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  • Claude Speranza, Auxonnais
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:00

REINE DU CHARMOY - du 11 FÉVRIER 2015 (J+2247 après le vote négatif fondateur)

« Reine de tous les cœurs, elle met tout en armes » Jean Racine, Alexandre, A. I Sc. 1

     On connaissait déjà la Petite Reine, la Reine des batailles, la Reine d’un jour, la Reine de la Nuit, la Reine des Glaces, la Reine des prés, la Reine des reinettes, la Reine de Saba et la Reine des Vins de Colmar et bien entendu la reine du CCEA. Un manque cruel se faisait pourtant encore sentir dans notre bonne ville et dans le cœur de ses édiles : celui d’une Reine du Charmoy !

    Un épisode d’un de nos précédents feuilletons avait déjà tenté de combler quelque peu, bien qu’imparfaitement le vide.

 

    ÉPISODE N° 43 : MISS CHARMOY 2014, REINE DE LA ZONE - du 27 janvier 2014

 

   Le vide est à présent comblé. Le Charmoy a maintenant sa reine et la reine, son char. Un char LECLERC bien entendu ! Le char est muni d’un dispositif anti-décibels (non, pas des six belles, qui ne sont que trois d’ailleurs !) Le conducteur du char est titulaire, comme il se doit, du permis modifié spécial.

     Au charme irrésistible de la reine, le Roy du Charmoy a aussitôt succombé et son cœur a fondu en pluie diaprée de confettis à dominante non alimentaire. C’est qu’elle en a du chien et de l’à LURE la reine, surtout depuis, qu’en prévision des festivités, elle a fait disparaître sans bruit ses réserves superflues avant de monter sur la bascule de la commission des fêtes et autres commissions. Et puis, ses jolis cônes en vue en font loucher plus d’un qui oublie, du coup, de jouir de la vue imprenable sur  le clocher !

     La première Reine du Charmoy vient donc d’être consacrée, et le bruit court que cette soirée inoubliable de consécration s’est conclue par de fastueuses libations à la Ferme Auberge du Pot de terre et du Pot de fer où l’on n’a pas dégusté que de l’after-shave. Comme on pouvait s’y attendre, c’est surtout le Pot de terre qui semble avoir trinqué !

     Restons sérieux un instant. Hier soir, 10 février, nos élus étaient réunis en conseil. Monsieur Fabrice Vauchey, conseiller que nous savons être indemne de ces somnolences post-prandiales si fréquentes, a relancé la question du dépôt du permis de construire relatif au projet accepté dernièrement en CDAC du 16 décembre. Le dépôt de ce permis, qu’il convient de distinguer du permis modificatif PC 021 038 13 E0005-M01 accordé le 30 décembre dernier, n’est toujours pas publié à l’affichage. Monsieur le Maire a répondu, comme il l’avait déjà fait lors du conseil du 27 janvier dernier que le dossier était en cours de vérification.

        

     LE CHARMOY : VERS UN QUATRIÈME DÉPÔT DE PERMIS ? - du 28 JANVIER 2015

 

    En conséquence, Monsieur le Maire a ajouté, en substance, que l’affichage officiel du dépôt devrait intervenir ces jours-ci, ou un peu plus tard. À part ça, rien de neuf sur la procédure de levée de suspension. Le printemps attendra encore au Charmoy. Wait and see !

Charmoy char de la Reine                       

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 Février 2015  (J+2247 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:00

UN CRAYON ET DES FEUILLES - du 19 JANVIER 2015 (J+2224 après le vote négatif fondateur)

    Un crayon et des feuilles, voilà, en quelques mots, le paradis du dessinateur. C’est aussi la prouesse qui vient d’être réalisée sur la Place d’Armes de notre bonne ville.

    À Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges on avait bien érigé, en primeur avant Auxonne, des crayons géants sur les places en ébranchant les sapins de Noël. Un problème se posait pourtant : si le sapin fait le crayon, le sapin n’a pas de feuilles ! Et le dessinateur, sans feuilles est un dessinateur frustré !

    Ce manque criant a été comblé dans notre bonne ville. En effet, un examen plus approfondi de notre crayon géant à nous, révèle à l’évidence un tronc de feuillu, de frêne probablement. Pas de senteurs résineuses, pas de marques  nombreuses d’ébranchage comme à Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges. Et en plus, au-delà de la zone de « libre expression » à hauteur d’homme où elle a été enlevée sur une hauteur d’environ un mètre, l’écorce est évocatrice d’un frêne. Moralité : à Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges, on résine ; chez nous à Auxonne, on raisonne car le crayon est un feuillu ! À  la bonne heure, on n’a pas oublié les feuilles !

    Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, on vient peut-être même d’inventer, sans le savoir, le crayon à double-hommage ! Hommage à Charlie, c’est une évidence, la « libre expression » figurant sur le tronc en témoigne, mais encore, et plus subtilement, hommage silencieux et implicite au jeune botaniste mort d’avoir exprimé librement son désaccord à Sivens : Rémi Fraisse.

     Dis donc Chantecler, tu mélanges tout, c’est pas le sujet du jour, tu délires, qu’est-ce-que tu vas encore nous inventer là ! Charlie c’est Charlie, et Sivens c’est  Sivens !

    Je vous répondrais bien : OUI c’est OUI, et NON c’est NON !

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

    Je n’invente rien. Les défenseurs « spontanés » de la libre expression,  ne peuvent tout de même faire barrage à celle-ci, à Sivens ou ailleurs ! Que l’écorce du frêne soit plus lisse que celle du sapin, n’implique pas une « libre expression lisse » !

   Alors, ce tronc de frêne au centre de notre place, un esprit libre a bien le droit d’y voir aussi, au-delà de la crayonite ambiante, qui ne durera sans doute pas, le souvenir de Rémi Fraisse. Si vous l’ignoriez, Fraisse c’est le frêne en occitan, fraxinus en latin !

  Avant qu’on ne l’oublie, hommage à Rémi Fraisse, le jeune botaniste mort de s’être exprimé à Sivens !

    Je suis un frêne 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 Janvier 2015  (J+2224 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:00

RETEX À L’IMPRIMERIE - du 13 JANVIER 2015 (J+2218 après le vote négatif fondateur)

     – Retex ? Kézaco ?

     – C’est un terme militaire, une contraction, l’adjudant Kronembourg, il connaît, lui.  Non, arrête de gonfler les biceps, Claudi, on n’est pas à la muscu, c’est pas une contraction musculaire, tout simplement une contraction sémantique : on dit retex pour retour d’expérience.

     – Alors retbat, c’est un retour de bâton ?

     – Arrête de charrier Claudi. Je voudrais te faire un deal sérieux, à toi qui ne l’est pas !

     – Tu commences à m’impressionner…

      – Ça tombe à pic, le scénario se déroule dans une imprimerie, IMPRIMALUR, tu connais, l’imprimerie où l’on a produit les belles affiches jaune-fluo de la cuvée 2010 !

      – Je vois, le sursaut populaire spontané à 80 % de OUI et 0% de matière grise !

      – Dans le mille, Claudi !

      – D’accord, mais tout ça c’est du passé ! Oublié !

      – Moi je n’oublie pas, Claudi, et je pense qu’ils pourraient bien nous remettre ça pour relancer la machine. Tu suis l’actualité Claudi. Tu comprends donc que n’importe quel imprimeur sait que le OUI se vend mal, et qu’il sait encore mieux que c’est le « Je suis »  qui a le vent en poupe pour le moment !

       Capito !

       – Alors, fissa Claudi, tu nous ponds un topo là-dessus. T’as compris !

       Capito ! Pas besoin que tu me fasses un dessin !

Avec Imprimalur couvrez vos murs AC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 Janvier 2015  (J+2218 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:00

SAMUEL JOHNSON, ÇA DÉPOTE ! - du 31 DÉCEMBRE 2014 (J+2205 après le vote négatif fondateur)

   Chantecler remercie ses fidèles lecteurs/trices de leur assiduité et leur présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2015.

     À propos d’assiduité et de vœux, je voudrais vous offrir  cette belle maxime de Samuel Johnson dont je vous avais promis de reparler dans le précédent article :

    « Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent ... Les grandes œuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance. »   [Samuel Johnson]

   Je dois d’abord vous avouer que je l’ai piquée…. Non, pas dans les rayons d’un de ces hypermarchés de la citation prête-à-porter qui pullulent sur le net et dont elle venait sans doute.  

       Plus précisément, je l’ai découverte il y a peu sur un blog, mise en exergue et illustrant des vœux pour 2014 d’une personnalité politique locale récemment évoquée dans nos colonnes. À noter que les rues de ce blog paraissent presque aussi désertes que celle qu’un centre-bourg après l’installation d’un hypermarché dans sa périphérie. Samuel Johnson, dont l’humour était, comme nous allons le voir, assez ravageur, n’aurait sans doute pas dédaigné le parallèle.

   Votre serviteur a, comme chacun sait, l’esprit mal tourné, et cette référence éclectique à l’assiduité et à la persévérance m’a d’abord fait irrésistiblement penser à la récente CDAC, la sixième des Commissions d’aménagement commercial relative au projet d’hyper au Charmoy. Six commissions pour un projet, cela ne doit pas tout de même pas courir les rues des beaux quartiers friqués des magnats de la grande distribution !

    S’il faut bien reconnaître que le promoteur fait preuve d’une grande persévérance, on doit en revanche remarquer que notre personnalité politique locale, à l’évidence amateur éclairé de belles paroles et de maximes édifiantes, n’a pas fait preuve de la même persévérance dans ses votes successifs en CDAC qui se révèlent au bout du compte… tous différents !

   Vous savez que votre serviteur est de nature curieuse et…. persévérante, et vous comprendrez bien qu’il se demandait ce qu’aurait bien pu dire Samuel Johnson d’une telle versatilité, d’un tel girouettisme chronique ! J’étais dans cette interrogation, lorsque  Philippe Meyer – qu’il en soit remercié – m’a offert une aubaine inattendue dans son émission l’Esprit Public du 28 décembre dernier sur France-Culture (ca 55ème minute de l’émission) en citant justement… Samuel Johnson : « Les gens n’ont pas besoin qu’ont leur fasse la morale, ils ont besoin qu’on leur rafraîchisse la mémoire ». Pas mal ! Qu’en dites-vous ?

      Cela m’a franchement mis en appétit et m’a engagé à faire plus ample connaissance avec celui qu’on appelle souvent le « Dr Johnson » pour le distinguer de Ben Jonson son homonyme et prédécesseur célèbre.

   Samuel Johnson, dont le courage moral et la probité intellectuelle sont soulignés par ses biographes fut un poète, un moraliste et un lexicographe  auteur d’un Dictionnaire de la langue anglaise (1747-1755). Certaines définitions ironiques de ce célèbre dictionnaire témoignent, chez leur auteur, d’un génie facétieux et caustique : « Avoine : Céréale qui, en Angleterre est généralement donnée aux chevaux, mais qui, en Écosse, sert à nourrir les gens » ; « Pension : rente faite à quelqu’un sans justification. En Angleterre [le terme] est généralement utilisé pour désigner la rétribution donnée à un mercenaire d’État pour avoir trahi son pays ». (Cité d’après Maurice Denuzière dans Johnson et Boswell, Voyage dans les Hébrides, Paris, 1991). Samuel Johnson, ça dépote !

        Dommage que le bon Dr Johnson soit né trop tôt, on imagine l’exemple réjouissant qu’il aurait pu puiser dans l’affaire du Charmoy pour illustrer l’article  « Commission » de son dictionnaire.

      Par bonheur, Claudi n’est jamais à court d’imagination, et dans cette affaire, Dieu sait qu’il en faut ! Il s’est d’abord mis  dans la peau de Mac Clawdee,  l’un des cinq copistes écossais assistant le maître dans son écrasante tâche lexicographique, puis, pour répondre à la définition « Avoine » qui charrie visiblement les Écossais, il a attribué sans vergogne au bon Dr Johnson un exemple apocryphe  pour illustrer l’article « Commission »

« Commission » : Comme les œufs, il en faut une demi-douzaine pour réussir l’omelette au Charmoy.

   L’illustration du jour met en scène Samuel Johnson découvrant cet exemple, lors de son célèbre voyage dans les Highlands du Charmoy !

Samuel Johnson Voyage 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Décembre 2014  (J+2205 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

BLANCHE-PLAINE ET LES 7 SAPINS - du 24 DÉCEMBRE 2014 (J+2198 après le vote négatif fondateur)

    Sacrifiant à la tradition, notre rédaction a le plaisir de vous envoyer une petite carte illustrant ce qui pourrait bien être un beau conte de Noël, même si celui-ci reste encore à écrire.

    Au boulot ! Mettez vous en chantier mes ami(e)s ! J’imagine bien notre charmante cité muée en atelier d’écriture fébrile, chacun(e) illustrant la carte de Claudi de paroles que sa sensibilité propre ou son humeur du jour lui suggèreraient…Ého ! Ého ! On se met au boulot !

      Hélas !! J’ai sans doute trop d’imagination en ces temps de prédominance alimentaire. Mais, après tout, comme dirait l’autre, l’homme ne vit pas que de pain !

    À nos lecteurs/trices inspiré(e)s qui souhaiteraient prendre leur plume, ces quelques indications : Blanche-Plaine n’est pas une jeune fille et s’il y a 7 sapins, c’est pour baliser les 7 Noëls advenus depuis le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008.

    Dernière précision : si les sapins viennent de LURE, c’est que les vieilles affiches de 2010 dans lesquelles Claudi les a taillés en venaient puisqu’elles en portaient la marque. Rendons à César, ce qui est à César ! C’est bien la moindre des choses !

   À bientôt pour la suite de notre « Archéologie du Charmoy » !

Blanche-Plaine et les 7 sapins LC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 Décembre 2014  (J+2198 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA ZONE DU CHARMOY ? - du 14 DÉCEMBRE 2014 (J+2188 après le vote négatif fondateur)

    Notre titre d’aujourd’hui s’inspire d’un titre en première page du Bien Public d’hier 13 décembre : « Mais où sont donc passées ces cinq vaches ? ».

      Nous comprenons l’inquiétude de l’éleveur trouvant sa pâture désertée ; nous la partageons d’autant plus qu’une disparition d’un autre genre devient de plus en plus évidente pour nous : celle de la zone du Charmoy dans le champ médiatique, où l’on n’en voit plus trace depuis bientôt deux mois. La vache à lait promise pour la prospérité du canton serait-elle passée à la trappe (à lait) ?

   Et pourtant une Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) est convoquée pour après-demain au sujet d’un « nouveau » projet commercial sur cette zone. Vous ne le saviez pas encore ? Rien d’étonnant à cela ! Depuis que la préfecture en a fait l’annonce en ligne, il y a une dizaine de jours environ, votre serviteur cherche désespérément une mention de la tenue de cette CDAC dans la presse locale. Inconnue au bataillon, la commission !

   Conséquence : nombre d’élus locaux (excepté les lecteurs assidus de notre blog) désinformés ignorent la tenue de cette CDAC. À preuve, nous l’avons constaté hier encore en faisant nos courses et en la personne d’un maire d’une commune du canton, et pas la moindre. Ne parlons pas de la population en général qui préfère, ces temps-ci, tenter de croire encore aux Pères Noël, au vrai qui se fait rare, et malheureusement à tous les faux qui abondent !

    Pour en revenir au Bien Public d’hier 13 décembre, dans un grand article sous le titre optimiste et édifiant « Le bon sens récompensé », Monsieur Jean-Paul Vadot déclarait à propos de redevance incitative : « On pratique les tarifs les plus justes pour l’usager ». De nos jours, hélas, le juste prix ne suffit plus, celui qui gagne, c’est le « moins cher » !  Et pas forcément le plus juste, c’est bien clair ! C’est la Loi d’airain du marché, la seule qui compte, mon bon Monsieur, même si ce sacro-saint marché, idole et veau d’or, fait pas mal de dupes !

  Trêve de plaisanterie ! La plaisanterie, la vraie, c’est de ne pas nous avoir annoncé cette CDAC au sein de laquelle pourtant Monsieur Jean-Paul Vadot  et d’autres, vont bientôt siéger.

  Ne soyons pas totalement injuste, on apprend quand même beaucoup de choses dans la presse ! Tenez, par exemple, dans le même article « Le bon sens récompensé » on apprend tout sur l’opération « Adopte deux poules ».

    « Adopte deux poules ».  Chantecler, est le premier à applaudir des deux ailes à un tel mot d’ordre, il ajoutera cependant : « Adopter deux poules ça me va à moi, mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

      Nous lui répondrons que le Charmoy n’a rien à faire dans un article intitulé « Le bon sens récompensé » car la déjà très longue et très surréaliste histoire de cette affaire n’a vraiment plus rien à voir avec le bon sens.

   La preuve, personne n’y comprend plus rien, et depuis déjà pas mal de temps. À présent, même les spécialistes se plantent, qui semblaient confondre, récemment encore, par un regrettable lapsus calami dans un affichage officiel, la « surface de terrain » et la « surface de plancher » du projet du Charmoy. Le mal a été heureusement réparé grâce à l’intervention judicieuse  du savant Cosinus de LURE !

   Un éminent exégète et casuiste n’avait-il pas déjà « réparé », en son temps, un lapsus sur le  sens du « vote fondateur » du 17 décembre 2008 transformant magistralement le NON presque unanime de l’assemblée en OUI irréfragable (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Et ce « supermarché à dominante non alimentaire » du prospectus municipal sous enveloppe affranchie de la « consultation » de 2010 ? Pas mal ! Vous risquez pas de le trouver dans le dico celui-là ! J’en passe et des meilleures…

     Depuis, la partie d’esbroufe et de bonneteau se prolonge. Et que personne n’y comprenne plus rien, n’est sans doute pas pour déplaire à tout le monde.

     Si ça continue comme ça nous aurons pil-poil assez de matière pour le scénario d’un remake du vieux nanar « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? ». Nous l’intitulerons bien sûr « Mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

   Au fait, modestie mise à part, notre blog a du nez, et nous sommes dans l’air du temps. À preuve, vendredi dernier, c’est à Rome que les manifestants ont affublé Matteo Renzi, Président du Conseil italien, d’un nez de Pinocchio à propos de sa réforme du code du travail ! Pinocchio, voilà au moins une valeur européenne qui monte ! Viva Renzocchio ! Evviva Raulocchio !

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/les-reformes-de-matteo-renzi-font-descendre-les-italiens-dans-la-rue_770843.html

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  -  du 08 DÉCEMBRE 2014

   Claudi qui n’est pas un imbécile et qui a suivi quelques cours de théologie à la Faculté catholique de Strasbourg travaille actuellement sur une téléologie de la zone du Charmoy (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Au fait, c’est peut-être pas pour demain, alors je traduis. La téléologie, c’est pas l’étude de Télé 7 jours, la  téléologie, c’est la science des buts. À quoi ça sert la zone du Charmoy ?  Claudi répond : à faire des commissions bien entendu !   

Zone pour faire des commissionsC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Décembre 2014  (J+2188 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 00:00

« LES CIGOGNES SONT DE RETOUR » - du 29 NOVEMBRE 2014 (J+2172 après le vote négatif fondateur)

Je dédie modestement cet article à Tomi Ungerer, Alsacien illustre.

     « Les cigognes sont de retour », ce titre d’un vieux tube, comme il sent bon l’Alsace et le printemps ! Rappelez-vous ce printemps 2009, quand, en avril et de Colmar arrivaient les bonnes nouvelles et les compliments !

HOMMAGE DISCRET AU CHARMOY - du 29 avril  2013

     À l’origine de notre article d’aujourd’hui, dont la nécessité n’apparaîtra peut-être pas évidente à tout un chacun, il y a un coup de blues de ce cher Claudi.

    Hier, le voilà qui me dit : « Tu sais, Claude, j’en ai franchement marre d’illustrer le Charmoy et son foutu réservoir. Je voudrais changer d’air  et voir un peu de pays ! »

– Surtout, ne t’en prive pas, Claudi ! Mais  tu as peut-être autre chose à faire !

– T’es dur Claude. Tu sais, je veux seulement mettre un peu d’ « ailleurs » dans mes dessins. Le Charmoy, tu comprends, je crois que tout le monde en a vraiment marre et moi le premier ! J’ai déjà vu Vesoul, à présent, c’est Colmar que je voudrais revoir !

– T’énerve pas comme ça Claudi, tu vas pas nous lâcher maintenant. Je connais ton  faible pour l’Alsace. Ton vieil oncle Seppi de Rouffach te manque. Tu t’es peut-être dit aussi : pour me changer les idées, je pourrais, comme ça, faire un tour là-bas et jouer pour une fois les Hansi.

– Sacré Claude, tu nous la joues bonne de me comparer au grand Hansi, je te vois venir avec ton air de Petit Prince (sans rire), tu vas pas tarder à me demander sans sourciller : « Dessine moi un Professor Knatschke ». Non ! Je ne ferai pas du faux Hansi. Hansi c’est Hansi et Claudi c’est Claudi !

– Carte blanche pour toi,  Claudi ! Dans Chantecler, la cigogne n’est pas une figure imposée mais si tu  veux nous faire rêver d’Alsace, elle serait quand même la bienvenue !

– J’aime mieux ça, mais de t’entendre, comme ça, parler de cigogne, ça m’a foutu le vertige, une fois ! Un « vertige absolu » du genre de celui que Gaston Bachelard éprouva en grimpant jusqu’à la lanterne de la flèche de la Cathédrale de Strasbourg. Il avait vingt ans, c’était dix ans avant la « der des ders » et la Cathédrale avait encore son casque à pointe…

– Mazette ! T’as des lettres Claudi, je connaissais Gaston Mazone mais pas encore Gaston Bachelard. Ton Gaston Bachelard, dis donc, il avait pas un peu forcé sur le Riesling dans un Winstube par hasard ?

– Tu sais, Bachelard, ce vrai Champenois que les Bourguignons ont récupéré, il a écrit ce paradoxe génial : « Je bois pour me souvenir ! ». La recette est bonne, bien qu’elle ne marche pas toujours et pour tout le monde ! Attends Claude, tu vas faire des économies ; tu m’offres une bonne bouteille de Riesling, une fois, juste « pour me souvenir », ça te coûtera toujours moins cher qu’un aller et retour pour Colmar !

– D’accord ! T’auras ta bouteille contre un dessin, pas du Hansi, pas du Charmoy….mais un peu des deux quand même… tu comprends…

– Toi ! T’as encore une idée derrière la tête !

  Et notre conversation s’arrêta là.

   Avant de déboucher la bonne bouteille de Riesling, j’ai ouvert devant Claudi le gratuit  Pays dolois N° 164 d’octobre 2014, à la page 4 actu, je lui ai montré l’article « Auxonne Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté ». Claudi m’a fait remarquer : « Gotferdami, il retarde d’une paye ton canard ! »

– Minute Claudi !

    Dans l’article j’ai souligné la phrase :« les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux ». La « direction du grand-est »… Claudi, ravi, trouvait enfin  une occasion de faire un tour du côté de Colmar.          

   C’est drôle, à présent, il n’avait déjà plus le vertige ! C’est vrai que la cathédrale de Colmar est moins haute que celle de Strasbourg… et plus belle aussi que celle de Niederhergheim  dédiée à Sainte Logistique, patronne des caddies, comme dirait l’Oncle Seppi  de Rouffach qui n’en est pas loin ! Et le Tonton ajoute égrillard : « Sainte Logistique, elle a des plates formes, une fois ! »

    Et au premier verre de Rieslé, Claudi m’a promis de mettre des cigognes dans son illustration du jour ! Gotferdami nochamol ! C’est l’automne, mais les cigognes sont quand même de retour !

   N.B. : Claudi, bon citoyen, offre son illustration d’aujourd’hui, libre de droits, pour la couverture de l’Inf’Auxonne du Nouvel An. Pas chien, Claudi !

 Cigognes de retour

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 novembre 2014  (J+2172 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:56

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014 (J+2163 après le vote négatif fondateur)

    Sous ce titre très matheux, et dans l’attente de la publication du procès-verbal officiel, nous relatons les derniers échos numériques de la zone du Charmoy présentés publiquement lors de la séance du conseil municipal d’avant-hier soir, 18 novembre 2014.

     En début de séance, Monsieur le Maire, en réponse à une question écrite de l’opposition, évoque,  dans le cadre des affaires judiciaires en cours, l’affaire Roche/Commune et la « suspension du permis de construire » [ N.D.L.R. : c’est à la suite d’un recours de Monsieur Roche que les travaux de BOUXDIS ont été suspendus].

  Monsieur Vauchey déclare avoir constaté le dépôt d’un nouveau permis, Monsieur le Maire répond en précisant qu’il s’agit d’un permis modificatif et déclare que l’entreprise a fait le choix de réduire la surface à moins de 10 000 m² par la suppression d’un décrochement prévu pour des réserves [N.D.L.R. ce qui confirme et précise l’« objet de la demande » : « suppression de réserves »], il évoque à ce propos un cône de vue (?) sans autre explication de ce terme [N.D.L.R. Au vu de cette annonce de réduction de surface, nous nous permettrons une remarque : pourquoi la surface de plancher initialement égale à 11407 m² dans le  permis 242/13 du 23 Décembre 2013 et dans les demandes antérieures des 17 décembre 2012 et 25 avril 2013 est maintenant donnée égale à 46308 m²  dans l’avis de dépôt 206/2014 du 22 Octobre 2014 affiché le 23 du même mois ?]

    Monsieur Vauchey s’enquiert des délais requis pour une reprise des travaux. Monsieur le Maire précise qu’il n’est pas en mesure de donner la réponse et précise seulement que le SDIS dispose d’un délai de 6 mois pour émettre un avis.

    Un énigmatique cône de vue, le SDIS, tout cela pourrait sembler obscur et presque hors-sujet, et malgré cela…tout va s’éclairer comme nous le verrons bientôt.

    Mais avant de proposer notre nouvelle analyse de la situation, analyse rendue nécessaire à la suite de ces dernières révélations, récapitulons d’abord les évènements des dernières semaines :

   C’est le 8 octobre dernier que les travaux ont été interrompus sur le chantier du Charmoy. Quinze jours plus tard, le maire d’Auxonne déclarait d’abord dans Le Bien Public du 22 octobre : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ». Dans un reportage de FR3 du 22 octobre il déclarait ensuite : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation ». C’était en effet certain, car dès le lendemain, le dit permis modificatif (PCM 021038   14 E  021.038.13.E0005-1) était affiché signé du maire (voir illustration).  Enfin, comme nous l’avons mentionné plus haut, le premier magistrat annonçait avant-hier, 18 novembre en conseil, une réduction de la surface du projet en-dessous de 10 000 m².

     Il est temps pour nous d’abandonner la piste acoustique, car elle a fait son temps. Vous me rétorquerez que  le procès-verbal du Conseil municipal du 08 octobre dernier établissait pourtant un lien entre  problèmes acoustiques et suspension des travaux : « Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé » [PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]. Dans un article précédent, nous appuyant sur cette information et sur les déclarations du maire d’Auxonne dans Le Bien Public du 22 octobre citées plus haut, nous avions donc fait l’hypothèse que la modification du permis pouvait viser à résoudre des problèmes acoustiques :

 

      L’annonce, avant-hier, d’un projet ramené en-dessous de 10 000 m² nous conduit aujourd’hui sur une tout autre piste.

      Selon toute vraisemblance, et en dehors de toute considération acoustique, cette réduction  pourrait uniquement viser à libérer le projet modifié d’une contrainte définie à la rubrique 36 du tableau annexé à l'article R122-2 du code de l'environnement.

       Précisons. Appartiennent à la rubrique 36 « les travaux ou constructions soumis à permis de construire, sur le territoire d’une commune dotée, à la date du dépôt de la demande, d’un PLU ou d’un document d’urbanisme en tenant lieu ou d’une carte communale n’ayant pas fait l’objet d’une évaluation environnementale », donc le projet en question modifié ou non. En outre parmi ces « travaux ou constructions » sont « soumis à la procédure de « cas par cas » en application de l’annexe III de la directive 85/337/CE, les travaux ou constructions réalisés en une plusieurs phases, lorsque l’opération crée une SHON supérieure ou égale à 10000 mètres carrés et inférieure à 40 000 m² »

        Le dépassement de ce seuil des 10 000 m² peut entraîner en effet, à l’issue de la procédure de « cas par cas », les contraintes suivantes : étude d’impact et enquête publique.

 

    L’arrêté du maire d’Auxonne n° 105/2013 du 29 juillet 2013 montre déjà dans son intitulé le lien entre  « surface de plancher à usage de commerce supérieure à 10 000 m² » et nécessité d’une « enquête publique » :

« Avis d’ouverture d’enquête publique préalable à l’autorisation de construire une surface de plancher à usage de commerce supérieure à 10 000 m² sur le territoire de la commune d’Auxonne »

Le rapport du commissaire-enquêteur confirme, dans sa page 4,  la nécessité d’une étude d’impact et d’une enquête publique en raison de la surface de plancher supérieure à 10 000 m² : 

 « I 2 - Cadre légal et réglementaire

 Le dossier s’inscrit dans le cadre des articles L 421-1 et R 421-1 du Code de l’urbanisme ;

 Le projet, qui a fait l’objet d’un examen cas par cas au titre de la rubrique 36 de l’article R122-2 du Code de l’environnement, a été soumis, par arrêté préfectoral du 31 octobre 2012 pris en application de l’article R 122-3 du Code de l’environnement, à la réalisation préalable d’une étude d’impact ;

La demande d’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 est par conséquent subordonnée à la réalisation préalable [N.D.L.R. souligné par nous] :

1. d’une étude d’impact [N.D.L.R. souligné par nous] prévue par l’article L 122-1 du Cod e de l’environnement et dont la réalisation et le contenu sont définis aux articles R 122-1 et R 122-5 ;

2. d’une enquête publique [N.D.L.R. souligné par nous] prévue par les articles L 123-1 à L 123-19 du Code de l’environnement, dont les modalités sont fixées aux articles R 123-1 à R 123-24 du même code. L’autorité organisatrice étant déterminée par l’article R 423-57 du Code de l’urbanisme. »

Conclusion : En choisissant maintenant de placer son projet au-dessous de la barre des 10 000 m², le promoteur a  vraisemblablement choisi de relancer les travaux au plus vite en s’affranchissant,  à la fois, d’une nouvelle étude d’impact et/ou de son complément, et d’une nouvelle enquête publique et/ou de son complément.

     Il fait en cela mentir les propos tenus par le maire d’Auxonne dans Le Bien Public du 22 octobre selon lesquels : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique [N.D.L.R. : souligné par nous]. Cela pourrait prendre au moins six mois ».

    Dans ces conditions, nous pouvons nous attendre à ce qu’il n’y ait probablement jamais de « nouvelle enquête publique » !

   Quant au « cône de vue », invoqué lors de la dernière séance du Conseil municipal par le maire d’Auxonne, il existe, car nous l’avons rencontré (le cône) et nous vous promettons d’en reparler dès la prochaine fois…

  Pour l’heure, le Savant Cosinus, figure bien connue du paysage culturel de LURE, est allé consulter le tableau d’affichage communal pour y examiner le dépôt de permis modificatif 206/2014 du 22 Octobre 2014, à la loupe….

   À propos d’examen à la loupe, les plus courageux/ses de nos lecteurs/trices pourront se replonger dans nos deux articles intitulés « Il convient de mettre le nez…» des 3 et 4 mars dernier. Ils y trouveront confirmation que comme le cheminement des pèlerins vers Compostelle, la route vers le Charmoy est « parfois »  jalonnée de coquilles !

Plans sur la comèteC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2014  (J+2163 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 00:00

CHEVAUX  DE TROIE, UNE ÉCURIE PROSPÈRE… - du 18 NOVEMBRE 2014 (J+2161 après le vote négatif fondateur)

       Ruse de guerre mythique et universellement connue, la figure du Cheval de Troie a été de tout temps invoquée pour désigner un mode de pénétration clandestine à l’intérieur d’un dispositif opposant une certaine résistance. Nos lecteurs/trices fidèles n’auront pas manqué de remarquer qu’un tel cheval s’était immiscé dans nos illustrations depuis un certain temps. Que l’on se rassure, Claudi ne s’est pas laissé circonvenir, le dit Cheval de Troie n’est pas venu là tout seul, c’est Claudi qui l’y a mis, sans lui demander son avis !

     Sous les murs séculaires de Troie s/Saône, j’entends déjà monter la clameur : Puéril, ce Claudi avec son cheval de bois ! Le coup est gros comme une maison ! Claudi, tu n’es qu’une vieille Cassandre casse-c… ! Ça ne nous empêchera pas de gagner !

     Peut-être, mais c’est un devoir de mettre en garde les citoyens contre les Chevaux de Troie, qu’ils caracolent du côté de la rue du Sabot ou d’ailleurs ! Les Chevaux de Troie, voilà une espèce non menacée qui ne fait que prospérer et embellir ! Comme les hyper-riches et les paradis fiscaux !

     À preuve, il suffit d’élargir un peu notre horizon, pour découvrir un autre Cheval de Troie, celui-là de dimension mondiale.

https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/les-dangers-du-traite

https://www.youtube.com/watch?v=-AXPpS5n_gE

      Ce n’est pas un obscur Bijou de canton, ce big Cheval de Troie s’appelle TTIP ou TAFTA, c’est selon. Les questions qu’il suscite à l’échelle internationale ne sont cependant pas étrangères à notre « problématique » locale, pour employer ce mot de « problématique » si cher à Antoine Sanz qui ne dirait sûrement pas le contraire. Voilà donc un échantillon de la problématique évoquée dans la vidéo que nous vous proposons en lien, et qui met en scène le fameux Dada, le vrai, the big :

« Ce qui est bon pour les grandes entreprises, l’est-il aussi pour les citoyens ? »

« Les décisions prises auront des conséquences considérables. Une bonne raison de garder les négociations à l’œil. L’inconvénient c’est que les négociations se déroulent à huis clos. On fait mieux comme démocratie ! »

« Il faut également se méfier des promesses de croissance, de prospérité et de créations d’emploi »

« Loin des annonces gagnant-gagnant qui leur ont été faites et que l’on répète sans cesse, les seuls gagnants seront les banques et les grands groupes et non la population »

      « Intérêt général », ou du moins prétendu tel, cachotteries et discrétion, promesses faramineuses « de croissance, de prospérité et de créations d’emploi ». Ça ne vous rappelle vraiment rien tout ça ? Mais si ! Rappelez-vous le coup de com : « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » (Le Bien Public du 26 mars 2009), datant d’il y a déjà 56 mois !

      Autant nous faire gober : « Demain, on rasera gratis ». La relecture de cet article du Bien Public du 26 mars 2009, qui a franchement vieilli, est à se tordre de rire, notamment dans sa description de l’excitation fébrile de nos édiles ! Vous pouvez relire ce joyau dans :

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 1er épisode) - du 27 OCTOBRE 2014

     Heureusement, depuis, la fièvre est largement retombée. L’enthousiasme est dans les chaussettes ! On irait presque jusqu’à dire, que le cœur n’y est plus ! C’est que, pour celui qui, « audacieux », « partit [un jour] au feu » sous la bannière de LURE-VESOUL, la guerre ne s’est pas révélée aussi fraîche et joyeuse qu’il l’escomptait sans doute au départ !             

    C’est qu’après la fébrilité enthousiaste du début finirent par arriver les déboires. Le dernier en date, celui, tout récent, d’octobre dernier et  pour mémoire celui, plus ancien, mais ô combien cuisant car à double-détente, de mars 2011…

    À propos, vous avez du nouveau en ce qui concerne les départementales et les partants officiels de l’écurie Team Côte d’Or ?

    Oui, j’écris ça comme je l’ai vu écrit : Team Côte d’Or. L’anglomanie semble faire fureur jusque dans nos campagnes profondes. Dans le dernier Côte d’Or magazine, N° 146 de novembre – toujours aussi clean et fun – on peut lire par exemple en page 5 : « ALÉSIA TRAIL… »THE » TRAIL TO BE ! ». Nous connaissions déjà les affiches de consultation auxonnaise imprimées à LURE, faut-il croire à présent que Côte d’Or magazine s’imprime à LONDON ? Décidément la mondialisation est en marche…ou crève !!

     Le premier binôme FN à s’annoncer en Côte d’Or (Yoann Bassand/Marie Troussard) est celui du canton d’Auxonne (Le Bien Public du 14 novembre 2014). En revanche le binôme de Team Côte d’Or à Auxonne n’est toujours pas connu. Last but not least sans doute…      

       Claudi, ce farfelu, penche toujours, quant à lui, pour son tandem fétiche Gaston Mazone/Arlette Ducharmoy de l’écurie Team Charmoy,  mais Claudi, comme chacun sait, n’est pas un fin politique ! Vous pouvez tout de même redécouvrir l’affiche du charmant tandem charmoisien dans : 

 LE CHARMOY PAR LES TITRES (édition revue, corrigée et complétée) - du 03 NOVEMBRE 2014  

 De l'Europe au canton

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2014  (J+2161 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 00:00

ZADISTES  EN TOUT GENRE - du 09 NOVEMBRE 2014 (J+2152 après le vote négatif fondateur)

  Le terme nouveau de zadiste connaît une diffusion accrue à la suite des évènements récents survenus dans le Tarn.

     Mais au fait, qu’est-ce qu’un zadiste ? C’est une personne qui occupe une ZAD. D’accord. Mais maintenant qu’est-ce qu’une ZAD ? Tout simple, c’est une Zone À Défendre.

    Défendre une zone, cela peut s’envisager de nombreuses manières. Quelle zone ? Quelle défense ? Dans l’acception généralement admise du terme zadiste, c’est défendre une zone naturelle contre les projets de promoteurs publics ou privés, ces projets étant jugés, du point de vue des zadistes, comme étant démesurés ou préjudiciables à l’environnement (naturel ou humain) et ne contribuant pas à l’intérêt général. Un grief supplémentaire fréquent consiste dans le fait qu’information et concertation autour du projet ont été généralement bâclées et réduites à un simulacre grossier de démocratie participative (j’allais écrire participatatative !). On présente le projet après en avoir décidé en catimini.   

   Je sens déjà que mes fidèles lecteurs/trices ne sont pas trop dépaysé(e)s par mon propos !

   Et pourtant, par chez nous, il n’y a pas de zadistes. Votre serviteur lui-même, cet activiste notoire qui a l’impudence et le culot de critiquer les méthodes et les brillants projets de nos édiles éclairés, n’est même pas un zadiste ! Les méchant(e)s diront que sa zone à défendre se limite d’ailleurs à son clavier, et que c’est un zadiste de cabinet  !

   Zadiste de cabinet, peut-être, mais vous n’irez pas me faire pas camper au Charmoy ! Les convaincu(e)s me répondront : « Pas besoin de camper puisqu’on va nous y construire un hôtel de 50 chambres ! ». Oui, c’est annoncé depuis longtemps, bien longtemps déjà ! Dans d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, numéro Collector de Charmoymania on nous démontrait en page 3, sur un mode irréfragable, qu’un tel hôtel serait « viable » :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

    Voilà une dialectique qui tient la route ! À croire que le rédacteur est un adepte du petit livre rouge des lendemains qui chantent !

  Quitte à vous décevoir, je le proclame encore une fois, Chantecler n’est pas un zadiste !

 Un zadiste, un vrai, celui qui défend sa zone, un zadiste qui a du poil aux pattes, ça se montre un peu plus combatif.  Un zadiste ça n’écrit pas, ça mène sa lutte pour une zone, ça va au charbon et parfois même ça « part au feu ». Tenez par exemple, en citant Le Bien Public, journal raisonnable qui ne peut-être taxé d’activisme, on peut, à propos de la zone du Charmoy, voir émerger une figure de zadiste pugnace, quasi héroïque, même et bientôt légendaire !  

   « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » avait ainsi lancé un responsable Leclerc au maire d’Auxonne « audacieux » (Le Bien Public du 12/10/09). Ce maire d’Auxonne « audacieux » n’hésitait pas à reprendre à son compte la sémantique guerrière des « conquérants » : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 » (Le Bien public du 13 janvier 2011 article : « Oui à l’hyper, non au Brico ! »).

     Entretemps, la consultation pour la zone du Charmoy avait mobilisé les foules exhortées par courrier officiel municipal : « Déplacez vous en masse VOTEZ !!! ».

    Le départ au feu, la levée en masse, la bataille, rien ne manque au tableau de l’épopée de nos zadistes. Zadistes oui (OUI à la Zone du Charmoy), mais zadistes à rebours ! Zadistes à la mode et à la botte de Vesoul !

.  Chantecler n’est pas zadiste,  pourtant en matière de Zone  commerciale du Charmoy (traduisez LECLERC), Auxonne ne manque pas d’ardents zadistes défenseurs. Précisons encore, de zadistes à rebours ! De zadistes à rebours  qui défendent leur zone comme on défend son bifteck ou son bout de gras, la biodiversité n’est pas dans le coup, il manquerait plus que ça ! Que l’on se rassure! Et les zadistes de LURE leur impriment des zaffiches !

    À Charmoy-City, on fait tout à l’envers, quand les hypers sont démodés on s’empresse d’en monter un ! Voilà la « bataille » des zadistes à rebours qui marchent au rétroviseur et sont en retard d’une guerre !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

      Quand dans le Tarn, les zadistes crient « suppression du projet de réservoir ! ». Nos zadistes à rebours, quant à eux, viennent de trouver un nouvel argument : « Suppression de réserves ! »

 Frayeur au château L     

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2014  (J+2152 après le vote négatif fondateur)

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