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  • Claude Speranza, Auxonnais
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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 09:53

CHARMOY-CITY : DES FLEURS ET UN TROPHÉE - du 18 décembre 2017 (J+3288 après le vote négatif fondateur)

   Vendredi dernier, 15 décembre,  Le Bien Public publiait en supplément téléchargeable un dossier intitulé « ÉVÈNEMENT VALORISATION PAYSAGÈRE Une Côte-d’Or fleurie ! »

   Dans cette valorisation du paysage de notre département, le portrait du Président du Conseil départemental figurait évidemment en bonne place ! Retenons sa citation du jour, mise en exergue par le journal, et figurant sous le dit portrait : « La Côte-d’Or est un lieu pour faire émerger des solutions nouvelles, pour dessiner demain ». Comme la Région Bourcomté sans doute !

   La suite de l’article offrait une série de charmants clichés villageois et fleuris qui auraient ravi la reine Marie-Antoinette et dont certains pourraient rivaliser avec le célèbre Hameau de la Reine des jardins de Trianon.

      À ce propos, on a trop souvent été injuste envers Marie-Antoinette. Il est temps de tordre le cou à cette légende selon laquelle la reine aurait  joué à la fermière  dans une campagne d’opérette peuplée de moutons enrubannés.

      Sur un mode plus pragmatique, Marie-Antoinette utilisait avant tout son hameau comme un but de promenade et comme un lieu de réception. Tourisme à la ferme avant l’heure… Une vraie ferme, car l’exploitation effective du petit domaine, voulue expressément par la reine, tenait lieu de pédagogie concrète pour les enfants royaux.

     En nos temps de déracinement hors-sol où tant d’enfants croient que les poireaux poussent dans les hypermarchés, et que les poissons sont carrés, ce souci du réel fait rêver !

    Ainsi pour paraphraser le mot du Président du Conseil départemental : « Le Hameau de la Reine des jardins de Trianon était un lieu pour faire émerger des solutions nouvelles, pour dessiner demain ». Regrettons seulement que « demain » ait été particulièrement injuste et cruel envers la Reine.

   Fuyons cette ombre à notre tableau champêtre et même si l’on n’est pas toujours certain de s’y retrouver « à l’ombre des jeunes filles en fleur », retournons à notre « Côte-d’Or fleurie », et à ses villages en fleurs. Notons au passage que certaines de ces fleurs peuvent exhaler à l’occasion une puissante fragrance de majorité départementale…

    De « l’ombre des jeunes filles en fleur », un cliché nous conduit en page 6, dans la série « Lauréats »,  à l’ombre de notre vénéré kiosque.

    Ce kiosque de notre jardin de l’Hôtel-de-Ville, avouons qu’il est vraiment tendance depuis qu’il est devenu, par la vertu de nos édiles, le point de ralliement écologique des « petits nettoyeurs de la nature ».

ALBUM  - Et si on nettoyait la nature ?- du 03 octobre 2017

    N’hésitez pas à consulter cet album, vous y redécouvrirez un célèbre quarteron très impliqué dans l’avènement d’un hypermarché au Charmoy, « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne » selon NOTIN, le héros de notre regretté et très décoré artiste  !

     Avènement tant désiré, en vertu sans doute du principe selon lequel la délocalisation commerciale périphérique, c’est bon pour la revitalisation des centres-bourgs !

       À ce propos, le numéro de septembre 2016 du Journal des maires de France présente un dossier intitulé « Créer les centres-villes et bourgs de demain » dont la lecture nous a semblé intéressante à plus d’un titre. Il y est dit : « une chose est sûre, un simple ripolinage des façades ne suffit pas à répondre aux mutations territoriales, économiques et sociales ».

    Et le dossier ajoute un peu plus loin : « Le phénomène [N.D.L.R. phénomène de dégradation et de paupérisation du centre] est parfois tel qu’il est difficile de savoir comment agir. Surtout, on constate une certaine fébrilité en la matière avec des communes qui engagent d’onéreuses mesures de revitalisation en centre bourg mais continuent de signer des permis de construire pour des lotissements en extension ou autorisent l’installation de grandes surfaces en périphérie ». Autrement dit, le beurre et l’argent du beurre ! Nous sommes en plein dans le sujet !

    Comme vous le pensez bien, dans l’article « Côte-d’Or fleurie », sous le cliché de notre kiosque, il n’est pas question du ralliement écologique des « petits nettoyeurs de la nature », et encore moins, évidemment, de la revitalisation par les hypers. Chaque chose en son temps, et c’est  une nouvelle distinction qui fleurit dans le parterre déjà bien fourni de notre belle cité.

     En effet, comme nous l’apprend la légende sous le cliché :

« Le trophée du CAUE [N.D.L.R. Chantecler : Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement présidé par Joël Abbey] a retenu Auxonne pour sa démarche de concertation pour la revitalisation du centre-ville ».

    Après les fleurs et les labels, notre bonne ville décroche donc un trophée !

    À cela rien de surprenant. Dans Hebdo 39 N° 258 du 12 juin dernier on pouvait déjà lire un long article intitulé « Projet de revitalisation du centre-bourg d’Auxonne : présentation et concertation ».

     Dans cet article, le journaliste soulignait ce satisfecit du député sortant Rémi Delatte,  depuis réélu, en ces termes :

« Pour le député Rémi Delatte présent lors de cette présentation du projet de revitalisation :

"Il s'agit d'un projet exemplaire, d'abord par sa méthode. La large concertation en amont a permis d'associer tous les acteurs dont les commerçants, et donc toutes les problématiques à prendre en compte. C'est ensuite un projet exemplaire sur le fond : de l'attractivité à la place des circulations douces tout en maintenant une place pour la voiture, tout est pensé de manière pragmatique et efficace. Cela montre la nécessité de maintenir les moyens de développer la ruralité ; cela montre que l'on peut encore miser sur les territoires ruraux." »

   À la lecture de ce couplet élogieux, tout le monde aura bien compris que le « trophée » était déjà bien parti (républicain) !

   Il semble bien là que l’on soit carrément dans un « projet Potemkine » ! Non, ne vous y méprenez pas, nous ne faisons pas référence ici au cuirassé Potemkine chanté par Jean Ferrat, mais au Prince Potemkine !

      Rappelons que l’expression « villages Potemkine » date de 1787, année lors de laquelle Potemkine, qui était alors un prince, favori de la Grande Catherine, et pas encore le cuirassé chanté par Ferrat, organisa pour son Impératrice un voyage en Crimée, voyage devenu depuis légendaire et auquel fut même convié l’empereur d’Autriche Joseph II.

    Pour la circonstance « la nudité des plaines de la Crimée fut déguisée par des villages bâtis tout exprès ; des chaînes de montagnes furent illuminées ; de belles routes furent ouvertes par l’armée ; des bois sauvages furent transformés en jardin anglais.» (A.-H. Dufour, Histoire de la Crimée).

   Claudi me souffle que  ce trophée, pourrait bien être aussi un trophée de chasse .. aux œufs !

 ALBUM DU CHOCOLAT CHARMOY- du 9 avril 2017

     Quoi qu’il en soit, ce trophée ne saurait nous faire oublier certain prix de la discrétion décroché en 2009 par notre premier édile, pour le plus grand bien de la revitalisation du centre-bourg !

SEPT LABELS (PLUS UN) POUR « LA BELLE ENDORMIE » - du 20 mars 2017

Charmoy-City trophée de la communication revitalisante

Charmoy-City trophée de la communication revitalisante

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 décembre 2017 (J+3288 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse