, sur les sentiers du rêve.

Le soir tombait sur Niederziwweldorf, un vent léger d’automne agitait les enseignes du vieux bourg : l’aigle, l’étoile, le grand cerf, le chapeau rouge, le lion d’or, le sauvage, la pensée et tous les autres cliquetaient au bout de leurs potences. On allumait déjà les réverbères et, aux vitrines des boutiques, on accrochait les volets de bois. La brume montait de la Tochter et, là-haut, Oberziwweldorf rougeoyait aux dernières lueurs du couchant. À l’Hôtel de ville, au pied du clocher à bulbe, une lumière venait de s’allumer, celle du bureau de Herr Bürgermeister.

Herr Bürgermeister était fatigué, les aigles noirs du papier peint volaient devant ses yeux et le portrait du Kaiser semblait lui lancer un regard plein de reproche. Écartant d’un geste las ses dossiers, il décida de s’accorder enfin un moment de détente. S’étant dirigé vers l’armoire Biedermeyer, il en retira, l’air satisfait… le dernier numéro de Toni, l’almanach de son ami Herr Doktor Meissner. Ce n’était pas encore le numéro de l’inauguration, celle-ci n’ayant pas encore eu lieu, mais c’était le dernier avant cette inauguration que, tout comme son ami Herr Doktor Meissner, Herr Bürgermeister attendait avec tant d’impatiente fébrilité.

Herr Bürgermeister était fatigué, la lecture, pourtant passionnante, de Toni ne produisait pas l’effet escompté, Herr Bürgermeister bâillait, Toni dansait sur les pages. De guerre lasse, Herr Bürgermeister feuilleta fébrilement l’almanach comptant y trouver un remède à son assoupissement. Mais de remède, il n’en trouva point ! Les enseignes répertoriées dans l’almanach aux couleurs criardes se mirent alors à entamer, sous les yeux rougis de Herr Bürgermeister, une farandole d’enfer, et il s’endormit.

Et le rêve commença. Le carillon sonnait au clocher à bulbe, les enseignes cliquetaient sous un ciel gris. Herr Bürgermeister arpentait rapidement la place déserte, balançant les bras comme au défilé. Même en rêve, il se sentait pressé dans ce bourg où, pourtant, il aurait dû flâner, échangeant quelques propos souriants à chaque coin de rue. D’où lui venait cette hâte ? D’un danger imminent ? Les vieilles enseignes, oui c’était bien ça, les vieilles enseignes ! Autant d’épées de Damoclès ! Et rouillées en plus ! Il valait mieux s’en tenir éloigné, si l’une d’elles venait à tomber ! Pas question de s’attarder, de flâner, et surtout pas d’entrer, ça c’était bon pour les touristes ! L’étroitesse des rues, liée à la menace des vieilles enseignes semblait l’oppresser, de cette oppression terrible des rêves !

Et comme toujours, dans ce rêve qu’ Herr Bürgermeister avait déjà fait maintes fois, le miracle survenait. Herr Bürgermeister arrivait enfin en vue d’une longue et large avenue qui montait vers les hauteurs d’Oberziwweldorf. Au pied de l’avenue, un tramway rutilant l’attendait, que conduisait son ami Herr Doktor Meissner. Prestement il y montait, avec un petit saut de côté presque élégant. Tout ému par le signal du départ, il arrangeait fébrilement sa cravate et demandait crânement : « Un ticket pour la station « Inauguration » ! ». Le conducteur se retournait alors et lui répondait avec un immense sourire : « Pour vous, bien entendu, ce sera gratuit Herr Bürgermeister ! ». Alors, détendu, souriant et enfin rassuré, loin des vieilles enseignes, Herr Bürgermeister s’asseyait voluptueusement dans le fauteuil pullman. Puis, le regard rivé vers les hauteurs d’Oberziwweldorf, il imaginait déjà son arrivée là-haut, quand, au son des fanfares, la grande enseigne lèverait enfin le voile couvrant ses hyper-charmes.

Vous ayant amené jusqu’au seuil de l’hyper-rêve, nous interromprons ici notre histoire d’enseignes que nous dédions aux mémoires conjuguées de Jean Paul et de Hansi, nos courageux et glorieux inspirateurs en des temps difficiles !

HISTOIRES D’ENSEIGNES (5) - du 23 AOÛT 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 août 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:55

HISTOIRES D’ENSEIGNES (4) - du 20 AOÛT 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

Nos fidèles lecteurs/trices connaissent à présent Niederziwweldorf et quelques-unes de ses personnalités marquantes : Seppi le coiffeur rebelle, Herr Polizei Schwob grand mutilé de la moustache, Herr Bürgermeister et son fidèle ami Herr Doktor Meissner.

Pour les autres, rappelons que Niederziwweldorf est un vieux bourg rural sur la Tochter, un peu en aval de Königshafen, villégiature en vogue où, avant la Grande Guerre, le Kronprinz venait bronzer son corps longiligne et faire de la périssoire à deux places en août. À cette même époque, le clocher en bulbe de Niederziwweldorf était par ailleurs le but de nombreuses excursions-incursions ultra-rhénanes depuis que le Professor Knatschke l’avait fait figurer en bonne place avec deux étoiles dans son guide vert-de-gris.

Un peu de toponymie à présent. Niederziwweldorf, traduit en français, c’est Ziwweldorf-le-Bas, et, bien entendu, Niederziwweldorf d’en bas avait son pendant d’en haut, Oberziwweldorf. Comme par chez nous on dirait : Tart-le-Haut et Tart-le-Bas.

Niederziwweldorf, en bas, c’était le passé, et Oberziwweldorf, en haut de la côte, l’avenir, l’avenir en montant bien entendu, et la victoire en chantant !

C’était du moins l’avenir préparé par le patron d’une grande enseigne de Colmar avec le concours diligent de Herr Bürgermeister.

L’Oberziwweldorfhypermarkt poussait donc là-haut comme un champignon pour la plus grande joie de Herr Doktor Meissner, le père spirituel de Toni, qui, comme on l’apprend dans Toni, excellait par ailleurs dans la préparation des champignons cuits au four.

De Saxe, dans sa Meissen natale, Herr Doktor Meissner avait déjà commandé deux quintaux de kaolin premier choix. Il comptait, en effet, réaliser une série numérotée d’assiettes commémoratives d’une inauguration à laquelle, par avance, il avait été expressément convié. L’inauguration de l’Oberziwweldorfhypermarkt, bien entendu, dont la relation détaillée par les bons soins de Herr Doktor Meissner occuperait aussi tout un numéro spécial à tirage limité et justifié de Toni. Avec un grand encart dépliant sur papier couché et un grand fac-similé sur vélin des signatures prestigieuses du jour. Sans oublier le portrait coruscant de l’auteur-éditeur, ainsi que celui, plus improbable, de Herr Bürgermeister.

On peut d’ailleurs admirer ce numéro dans les archives recueillies par Claudi. Un vrai bijou documentaire ! Une petite note au crayon de Seppi le coiffeur, écrite sur la couverture précise « oublié au salon par le Conseiller Schnaps ». Et l’assiette commémorative, alors, parlez-nous de cette assiette commémorative !! Elle doit être vraiment belle !!

Pardon fidèles lecteurs/trices ! J’oubliais justement de vous en parler, car jusqu’à ces derniers jours on n’en avait pas trouvé trace, mais un exemplaire de la précieuse porcelaine vient justement d’être envoyée en recommandé par l’oncle Seppi qui précise l’avoir retrouvé dans son grenier au beau milieu d’un cageot rempli de vieux plats à barbe ébréchés.

Il serait amusant de savoir comment cette céramique avait atterri chez le coiffeur, celui-ci n’étant pas homme à faire une telle emplette et de toute façon trop indigne de se la voir offrir par son auteur-artiste. Elle ne pouvait pas non plus avoir été « oubliée au salon par le Conseiller Schnaps », car si ce dernier y apportait manifestement ses pieuses et bonnes lectures, le digne conseiller n’allait sans doute pas jusqu’à y apporter sa vaisselle !

Je sens, fidèles lecteurs/trices, que toute cette brocante commence à vous barber sévère. Si tel est le cas, alors lisez plutôt Toni, ou Le Bien Public, c’est encore plus chic, et puis dans Le Bien Public on trouve parfois de beaux vers édifiants, même si c’est à propos de poubelles (numéro du 10 août 2015) !

« Sa conscience écologique

Lui a dicté son geste électronique » Mazette !

Mais après tout, pourquoi vous plaindriez-vous ? Je ne vous propose là qu’un feuilleton de vacances et de ce genre de lectures, il est prudent de ne pas trop attendre ! Vous me direz alors que ça manque un peu de sexe, je vous rétorquerai qu’en tout cas, ça ne manque pas de Saxe ! Vous ne rêvez sans doute que de porcelets de sexe quand je vous sers, moi, naïf, les mets les plus délicats dans de la porcelaine… de Saxe !

Et puis sachez le bien, ce que je vous relate aujourd’hui, et qui, un siècle après, a pris un sérieux coup de moisi, passionnait vraiment le tout Niederziwweldorf intellectuel, scientifique et culturel d’alors.

Vous allez me dire que ce Niederziwweldorf intellectuel, scientifique et culturel d’alors vous apparaît, sous ma plume malhabile, bien lointain et poussiéreux ! Ingrat(e)s que vous êtes ! La critique est facile mais l’art est difficile ! Pas si facile de faire revivre l’histoire ! Essayez donc ! On vous verra à l’œuvre ! Si vous voulez vous faire mousser, écrivez plutôt l’avenir, inscrivez votre nom dans l’avenir et dans le territoire ! Vous aurez votre rue, vous aurez votre square ! C’est ce que pensait sans doute déjà Herr Bürgermeister, il y a un siècle. Sic transit…

Mais tout ça, aujourd’hui, plus d’un siècle après, c’est bien refroidi, refroidi comme le four d’Herr Doktor Meissner et les oreilles d’icelui qui rougeoyaient au feu de la fournaise, comme celles du mécano fourgonnant dans la chaudière. Tout ça, refroidi !

En entrant avec Claudi dans le grenier de Seppi, vous êtes entrés sans le savoir dans l’hypermarché de la mélancolie. À trop déranger, des greniers, la poussière, on finit par soulever un nuage de mélancolie ! Et quand, à Charmoy-city, les réseaux sociaux vont batifoler jusque dans les herbes folles du cimetière, la Grande Faucheuse s’émeut ! Et dire qu’en plus, pour comble de malheur, le Faucheur du rond-point vient tout juste de troquer sa faux contre un tarare ! Il y a de quoi désespérer !!

Alors Chantecler, ton histoire d’enseignes, elle finit là ? Ton inspiration serait-elle en panne ? Aurait-elle déjà mordu la poussière ? Si c’est le cas, alors, bonjour tristesse ! Mais non, c’est tout juste un petit souffle de vent de Jean Paul – Jean Paul Richter, le vrai – qui vient de passer, un petit vent frais, un vrai petit vent de mélancolie…Ni soufflerie ronflante de chaudière, ni flatulence bruyante de gestionnaire !

Un petit vent frais, un vrai petit vent de mélancolie, un petit vent de modestie aussi, brise apaisante que ne ressentent plus guère nos gestionnaires confits dans leurs bocaux, alignés sur les rayons de l’hypermarché du pouvoir.

Le petit vent de mélancolie a même saisi le crayon de Claudi. Ah ! Romantisme, romantisme et mélancolie tranquille des herbes folles poussant parmi les ruines dans le cimetière des rêves ! Sic transit…

Je sens que les âmes sensibles vont sortir un kleenex. Ne pleure pas Jeannette ! À bientôt, ne manquez surtout pas le prochain épisode. Un épisode de rêve, c’est promis !

 

HISTOIRES D’ENSEIGNES (4) - du 20 AOÛT 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 août 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:57

HISTOIRES D’ENSEIGNES (3) - du 17 AOÛT 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

Voilà le bel été tout rafraîchi, l’automne montre son nez, mais c’est encore les vacances et notre feuilleton continue !

Puisque toute la matière qui va nous inspirer à présent, sortira du grand portefeuille et des deux paquets rapportés par Claudi du grenier de son oncle Seppi de Rouffach, présentons rapidement le fonds d’archives qu’il constitue.

Trois agendas de la boutique du coiffeur, datés de 1901, 1902, 1905. À la date du 4 septembre 1901 est mentionné l’épisode de la moustache avec un petit croquis vachard et un vieux rasoir de Klingenthal à manche de corne glissé dans une enveloppe de faire-part à liseré noir : l’arme du crime sans doute ! L’exhumation de toutes ces reliques nous fait revivre l’histoire en direct, et la lame du rasoir, même rouillée, brrrr !!! Ça vous fait froid sous le nez !!

Ne nous égarons pas, continuons l’inventaire méthodique de cet émouvant musée : deux cahiers d’écolier cartonnés couverts d’une écriture serrée, truffés de lettres, de feuilles détachées, d’articles de journaux, de croquis et de chromos pliés en quatre, constituant les « mémoires » de Seppi le coiffeur. Divers calendriers, affiches, gravures, gazettes tant en français qu’en allemand.

À part le portefeuille, deux paquets ficelés. Le premier contenant quelques ouvrages en allemand de Jean Paul Richter, dit Jean Paul, humoriste romantique à peu près inconnu en France. Au nombre de ces ouvrages, le Siebenkaes, œuvre largement autobiographique décrivant, entre effusions et rires, la vie d’un jeune avocat sans fortune dans le bourg stupide de Kuhschnappel. De cette œuvre burlesque et touchante, Hermann Hesse estimait qu’elle était de celles que l’on reprend pour sa chaleur humaine, l’âge venu, ou dans l’épreuve. Seppi le coiffeur, après ses journées barbantes de barbier, était sans doute inspiré par ces bonnes lectures !! La lecture de Toni, en revanche devait l’inspirer moins. Toni ? Kezaco ? Patience, nous allons le découvrir…

Le second paquet, apparemment moins littéraire, contenait une collection de périodiques visiblement locaux. Le paquet étant encore ficelé, on découvrait la couverture du premier numéro dont les affronts conjugués de la poussière séculaire et des souris du grenier avait éteint les couleurs criardes. Sous la ficelle, on lisait ce titre en ronde gothique Toni et en sous-titre : Kultur, Künste, Schilder (culture, art, enseignes). En défaisant le paquet, Claudi, dont l’imagination est vraiment débordante, et qui n’en rate pas une, fit remarquer en pouffant que le sous-titre lui rappelait le très sérieux et très fameux « Küche, Kirche, Kinder » (cuisine, église, enfants).

Le paquet étant à présent défait, on peut juger plus précisément de son contenu qui se révèle être une série d’almanachs composites publiés, au tout début du siècle dernier, par Herr Doktor Meissner, originaire comme il le déclare lui-même et comme son nom l’indique de Meissen, célèbre ville de Saxe, où se cuit, dans les meilleurs fours, le meilleur kaolin.

L’illustration de couverture, encore fraîche et pimpante pour les numéros de l’intérieur du paquet, représente sur des fonds variés, un petit personnage genre Struwwelpeter (Pierre ébouriffé), Toni sans doute, perché sur une grande enseigne portant les mots Kultur, Künste, Schilder (culture, art, enseignes).

Comment dresser une puce, comment ramoner vos cheminées, comment soulager vos rhumatismes, combien pèse la Lune, vous trouverez dans Toni toutes ces réponses sans peine tout en visitant gratuitement la pinacothèque et la…. glyptothèque ! Non, pas la discothèque, grand-père, la gly-pto-thèque !

Une autre galerie, non moins passionnante, vous y accueille, celle des enseignes de Niederziwweldorf dûment classées et répertoriées. Boutique ! Keskyen-na ! Le Professor Knatschke devait faire ses provisions de Delikatessen quand il venait en touriste à Niederziwweldorf ! C’est que le petit commerce marchait bien en ce temps-là ! Tiens, une souris a juste grignoté l’image du buste du Kaiser, il est vrai qu’il était appétissant ce buste en biscuit à 50 pfennigs l’unité et 5 marks la douzaine !

Pour un amateur d’archives, cette revue d’un autre siècle ne manque pas d’intérêt, mais Claudi m’a confié qu’en y regardant de plus près, elle présentait une grave lacune : à partir de septembre 2001, on n’y trouve plus aucune trace du coiffeur Seppi et de son enseigne ! Ah ! La Vache !

Petit post-scriptum transhistorique : À Niederziwweldorf, notre Seppi disparut donc des colonnes de Toni à partir de septembre 1901. À Charmoy-City, en notre année 2015, les Seppis viennent tout juste de disparaître du rond-point du Faucheur. Il est vrai que les moissons sont terminées. N’ayant plus ses Seppis à moissonner, notre Faucheur tourne à présent la manivelle d’un vieux tarare requinqué et lifté. Trompé par la nature et la fonction réelle de l’engin qui est essentiellement de brasser du vent, ce qui le rapproche en cela de beaucoup d’écrivailleurs, un arrière petit-neveu du Professor Knatschke, a glissé une pièce dans la trémie. En vain !

Résultat des courses, dans le futur guide touristique Knatschke à paraître en 2016, on pourrra lire que les orgues de Barbarie ne fonctionnent pas à Charmoy-city. Carton rouge à Berlin pour le rond-point ! Ça va encore faire tout un tintouin ! Ah ! Quel zinzin !

HISTOIRES D’ENSEIGNES (3) - du 17 AOÛT 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 août 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres