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  • Claude Speranza, Auxonnais
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:51

UNE NOUVELLE JEUNESSE POUR « LA FERME AUX RADIS » ?  - du 31 octobre 2016 (J+2875 après le vote négatif fondateur)

        Un article croquant à déguster pour la grand’foire !

        Nous ignorons si nos articles sont lus, mais ce dont nous sommes sûr, c’est de l’écho des illustrations de Claudi dans les cercles charmoysiens. Un lecteur assidu m’interrogeait ainsi récemment sur un détail du tableau « Angoisse de la page blanche ». 

ANGOISSE DE LA PAGE BLANCHE  - du 25 octobre 2016   

    Quel détail me direz-vous ? Le petit cadre figuré en haut à droite de la toile et représentant une bâtisse du type de celles, qu’en langage immobilier, on qualifie habituellement de « longères ». En l’occurrence une longère « à rafraîchir ».

      Notre lecteur m’assurait avoir reconnu cette « longère » et, d’un air entendu, m’en désignait déjà l’adresse. Las ! Il faisait fausse route, il avait confondu, et n’avait manifestement pas reconnu « La ferme aux radis » au rond point de l’Europe !

    « La ferme aux radis » ? Oui, c’est le nom qu’a donné en 2015 à cette bâtisse le spécialiste local de la couverture photo des chantiers au Charmoy.

EN ARTOIS… OU EN PICARDIE,  EN REPIQUANT DES RADIS - du 24 JUIN 2015

     À présent désertée, « la ferme aux radis » s’ennuie. Heureusement, le dernier chantier du Charmoy vient de s’ouvrir sous ses fenêtres (« AUXONNE CHANTIER Nouvelle station-service : top départ » dans Le Bien Public du 29 octobre dernier). Pour cette « longère » retraitée et bien délaissée voilà quelques semaines de distraction assurée en direct et sans même besoin d’acheter le journal.

     En ces temps de « revitalisation » et de « redynamisation », « la ferme aux radis » recommence à espérer, elle compte bien se refaire une beauté.

     C’est vrai aussi que le bruit court qu’elle pourrait être démolie. Du coup, disparue la seule vraie maison de la rue du Charmoy ! Charmoy, ton âme fout le camp ! On espère bien que la municipalité brandira son droit de préemption à temps pour la sauver !

   Vous imaginez, une rue du Charmoy sans maison, quelle drôle de rue, c’est un peu comme une rue de centre-ville sans commerces ou un maire sans son écharpe !

L’ÉCHARPE RETROUVÉE  - du 21 mars 2014

     Alors, dans le processus de « revitalisation » en marche, « la ferme aux radis » compte bien sauver ses murs en devenant « la maison des projets du Charmoy ». Quels projets ? Les projets touristiques, pardi !  La maquette de l’hôtel 50 chambres dans la grange, et celle du restaurant dans la cuisine ! Et une petite buvette, bien entendu, pour se rafraîchir, sous une tonnelle dans la cour ! C’est bien connu, pas d’animation réussie sans buvette ! 

« BON SÉJOUR À L’HÔTEL DU CHARMOY ! » (Suite) - du 28 MAI 2016

    Après tout, il ne doit pas y en avoir que pour le centre-ville qui, lui, aura bientôt sa « maison du projet » (avec ou sans buvette ?). À l’entrée relookée de la rue du Charmoy, entre le plein et la vidange, la visite des maquettes de « la ferme aux radis » pourrait ainsi devenir l’étape obligée de l’honnête homme et du touriste malin ! Et le point de ravitaillement du prochain marathon du Charmoy, la course qui manque encore à Charmoy-City !

       Reste à trouver un guide… Claudi m’assure que notre retraité, ancien militaire des années 60 et ancien chef d'entreprise des années 90, est déjà volontaire pour couper les citrons au marathon et surtout fana pour passer de la pommade aux athlètes !  

Revitalisons la Ferme aux radis

Revitalisons la Ferme aux radis

C.S. Rédacteur de Chantecler

Auxonne, le 31 octobre 2016  (J+2875 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 08:06

L’OR BLEU AU CHARMOY – du 20 octobre 2016 (J+2864 après le vote négatif fondateur)

     L’or bleu, comme chacun sait, c’est l’eau ! Une valeur en hausse qui pourrait bien remplacer l’or noir dans les conflits du siècle à venir.

      De l’or bleu nous n’en manquons pas au Charmoy : le réservoir des Granges Hautes en est rempli, et sur les berges du bien nommé Bief Pérou on entend le murmure de ses flots. Mais de cet or bleu du Charmoy, qui n’est pas coté en bourse, la finance ne se préoccupe pas encore.

      Mais au fait, de l’or bleu, nous avons déjà parlé il y a bien longtemps.

L’ART DE DÉCOUVRIR LES SOURCES - du 12 novembre 2012

      Devons-nous pour autant nous considérer comme  un précurseur et un visionnaire alors qu’aujourd’hui le thème de l’or bleu vient défrayer la chronique au Charmoy ?

      Défrayer la chronique au Charmoy ? Vous êtes sûr ?

     À preuve, le 14 courant, le site facebook de l’hypermarché E.LECLERC du Charmoy à Auxonne, adressait ce message à  ses fans « Découvrez et partagez ce reportage TF1 tourné dans votre centre E.Leclerc Auxonne ». D’accord, mais quel rapport avec l’or bleu ?

     Quand vous saurez que le reportage en question avait pour titre « Le business de l’eau minérale en plein essor », vous aurez compris. L’eau minérale, c’est un business en or, en or bleu, bien entendu, et en plein essor ! Bourvil l’avait déjà compris !

https://www.youtube.com/watch?v=0U0rQqKGyQQ

    Si je ne l’ai pas partagé, j’ai cependant découvert le reportage TF1 avec intérêt. Sur 3 minutes, une petite minute est tournée effectivement à l’hypermarché du Charmoy. Le temps de voir le patron et d’apprendre de sa bouche que ses prix s’échelonnent  de 0,10 à 0,60 euros le litre en matière d’eau minérale. Vient ensuite, sur fond d’étiquettes diverses et variées le bagout lénifiant d’une speakerine vantant les qualités intrinsèques de l’eau minérale. Pour finir, deux clients arborant une moue quelque peu dégoûtée, confessent bouder  l’eau du robinet. Ils la délaissent au profit des crus d’or bleu en bouteille plastique, dont les monceaux sont en vente dans les hypermarchés !       

        Pourtant, dans le dossier de présentation du projet du Charmoy en 2011, on pouvait lire à propos de la consommation  d’eau, cet impératif catégorique : « sensibiliser à une consommation parcimonieuse » (p. 58). Ce vœu d’une tonalité de franciscain méhariste ne concernait évidemment pas les montagnes de packs d’eau offerts au consommateur en rayon, mais seulement l’eau du robinet (pouah !) que ne vend pas encore Leclerc !

      Pour en venir à notre reportage, les deux tiers du reportage sont en fait consacrés à l’un des grands, parmi les grands crus d’or bleu, l’eau d’une source remise au goût du jour et dont le captage relooké a nécessité 6 millions d’investissements quelque part entre Lure et Vesoul en Haute-Saône. Un cru aqueux comtois à 2 euros le litre, dont on ne peut dire qu’il soit le moins cher !

    Dont le prix, en tout cas sort carrément de la fourchette annoncée au Charmoy, de  « 0,10 à 0,60 euros » rappelons-le.

    Alors, dites-moi, quel rapport peut-il bien y avoir entre l’hypermarché du Charmoy, défenseur et adepte des petits budgets, et la source Villeminfroy quelque part entre Lure et Vesoul en Haute-Saône, dont « 80% des bouteilles seront exportées à l’étranger » à destination de « nouveaux et riches consommateurs » (l’Est Républicain du 20 juillet dernier).

     Le même sans doute qu’il pouvait y avoir entre le projet de zone du Charmoy et les visites de l’hypermarché de Pusey-VESOUL par nos édiles « discrets ». Le même encore qu’il pouvait y avoir entre la consultation de juin 2010 pour cette zone du Charmoy (traduisez LECLERC) et les belles et nombreuses affiches imprimées à LURE et collées par la clique locale des sectateurs de la divine enseigne.

     Au prochain conseil, observons bien nos décideurs « discrets ». Peut-être les verrons-nous étancher leur soif inextinguible de transparence dans une eau cristalline prise au goulot d’une « bouteille belle et pratique avec un bouchon épais pour qu’elle soit facile à ouvrir par les personnes âgées » (l’Est Républicain du 20 juillet dernier).

    Il paraît aussi que l’exploitant avisé de la source luronne à 2 euros le litre est le créateur d’une chaîne de « moulins », sans meule, mais non sans succès. Alors, pour les amateurs de moulins,  après l’or bleu,  pourquoi pas aussi  un « moulin » au Charmoy ?

ON NE PEUT PAS ÊTRE AU FOUR ET AU MOULIN - du 19 DÉCEMBRE 2014

Au Charmoy, Croquebol et La Guillaumette boivent Source Raoul

Au Charmoy, Croquebol et La Guillaumette boivent Source Raoul

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 octobre 2016  (J+2864 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:02

DES VITROPHANIES AU SECOURS DE CHARMOY-CITY ! - du 30 Septembre 2016 (J+2844 après le vote négatif fondateur)

C’est dans un reportage de France 3 RA, concernant la ville du Teil en Ardèche et intitulé « Vitrines en trompe l'œil au Teil (Ardèche) », que nous avions récemment découvert la vertu redynamisante et revitalisante de la décoration des vitrines ou rideaux des commerces désaffectés à l'aide d'autocollants trompe-l’œil !

REDYNAMISATION EN TROMPE-L’ŒIL À CHARMOY-CITY ? - du 20 Septembre 2016

Naïf, je m’étais alors dit : « Comme ils sont ingénieux ces Ardéchois ! ». En fait j’étais dans l’ignorance, car cette pratique du trompe-l’œil concerne l’ensemble de notre beau pays de France. Et à l’approche d’échéances électorales, elle risque de se répandre bien au-delà des vitrines, sur nos écrans, dans nos rues et sur nos places !!

Depuis j’ai fait bien des progrès et mon vocabulaire s’est encore enrichi d’un mot : vitrauphanie ou vitrophanie.

Ce mot, vitrophanie, je ne l’ai pas appris à la mairie, mais dans un commerce juste en vis-à-vis, une librairie-papeterie, car vitrophanie, c’est un terme technique de papeterie décorative.

Dans ce commerce-là, qui a fermé déjà, on pouvait aussi commander des vitrophanies, mais maintenant il est trop tard, car il vient juste de fermer, au plus grand désespoir de ses usagers de proximité !

Hier, je vous le donne en mille, j’ai même vu une brave dame se casser le nez à la porte fermée et, désolée, se mettre à pleurer. C’est qu’elle voulait y commander deux best-sellers de qualité. Cependant très bouleversée, les titres, elle avait oubliés !

J’ai tenté de la consoler, alors son visage tout fripé et pas pour un sou botoxé, s’est éclairé : « Oui ! Ça me revient ! Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur ! ». Et malgré son arthrose et ses ankyloses, un éclat s’allumant dans ses deux yeux mouillés, elle s’est mise à se déhancher, actionnant ses deux bras comme deux bielles ! C’était sans doute du Supervielle, que cherchait notre brave vieille !

Je lui ai dit : « Ne pleure pas Jeannette ! », car elle s’appelait Jeannette, et goûtait dans nos murs une paisible retraite. « Croyez-m’en, Jeannette ! Lisez plutôt Houellebecq et oubliez Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur ! ».

DE HOUELLEBECQ EN CHARMOY (2) - du 6 FÉVRIER 2015

C’est vrai que, comme dit notre premier édile : « Il est facile de pleurer ». Et de cela je viens de vous montrer la preuve, mais pleurer, c’est bon pour les crocodiles, alors mieux vaut revitaliser ! Un commerce a fermé ! La belle affaire ! Une de perdue, dix de retrouvées !

En attendant, pour « embellir » nos vitrines mortes, pour encoller les yeux des commerces qui meurent, on ira chercher des vitrophanies ailleurs !

C’est qu’avec une vitrophanie, même morte, une vitrine ça a du chien, nom d’un chien !

https://www.youtube.com/watch?v=TD6yYHGuXD8

Et quand elles rouvriront alors ? Que fera-t-on des vitrophanies ?

Oui, ça c’est une bonne question. Une question à poser au conseil, bien que l’urgence n’en soit pas démontrée. À quel conseil ? Au conseil municipal évidemment, et pour la partie scientifico-technique au Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France. Et ils nous répondront sans doute : « Allez chercher Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur !» Et on décollera toutes ces vitrophanies…. à la vapeur, Monsieur l’ingénieur !

Pour la vitrine de « La chopine de Bonaparte », c’est pas urgent, la réouverture attendra sans doute les vendanges 2017. En attendant, son problème vital est déjà résolu, sa vue ne nous attristera plus, un nouveau lustre elle a reçu. Les vitrophanies sont arrivées et les voilà déjà posées ! Plus Fanny que vitraux, mon Coco, à la surprise des badauds !

Comme dirait l’autre : « Voilà qui va mettre la « cité en pleine effervescence ! ». Charmoy-City, c’est maintenant l’Empire des sens !

Car la Fanny, croyez-moi, est plus craquante que « la Dame du Château Louis XI » avec sa robe de pierre et son petit chapeau pointu !

Je sens que vous aimeriez connaître « la Dame du Château Louis XI » ? Découvrez-la, dans votre journal d’hier, sur la grande page moussante « Une cité en pleine effervescence » ! Et vous verrez que par sa situation, « La Dame du Château Louis XI » serait plutôt, si elle n’était de pierre, la Marie du Port Royal !

Il est vrai que l’on s’y perd un peu un dans tout ce patrimoine et qu’un rédacteur d’Inf’Auxonne a bien découvert, quant à lui, un « tunnel passant au travers du rempart du Château Louis XI » aux abords du port. Vous voulez le découvrir ce tunnel ? Ne vous gênez pas, je vous assure, ça mérite la visite !

QUEL PASTIS DANS LE 51 ! (1) - du 21 JANVIER 2016

Vitrophanies à Charmoy-City

Vitrophanies à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 septembre 2016 (J+2844 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 08:49

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (2) - du 18 Septembre 2016 (J+2832 après le vote négatif fondateur)

Pluie et grisaille ce matin, bonne occasion donc de découvrir le deuxième volet de notre étude patrimoniale et citoyenne.

Un des acquis et des garanties habituelles de la citoyenneté c’est le vote, patrimoine légué par la république. Nous avons vu hier, dans notre premier volet, le sort particulier qu’un casuiste inspiré, et sans doute bien conseillé, avait fait au vote négatif du conseil du 17 décembre 2008.

Aujourd’hui, nos réflexions concerneront à nouveau des votes : le fameux vote-plébiscite de la « consultation » de juin 2010 et, de façon plus anecdotique, l’entrée en scène de Leclerc dans celui des cantonales de mars 2011.

Mais avant d’en arriver à ces scrutins, retraçons brièvement la suite de l’histoire, après que nous en soyons restés à l’annonce fracassante au printemps 2009 de l’arrivée de 250 emplois et d’un hôtel de 50 chambres …

À la suite de la CDAC défavorable du 7 octobre 2009, qui devait décevoir ces espoirs, Le Bien Public du 12 octobre 2009 titrait : « Leclerc : le dossier sera porté plus haut ». À la fin de l’article, un cadre du Groupe Leclerc lançait « au maire [d’Auxonne] audacieux de soutenir le projet » cette injonction : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». Le petit soldat du Charmoy recevait ainsi publiquement sa feuille de route. Après le prix de discrétion, il était adoubé officiellement pour la bonne cause, avec un bâton de maréchal (Leclerc) et des biscuits dans sa giberne…

Le même article précisait : « La population a largement pris parti. Une centaine de manifestants contre, dimanche 27 septembre – à l’appel de l’UCIA auxonnaise et de Clairobscur, association doloise – ; 1252 consommateurs pour, pétition « spontanée » déposée mardi soir en mairie et qui court toujours ». C’est clair, la fracture Leclerc s’installait dans la « population ». D’ailleurs dès le 8 avril 2009, dans un article mémorable, le « cavalier seul » Raoul Langlois, rompant sa « discrétion » avait mis la population dans le coup en « affirm[ant] avoir du soutien parmi la population et les commerçants.»

La pétition « spontanée » de 1252 signatures, n’était pas née d’une génération spontanée, il fallait bien des petites mains pour faire circuler les feuilles. C’est pourquoi, comme un rosé des prés après la pluie, une association de consommateurs ad hoc (AAC), émergeait en cet automne 2009. Inf’Auxonne N° 27 de janvier 2010, journal de Raoul Langlois, lui faisait une large publicité en page 2 : « Une nouvelle association est née : Auxonne Avenir consommateurs (A.A.C.) Son but statutaire est le suivant : « expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes. Nous sommes donc tous concernés. Son Président, M. Philippe Montial, est à votre disposition au 03 80 81 32 89 pour tous renseignements et/ou adhésion (5euros/an). »

Enregistrée en préfecture le 18 janvier 2010 seulement (identification R.N.A. : W212005106 (paru au J.O. du 30/01/2010 N° d’annonce : 310), elle devait être présidée par un illustre inconnu, proche de la municipalité en place, et qui a aujourd’hui son siège dans la majorité au conseil. Il se présente lui-même dans l’un de nos documents.

Le 20 janvier 2010, la CNAC refuse le projet du Charmoy, soulignant fort justement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville », « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne », et « contribuer[ait] à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participer[ait] pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

C’est alors qu’avec le concours du maire d’Auxonne, de la fraîche émoulue AAC, et d’autres groupes politiques ou associatifs le promoteur, qui tient déjà la maîtrise foncière des terrains, va trouver dans une consultation a posteriori la solution miracle pour donner une nouvelle audience à son projet ainsi que la consécration des urnes : « Aux Urnes citoyens ! », comme on pouvait le lire sur la calèche endiablée des journées de juin.

C’est en effet en juin que se tiendra cette consultation, plus précisément le 27. Son principe en avait été voté à l’unanimité en conseil du 15 avril 2010. À noter que l’opposition, dont la plupart des membres étaient opposés ouvertement, ou réservés sur le projet, vote le principe de cette consultation tout en négligeant de s’inscrire dans la campagne, laissant ainsi le champ libre à la clique des « OUIOUIstes ». Carence citoyenne affligeante aux conséquences pourtant prévisibles !

Le résultat ne se fait pas attendre : 80 % de OUI ! Aubaine que le maire d’Auxonne et le promoteur mettront en avant dans leurs déclarations, oubliant seulement qu’en fait moins d’un tiers des inscrits ont voté ce OUI. Moins d’un tiers ! malgré un racolage de procurations forcené et une campagne d’affichage sauvage voyante : ces fameux OUI en jaune fluo imprimés à LURE ! Bel exercice de démocratie participatatatative en promo que cette « consultation » dont nous vous proposons de revoir le film en affiches.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

Peine perdue que tout ce battage, la CDAC de mars 2011 refusait la nouvelle mouture du projet. Conséquence, Leclerc s’invitait dans la campagne des cantonales et les opposants à Monsieur Langlois étaient fustigés au nom de leur opposition supposée ou réelle au projet. Apparemment sans grand résultat !

Claudi a immortalisé pour vous en image « la calèche endiablée des journées de juin », figure majeure de cette geste héroïco-grotesque de la fameuse « consultation », et dont la mésaventure cruelle nous rappelle qu’il peut être parfois utile de connaître cet air bien connu du folklore russe « jamshik ne goni loshadey ». « Cocher, ralentis tes chevaux ! »

https://www.youtube.com/watch?v=8tkpoOFtv4Y

Patrimoine et citoyenneté au Charmoy

Patrimoine et citoyenneté au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2016 (J+2832 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:42

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (1) - du 17 Septembre 2016 (J+2831 après le vote négatif fondateur)

Ces 17 et 18 septembre se tiennent les Journées du Patrimoine sur le thème « Patrimoine et citoyenneté ». Citoyen et citoyenneté, voilà des mots revenus à la mode. « Patrimoine et citoyenneté », de quoi s’agit-il ? Car il convient tout d’abord, en les reliant, de définir les deux mots.

Nous proposons cette définition : le patrimoine c’est l’ensemble du legs du passé qui permet au citoyen libre et éduqué de vivre en lien avec ce passé en jouissant des œuvres de ses aînés tout en prenant conscience de leurs insuffisances et qui lui permet, à travers le temps, d’inscrire sa vie en cohérence et en continuité avec l’aventure humaine.

Dans le cas particulier où il est associé avec le concept de citoyenneté, le patrimoine peut s’affranchir quelque peu de son cadre habituel qui est généralement monumental, historique et artistique. On quitte alors le Louvre, le Château de Versailles ou les cathédrales, pour rejoindre des objets d’étude plus modestes. Le vieux papier, éventuellement numérisé, l’emporte alors sur le marbre, les ors et les bronzes. C’est ainsi que la lecture critique de la correspondance d’un Poilu, d’un décret de la Convention, d’un vieux journal, d’un tract, d’une affiche ou d’un procès-verbal de conseil municipal peut se révéler plus formatrice pour le citoyen qu’une ascension vertigineuse à la Tour Eiffel ou le frisson d’une visite au fond des Catacombes…

Ces prémisses ayant été précisées, posons-nous maintenant, en tant que rédacteur de ce blog consacré au Charmoy, devenu désormais classique et bientôt patrimonial, la question suivante : « Comment pouvons-nous contribuer à ces journées « Patrimoine et citoyenneté », tout en traitant de notre sujet de prédilection ? »

Le patrimoine bâti du Charmoy, bien que désigné en janvier dernier par un artiste local très décoré, comme étant « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne » ne peut faire l’objet de notre étude. Tout au plus s’inscrirait-il dans le thème « Patrimoine foncier et consumérisme » et encore faudrait-il lui laisser le temps d’achever sa croissance à laquelle la municipalité s’active toujours « avec une attention et une motivation décuplées » » (Inf’Auxonne n° 30 d’octobre 2010 page 2), conformément au premier précepte du dogme infaillible du développement par LECLERC : « La municipalité s’est engagée très clairement et très fermement pour l’aménagement d’une zone commerciale. L’enseigne Leclerc est la locomotive de cet aménagement » (Inf’Auxonne n° 26 d’octobre 2009 page 1). Complétons : « L’enseigne Leclerc est la locomotive de cet aménagement et le mécano Raoul et ses aides sont commis au graissage des bielles ! »

Sur cette épopée ferroviaire, beaucoup d’encre a coulé depuis dix ans et a fini par constituer un fonds d’archives assez conséquent, dont notre blog n’est pas le moindre.

Mais, quant à consulter des archives, mieux vaut consulter directement les sources primaires et les productions officielles de nos élus et de leurs amis embarqués derrière la loco du Charmoy. C’est pourquoi nous avons décidé d’offrir à nos lecteurs, à l’occasion de ces journées « Patrimoine et citoyenneté », la consultation d’un patrimoine écrit non directement accessible et dont la lecture, avec le temps, devient de plus en plus passionnante et révélatrice.

Deux journées, donc deux thèmes choisis :

Aujourd’hui nous vous proposons de découvrir sur pièces le jeu de bonneteau de l’hiver 2008-2009 aboutissant au retournement du vote négatif du 17 décembre 2008.

Demain nous redécouvrirons les richesses citoyennes du débat démocratique de la « consultation » de juin 2010, jointes aux petites gâteries charmoysiennes de la campagne des cantonales 2011

Sur le thème d’aujourd’hui, et afin d’apprécier à leur juste valeur les talents de contorsionniste sémantique du maire d’Auxonne autour du vote du 17 décembre, et la façon dont il finit par s’asseoir dessus sans complexes pour complaire à ses amis du groupe E.Leclerc, nous mettons à la disposition de nos lecteurs un certain nombre de documents en PDF qui ne sont plus accessibles en ligne.

À qui, sortant de la torpeur intellectuelle auxonnaise chronique, tentera de comprendre les entortillages amphigouriques qu’il ne manquera pas de rencontrer au fil de ces documents, il ne viendra sans doute à l’esprit que deux explications plausibles : incompétence à formuler en termes clairs et appropriés l’objet du discours, volonté pernicieuse et délibérée d’embrouiller. Chacun choisira la sienne, mais quoi qu’il en soit, ne sont-ce pas là deux vilains défauts rédhibitoires chez qui prétend montrer la route à ses concitoyens ?

Nous apportons aussi une contribution plus personnelle en proposant une sélection d’extraits de ces documents classés par ordre chronologique et commentés, ainsi que des extraits de presse en image.

Des études passionnantes et choisies pour des citoyens éduqués et responsables à qui on ne la fera plus !

Sans oublier l’image du jour…À demain !

Poster pédagogique citoyen du Charmoy

Poster pédagogique citoyen du Charmoy

Charmoy, cohérence dans la continuité

Charmoy, cohérence dans la continuité

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 septembre 2016 (J+2831 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:28

PROPOS DE RENTRÉE - du 07 Septembre 2016 (J+2821 après le vote négatif fondateur)

Ça y est, la rentrée est faite, celle des scolaires et celle des politiques. Voici le temps des discours, des projets et des sempiternelles réformes à faire.

L’école et la politique ça se ressemble pas mal : il y a des gens savants qui parlent et d’autres, sur des bancs, qui les écoutent. Ceux qui savent (ou croient savoir), ceux qui bossent et ceux qui trichent, les fayots, les chouchous, et aussi les cancres.

Lors des dernières élections municipales de 2014, une image, plutôt réussie au plan graphique et à thème pédagogique, avait circulé sur un site, aujourd’hui disparu, mais dont l’intitulé polémique était très évocateur : «Flamby local »…

On y découvrait un pédagogue « corrigeant » deux « cancres », l’un par la fessée, l’autre par le bonnet d’âne. Les trois personnages étaient d’ailleurs aisément identifiables, pour un Auxonnais du moins.

UN FANZINE PASSIONNANT (4) : JEUNES GENS, UN CONSEIL… - du 30 AVRIL 2015

Depuis ce temps, une dizaine de fois par an, le pédagogue, très doctement, fait la leçon à son parterre de bons enfants et tance les cancres en passant, usant, si nécessaire de son redoutable « porte-plume ».

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

Tout cela est fort déprimant. Ce n’est pas vraiment passionnant. Si l’on ajoute à cela le nombre de redoublants, certains du siècle précédent, on comprend qu’aux leçons, les auditeurs libres ne se bousculent pas vraiment. La démocratie comme la pédagogie, quand on s’y ennuie, c’est pas bandant.

L’autre jour, flânant sur une brocante, j’ai avisé un vide-poche en bronze dix-neuvième à motif pédagogique. Il m’a irrésistiblement rappelé la scène du pédagogue « corrigeant » deux « cancres », l’un par la fessée, l’autre par le bonnet d’âne.

À cette différence près que cette fois le pédagogue avait quelque difficulté à tenir la classe sous sa férule. J’ai trouvé l’objet plutôt sympathique. Les « cancres » en jugeront et y trouveront – qui sait ? – un peu d’inspiration ! Allez ! Au boulot, la récré est finie ! Allez, le nez dans l’encrier, à vos « porte-plume » et à vos cahiers !

Magister dixit !

Magister dixit !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 septembre 2016 (J+2821 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:19

AU VIEUX PORT, ARLETTE A BIEN DESCENDU LES GRADINS - du 08 JUILLET 2016 (J+2760 après le vote négatif fondateur)

J’aime les gradins de notre vieux port, au bas desquels jadis j’appris à nager sous la férule d’Henri Berger. Apprendre à nager, c’est vital et je dois une reconnaissance éternelle à mon maître-nageur et aux gradins.

C’est pourquoi je m’attache à placer ces gradins dans la perspective mondiale qu’ils méritent. Globalisation oblige ! L’un de nos précédents articles les faisait ainsi rencontrer le célèbre escalier Richelieu d’Odessa, immortalisé par le film d’Eisenstein Le Cuirassé Potemkine.

UN (HYPER)MARCHÉ PLEIN DE PROMESSES - du 27 JUIN 2016

Aujourd’hui, quittant l’année révolutionnaire 1905 (1905, tiens c’est la date que porte aussi le petit pont de pierre sur le bief de la Vigne, entre le Port royal et les Puits !) et les mutins de la Mer Noire, c’est dans le Paris de 1933 que nous nous rendrons pour la promotion de nos gradins.

Comme nous l’avons déjà précisé, nos gradins nés en 1852 sont au nombre 18. 18, c’était aussi le nombre de ceux du célèbre grand escalier Dorian du Casino de Paris qu’immortalisa la « descente » de Cécile Sorel en 1933. Un évènement plus réjouissant que ce qui se passait dans le même temps à Berlin !

Lors de la première de la revue Vive Paris, dans laquelle elle interprétait Célimène, la célèbre actrice, qui n’avait plus alors 18 ans, mais 60, descendit malgré tout avec brio les 18 gradins. Ce soir-là, la célèbre Mistinguett, « gloire du Music-hall », était à l'avant scène Arrivée en bas sans encombre et visiblement ravie de sa belle descente, Cécile Sorel lança à l’adresse de la Miss son fameux : « L'ai-je bien descendu ? ».

https://www.youtube.com/watch?v=wmQ_DY3aV9U

Réunissant aujourd’hui, dans un grand écart, l’escalier Richelieu d’Odessa et le grand escalier Dorian du Casino de Paris Claudi revient à nos non moins célèbres gradins pour y mettre en scène la descente de nos deux impayables héros OUIOUIstes, Arlette et Gaston…

Après la montée au Charmoy, descente des gradins pour Arlette et Gaston

Après la montée au Charmoy, descente des gradins pour Arlette et Gaston

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 juillet 2016 (J+2760 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:55

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 - du 16 JUIN 2016 (J+2738 après le vote négatif fondateur)

Nombre de nos fidèles lecteurs/trices connaissent sans doute le nom de Georges Courteline (1858-1929), écrivain et observateur aigu des mœurs administratives de son temps. D’une situation tragi-comique vécue par l’usager au guichet d’une administration ou lors du remplissage d’un dossier, on dit, aujourd’hui encore, qu’elle est courtelinesque.

Les souvenirs de son service militaire passé au 13ème régiment de chasseurs à cheval de Bar-Le-Duc (nous avions à Auxonne le 8ème chasseurs à cheval) inspireront en particulier à Courteline Les gaîtés de l’escadron et Le train de 8h47. Des portraits de scrongneugneu au vitriol, et du comique troupier de haute volée !

Le train de 8h47, roman autour de la mésaventure de deux pierrots du 202ème chasseurs loupant une correspondance dans une gare de la Meuse, n’est plus guère lu aujourd’hui. Du train de 8h47, adapté en film avec Fernandel avant-guerre, je ne me rappelais d’ailleurs plus guère que le titre et quelques bons mots entendus de la bouche de personnes à présent disparues.

L’annonce récente, apparue sur le tableau lumineux de la ville, en ces termes précis : « VILLE D’AUXONNE-INFORMATION-PASSAGE DU MINI-BUS DE LA VILLE au MAGASIN LECLERC le MERCREDI MATIN-départ : 9h47- retour :11h20 », tout en attirant mon attention, a bizarrement ranimé le souvenir courtelinesque du train de 8h47.

LE TAXI DE CHARMOY-CITY, UN TAXI QUI RAOULE POUR LECLERC - du 09 JUIN 2016

C’est au pays des madeleines que La Guillaumette et son compagnon Croquebol prennent le train de 8h47. Et moi, leur digne émule, je comptais bien prendre le minibus de 9h47 au pays des oignons. Je me suis donc rendu, hier mercredi, quelques minutes avant l’heure prescrite par le tableau lumineux (9h47), à l’arrêt du Boulevard Pasteur.

Heure à laquelle je m’étais bien entendu fié sans problème, car l’annonce lumineuse du tableau en impressionnant ma rétine, était restée imprimée dans ma mémoire. Elle constituait en outre, la seule mention officielle et affichée concernant le nouveau passage à LECLERC, car jusqu’à mardi dernier, les horaires donnés sur le site de la ville n’avaient pas été actualisés et ne mentionnaient donc pas ce nouvel arrêt.

J’attendais, et le minibus ne venait pas…Dix heures sonnèrent…Sans le vouloir, voilà que je rejouais Le train de 8h47 dans une nouvelle version. C’est que le départ du minibus n’était pas, comme mentionné sur l’affichage lumineux, à 9h47, mais à 9h18 comme l'indique l’horaire actualisé, qui pourtant n’était pas encore mis en ligne ! Compliqué !

Une petite visite mouvementée à l’accueil de la mairie m’a permis de comprendre les causes de ma mésaventure, tout en donnant à l’administration l’occasion d’y remédier ! À la bonne heure !

Le minibus m’était passé sous le nez, mais le ciel momentanément éclairci ne m’incitait pas à me laisser abattre. J’ai donc enfourché mon vélo pour faire un petit tour au Charmoy. À 11h20, le minibus y est arrivé vide et quelques minutes plus tard, toujours aussi vide, il est redescendu. Et moi aussi, sur mon vélo tout heureux de patauger copieusement dans les superbes flaques entrecoupant de loin en loin la piste cyclable. Faute à la pluie me direz vous ! Au fait dans Le train de 8h47, la pluie aussi est au rendez-vous. Simple coïncidence !

C’est en effet sous une formidable averse d’orage que le train de 8h47 entre en gare, rinçant les shakos emplumés de nos deux pierrots. Une scène lors de laquelle le caméraman de service a dû déguster pendant le tournage du film ! Mais laissons parler Courteline : « Ça ruisselait, les gouttières vomissaient l’eau à pleine gueule, et, du haut des toits en pente douce, des torrents précipités pendaient en longues stalactites, mais ce n’était pas de la pluie, pas le moins du monde ; un nuage qui crevait, rien de plus ! et comme il [La Guillaumette] le disait fort bien : « – Tant plus que ça tomberait beseff, tant moins que ça tomberait longtemps » ».

Au fait, en lisant Courteline en diagonale, je viens de m’apercevoir que Le train de 8h47 est en fait un train de 20h47. Ah ! décidément, toujours les horaires ! Comme dirait Guillaume Pépy, qui n’est pas La Guillaumette, Courteline, comme la CGT, c’est vraiment les horreurs de la gare !

Du train de 8h47 au minibus de 9h47

Du train de 8h47 au minibus de 9h47

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juin 2016 (J+2738 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 09:17

LA CONFRÉRIE DES AFFICHEURS DE SAINT DISCRET DE LURE - du 12 JUIN 2016 (J+2734 après le vote négatif fondateur)

« Confrérie des Afficheurs de Saint Discret de Lure » ??? Quel drôle de nom pour une confrérie. Pas tant que ça !! Comme leur nom l’indique, ils affichent des affiches imprimées à LURE, et ils ont un saint patron : Saint Discret. Rien de mystérieux dans tout cela ! Claudi les a même déjà représentés autour du monument à la « discrétion ».

UNE GUERRE D’UN AUTRE ÂGE - du 28 MARS 2015

En sommeil depuis six ans, après la grande campagne d’hyper-bourrage de crâne de juin 2010, cette confrérie et son saint patron, premier prix de discrétion, resteront un des fleurons de l’histoire politico-commerciale de Charmoy-City.

En ce 12 juin 2016, après ses exploits d’il y a tout juste six ans, elle est injustement oubliée. Claudi tenait à réparer cette amnésie coupable en vous la présentant. Dommage que la pluie risque de décoller les affiches et de faire gonfler les jointures de l’effigie de bois (de prunier) du saint patron, récemment restaurée !!

Pour vous complaire, nous avons extrait de notre grand feuilleton deux images dignes d’accompagner la « Confrérie des Afficheurs de Saint Discret de Lure » qui ne colle plus depuis longtemps et qui, comme son saint patron, est devenue très discrète.

En ces temps désolants de pluie qui nous confinent loin du soleil, les amateurs de belles journées languissent et s’ennuient. Ils seront sans doute curieux de feuilleter la totalité de notre grand feuilleton et de ses archives. Bonne lecture pluvieuse mais toujours instructive !

FEUILLETON 1 -  en 46 épisodes

La Confrérie des Afficheurs de Saint Discret de Lure

La Confrérie des Afficheurs de Saint Discret de Lure

43-Vive Miss Charmoy 2014

43-Vive Miss Charmoy 2014

46-Confrérie du Charmoy

46-Confrérie du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 juin 2016 (J+2734 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 08:08

« AU R’QUILLOU !!! » - du 07 JUIN 2016 (J+2729 après le vote négatif fondateur)

« Ah ! Clorinde, Clorinde…Finis les jours de bonheur !... Et pour m’achever, la pluie tombe depuis ce matin, tombe sans arrêt, rayant tout, noyant tout, mettant un voile gris sur les choses.

Bézuquet n’avait pas menti. Il pleut à Port-Tarascon, il pleut… La pluie vous entoure de partout, vous enferme comme dans un grillage serré de cages à cigales. Plus d’horizons. La pluie, rien que la pluie. Elle inonde la terre, elle crible la mer, qui mêle à la pluie tombante une pluie remontante d’éclaboussures et d’embruns… »

Voilà un passage tiré de Port-Tarascon d’Alphonse Daudet qui ne dépaysera personne malgré la timide embellie ! Un passage qui démontrerait à lui seul, qu’Alphonse Daudet, cet écrivain plein de sensibilité et de finesse, mérite d’être relu. Du « Secret de Maître Cornille » au « Sous-préfet aux Champs », nous n’avons d’ailleurs jamais manqué d’y puiser notre inspiration

ON NE PEUT PAS ÊTRE AU FOUR ET AU MOULIN - du 19 DÉCEMBRE 2014

DES FOSSÉS QUI ONT LA COTE - du 04 MAI 2016

Aujourd’hui, c’est dans la série des Tartarin que nous puiserons l’inspiration, remplaçant toutefois le fusil du célèbre tueur de lions par l’épuisette. L’épuisette vous connaissez, ou plutôt le « r’quillou », le fameux « r’quillou » des vieux pêcheurs de Saône… Quand on avait ferré un gros bec qui risquait de casser la ligne, on criait au copain de barque qui tirait sur sa bouffarde assis sur le bachut : « Au r’quillou ! »

Il n’est pas interdit d’imaginer Tartarin pêcheur et plus précisément grand pêcheur de brochets dans la Saône et devant l’Éternel. En effet, une lecture – toujours aussi passionnante et roborative – de la PQL nous apprenait, encore hier, qu’« Avec la montée de la Saône, les brochets sont au rendez-vous ».

À propos de brochets, tiens, ça me revient, il me reste quelques belles pièces au congèl’ ! À déguster au beurre et sans modération !

POISSONS D’AVRIL D’AUJOURD’HUI ET D’HIER… - du 01 AVRIL 2015

POISSON D’AVRIL (TER) - du 04 AVRIL 2015

Pour les lecteurs sérieux, enfin, et pour terminer en beauté, une bouteille à la mer pêchée dans les eaux troubles et tumultueuses du Vannois en crue, entre le pont de la Reconstruction et la passerelle de la Rénovation…

Ça tangue sur le HMS la « Discrète », notre nef municipale où l’« opacité » règne toujours en maître à la barre depuis le premier prix de « discrétion » attribué en 2009 au capitaine, seul maître à bord, par une grande enseigne qui n’était pas de vaisseau !

https://www.facebook.com/Auxonne.territoire.d.avenir/?fref=nf&pnref=story

Dernière minute : un article du Bien public de ce matin, sous la plume de Julie Garnier et intitulé « AUXONNE COMMERCE Rue Thiers, une portion du centre-ville délaissée ? » se conclut sur ces mots : « Contacté à plusieurs reprises par la rédaction, le maire d’Auxonne, Raoul Langlois, n’a pas pu répondre à nos questions ». En somme, on en conclurait presque que le HMS la « Discrète » ne répond plus… Inquiétant !!!

Tartarin roi du brochet à Charmoy City

Tartarin roi du brochet à Charmoy City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 juin 2016 (J+2729 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres