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  • Claude Speranza, Auxonnais
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:00

ÉPHÉMÉRIDES 02 décembre 2013 (J+1811 après le vote négatif fondateur)

 À la mémoire d’Edmond Rostand (1868-1918)

  Le 2 décembre 1805, l’Empereur Napoléon qui avait, avant l’heure, un sens aigu de la communication fêta le premier anniversaire de son sacre en éteignant, dans les étangs gelés   d’Austerlitz, les ardeurs des coalisés austro-russes. Beaucoup plus tard, son neveu, Louis-Napoléon qui connaissait par cœur le palmarès de l’oncle glorieux,  choisit comme par hasard la date fétiche pour prendre le pouvoir le 2 décembre 1851.

   Voilà donc rappelés trois 2 décembre célèbres. Le moins glorieux des trois inspira à Victor Hugo son « Histoire d’un crime ».

    Mais, hors du calendrier bonapartiste, il y a encore mille façons d’envisager le 2 décembre. André Castelot dans son ouvrage « Le Calendrier de l’Histoire » nous rappelle que  le 2 décembre 1804, le jour même du sacre de l’Empereur, l’inventeur du gaz d’éclairage, Philippe Lebon, fut assassiné et que c’est le 2 décembre 1814 que le « Divin Marquis » s’éteignit à Charenton. Dans « L’Almanach de l’Histoire », du même auteur, on lit encore qu’Alexandre Ier, le tsar vaincu d’Austerlitz, rendit l’âme le 2 décembre 1825. Enfin, le Journal du Dimanche du 1er décembre nous apprend qu’Edmond Rostand, l’auteur de « L’Aiglon » mais aussi de « Chantecler », notre coq fétiche, s’éteignit le 2 décembre 1918. Avec les ressources actuelles de l’Internet, me direz-vous, le premier venu peut se fendre sans peine d’un article du genre de celui avec lequel je suis bien sûr de commencer à vous ennuyer.

      Patience ! Feuilletant un peu plus avant  « Le calendrier de l’Histoire », on peut découvrir que c’est le 17 décembre 1903 que les frères Wright prirent leur envol et que le croiseur de poche corsaire Graf Spee, pris dans la nasse des Anglais, se saborda le 17 décembre 1942 dans les eaux du Rio de la Plata. Voilà pour la légende des airs et des mers. Mais, plus prosaïquement sur notre plancher des vaches, quels évènements marquants survinrent un 17 décembre ?

      C’est le 17 décembre 2008, dans la grande Salle ovale du Conseil, aujourd’hui disparue, que le Conseil municipal d’Auxonne répondit NON à la question : « Êtes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». C’est encore un 17 décembre, le 17 décembre 2012, que dans une parfaite cohérence, le maire d’Auxonne posant pour la postérité devant le panneau d’affichage officiel, y apposait, affichant un sourire réjoui, une demande de permis de construire pour un hypermarché au Charmoy. Cette demande dut d’ailleurs être réitérée le 25 avril 2013, triste jour anniversaire des morts concomitantes de deux beautés, Louise Labé et Diane de Poitiers, survenues toutes deux le 25 avril 1566.

        Si les Bonaparte ont gravé dans le marbre trois 2 décembre, les annales, certes plus modestes, de la ville d’Auxonne ne comptent, comme nous l’avons vu, que deux 17 décembre. En connaîtrons nous un troisième ? On pourrait imaginer par exemple qu’un permis de construire pour le Charmoy, aux dernières nouvelles toujours en attente de signature, soit signé ou affiché ce jour-là… L’Histoire répondra bientôt à notre question.

 Calendrier du Charmoy

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 décembre 2013  (J+1811 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:00

UN CLIN D’OEIL FRANCISCAIN AU CHARMOY – 18 novembre 2013 (J+1797 après le vote négatif fondateur)

 

   Dans notre précédent article du 16, il était question de « souhait exaucé » ou plus exactement « exhaussé ». Malgré leur consonance, les deux termes sont pourtant radicalement différents,  car si le terme « exaucé » évoque encore pour beaucoup de personnes, au-delà d’une satisfaction triviale de désirs matériels, un idéal spirituel, il n’en est pas de même d’« exhaussé »  qui ne désigne plus de nos jours qu’une très prosaïque surélévation.

 

   Notre article d’aujourd’hui se situera résolument dans le registre de l’exaucement plutôt que dans celui de l’exhaussement.

 

    Cher lecteur nous devons te confier au préalable la sympathie admirative que nous éprouvons pour la figure de Saint-François d’Assises, tellement d’actualité, et d’ailleurs déjà présente dans notre blog

 

 Article SAINT- FRANÇOIS AU CHARMOY du 02 février 2012 

Et c’est un  petit clin d’œil, que François nous envoie aujourd’hui par des voies inattendues !

 

En effet, un miracle, si discret qu’il a dû rester inaperçu, est survenu… en page 34 du rapport d’enquête sur le Charmoy. En voici les preuves matérielles :

 

 [p.34]- « Mme THIVILLIERS-MANET porte sur le registre une observation par laquelle elle juge que le projet « comporte une construction excessive et incontrôlable » et qu’il pousse à la consommation comme « moteur pour stimuler la sortie de crise ». Elle ajoute « Ce choix nous éloigne de la solidarité « obligatoire » pour apprendre à vivre ensemble ».

 

Observation du commissaire enquêteur :

 

Mme THIVILLIERS-MANET a inscrit et signé seule l’observation précitée tout en ajoutant à la suite de son nom celui de Mme Sainte Colette. Celle-ci n’étant pas présente au moment de la rédaction de l’observation et ne l’ayant pas signée, seule la contribution de Mme THIVILLIERS-MANET est prise en compte par le commissaire enquêteur ».

 

   Nous saluons d’abord ici Chantal Thivilliers et son observation porteuse de valeurs de mesure,  de modération frugale, de solidarité et de partage, toutes franciscaines.

 

      Mais qui aurait pensé trouver, dans un très rationnel rapport, un autre clin d’œil inattendu aux idéaux franciscains, tellement opposés au consumérisme effréné et destructeur de notre civilisation hypermatérialiste.  Et ce clin d’œil, c’est l’irruption de « Mme Sainte Colette » qui, même si elle n’était « pas présente au moment de la rédaction »  apparaît à point nommé, comme pour approuver l’observation pleine de sagesse de Chantal Thivilliers.

 

     Rappelons que Sainte Colette, « Cette petite fille de Picardie » c’est ainsi que la désigne Daniel Rops dans sa préface à «Rayonnement de Sainte Colette » de Joseph Goulven (Paris, La Colombe, 1952) née en 1381 à Corbie (dans l’actuel département de la Somme), d’une mère sexagénaire, fut l’émule de Sainte Claire et de Saint François et fonda dans sa jeunesse un couvent à Auxonne sur l’emplacement de l’actuel hôpital.  Sa mémoire est honorée à Auxonne par une rue éponyme.

 

     Inf’Auxonne N° 38 d’octobre 2012 consacrait d’ailleurs un article à cette rue en dernière page. Il y est dit en particulier que « Colette avait des projets pour Auxonne car « les habitants lui paraissaient francs, généreux, doux, polis, aux allures vives et fières » ».

 

    De nos jours, c’est un autre enfant de Picardie, un « homme venu de la Somme » (Cf. Pays dolois N° 149)  qui a conçu des projets pour Auxonne, mais,  autres temps, autres mœurs, ces projets s’expriment à présent en termes d’« attentes d’une grande majorité de consommateurs de plus d’offre », d’ «apport d’une nouvelle clientèle extérieure qui viendra consommer sur notre territoire», de « source de recettes fiscales » (Cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009). Notre rêve franciscain s’achève !

 

 ARRIVEE DE STE COLETTE

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2013  (J+1797 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 00:00

HYPERMARCHÉ DE L’ART - du 25 octobre 2013 (J+1773 après le vote négatif fondateur)

    Nous savions déjà qu’Auxonne et Champagnole étaient toutes deux placées sous le signe de l’Hypermarché tout court, nous découvrirons aujourd’hui qu’elles sont aussi placées sous le signe de l’Hypermarché de l’Art. En effet, un échange artistique d’envergure consacrera bientôt le rapprochement culturel des deux cités élues par E. Leclerc.

    Notre « Lion du jardin » auxonnais devrait ainsi prendre place sur l’esplanade de l’Oppidum à Champagnole en remplacement de la sculpture qui l’ornait jusque-là. Les frais de l’opération seront couverts intégralement par Monsieur Léo Zylberstein, galeriste de renom à New-York et yachtman coutumier de notre Port-Royal.

     Dans son restaurant-galerie new-yorkais, se tient (à 6°C) une exposition permanente de sculptures en pâtes cuites, où voisinent des œuvres aussi célèbres que la Vierge du Port-Salut et la Vénus du Parmesan. Par un heureux hasard, c’est lors d’un passage à la fruitière du Mont-Rivel où il s’approvisionne en Comté, tant pour sa table que pour son restaurant-galerie, que le célèbre galeriste a remarqué le « Petit bonhomme de l’Oppidum » comme il le se plaît à le désigner avec son inimitable accent.

    Cette sculpture riche en thèmes et symboles nautiques viendra donc bientôt apporter au Port-Royal la touche artistique qui lui faisait jusqu’à présent défaut.

     Plaisanciers  et promeneurs apprécieront notre petit « Colosse de Rhodes » soutenant avec le sourire la mer et les bateaux. Une incitation de plus à jeter l’ancre dans nos eaux !

    Cette initiative devrait aussi emporter un large assentiment de la part des amis des bêtes qui verront dans le rapprochement familial comtois d’un Lion trop solitaire dans notre ville, une belle action humanitaire.

     Et les petits Auxonnais qui chevauchaient  gratuitement le Lion depuis plus d’un siècle ? Qu’ils se rassurent ! Ils ne se gèleront plus les fesses sur le monstre froid et ne perdront pas au change en découvrant le large assortiment de montures fringantes Made in China qu’on leur promet au rayon jouets du Charmoy ! À cheval sur le tigre ! À dada sur le dragon !

 Hypermarché de l'Art    

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 octobre 2013  (J+1773 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 00:00

LES COUSINS DE CHAMPAGNOLE - du 23 octobre 2013 (J+1771 après le vote négatif fondateur)

 

Notre titre d’aujourd’hui n’est pas celui d’un roman de Balzac ni d’un sketch de la Madeleine Proust, d’ailleurs ! Non, il s’agit plus simplement d’une suite à notre article du 18, intitulé « Vous êtes mon lion superbe et généreux ».

    Ces vieux cousins de Champagnole, ce sont les lions de la fontaine qui trône devant la mairie du dit Champagnole. À coup sûr ils sont cousins de notre « Lion du jardin », ils lui ressemblent, d’ailleurs, comme des frères, nous sommes allé le vérifier de visu, pas plus tard qu’hier ! En tout cas ils sont conscrits du nôtre, nés dans les années 1830, comme lui, dans les forges de Maître Baudin sans doute. Pour le prouver, nous ajoutons, sources à l’appui, que la fontaine de Champagnole fut construite en 1833 (Champagnole d’hier et d’aujourd’hui, Champagnole, Gresset, 1991,  p. 131).

     1833, c’est le début du règne du roi Louis-Philippe, la « bonne poire » juteuse des caricaturistes, c’est le début de l’ère du célèbre slogan : « Enrichissez-vous ! », c’est le temps de Rastignac et du Père Grandet, un temps où les écus sonnent clair sur les comptoirs de marbre, où la casquette du Père Bugeaud fait suer le burnous !  À la bonne heure !  Ils sont passés hélas ces temps bénis des régiments d’Afrique et des lions trônant sur les places des sous-préfectures ! 

  Les Cousins de ChampagnoleNostalgiques de ce bon vieux temps de rentiers et de bourgeoisie replète, n’allez surtout pas désespérer, car si le lion de fonte, ayant passé l’âge de rugir,  ne fleurit plus sur nos places, la jungle de nos périphéries voit surgir des espèces carnassières d’une autre pointure.

     Un  monument de taille se construit ainsi à Champagnole, où nous étions hier sous un soleil digne de la riviera, et il éclipsera bientôt la gloire passée des lions fatigués. Son cousin est attendu à Auxonne et, bien qu’il ne soit pas encore né, des nounous empressées préparent déjà son berceau.

    Curieux, que les vieux lions ennuient et qui voulez en savoir plus sur les dents de lait prometteuses du cousin new-look de Champagnole, si vous voulez voir clair, et même encore plus clair,  ne manquez pas notre prochain reportage à paraître : « Champagnole saison 3 » !

   En effet, si l’Amérique est le miroir du futur de l’Europe, Champagnole, dont le maire affectionne les jeux de glace (pas vrai Monsieur Moreau), est, dans ces temps d’incertitude, le miroir du futur d’Auxonne.

LIEN MIROIRS AUX ALOUETTES – du  09 juin 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 octobre 2013  (J+1771 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 00:00

« VOUS ÊTES MON LION SUPERBE ET GÉNÉREUX ! » - du 18 octobre 2013 (J+1766 après le vote négatif fondateur)

 

     Chers lecteurs ! Je vous parlais hier de la page de titre d’Inf’Auxonne N° 42 qui vient de paraître. La lecture du magazine ne m’ayant pas trop retardé, je me suis retrouvé bien vite en dernière page et je voudrais consacrer notre article d’aujourd’hui à faire écho à cette question : « D’où vient le lion du jardin ? ». Cette interrogation est formulée justement en dernière page d’Inf’Auxonne N° 42, à l’emplacement même qu’occupait naguère (du N° 28 au N° 38) une chronique des noms de rues d’Auxonne interrompue depuis.

      En résumé, l’auteur anonyme de cet article nous précise avec plus de détails que le lion, originaire du Jura, était destiné à orner une fontaine. On peut regretter seulement que l’auteur ne cite pas ses sources, qui plus est, à propos d’un lion qui ornait justement une fontaine ! Une fontaine sans sources, vous admettrez que ça la fout un peu mal ! De quoi faire rugir le lion !

      Prenant la balle au bond, Chantecler qui a rapporté un petit reportage photo intitulé « Chantecler au Pays des Lions »,  réalisé à Champagnole en juillet dernier, a souhaité opportunément contribuer à l’enrichissement du discours sur le « Lion du Jardin ».

    Dieu ! Quand j’y pense, comme le temps passe ! Elles sont loin les années autour de 1950 où je posais mes fesses sur la fonte froide du monstre tranquille !

    Je ne savais rien de ce lion et je le chevauchais alors comme des générations d’enfants l’ont chevauché et le chevaucheront sans doute encore ! Et ce détail charmant importe peut-être encore plus que de savoir d’où vient ce lion …

Chanteclerc sur le Lion 

    Restons sérieux pourtant et ne cédons pas à la nostalgie ! Voilà plus de 60 ans que je n’ai pas enfourché l’animal, le goût m’en a passé et j’ai peut-être mieux à faire aujourd’hui.

      Je pourrais ainsi développer une autre histoire, plus intimiste, du « Lion du Jardin », mais je me contenterai aujourd’hui, à l’heure où l’on compte les loups en France, de faire une petite démographie de l’espèce « Lion du Jardin », Felix Leo hortensis.

    Inf’Auxonne N° 42 attribue au lion quatre frères à Lons-Le-Saunier, mais je lui en connais encore au moins quatre autres. Je les ai vus dans la bonne ville de Champagnole. Ils existent dur comme fer, je les ai rencontrés près de « Champa Beach » pas plus tard qu’en juillet dernier, ces quatre maousses qui font leur bonne tonne à eux quatre !

    Au-delà de cette courte géographie léonine, la page de couverture de notre album « Chantecler au Pays des Lions », vous apprendra encore, au cas où vous l’ignoreriez que, dans « La Perle du Jura », se construit le frère jumeau de l’hypermarché Leclerc que l’on nous a promis dans notre « Capitale de l’Oignon ». Il faut supposer que les maires des deux villes, non contents d’être les « Messieurs Loyal » d’imposants mais tranquilles félins, ont voulu mettre un lion commercial plus dynamique dans leur moteur économique, un hyper-lion qu’ils auront sans doute jugé « superbe et généreux » pour le plus grand bien de leurs administrés, et des petits commerces de leurs centres-villes sur le déclin !

  Chantecler au pays des Lions

N.B. : La totalité de l’album « Chantecler au Pays des Lions »  est consultable sur notre blog ainsi que l’article du 21 juillet dernier qui l’accompagne et qui s’intitule « Champagnole Saison 2 »           

ALBUM CHANTECLER AU PAYS DES LIONS

Article Champagnole Saison 2

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 octobre 2013  (J+1766 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 00:00

PRIÈRE D’INSÉRER - du 13 octobre 2013 (J+1761 après le vote négatif fondateur)

 

      A la suite de la publication de notre article « Rendons à César… »,  notre rédaction a reçu cette prière d’insérer. Dans un souci d’ouverture et de libre expression démocratique nous publions le document qui nous a été transmis, bien que nous ne partagions pas les points de vue qui y sont exprimés.

Programme Roi Chat 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2013  (J+1761 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:00

DES PLEINS ET DES PLAINTES - du 2 octobre 2013 (J+1750 après le vote négatif fondateur)

     

   Les 26 et 27 septembre dernier nous nous interrogions sur l’étrange disparition de la station-service de la zone du Charmoy.

       Notre attention soutenue sur les problèmes locaux ne nous avait pas laissé de répit pour la lecture hebdomadaire, toujours roborative, du Canard enchaîné. Depuis, nous avons comblé ce retard et, dans le numéro du 25 septembre, nous avons trouvé matière à faire notre plein d’information dans un article passionnant — une vraie pépite — intitulé :

  « Les grandes surfaces fomentent un coup d’étal. Comme des champignons après l’averse, les centres commerciaux se multiplient, profitant de la complaisance des élus qui délivrent à tout-va permis de construireet autorisations d’ouverture. »

    Notre charmante Capitale de l’Oignon devrait bientôt constituer en la matière un exemple bête à pleurer, digne de figurer dans les annales !

     Chers lecteurs, citoyens comblés d’une cité élue d’une grande enseigne par la diligence et le zèle de son premier magistrat, nous ne manquerons pas de vous donner une analyse plus fouillée de notre situation locale à la lumière de l’article passionnant d’Hervé Liffran, mais pour l’heure, la jauge étant préoccupante et la nécessité de souffler un peu s’imposant, nous nous contenterons, inspiré par notre journal-culte (Non ! Ce n’est pas Inf’Auxonne !) de faire un arrêt, au chant des cigales, dans une station-service de Marignane. 

 Des pleins et des plaintes

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 2 octobre 2013  (J+1750 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 00:00

CHARMOY UNIVERSITY (OF SAÔNE VALLEY ACADEMY)-du 1er octobre 2013 (J+1749 après le vote négatif fondateur)

 

   D’aucuns pourraient nous croire fatigué par une production de septembre digne des meilleures vendanges, qu’ils se rassurent cependant, car nous leur réservons encore quelques joyaux de notre bonne cuvée 2013 !

    Notre panier s’est encore dernièrement empli de quelques belles grappes bien mûres.

   Courbé, sécateur en main, dans les vignes de nos archives nous pensons même avoir découvert un «outil » providentiel. Non ! Il ne s’agit pas d’une machine à vendanger car nous sommes une maison de tradition qui se respecte. Ce serait plutôt un engin haut en couleurs, inimitable et bizarre, doublé d’une machine à moissonner les publicités. Je vous sens perplexe : « Quelle merveille du Concours Lépine ce farceur de Chantecler a-t-il encore été dégoter ? ».

      Rien de bien nouveau en fait, cet outil vous en disposez tous, Chers Concitoyens,  car  ce n’est autre que « l’outil intellectuel des Auxonnais ».

      Si vous en doutez, allez donc le vérifier dans le Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 en  page 38, où vous pourrez lire : « Le Bloc Note Intellectuel Auxonnais est un processus objectif et fécond, il est l’outil intellectuel des Auxonnais »

      On connaissait déjà le « Bloc des gauches », le « bloc de l’Est », le « bloc opératoire », termes consacrés qui font souvent frémir. Rassurez-vous cependant, le Bloc Note Intellectuel Auxonnais ne devrait pas vous intimider  car, selon son rédacteur : « Le terme « Bloc Note intellectuel » a le bénéfice et l’avantage de ne pas être sustenté par un registre d’introjection » (Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 Page 38). Voilà ! Je vous sens enfin rassurés !

    Pour nous, il présente d’abord l’avantage d’envisager le problème du commerce local, problème crucial par les temps qui courent, et surtout de l’envisager sous un angle original affirmant que « la vie artisanale et commerciale locale fait partie intégrante de [la] connaissance ou culture intellectuelle » (Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 Page 38)

    Dans cette optique, notre ville serait donc riche de dizaines de petites « écoles » bien sympathiques au sein desquelles autant de spécialistes dispenseraient leurs compétences et leurs savoir-faire. Le propos est assez pompeux, mais il n’est pas faux pour autant. Toute forme de savoir est respectable, même si celle-ci n’est pas nécessairement un savoir intellectuel, et le philosophe Gaston Bachelard lui-même, ne craignait pas de déclarer qu’il aurait préféré manquer son cours de philo plutôt que de louper l’allumage matinal de son poêle.

     À l’adresse des intellectuels aux mains blanches,  Gaston Bachelard écrivait même ironiquement: « Il y aurait sans doute quelque humanité à mettre Roquentin, le héros de La Nausée, devant l’étau, la lime en main pour lui apprendre sur le fer la beauté et la force de la surface plane, la rectitude de l’angle droit. Une bonne bille de bois à dégrossir à la râpe suffirait à lui apprendre gaiement que le chêne ne pourrit pas, que le bois rend dynamisme pour dynamisme, bref que la santé de notre esprit est dans nos mains. »

     « La santé de notre esprit est dans nos mains». Vérité pleine de bon sens que chacun devrait mettre à profit pour son propre compte !

     Mais voilà, tout comme la santé du pays est aux mains d’énarques aux mains soignées qui ne connaissent pas l’établi, la santé de nos petites « écoles », est entre les mains de « l’esprit » de nos décideurs locaux. Cette déclaration de notre premier magistrat dans « l’outil intellectuel des Auxonnais » en atteste :

« Le commerce local est complémentaire des grandes surfaces. A l’heure de choix importants pour le futur du commerce auxonnais, nous gardons à l’esprit la place que doivent occuper les uns et les autres ».(Bloc Note intellectuel auxonnais N°12 2ème semestre 2008 Page 2)

    On connaît à présent les « choix importants » qui ont été faits, du NON massif du 17 décembre 2008 au OUI massif du 27 juin 2010. On sait aussi que « le commerce local est complémentaire des grandes surfaces », et qu’il en sera même bientôt le complément surnuméraire avec l’arrivée supplémentaire d’une hyper grande surface alimentaire. Et l’on peut aisément se figurer « la place que doivent occuper les uns et les autres » sur la carte de « l’esprit » du locuteur. Le gros fauteuil et le petit strapontin !

    Pour quitter le rayon des sièges et rejoindre, au rayon outillage, « l’outil intellectuel des Auxonnais », nous conclurons que nos petites « écoles » vont devoir faire face à la concurrence de l’« hyperuniversité » que des « choix importants »  nous ont promise au Charmoy, ce lieu providentiel où l’air est pur et où  souffle « l’esprit ». Armée de cette « hyperuniversité » et de son « outil intellectuel », « l’esprit » de notre bonne ville devrait bientôt briller au palmarès des Sciences, des Arts z’et des Lettres !

 Charmoy University

 

C. S. Rédacteur deChantecler et Docteur honoris causa of  the Charmoy University

Auxonne, le 1er  octobre 2013  (J+1749 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 00:00

« L’EXISTENCE PRÉCÈDE L’ESSENCE » - du 26 septembre 2013 (J+1744 après le vote négatif fondateur)

 

     Sartre au Charmoy, on n’a jamais vu ça ! Et pourtant, l’évolution du projet du Charmoy fait irrésistiblement penser à cette (trop) célèbre citation tirée de son ouvrage L’existentialisme est un humanisme : « L’existence précède l’essence »

      Nos adversaires rétorqueront : « Facile de se faire mousser avec Sartre et ses citations imbitables ! ». Nous leur répondrons que nous avons souvent épinglé, dans nos colonnes, d’autres textes autrement imbitables qui étaient pourtant de pure production locale !

Nous ajouterons même :   

    « À l’heure où monsieur Leclerc, pour sa pub, se fait tirer le portrait en compagnie de celui du Che, nous n’avons aucun complexe à mobiliser, pour la bonne cause (du peuple), une grande figure du paysage intellectuel français de l’après-guerre ».

       Par respect pour la mémoire du philosophe, nous définirons cependant au préalable le sens que nous donnons, dans cet article, aux mots de la citation que nous nous permettons de lui emprunter assez librement.

    L’existence c’est l’existence concrète, possible mais non souhaitable selon nous, d’un hypermarché Leclerc sur la zone du Charmoy dans un avenir encore indéterminé et que certains prétendent proche.

    L’essence, c’est l’essence à la pompe, dans son sens le plus trivial et le plus quotidien.

    D’un examen attentif du dossier soumis à l’enquête publique, il ressort que la dernière mouture du projet de centre commercial dont la demande de permis de construire a été déposée le 25 avril 2013 (sans tambour ni trompette et sans photo dans Le Bien Public) ne comporte plus de station-service. La pompe s’est évaporée semble-t-il, comme l’essence, courant mars 2013 !

     Et pourtant, un hypermarché sans station service, dans notre bonne France défigurée, qui compte plus d’hypermarchés que de variétés de fromages, c’est comme un repas sans fromage ou un gâteau sans cerise !

     Que dire de cet abandon qui privera les chalands et autres drivers de leur plein à prix coûtant ! C’est proprement un vrai scandale !

      Et Michel-Édouard qui annonçait en août 2012 : « nos stations-service vont vendre du carburant sans réaliser de profit ». Que de déçus en perspective ! Plus de prime à la pompe, voilà un méchant coup de pompe pour le moral des charmoisiens ! Ce n’est pas encore demain qu’ils pomperont gratis !

http://www.20minutes.fr/economie/991329-michel-edouard-leclerc-nous-offrons-20-millions-euros-consommateurs

    En 2009 déjà, on avait fait passer la pilule de l’hyper par une grosse entourloupe alimentaire. En 2013, on met la pompe au placard pour faire passer l’étude d’impact  et le permis ! On veut aller vite c’est clair, en perspective des élections sans doute ! Se faire élire d’abord, on pompera plus tard ! Gare, quand même, au coup de pompe toujours imprévisible !

    Aux bonnes âmes qui n’aiment pas Jean-Paul Sartre, lui préférant Jean Guitton, plus en odeur de sainteté, nous dirons seulement qu’elles ne doivent pas escompter de miracle à la pompe pour bientôt ; quant à celles qui en douteraient, elles pourront aisément vérifier  le fondement de nos assertions dans le texte sérieux que nous publierons demain.

   Pour consoler tous les déçus, Claudi qui n’est jamais en panne et jamais à sec d’idées en dépit du climat d’hébétude local, a planté sa station au pied du château d’eau.

Station de l'Europe

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 septembre 2013  (J+1744 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 00:00

LA TOUR DE L’ONDE-du 23 septembre 2013 (J+1741 après le vote négatif fondateur)

        Dans un article récent, nous vous avions entretenu du magazine NOTIN, vous confiant notre intention, dans le but de renouveler notre registre, d’improviser librement sur le thème imposé de la zone du Charmoy,  à partir de citations tirées de son dernier numéro.

   Notre article du 19 courant, intitulé « Ces fusées qui ne décollent pas » a vu notre première tentative d’improvisation. La base de cette improvisation était la citation suivante : « A l’horizon, le clocher de l’église statique se dresse comme une fusée interplanétaire destinée à propulser les âmes vers le cosmos » (NOTIN N°6 p. 81)

   Aujourd’hui, c’est un autre édifice vertical de notre centre-ville, « la tour octogonale de la mairie d’Auxonne » (NOTIN N°6 p. 60), qui sera notre tremplin inspirateur et la citation suivante, notre guide :

 « L’octogone symbolise et assure la renaissance, par la liaison entre le monde matériel et le monde spirituel. Une tour polygonale forme la base des ressources en infra-sons spécifiques très utiles aux pigeons voyageurs. » (NOTIN N°6 p. 60)

     Octogone, liaison, ondes et fréquences, pigeons, seront les mots-clés de notre inspiration. Dans le mouvement qui déplace le cœur des activités de notre ville, du centre-ville vers la zone du Charmoy, la tour octogonale de la mairie d’Auxonne se voit supplantée par le château d’eau des Granges Hautes qui devient  la tour émettrice de Radio-Charmoy.  Lançant ses ondes octogonales,  Radio-Charmoy bat le rappel des pigeons.

 Ici Lure

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2013  (J+1741 après le vote négatif fondateur)

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