Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 11:24

CHARMOY-CITY : LE CONCERT DE VIOLONS DE LA CONCERTATION  - du 28 février 2018 (J+3360 après le vote négatif fondateur)

     Nous assistions hier soir, en la salle événementielle de Charmoy-City au concert des violons de la concertation donné par le sympathique duo Urbi et Urba.

      L’assistance était venue nombreuse malgré la vague de froid. Nous dirons en gros que 200 personnes était venues écouter la bonne parole de notre premier édile en ouverture du concert donné par le duo Urbi et Urba.

     Au programme, le concerto Revitalisation que notre duo devait exécuter avec le  brio qui le caractérise, et tout en nuances.

      Aux accents enjôleurs des instruments conduits avec une maestria communicationnelle indéniable, le cœur de l’assistance vibrait :

    adagio des « modes de déplacement doux » et de la « circulation apaisée », scherzo des animations de rues, allegro ma non troppo de la renaissance des boutiques par la magie de l’ingéniérie,  finale de l’habitat enfin réhabilité et réhabité.

     À la fin du morceau, qui était de taille, l’assistance rassasiée sinon extasiée eut licence d’échanger avec les virtuoses du violon et les officiels de la tribune, leurs commanditaires.

     Il est à déplorer que ces échanges n’aient pas vraiment été à la hauteur de l’introduction musicale. De l’image de la cité radieuse évoquée dans le  concerto Revitalisation, de grossiers béotiens et autres paysans du Danube rabaissèrent le débat au niveau trivial du trottoir.

    Un trottoir au quotidien souillé de crottes de chiens, un trottoir où se pressent en foule les mégots sinon les chalands, un trottoir chausse-trappe, plus périlleux que la varappe ! Rendez-vous compte !

     À propos de travaux dans l’artère principale, un match amical de catch féminin impromptu s’engagea entre Fab et Nat. Une animation appréciée par la salle qui sait bien qu’à tu et à toi, on se réconciliera bien vite après le spectacle !

    Alors que notre premier édile se félicitait de l’affluence des véhicules sur les parkings des grandes surfaces, cette manne financière pour ses finances locales, d’affreux has-been divagants tentaient de rallumer la guerre du Charmoy où le chevalier Raoul pourtant se couvrit de gloire et où, à défaut de divaguer, il sut si bien entortiller

     Ce chevalier Raoul dont il semble à présent qu’il s’érige en spécialiste autorisé en matière d’esthétique de la devanture et du trottoir ! Avant de juger que chacun balaie d’abord devant sa porte !

    Il fallut enfin conclure la soirée, le privilège en revint à Rémi, nous le nommons ainsi puisqu’ils l’appellent ainsi.

     Rémi n’est pas chiche de son temps, ni d’ailleurs de compliments. Il en sortit un, très bien tourné, que je ne peux citer de mémoire mais qui me fit penser très fort à celui déjà  rapporté dans un long article intitulé « Projet de revitalisation du centre-bourg d’Auxonne : présentation et concertation » publié dans Hebdo 39 N° 258  du 12  juin  dernier :

   « Il s'agit d'un projet exemplaire, d'abord par sa méthode. La large concertation en amont a permis d'associer tous les acteurs dont les commerçants, et donc toutes les problématiques à prendre en compte. C'est ensuite un projet exemplaire sur le fond : de l'attractivité à la place des circulations douces tout en maintenant une place pour la voiture, tout est pensé de manière pragmatique et efficace. Cela montre la nécessité de maintenir les moyens de développer la ruralité ; cela montre que l'on peut encore miser sur les territoires ruraux. »

CHARMOY-CITY : ÉLOGES POUR UNE CAMPAGNE DE REVITALISATION - du 14 Juin 2017

Attendons maintenant lundi et le prochain Hebdo 39 pour comparer !

   Au fait, pour n’être pas oublieux du passé, rappelons qu’il fut accessoirement question du musée qui devrait prendre place, à plus ou moins longue échéance, dans la caserne XVIème du Château Louis XI.

    Il arrive que certains « divaguent » en évoquant la vieille histoire du Charmoy, il peut arriver aussi que d’autres perdent la tête. C’est ainsi, qu’hier soir, la caserne XVIème fut désignée par le président de l’assemblée sous le vocable inédit de « caserne Louis XVI ». Affaire de style sans doute …

Revitalisation : l'Eden qui vient à Charmoy-City

Revitalisation : l'Eden qui vient à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 février 2018 (J+3360 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 07:51

CHARMOY-CITY : MIGRANTE, MAIS TOUJOURS PRÉSENTE - du 27 février 2018 (J+3359 après le vote négatif fondateur)

      D’aucuns penseront que c’est le froid particulièrement vif qui sévit ce matin qui suscite chez nous une pensée pour les migrants. Mais de bonnes pensées, les migrants n’ont que faire, ils leur préfèrent un abri chaud !

       C’est pourtant une migrante que nous évoquerons aujourd’hui. Une migrante qui n’a pas connu de grandes traversées périlleuses bien qu’elle soit apparue à la suite d’un naufrage.

      Depuis ce naufrage,  elle s’était collée à la porte d’une boutique pour y rester de longs mois. C’est assez récemment, qu’elle vient de migrer de la porte à la vitrine désertée où le propriétaire lui a offert un charitable accueil.

      D’aucuns voudraient la voir loin, mais son cas n’intéresse pas du tout notre Ministre de l’Intérieur et n’entre pas dans sa comptabilité.

      À bien la regarder, on se demande à vrai dire qui elle peut bien encore intéresser !

     En attendant elle dure et  continue de s’afficher comme une mise en garde et un reproche. Comme un memento (souviens-toi !) sur le bord de la route.

CHARMOY-CITY, CENTRE-BOURG RÉVEILLE-TOI ! - du 28 juillet 2017

CHARMOY-CITY : L’ART (ÉPHÉMÈRE) DE REMPLIR LES VITRINES VIDES - du 11 août 2017

     En ce 27 février où doit se tenir une réunion, lors de laquelle des élus et des experts nous diront tout, tout, tout sur la  revitalisation du centre-bourg, ayons une petite pensée émue pour la petite affiche migrante de la rue du Bourg et sa courageuse rédactrice !

https://www.youtube.com/watch?v=_XxK2JJisEc

         Avec ces chœurs chaleureux venus du froid, nous voilà en plein Moscou-Paris !

      C’est qu’on grelotte à Charmoy-City, presqu’autant qu’à Dawson-City, cette Sibérie canadienne !

      À nos édiles charmoysiens, amateurs de canadiennes, et nouveaux fans déclarés du Canada, de Félix Leclerc, de Maria Chapdelaine et du sirop d’érable ( « Pluvet et Auxonne au cœur d’un roman venu du Québec » dans Le Bien Public du 19 courant),  nous offrons cette petite chanson canadienne et maraîchère

https://www.youtube.com/watch?v=8BQW_JllILk

Et un petit retour à Dawson-City quand ça gelait fort du côté des urnes !

SCRUTIN GLACIAL À DAWSON-CITY ? - du 16 janvier 2017

Charmoy-City, affiche migrante mais toujours présente

Charmoy-City, affiche migrante mais toujours présente

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2018  (J+3359 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 08:56

CHARMOY-CITY : PAR BONHEUR,  L’ONCLE MACQUART N’AVAIT PAS DE PANHARD  - du 20 janvier 2018 (J+3321 après le vote négatif fondateur)

      La saga des Rougon-Macquart d’Émile Zola se déroule sur un cycle de vingt  romans, de La fortune des Rougon (1871) au Docteur Pascal (1893) en passant par L’Assommoir (1877) et Germinal (1885).

      C’est au Docteur Pascal que nous emprunterons l’argument de notre article, de pure fantasy, non sans avoir rappelé au préalable les préoccupations hygiénistes autour de l’hérédité qui sous-tendent les romans naturalistes de Zola, au premier chef desquelles le problème social de l’alcoolisme.

     Posons le décor de la scène du roman qui nous intéresse. L’été à la campagne, la charmante propriété des Tulettes de l’Oncle Macquart, épicurien et solide buveur de 84 ans, oncle du  Docteur Pascal. Le docteur arrive en visite chez son oncle accompagné de sa nièce Clotilde et du petit Charles. Ils trouvent la porte du vestibule grande ouverte et, geignant sur le seuil, le chien du maître des lieux. Où est donc passé l’Oncle Macquart ?

   Laissons la parole à Zola :

« Pascal, envahi d’une crainte, ne put retenir l’appel inquiet qui lui montait aux lèvres.

‒ Macquart !...Macquart !

   Personne ne répondit, la maison gardait un silence de mort avec sa seule porte grande ouverte, qui creusait un trou noir. Le chien hurlait toujours.

Et il s’impatienta, il cria plus haut :

‒ Macquart !...Macquart !

[…] Peut-être l’oncle dormait-il »

   Cependant, ayant poussé la porte de la cuisine, Pascal est suffoqué par une atroce odeur de brûlé. Il ouvre les volets et le spectacle qu’il découvre l’emplit d’étonnement

    « Chaque objet se trouvait à sa place ; le verre et la bouteille de trois-six [N.D.L.R. : alcool très fort, à environ 80° G.L.]  vide étaient sur la table ;  seule la chaise où l’oncle avait dû s’asseoir, portait des traces d’incendie, les pieds de devant noircis, la paille à demi brûlée. Qu’était devenu l’oncle ? Où donc pouvait-il être passé ? Et, devant la chaise, il n’y avait, sur le carreau, taché d’une mare de graisse, qu’un petit tas de cendre, à côté duquel gisait la pipe, une pipe noire, qui ne s’était pas même cassée en tombant. Tout l’oncle était là, dans cette poignée de cendre fine […]

      « C’était le plus beau cas de combustion spontanée qu’un médecin eût jamais observé. Le docteur en avait bien lu de surprenants, dans certains mémoires, […]. Lui-même, jusque-là, s’était méfié, n’avait pu admettre, comme les anciens, qu’un corps, imprégné d’alcool, dégageât un gaz inconnu, capable de s’enflammer spontanément et de dévorer la chair et les os. Mais il ne niait plus, il expliquait tout d’ailleurs, en rétablissant les faits : le coma de l’ivresse, l’insensibilité absolue, la pipe tombée sur les vêtements qui prenaient feu, la chair saturée de boisson qui brûlait […] » (Émile Zola, Le Docteur Pascal, Paris, Charpentier, 1893, pp. 231-232)

       Comme dit Zola « C’était le plus beau cas de combustion spontanée qu’un médecin eût jamais observé ». Combustion spontanée. À la différence de Jeanne la Pucelle, l’oncle Macquart avait donc pris feu tout seul, autrement dit spontanément.

     Par bonheur l’oncle Macquart n’avait pas de Panhard ! Passe pour la combustion « spontanée » de  l’oncle Macquart, mais imaginez un peu la combustion « spontanée » de sa Panhard ! Zola n’avait pas prévu ça !

Les nuits de Charmoy-City : Zola n'avait pas tout prévu

Les nuits de Charmoy-City : Zola n'avait pas tout prévu

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 janvier 2018  (J+3321 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:26

CHARMOY-CITY : LE CMJ PRÉPARE DÉJÀ L’INAUGURATION DU MUSÉE - du 18 janvier 2018 (J+3319 après le vote négatif fondateur)

     Dans un précédent article nous avions noté les dernières nouvelles concernant le Musée Bonaparte, nouvelles relevées dans Le Bien Public du 8 janvier qui « précisait » : « Concernant l’aménagement du Musée Bonaparte, « les études se poursuivent ». L’emplacement pourrait être vers le 511e RT, un bâtiment du XVIe situé après le pont-levis. Il n’y a pour l’instant que des préprojets qui ont été notés », a souligné le premier édile ».

CHARMOY-CITY : LE MUSÉE, LE MAIRE ET LA MÉDIATHÈQUE - du 09 janvier 2018

    Cette  annonce avait été faite le 6 janvier lors de la traditionnelle soirée des vœux du maire relatée dans l’article cité plus haut et intitulé : « AUXONNE POLITIQUE 2018, l’année du début de la revitalisation ».

    Une relecture a posteriori de cet article, pourtant riche en annonces diverses, nous a amené à constater une omission dans le texte, aussi bien qu’à l’image…. Celle du Conseil Municipal Jeunes !

     Le CMJ était pourtant bien présent et apportait, avec bonheur, sa note de jeunesse sur fond de notabilités bien assises et bien rassies.

       À preuve, parallèlement à l’édition papier, un diaporama diffusé par Le Bien Public sur la toile le 7 janvier faisait une place à la jeunesse,  montrant même la Maire Jeune sortante prononçant un discours.

     Dommage que le texte, à n’en pas douter « revitalisant », n’en ait pas été reproduit dans l’article de l’édition papier déjà cité : « AUXONNE POLITIQUE 2018, l’année du début de la revitalisation ».

    Les curieux auront déjà constaté par eux-mêmes que l’onglet CMJ du site officiel de la ville ouvre sur un dossier plutôt désert et à vrai dire assez peu fourni en « rapports » suivis, et projets divers. Y reproduire le discours de la Maire Jeune sortante pourrait constituer une heureuse et opportune initiative à l’heure où va s’ouvrir une nouvelle mandature qu’on espère mieux documentée !

      Et pourtant, en dépit du caractère laconique et dépouillé de ce dossier CMJ, notre blog n’a jamais omis de saluer amplement les diverses actions librement entreprises par le CMJ « sous la houlette » de ses gentils animateurs dans le cours de l’année passée.

      Et ce, quel que soit le caractère divers et varié de ces actions :

        ovoïdes et cacaotées

ALBUM DU CHOCOLAT CHARMOY

       délicatement mousseuses

LES SOIRÉES-MOUSSE DE CHARMOY-CITY BIENTÔT DÉCLARÉES D’INTÉRÊT LUDIQUE ? - du 19 juillet 2017

      ou enfin résolument ramasseuses

ALBUM - Et si on nettoyait la nature ?

Pour l’heure, Claudi imagine déjà le nouveau CMJ fraîchement émoulu préparant, « sous la houlette » avisée de ses mentors, les animations pour l’inauguration du Musée, jadis moisi, mais bientôt revitalisé… Chapeau !

Charmoy-City, les petits lapins du CMJ préparent l'inauguration du Musée

Charmoy-City, les petits lapins du CMJ préparent l'inauguration du Musée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 janvier 2018  (J+3319 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 07:25

CHARMOY-CITY : LA CITÉ AUX 330 CARACTÈRES - du 12 janvier 2018 (J+3313 après le vote négatif fondateur)

    En matière d’information municipale plurielle, l’AN I de la revitalisation, nous fait entrer aussi dans le règne de Pépin le Bref !

     C’est plus le moment de tourner sept fois sa plume dans l’encrier avant de s’exprimer.

     Un seul mot d’ordre : Con-ci-sion.

     Avec les modes de déplacements doux, voici venir les modes d’expression brefs !

     Basta ! T’as ton quota, mon coco ! 330 caractères le compte y est !

Charmoy-City, Info-tweet N° 59 A330 pour une info surplombante

Charmoy-City, Info-tweet N° 59 A330 pour une info surplombante

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 janvier 2018  (J+3313 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 09:49

D’EAUCOURT-SUR-SOMME À CHARMOY-CITY : MAILLOT  ET  CHASUBLES - du 23 décembre 2017 (J+3293 après le vote négatif fondateur)

    Noël approche et même les vieux enfants s’efforcent de croire au Père Noël. Au risque de décevoir nos lecteurs nous ne leur offrirons pas de Père Noël cette année. Nous renvoyons les accros du Bon Papa Gâteau à la barbe blanche à  notre Père Noël de l’an dernier déposant un gros cadeau dans les petits souliers du centre-bourg pour le revitaliser !

L’HYPER-CADEAU DU PÈRE NOËL - du 24 décembre 2016

    Foin de houppelande et foin de barbe blanche, donc ! Oui ma chère, les traditions se perdent, nous vivons dans un monde cruel qui ne respecte plus rien ! Où est passé le bon ton de ce bon tonton d’Ormesson !

     Imaginez plutôt : le 7 décembre dernier, le pourtant fort sympathique député François Ruffin se présentait à la tribune de l'hémicycle dans un  maillot de football d’un petit club de foot de la Somme. Rendez-vous compte, de la Somme !

   Né dans le Pas-de-Calais et député de la 1re circonscription de la Somme, élu sous la bannière « Picardie debout »,  François Ruffin siège à l'Assemblée nationale dans le groupe La France insoumise. C’est une personnalité qui décoiffe !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Ruffin    

    Revenons à l’épisode du maillot, bien dans la ligne du personnage. Maillot d’un club obscur, plus précisément du club d'Eaucourt-sur-Somme, endossé afin soutenir la proposition de loi UDI-Agir de taxer les gros transferts pour financer le sport amateur !

    Le vaillant petit Ruffin ne faisait donc rien d’autre que soutenir une proposition de loi UDI sous les couleurs de la Somme ! Qui pourrait voir un geste déplacé dans cet acte courageux autant qu’original ? Détrompez-vous, l’incartade  lui a valu une retenue de 1378 euros sur son indemnité parlementaire !

      Lors de la séance en question, le président de séance Hugues Renson (LREM) lui a rappelé "le respect dû à nos débats qui implique une tenue correcte qui soit digne des lieux". "Vos extravagances vestimentaires ne rendent pas hommage au travail que nous devons mener dans cet hémicycle", a-t-il lancé, avant de suspendre la séance pour la pause déjeuner. Après la pause, François Ruffin est revenu en séance en arborant son maillot de football. Une nouvelle "provocation" condamnée et sanctionnée par un rappel à l'ordre inscrit au procès- verbal par le président de l'Assemblée nationale François de Rugy.

    Pauvre petit François, tu aurais mieux fait d’endosser la houppelande et la  barbe blanche à l’arbre de Noël de l’Élysée !

      Les « extravagances vestimentaires » ne sont pas l’apanage de talentueux jeunes députés. Récemment, dans notre province profonde, comme en prélude à ces fantaisies picardes et ruffinesques que nous venons d’évoquer, un maire au cœur duquel, Somme et Picardie sont chères, posait sous le kiosque de sa commune et dans la presse locale revêtu d’une chasuble « Nettoyons la Nature » Leclerc.

CHARMOY-CITY : RAMASSEURS DE LITRES PETITS ET GRANDS  - du 29 septembre 2017

      Une question se pose à présent : cette « extravagance vestimentaire » vaudra-t-elle au maire en question‒ auquel s’était jointes deux adjointes ‒ ainsi qu’aux deux adjointes de voir leurs indemnités écornées ?   

Mode chez nos élus de Charmoy-City à Eaucourt-sur-Somme

Mode chez nos élus de Charmoy-City à Eaucourt-sur-Somme

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 décembre 2017 (J+3293 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 08:06

CHARMOY-CITY : TROPHÉE CHANTECLER DE LA MEILLEURE AFFICHE - du 20 décembre 2017 (J+3290 après le vote négatif fondateur)

      Le trophée est très porté en cette période de fin d’année. Et, comme l’actualité l’a récemment montré, le trophée récompensant les vertus communicantes est particulièrement prisé.

CHARMOY-CITY : DES FLEURS ET UN TROPHÉE - du 18 décembre 2017

   La rédaction de Chantecler n’a donc pas souhaité être en reste. Aujourd’hui son attention se tourne vers nos valeureux communicants locaux !

     Non grand-père, mets ton oreillette, je n’ai pas dit les vaseux communicants ! Restons sérieux !

VASEUX COMMUNICANT À CHARMOY-CITY - du 31 décembre 2016

      Ayant fait part de notre projet de trophée à notre archiviste et lui ayant précisé le thème choisi, nous l’avons prié de se pencher sur notre abondante et éclectique collection d’affiches glanées au cours des années passées dans notre bonne cité. Dans cette mine, il était bien assuré de dégotter une pépite de com.

     En effet, l’une d’elles a particulièrement retenu notre attention, tant par son originalité que par ses qualités exceptionnelles d’objet de communication. Vous pouvez l’admirer en illustration ! Vous constaterez objectivement que c’est du cousu main !

     Cousu main ! C’est un peu court, l’ami, il faut nous développer un peu ça. Une bonne com,  mon bonhomme, ça doit jargonner et plastronner avec des ismes et des néologismes  pour en boucher un coin aux pékins du commun.

    Capito, patron ! On va vous pondre une analyse béton !

     Par son appel « Aux urnes citoyens ! », qu’elle emprunte à la geste révolutionnaire et à notre hymne national qu’elle paraphrase subtilement, l’affiche rappelle sur le mode subliminal que les urnes sont une arme ! Et les bulletins leurs munitions !

      L’étendard de la levée en masse ayant été brandy (mon cherry) par l’exhortation liminaire, il ne restait au concepteur qu’à concrétiser typographiquement l’ampleur potentielle de cette levée en masse.

     Pari remporté par une octuple répétition du vocable OUI, véritable pieuvre communicationnelle dont les huit tentacules capturent l’électeur en stimulant son tropisme panurgique.   

     Vendu ! Notre jury a dit OUIOUI au talentueux placard hypnotique ! Un slogan à vous remplir les urnes en moins de deux !

    Le Trophée Chantecler d’Argent 2017 est donc décerné à titre d’encouragement exceptionnel et rétrospectif au groupe inspiré, auteur de l’affiche en 2010 ! Nous avons nommé « Les Compagnons du Val-de-Saône » !

    Rappelons que cette affiche fut conçue, parmi d’autres, à l’occasion de la consultation de juin 2010 dont l’un de nos albums a immortalisé la production de tracts et d’affiches.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

    Gageons que notre trophée, quoique tardif,  ne manquera pas d’encourager la récente réémergence sur la toile de ce « Groupe de réflexion sur l’avenir d’Auxonne et du Val de Saône »…

Charmoy-city, le trophée chanteclerc pour huit oui

Charmoy-city, le trophée chanteclerc pour huit oui

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 décembre 2017 (J+3290 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 08:43

CHARMOY-CITY : UN PROJET ET SES BORNES - du 7 décembre 2017 (J+3277 après le vote négatif fondateur)

      Depuis la grande journée du 30 mai dernier qui avait vu une affluence particulière à la Maison du Projet sise au 22 rue Thiers, la fréquentation semble devenue pour le moins discrète.

CHARMOY-CITY : ÉLOGES POUR UNE CAMPAGNE DE REVITALISATION - du 14 Juin 2017        

      Il faut bien reconnaître que le fait n’a rien pour nous surprendre compte tenu du peu d’informations nouvelles relatives au projet de revitalisation du centre-bourg lancé en septembre 2016.

    Indice symptomatique : si le  numéro d’Inf’Auxonne de juillet faisait sa première de couverture sur le sujet, le N° 58 d’octobre dernier ne faisait aucune mention du projet.

CHARMOY-CITY : DÉSERT MÉDICAL OU DÉSERT DE L’INFORMATION ? - du 18 octobre 2017

   Un grand article relatif au bilan triennal de notre premier édile paraissait dans Le Bien Public le 12 octobre dernier sous le titre : « Promesses prudentes pour un maire …prudent ».

      Dans cet article, l’information concernant la revitalisation du centre-bourg se résumait en tout et pour tout aux deux lignes suivantes : « « le démarrage des travaux est prévu en 2018 », assure le maire ».

     Après l’enthousiasme de juin, un certain black-out semblerait donc s’être abattu sur la question.

    Quelles que soient par ailleurs la qualité et l’originalité de certains clichés du concours, l’exposition photo installée au 22 rue Thiers pourrait bien faire ainsi figure de « soin palliatif » esthétisant face à cette disette de l’information.

      L’information étant rare sur l’activité du 22 rue Thiers, je ne néglige donc pas de vous communiquer la suivante, très prosaïque à vrai dire, et relevant plus des compétences d’un adjudant de casernement que de celles d’un architecte concepteur :

   À l’extérieur de la Maison du projet, une charmante boîte aux lettres (ou « boîte à idées ») peinte en rouge à l’anglaise avait été installée toute pimpante il y un peu plus d’un an. Usage immodéré de la part des usagers, ou effet des UV d’été, voilà que déjà la peinture rouge se ternit et commence à s’écailler !

 https://www.youtube.com/watch?v=4etmFzp3aJs

     On pourra toujours accuser le Brexit, mais les faits sont là : l’obsolescence est survenue avant que la revitalisation ne commence !  Dieu que le temps est cruel !

      Sans complexes et sans trop de mélancolie, en ces temps de blues des yeux bleus du show-biz que l’on ferme, Claudi a mis pour vous cette micro-tragédie en perspective !

Charmoy-City, un projet et des bornes

Charmoy-City, un projet et des bornes

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 décembre 2017 (J+3277 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:29

CHARMOY-CITY : LA MÉDIATHÈQUE LIEU DE MÉMOIRE DE L’OIGNON ? - du 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

         Il y a quelque temps, nous avions rendu compte d’une enquête intitulée : « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! »

      Cette enquête, parue dans « L’Écho des communes », publication en ligne à visée promotionnelle offrait au lecteur un tour d’horizon de notre cité commenté et illustré par   notre premier édile et son adjointe à l’urbanisme.

    Nous y avions relevé ces citations relatives à l’oignon, notre sujet de ce jour, et plus généralement à l’agriculture locale :

« Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini » ceci au début de l’article, et  plus loin, dans le corps de l’article:

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

     Ces citations nous ont semblé comme un glas de l’oignon résonnant, en place d’angélus sur les champs désertés !

     La déshydratation se serait donc évaporée et l’odeur avec ! Un plaisir olfactif ineffable nous a donc été retiré. Le relent s’est enfui, mais il est temps encore de préserver la mémoire !

     Un récent article paru le 20 courant dans Le Bien Public envisageait de faire de la nouvelle médiathèque « un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte »

      CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

     Le projet est ambitieux car le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France compte 40150 documents de nature diverse répondant au mot-clef « Napoléon Bonaparte ».

     Or le même catalogue interrogé au mot-clef « oignon » donne au total 300 documents divers relatifs au sujet.

     Dès lors, l’ambition de constituer au sein de la nouvelle médiathèque, un pôle de référence sur l’oignon se révèlerait un défi plus facile à relever et permettrait du même coup de préserver une mémoire, sinon olfactive, du moins documentaire sur notre bulbe emblématique local !

    Ce fonds comprendrait au premier chef de nombreux  livres de recettes, des livres illustrés pour enfants, des chansons et musiques diverses en partitions, disques, ou CD. On n’omettrait pas d’y inclure quelques vieux vinyles rares de succès consacrés.

https://www.youtube.com/watch?v=bVOrg2ggwGg

https://www.youtube.com/watch?v=lEW_FUu1Qc4

     Bien entendu, des ouvrages plus techniques y trouveraient leur place, ainsi que des ouvrages historiques rares, sans oublier les publications attestant du rayonnement international de l’oignon (à titre d’exemple, les notices suivantes sont tirées de la BnF) :

Montigaud, Jean-Claude (1941-....)

La Filière "oignons deshydratés" : problèmes techniques et économiques / Jean-Claude Montigaud, P. Varoquaux

INRA   1982 

Hygiène militaire. Nouveau guide culinaire moderne à l'usage du soldat pour la préparation et la variation de ses ordinaires par l'emploi de la soupe française au gras et à l'oignon, procédé Grémailly, fils aîné...

Librairie militaire J. Dumaine 1881

[Mazarinade. 1649]

L'Oygnon, ou L'union, qui fait mal à Mazarin, avec quelques autres pièces du temps, contre luy

Państwowe muzeum imienia Przypkowskich (Jędrzejów, Pologne)

La Soupe à l'oignon à la Przypkowski / Musée Przypkowski

Chapitre de l'ordre des gastronomes Pomiane de Pologne 1967

        Dans notre Val-de-Saône, la migration de l’oignon du secteur agro-alimentaire, vers le secteur culturel et patrimonial pourrait être ainsi un des signes majeurs de la nouvelle révolution sociétale en marche.

    En résumé : l’oignon, de la SITPA (Société Industrielle de Transformation de Produits Agricoles) au site patrimonial !

      Les vieux Auxonnais ont bien connu la SITPA que le populaire prononçait d’ailleurs habituellement SIMPA, sans doute en mode d’assonance  plus douce. SIMPA c’était plus sympa et ça faisait oublier les larmes de l’oignon.

   Cet oignon épluché en tâche à domicile qui permettait d’arrondir les fins de mois dans les foyers modestes. Adolescent, votre serviteur a pratiqué occasionnellement. Sans grand succès à vrai dire ! Mais j’ai connu des virtuoses aux yeux rougis qui sortaient vaillamment leur journée !

    Dans le même temps, au rayon articles de pêche, j’ai tenté le montage des hameçons en tâche à domicile pour le magasin Prévost qui n’était pas encore le P’tit Coup de Pouce, mais je n’avais pas le coup de main et puis, ça me rappelait trop les lignes emmêlées à la pêche à l’ablette !

    Finalement, ça grainait plus d’aller ramasser les treuffes chez les maraîchers : longue Béa et ronde Sirtema

    Ah ! Chers vieilles senteurs de 1960, madeleine de Proust du Val-de-Saône, senteurs d’oignon et de manne !

LES BOUTIQUES ÉPHÉMÉRES, UNE MANNE POUR LE COMMERCE DE CENTRE-BOURG ? - du 30 juin 2017

    En été 1966, j’ai même bossé à la SIMPA, dans l’usine à droite, juste à la sortie du Pont de France. J’étais fier de ma carte de sécu toute neuve !

    À la chaîne à piquer les oignons sur le tapis, entouré de bonnes dames en bonnet blanc, j’adorais leur franc-parler. Le contremaître était un homme, évidemment, grincheux parfois !  L’égalité des sexes et la langue de bois n’avaient pas encore triomphé. L’oignon faisait encore pleurer ! Et l’on savait encore rire !

     Je m’enrhumais parfois dans les chambres froides, grands cimetières de poulets congelés et éviscérés, raides comme la justice et durs comme des pavés. C’était « mes universités » !  Aux p’tits oignons !

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 08:38

DE CHARMOY-CITY À BOUVILLE : RÉFLEXIONS SUR LA CULTURE - du 26 novembre 2017 (J+3266 après le vote négatif fondateur)

   Il peut être dangereux de s’aventurer sur les chemins de la littérature. C’est pourtant ce que nous avons fait pour illustrer notre dernier article à propos du projet de médiathèque.

CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

    Quelques souvenirs de lecture, nous avaient naturellement conduit vers Jean-Paul, l’auteur des Mots et de La nausée. Et ce bref retour sur ces deux œuvres nous y a révélé des perspectives vertigineuses sur la lecture et l’écriture, et par là même, sur la culture en général.

         De là, nous avons naturellement conclu que tout élu devant décider en matière d’équipement culturel trouverait d’abord grand profit à s’imposer la rédaction d’une fiche de lecture sur un ouvrage de ce genre. Même si en matière de culture rien n’est gratuit, on ne peut réduire une décision en matière culturelle  au seul vote d’un chapitre budgétaire !

     Des deux ouvrages de Sartre cités plus haut,  le plus accessible est de loin La nausée et je suis sûr que plus d’un lecteur de Chantecler va le relire !

    En simplifiant à l’extrême, nous dirons que La nausée, roman quelque peu autobiographique, le premier  de Sartre (1938)  est constitué selon l’« avertissement des éditeurs » par le « journal d’Antoine Roquentin, [qui] après avoir voyagé en Europe Centrale, en Afrique du Nord et en Extrême-Orient, s'[est] fixé depuis trois ans à Bouville, pour y achever ses recherches historiques sur le marquis de Rollebon ».

     Chercheur et historien, Roquentin fréquente donc tout naturellement la bibliothèque de Bouville, mais encore le musée de Bouville, dont il donne des aperçus détaillés. Vu par le petit bout de la lorgnette, on peut considérer que La nausée livre un tableau daté et sans indulgence de la vie et des équipements culturels d’une ville de province qui n’est pas franchement rock’n’roll. Il est vrai que c’est bien autre chose encore !

      Un Roquentin du vingt-et-unième siècle ne serait pas vraiment dépaysé à Charmoy-City. En vous disant cela, cher lecteur, je vous ouvre mon cœur !

     Mais avouons quand même  que La nausée c’est un drôle de titre. Il est vrai que c’est l’éditeur Gallimard qui en a décidé en référence à la perception bizarre et comme nauséeuse du réel que l’atmosphère pesante bouvilloise induit chez le héros.

     Tiens, tiens ! Avec la « perception », nous voilà revenu à ce cher Merleau et à la phrase énigmatique de notre précédent article : « Il sera de forme polyédrique et permettra aux usagers d’avoir une autre perception de la culture. »

      Sartre voulait intituler son roman Melancholia, en référence à Albert Dürer. Mais que les lecteurs potentiels ne se découragent pas, la verve satirique et décapante de l’auteur engendre rarement la mélancolie !

      Encore un petit échantillon :

      « J'ai travaillé deux heures dans la salle de lecture. Je suis descendu dans la cour des Hypothèques pour fumer une pipe. Place pavée de briques roses. Les Bouvillois en sont fiers parce qu'elle date du XVIIIème siècle. À l'entrée de la rue Chamade et de la rue Suspédard, de vieilles chaînes barrent l'accès aux voitures. Ces dames en noir, qui viennent promener leurs chiens, glissent sous les arcades, le long des murs. Elles s'avancent rarement jusqu'au plein jour, mais elles jettent de côté des regards de jeunes filles, furtifs et satisfaits, sur la statue de Gustave Impétraz. Elles ne doivent pas savoir le nom de ce géant de bronze, mais elles voient bien, à sa redingote et à son haut-de-forme, que ce fut quelqu'un du beau monde. Il tient son chapeau de la main gauche et pose la main droite sur une pile d'in-folio : c'est un peu comme si leur grand-père était là, sur ce socle, coulé en bronze. Elles n'ont pas besoin de le regarder longtemps pour comprendre qu'il pensait comme elles, tout juste comme elles, sur tous les sujets. Au service de leurs petites idées étroites et solides il a mis son autorité et l'immense érudition puisée dans les in-folio que sa lourde main écrase. Les dames en noir se sentent soulagées, elles peuvent vaquer tranquillement aux soins du ménage, promener leur chien : les saintes idées, les bonnes idées qu'elles tiennent de leurs pères, elles n'ont plus la responsabilité de les défendre ; un homme de bronze s'en est fait le gardien. »

    Voilà les impressions de Roquentin. Sorti de la bibliothèque pour fumer une pipe (polyédrique), il nous fait découvrir, coulé dans le bronze,  le génie inspirateur qui règne sur la bourgeoisie bouvilloise et sa « perception de la culture ».

      Une longue recherche ne nous a pas permis de trouver de document représentant la statue de Gustave Impétraz. Qu’à cela ne tienne ! Claudi a procédé à l’érection du monument en bonne place… Pour le bonheur des Charmoysiens !

    Une merveille de plus à vous montrer !

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017    

De Bouville à Charmoy-City, Roquentin bonapartiste

De Bouville à Charmoy-City, Roquentin bonapartiste

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 novembre 2017 (J+3266 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres