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  • Claude Speranza, Auxonnais
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:08

HISTOIRES D’ENSEIGNES (5) - du 23 AOÛT 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

Un petit vent de mélancolie est passé sur la fin de notre précédent épisode. Du coup, les ardeurs en ont été refroidies. Alors, vite, avant que notre inspiration ne se fige, il faut en terminer avec cette histoire d’enseignes. En terminer ? Mais c’est fait, puisqu’on connaît déjà la fin des fins ! Alors à quoi bon écrire encore ?

Foin d’aquoibonisme ! Il est difficile de trouver des raisons de renoncer à écrire, quand on vit dans un monde où un journal local faisait encore, il y a peu, une pleine page sur les malheurs de « Bécassine au pays des poubelles » (le titre est de nous), scénario tiré des réseaux sociaux et chanson de geste électronique d’une conscience écologique, suivi plus récemment encore, toujours sur un scénario tiré des réseaux sociaux, de « Tintin à la piscine ». Logiquement, à suivre la tendance sur les réseaux sociaux, on pourrait s’attendre à un épisode « Pierre Tombal fait son foin ». Un bon point cependant pour notre feuille quotidienne, à propos de ce retour inopiné de Don Camillo qui a ravivé nos vieux souvenirs de petit chanteur des fifties. L’aggiornamento est en marche ! Et la marche, dirait le Docteur, c’est bon pour le cœur !

Non nobis Domine, non nobis…Une pointe de nostalgie vient me serrer le cœur ! C’est qu’il m’est impossible à présent de rentrer dans l’aube blanche et que mon minois de gamin s’est enfui bien loin, ne me laissant que le souvenir des refrains en latin… Alors, sur le conseil de Claudi, évadons-nous vers le pays du rêve, ce recyclage salutaire des déchets psychiques que n’a pas encore conquis le tri sélectif moral et qui mêle allègrement, dans sa mixité baroque, le meilleur et le pire.

Jean Paul (Richter) est connu pour avoir écrit, sinon fait, des rêves délicieux ou tragiques. Après lui avoir emprunté un petit souffle rafraîchissant de cette mélancolie qui rend modeste, suivons le, à présent et pour un instant, sur les sentiers du rêve.

Le soir tombait sur Niederziwweldorf, un vent léger d’automne agitait les enseignes du vieux bourg : l’aigle, l’étoile, le grand cerf, le chapeau rouge, le lion d’or, le sauvage, la pensée et tous les autres cliquetaient au bout de leurs potences. On allumait déjà les réverbères et, aux vitrines des boutiques, on accrochait les volets de bois. La brume montait de la Tochter et, là-haut, Oberziwweldorf rougeoyait aux dernières lueurs du couchant. À l’Hôtel de ville, au pied du clocher à bulbe, une lumière venait de s’allumer, celle du bureau de Herr Bürgermeister.

Herr Bürgermeister était fatigué, les aigles noirs du papier peint volaient devant ses yeux et le portrait du Kaiser semblait lui lancer un regard plein de reproche. Écartant d’un geste las ses dossiers, il décida de s’accorder enfin un moment de détente. S’étant dirigé vers l’armoire Biedermeyer, il en retira, l’air satisfait… le dernier numéro de Toni, l’almanach de son ami Herr Doktor Meissner. Ce n’était pas encore le numéro de l’inauguration, celle-ci n’ayant pas encore eu lieu, mais c’était le dernier avant cette inauguration que, tout comme son ami Herr Doktor Meissner, Herr Bürgermeister attendait avec tant d’impatiente fébrilité.

Herr Bürgermeister était fatigué, la lecture, pourtant passionnante, de Toni ne produisait pas l’effet escompté, Herr Bürgermeister bâillait, Toni dansait sur les pages. De guerre lasse, Herr Bürgermeister feuilleta fébrilement l’almanach comptant y trouver un remède à son assoupissement. Mais de remède, il n’en trouva point ! Les enseignes répertoriées dans l’almanach aux couleurs criardes se mirent alors à entamer, sous les yeux rougis de Herr Bürgermeister, une farandole d’enfer, et il s’endormit.

Et le rêve commença. Le carillon sonnait au clocher à bulbe, les enseignes cliquetaient sous un ciel gris. Herr Bürgermeister arpentait rapidement la place déserte, balançant les bras comme au défilé. Même en rêve, il se sentait pressé dans ce bourg où, pourtant, il aurait dû flâner, échangeant quelques propos souriants à chaque coin de rue. D’où lui venait cette hâte ? D’un danger imminent ? Les vieilles enseignes, oui c’était bien ça, les vieilles enseignes ! Autant d’épées de Damoclès ! Et rouillées en plus ! Il valait mieux s’en tenir éloigné, si l’une d’elles venait à tomber ! Pas question de s’attarder, de flâner, et surtout pas d’entrer, ça c’était bon pour les touristes ! L’étroitesse des rues, liée à la menace des vieilles enseignes semblait l’oppresser, de cette oppression terrible des rêves !

Et comme toujours, dans ce rêve qu’ Herr Bürgermeister avait déjà fait maintes fois, le miracle survenait. Herr Bürgermeister arrivait enfin en vue d’une longue et large avenue qui montait vers les hauteurs d’Oberziwweldorf. Au pied de l’avenue, un tramway rutilant l’attendait, que conduisait son ami Herr Doktor Meissner. Prestement il y montait, avec un petit saut de côté presque élégant. Tout ému par le signal du départ, il arrangeait fébrilement sa cravate et demandait crânement : « Un ticket pour la station « Inauguration » ! ». Le conducteur se retournait alors et lui répondait avec un immense sourire : « Pour vous, bien entendu, ce sera gratuit Herr Bürgermeister ! ». Alors, détendu, souriant et enfin rassuré, loin des vieilles enseignes, Herr Bürgermeister s’asseyait voluptueusement dans le fauteuil pullman. Puis, le regard rivé vers les hauteurs d’Oberziwweldorf, il imaginait déjà son arrivée là-haut, quand, au son des fanfares, la grande enseigne lèverait enfin le voile couvrant ses hyper-charmes.

Vous ayant amené jusqu’au seuil de l’hyper-rêve, nous interromprons ici notre histoire d’enseignes que nous dédions aux mémoires conjuguées de Jean Paul et de Hansi, nos courageux et glorieux inspirateurs en des temps difficiles !

HISTOIRES D’ENSEIGNES (5) - du 23 AOÛT 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 août 2015 (J+2440 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:55

HISTOIRES D’ENSEIGNES (4) - du 20 AOÛT 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

Nos fidèles lecteurs/trices connaissent à présent Niederziwweldorf et quelques-unes de ses personnalités marquantes : Seppi le coiffeur rebelle, Herr Polizei Schwob grand mutilé de la moustache, Herr Bürgermeister et son fidèle ami Herr Doktor Meissner.

Pour les autres, rappelons que Niederziwweldorf est un vieux bourg rural sur la Tochter, un peu en aval de Königshafen, villégiature en vogue où, avant la Grande Guerre, le Kronprinz venait bronzer son corps longiligne et faire de la périssoire à deux places en août. À cette même époque, le clocher en bulbe de Niederziwweldorf était par ailleurs le but de nombreuses excursions-incursions ultra-rhénanes depuis que le Professor Knatschke l’avait fait figurer en bonne place avec deux étoiles dans son guide vert-de-gris.

Un peu de toponymie à présent. Niederziwweldorf, traduit en français, c’est Ziwweldorf-le-Bas, et, bien entendu, Niederziwweldorf d’en bas avait son pendant d’en haut, Oberziwweldorf. Comme par chez nous on dirait : Tart-le-Haut et Tart-le-Bas.

Niederziwweldorf, en bas, c’était le passé, et Oberziwweldorf, en haut de la côte, l’avenir, l’avenir en montant bien entendu, et la victoire en chantant !

C’était du moins l’avenir préparé par le patron d’une grande enseigne de Colmar avec le concours diligent de Herr Bürgermeister.

L’Oberziwweldorfhypermarkt poussait donc là-haut comme un champignon pour la plus grande joie de Herr Doktor Meissner, le père spirituel de Toni, qui, comme on l’apprend dans Toni, excellait par ailleurs dans la préparation des champignons cuits au four.

De Saxe, dans sa Meissen natale, Herr Doktor Meissner avait déjà commandé deux quintaux de kaolin premier choix. Il comptait, en effet, réaliser une série numérotée d’assiettes commémoratives d’une inauguration à laquelle, par avance, il avait été expressément convié. L’inauguration de l’Oberziwweldorfhypermarkt, bien entendu, dont la relation détaillée par les bons soins de Herr Doktor Meissner occuperait aussi tout un numéro spécial à tirage limité et justifié de Toni. Avec un grand encart dépliant sur papier couché et un grand fac-similé sur vélin des signatures prestigieuses du jour. Sans oublier le portrait coruscant de l’auteur-éditeur, ainsi que celui, plus improbable, de Herr Bürgermeister.

On peut d’ailleurs admirer ce numéro dans les archives recueillies par Claudi. Un vrai bijou documentaire ! Une petite note au crayon de Seppi le coiffeur, écrite sur la couverture précise « oublié au salon par le Conseiller Schnaps ». Et l’assiette commémorative, alors, parlez-nous de cette assiette commémorative !! Elle doit être vraiment belle !!

Pardon fidèles lecteurs/trices ! J’oubliais justement de vous en parler, car jusqu’à ces derniers jours on n’en avait pas trouvé trace, mais un exemplaire de la précieuse porcelaine vient justement d’être envoyée en recommandé par l’oncle Seppi qui précise l’avoir retrouvé dans son grenier au beau milieu d’un cageot rempli de vieux plats à barbe ébréchés.

Il serait amusant de savoir comment cette céramique avait atterri chez le coiffeur, celui-ci n’étant pas homme à faire une telle emplette et de toute façon trop indigne de se la voir offrir par son auteur-artiste. Elle ne pouvait pas non plus avoir été « oubliée au salon par le Conseiller Schnaps », car si ce dernier y apportait manifestement ses pieuses et bonnes lectures, le digne conseiller n’allait sans doute pas jusqu’à y apporter sa vaisselle !

Je sens, fidèles lecteurs/trices, que toute cette brocante commence à vous barber sévère. Si tel est le cas, alors lisez plutôt Toni, ou Le Bien Public, c’est encore plus chic, et puis dans Le Bien Public on trouve parfois de beaux vers édifiants, même si c’est à propos de poubelles (numéro du 10 août 2015) !

« Sa conscience écologique

Lui a dicté son geste électronique » Mazette !

Mais après tout, pourquoi vous plaindriez-vous ? Je ne vous propose là qu’un feuilleton de vacances et de ce genre de lectures, il est prudent de ne pas trop attendre ! Vous me direz alors que ça manque un peu de sexe, je vous rétorquerai qu’en tout cas, ça ne manque pas de Saxe ! Vous ne rêvez sans doute que de porcelets de sexe quand je vous sers, moi, naïf, les mets les plus délicats dans de la porcelaine… de Saxe !

Et puis sachez le bien, ce que je vous relate aujourd’hui, et qui, un siècle après, a pris un sérieux coup de moisi, passionnait vraiment le tout Niederziwweldorf intellectuel, scientifique et culturel d’alors.

Vous allez me dire que ce Niederziwweldorf intellectuel, scientifique et culturel d’alors vous apparaît, sous ma plume malhabile, bien lointain et poussiéreux ! Ingrat(e)s que vous êtes ! La critique est facile mais l’art est difficile ! Pas si facile de faire revivre l’histoire ! Essayez donc ! On vous verra à l’œuvre ! Si vous voulez vous faire mousser, écrivez plutôt l’avenir, inscrivez votre nom dans l’avenir et dans le territoire ! Vous aurez votre rue, vous aurez votre square ! C’est ce que pensait sans doute déjà Herr Bürgermeister, il y a un siècle. Sic transit…

Mais tout ça, aujourd’hui, plus d’un siècle après, c’est bien refroidi, refroidi comme le four d’Herr Doktor Meissner et les oreilles d’icelui qui rougeoyaient au feu de la fournaise, comme celles du mécano fourgonnant dans la chaudière. Tout ça, refroidi !

En entrant avec Claudi dans le grenier de Seppi, vous êtes entrés sans le savoir dans l’hypermarché de la mélancolie. À trop déranger, des greniers, la poussière, on finit par soulever un nuage de mélancolie ! Et quand, à Charmoy-city, les réseaux sociaux vont batifoler jusque dans les herbes folles du cimetière, la Grande Faucheuse s’émeut ! Et dire qu’en plus, pour comble de malheur, le Faucheur du rond-point vient tout juste de troquer sa faux contre un tarare ! Il y a de quoi désespérer !!

Alors Chantecler, ton histoire d’enseignes, elle finit là ? Ton inspiration serait-elle en panne ? Aurait-elle déjà mordu la poussière ? Si c’est le cas, alors, bonjour tristesse ! Mais non, c’est tout juste un petit souffle de vent de Jean Paul – Jean Paul Richter, le vrai – qui vient de passer, un petit vent frais, un vrai petit vent de mélancolie…Ni soufflerie ronflante de chaudière, ni flatulence bruyante de gestionnaire !

Un petit vent frais, un vrai petit vent de mélancolie, un petit vent de modestie aussi, brise apaisante que ne ressentent plus guère nos gestionnaires confits dans leurs bocaux, alignés sur les rayons de l’hypermarché du pouvoir.

Le petit vent de mélancolie a même saisi le crayon de Claudi. Ah ! Romantisme, romantisme et mélancolie tranquille des herbes folles poussant parmi les ruines dans le cimetière des rêves ! Sic transit…

Je sens que les âmes sensibles vont sortir un kleenex. Ne pleure pas Jeannette ! À bientôt, ne manquez surtout pas le prochain épisode. Un épisode de rêve, c’est promis !

 

HISTOIRES D’ENSEIGNES (4) - du 20 AOÛT 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 août 2015 (J+2437 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:57

HISTOIRES D’ENSEIGNES (3) - du 17 AOÛT 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

Voilà le bel été tout rafraîchi, l’automne montre son nez, mais c’est encore les vacances et notre feuilleton continue !

Puisque toute la matière qui va nous inspirer à présent, sortira du grand portefeuille et des deux paquets rapportés par Claudi du grenier de son oncle Seppi de Rouffach, présentons rapidement le fonds d’archives qu’il constitue.

Trois agendas de la boutique du coiffeur, datés de 1901, 1902, 1905. À la date du 4 septembre 1901 est mentionné l’épisode de la moustache avec un petit croquis vachard et un vieux rasoir de Klingenthal à manche de corne glissé dans une enveloppe de faire-part à liseré noir : l’arme du crime sans doute ! L’exhumation de toutes ces reliques nous fait revivre l’histoire en direct, et la lame du rasoir, même rouillée, brrrr !!! Ça vous fait froid sous le nez !!

Ne nous égarons pas, continuons l’inventaire méthodique de cet émouvant musée : deux cahiers d’écolier cartonnés couverts d’une écriture serrée, truffés de lettres, de feuilles détachées, d’articles de journaux, de croquis et de chromos pliés en quatre, constituant les « mémoires » de Seppi le coiffeur. Divers calendriers, affiches, gravures, gazettes tant en français qu’en allemand.

À part le portefeuille, deux paquets ficelés. Le premier contenant quelques ouvrages en allemand de Jean Paul Richter, dit Jean Paul, humoriste romantique à peu près inconnu en France. Au nombre de ces ouvrages, le Siebenkaes, œuvre largement autobiographique décrivant, entre effusions et rires, la vie d’un jeune avocat sans fortune dans le bourg stupide de Kuhschnappel. De cette œuvre burlesque et touchante, Hermann Hesse estimait qu’elle était de celles que l’on reprend pour sa chaleur humaine, l’âge venu, ou dans l’épreuve. Seppi le coiffeur, après ses journées barbantes de barbier, était sans doute inspiré par ces bonnes lectures !! La lecture de Toni, en revanche devait l’inspirer moins. Toni ? Kezaco ? Patience, nous allons le découvrir…

Le second paquet, apparemment moins littéraire, contenait une collection de périodiques visiblement locaux. Le paquet étant encore ficelé, on découvrait la couverture du premier numéro dont les affronts conjugués de la poussière séculaire et des souris du grenier avait éteint les couleurs criardes. Sous la ficelle, on lisait ce titre en ronde gothique Toni et en sous-titre : Kultur, Künste, Schilder (culture, art, enseignes). En défaisant le paquet, Claudi, dont l’imagination est vraiment débordante, et qui n’en rate pas une, fit remarquer en pouffant que le sous-titre lui rappelait le très sérieux et très fameux « Küche, Kirche, Kinder » (cuisine, église, enfants).

Le paquet étant à présent défait, on peut juger plus précisément de son contenu qui se révèle être une série d’almanachs composites publiés, au tout début du siècle dernier, par Herr Doktor Meissner, originaire comme il le déclare lui-même et comme son nom l’indique de Meissen, célèbre ville de Saxe, où se cuit, dans les meilleurs fours, le meilleur kaolin.

L’illustration de couverture, encore fraîche et pimpante pour les numéros de l’intérieur du paquet, représente sur des fonds variés, un petit personnage genre Struwwelpeter (Pierre ébouriffé), Toni sans doute, perché sur une grande enseigne portant les mots Kultur, Künste, Schilder (culture, art, enseignes).

Comment dresser une puce, comment ramoner vos cheminées, comment soulager vos rhumatismes, combien pèse la Lune, vous trouverez dans Toni toutes ces réponses sans peine tout en visitant gratuitement la pinacothèque et la…. glyptothèque ! Non, pas la discothèque, grand-père, la gly-pto-thèque !

Une autre galerie, non moins passionnante, vous y accueille, celle des enseignes de Niederziwweldorf dûment classées et répertoriées. Boutique ! Keskyen-na ! Le Professor Knatschke devait faire ses provisions de Delikatessen quand il venait en touriste à Niederziwweldorf ! C’est que le petit commerce marchait bien en ce temps-là ! Tiens, une souris a juste grignoté l’image du buste du Kaiser, il est vrai qu’il était appétissant ce buste en biscuit à 50 pfennigs l’unité et 5 marks la douzaine !

Pour un amateur d’archives, cette revue d’un autre siècle ne manque pas d’intérêt, mais Claudi m’a confié qu’en y regardant de plus près, elle présentait une grave lacune : à partir de septembre 2001, on n’y trouve plus aucune trace du coiffeur Seppi et de son enseigne ! Ah ! La Vache !

Petit post-scriptum transhistorique : À Niederziwweldorf, notre Seppi disparut donc des colonnes de Toni à partir de septembre 1901. À Charmoy-City, en notre année 2015, les Seppis viennent tout juste de disparaître du rond-point du Faucheur. Il est vrai que les moissons sont terminées. N’ayant plus ses Seppis à moissonner, notre Faucheur tourne à présent la manivelle d’un vieux tarare requinqué et lifté. Trompé par la nature et la fonction réelle de l’engin qui est essentiellement de brasser du vent, ce qui le rapproche en cela de beaucoup d’écrivailleurs, un arrière petit-neveu du Professor Knatschke, a glissé une pièce dans la trémie. En vain !

Résultat des courses, dans le futur guide touristique Knatschke à paraître en 2016, on pourrra lire que les orgues de Barbarie ne fonctionnent pas à Charmoy-city. Carton rouge à Berlin pour le rond-point ! Ça va encore faire tout un tintouin ! Ah ! Quel zinzin !

HISTOIRES D’ENSEIGNES (3) - du 17 AOÛT 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 août 2015 (J+2434 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 09:06

HISTOIRES D’ENSEIGNES (1) - du 08 AOÛT 2015 (J+2425 après le vote négatif fondateur)

Nous voilà parvenus au cœur de l’hibernation estivale, tout ou presque est fermé, tout ou presque s’arrête, tout le monde ou presque est parti. Qui gardera les radis ?

La tentation est grande de mettre la clef sous le paillasson et d’aller se faire cuire ailleurs, à Vierzon ou à Vesoul, par exemple. Nous y résisterons par fidélité à notre distingué lectorat.

Nous interrompons toutefois momentanément notre série en cours « Le poids des mots » pour laquelle nous avons découvert des ressources documentaires insoupçonnées et de première bourre, que nous ne manquerons pas de diffuser ultérieurement après leur exploitation et leur mise en forme.

Pour l’heure, notre cher Claudi, ce chineur invétéré, vient de faire une trouvaille qui nous tire une belle épine du pied et va nous permettre de souffler un peu, tout en ne décevant pas notre distingué lectorat.

Les moins amnésiques de nos lecteurs/trices, se souviennent sans doute de la fameuse valise dégottée par Claudi chez son oncle Seppi de Rouffach. Les trouvailles qu’elle contenait nous avaient permis de publier l’iconographie originale et alors encore inédite du « Charmoy du Centenaire », qui illustre nos articles des 14, 16 et 18 février 2014.

Nous reprendrons très bientôt cette belle iconographie, réactualisée, dans un petit album intitulé « Partir au feu ». « Partir au feu », voilà une expression désormais consacrée dans le répertoire conquérant des grandes enseignes

« UN BLINDÉ PLUTÔT QU’UN RADIS ! » - du 22 JUILLET 2015

Retournons à présent à Rouffach où, bravant la canicule, Claudi est remonté récemment dans le grenier de son oncle Seppi. Le grand soleil d’Alsace tapait sur le ciboulot et sur les tuiles d’Altkirch des toits, où les cigognes commençaient à fondre dans leurs nids sur les cheminées. Dans le grenier de l’oncle Seppi, il faisait chaud, comme dans un four !!

Mais malgré l’honneur qu’il avait fait aux pickerla d’Edelzwicker, car il apprécie aussi le blanc et pas seulement les rouges tanniques comme le colporte certain zozo – tannique ta mère, une fois ! – notre bon Claudi gardait la tête sur les épaules. De son séjour dans le grenier-sauna, il a rapporté de nouvelles trouvailles.

Tout d’abord, une vieille enseigne poussiéreuse de coiffeur avec son plat à barbe pendant, tel la Croix de Fer sur la poitrine d’un Feldwebel, et ensuite, un portefeuille bourré de vieux papiers passionnants et inédits qui seront au menu de nos prochains articles.

Redescendu du grenier, poussiéreux, tout couvert de toiles d’araignées, et surtout plus assoiffé que jamais, Claudi a vidé dare-dare quelques schopa avec le vieux Seppi. Ce faisant, rythmant son récit de claquements de langue sonores et gourmands sur quelques bonnes rasades d’Edelzwicker bien frais, le vieux Seppi lui a conté l’histoire de la vieille enseigne avec son plat à barbe pendant, tel la Croix de Fer sur la poitrine d’un Feldwebel.

Le grand-père de Seppi, un autre Seppi, était coiffeur à Niederziwweldorf, vieux bourg rural sur la Tochter, en aval de Königshafen, villégiature alors en vogue où le Kronprinz venait bronzer son corps longiligne et faire de la périssoire à deux places en août. Le clocher en bulbe de Niederziwweldorf était par ailleurs le but de nombreuses excursions-incursions ultra-rhénanes car il figurait en bonne place avec deux étoiles dans le guide vert-de-gris du Professor Knatschke.

Pendant l’annexion prussienne, l’ancêtre-coiffeur qui s’ennuyait un peu à débroussailler tout un régiment de têtes creuses, s’était fait mal voir de l’autorité régnante, de ses instances et de ses sbires à cause de son franc parler et particulièrement pour sa persistance invétérée à continuer d’écrire en bon français !

C’est d’ailleurs le thème de notre illustration du jour. Herr Polizei Schwob, était avant tout un homme d’ordre, même s’il était connu pour avoir peint quelques enseignes à bière, et doté de surcroît d’une plume gothique, qui lui avait valu d’obtenir un prix littéraire de l’Akademie de Kuhschnappel (32ème, au rang des 31 villes de Souabe). Mais tout cela n’impressionnait pas Seppi.

Quand Herr Polizei Schwob sortait sa carte de Polizei et son petit carnet portant le Stempel aquilin aux armes du Reich, Seppi ne rectifiait pas la position et n’obtempérait pas aux observations du sbire : « En matière d’enseigne, chez Hoffnung, on continuera d’écrire en bon français et Herr Schwob n’y changera rien !! »

HISTOIRES D’ENSEIGNES  (1) - du 08 AOÛT 2015 (J+2425 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 août 2015 (J+2425 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:36

TWIN-HYPERS : CE QUE NE VOUS A PAS DIT LE BIEN PUBLIC - du 03 AOÛT 2015 (J+2420 après le vote négatif fondateur)

Nous avions relaté brièvement, dans notre précédente édition, la parution d’un article du Bien Public du samedi 1er août, intitulé « Leclerc : dernière ligne droite avant l’ouverture ».

Avant de reprendre la publication de notre série « Le poids des mots », encore un mot à propos de la « dernière ligne droite avant l’ouverture »

Dans cet article, un conseiller réputé d’opposition et que l’article du Bien Public désigne comme « conseiller municipal PS » déclarait à propos des actions en justice visant à interrompre les travaux : « Vue l’avancée des travaux, ça aurait été un non-sens de les arrêter ».

Voilà bien le genre d’argument propre à encourager les politiques « à la hussarde » et « du pied dans la porte », argument que semblent d’ailleurs avoir adopté avant lui les amis politiques de notre « conseiller municipal PS » à l’origine opposés au projet comme en témoignent leurs votes à la CDAC du 8 mars 2011.

Cependant, lors de la CDAC du 16 décembre 2014, le vent devait tourner (ah ! girouettes !!) car Danièle JUBAN, adjointe au maire de DIJON et Jean-Paul VADOT, Président de notre Comcom votaient cette fois positivement pour un projet d’hypermarché (grande surface à prédominance alimentaire de 3500 m²) sur la zone du Charmoy approuvé, grâce à leur opportun renfort par 8 voix contre 2. Moi, Président !!!...

HYPÈRE NOËL - du 25 DÉCEMBRE 2014

Ce que ne vous a pas dit Le Bien Public, c’est qu’en bonne logique, la décision positive de cette CDAC « introuvable » (les amateurs d’histoire comprendront !) avait entraîné le dépôt d’un nouveau permis de construire.

CHARMOY : ENCORE UN DÉPÔT ! - du 15 FÉVRIER 2015

Ce permis, déposé le 09 février 2015 sous le n° PC 021 038 15 E 0003, avis de dépôt affiché le 13/02/15 (n° affichage 025/2015) concerne encore et toujours un magasin d’une surface de plancher de 9945 m², identique à celle du permis modificatif précédemment délivré le 30/12/14 sous le n° PC 021 038 13 E0005-M01

Tout semble indiquer que le permis est en cours d’instruction car le formulaire de demande figure encore au panneau d’affichage officiel. Le dossier correspondant a d’ailleurs été reçu en Préfecture le 21 avril dernier comme en témoigne le récépissé de déclaration correspondant du 25 mai dernier, affiché au même panneau officiel le 2 juin dernier.

Doit-on en conclure qu’un hyper jumeau pourrait émerger à son tour à l’horizon du Charmoy ?

Voilà bien une question que l’on est en droit de se poser après toutes les surprises et retournements que nous a déjà réservés cette affaire depuis le fameux vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 !

Une autre grave question, scientifique celle-là et corollaire de la précédente, préoccupe depuis quelque temps le Savant Cosinus comme une autre, avant, l’avait déjà intrigué.

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014

Cette question est la suivante : « Les sinusoïdes seront-elles en phase ? »

Quelles sinusoïdes ? Celles des deux façades jumelles, c’est évident ! Car si Le Bien Public mentionne bien « une dernière ligne droite », il ne s’agit certainement pas du profil du fronton de la façade, dont la photo nous montre bien qu’il est sinusoïdal. Un fronton sinusoïdal qui rappelle opportunément les remarquables sinuosités de l’affaire !!

La question soulevée par le Savant Cosinus inquiète déjà le Who’s Who intellectuel, scientifique, artistique et littéraire charmoysien. En effet, selon les conclusions d’un bureau d’étude local pointu, en lien étroit avec divers services secrets d’obédience nationale, internationale et interplanétaire, un déphasage significatif pourrait par ses effets d’induction et d’hystérésis, perturber gravement les horaires du Tramway de la ligne A © ainsi que la colorimétrie des radis de la ferme © et même déclencher des sinusites carabinées chez les sujets allergiques aux pieds-de-nez !

En attendant, en phase ou pas en phase, relativement à la densité commerciale alimentaire par habitant, à Charmoy-City comme dans la Perle du Jura, pour sûr que ça va être l’emphase !!

C’est la Vache© et tous les Cadichons (© Comtesse de Ségur) du caddie qui vont être contents !

DENSITÉ COMMERCIALE ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

TWIN-HYPERS : CE QUE NE VOUS A PAS DIT LE BIEN PUBLIC  - du 03 AOÛT 2015 (J+2420 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 août 2015 (J+2420 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:47

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (1) - du 10 JUILLET 2015 (J+2396 après le vote négatif fondateur)

Nous ne tromperons pas notre lecteur, laissant ce soin à d’autres qui sont orfèvres en la matière, notre titre n’est pas une annonce et une promesse pour un été au Sahara. Adieu donc, méharées, nous n’irons pas à Tamanrasset, pas plus qu’à Dunkerque d’ailleurs !

Laissons ces ampleurs géographiques au Général qui voyait grand pour la France. Dans une France bien rétrécie nous n’irons que d’Auxonne à Vesoul ! Ah ! Brel, si tu savais !

Et encore, ne le ferons-nous qu’à travers des coupures de presse et autres documents glanés sur la toile qui n’est même pas une toile de tente ! Trah, trah, viens dans ma guitoune…

L’Est républicain du 21/01/2014 titrait « Oasis 3 s’accroche à sa bretelle »

« Il en est question depuis des années, et tout porte à croire que le sujet va encore occuper les esprits un certain temps encore. Un quart de siècle après Oasis 1, sept ans après Oasis 2 et l’ouverture de Leclerc, difficile de connaître précisément la date de sortie de terre du dernier épisode de la trilogie de la zone commerciale de Pusey ».

Laissons de côté la bretelle, à la lecture de ces quelques lignes, tout le monde aura vite compris que les oasis sont à Pusey. Pusey est une petite commune à la sortie nord-ouest de Vesoul en direction de Port-sur-Saône, conduite par un maire portant moustaches, chargé d’ans et de mandats. Comme nous l’apprend L’Est républicain, la deuxième oasis a sept ans, et à défaut de palmeraie, elle possède un hyper que quelques-uns de nos édiles connaissent très bien. Ajoutons, pour l’anecdote, qu’outre Vesoul, Pusey compte dans son voisinage des communes aux noms évocateurs : Auxon et Charmoille. Jusqu’à travers les hasards de la toponymie, vous comprendrez donc que Pusey et « la trilogie de sa zone commerciale » parlent à Chantecler !

Voilà donc présentés Pusey et ses trois oasis, la première, vieille d’un quart de siècle, la seconde avec l’hyper et la troisième actuellement encore en projet et en débat.

Et le désert alors ? Ce n’est pas celui qu’évoque L’Est républicain toujours dans le même article, sous la plume de Philippe Brouillard qui juge qu’Oasis 3 «a repris du poil de la bête », du poil de chameau sans doute !

« Plutôt que de parler de traversée du désert et d’enlisement administratif avec cet Oasis 3, on peut d’abord signaler que ce projet d’aménagement sur la zone des Perches, à l’arrière de Leclerc et de la société Locatelli, a repris du poil de la bête depuis le mois dernier, date du renouvellement de l’arrêté préfectoral de 2010 autorisant d’un point de vue environnemental le développement de l’affaire ».

Le désert, le vrai, c’est un désert pressenti, du moins selon certaines sensibilités. Et ce désert pressenti, qui n’est pas imputable au changement climatique, pourrait bien advenir au centre-ville de Vesoul.

C’est ce que l’on découvre dans L’Est républicain du 21/06/2014 qui titre « Non, et encore non à Oasis 3 »

« Les commerçants du centre-ville s’opposent au projet de Zone commerciale Oasis 3. «À force de souffrir, le petit commerce va être complètement asphyxié par tous ces m² de surface commerciale supplémentaires ! » Unanimes sur la question avec Samuel Charton (boucherie), les commerçants du centre-ville de Vesoul ont manifesté leur opposition au projet de zone commerciale Oasis 3 à Pusey, hier, en tout début d’après-midi devant la préfecture. La CDAC (Commission départementale d’aménagement commerciale), présidée par le préfet de Haute-Saône, devait se prononcer pour ou contre la réalisation de cette zone de 14.000 m². Parmi eux, Stéphane Ottermatt (BHV) se demande quelle est la nécessité d’implanter tant de m². Il cite l’exemple d’Épinal avec une zone démesurée. Aujourd’hui, il y a des locaux vides…» ou Marcel Hennequin (Elegancia) : « Aujourd’hui, tout le monde veut faire n’importe quoi mais on en crève ». Pour Sylvie Patard (bijouterie SL), il est urgent « de ramener du monde en ville ». »

Signalons que la CDAC du 20 juin 2014 devait se prononcer négativement sur le projet. Pour être contrée plus tard par la CNAC…

En parallèle aux débats auxonnais passés, présents, et toujours à venir sur la zone du Charmoy, il nous a semblé intéressant de faire découvrir à nos lecteurs « Trois oasis et un désert ». Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler…

Car Auxonne, en matière d’avenir de la grande distribution, c’est un peu comme Pusey, une banlieue de Vesoul. Une banlieue un peu plus éloignée, certes, mais bien connectée à la métropole !

Par le tramway de la ligne A © ? Non, vous voulez rire !! Alors par des radis © ? Par des radis ©, c’est vous qui le dites ! Ah ! Avenue de l’Attirance © ! De l’At-ti-ran-ce ©, pas du radis rance, grand-père !!

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (1) - du 10 JUILLET 2015 (J+2396  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juillet 2015 (J+2396 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 08:01

LA VÉRITÉ EN BOUCHE - du 09 JUILLET 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

« La Bocca della Verità est une ancienne sculpture bas-relief sur marbre, assimilée à un masque. C'est un disque en forme de mascaron, probablement conçu pour servir de tampon d’égout, […] devenu célèbre en vertu de la légende selon laquelle la Bouche de la Vérité aurait tranché la main de tous ceux qui ne disaient pas la vérité. Aujourd’hui cette pièce se trouve sous le portique de la basilique de Sainte-Mairie-en-Cosmedin et est considérée comme une des plus grandes curiosités de Rome, attirant tous les ans des milliers de visiteurs ».

Nous empruntons cette citation à Wikipédia, et nos lecteurs pourront s’assurer que la sympathique coquille écrivant « Sainte-Mairie » pour « Sainte-Marie » n’est pas de notre fait, et qu’elle est bien à imputer à la source universellement connue.

Plus que celle d’un hypermarché, plus que celle d’un tarare, fût-il en marbre de Carrare, il nous a semblé que, la présence dans notre ville d’une réplique de la célèbre curiosité romaine « attirant tous les ans des milliers de visiteurs », serait susceptible de dynamiser le tourisme local.

Au centre de la ville, à l’ombre de Notre-Dame et à deux pas de notre « Sainte-Mairie », c’est là que le « véristome » trouverait sa place. L’usage touristique serait bien entendu le premier de ses usages (prévoir un poste de secours). Un autre usage, plus « citoyen » cette fois, pourrait être envisagé : celui la présentation obligatoire de la dextre dans le dit « véristome » par nos édiles à l’issue de leurs débats et délibérations en conseil. Cette ordalie renforcerait sans doute l’intérêt du bon peuple pour les activités de ses représentants élus, tout en conférant une solennité et un suspense inattendus aux issues de conseil. La démonstration ne manquerait pas non plus de convaincre les têtes blondes (ou brunes) du CMJ de ne pas mettre leurs pas dans ceux leurs aînés chenus et de veiller constamment à la sincérité de leurs propos.

Imaginez donc les effets cruels de ce « véristome » à l’issue de certains conseils de 2008 et de 2009. On en éprouve un frisson rétrospectif ! C’est que le « véristome» est réputé avoir un coup de dent bien affûté, un tranchant tout aussi redoutable que le « rasoir de Styrie » d’Arthur, notre faucheur urbain nouvellement promu !

Aïe !! Se faire croquer une main toute crue pour avoir fait passer un hyper en contrebande et en catimini au rayon non alimentaire, c’est sûrement moins marrant que de croquer un radis de la ferme ! De la « Ferme des radis » ©, bien entendu !

Dans Inf’Auxonne, notre journal à tous, on pourrait lire comme dans le N° 27 de janvier 2010 p. 2 : « une nouvelle association est née » A Star Is Born !!! Non pas l’AAC, celle-là, y’en a assez ! Celle des héros des temps nouveaux, des hyper-héros qui ont de l’à LURE : les mutilés du « véristome » !

ÉVACUATIONS EN TOUT GENRE – du 04 janvier 2014

Dernière minute !

Le Bien public de ce matin titre en page 6 « Hypermarché Leclerc : retour devant le tribunal administratif ». L’affaire est complexe. Quelle que soit l’issue de ce duel juridique technique, on se dit que l’installation d’un « véristome » dès 2008 aurait bien simplifié les choses, c’est certain. On pourra s’en convaincre en parcourant les PV des Conseils municipaux de 2008 dont voici quelques extraits éloquents qui n’auraient pas échappé au jugement du « véristome » :

« Question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Résultat du vote :

- Nombre d’électeurs : 22 ;

- Nombre d’enveloppes : 22 ;

- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;

- 21 bulletins « non » ;

- 1 vote blanc » (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 25)

« Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 22)

« M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal ». (Procès-verbal du Conseil du 21/10/08 page 6)

Bien clair, Monsieur le Maire !

N.B. : Cet article que nous dédions aux jeunes du CMJ compte 4452 caractères

La vérité pour le conseil municipal jeune ou vieux

La vérité pour le conseil municipal jeune ou vieux

 LA VÉRITÉ EN BOUCHE - du 09 JUILLET 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 juillet 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:36

DU PARVIS AUX AVIS, EN PASSANT PAR LE « RADIS© », SANS OUBLIER LES ÉPIS ! - du 08 JUILLET 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

Dernièrement, Inf’Auxonne N° 49 nous informait, en page 5, que les « marches du parvis […] n’étaient plus en excellent état » et que « Le temps qui passe et l’usure due au passage des citoyens [avaient] rendu nécessaire leur restauration ». Il faut venir chez nous pour y trouver des citoyens usant par leur passage les marches d’un parvis en une génération !

Il faut venir chez nous, encore, pour y trouver un « radis qui cache le champ »©, dans ce qui fut autrefois notre campagne du Charmoy, devenue à présent campagne de publicité artistique pour Leclerc ! On peut craindre que comme les marches du parvis, avec tant de passages, le site diffuseur ne se retrouve prématurément usé ! La municipalité en place pourvoira à sa restauration, n’en doutons pas, elle lui doit bien ça !

À propos de radis, en voilà une belle botte en promo !

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/07/04/distribution-leclerc-condamne-a-payer-61-3-millions-a-ses-fournisseurs_4670016_1656994.html

Si le passage des citoyens est censé avoir usé les marches du parvis, en revanche, peu de citoyens s’usent les yeux à consulter les avis du panneau d’affichage officiel, pas plus qu’ils ne sacrifient beaucoup de leur temps à s’informer des séances du Conseil municipal. De nonchalance irresponsable, on ne pourrait cependant nous accuser.

Le 5 mars 2012, on pouvait lire ainsi sur notre blog :

« Vendredi dernier 2 mars, la décision 917D du 17 janvier 2012 de la CNAC a été affichée au tableau de la Mairie d’Auxonne comme le veut le règlement. Evènement discret noté seulement par les « spécialistes » de la question. »

EN ATTENDANT LA SUITE – du 05 mars 2012

Avant d’être affichée, la décision avait été d’abord mise en ligne le 22 février précédent

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

Une dizaine de jours s’étaient donc alors écoulés entre la mise en ligne et l’affichage au tableau de la Mairie d’Auxonne.

La dernière décision N° 2565T du 3 juin dernier a été mise en ligne, lundi dernier 29 juin. Depuis ce 29 juin, une dizaine de jours se sont écoulés et si, selon Hegel, la lecture du journal tient lieu pour l’homme moderne de prière quotidienne, le déroulement quotidien de la bande du panneau d’affichage municipal tient lieu pour moi, pour l’instant, de bréviaire et de chapelet au chevet de l’église, pas au parvis, il ferait beau voir user les nouvelles marches ! Mais jusqu’à présent mon exercice assidu de piété administrative s’est révélé infructueux !

C’est que la législation a changé depuis 2012. À la suite du décret 2015-65 du 12 février 2015 relatif à l’aménagement commercial, publié dans le JORF n°0038 du 14 février 2015 (Page 2870), la réglementation précise désormais que « les décisions et avis de la commission nationale sont rendus publics par voie électronique » (Art R. 753-39 dernier alinéa)

L’exigence d’affichage n’étant plus désormais précisée réglementairement pour les décisions de la CNAC, il se pourrait bien qu’à la différence des précédentes décisions (317D du 20 janvier 2010 et 917D du 17 janvier 2012), la dernière décision N° 2565T du 3 juin dernier ne soit jamais affichée sur le panneau de notre maison commune. À vrai dire, on n’y perdra vraiment pas grand-chose, la matière de la décision étant extraordinairement mince ! Pour plus de détails sur le fond et la forme des annonces successives de cette décision en ligne, on pourra consulter

COUAC ! - du 30 JUIN 2015

Dernière minute, bac avec mention pour le faucheur ! : Des ronds points aux radis ©, l’art n’en finit pas de reluire et de s’épanouir dans notre charmante cité. Un article du Bien public d’aujourd’hui, intitulé « Un faucheur installé au rond-point des Casernes », développe à ce propos une ample moisson d’idées et nous promet un tarare.

Un tarare sur les rives de l’Arar voilà la perle rare, un tarare en marbre de Carrare, ça c’est de l’art, pardi, mon radis© ! La fin de l’article précise : « Une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole ». Nous nous empressons d’apporter notre modeste gerbe à ce grand battoir d’idées en offrant, libres de droits et sans ©, deux projets originaux de Claudi, déjà présentés dans nos articles

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015

DU PARVIS AUX AVIS, EN PASSANT PAR LE « RADIS© », SANS OUBLIER LES ÉPIS !  - du 08 JUILLET 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 juillet 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:45

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015 (J+2391 après le vote négatif fondateur)

Radis roses, si vous n’êtes qu’un appoint pour le vrai maraîcher, vous pouvez être la source d’inspiration de géniaux artistes, peintres, tel Arcimboldo (et sa muse Arcimboldoflorine), ou écrivains, tel le sublime René ESSE, auteur bien connu du « Carottier », écrivant, dans son «Langage des légumes », ces vers immortels :

« Le radis rose, à la robe vermeille,

De moi se rit en propos très hardis :

Pour l’épouser, dit-il, faut de l’oseille,

Mais, fait l’oseille, il n’a pas un radis »

Mais restons sérieux ! Il fut un temps à Auxonne, ce cher Vivi pourrait en témoigner, où de vrais maraîchers excédés, déversant de vrais choux-fleurs, bloquaient le Pont de France ! Ce temps est révolu !

Les quelques vrais maraîchers locaux, qui perpétuent la tradition de cette culture astreignante et assez peu rémunératrice en regard de la grande culture céréalière mais aussi de la culture et de la communication, n’ont plus de capacité à se mobiliser pour faire entendre la vérité de leur dure condition.

Salut Éric, vrai maraîcher courageux !

Merci pour tes plants de Bruxelles qui ont bien tenu sous le cagnard d’enfer ! Honneur à toi, qui peines pour produire de vrais légumes ! Toi qui regardes le ciel en expert, y as-tu jamais vu voler poireaux, oignons et carottes en escadrilles ? Je sais, fort heureusement, que tu n’es pas un artiste et que tu ne me liras pas, car tu as bien autre chose à faire, mais quand nous nous verrons, nous rirons tous les deux bien fort ! Comme deux vieilles commères, des radis, et de la commère !

Que nos lecteurs/trices nous excusent de cette digression par trop personnelle ! Pour n’être pas sur facebook, nous avons pourtant la chance d’avoir encore quelques ami(e)s.

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015

Mais au fait, me direz-vous, où sont les radis, et où est donc la commère ? Vous avez déjà oublié ?! Rappelez-vous, cette ancienne marchande des 4 saisons qui, crânement, pissait tout debout dans le caniveau à Paris, du temps où c’qu’ Aristide chantait. La commère c’est elle ! Une commère, pardi, qui vend des radis à Paris, et qui, comme tout le monde, fait pipi !

Célèbre au début du siècle dernier, ce poncif de la commère qui, debout, fait pipi a été immortalisé par l’art populaire en petits santons de bronze indécemment campés sur les cendriers de bistrot des parigots. Pour éteindre les mégots sans doute. Évin n’était pas encore passé par-là.

Mais où sont les radis ? I’sont su’l’zinc ! La commère a donné ce qui restait dans sa hotte, au patron du bistrot en échange d’un bon coup de blanc. Et les poivrots, en écrasant leurs mégots, se poussent du coude en les croquant !

Alors, vous avez tout compris, Claudi, il a déjà une idée, depuis qu’il a dégotté sur une brocante (pas celle des pompiers !) un de ces bijoux, un de ces cendriers à bio-extincteur incorporé. Claudi pense : « Bonne idée pour nos ronds-points, où la glyptothèque ne fait que croître et embellir ! » Non, la glyptothèque, ce n’est pas une variété de pastèque, ce serait trop beau par ces temps, et encore moins une variété de radis, c’est une collection de statues !

Point de statues pourtant sur le Rond-point des Radis, ci-devant Rond-point de l’Europe, devant la Ferme des Radis©, qui se languit encore en mal d’œuvre d’art ! Rendez-vous compte du scandale : déserté par l’art ce haut-lieu de Charmoy-City, où pourtant s’érige notre futur en tête de gondole au son de la grosse cloche du tramway de la ligne A : « Ding ! Ding ! »

À ce désert de l’art, non pas un dessert au lard grand-père, il faut remédier coûte que coûte ! Vous imaginez, la Ferme des Radis©, ci-devant ferme du Titi, devenu haut-lieu mondial et interplanétaire des Trois Pipis ! Allez, Charmoisiens encore un effort ! À cette carence remédiez donc incontinent ! De Lure à l’urologie, il n’y a qu’un pas !

Les lecteurs/trices choqué(e)s pourront revoir un ancien projet de trio plus décent

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

N.B. : Cet article, non destiné, comme tant de ceux qui circulent, à vous faire prendre les vessies pour des lanternes, comporte 4333 caractères.

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015 (J+2391 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 juillet 2015 (J+2391 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 09:05

LES BLÉS D’OR (2) - du 26 JUIN 2015 (J+2382 après le vote négatif fondateur)

« Les maïs ne pousseront plus au Charmoy, mais en ville nous avons à présent une petite emblavure. Non pas, une bavure, grand-père ! Une petite em-bla-vure! Une pièce de blé si t’aimes mieux. Une petite emblavure en dur j’te jure, avec dorure, des épis d’or, un vrai trésor ! »

Ainsi commençait notre premier article intitulé « les blés d’or »

LES BLÉS D’OR - du 21 JUIN 2015

Cet article, nous avait transportés en pleine moisson. Celui d’aujourd’hui, « Les blés d’or (2)», nous conduira jusque dans le pétrin !

Chacun sait que notre bonne France est universellement célèbre pour son bon pain. Ah ! les miches du Père Jeanne, bien des vieux Auxonnais s’en souviennent ! Ils ne sont pas les seuls. Outre-Manche, Outre-Rhin, et même Outre-Quiévrin, jusque là-bas, on s’en souvient. C’est ainsi, qu’en pèlerinage, des navires sont venus pour croquer la bonne croûte et humer la bonne mie. Aux quais royaux ils ont accosté, déversant leurs cargaisons de panophiles au nombre desquels, quelques vénérables croûtons.

Au pied de la Porte Royale, les panophiles ont trouvé en chemin le pêcheur et sa barque, transportés là, sans doute, par le dernier tsunami. C’est que le climat change, mon gars ! « Ça mord pêcheur ? ». Pas mal, le pêcheur au milieu des fleurs ! Plus bath qu’à Honfleur !! T’as vu, il a ferré une raie au beurre !

Mais passées les deux casernes, c’est le moissonneur doré sur tranche (de pain) qui a recueilli tous les suffrages. Devant les beaux épis mûrs à haute valeur boulangère ils salivaient déjà et c’est l’eau à la bouche qu’ils ont enfilé… la rue Carnot. Dans cette rue, ci-devant rue d’Artois, ce sont les miches dorées du Père Jeanne qu’ils venaient chercher.

Elles ont vécu, hélas, les miches du Père Jeanne ! Voilà l’élégie que j’aurais voulu leur chanter, quand je les ai vus en arrêt, tout dépités, devant la vitrine du 15, que le bon pain avait déserté depuis bien des années. Seule subsistait, conservée en souvenir du patrimoine, la belle gerbe d’or au fronton. Un Flamand en révolution et tout rouge de consternation m’a déclaré qu’il irait, s’il le fallait, jusqu’à Versailles, chercher la boulangère et le petit mitron !

Mais à Versailles, de la boulangère viennoise qui perdit la tête, il ne trouvera plus, que le Dirty Corner, cette œuvre récemment vandalisée, dont on a beaucoup parlé dernièrement dans les milieux de la culture.

http://www.liberation.fr/culture/2015/06/18/dirty-corner-vandalise-un-acte-plus-grave-qu-il-n-y-parait_1332636

Las ! La boulangère viennoise perdit jadis la tête sous le rasoir national, et à présent la boulangerie du Père Jeanne n’est plus, d’autres encore ont disparu. La boulangère n’a plus d’écus, et l’épicière, fut-elle une sorcière, n’en rentre plus guère. Le petit commerce est dans le pétrin, chacun le sait bien, depuis que l’on construit sur les champs de blé ces grandes boutiques qui gobent les centres-villes.

Les maïs ne pousseront plus au Charmoy, mais en ville nous avons à présent pour nous consoler une petite emblavure d’acier et une belle gerbe d’or sur la tombe d’une boulangerie défunte. Le monde est à l’envers, il finira un jour par perdre le goût du pain ! Alors, au Charmoy, tous en chœur, nous croquerons artistement des radis par la racine !

 

Gerbe d’antan

Or en javelle

Plus de cent ans

Tu nous rappelles.

Au four, le feu de bois

Cuisait la miche

Pour tous, un mets de roi

Pauvres et riches.

 

Mais aujourd’hui

La braise est noire

Du feu enfui

Avec ta gloire.

Bouquet d’épis dorés

Triste relique

De ces temps oubliés

Si pathétique.

LES BLÉS D’OR (2) - du 26 JUIN 2015 (J+2382 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 juin 2015 (J+2382 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres