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  • Claude Speranza, Auxonnais
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 07:08

PRINCESSE CZARDAS AU CHARMOY - du 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

Tout d’abord, quelques lignes extraites du Monde du 3 courant et tirées d’un article sous la plume de Blaise Gauquelin (envoyé spécial à Budapest), intitulé : « Orban affaibli par son référendum anti-migrants La faible participation des électeurs hongrois invalide le scrutin et fragilise le premier ministre face à Bruxelles » :

« […] le référendum organisé en Hongrie dimanche 2 octobre aura finalement affaibli son initiateur. […] Certes, 98,3 % des votants se sont opposés, comme le leur demandait le premier ministre, à la décision contraignante de relocalisation des demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne. Mais le scrutin n’est pas valide car seuls 39,9 % des personnes inscrites sur les listes électorales ont jugé nécessaire de s’exprimer. […] Cela n’a pas empêché le chef du gouvernement, en poste depuis 2010, de présenter l’issue du scrutin comme une grande victoire personnelle […] Ce résultat étonnamment médiocre va surprendre dans les chancelleries européennes et viendra relativiser le poids généralement accordé au premier ministre souverainiste dans son pays, alors que la campagne pour le oui était inexistante ».

[Le Monde du 03/10/16 ]

L’essentiel à retenir de cette information – en matière d’arithmétique électorale et en dehors de toute appréciation sur le fond du problème évoqué qui sort des compétences déclarées de notre blog – c’est qu’une majorité, fût-elle écrasante dans les urnes, n’est pas vraiment significative si la participation des électeurs inscrits se révèle trop faible.

Comment ne pas se souvenir à ce propos, toujours dans le registre de l’arithmétique électorale, de la fameuse consultation de 2010 à propos de la zone du Charmoy dont les résultats furent pourtant accueillis triomphalement par le maire d’Auxonne. Ses propos étaient ainsi rapportés dans le procès verbal du 7 juillet 2010 :

« Monsieur le Maire rappelle les résultats de la consultation du 27 juin et remarque que la participation a été supérieure aux élections Européennes et régionales.

Le « OUI » l’a emporté avec un score qu’aucune liste n’a atteint lors des précédents scrutins »

[p. 2 dans 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE]

Rappelons maintenant les chiffres de ce scrutin :

Inscrits : 5061

Suffrages exprimés : 1928 (38,25 % des inscrits)

Nuls : 8

OUI : 1533 (79,5% des suffrages exprimés et 30,3% des inscrits)

NON : 395 (20,5% des suffrages exprimés et 7,8% des inscrits)

Toutes proportions gardées, et d’un point de vue strictement arithmétique, le prétendu succès de la consultation de Monsieur Langlois était donc encore moins caractérisé que celui du référendum du premier ministre Viktor Orban dont la presse européenne souligne pourtant aujourd’hui l’échec.

C’est vrai que dans le cas du premier ministre Viktor Orban, il s’agissait d’un référendum, et que dans ce cas, un quota de 50% de votants s’imposait pour que le référendum fût validé. Ce détail ayant été précisé, notre comparaison – d’un point de vue strictement arithmétique bien sûr – garde sa pertinence.

Rien n’interdit donc de faire remarquer entre les deux scrutins, hormis répétons-le bien, leurs objets très différents, certaines similitudes troublantes. Arithmétiques d’abord, comme nous l’avons déjà fait.

Similitudes encore au plan de l’organisation et du déroulement de la campagne. En effet, dans un cas comme dans l’autre, la campagne aura été totalement bancale. L’article du Monde cité souligne ainsi qu’en Hongrie, « la campagne pour le oui était inexistante ». Précisons qu’à Auxonne, tel était aussi le cas lors de la campagne de juin 2010, mais cette fois pour le non.

Précisons enfin que dans les deux cas, la formulation de la question était ambiguë, sujette à interprétation et qu’elle n’a donc pas toujours été bien comprise par les électeurs généralement mal informés bien que matraqués de slogans.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

Le Figaro souligne qu’en dépit du résultat mitigé du référendum hongrois : « Le premier ministre Viktor Orban a choisi de ne retenir que l’ampleur du non. « Bruxelles ne pourra pas imposer sa volonté à la Hongrie », a souligné le dirigeant conservateur dans une allocution, soulignant « vouloir faire comprendre à Bruxelles qu’ils ne peuvent pas ignorer la volonté de 99,2% des électeurs » »

Dans le cas de « notre » consultation de 2010, il semble bien que la victoire du oui ait été aussi l’objet, de la part de son bénéficiaire, de commentaires pour le moins exagérés ! Nous en avons vu un échantillon plus haut. Il suffira, pour s’en convaincre définitivement, de consulter les premières pages d’Inf’Auxonne n° 29 de juillet 2010

La première page de ce morceau de bravoure sera d’ailleurs reproduite dans le dossier de demande révisé de Leclerc daté de janvier 2011, où l’on pouvait lire par ailleurs dans les diverses motivations :

« Il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80 % des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ». » ( page 9, titrée « Annexe 1 : renseignements relatifs au demandeur et au projet, Motivation de la demande »)

Cette « Motivation de la demande » est étayée par des arguments généraux et séducteurs, dont certains mériteraient, dans leur apparente évidence, un commentaire approfondi. Nous nous sommes limité à souligner l’inexactitude de celui, selon lequel le projet aurait répondu à la volonté de « près de 80 % des citoyens », car ces 80%, n’étaient en fait que 30,3% des électeurs inscrits !

La réalité du projet décrit dans ce dossier de janvier 2011, lu jusqu’à son terme, devait enfin montrer que de juin 2010 à janvier 2011 l’inventaire alléchant de la zone commerciale grandiose proposée aux électeurs dans la circulaire d’information alambiquée de la mairie aux électeurs (voir notre « ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010 ») et qui poussait la plaisanterie de mauvais goût jusqu’à annoncer « un supermarché à dominante non alimentaire » s’était considérablement rétréci. Il ne s’agissait plus en fait que de construire un hypermarché E.LECLERC, grande surface à prédominance alimentaire ! Bonjour la tromperie sur l’étiquette, adieu hôtel et adieu développement touristique !

De Budapest au Charmoy, et d’octobre 2016 à juin 2010, notre parallèle hardi en troublera sans doute plus d’un. Il aura peut-être l’avantage de montrer, sur un échantillon très éclectique, les limites de l’usage du plébiscite ou de la démocratie participative employés sans discernement et sans trop de scrupules !

En attendant, Claudi en a profité pour remettre en scène, sur un air de czardas, l’un des cartons de notre fameux feuilleton. À voir et à revoir !

ALBUM - Le Journal du Charmoy

Et pour finir un petit air de valse pour Arlette et Gaston qui valsèrent avec tant d’entrain en ce mois de juin 2010 !

https://www.youtube.com/watch?v=8LjF_OBh9Cw

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 06:55

COMCOM : QUAND LE CAVALIER SEUL DU CHARMOY VEILLE AU GRAIN - du 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

Un article du Bien Public du 1er de ce mois titrait récemment : « TRÉCLUN INTERCOMMUNALITÉ La compétence tourisme transférée ». Dans ce transfert de compétences, si l’on en croit du moins la présentation et le ton de l’article, il semblerait que le maire d’Auxonne Raoul Langlois se soit montré très vigilant. Sans entrer dans le détail, mentionnons seulement cet intertitre : « Le maire d’Auxonne Raoul Langlois veille au grain ». Cet intertitre souligne à lui seul l’attention scrupuleuse de notre pilote et confirme au lecteur la volonté de celui-ci de ne pas lâcher, à la légère, la barre de la compétence tourisme.

Il est vrai que « l’office de tourisme est en lien étroit avec les associations locales » et nous ajoutons que les associations locales constituent un secteur non négligeable de la politique municipale en général. Alors, on « veille au grain » !

À la veille de la fusion et de certains transferts de compétences, reconnaissons quand même qu’il est compréhensible et de bonne guerre que nos édiles restent attentifs.

Il arrive en effet parfois que dans le partage des compétences, certains élus tirent inopinément la couverture à eux.

Dans le cours de l’existence de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), dont les jours sont à présent comptés, un exemple de ce genre au moins restera célèbre entre tous. Le fameux épisode de la zone du Charmoy de début 2009 !

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, contons en bref cette édifiante histoire.

Lors du Conseil municipal du 18 septembre 2008, le maire d’Auxonne avait reconnu publiquement, à propos d’un projet de grande surface, une compétence en matière d’aménagement à la Communauté de Communes. Le procès-verbal de ce conseil en témoigne clairement en page 14, comme on peut le vérifier dans l’extrait suivant :

« 22) QUESTIONS ORALES

1) EST-IL EXACT QU’UNE GRANDE SURFACE VA S’IMPLANTER À AUXONNE ?

Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;

- d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes »

Eh oui, c’est clair !! « Comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes », cependant la pratique du maire devait démontrer dans la suite, qu’il était possible de s’affranchir sans trop de chichis de cette contrainte administrative communautaire pourtant évidente. En effet, six mois plus tard, 19 ha avaient été confiés, sans avis de la communauté de communes à un seul investisseur : Leclerc !

C’est qu’en ce temps-là, à défaut de « veiller au grain », notre premier édile avait sans doute du grain à moudre avec Leclerc au Charmoy. Ce qu’il fit en catimini et, semble-t-il, dans le dos de la Comcom ! C’est du moins ce que semblent indiquer clairement les termes même d’un grand article du Bien Public du 8 avril 2009 ! S’il vous semble qu’il n’y ait pas beaucoup de vrai dans ce que je vous raconte, alors il faut en conclure qu’on ne peut plus croire un mot de ce qu’ on écrit dans les journaux !

Les gens sérieux pourront s’en assurer en lisant ou en relisant le fameux article dans :

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

Certes, le temps finit toujours par arrondir les angles et par vider les mémoires. D’aucuns semblent même avoir complètement oublié ces vilaines petites cachotteries de début 2009. Cachotteries d’autant plus blâmables qu’elles étaient imputables à l’un des vice-présidents de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), qui, à ce titre, percevait comme tous les autres une indemnité pécuniaire pour les longues heures consacrées et les bons et loyaux services rendus à ladite CCAVDS. Le disque dur de l’unité centrale serait-il écrasé ?

QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014

Rendez vous compte, une intercommunalité amnésique ça pourrait bien finir par se révéler contreproductif dans une conduite rigoureuse des affaires ! Alors c’est vrai, par les temps qui courent, à l’heure où le cap de la fusion est en vue, il s’agit quand même de bien tenir la barre et de « veiller au grain » ! Des fois qu’il y en aurait certains qui, dans un « intérêt général » bien compris, auraient envie, encore une fois, de faire « cavalier seul » !

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:59

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Chacun se rappelle la fameuse période de l’hiver 2008-2009 au Charmoy. Un vote massif en conseil avait eu lieu le 17 décembre 2008 contre « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ». Si l’on se réfère aux termes de la question, ce vote aurait dû logiquement bloquer l’installation d’un hypermarché au Charmoy.

Mais chacun sait que les termes de la question, judicieusement intervertis et devenant dans la transcription de la délibération : « l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy », puis réinterprétés par le biais d’une argumentation oiseuse autant que fallacieuse, permirent au maire d’Auxonne Raoul Langlois, commis-voyageur « discret » de Leclerc, de débloquer la situation et, au bout du compte, d’imposer son hypermarché Leclerc dans Inf’Auxonne n° 25. Du coup, Raoul Langlois, fut remercié pour sa « discrétion » par le bénéficiaire de cette implantation. Grâce à lui, le projet Leclerc, débloqué, était dans les starting-blocks !

En ce temps-là Raoul Langlois s’était fait, comme on le sait et comme le bénéficiaire l’en a remercié lui-même expressément, très « discret », et ce, pour empêcher d’éventuels blocages et assurer en catimini « la maîtrise foncière » de 19 hectares (190 000 m²) de la zone du Charmoy à un seul investisseur privé.

On vient de lire dans Le Bien Public d’hier : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ». On comprend qu’à présent la « discrétion » n’est plus de mise, car il est difficile de « brandir » avec discrétion !

Sur quelle parcelle s’applique ce droit que vient de brandir haut et fort notre premier magistrat ? L’article le précise en ces termes : sur « une parcelle qui porte le matricule BV 82. Et, elle a été présentée dans le déroulé du conseil municipal de lundi soir ». Ça roule et ça déroule Raoul !

En 2008-2009 c’était le tapis rouge qu’on déroulait en catimini pour Leclerc, lui facilitant le contact avec les propriétaires qu’on intimidait au besoin un tantinet pour éviter les blocages.

Aujourd’hui, changement de décor, la presse déroule le cadastre et pointe en rouge la parcelle coupable. Ça va chauffer pour ton « matricule BV 82 » ! On désigne explicitement la propriétaire et le montant de l’affaire.

Où est donc passée la délicate « discrétion » légendaire dont on usait en faveur de Leclerc ? C’est qu’à présent, il s’agit avant tout de bloquer la transaction ! Pardi ! C’est qu’on n’entre pas dans la zone comme dans un moulin, mon gros lapin ! En tout cas pour le moment, on n’y entre pas par la rue du Charmoy ! C’est pas une rue, ça, c’est une impasse !

À signaler au passage que les lecteurs du Bien Public sont plus vernis que le bien peu nombreux public du Conseil municipal (une seule personne), renvoyé gentiment à cadastre.gouv.fr, et qui, fort pédagogiquement, n’a jamais vu se dérouler aucun plan du cadastre en séance. L’écran était sans doute bloqué…

En revanche, ce public unique a pu écouter, à propos d’une voie d’accès bloquée, l’intervention de Monsieur Fabrice Vauchey, conseiller d’opposition. Intervention oubliée artistement, sinon ingénieusement bloquée, par le/la CPL du Bien Public dans son papier.

Sac à papier ! C’est du propre pour un nouvelliste ! En voilà des vilains blocages ! La « poignée de la porte de la connaissance » serait-elle à présent bloquée ? Il faudrait bien voir à pas confondre Bien Public et Bloc note intellectuel auxonnais mon cadet !

Pour le coup, avec ce bel article du Bien Public au titre vengeur, « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption », Monsieur le maire n’a qu’à se féliciter d’une presse ponctuelle, attentive et bienveillante ! Cette fois, s’il brandit sans « discrétion » son droit de préemption, il n’aura pas à brandir son porte-plume de choc !

UNE PRESSE SUBVERSIVE À CHARMOY-CITY ? - du 22 Septembre 2016

Et puis cet article n’est qu’une juste amende honorable après le pataquès éditorial de la rue du Limousin ! Ah ! Ce coup du Limousin, quel Zinzin ! Un coup à vous limoger un pigiste !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

Je voudrais à présent réparer l’omission de notre CPL. N’ayant pas ouï en séance les propos exacts de Fabrice Vauchey, je ne me risquerai cependant pas à les rapporter au risque de les déformer. Je me contenterai seulement de reprendre les intéressantes précisions écrites qu’il a publiées lui-même à ce propos sur le site Facebook du groupe « Auxonne territoire d’avenir » :

« Conseil municipal du 26.09.2016 – quelques précisions

Décision n°43 du 25.08.2016 : exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle BV82 située au Charmoy.

Le maire a expliqué que le projet de l’investisseur intéressé par la parcelle, en raison de la position des bâtiments projetés, serait bloquant quant au développement futur de la zone, en conséquence il a exercé son droit de préemption. Il a précisé que par ailleurs la voie d’accès prévue pour la zone était la rue du Charmoy (accès privé actuel à l’enseigne LECLERC). « La rétrocession dans le domaine public se fera quand Leclerc le décidera ».

Donc même si Mme ROUSSEL, adjointe à l’urbanisme, prétend que Leclerc et la municipalité ne sont pas mariés, force est de constater que dans le couple Leclerc/Commune, la culotte n’est pas portée par M. le Maire.

En effet, si Leclerc décide en matière de rétrocession, il décide aussi en matière de développement de la zone, puisque qu’il bloque l’accès de la zone par sa voie privée ».

Lumineux ! Bloquer une voie pour bloquer un projet bloquant ! Mis dans les starting-blocks par Monsieur Langlois en 2009, Leclerc bloque à présent la voie aux autres investisseurs ! Et même s’ils avouent ne pas être mariés, nos compères font bloc. Alors quand la chère zone est convoitée par un corps étranger, on imagine l’un d’eux bloquant la voie, et disant à l’autre : « Chéri, brandis ! ».

Du coup, à la relecture de la délibération 2015-124 « Dénomination de voirie zone du Charmoy » du conseil municipal du 7 octobre 2015 stipulant que « la voirie sera rétrocédée à la Ville en fin de chantier », on se demande vraiment qui débloque !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (4) - du 16 septembre 2016

Claudi, quant à lui, n’a pas manqué de brandir son crayon !

Dernière minute : on pourra lire aussi avec profit et intérêt l’intervention de Monsieur Coiquil sur le blog de « Une dynamique pour Auxonne ». Nous en avons pris connaissance tardivement, après la rédaction de cet article déjà long (les articles de Chantecler sont comme les parcelles du Charmoy « tout en longueur » !). Il est à noter, que ses propos au conseil ayant été rapportés dans la presse, nous n’avions pas jugé nécessaire de les répéter pour ne pas allonger encore notre « parcelle » de vérité du jour !.

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:46

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 28 Septembre 2016 (J+2842 après le vote négatif fondateur)

Cette nouvelle série comptera plusieurs épisodes. En ce qui concerne le titre, il n’est pas de notre cru, c’est pourquoi nous l’avons mis entre guillemets. Ce titre, nous l’avons emprunté à un reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance ».

Ce titre à sensation est bien entendu sujet à caution. Au Conseil municipal d’avant-hier soir, par exemple, à la veille d’une fermeture de commerce hautement symbolique sur la Place d’Armes, aucun commerçant n’était là pour marquer sa réprobation d’une politique municipale de « revitalisation » purement formelle et en trompe l’œil. Visiblement, la résistance est dans les chaussettes !

Mais il me fallait bien un titre, et après tout, celui-ci vaut ce qu’il vaut, car il faut reconnaître malgré tout que le reportage qui le suit et qui semble être passé inaperçu, mérite une certaine attention. C’est quand même l’une des rares informations diffusées sur l’influence de la zone du Charmoy sur l’animation du centre-ville, et ce, depuis l’ouverture de l’hypermarché début janvier.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/auxonne-les-petits-commercants-font-de-la-resistance-1472200961

En effet, depuis les articles de début janvier consacrés à l’ouverture de l’hyper, les informations sur le sujet diffusées dans la presse ont été plutôt maigres. En préalable, rappelons en bref l’essentiel de ces informations.

Le 25 mars dernier, paraissait un article du Bien public intitulé « AUXONNE COMMERCE L’union commerciale fait face ». L’article était consacré à l’assemblée générale de l’UCIAA et à l’élection de son bureau réduit. Notons qu’il y était aussi déjà question du « projet de revitalisation du centre-ville ». Interpellée par une commerçante sur le mauvais état des trottoirs, Nathalie Roussel, adjointe en charge du commerce répondait dans l’article à ce propos : « Cette revitalisation comprend, parmi son champ d’action, la remise à niveau de la voirie, les trottoirs, la réfection des façades et des espaces de stationnements » ». Par ailleurs, l’article n’évoquait que de façon très marginale la question de l’impact de l’ouverture du Leclerc. La nouvelle présidente, Fabienne Moreau déclarant : « Globalement, les commerçants n’ont pas ressenti d’impact négatif sur leur activité, moins que pour l’ouverture du dimanche matin à Intermarché et Casino »

Le 16 mai, Fabienne Moreau, interviewée dans Hebdo 39 N° 207, reprenait sensiblement les mêmes conclusions.

Le 18 mai dernier, un article du Bien public titrait « Auxonne. Quatre mois après son ouverture, que pensent les commerçants du Leclerc ? ». Cette fois, la présidente de l'Union commerciale Fabienne Moreau, « gérante de l’épicerie rue Antoine Masson » déclarait : « J'ai perdu 50% de mon chiffre d'affaires du dimanche », la journaliste précisant à son propos : « S’il y a un facteur qui a directement impacté ses ventes, c’est l’ouverture de Casino le dimanche matin ». La gérante d’un magasin de nouveautés déplorait, quant à elle, le peu d’attention porté par la municipalité à l’amélioration du centre-ville : « …rien n’est fait pour attirer le client en centre-ville. Il n’y a pas de place pour se garer. Les trottoirs ont toujours besoin d’être refaits et la propreté laisse à désirer ». Pour finir, l’article soulignait que « finalement, l’ouverture du Leclerc a plutôt pénalisé les supermarchés existants [plus que les petits commerces] ».

Remarquons que cette conclusion se fondait sur la seule déclaration du « directeur de l’enseigne Casino » qui déclarait que l’arrivée de son concurrent s’était fait ressentir, mais « surtout au moment de l’ouverture », se montrant ainsi plus optimiste pour la suite. À noter encore, toujours selon l’article, que Leclerc et Intermarché, les deux poids lourds du match, s’étaient alors refusés à tout commentaire.

Le 7 juin dernier, pour finir, un article du Bien public titrait « AUXONNE COMMERCE Rue Thiers, une portion du centre-ville délaissée ? ».

Cet article enquêtait sur la portion de l’artère principale de la ville, située au débouché du pont, et visiblement la moins fréquentée sur le plan commercial. « Si le sens [unique] de circulation ne semble pas être à l’origine du problème, les commerçants du quartier […] pointent davantage la concurrence des zones commerciales ». Un coiffeur exerçant de très longue date dans le quartier « reconnaît que la conjoncture est difficile pour les petits commerces, en partie à cause de la concurrence des grandes surfaces [il met] aussi en cause le manque d’appui et d’animation de la ville […] « Le commerce du centre-ville n’est pas aidé » ». L’article se concluait ainsi : « Contacté à plusieurs reprises par la rédaction, le Maire d’Auxonne, Raoul Langlois, n’a pas pu répondre à nos questions ».

Le reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance » complète et confirme dans une certaine mesure les précédents articles. Il appelle cependant, outre son titre, qui ne correspond pas selon nous à la réalité présente, un certain nombre de commentaires.

À propos d’offre d’emploi tout d’abord. Le reportage mentionne : « L'ouverture d'un nouveau magasin Leclerc n'est pas passée inaperçue à Auxonne. La nouvelle surface de 3.500 mètres carrés est installée route de Dole à la sortie de la ville. Elle a créé un peu plus de 90 emplois. »

Cette création supposée de 90 emplois contredit l’article du Bien public du 10 février dernier intitulé « Auxonne. Un bassin d’emploi en souffrance » qui déclarait « l’implantation de l’hypermarché E.-Leclerc en 2015 a permis l’embauche de cinquante-cinq personnes (sur quatre-vingt-dix salariés) »

Ajoutons toutefois que cet article souligne clairement qu’en matière d’offre d’emploi, « Leclerc est l’arbre qui cache la forêt » du problème de l’emploi à Auxonne

Ajoutons encore que pour un lecteur attentif, les chiffres précis donnés dans l’encadré de l’article permettent d’évaluer à 53% de 55 soit 30, le nombre d’embauches effectives attribuables à Leclerc pour le canton d’Auxonne (ancienne version).

Il convient enfin de déplorer le black-out régnant toujours pour l’instant sur les statistiques relatives aux créations d’emplois effectives au Charmoy, en particulier de la part du maire d’Auxonne qui annonçait pourtant en 2009, de concert avec Leclerc, la création de 250 emplois !

Certes, en politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, mais on ne peut que souligner ce déficit d’information actuel qui contraste avec le battage des années 2009-2010 et son grand jeu médiatique !

À suivre…Pour finir la soirée, à l’heure où la presse locale, dans son tirage d’hier, relatait en images le lifting du cinéma l’Empire, Claudi vous invite aujourd’hui à un drôle de cinéma : celui d’un trio de vedettes bien dans leur rôle, à la botte, et droits dans leurs bottes dans « Trois roublards et un coup fin ».

Pour tout dire, cette hyper-production de la MGM (Ma Grosse Magouille) sortie tout droit des studios du Charmoy fin mars 2009, c’était pour le coup du cinéma en pire !!

Dernière minute : Le Bien Public de ce matin titre « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ». Un chouette titre de film avec Marlon Brandy ! Suite logique du printemps 2009 où Marlon Brandy défrayait la chronique en servant 19 hectares sur un plateau à un seul investisseur et présentait son programme sur papier glacé dans Inf’Auxonne n° 25 ! des chocolats glacés ! Des bonbons ! Demandez le programme !

Conclusion : après avoir démarché activement et « discrètement » au profit du seul investisseur Leclerc au printemps 2009, notre papy Marlon Brandy fait aujourd’hui…de la résistance ! Pour préserver les « futurs investisseurs » des « parcelles en long » qui pourraient les bloquer. C’est sûr qu’après le vote négatif du 17 décembre 2008, c’était plus naturel de servir 19 hectares en large à Leclerc tout seul !

 

Hyper-casting pour une palme au Charmoy

Hyper-casting pour une palme au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 septembre 2016 (J+2842 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 07:37

CHARMOY-CITY : EMBELLIR LA « BELLE ENDORMIE » ? - du 26 Septembre 2016 (J+2840 après le vote négatif fondateur)

Le numéro de septembre 2016 du Journal des maires de France présente un dossier dont la lecture nous a semblé intéressante à plus d’un titre.

Ce dossier, intitulé « Créer les centres-villes et bourgs de demain », traite d’un thème visiblement à la mode dans tout l’Hexagone, ce territoire de Gaulois moustachus où règnent depuis un demi-siècle les Césars et les Pompées de la grande distribution.

Conséquence logique, il n’est pas une petite ville, ou un bourg gaulois de quelque importance, dont les édiles ne se creusent la tête sur le remède à trouver au dépérissement constaté de leur centre pompé à mort et saigné à blanc par les grandes surfaces périurbaines qu’ils ont appelées de leurs vœux et de leurs voix.

Charmoy-City, notre bonne ville n’échappe pas, bien entendu, à cette tendance généralisée…

De revitalisation, chez nous aussi, on parle depuis deux ans. À travers des documents de presse, déroulons en bref le scénario de l’affaire.

Il y a deux ans, le 17 septembre 2014, un grand article du Bien Public titrait : « AUXONNE. Le maire Raoul Langlois évoque les réalisations et les réflexions de la municipalité. Tout sur les nouveaux projets ». Le chapeau introduisant l’article énumèrait ces projets : « Construction du centre commercial Leclerc, réflexion sur l’aménagement du centre-ville […] le maire revient sur ce qui attend les Auxonnais ».

C’est clair ! En bref, on construit d’abord Leclerc, on réfléchit ensuite sur l’aménagement du centre-ville !

En octobre 2014 Inf’Auxonne N° 46 annonce en page 2 « Projet de revitalisation du centre-bourg » et précise : « Le gouvernement a décidé de lancer un programme expérimental pour la revitalisation des centres-bourgs […] cette démarche vise à redynamiser l’économie locale, à maintenir le commerce de proximité et à améliorer l’habitat avec une rénovation des logements anciens et vétustes »

Un an plus tard, la perspective de la réalisation effective du projet semble s’éloigner si l’on en croit du moins les propos de Monsieur Langlois dans l’article du Bien Public du 19 septembre 2015 titré : « AUXONNE Tour d’horizon des dossiers avec le premier édile de la Ville Raoul Langlois « 432000 € en moins » ». L’article rapporte ainsi les propos du maire d’Auxonne : « Par exemple pour le centre-ville, au lieu de 2020, ce sera sans doute plutôt 2025 ou 2030 »

En octobre dans Inf’Auxonne N° 50, dans son « Édito » en page 2, le premier édile revient pourtant sur le projet concernant le centre-ville, non sans asticoter au passage les commerçants de ce centre-ville :

« Pour rester positif, je parlerai du futur : l’an dernier, nous avons travaillé sur un dossier centre-bourg. Si nous n’avons pas été retenu lauréat, comme la commune de Seurre [N.D.L.R. : il faut comprendre ici que la commune de Seurre n’a pas été non plus retenue, seul Montbard l’ayant été en Côte-d’Or], nous sommes néanmoins devenu “commune à suivre“ par la Préfecture. Notre travail a été reconnu de grande qualité. Nous avons un projet pour le centre-ville. Il revient aux commerçants de s’engager réellement dans cette démarche. Il est facile de pleurer. Nous souffrons de nombreuses fermetures. Elles ne sont pas dues à une arrivée de grande surface. Elle n’est pas ouverte. Demain, l’excuse sera facile ».

À chaque automne, comme les vendanges, revient le catalogue des projets. Il y a une dizaine de jours, on lisait donc dans la presse cette déclaration de Raoul Langlois : « On veut embellir notre centre-ville pour y faire revenir les habitants » ( Le Bien Public du 15 courant, article intitulé : « Revitalisation du centre-bourg : on entre dans le vif du sujet ! »)

C’est bien clair ! Ayant consacré le plus clair de ses deux mandats à faire aboutir deux projets essentiellement privés : un port de plaisance et surtout un hypermarché Leclerc, notre maire vient sans doute de réaliser que son centre bourg, où il déambule si fréquemment, souriant et devisant cordialement avec les habitants et poussant les portes des petits commerçants, a besoin d’un sérieux lifting ! Alors il se sent venir comme un petit repentir, et sur le tard il se découvre une vocation nouvelle… Laquelle ? Je vous le donne en mille, la vocation d’« embellisseur » !

Sur son site face book, le groupe d’opposition « Une dynamique pour Auxonne » semble accueillir favorablement cette décision tardive d’embellissement dont il revendique en même temps l’antériorité. Nous restons quant à nous plus sceptique car, pour reprendre les propos du dossier du Journal des maires de France cité plus haut, « en tout cas, une chose est sûre, un simple ripolinage des façades ne suffit pas à répondre aux mutations territoriales, économiques et sociales ».

Et ce dossier d’ajouter surtout un peu plus loin : « Le phénomène [N.D.L.R. phénomène de dégradation et de paupérisation du centre] est parfois tel qu’il est difficile de savoir comment agir. Surtout, on constate une certaine fébrilité en la matière avec des communes qui engagent d’onéreuses mesures de revitalisation en centre bourg mais continuent de signer des permis de construire pour des lotissements en extension ou autorisent l’installation de grandes surfaces en périphérie ».

Tout est dit ! Mais à Charmoy-City, mon kiki, on fait encore mieux ! Après avoir installé en catimini, contre un vote négatif du conseil municipal, un hypermarché en périphérie, on vient d’autoriser son extension programmée dans la foulée, tout en proclamant une volonté d’« embellir » le centre-ville !

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (1) - du 17 Septembre 2016

Un beau cas d’école à publier dans le Journal des maires de France. Après le premier prix de « discrétion » décerné par Leclerc en 2009, notre maire devrait postuler pour un premier prix de cohérence auprès du Journal des maires de France.

Quant aux embellissements promis, il faut faire vite, car au train où vont les choses, c’est bientôt d’un thanatopracteur que notre centre-ville et son petit commerce de proximité auront besoin ! Embellir ou embaumer ? That is the question !

Dernière minute : En vis-à-vis de la mairie, de l’autre côté de la place, une nouvelle vitrine de plus sera très prochainement désertée, au grand dam de ses clients de proximité, dont certains sont franchement désolés. Inutile de dire le peu de crédit que ceux-ci accordent aux propos de notre « embellisseur » !

Notre « embellisseur » a-t-il au moins un jour poussé la porte de ce commerce qui va fermer et beaucoup nous manquer. Oui, a-t-il au moins un jour poussé la porte, en application de la profonde maxime de son édito ouvrant l’Agenda AUXONNE 2016 :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

Claudi vient d’imaginer un curieux effet miroir !

Charmoy-city. Trop facile de pleurer

Charmoy-city. Trop facile de pleurer

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 septembre 2016 (J+2840 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 07:15

UNE PRESSE SUBVERSIVE À CHARMOY-CITY ? - du 22 Septembre 2016 (J+2836 après le vote négatif fondateur)

Les lecteurs attentifs d’Inf’Auxonne, le journal de tous les Auxonnais, qui n’est évidemment pas le journal subversif sur lequel nous nous interrogeons, connaissent bien les couplets moralisateurs de notre premier édile et /ou de son équipe de « passionnés ».

Les destinataires habituels de ces couplets sont les opposants siégeant au conseil, mais il peut y en avoir d’autres, Chantecler restant, bien entendu, toujours ignoré superbement.

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

Outre les opposants indécents (mais comment est-il Dieu possible de s’opposer à notre hyper-visionnaire discret ?), il arrive que les petits commerçants ou leurs représentants soient à leur tour morigénés, ou traités sans ménagement. À titre d’exemple :

« Malheureusement, jusqu’à présent nos appels n’ont pas reçu l’écho qu’ils méritaient. En effet, les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles […] » (Inf’Auxonne N° 31 de janvier 2011 page 2)

« Nous avons un projet pour le centre-ville. Il revient aux commerçants de s’engager réellement dans cette démarche. Il est facile de pleurer. Nous souffrons de nombreuses fermetures. Elles ne sont pas dues à une arrivée de grande surface. Elle n’est pas ouverte. Demain, l’excuse sera facile. » ( Inf’Auxonne N° 50 Octobre 2015 page 2)

Propos empreints d’élégance et très réconfortants, surtout pour les commerçants actuellement en difficulté dont certains risquent de fermer, et sûrement pas de gaîté de cœur, privant leurs clients d’un service de proximité apprécié ! Mais rassurons-les, la revitalisation est en marche !

Oui, mais l’ennui, c’est qu’un commerce de centre-ville, c’est comme une dent, une fois dévitalisé, il l’est pour longtemps. Alors bonjour la revitalisation et la prothèse autocollante sur le rideau baissé ! Bonjour stickers et autres vitrophanies ! La vitrophanie, voilà le temps des Rois mages, le mirage de la revitalisation promise !

REDYNAMISATION EN TROMPE-L’ŒIL À CHARMOY-CITY ? - du 20 Septembre 2016

Mais ne soyons pas injuste, l’auteur de ces propos virils peut à l’occasion se montrer fort charitable, allant même jusqu’à s’attendrir et à tenir des propos pleins d’aménité à l’égard de ces mêmes commerçants :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ». (Édito du maire dans l’Agenda Auxonne 2016, cet édito se terminant par l’annonce de la « revitalisation »)

En attendant notre prêcheur – c’est un secret ce Polichinelle – concierge attitré du Charmoy, préfère quand même donner la clef à Leclerc en toute discrétion. .

Quant à « pousser la porte » des petits commerces du centre-ville et à s’y « alléger de quelques billets », on demande encore à voir ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

C’est vrai que plutôt que de se colleter aux réalités du terrain, où l’on n’est pas certain d’être bien reçu, il est plus confortable de lancer une réflexion in abstracto et ex cathedra sur la redynamisation, ça fait toujours couler de l’encre !

Mais tout cela, opposants taclés, petits commerçants snobés, Chantecler ignoré, n’est que broutille en regard de la récente admonestation à laquelle a eu droit la presse locale elle-même en ces termes exacts :

« L’édition du Journal Le Bien Public du jeudi 19 mai nous a réservé une belle surprise : une page complète consacrée à la politique municipale à Auxonne ! Enfin ce journal allait se préoccuper de nos projets, de nos réalisations !

Las, il ne s’agissait que de donner la parole à l’opposition au sein du Conseil Municipal… »

(Inf’Auxonne N° 53 juillet 2016 page 3)

À lire attentivement la presse quotidienne locale de ces derniers jours (« revitalisation du centre bourg » le 15, « caserne de gendarmerie flambant neuve » le 18), il semblerait bien que, depuis, « ce journal » ait fait amende honorable et ait fini par « se préoccuper de nos projets, de nos réalisations ». Il était temps !

Pourtant, soyons objectifs, il suffit de le lire de temps à autre pour constater que « ce journal », injustement tancé, n’a jamais rien eu de vraiment subversif, et qu’il prend toujours soin de rendre compte dans ses colonnes des projets les plus chers à notre premier édile, et souvent plutôt deux fois qu’une, comme dans le cas du projet du port et de son extension :

GALIONS ET DOUBLONS À L’OMBRE DU BASTION - du 20 MAI 2016

Le quotidien attentif n’oublie pas non plus le projet du Charmoy, qui constitue depuis huit ans le nec plus ultra indépassable et la panacée de la politique économique inspirée (par Vesoul) de Monsieur Langlois et de son équipe « passionnée », autant que passionnante !

C’est ainsi que dans « ce journal » la fin du chantier de l’hyper fut couverte dans les derniers mois de 2015 par un CPL zélé, et que rien moins que 11 articles y furent produits du 15 octobre au 11 décembre (15 et 22 octobre, 2, 6, 9, 13, 15, 20, 26, 28 novembre, 11 décembre enfin) au point de lasser, à juste titre, les lecteurs.

. Le projet enfin réalisé, il en a été encore question à maintes reprises depuis le début de cette année dans « ce journal » ! Les 12 et 14 janvier à propos de l’ouverture de l’hyper, les 19 et 28 janvier, ainsi que le 22 février à propos de l’ouverture des boutiques de la galerie marchande, le 10 février à propos du bilan des emplois créés, le 21 avril à propos de la fréquentation de l’hyper par les Dolois, le 18 mai et le 7 juin à propos de l’impact de l’ouverture de l’hyper sur le centre-ville, le 21 juin à propos de la desserte de l’hyper par le minibus, le 23 juin à propos de la future station-service, le 14 septembre à propos d’une extension annoncée. Ce qui fait encore une douzaine d’articles au moins.

Conclusion et tous comptes faits, en moins d’un an, une moyenne d’au moins deux articles par mois. Et dans tous ces articles, une absence remarquée, celle de la parole de Monsieur Langlois lui-même. Aurait-il perdu la voix sur le chapitre du Charmoy ? « Discrétion » oblige sans doute ! Dans ce domaine précis, qui est son pré carré de « cavalier seul » « partant au feu », notre édile semble avoir toujours préféré le geste à la parole. « Discrétion » oblige sans doute, car s’il est vrai que la parole est d’argent, le silence, lui, est d’or !

Heureusement qu’il arrive parfois qu’un pataquès de « ce journal » vienne rompre opportunément la « discrétion » de rigueur et qu’alors, le quotidien fasse un peu de subversion, comme Monsieur Jourdain, sans vraiment le savoir !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

Charmoy-city, il faut préempter ce journal

Charmoy-city, il faut préempter ce journal

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 septembre 2016 (J+2836 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 07:32

REDYNAMISATION EN TROMPE-L’ŒIL À CHARMOY-CITY ? - du 20 Septembre 2016 (J+2834 après le vote négatif fondateur)

En Ardèche, il n’y a pas que des marrons, pas plus qu’à Auxonne il n’y a que des oignons ! Et à Cambrai que des bêtises ! Des bonnes idées, il y en a partout !

Un reportage de France 3 RA publié en novembre 2013 a particulièrement retenu notre attention en ces temps de redynamisation, où la presse locale nous annonce « Revitalisation du centre-bourg : on entre dans le vif du sujet » (Le Bien Public du 15 septembre)

On peut ainsi lire dans le reportage France 3 RA concernant la ville du Teil en Ardèche « Vitrines en trompe l'œil au Teil (Ardèche) »

« Plusieurs villes de la région ont décidé d'installer des stickers en trompe-l’œil sur les vitrines et les rideaux baissés de commerces désaffectés. Une initiative à l'approche des fêtes pour masquer les magasins vides et atténuer l’effet négatif des locaux vacants.

En Ardèche, la commune du Teil a aussi décidé de décorer ses vitrines vides à l'aide d'autocollants trompe-l’œil permettant de recréer l’intérieur d’un commerce. Le centre-ville compte 80 magasins en activité et une bonne trentaine de locaux vides. Vingt-et-un d'entre eux ont été habillés pour l'hiver. Coût de l'investissement : 25 000 euros. Les autocollants devraient rester en place durant deux ans. Car ces fausses vitrines n'ont pas qu'un but esthétique, elles sont également installées pour susciter des vocations et à terme redynamiser le commerce de centre-ville ».

« Susciter des vocations et à terme redynamiser le commerce de centre-ville ». Voilà le petit commerce «habillé pour l’hiver » ! À la bonne heure ! Cette idée en trompe-l’œil ne manque pas d’intérêt et son coût financier ne semble pas exorbitant.

Dans la chasse aux initiatives redynamisantes, la Côte-d’Or n’est pas en reste. Ainsi, dans un article du Bien public du 25 avril 2014, titré « Une ville de collections », Inès de la Grange décrivait comment « Les commerçants [de Saint-Jean-de-Losne] s’unissent pour redynamiser la commune ». Le procédé envisagé est le suivant « Les boutiques de la commune mettront à l’honneur, chaque mois, une collection différente. Des vieux postes de radio aux poupées, il y en aura pour tous les goûts ». En résumé, du commerce de proximité au vide-greniers, il n’y a qu’un pas à franchir !

Dans le même article, les devantures désertées, elles-mêmes, n’étaient pas oubliées: « l’objectif sous-jacent était également d’habiller les anciens commerces. L’association a contacté les propriétaires des anciens magasins afin d’installer des objets dans les vitrines vides ».

BOUTIQUES EN TOC - du 27 avril 2014

La solution est peut-être moins séduisante que celle des « stickers en trompe-l’œil » ardéchois, elle partage pourtant le même objectif : celui d’une habile thanatopraxie d’un commerce de proximité dont le taux de mortalité inquiète et dont les dépouilles aveugles finissent par déprimer le badaud arpentant des centres-bourgs tristounets vidés de leur substance par les zones commerciales périphériques !

Cette solution pourrait bien être celle que cherchent nos édiles « pour que les clients venant acheter dans la nouvelle grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel ».(Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009)

Pour le « futur hôtel » vous repasserez. On attend une «caserne de gendarmerie flambant neuve pour 2018 » avec « quinze logements » (Le Bien public de ce matin), mais on ne voit toujours pas venir l’hôtel de 50 chambres ! Il est peut-être comme les carabiniers d’Offenbach…

https://www.youtube.com/watch?v=c6OXcda92qU

Une idée dynamisation en passant : on pourrait faire un 3 étoiles dans l’ancienne caserne de gendarmerie !

Pour rester au soleil, nous vous proposons une vidéo, certes un peu fantasmatique, mais qui évoque un certain état de fait, qui ne nous est pas tout à fait étranger. Parmi les commentaires sur cette vidéo :

« […] une zone commerciale qui s’agrandit avec de grosses enseignes en périphérie et voilà le résultat, les petits commerces accablés par les charges et l’incompréhension de nos politiques et voici le résultat c’est bien triste »

https://www.youtube.com/watch?v=2ptRdZG9rP0

Qu’importe, positivons ! S’inspirant des lumières ardéchoises, Claudi a esquissé une application possible de « stickers en trompe-l’œil » dans notre bonne ville de Charmoy-City, dont la revitalisation vient d’être clairement annoncée !

Réouverture prochaine de la chopine de Bonaparte

Réouverture prochaine de la chopine de Bonaparte

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2016 (J+2834 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 06:31

À DÉFAUT D’AVOIR TOUJOURS BONNE PRESSE, LE CHARMOY AURA SON POINT DE PRESSE - du 10 Septembre 2016 (J+2824 après le vote négatif fondateur)

Un reportage de France bleu du 26 août dernier titrait récemment « Auxonne, les petits commerçants font de la résistance »

À lire et à écouter ce reportage, on pourra constater que le titre en est quelque peu emphatique, et qu’il y est question plus d’inquiétude – selon nous parfaitement fondée – que de véritable résistance.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/auxonne-les-petits-commercants-font-de-la-resistance-1472200961

À l’origine de cette inquiétude, le projet d’hypermarché au Charmoy porté par le maire d’Auxonne depuis début de 2009. Lancé dans l’opacité et la « discrétion » la plus totale, à l’issue du vote en conseil municipal du 17 décembre 2008 pourtant négatif, le projet se ressentira encore longtemps de ces débuts scabreux.

Outre que mal né, il pourrait même se révéler au bout du compte contre-productif et ce, en dépit d’une volonté affichée de « favoriser l’animation urbaine et rurale » (CNAC de janvier 2012) !

Il est permis de douter de la crédibilité du pari acrobatique lancé par Raoul Langlois lors d’un reportage diffusé le 22 octobre 2014 sur France 3 Bourgogne

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ième épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

Dernier avatar, le projet d’extension de la surface de vente de près de 1000 m2, qui sera débattu en CDAC le 13 septembre prochain nous semble assez peu susceptible de rassurer les petits commerçants.

ENCORE UNE COMMISSION POUR LE CHARMOY ! - du 08 Septembre 2016

Les buralistes, en particulier, ont été sans doute ravis d’apprendre par un récent courrier, daté du début de ce mois, que l’ouverture d’un point-presse était projetée « dans une cellule de la galerie marchande de l’hypermarché LECLERC ». Voilà pour sûr un projet qui « va attirer du monde » au centre-ville, pour parler comme Monsieur Langlois.

En prévision de cette ouverture, ne serait-il pas opportun, Monsieur le Maire, de prévoir un retirage du fabuleux Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, vibrante défense et illustration du projet Leclerc au Charmoy. Quelle puissante rhétorique !! Depuis ces temps héroïques, tous les numéros ultérieurs du magazine nous ont paru être de la bouillie pour les chats. Depuis 2012, leur silence systématique à propos des évolutions du projet du Charmoy contraste en particulier avec l’abondance de détails du numéro 25 sur le sujet !

Tiré sur papier couché à fort grammage un retirage de luxe du prestigieux numéro pourrait être offert aux 1000 premiers clients . Dédicacé de votre main, Monsieur le Maire, il pourrait même devenir un collector recherché !

En attendant, nous en mettons un PDF à disposition de tous nos fidèles lecteurs car ce précieux numéro, à présent absent du site de la Ville d’Auxonne, est devenu introuvable ! À relire impérativement, vous verrez, c’est passionnant et instructif !

Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, c’était bien le numéro du siècle !

Inf'Auxonne n° 25, le numéro du Siècle

Inf'Auxonne n° 25, le numéro du Siècle

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 septembre 2016 (J+2824 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:39

« QUAND ON NE CHERCHE PAS LE CHAPEAU, ON LIT LES JOURNAUX » - du 05 Septembre 2016 (J+2819 après le vote négatif fondateur)

C’est ce que déclaraient nos deux amis cyclotouristes Bécanine et Vittoriu lors d’une récente interview par Albert Lhombre, grand reporter de la petite feuille locale L’Informeur du Val.

La silhouette de nos deux amis est désormais bien connue de nos fidèles lecteurs/trices. Et chacun sait à présent que, comme la Mère Michel cherchait son chat, Bécanine et Vittoriu cherchent « le chapeau du célèbre Corse ». Cette quête leur a été inspirée par une information du dernier « Côte-d’Or magazine ».

Les lecteurs qui prendraient le train en marche, trouveront de plus amples informations à ce sujet dans nos épisodes précédents.

UN CHAPEAU DANS LE BASTION DU MOINEAU ?- du 02 Septembre 2016

Entamée depuis bientôt une quinzaine, la quête « chapelière » s’est révélée plus ardue que prévu. Nos deux amis ne se sont pas découragés pour autant. Ils ont étendu leur recherche bien au-delà des tours du château.

La fraîcheur ayant retardé sa date de rentrée, la chaleur ambiante régnait toujours. Du coup, nos deux amis en sont tout bronzés, mais ils avouent quand même être un peu fatigués. C’est à l’ombre d’une tour, qu’Albert Lhombre les a rencontrés.

Bécanine : « Il ne s’agit pas d’attraper un coup de chaleur. Alors depuis quelques jours, on s’installe à l’ombre d’une tour et on lit la presse régionale du jour. »

Vittoriu : « Je suis un fidèle lecteur de Corse-Matin, mais en vacances, je m’accommode des journaux du coin. »

Bécanine : « Coin ! Coin ! »

Vittoriu : « Oui, L’Endormeur du Val, c’est pas mal !»

Albert Lhombre: « Laissons, si vous le permettez, L’Informeur du Val qui n’est qu’un petit journal local. Pouvez-vous plutôt me dire deux mots des articles qui ont retenu votre attention ces jours derniers dans un grand quotidien régional ? »

Bécanine : « Sportive dans l’âme, j’ai dévoré un article du 2 septembre annonçant « Deux cents personnes attendues pour le 27e Triathlon international ». Ce qui m’a particulièrement épatée, c’est cet « ancien coureur cycliste de haut-niveau » dont on parle longuement et qui a été « très rapidement […] propulsé au poste de président ». Chapeau pour cette magnifique puissance ascensionnelle ! »

Vittoriu : « Moi, j’ai beaucoup aimé « Dans le mille depuis quarante ans » du 31 août. »

Albert Lhombre (d’un air entendu) : « Je vois que vous êtes un citoyen du monde et que vos pôles d’intérêt s’étendent jusqu’aux questions alimentaires africaines »

Vittoriu : « Mais non ! C’est mille M, I, 2L, E, qu’il faut lire bien entendu ! Il ne s’agit pas des mémoires d’une grand-mère subsaharienne, mais d’un article ciblé et bien documenté qui devrait toucher le cœur de cible électoral. Dommage qu’un autre article du 3 septembre ait fait fondre mes illusions. Il m’a tellement stressé cet article, que j’en ai oublié le titre…Zut !.... Ah ! Ça me revient: « Rénové, le château accueille les visiteurs » ! »

Albert Lhombre: « Diantre ! Quel pessimiste vous faites ! N’êtes vous pas vous-même au nombre de ces heureux visiteurs jouissant de ces trésors opportunément rénovés ? Là, je vous trouve franchement injuste Vittoriu !»

Vittoriu : « Attendez un peu avant de me jeter la pierre ! Je ne critique pas les travaux. C’est le chapeau qui me tracasse »

Albert Lhombre : « Le chapeau ? Quel chapeau ? Ah ! Vous parlez sans doute de la nouvelle toiture de la Tour Notre-Dame ! C’est vrai que fièrement campée sur la tête de la vieille dame toute requinquée, cette coiffure lui va comme un gant !»

Bécanine : « Basta ! Vittoriu n’a pas l’habitude de filer la métaphore ! S’il parle de chapeau c’est d’un vrai chapeau, et pas n’importe lequel ! Pas vrai Vittoriu ? »

Albert Lhombre: « Ah ! Je vois, le fameux chapeau de Louis XI tout cousu de breloques et de médailles. Bling ! Bling ! Plus fortiche que la Rolex du Téméraire !»

Vittoriu : « Vous me décevez cher ami, le Téméraire n’a jamais eu de Rolex et vous faites un bien piètre Bourguignon ! D’ailleurs, si vous lisiez « Côte-d’Or magazine », vous sauriez que « Dans l’une des tours du château, Auxonne conserve précieusement et fièrement […] le chapeau du célèbre Corse. »»

Albert Lhombre : « Alors, au lieu de ronchonner, qu’attendez vous pour aller le visiter ? »

Vittoriu : « Il y a vraiment de quoi ronchonner ! Ce chapeau, je l’ai cherché partout et voilà maintenant ce que je lis dans l’article du 3 septembre : « Bientôt un musée Bonaparte ? » « Une réflexion est en cours concernant l’implantation du futur musée Bonaparte. Il devrait en principe, se situer au sein du château ». Il y a bien là de quoi se mettre en pétard !»

Bécanine : « C’est fini, on ne nous la fera plus ! On a fait quelques connaissances sympathiques à Auxonne, les « réflexions en cours » ils connaissent, ils ont déjà donné ! C’est comme le Port qui double tous les six mois dans le journal ! Alors, on dit bonjour ! Le retour de l’Aigle c’est sans doute pas pour demain ! »

GALIONS ET DOUBLONS À L’OMBRE DU BASTION - du 20 MAI 2016

L'Aigle et le Chapeau de Napoléon

L'Aigle et le Chapeau de Napoléon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 septembre 2016 (J+2819 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 08:32

FLEURS SOCIALES - du 15 Août 2016 (J+2798 après le vote négatif fondateur)

Contre toute attente, et au risque de vous décevoir, il ne sera pas question de roses dans cet article comme pourrait le suggérer le titre. En tout cas pas de roses au poing et même pas de roses de Picardie.

Et si ces « fleurs sociales » ont des pétales, ce sont des pétales de papier, c’est d’ailleurs dans le journal que nous les avons trouvées, ces fleurs d’atelier.

Dans Le Bien Public d’aujourd’hui 15 août, on peut lire ce titre : « AUXONNE Les ateliers de la bibliothèque se poursuivent ». En l’occurrence, cette fois, des ateliers de fleurs en papier destinés aux enfants « ravis de pouvoir créer des fleurs de toutes les couleurs ». Une sympathique photo illustre ce court article, montrant une animatrice souriante et bien entourée de fleurs et d’enfants.

L’article se conclut sur cette phrase enthousiaste : « Le centre communal d’action sociale (CCAS) pourra certainement recruter de nouveaux décorateurs de chars pour carnaval ! »

« Recruter de nouveaux décorateurs de chars pour carnaval », nous ignorions jusqu’alors cette mission du CCAS…À moins qu’il y ait une coquille et qu’il faille lire CCEA.

Dans le cas contraire, et si la mission de « recruter de nouveaux décorateurs de chars pour carnaval » incombe bien au CCAS, il va falloir prévoir un poste d’adjointe aux fleurs sur le papier ! En attendant, Claudi vous présente Jeannot du Charmoy, son atelier de fleurs en papier et son CCAS bien à lui

À voir ou à revoir sur notre blog

DITES-LE AVEC DES FLEURS – du 24 mai 2013

Jeannot du Charmoy et son atelier de fleurs en papier

Jeannot du Charmoy et son atelier de fleurs en papier

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 août 2016 (J+2798 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse