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  • Claude Speranza, Auxonnais
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 07:22

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (5) - du 14 novembre 2018 (J+3619  après le vote négatif fondateur)

      Depuis la publication de l’article du Bien Public du 1er octobre dernier  intitulé : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », annonçant un ouvrage « clin d’œil à Proust » « qui devrait sortir au mois de novembre », tous les proustiens de Charmoy-City, et ils sont légion, trépignent dans l’expectative….

     Pour les faire patienter nous leur proposons d’écouter une interview de Proust donnée au journal Le Temps le 13 novembre 1913, il y a donc 105 ans !

https://www.youtube.com/watch?v=dhoqSH-VPaQ

            Espérons que nous n’attendrons pas 107 ans avant la sortie du « clin d’œil à Proust » ! En effet, la livraison était initialement  prévue pour le 5 novembre  dernier (voir décision N° 32-2018 du 14 mai 2018 dans PVCM du 18 juillet 2018).

    Il est vrai que l’article du 1er octobre précisait : « C’est l’histoire d’un auteur qui tombe en panne ».  Souhaitons quand même que la réalité ne vienne pas, pour le coup, dépasser la fiction !

    Soyons en certain, les commanditaires de l’ouvrage ne manqueront pas de nous rassurer lors de la prochaine séance du conseil municipal !

       Dans notre précédent numéro de cette série nous avions présenté des images du passé de notre cité fixées par la photographie et que Marcel Proust, plausiblement, aurait pu découvrir au naturel et en passant, de la fenêtre de son compartiment, dans le train qui le conduisait vers Venise en 1900 sur les traces de Ruskin.

     On peut affirmer en revanche sans se tromper que Proust n’est jamais descendu en gare d’Auxonne et que la berline à cheval de l’Hôtel du Grand Cerf qui venait prendre les voyageurs en gare ne l’a jamais conduit au centre-ville.

        Pourtant, si tel avait été le cas on peut supposer qu’il serait venu visiter notre église Notre-Dame.

     Affirmation gratuite de notre part ? Que nenni !  Nous vous en ferons céans la preuve.

   Amateur d’art religieux et traducteur de La Bible d’Amiens (John RUSKIN,  La Bible d'Amiens, Traduction, notes et préface par Marcel Proust, Paris, Société du "Mercure de France", 1904), Proust est en effet bien connu pour la passion dont il témoigne pour l’architecture médiévale en général et pour les cathédrales gothiques en particulier.

  En attestent ses nombreuses visites de monuments, et sa lecture assidue de l’ouvrage d’Émile Mâle L'art religieux du XIIIe siècle en France.

    Dans sa préface à sa traduction de La Bible d’Amiens, il évoque dans plusieurs passages sa visite  à la Vierge Dorée au portail de la cathédrale :

     « Puis, étant trop près du portail pour en voir l’ensemble, je revins sur mes pas, et arrivé à la distance qui me parut convenable, alors seulement je regardai. La journée était splendide et j’étais arrivé à l’heure où le soleil fait, à cette époque, sa visite quotidienne à la Vierge jadis dorée et que seul il dore aujourd’hui » (page 23)

    « Telle qu’elle est avec son sourire si particulier, combien j’aime la Vierge Dorée, avec son sourire de maîtresse de maison céleste ; combien j’aime son accueil à cette porte de la cathédrale, dans sa parure exquise et simple d’aubépines » (page 26)

    Alors pourquoi ne pas imaginer, même si elle n’a pas réellement eu lieu, une visite de Proust à  notre église Notre-Dame et à la Vierge au raisin.

     Et cela même au risque que notre premier magistrat, à présent immortalisé par un cliché de presse sur lequel il désigne cette magnifique statue, vienne taxer encore une fois notre propos de  « divagation » !

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

   Et pourtant, qui pourrait prétendre voir une quelconque « divagation » dans notre rêverie associant un grand écrivain à l’un des fleurons de notre patrimoine, dans le même temps où un article en pleine page paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier  et intitulé : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », propose un « clin d’œil à Proust » ?

    La référence « clin d’œil » et le détournement à des fins de communication des artistes du temps passé et de leurs œuvres est d’ailleurs l’un des poncifs communicationnels de notre temps.         

       L’an dernier, à l’occasion du vingtième anniversaire de son  grand ménage annuel, la publicité d’une grande enseigne n’avait-elle pas tapissé les murs du métro de variantes « poubellisées » de sept œuvres impressionnistes signées Manet, Degas, Courbet, Seurat, Bazille et Millet que l'illustrateur britannique Martin Hargreaves avait détournées en les "salissant" de sacs plastiques, de canettes, de mégots.

   Avouons qu’il nous est arrivé à l’occasion d’user, nous aussi certes assez grossièrement, du procédé, mais à titre prophylactique, homéopathique et pédagogique.

     Car il y a certainement d’autres activités plus formatrices à proposer à la jeunesse qu’un ramassage annuel des papiers sous le slogan ronflant d’une bannière publicitaire !

CHARMOY-CITY : UN GRAND MÉNAGE QUI N’AURA PAS FAIT LA UNE- du 08 octobre 2018

     En attendant, Claudi, à peine refermé le recueil Les Trophées d’Hérédia, dévore La Bible d’Amiens (dans la Somme) et La Recherche. Il en est au tome 6, intitulé Albertine disparue.

https://www.youtube.com/watch?v=-Jhxbo5I8q4

   Dans ce volume, il a fait connaissance avec le très aristocratique maréchal-des-logis Robert de Saint-Loup et avec son capitaine, le Prince de Borodino.

    Sa carte insoupçonnée de Robert à Marcel fait déjà le buzz chez les delcampistes amateurs de cartes postales.

 https://www.youtube.com/watch?v=2O94Z1_wlqo

 

Flash dernière :  Le dernier numéro de notre Inf'Auxonne préféré a été enfin mis en ligne hier.

    Ombre au tableau,  la politique de portion congrue de l’expression à 330 caractères vient de susciter, dans le même temps, la publication d’un tract en forme de constat par le groupe Une Dynamique pour Auxonne.

   Est-il prématuré de considérer ce texte sur papier couché A4 recto-verso comme le premier tract de la pré-campagne pour les municipales de 2020 ?  L’avenir nous le dira…

     Quant à la page facebook de nos passionnés, une léthargie irrépressible semble s’en être emparée  depuis que la guinguette a fermé ses volets début septembre. Rien de neuf depuis, à l'heure où nous publions

CHARMOY-CITY : LA GUINGUETTE FERME SES VOLETS - du 01 septembre 2018

    Le conseil municipal de mardi prochain 20 novembre sera-t-il enfin l’occasion d’un réveil avant la trêve des confiseurs ?

    À moins que les échos du clairon de l'Armistice ne viennent prolonger l'atonie chronique des séances d'un rite pour lequel le public ne se déplace même  plus depuis belle lurette !!

Charmoy-City, la carte insoupçonnée de Robert à Marcel

Charmoy-City, la carte insoupçonnée de Robert à Marcel

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 novembre 2018  (J+3619 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 07:26

CHARMOY-CITY : PETIT CLIN D’ŒIL À ALFRED DE MUSSET - du 12 novembre 2018 (J+3617 après le vote négatif fondateur)

         Après cette semaine de commémoration, ses tranchées, ses marmitages, ses gueules cassées, sa cloche des gaz tintant dans la tranchée où l’on retient déjà son souffle avant de passer le masque, permettez-nous, pour respirer un peu, d’aller faire enfin un petit tour avec Musset.

        Avouez que nous l’avons bien mérité et Claudi aussi qui, de son côté, comme vous l’aurez remarqué, n’a jamais manqué, dans nos derniers articles, d’enrichir sa palette en bleu horizon, et même en rouge garance !

CHANTECLER A RALLUMÉ LA FLAMME DE LA PETITE LAMPE DE TRANCHÉE - du 10 novembre 2018

       Oui en rouge garance ! Car « le pantalon rouge, c’est la France » !

       C’est du moins ce que déclarait en substance le radical Clémentel, rapporteur du budget de la guerre en 1911 au moment du débat pour l’adoption de la tenue réséda (vert-pâle tirant sur le jaune), option qui suivait la tendance  des grandes armées du monde à adopter des tenues plus discrètes :

« […] En cherchant à rendre moins visibles, moins brillant nos uniformes actuels, on a donc dépassé le but. Faire disparaître tout ce qui est de couleur, tout ce qui donne au soldat un aspect gai, entraînant, rechercher des couleurs ternes et effacées, c'est aller à la fois contre le goût français et contre les exigences de la vie militaire.

Enfin sans être conservateur à outrance, il est permis de penser que cette habitude qu'à notre œil des uniformes actuels a son importance. Le pantalon rouge a quelque chose de national. […]. » 

https://rosalielebel75.franceserv.com/reforme-uniforme.html

 

 — Tu joues les prolongations Chantecler en écoulant tes surplus militaires. La signature de l’Armistice a fêté ses cent ans. Alors, le singe, le riz au chocolat, le rata, les feuillées, les cagnas, nous on en a eu not’ comptant, c’est fini, tu comprends ! On veut respirer maintenant !!

 —  D’accord, les braves ! Allons donc faire un petit tour avec Musset sous les frondaisons du poumon de la région.

— Les frondaisons du poumon de la région ? Comment qu’tu causes Chantecler !! Explique-nous un peu !

— Les frondaisons, disons c’est ce qui manque à une forêt quand elle est sur le front et que sous le feu des canons, il ne reste plus que les troncs ! Vous pigez les poilus ?

— Toi, t’es un bon, mon colon ! Et le poumon de la région alors ?

— Le poumon de la région ? Ce n’est pas une pièce d’un quelconque atlas d’anatomie topographique, c’est tout bonnement, de notre forêt, le nouveau nom.

   Aller faire un tour sous les frondaisons du poumon de la région, c’est donc tout bonnement faire une balade dans la Crochère, pépère ! Ça t’en bouche un coin mon lapin !

CHARMOY-CITY, UN DISCOURS QUI NE MANQUE PAS D’AIR - du 06 octobre 2018

 —   D’accord pour la balade en forêt, mais pourquoi Musset ?

 — C’est juste que le bon Alfred n’est pas très vaillant du côté poumon et une cure de bon air serait fort salutaire au poète poitrinaire !

     Et puis, après Victor Hugo, Péguy, Huysmans et Houellebecq, Heredia, j’en passe et des meilleurs, n’est-il pas normal – après tout, pas de jaloux ! –  d’inviter ce bon Alfred de Musset (1810-1857) dans votre blog préféré ?

    Et tant pis pour ce grincheux qui marmonnait l’autre jour en me lisant : « Chantecler, on y comprenait déjà rien et à présent, ça se prétend littéraire ! C’est plus Chantecler, c’est Lagarde et Michard ! »

    Et Proust alors, ce cher Marcel qui souffre pourtant d’un asthme tenace, il n’a pas droit, lui, à une petite excursion sous les frondaisons du poumon de la région ?

    Patience, il est parti pour l’instant avec maman dans le Paris-Venise ! Mais il reviendra incessamment du côté de Charmoy-City, c’est promis mes amis. 

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018

    Alors, profitons-en les enfants, en cet été de la Saint-Martin, où le saint ne trouve plus d’amateur pour la moitié de son manteau, tellement il fait chaud mon coco ! Passons avec Musset, en chemisette et en forêt, un bon moment revitalisant !

    Je n’entrerai pas dans le détail à propos de la vie et de l’œuvre de Musset, cet être fin et sensible qui conjurait sa dépression par une dipsomanie irrépressible. Dipsomanie ?! En clair il aimait la chopine… et Georges Sand qui l’aima – pas la chopine, Musset ! – aima aussi Chopin.

    Mais, il nous faut bien vous l’avouer, la raison essentielle de la présence de Musset, c’est une raison utilitaire !

     Elle va nous permettre de terminer sur une note originale notre lecture commentée du dernier Inf’Auxonne, commencée il y a quelque temps et laissée depuis en plan !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

    .Assez fastidieuse à vrai dire cette lecture !  Pour le commentaire, je te laisse juge cher lecteur !

       C’est sans doute pour cela que le magazine n’est toujours pas mis en ligne !

    Mais revenons-en à Musset.

    De Musset, chacun connaît On ne badine pas avec l’amour ! Moins connue cependant est cette œuvrette, écrite une dizaine d’années plus tard en 1845 et intitulée Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée.

   Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est un badinage mondain en un acte entre un comte plutôt timide et une marquise encore jeune, veuve en mal de remariage, et diablement futée. Moralité : la marquise « emballe » le comte de main de maître.

     Ce que résument à elles seules ces quelques répliques en fin de pièce :

« La marquise.

Je vais vous dire deux proverbes : le premier, c’est qu’il n’y a rien de tel que de s’entendre. Par conséquent, nous causerons de ceci.

Le comte.

Ce que j’ai osé vous dire ne vous déplaît donc pas ?

La marquise.

Mais non. Voici mon second proverbe : c’est qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Or, voilà trois quarts d’heure que celle-ci, grâce à vous, n’est ni l’un ni l’autre, et cette chambre est parfaitement gelée. Par conséquent aussi, vous allez me donner le bras pour aller dîner chez ma mère. […]. »

 (Alfred de Musset, Œuvres complètes, Paris, Charpentier, 1888, tome V. Comédies, III, p. 94)

     Revenons maintenant à notre Inf’Auxonne et imaginons notre Marquise, interrompant un instant la lecture de son Magasin pittoresque pour se plonger passionnément dans celle de notre revue municipale…

       La lectrice avisée ne manquerait pas de remarquer les dernières lignes de l’article « Déploiement de barrières d’accès » en dernière page:

« Ces barrières pivotantes (et non levantes) installées aux extrémités des sommières permettront de rendre la forêt plus sûre et plus propre.

Attention, le fait qu’une barrière soit ouverte n’impliquera pas que l’accès soit autorisé. Un panneau sera installé sur un poteau fixe, restant visible une fois la barrière levée [N.D.L.R. Chantecler ; pas facile sans doute de lever une barrière « pivotante (et non levante) »]. Enfin, certaines barrières resteront ouvertes afin de permettre aux exploitants d’accéder à leurs parcelles »

    Gageons alors, qu’elle vous prendrait bien vite le rédacteur par le bras pour clarifier tout cela !

     Dans le même registre de la porte ouverte ou fermée, voire ouverte et fermée, ce petit passage de la Tribune libre de nos « passionnés » n’est pas mal non plus : « Cette première phase [N.D.L.R. Chantecler : de la revitalisation] est en cours, même si pour l’instant les travaux ne sont pas lancés. Nous en sommes à la phase de l’étude d’impact, financier et environnemental, qui est absolument nécessaire si nous ne voulons pas engager des dépenses non productives. »

    Pourtant, il y a un an, dans le grand article du Bien Public du 12 octobre 2017, intitulé « AUXONNE POLITIQUE Promesses prudentes pour maire… prudent » on pouvait lire en bas de la première page à propos de la revitalisation du centre-bourg :

« « Le démarrage des travaux est prévu pour 2018 », assure le maire »

Aux dernières nouvelles notre premier édile nous apprend, dans un article intitulé «  Trois questions à Raoul Langlois », publié dans  le dernier Hebdo 39 n° 322 du 29 octobre,  que « les travaux débuteront rue Thiers à l’automne 2019 ». Autant dire en 2020 !

      Valse-hésitation ? Vague à l’âme préélectoral ? Il va falloir que vous mettiez encore une fois les pieds dans le plat, Madame la Marquise !

https://www.youtube.com/watch?v=T5WdpSPeQUE

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2018  (J+3617 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:08

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018 (J+3613 après le vote négatif fondateur)

     Bien conscient de l’impatience de nos lecteurs proustiens à connaître la suite de notre série « De Combray à Charmoy-City », nous renvoyons à notre prochaine édition  la publication de notre article consacré à la lampe à huile de tranchée.

     La lanterne magique de Combray, objet des rêveries du jeune Proust, aura donc volé la politesse au lumignon de la grande Guerre !

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

    Avec les trois premiers articles déjà parus de cette série, nous aurons proposé à nos lecteurs, dans l’esprit de notre blog, une synthèse documentaire de l’information ouverte concernant la genèse et l’évolution d’un  projet d’ouvrage photographique qui paraîtra bientôt « avec approbation et Privilège du Roy » et dont la livraison était d’ailleurs prévue pour le 5 novembre  dernier (voir décision N° 32-2018 du 14 mai 2018 dans PVCM du 18 juillet 2018 en extrait PDF ci-dessous ).

    « Avec approbation et Privilège du Roy » ! Tu divagues Chantecler ! Que vient faire ici  ce terme incongru d’Ancien Régime dans notre démocratie participatatatative ??

     Pas d’accord, moi je trouve que cette expression « Avec approbation et Privilège du Roy » peut conférer à un ouvrage fraîchement arrivé sur la table du  libraire une inimitable patine antiquaire et une forte charge patrimoniale.  À Charmoy-city, comme à Paray-le-Monial !   

    L’Ancien Régime est mort, c’est vrai.

    Vivent le régime végane, le régime sans gluten, et autres régimes à bien vivre qui font l’objet de centaines de livres, mais il se trouve quand même que, toujours, le bon plaisir  du prince coulera de beaux jours.

    Comme nous l’avons déjà bien précisé, notre travail documentaire ne doit être considéré en aucun cas  comme une critique avant la lettre du contenu de l’ouvrage.

     Notre choix fortuit d’emprunter à l’auteur  son idée de « clin d’œil à Marcel Proust » (Cf. Le Bien Public du 1er octobre) n’était que l’occasion rêvée de fuir un instant les réalités de Charmoy-City dans une libre échappée vers le monde de Combray…

     Une échappée,  un peu risquée peut-être, mais tellement stimulante ! Le lecteur jugera…

     N’avons-nous pas déjà tenté, dans une rêverie hugolienne, une libre échappée vers le monde marin de Guernesey ?

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

     Et encore très récemment, n’avons-nous pas fait un petit bout de de chemin avec Péguy et Huysmans ?

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1) - du 29 octobre 2018

    Et nous envisageons encore d’autres promenades littéraires …

    Foin de digressions ! Il est temps de revenir Du côté de chez Swann

    Mais, auparavant, il nous reste à clore notre recension de l’article  paru dans Le Bien Public le 1er octobre dernier sous le titre : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre »

    L’article, par la voix du photographe, résume  fort bien la genèse du projet.

     « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne] en 2001. […] À l’époque j’avais déjà l’ambition d’écrire un livre mais plus axé sur le patrimoine, comme celui que j’avais réalisé sur la ville de Choley [N.D.L.R. Chantecler : en fait Cholet]. Puis j’ai déménagé. De retour dans la région, j’ai retrouvé l’année dernière un classeur plein de diapositives d’Auxonne.  Je les alors proposées à Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, et conseillère régionale, car je fais également des photos pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. C’est là qu’elle m’a proposé de reprendre mon projet d’ouvrage mais en incluant cette fois un aspect plus humain. »

    C’est de la rencontre bisontine d’un photographe et d’une conseillère régionale qu’est donc né le projet dont il fut décidé par la suite que le texte serait écrit par un auteur bisontin.

     C’est donc « dans la boucle », au cœur de « Besançon vieille ville espagnole » comme aurait dit ce cher Victor, qu’est né, comme Victor mais encore Proudhon, le projet !

     Laissons parler, toujours dans le même article, les deux acteurs initiaux :

    Le photographe d’abord : « L’idée était également de casser l’image de la ville […] faire l’inverse d’une caricature. Auxonne a parfois mauvaise presse »

   Il est permis de trouver l’image audacieuse dans sa résonance iconoclaste…

   Remarquons au passage qu’une récente tentative de nos édiles de remédier à « cette mauvaise presse » avait pu nous paraître quelque peu contreproductive tant au plan  textuel qu’iconographique. Il arrive en effet que le « choc des photos », de certaines photos du moins,  finisse par casser pour de bon la plus belle des images, fût-elle de pierre…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

    Ce coup d’essai ne fut certes pas un coup de maître, mais nous sommes certain que le talent confirmé et reconnu du photographe de l’actuel  projet saura nous faire oublier promptement, comme aurait dit Lénine, cette « maladie infantile » de la promotion balbutiante de l’image de notre ville.

    Laissons maintenant la parole à notre conseillère régionale qui, à la différence du photographe, ne fut pas étrangère, loin de là, au premier essai de « promotion balbutiante de notre ville ».        

     Elle déclare à propos du projet actuel : « Nous voulions changer l’image de notre ville et mettre en avant ses richesses patrimoniales, culturelles, associatives, mais aussi pour que les personnes se la réapproprient ».

    En attendant, c’est le plus souvent leur image, que nos édiles mettent régulièrement en vedette sur les photos de presse en s’appropriant l’espace médiatique.

    Un bon portrait en forêt des Crochères, « dans le poumon de la Région », c’est une bouffée d’oxygène pour les élections qui s’amènent.

 LIRE LE JOURNAL À CHARMOY-CITY  - du 4 août 2018

   Un bon cliché au sommet de la Tour de l’église, c’est presque une réélection promise !

CHARMOY-CITY : LES 169 MARCHES - du 29 août 2018

   Voilà un usage de la photo qui n’est pas rare dans nos journaux…

 

    Au fait, puisque nous parlons de photo et pour en revenir à Proust Du côté de chez Swann il peut être intéressant d’en revenir au texte.

    Dans un passage de Du côté de chez Swann, Marcel nous expose l’opinion de sa grand-mère, puis la sienne propre à propos de photographie.

     Chantecler vous propose de partager cette lecture

(tome 1 de l’édition de la Pléïade, pp. 39-40)

   Selon Marcel Proust, de « simples photographies » peuvent donner de la réalité d’un lieu (Venise dans le texte cité)  une idée beaucoup plus exacte, qu’une représentation artistique, fût-elle de la main du Titien.

   Nous ajouterons pour notre compte qu’il est certain que de « simples photographies », sans nécessairement d’heureux élus au premier plan, peuvent donner de la réalité d’un lieu (Charmoy-City dans notre cas)  une idée beaucoup plus exacte, que de grands discours pré-électoraux.

   À propos d’images, Claudi me soutient que Marcel Proust, en voyage, serait déjà passé chez nous. Sa rétine à défaut de la plaque photo de son appareil aurait donc saisi des images de nos parages.

    Vérification faite, Claudi a raison. Le train de Marcel Proust à destination de Venise passa sur notre pont du chemin de fer enjambant la Saône au printemps, puis à l’automne 1900.

    Son illustration du jour nous restitue les images que Marcel a pu découvrir de son compartiment au moment où le train, roulant vers l’Italie, empruntait le pont de fer alors plus bruyant qu’aujourd’hui, dans un fracas métallique.

     Dommage qu’il ait oublié son Pocket Kodak !  

 

Proust découvre la future Charmoy-City

Proust découvre la future Charmoy-City

Le barrage sur la Saône tel que Proust put l'apercevoir en 1900

Le barrage sur la Saône tel que Proust put l'apercevoir en 1900

Le Pont de France et le port tels que Proust put les apercevoir en 1900

Le Pont de France et le port tels que Proust put les apercevoir en 1900

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 novembre 2018  (J+3613 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 08:06

CHARMOY-CITY : LE BALADIN DE LA BOURSE ET SA LAMPE MERVEILLEUSE - du 06 novembre 2018 (J+3611  après le vote négatif fondateur)

     Alors que les ultimes commémorations de la Grande Guerre battent leur plein, ou se préparent, sur tout le territoire, est-il vraiment raisonnable d’afficher un titre aussi futile !

    Pardon ! Regardez-y à deux fois quand même avant de jeter la pierre (à fusil) à Chantecler !     

   Aurait-il manqué, comme d’aucuns, d’apporter son écho – et aussi son écot – à la « bourse aux souvenirs », dédaignant ainsi un bien sympathique volet associatif du devoir de mémoire ? Que nenni !…

CHARMOY-CITY : ASSAUT DU FORT DU VANNOIS, LE MESSAGE MÉRITAIT  UN APERÇU - du 03 novembre 2018

     Votre serviteur était  présent dimanche au « Fort du Vannois », où les passionnés de militaria du coin étaient bien là, mais pas nos « passionnés » de la municipalité ! Il est vrai que l’on ne peut être à la fois au four et au moulin mon gros lapin !

      Sûr et certain,  et même s’il n’est pas en photo dans Le Bien Public d’hier, 5 novembre, votre serviteur était bien présent dimanche au « Fort du Vannois », où il a dégotté une fort jolie lampe à huile de tranchée très rustique et authentique qui a éclairé sa journée…et justifie le titre malin de ce matin.

    À propos, Le Bien Public d’hier 5 novembre, triste jour où j’ai pris un an de plus, s’est montré très disert sur l’évènement.

    En publiant d’abord un article intitulé : « AUXONNE SOCIÉTÉ Militaire pendant quarante ans, il exposait ses souvenirs ». Ajoutons que notre sympathique colonel, comme le démontre la photo, exposait sans cérémonie et en toute bonhomie !

     Le Bien Public présentait en outre un diaporama en ligne sur lequel j’ai bien reconnu deux passionnés dijonnais de militaria : Michel et Ferjeux…que le Tout-Dijon du milieu des collectionneurs connaît bien !

    Pour citer l’article du Bien Public : les organisateurs de cette  « bourse aux souvenirs » avaient donc tout fait « pour accueillir au mieux les exposants et visiteurs passionnés de tout ce qui touche au monde militaire en général » mais, vous me croirez si vous voulez, je n’y ai pourtant croisé aucun élu « passionné » de la municipalité ! Bien que ce fût un dimanche ! Ils étaient sans doute à la tâche !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

     Claudi de son côté, comme vous l’aurez remarqué, n’aura pas manqué d’enrichir sa palette en bleu horizon, et même en rouge garance !

       Car, comme vous le savez : « Le pantalon rouge, c’est la France » !

CHARMOY-CITY : SALLE DU VANNOIS, UN SOUVENIR INÉDIT DE 2014... QUI NE SERA PAS A LA BOURSE - du 04 novembre 2018

« Le pantalon rouge, c’est la France » !

       C’est du moins ce que déclarait en substance le radical Clémentel, rapporteur du budget de la guerre en 1911 au moment du débat pour l’adoption de la tenue réséda (vert-pâle tirant sur le jaune), option qui s’alignait sur la tendance des grandes armées du monde à adopter des tenues plus discrètes. Voilà un extrait de son rapport :

« […] En cherchant à rendre moins visibles, moins brillants nos uniformes actuels, on a donc dépassé le but. Faire disparaître tout ce qui est de couleur, tout ce qui donne au soldat un aspect gai, entraînant, rechercher des couleurs ternes et effacées, c'est aller à la fois contre le goût français et contre les exigences de la vie militaire.

     Enfin sans être conservateur à outrance, il est permis de penser que cette habitude qu'à notre œil des uniformes actuels a son importance. Le pantalon rouge a quelque chose de national. […]. 

      Nous avons des préoccupations plus graves et nous avons le devoir de vous demander si la couleur réséda élèvera le moral de notre armée. Or il est à prévoir que le soldat finira par s'exagérer le danger contre lequel on veut le protéger. S'il voit ses chefs eux- mêmes lui donner le moyen de se dissimuler, l'obliger pour ainsi dire à disparaître du terrain de combat, il aura une tendance à continuer cette dissimulation par des moyens plus énergiques... Il ne faut pas apprendre à se cacher à un soldat auquel l'amour propre, le désir de paraître, de se distinguer font accomplir des prodiges. […]

     Le ministre de la guerre semble avoir partagé nos opinions et être entré dans la voie que nous traçons. Répudiant le réséda universel, il a manifesté sa volonté de conserver le pantalon rouge qui n'est d'ailleurs pas la partie la plus visible de notre uniforme. »

https://rosalielebel75.franceserv.com/reforme-uniforme.html

     Cette lecture suffit à mesurer l’écart de mentalité qui nous sépare de la société française des années 1910 et la difficulté de concevoir certaines réalités d’alors.

     Tout comme la société de 2110 aura sans doute du mal à concevoir les « pantalons rouges » des années 2010 qui obnubilent notre vision de l’avenir et sur lesquels, ne prétendant pas être visionnaire, je renoncerai à mettre des noms.

     Arrête ton char Chantecler ! On ne peut pas dire que tu nous éclaires ! Et ta lampe alors ?  Ta lampe à huile de tranchée éclairante ?

    Promis, juré ! Je vous en parlerai en détail dès la prochaine fois !

    Et Proust alors, dit la Madeleine ? Patience, il repassera bientôt chez nous, il a d’ailleurs déjà réservé un compartiment avec maman dans le Paris-Venise ! Et la ligne passe chez nous ! Waouhhh !!!

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (3)- du 23 octobre 2018   

     Claudi a fait une petite fleur (au fusil) pour les amateurs de Proust. Une photographie qu’il a trouvée sur le net et qu’il a colorisée pour vous !                                                    

      Saviez-vous, comme l’indique Wikipédia se référant à Jean-Yves Tadié, que Proust devançant l'appel, avait accompli son service militaire en 1889-1890 (à 18-19 ans)  au 76e  régiment d'infanterie à Orléans  et qu’il en gardait un souvenir heureux.

     Un blog que nous commençons à bien connaître précise : « Proust a été incorporé en 1889 au 1er bataillon de la 2e compagnie [N.D.L.R. Chantecler : nous pencherions plutôt, dans un ordre logique, pour la 2e  compagnie du 1er  bataillon ] du 76e régiment d’infanterie à la caserne Coligny »

https://lefoudeproust.fr/2018/02/jai-service-militaire/

     Les amateurs de militaria remarqueront que Marcel porte un shako de l’ancien modèle 1867 et non le légendaire képi réglementaire Mle 1884, encore en vigueur en 1914 et devenu aujourd’hui inabordable sur le marché. Claudi a son idée là-dessus…

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t74289-tunique-infanterie-mdle-1867

   En 1914 Proust avait 43 ans et une santé fragile, il ne fut donc pas mobilisé, mais vécut néanmoins très douloureusement les années de guerre et les deuils qu’elles occasionnèrent autour de lui.

    Tous Passionnés par les anniversaires de la Grande Guerre, n’oublions pas pour autant les petites guerres épicières de notre temps dans lesquelles des héros « discrets » autant qu’empressés, « partent au feu » pour la plus grande gloire des grandes enseignes et pour la revitalisation de leurs centres -bourgs…

       Tous ces héros très écolos qui, à défaut de nettoyer la tranchée, « nettoient la nature » à qui ça fait une belle jambe !

ALBUM-« PARTIR AU FEU ! »

 

Charmoy-City, de la recherche du temps perdu à la Bourse aux souvenirs

Charmoy-City, de la recherche du temps perdu à la Bourse aux souvenirs

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 novembre 2018  (J+3611 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:13

CHARMOY-CITY : ASSAUT DU FORT DU VANNOIS, LE MESSAGE MÉRITAIT  UN APERÇU - du 03 novembre 2018 (J+3608 après le vote négatif fondateur)

     Le Bien Public de ce matin titre « AUXONNE MÉMOIRE La Confrérie facétieuse monte au front ».

       Le Kronprinz aurait ajouté : « pour une guerre fraîche et joyeuse ». Mais, pour les poilus, le Kronprinz, fiston du Kaiser, n’était qu’un grand dadais !

      En attendant l’assaut, le message du Bien Public, laisse planer un doute puisqu’on y lit successivement dans l’article cité :

« Dans cette optique, vendredi, la Confrérie facétieuse proposera une bourse aux souvenirs militaires à la salle du Vannois »

 « Bourse aux souvenirs militaires, dimanche 4 novembre à la salle du Vannois à Auxonne »

     Dans l’abri de Claudi, un artiflot télégraphiste du 8ème RAC s’en est alarmé !

     D’autant plus qu’il n’y avait aucune info à ce propos sur le site officiel de la division à Charmoy-City (Secret défense sans doute) !

       C’est bien entendu demain dimanche qu’il fallait lire et qu’aura lieu la « bourse aux souvenirs » de 8 heures à 15h30 !

     En passant, d’autres souvenirs d’une bien petite guerre épicière…

CHARMOY-CITY : GRANDE GUERRE ET petite guerre épicière - du 27 octobre 2018

ALBUM-« PARTIR AU FEU ! »

Charmoy-City, un ordre du jour qui laisse le poilu perplexe

Charmoy-City, un ordre du jour qui laisse le poilu perplexe

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2018  (J+3608 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:59

 CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1) - du 29 octobre 2018 (J+3603  après le vote négatif fondateur) 

« Chaque année, le dernier lundi du mois d’octobre, près de 300 camelots viennent à AUXONNE de toute la France afin de présenter leurs marchandises. En 2018,  le rendez-vous  est donné pour le lundi 29 octobre.

   Des bijoux fantaisie aux impressionnantes machines agricoles, en passant par les vêtements, chaussures et équipement de la maison, jusqu’à la grande exposition de véhicules neufs ou d’occasion, les milliers de visiteurs trouvent des choses qui les intéressent. Sans pour autant oublier de savourer quelques bons produits régionaux que l’on trouve à chaque coin de rue, ou dans les restaurants locaux. La foire d’AUXONNE, c’est aussi une immense fête foraine avec des manèges pour tous les goûts. » (Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018)

      C’est en ces termes que le dernier Inf’Auxonne n° 62 nous annonçait le retour de la grand foire aujourd’hui !

     Dans une certaine mesure, cette manifestation n’est plus guère qu’un rite commémoratif festif de ce qui fut, jusqu’aux années 50 du dernier siècle, un véritable évènement commercial.

    Par voie d’archive de presse interposée, nos lecteurs pourront se replonger à loisir dans le monde de  la foire de 1950, à une époque à laquelle le petit commerce de centre-ville était encore florissant et dynamique.

    N’en déplaise à Môsieur le Maire !

     Car, comme disait notre premier édile dans un discours mémorable prononcé le 27 février dernier : « Soyons clairs, je l’ai affirmé à plusieurs reprises, il ne s’agit pas pour nous de rechercher l’heureux temps supposé des années 50-60. Etait-ce d’ailleurs un heureux temps ? […] »

Pour les amateurs de documents animés qui ne dédaigneraient pas se replonger dans l’ambiance des vraies foires rurales de  « l’heureux temps supposé des années 50-60 », nous avons sélectionné un petit reportage sur  la foire de la Saint-André de Chartres en 1956.

     Mais pourquoi Chartres ? Parce qu’hormis dans notre mémoire, nous n’avons pas trouvé de documents locaux équivalents, et puis encore pour une autre raison … que vous apprendrez plus loin !

http://memoire.ciclic.fr/5099-foire-de-la-saint-andre-a-chartres

     Le  déclin du petit commerce et des foires est un phénomène général dans notre pays. La réalité effective et le caractère nécessaire de ces modes d’échanges commerciaux traditionnels font de plus en plus place à des « animations » festives vidées de leur destination première, recréations artificielles a posteriori largement « disneylandisées », oripeaux médiatiques dont on affuble des bourgs-dortoirs déclassés et banalisés qui ont perdu leur âme.

     Le commerce qui compte s’est déplacé vers les hypermarchés périphériques et à présent vers le commerce en ligne.

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

    Dans l’article cité ci-dessus nous évoquions l’empressement de notre maire et de quelques un(e)s de ses adjoints à servir les intérêts d’une grande enseigne. Empressement incessant qui nous réservera – qui sait ? – bientôt d’autres surprises….

     Point ne suffit de ramasser les papiers en chasuble pour « nettoyer la nature », on peut encore signer d’autres papiers en mairie !

    Les grands champs de foire quotidiens d’aujourd’hui sont les hypermarchés de la grande distribution. Grande distribution qui a capturé la clientèle à son profit, avec la complicité des élus locaux, et mis en coupe réglée les producteurs ruraux.

      Jusqu’aux grandes fêtes religieuses, à présent instrumentalisées par le marketing, et qui sont devenues bons prétextes à  booster les rayons jouets, boucherie volailles et poisson, vins fins, confiserie et chocolat pendant des semaines. Saint-Frugal n’est pas à la fête de la grande distribution et de la consommation ! Bonjour la planète !

     Notre premier édile, moderniste de première bourre, déclarait ainsi dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? ».

      Ce qui n’empêche que l’on peut parier que l’on retrouvera bientôt notre moderniste en photo sur la foire traditionnelle séculaire d’aujourd’hui, entre les marrons chauds et notre député ! Pour tracter et se faire photographier, rien de tel que les vieux marchés !

CHARMOY-CITY : L’IMAGE DES VIEUX MARCHÉS, UNE PERMANENCE… - du 28 juin 2017

     Dans son discours du 27 février dernier en salle évènementielle, notre premier magistrat avait esquissé à grands traits sa vision d’un commerce « moderne »

CHARMOY-CITY : FRAGMENTS D’UN DISCOURS SUR LA REVITALISATION (1) - du 20 mars 2018

     Mais arrêtons de « divaguer », selon l’expression édilitaire à présent consacrée, et tentons, pour finir,  un petit  « clin d’œil à Proust ». Il paraît que c’est tendance.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

     Hélas, le clin d’œil est difficile, car les champs de foire semblent beaucoup moins avoir retenu l’attention de Marcel Proust que les salons et les cathédrales !

      Une chose est sûre, Combray n’étant qu’à une vingtaine de kilomètres de Chartres, ce cher Marcel connaissait sans doute l’architecture de la cathédrale de Chartres sur le bout du doigt.

      Charles Péguy vénérait d’une autre façon, et en vers, la cathédrale de Chartres.

              « Étoile de la mer, voici la lourde nappe

Et la profonde houle et l’océan des blés

Et la mouvante écume et nos greniers comblés,

Voici votre regard sur cette immense chape […]»

                             (PÉGUY Charles Présentation de La Beauce à Notre-Dame de Chartres)

    Proust et Péguy étaient contemporains « Péguy est né deux ans après Proust et il est mort huit avant lui, tué d’une balle au front au début de la Grande Guerre » nous dit l’auteur du blog Le fou de Proust, qui ajoute que Proust n’appréciait guère le style de Péguy 

https://lefoudeproust.fr/2015/03/chartres-sa-cathedrale-et-peguy/

     À chacun son style, il est vrai, comme disait Buffon « le style c’est l’homme ». Chantecler a le sien et ses détracteurs le leur ! Le lecteur jugera !

      Ajoutons en passant à notre panel un autre passionné de la cathédrale de Chartres, Joris-Karl Huysmans (1848-1909), écrivain de la décadence – et l’un des écrivains de référence de Houellebecq qui – publie, en 1898, La Cathédrale, un roman très documenté dans lequel il étudie la symbolique chrétienne dans le cadre à la fois majestueux et romanesque de la cathédrale de Chartres. 

    Par la bouche de l’Abbé Plomb, l’un des protagonistes du roman, Huysmans porte, en passant, un jugement très dur sur les habitants de Chartres : « Le Chartrain est cupide, apathique et salace, répliqua l’abbé Plomb ; cupide surtout, car la passion du lucre est ici, sous des dehors inertes, féroce. Vraiment, par expérience, je plains le jeune prêtre que l’on envoie, pour ses débuts, évangéliser la Beauce. » (HUYSMANS Joris-Karl,  La Cathédrale Paris, Plon-Nourrit, 1915, p. 170).

     On n’ose imaginer Huysmans revenant étudier les trésors d’art religieux de notre Église Notre-Dame…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

      Revenons à notre sujet du jour, et à la foire de la  Saint-André, joyau du commerce chartrain.

    À l’époque de Proust, elle se tenait effectivement le jour même de la Saint-André (30 novembre),  mais il est peu probable qu’elle ait été évoquée dans La Recherche ! (Avis aux chercheurs !)

     Après cet intermède littéraire et ce « clin d’œil à Proust », revenons maintenant au temps présent pour nous lancer dans un petit exercice de presse-fiction.

    Il y a fort à parier que nous lirons bientôt dans les colonnes de notre presse locale des articles de la même eau et du même style que celui-ci, lu dans L’Écho républicain du 26 novembre 2017, à propos de la foire de la Saint-André à Chartres,  l’an dernier :

 

« Chartres L’écho républicain

Le froid n'a pas eu raison des promeneurs, qui ont une nouvelle fois été nombreux à arpenter les allées de la foire de la Saint-André, ce dimanche 26 novembre 2017, à Chartres.

Il a fallu attendre le début de l'après-midi et des températures un peu moins fraîches, ce dimanche 26 novembre 2017, pour que la foule envahisse les allées de la foire de la Saint-André, à Chartres. Une foire animée par 160 exposants, alignés entre la butte des Charbonniers et la place de la Porte-Saint-Michel.  Sans oublier la cinquantaine de commerçants du centre-ville qui, pour l'occasion, ont exceptionnellement ouvert les portes de leurs commerces.

Même si certains promeneurs regrettent la présence d'un trop grand nombre de marchands de vêtements, il y en a pour tous les goûts, cette année encore, avec des vendeurs de produits alimentaires (charcuterie, fromages, friandises...), d'objets en tout genre (sacs, coques de téléphone, couteaux, etc.), sans oublier les authentiques camelots, la fête foraine et les stands de restauration, où la traditionnelle andouillette aux oignons sont à l'honneur.

                               Philippe Dubois »

 

https://www.lechorepublicain.fr/chartres/loisirs/fetes-sorties/2017/11/26/les-visiteurs-fideles-a-la-foire-de-la-saint-andre-a-chartres_12645157.html

 

   Bonne foire mes amis, couvrez-vous bien, buvez de bons canons et mangez « la traditionnelle andouillette aux oignons », et surtout, faites de bonnes emplettes ! Pouet ! Pouet !

    Au fait, il n’y a plus de photographes ambulants sur les foires. C’est bien dommage, car  ils vous tiraient des portraits argentiques capables de braver le temps. Claudi vous le démontre en image et en passant ! Comme le temps passe !

   Oui, « comme le temps passe » !  C’est la conclusion d’une nostalgique chanson qui devrait plaire à notre joueur d’accordéon !

https://www.youtube.com/watch?v=QJlcdfjhPr0

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2018  (J+3603 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 08:07

CHARMOY-CITY : GRANDE GUERRE ET petite guerre épicière - du 27 octobre 2018 (J+3601 après le vote négatif fondateur)

   

    Le Bien Public publiait le 17 octobre un article pleine page sous le titre : « CÔTE-D'OR HISTOIRE Auxonne : une ultime exposition pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre »

   Dans cet article, notre premier édile, initiateur de l’évènement, apportait un témoignage personnel.

    O tempora o mores ! Rendez-vous compte que de méchants farceurs, individus pleins de rancœur et dépourvus de cœur, ont cru voir dans le cliché illustrant l’article, je vous le donne en mille…

    Un joueur d’accordéon ! Ah ! Les fripons !  Plus qu’à notre très prochain ancien maire, laissons ce genre de limonaire à l’ancien maire de Chamalières ! Rendons à Giscard, ce qui est à Giscard !

https://www.youtube.com/watch?v=GPxVgPGM-DQ

    « Très prochain ancien maire », comme vous y allez Chantecler ! Êtes-vous si sûr que ça qu’il finisse bientôt, le concert sous le kiosque ?

KIOSQUE DE CHARMOY-CITY : LE CONCERT QUI N’EN FINIT PAS - du 09 novembre 2017

   

    Restons sérieux ! Par leur objet au moins, sinon dans leur forme, les commémorations des grandes heures et des grandes figures historiques imposent le respect.  Aussi, quelles que soient les sympathies que l’on ait à l’égard du porte-drapeau, c’est toujours un devoir d’honorer le drapeau. Fermez le ban ! Repos !

https://www.youtube.com/watch?v=WojB2r4CmHs

   

     Dans un registre moins glorieux, il est d’autres guerres que la Grande Guerre, ce sont les petites guerres épicières, où par bonheur, s’il coule beaucoup d’encre d’imprimerie et de colle pour affiches, le sang rouge des héros  n’est pas versé !

    Le tribut payé par le pays dans ces guerres épicières du dernier demi-siècle fut la bétonisation de milliers d’hectares arables transformés en parkings à la périphérie des villes. Une vétille !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

    Chantecler, modeste combattant de plume, opposé à quelques hommes (et femmes) de pouvoir agissant au profit d’une grande enseigne lors d’une de ces guerres épicières locales, vous propose de rouvrir encore une fois l’album de la guerre du Charmoy, injustement oubliée, et dans laquelle le combat un jour cessa (ou presque), faute de combattants (ou presque).

  Car pour reprendre les vers quelque peu ronflants  de Victor Hugo

Quoi ! Encore Victor Hugo !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

Oui ! Encore Victor Hugo mon coco !

   Pour reprendre, disais-je, les vers quelque peu ronflants  de Victor Hugo dans sa lutte inexpiable et quasi-obsessionnelle contre Napoléon le Petit :

« Si l’on n’est plus que mille, eh ! bien, j’en suis ! Si même 

 Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ; 

S’il en demeure dix, je serai le dixième ; 

 Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

                       ( Les Châtiments, 1853)             

     Une guerre sans décorations, mais non sans quelques batailles, une guerre lors de laquelle, comme dans toutes les guerres, la propagande fut active.

     Une guerre sans morts et sans monument, sinon celui qu’un plumitif tout cliquetant de médailles, naguère choyé par notre premier magistrat, désigna complaisamment un jour comme « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne. »

MONSIEUR PRUDHOMME AU CHARMOY - du 16 JANVIER 2016

    Une guerre qui a laissé des traces, comme toutes les guerres. Et dont il serait regrettable, en somme, mon bonhomme, que les héros soient injustement oubliés.

     En ces veilles de notre grande foire d’automne, où le commerce est à l’honneur, il convient, comme nous le fîmes déjà il y a juste un an, tout en évoquant les souvenirs des vieilles foires, de chanter encore une fois la gloire de ceux qui promurent le Charmoy, ces valeureux partisans d’une guerre épicière !

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

    Voilà pourquoi, en marge d’infiniment plus glorieuses et plus sérieuses commémorations, Chantecler tenait à rendre aujourd’hui un hyper-hommage bien mérité au héros discret qui un jour « partit au feu » sur les champs du Charmoy dans l’intérêt général bien compris. C’est compris ! Fermez le ban !

https://www.youtube.com/watch?v=WojB2r4CmHs

   Dans les guerres épicières, celles où l’on doit « partir au feu », pour complaire à ces bons messieurs, on a les héros qu’on peut, c’est clair mon pépère !

     Claudi a talentueusement illustré pour vous la distinction vaillamment méritée pour qu’elle reste dans les annales de Charmoy-City !

En témoignage des combats du Charmoy

En témoignage des combats du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 octobre 2018  (J+3601 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 09:39

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018 (J+3599 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article, nous annoncions l’arrivée, ce lundi, dans notre boîte aux lettres, du dernier numéro de notre magazine municipal Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018.

   Notre titre du jour, dont nos lecteurs avertis n’auront pas manqué de noter la forte résonnance hugolienne –après tout, ça change un peu de Proust – est  un écho à quelques passages lus dans l’Édito en page 2. Ces passages, les voici :

    « Avec mon équipe, nous avons à travailler et le travail ne manque pas. Nous devons nous y consacrer et nous nous y consacrons. »

    « Malgré les difficultés et grâce à la volonté de mon équipe et à notre fort engagement, la salle du Vannois accueille de nouveaux nos jeunes […] ».

       En 1866, depuis son exil de Guernesey, Victor Hugo publie Les travailleurs de la mer. Dans une lettre à Pierre Véron,  son « vaillant et cher confrère », écrite au printemps 1866, l’écrivain s’exprime à propos de son livre en ces termes :

     « Aujourd’hui, je lis une noble page de vous sur Les Travailleurs de la mer. Vous parlez de ce livre magnifiquement. J’ai voulu glorifier le travail, la volonté, le dévouement, tout ce qui fait l’homme grand […] » 

(Œuvres complètes de Victor Hugo,  Paris, A. Michel ; Librairie P. Ollendorff, 1947-1952, tome II. Correspondance : 1849-1866, p. 537)

      Vous avouerez quand même, après avoir lu Victor Hugo,  que l’Édito de notre bon maire, qui met en exergue le travail, la volonté, et l’engagement de l’ « équipe » ça vous a un fort relent, sinon d’iode et de varech, du moins  de « Travailleurs de la mairie » !

   Ce n’est pas la première, ni la dernière fois, assurément que nos « passionnés » entonnent le couplet !

     Les amateurs de bons mots pourront retrouver, dans l’un de nos précédents articles,  quelques échantillons d’un « répertoire laborieux », à faire pâlir Arlette Laguiller, « travailleuses, travailleurs », et à présent consacré :

CHARMOY-CITY : DES AUTOS, DE L’AUTO-SATISFACTION ET DE FORMIDABLES TRAVAUX - du 04 mai 2018

    Pour passer à un autre registre plus électoral ce dernier, toujours dans l’Édito en page 2,  nous avons noté ce passage :

       « En 2019, élections européennes, en 2020 seulement, élections municipales. Ne brûlons pas les étapes, Le Bien Public, en 2017 m’avait interrogé à ce sujet. Ma réponse a été très claire : le temps n’est pas venu. Je m’exprimerai le jour venu. »

  Que de cachotteries et de mystère ! Quel joujou miraculeux découvrirons-nous donc, le jour de l’ouverture de la pochette-surprise enfin venu ?

    Qui sait ? Le même, peut-être, qu’en octobre 2014 dans Hebdo 39 n° 85 du 28 octobre 2014 ?

       Il est bien vrai que, dans un article du Bien Public du 12 octobre 2017, à cette question du journaliste : « Vous aurez 68 ou 69 ans [N.D.L.R. Chantecler : le doute planait alors encore sur la date des municipales : 2020 ou 2021 ? au moment des prochaines élections. Quid d’une éventuelle succession ? », notre premier édile, selon le journal,  avait répondu : « C’est encore beaucoup trop tôt. Je n’ai encore rien décidé, mais il devra y avoir continuité, que je mène la liste personnellement ou non. Dans tous les cas de figure (n.d.l.r. : il consulte son organigramme) il y aura nécessairement beaucoup de renouvellements aux postes d’adjoints. Vous me demandez si j’ai l’intention de mettre le pied à l’étrier à une personne en particulier ? Je vous réponds non. Elle pourrait vouloir prendre ma place avant que je ne lui la cède (rires)… »

        Dans notre souci constant d’informer nos lecteurs, nous mettons à leur disposition un PDF de l’article du Bien Public en question ;

    Relecture profitable et conseillée, même un an après, au-delà des questions de succession, compte-tenu des nombreux sujets et points de vue abordés dans l’article et toujours d’actualité.

     Nous avions déjà évoqué cet article dans deux de nos publications d’octobre 2017

CHARMOY-CITY : INDÉPENDANTISME DE COUR D’ÉCOLE ? - du 12 octobre 2017

CHARMOY-CITY : AVATAR(S) POUR UN MUSÉE (2)  - du 14 octobre 2017

   Une suggestion à nos élus de tous bords : un tel  bilan double-page donnant largement la parole à toutes les tendances et sensibilités au sein du conseil municipal ne serait-il pas le bienvenu un an après ?

    Tout le monde ne va pas sur facebook, et puis, ça pallierait l’indigence désolante des tribunes limitées à 330 caractères. En passant, merci encore, Wilfried !

    Et ça pourrait encore sans doute éviter  que « la ville [ne] bruisse de rumeurs inquiétantes », comme il est dit dans la tribune libre XXXL de nos passionnés.

    Vous en êtes bien d’accord Kelly, vous que de toute l’année, l’on ne vit au conseil, mais qui néanmoins cosignâtes ce texte !

     Pourtant, comme le dit le texte, il est de votre « responsabilité de faire évoluer notre Cité  pour qu’elle s’inscrive dans le troisième millénaire ». Et pas aux abonnés absents !

     Mais qui sait, après tout, si ce n’est pas à vous, qui êtes peut-être en réserve de la municipalité, que notre premier édile, qui aime la discrétion, « mettr[a] le pied à l’étrier » le jour venu !

   En attendant Claudi vous invite à découvrir un livre décoiffant entre Melville et Courteline, entre le Capitaine Achab, et les ronds-de-cuir inamovibles…

Charmoy-City : le travailleur de la mer et ceux de la mairie

Charmoy-City : le travailleur de la mer et ceux de la mairie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 octobre 2018  (J+3599 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:41

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (3)- du 23 octobre 2018 (J+3597 après le vote négatif fondateur)

     Samedi dernier, de talentueux artistes faisaient revivre pour nous Lully et Vauban à l’occasion d’un spectacle qui devrait rester dans les annales de notre cité.

CHARMOY-CITY : COMME DISAIT LULLY, LE SYSTÈME DE VAUBAN, C’EST VRAIMENT FORTIFIANT ! - du 22 octobre 2018

      Le juste hommage rendu dans nos colonnes à  cet évènement avait interrompu momentanément notre  chronique « proustienne ».

      Nous la reprenons dès aujourd’hui, non sans avoir salué auparavant l’arrivée du dernier numéro de notre magazine municipal Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018, tombé hier dans notre boîte aux lettres.

    Bref aperçu du contenu de la publication, avant de revenir à nos études proustiennes : si les marronniers de saison, « colis des seniors » et « marché de Noël 2018 » sont bien au rendez-vous, vous n’y trouverez en revanche, pas plus d’ailleurs que dans les trois numéros précédents de l’année, aucune référence à deux  projets culturels de taille auxquels notre blog a accordé une large place.

     Quels sont ces deux projets, dont l’un s’est récemment concrétisé ?

     Un concert autour de Lully et Vauban, et un ouvrage sur notre cité intitulé « Du côté d’Auxonne », dont le texte dans son découpage au moins, devrait être, comme nous l’avons déjà mentionné, d’inspiration  proustienne.

    Pour en finir avec Inf’Auxonne n° 62, nous renouvelons nos remerciements au dissident désabusé, qui dans sa tribune libre, mentionne notre « blog pamphlet », avec cette fois une adresse correcte !

   Nous interrompons là notre recension – que nous reprendrons plus en détail, c’est promis – pour en revenir enfin à Combray.

         

   Plus j’avance dans ma chronique « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire », plus j’éprouve des scrupules à mêler Marcel Proust à mon propos.

    D’accord, je peux toujours me défausser et dire que l’idée n’est pas de moi, que je l’ai prise dans Le Bien Public du 1er octobre dernier, plus précisément dans l’article « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre ».

    Je pourrais aussi me justifier en disant que, puisque l’auteur de la partie littéraire de l’ouvrage illustré à paraître avait fait dans ce journal « un clin d’œil à Marcel Proust », je pouvais, après tout, de mon côté, en faire autant….

   Sans aller toutefois jusqu’à « l’idée de calquer [ma chronique] sur l’œuvre À la recherche du temps perdu ». Comme il est dit dans l’article.

    Projet d’ailleurs fort ambitieux, quand il y a fort à parier qu’à Charmoy-City la confusion entre la madeleine de Proust et la Madeleine Proust doit être chose fort banale !

    Il suffirait d’ailleurs de lancer un questionnaire pour s’en assurer…

    Mais tout de même, la référence à Marcel Proust et au  Temps retrouvé nous aura permis un bel exercice de style à propos de vieilles photos dans notre précédent numéro.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018

     Pour en revenir au projet, vous avouerez quand même, que ce recours un tantinet savant à un canevas proustien pour un petit tour « Du côté d’Auxonne » ça vous a un côté élitiste, plus que franchement populaire !

    Pour avoir été moi-même sévèrement critiqué sur ce point, je sais que le charmoysien moyen répugne à la phrase longue un tant soit peu construite et au langage soutenu. Quant à parler de Proust !

    Le projet actuel correspond-t-il d’ailleurs vraiment à l’option initiale de notre maire qui déclarait dans Le Bien Public du 24 juillet 2017 : « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien »

     Petite confidence : on préférerait qu’elle lui échappe à lui et à ses passionnés en mars 2020 ! Vous imaginez : l’échappée belle !

    Au final, le livre commandité par notre maire et son adjointe conseillère régionale aura été l’œuvre conjointe de deux professionnels : un photographe et un écrivain, tous deux auteurs confirmés d’ouvrages déjà publiés.

     À noter aussi que « Portraits d’Auxonne »,  le titre initial indiqué dans la décision du maire n° 32-2018 du 14 mai 2018, est devenu, dans la dernière version que nous qualifierons de  « proustienne », « Du côté d’Auxonne ». Proust mis à part, ce titre vous a un p’tit air de vin blanc qu’on boit sous les tonnelles…et dans les guinguettes !

     Une petite vidéo en passant, et qui devrait ravir Fabrice !

https://www.youtube.com/watch?v=xzBjR11MQ6Y

      Le projet a donc évolué, ce qui est bien normal. Notons aussi que sa réalisation s’est dernièrement accélérée.

   À preuve le calendrier d’exécution indiqué dans Le  Bien Public du 1er octobre dernier, qui précise : le photographe « a réalisé toutes les photos de juin à septembre [N.D.L.R. Chantecler : 2018 sans doute] » quand l’auteur du texte « est allé à la rencontre des habitants ». Celui-ci déclare d’ailleurs à ce propos avoir « rencontré des commerçants, des militaires, des personnes de l’administration. Les habitants ont été également interrogés »

    Si l’on en croit ces dernières précisions, il est permis de supposer que l’ouvrage aura été réalisé pour l’essentiel dans le troisième trimestre de cette année. Faut-il en conclure que les investigations photographiques antérieures (2001 et 2017) ne pourraient peut-être constituer qu’une part marginale de l’iconographie ? La question reste ouverte.

    Cher lecteur, je sens que mon commentaire t’ennuie, et crois-moi, je suis bien placé pour te comprendre !

    Où sont passés Proust et Combray dans mon compte-rendu de notaire fort peu littéraire ? Presque aussi passionnant qu’un compte-rendu de conseil municipal !

    Je dois faire amende honorable à ton égard cher lecteur, tout comme à l’adresse des auteurs.        

     Qu’ils soient d’abord remerciés pour m’avoir offert une occasion de rouvrir La Recherche ! Et remerciés ensuite d’avance pour la qualité que leur professionnalisme saura assurer à l’ouvrage iconographico-littéraire présentant notre ville.

     Une récente tentative journalistique, certes de moindre envergure, avec la participation de nos élus, s’était révélée pour le moins décevante…

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

      Et toi cher lecteur, après tout cet ennui, je te dois bien un petit cadeau ramené de Combray.

     Un cadeau ? Oui, une petite madeleine à déguster ! Trempée dans une bonne infusion de tilleul !

     La fameuse petite madeleine de la Tante Léonie que Proust a immortalisée dans un passage de Du côté de chez Swann

( dans le tome 1 de l’édition de la Pléïade, pp. 45, 46, 47)

       Quant à Claudi, il positive, et voit déjà dans le nouveau souffle  proustien qui se lève dans les rues et sur les places de notre centre-bourg la promesse d’un  printemps retrouvé pour la rue Thiers enfin revitalisée « pour qu’elle s’inscrive dans le troisième millénaire »  mon pépère !

CHARMOY-CITY : MORT D’UN PROJET DANS LA RUE THIERS (4)- du 01 octobre 2018

Combray à Charmoy-City, une nouvelle enseigne du côté de la rue Thiers

Combray à Charmoy-City, une nouvelle enseigne du côté de la rue Thiers

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 octobre 2018  (J+3597 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:18

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (2)- du 17 octobre 2018 (J+3591 après le vote négatif fondateur)

 

     Après un détour impromptu dans « les couloirs du temps » rattrapons  « le temps perdu » et reprenons le cours de notre nouvelle série entamée jeudi dernier.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (1)- du 11 octobre 2018

    Rappelons que  la récente lecture d’un article intitulé « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier nous avait conduit sur les traces de Marcel Proust À la recherche du temps perdu.

   L’auteur du texte de l’ouvrage projeté  déclarait, en effet, dans un paragraphe intitulé « Un clin d’œil à Marcel Proust » :  

     « Avant de me lancer dans l’écriture, je lisais un livre sur les promenades de Proust. C’est là que j’ai eu l’idée de calquer le livre sur l’œuvre À la recherche du temps perdu. ».

     De là le titre de notre nouvelle série « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire », commentaire proustien d’un projet d’inspiration proustienne, entamé dans notre précédent article.

     À la recherche du temps perdu est le titre général d’un ouvrage publié à l’origine en sept tomes de 1913 à 1927.

  Le premier s’intitule Du côté de chez Swann. C’est dans les premières pages de ce tome, publié en 1913, qu’est décrite la scène de la lanterne magique que nous avons évoquée dans notre précédent épisode que vous pourrez bien entendu relire, compte tenu de l’interruption qu’a connu la diffusion de notre série, du fait de nos relations des derniers événements culturels et sportifs survenus récemment dans notre charmante cité.  

     Le septième et dernier tome, Le Temps retrouvé, fut publié en 1927 à titre posthume.

    Le Temps retrouvé, voilà un titre qui ne serait pas déplacé en légende du cliché de presse montrant ce matin dans les colonnes du Bien Public notre premier édile exhibant son album de cartes postales anciennes dans l’article « CÔTE-D'OR – HISTOIRE Auxonne : une ultime exposition pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre »

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

     Le Temps retrouvé, voilà surtout un titre qui peut évoquer les impressions diverses que suscite la découverte d’anciennes photos de famille rangées dans une boîte à chaussures ou une boîte en fer-blanc dormant sur le rayon d’une armoire. Joie parfois amusée de découvrir un passé magique et presque légendaire pour l’enfant, mélancolie irrépressible du vieillard qui comprend à présent, en revoyant les visages disparus sur les clichés écornés, que tout passe avec le temps. Nous parlons bien entendu ici, d’argentique.

https://www.youtube.com/watch?v=SzvC1OWCBL4

     (Petite parenthèse  à propos de la chanson : on ignore si le « rendez-vous sous le chêne » fait référence au Chêne Napoléon. Néanmoins, l’hypothèse pourrait devenir à présent plus plausible)

      Cette image de la boîte de photos argentiques retrouvées, émotions mises à part, quoique, se retrouve quelque peu rafraîchie et relookée dans l’histoire du projet de livre annoncé par la presse et dont le dernier titre connu est pour l’instant « Du côté d’Auxonne » (après Portraits d’Auxonne, titre initial attesté en mai dernier)

    Dès le 24 juillet 2017, un article du Bien Public nous avait livré cette confidence du photographe : « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne]. J’avais commencé à faire des photos à l’argentique. C’est à la faveur d’un tri dans mes archives, il y a quelques mois, que je suis retombé sur un classeur de diapositives qui compilait ces photos ».

    L’article poursuit ; « Le hasard de son quotidien – le photographe travaille pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté – le remet en selle sur la route d’Auxonne. Une rencontre avec les élus fera le reste »

    Le récent article intitulé « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre », paru dans Le Bien Public du 1er octobre dernier, reprend, avec plus de détails, l’anecdote touchante des « clichés retrouvés » et vient éclairer la conclusion quelque peu sibylline du précédent article de juillet 2017.

    Le photographe raconte : « J’ai habité ici [N.D.L.R. Chantecler : ici à Auxonne] en 2001. […] À l’époque j’avais déjà l’ambition d’écrire un livre mais plus axé sur le patrimoine, comme celui que j’avais réalisé sur la ville de Choley [N.D.L.R. Chantecler : en fait Cholet]. Puis j’ai déménagé. De retour dans la région, j’ai retrouvé l’année dernière un classeur plein de diapositives d’Auxonne. »

   La confidence est cette fois plus circonstanciée qu’en  2017. Le photographe déclare à présent qu’ « en 2001 », il avait « déjà l’ambition d’écrire un livre […] comme celui [qu’il avait] réalisé sur la ville de Cholet ».

       Petite incise : nous avons eu le plaisir de tenir en main et de feuilleter à la découverte de cholet (Éditions Pays et terroirs, Cholet, 1996). L’ouvrage est d’un format agréable et d’une facture très soignée. En première page sont représentées les armes de Cholet, et au verso cette mention : « il a été spécialement réservé 450 exemplaires numérotés aux premiers souscripteurs ».

      Pour revenir à notre sujet, nous ignorons si le  projet « auxonnais » de 2001, qui devait faire suite à l’ouvrage sur Cholet, avait été présenté et proposé à la municipalité auxonnaise de l’époque.

     Les contacts pris avec la municipalité actuelle ne font en revanche aucun doute, d’ailleurs, la suite du discours vient éclairer le volet institutionnel du projet : « Je les alors proposées à Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, et conseillère régionale, car je fais également des photos pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. C’est là qu’elle m’a proposé de reprendre mon projet d’ouvrage mais en incluant cette fois un aspect plus humain. »

   Ajoutons que le projet a reçu l’aval  de la municipalité d’Auxonne qui le soutient financièrement en  couvrant, pour 13556,75 € TTC, le coût d’édition de 1000 volumes, par décision du maire n° 32-2018 du 14 mai 2018.

Revenons un instant à la découverte de Cholet. En première page sont représentées les armes de Cholet, et au verso cette mention : « il a été spécialement réservé 450 exemplaires numérotés aux premiers souscripteurs ».

    Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu connaissance d’une possibilité de souscription pour l’ouvrage à paraître intitulé Du côté d’Auxonne.

   

   En conclusion, pour en revenir à Marcel Proust, nous pourrions dire que les co-auteurs de Du côté d’Auxonne, ont beaucoup plus de chance que Marcel Proust qui, lui, dut publier Du côté de chez Swann à compte d’auteur chez Grasset, après avoir essuyé les refus successifs des éditeurs Fasquelle (qui avait édité le Chantecler, cher à notre cœur, d’Edmond Rostand en 1910), Ollendorf, et des Éditions de la NRF, futur Gallimard ! (d’après Annick BOUILLAGUET, Publication de du côté de chez Swann de Proust dans  Recueil des Commémorations nationales 2013 )

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2013/39060

   Qui sait ? Marcel Proust, s’il avait du talent, manquait peut-être d’un peu d’entregent !

Charmoy-City : les petits lapins du CMJ du côté de chez Swann

Charmoy-City : les petits lapins du CMJ du côté de chez Swann

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 octobre 2018  (J+3591 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse