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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:01

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015 (J+2331 après le vote négatif fondateur)

     En mai, fais ce qu’il te plaît ! Le temps fait des siennes, le temps n’est pas clément : que d’eau ! Que d’eau ! Le temps n’est pas Clément,  c’est trop d’eau sans Pernot ! (après le tee-shirt du 10ème Tour du Jura, un petit clin d’œil à la santé de Champagnole, notre hyper-jumelle !).

      Vous devez sentir comme moi, entre averses et ponts, un certain clapotis, un flottement certain. N’est-ce pas un flottement idéal pour aborder les îles innombrables de l’archipel Facebook. En route donc, vers les Îles Fortunées !

       Fidèle aux pôles d’intérêt de notre blog, nous restreindrons cependant notre croisière au petit groupe d’îles Facebook de nos élus locaux.   

      Un sujet qu’abordait déjà Le Bien public du 25 octobre dernier, qui publiait, sous la plume alerte de Nicolas Rouillard, un article intitulé : « Les élus sont-ils « connectés » à Auxonne et à Genlis ? » (cahier local p. 2 rubrique « Temps fort »).

   La relecture de l’article de Nicolas Rouillard, bien qu’elle nous en apprenne assez peu sur la situation locale en la matière, constituera néanmoins le point de départ de notre croisière d’aujourd’hui vers un tout petit secteur  de l’archipel Facebook.

    Signalons d’emblée que, ne suivant pas en cela l’exemple de notre premier magistrat qui, selon Nicolas Rouillard, « lui aussi a pris le pli des réseaux sociaux » et donc mis les voiles vers l’archipel Facebook, nous ne sommes pas un adepte actif de Facebook. Rien d’humain ne nous étant étranger, nous gardons néanmoins un œil très attentif sur les contenus publics qui peuvent y circuler. Dans ce sens, nous pourrions reprendre à notre compte les propos de notre premier magistrat exprimés, toujours, dans l’article de Nicolas Rouillard : « Facebook me permet de m’informer de ce qui est publié au sujet d’Auxonne ».

   Nous avions ainsi observé, à la suite des attentats du 7 janvier dernier, un « scénario » local Facebook  typique dont nous avions rendu compte dans ce blog dès le 9 janvier.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

   À l’heure où Emmanuel Todd ose revenir, en l’égratignant, sur l’unanimisme du 11 janvier, mais où Inf’auxonne N° 48, gravant l’évènement dans le marbre, titre en page 5 « Attentat contre Charlie Hebdo… Auxonne se mobilise », nous ne renions pas, quant à nous, notre scepticisme d’alors. Comme le déclare Emmanuel Todd dans L’OBS n° 2634 du 30 avril au 6 mai 2015 (p. 74) : « Il faut aller au-delà du mensonge, au-delà des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes »   

     Facebook n’est-ce-pas le lieu idéal « des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes » ?   

    Même si, pour reprendre les propos de Nicolas Rouillard, « Le réseau social est aussi un lieu où ferraillent parfois les élus ». Inspirée sans doute du monde de l’escrime qui semble être l’un de ses pôles d’intérêt, cette incise du journaliste à propos des échanges entre le maire d’Auxonne et son opposition pouvait sans doute s’appliquer à la période des dernières municipales. À présent, bien calée dans son fauteuil pour un lustre, engoncée dans ses gilets matelassés la majorité semble se gausser des assauts des fleurets trop bien mouchetés des « trublions » !

     Bien que n’ayant pas l’honneur d’être élu, nous ne répugnons pas pour autant à « ferrailler ». Diverses raisons nous maintiennent néanmoins hors des salles d’escrime de Facebook. Parmi ces raisons, citons au premier chef, le conformisme moutonnier, l’exhibitionnisme de mauvais goût ainsi que le simplisme qui y président assez généralement.

      Sans exhibitionnisme exagéré, je vous fais une confidence : comme le Cardinal, j’aime beaucoup les chats ! Mais vous n’imaginez tout de même pas la photo de votre serviteur trônant réjoui et comblé,  portant ses huit chats et chattes sur ses genoux et ses épaules, en vrai Léautaud de la Capitale de l’Oignon : un tel chromo digne des plus grands classiques du calendrier des postes, ne manquerait pourtant pas de faire monter ma cote dans les chaumières numériques, mais je dis non, merci !

     Une autre raison de mon absence sur Facebook, c’est le peu de crédit que j’apporte aux like et autres approbations, fondées la plupart du temps sur des réactions épidermiques, plus que sur un véritable travail de réflexion documentée.

     Beaucoup trop de « coups de cœur » sans cervelle donc, mais aussi,  parfois, de coups de poignards anonymes. Le commentaire anonyme, voilà la maladie honteuse des réseaux sociaux. Une dernière raison pour moi de ne pas m’exprimer sur ces réseaux, c’est que j’estime qu’un argumentaire sérieux ne se développe pas en quatre lignes mal ficelées et bourrées de fautes, prises en sandwich entre la photo de Mirza, un « plein de bisous tout partout » à la grosse Georgette pour son anniversaire et la republication systématique de toutes les affiches qui traînent dans les vitrines du Val de Saône.

     Cependant, je dois bien l’avouer, il me coûte parfois d’être seul à l’écart, hors de la grande cour de récréation des réseaux sociaux où pullulent tant d’« ami(e)s » aux vécus passionnants. Alors je me prends à rêver d’avoir, comme certain(e)s, des centaines d’ami(e)s. Don Juan ne  revendiquait-il pas avant l’heure «mille e tre !», 1003 amies, bien entendu ! Était-il pour autant heureux ? L’histoire locale nous rapporte que 1664 ami(e)s, s’ils peuvent parfois vous faire mousser, ne suffisent pas pour autant à vous faire parvenir !

    Et pourtant, comme ils me manquent ces « amis » et ces « amies » pour partager leurs photos de vacances à Honolulu, celle des noces d’or de leur grand-mère, leurs maximes à trois balles pêchées sur le net, ou encore leurs recettes inédites de soupe à l’oignon. À propos d’oignon, je vous avoue sans fard que je me prends parfois à pleurer de ne pouvoir partager tous ces « trésors » d’humanité…

    Pleurer de rire bien entendu ! Claudi, qui n’a pas vu le rire entre les larmes, a naïvement imaginé un remède à ma mélancolie. Claudi, le pauvre, qui est mon seul ami, n’a vraiment rien compris, il m’a tout bonnement dessiné, non… pas un mouton, mais une page Facebook bien à moi pour me consoler ! Merci Claudi, me voilà enfin comme tout le monde ! Je sens  que l’on va enfin « m’inviter » et que je vais pouvoir « partager » quelques bonnes photos !

    En attendant d’en revenir à des choses plus sérieuses, c’est promis !

 

Facebook Chantecler

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mai 2015  (J+2331 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:14

VIES PARALLÈLES (2) : LES PARIS STUPIDES - du 14 AVRIL 2015 (J+2309 après le vote négatif fondateur)

Nous dédions cet article aux courageux personnels du Casino de Champagnole qui osent contredire certains discours « mortels »

       Après notre impromptu hôtelier, nous reprenons  aujourd’hui notre étude comparative d’Auxonne et Champagnole. Notre premier article sur le sujet, « Vies parallèles (1) », tout en soulignant les traits qui les différencient, avait dégagé une inclination commune des deux premiers magistrats des deux villes : celle à multiplier hors-de-propos le nombre de grandes surfaces – et tout particulièrement de grandes surfaces à dominante alimentaire  – sur leurs communes.

       Dans cette course, Champagnole est d’ailleurs en avance sur Auxonne. Le Progrès du mardi 31 mars, qui nous a inspiré cet article,  nous apprend, en effet, en page 30 que 7 grandes surfaces sont actuellement implantées à Champagnole : « Aldi, Casino, Colruyt, Intermarché, Leclerc, Lidl et Super U ». À Auxonne, nous n’en comptons, pour l’instant, que 4 : Casino, Intermarché, Lidl et Netto.

      Mais ces bilans vont bientôt changer. C’est déjà certain pour Champagnole, Casino devant très bientôt disparaître de la liste. Probable, dans un avenir plus ou moins éloigné, pour Auxonne où l’enseigne Leclerc, bénéficiant depuis sept ans du soutien aveugle et inconditionnel du maire, risque bien de parvenir à ses fins.

    Le Progrès du mardi 31 mars dernier titrait en page 30 à la rubrique Champagnole « Le passage de Casino sous l’enseigne Leader Price inquiète les salariés ». En effet « Casino deviendra Leader Price, et cela dès le mois de mai » explique Patrice Tissot, délégué du personnel du magasin,  qui voit dans cette mutation le premier effet « d’une course folle aux commerces qui ne crée pas d’emplois mais en supprime ». Patrice Tissot rappelle : « Nous étions 29 salariés lorsque Super U s’est agrandi avec son village U en 2012. Nous sommes 17, aujourd’hui, en comptant la jeune apprentie ». La station-service du supermarché est déjà en cours de démantèlement. Pour le personnel, le changement d’enseigne est bien une fermeture : « Ce n’est pas un transfert. C’est la fin de Casino [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] et la création d’un Leader Price. Pour l’instant, nous avons la chance d’avoir ce repreneur pour sauver nos emplois. Mais le problème reste entier. Forcément, il y a une grande surface qui cédera. Sans parler des commerces du centre-ville [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] ».

     Et Patrick Tissot de poursuivre : « L’attractivité souhaitée au départ devient un piège mortel pour tous les commerçants de la ville  [N.D.L.R. « Chantecler » : c’est nous qui soulignons] »

    Il peut être utile de confronter ce discours d’un responsable syndical confronté dans l’urgence, avec ses collègues, à la réalité des faits, et les éléments de langage, téléphonés et peu crédibles que le maire d’Auxonne et ses adjoints ont sans doute rapportés de leurs visites en Haute-Saône… : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville » (déclaration sur FR3 le 22 octobre dernier) . Voilà un discours stéréotypé que nos recherches nous ont amené à retrouver partout où une grande surface voulait s’installer avec la bénédiction du maire.

    Comment ne pas mettre en parallèle ce discours formaté avec celui relevé sur un tract de la mémorable consultation de juin 2010 imprimé par l’AAC (Auxonne Avenir Consommateurs), association-croupion créée pour la circonstance, et dont le Président est entré depuis au conseil municipal.

 

A Star Is Born !!!

A Star Is Born !!!

    Nous vous livrons la profonde « pensée » du Président de cette association-croupion, exprimée dans un tract diffusé lors de la consultation de juin 2010, en parallèle avec l’affichage intensif des OUI imprimés à LURE :

   « Je pense que commercialement, il y a de la place pour tout le monde, et que, s’ils savent s’adapter, les commerçants de centre ville profiteront de la nouvelle clientèle qui arrivera de l’extérieur pour s’approvisionner sur la zone commerciale »

       C’est clair, on reconnaît le même disque « La Voix de son Maître ». Vous en doutez encore ? Alors, écoutez…. et comparez !

        « Il existait des petits commerces et il existe toujours des petits commerces à Wasselonne et il existera toujours des petits commerces à Wasselonne. L’implantation [de ce magasin] est pour sédentariser les consommateurs sur certaines familles de produits, mais ces gens-là qui vont rester sur la commune iront dans ces commerces-là consommer des produits que nous, on peut peut-être pas offrir, que nous on n’a pas dans les rayons parce-que ça reste un petit hypermarché, ou parce-que les gens ont ces affinités-là. Donc, les petits commerces, j’espère et j’en suis persuadé, profiteront de cette sédentarisation des clients. »

     Voilà un discours qui fait autorité, puisqu’il a été prononcé le 24 avril 2014, au LECLERC de Wasselonne (Bas-Rhin),  par le patron  de ce LECLERC, qui s’exprimait ce jour-là après MEL venu inaugurer son magasin, enfin ouvert après plus de dix années de procédures.

http://www.wat.tv/video/michel-edouard-leclerc-passage-6rkn7_3klpr_.html

        Apparemment, tous ces discours stéréotypés et  lénifiants ne semblent pas avoir rassuré, jusqu’à présent, les personnels du Casino de Champagnole ainsi que les commerçants du centre-ville.

      Et le consommateur, ce soi-disant « consomm’acteur » qu’est censé défendre l’association-croupion AAC, déclarée en Préfecture en janvier 2010, montée en épingle par l’équipe Langlois (voir le texte de notre illustration ci-dessus : « A Star Is Born !!! »,  tirée d’Inf’auxonne N° 27 de janvier 2010 p. 2) et finalement mise en veilleuse depuis sa contribution à la CNAC du 17 janvier 2012, le vrai consommateur, je le répète, que devient-il dans tout cela ?

       Plus soucieuse sans doute de ce vrai consommateur, que notre Président auxonnais de l’association-croupion AAC, assistant désormais silencieux et bien sage aux séances du Conseil municipal, une employée du Casino de Champagnole déclare : « Nos clients sont fidèles et nous les en remercions. […]. On sait que nos clients, souvent des personnes âgées, très attachées à Casino seront désappointés. On pourrait se taire, mais il faut que nos clients soient informés des changements »

      Madame, vous faites bien de ne pas vous taire et votre déclaration vous honore ! Elle réjouira sans doute tous/tes les Auxonnais(e)s lassé(e)s de l’enfumage qu’ils subissent depuis bientôt sept ans à propos d’une  prétendue « attractivité » ! Cette « attractivité souhaitée au départ  [et qui au bout du compte] devient un piège mortel pour tous les commerçants de la ville » dont l’article du Progrès nous informe que tel est déjà le cas à Champagnole !

Paris d'en haut, paris d'en bas !

Paris d'en haut, paris d'en bas !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Avril 2015  (J+2309 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:04

CHAR OU CHARMOY ? - du 06 AVRIL 2015 (J+2301 après le vote négatif fondateur)

      Claudi, nostalgique, évoquait hier soir ses souvenirs :

– C’était au temps où l’orthographe était encore en promo. Je me rappelle mon vieil instituteur qui nous répétait : « Tous les noms de la famille de char prennent deux R sauf char et chariot ». Aujourd’hui je pense que la règle est devenue incomplète et qu’on devrait ajouter à char et chariot :  Charmoy !

 – Ça va pas Claudi, Charmoy, ça vient de charme, Carpinus Betulus L., l’arbre, bien entendu : le roi des affouages ! Si t’es pas convaincu demande au Doudou, il en connaît un rayon en matière de charme et surtout de Charmoy !

– Pas d’accord, tu retardes d’une paye ! Charmoy ça vient pas de charme, c’est de la famille de char, de char LECLERC, bien entendu, et si on peut admettre aussi que ça vienne de charme, il ne s’agit pas de l’arbre du même nom, bon sang de bois ! Il s’agit seulement du charme convaincant et trompeur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient !

   Cette petite conversation à bâtons rompus, sous les charmilles avec Claudi, pour introduire notre article d’aujourd’hui dans lequel nous traiterons de presse municipale. Et particulièrement du numéro de printemps en instance de parution, et que tous nos concitoyens attendent, retenant leur haleine, avec la foi du charbonnier et une impatience seule comparable à celle des bourgeons de charme attendant la sève qui monte. Au préalable, passons en revue les numéros de printemps, précédemment parus, du captivant magazine.

     Le numéro de printemps de l’année 2009, le meilleur, le plus grand, l’indépassable inf’Auxonne N°25 de mai 2009, chantait avec une conviction renversante – que seules pourraient peut-être égaler les promesses de lendemains qui chantent, sorties de la moustache du Petit Père des Peuples– les louanges d’un Charmoy servi sur un plateau à un promoteur unique et thaumaturge :

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015  

      Poursuivons notre inventaire : le N° 28 de mai 2010  célébrait l’embarquement au port, le N° 32 d’avril 2011, Fillon aux p’tits oignons, le N° 36 d’avril 2012, un char de Carnaval, le N° 40 d’avril 2013, un  autre char de Carnaval, le N° 44 d’avril 2014, la reconduite du char de la municipalité, et le N° 48 d’avril ou mai 2015 que nous réserve-t-il ? Un char ou le Charmoy ? Émoi !  Émoi ! Émoi ! Mais au fait, connaissez-vous la Reine du Charmoy… et son Roi

REINE DU CHARMOY - du 11 FÉVRIER 2015

     Inspiré par le charme de la Reine du Charmoy, Claudi s’est attelé à la tâche. Conséquence : c’est la maquette rêvée de la « une » idéale du prochain L’Info’bonne  qui paraît aujourd’hui en avant-première dans notre blog. Elle concilie avec bonheur les deux options, non pas char ou Charmoy, mais char et Charmoy, avec un seul R bien entendu, comme LURE !

     Réflexion faite, Claudi n’a pas manqué de prévoir quand même une alternative plus musclée, les  « fervents défenseurs » du projet pouvant juger cette « une » char et Charmoy un peu faible. La « une » bis, qui recueillera sans doute leurs suffrages enthousiastes, représente, dans sa version moderne – fer et béton contre labours et périphérie contre centre-ville – la fameuse victoire du « pot de fer contre le pot de terre »,  dans « l’intérêt général » bien entendu !              

       Enfin, à destination des vrais amateurs, chaque Une est donnée en feuille avec sa quatrième de couverture surprise jointe !

Les unes d'Info'bonne 48
Les unes d'Info'bonne 48
Les unes d'Info'bonne 48

Les unes d'Info'bonne 48

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 Avril 2015  (J+2301 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 07:00

POISSON D’AVRIL (TER) - du 04 AVRIL 2015 (J+2299 après le vote négatif fondateur)

   L’article du  Bien Public du 1er avril dernier annonçant – pour reprendre le registre potager d’un binôme candidat aux récentes départementales – la présente levée de la « graine » déposée au Charmoy début 2009 par un semeur « fervent » autant que « discret » nous avait amené, dans notre dernier article, à quitter le monde piscicole prématurément. Nous le rejoignons aujourd’hui, et pour tous/toutes ceux/celles qui aiment taquiner le goujon ou ferrer le brochet, nous proposons en relecture un article déjà ancien :

CHARMOY : LE  PÉROU  POUR  LES PÊCHEURS ! - du  23 juin 2013

     À l’usage des gens pressés, que nous savons de plus en plus nombreux, et qui n’ont pas la patience de démêler les lignes, nous reprenons directement cet extrait d’Inf’Auxonne, N° 31 de janvier 2011 reproduit dans l’article cité.  Cet extrait, véritable morceau de bravoure, n’est autre que la leçon de morale surplombante et péremptoire  que le semeur « fervent » autant que « discret » s’autorisa à donner après coup aux commerçants du centre ville légitimement étonnés, voire écœurés, des revirements survenus entre le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 et l’annonce fracassante du 26 mars 2009 :

        « Malheureusement, jusqu’à présent nos appels n’ont pas reçu l’écho qu’ils méritaient. En effet, les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles… »

      Bravo, Monsieur le donneur de leçons de morale ! Belle pièce, pas vrai, cette carpe !

      Parole de Capitaine Brochet : croyez-moi, il vaut mieux s’allier en sous-marin avec un gros si LURE. Ça au moins, c’est pas une alliance contre-nature !! Et mieux vaut être téléguidé qu’  « obnubilé » et louvoyer plutôt que « se fourvoyer » !

        À propos de brochet, Inf’Auxonne N° 36 de mai 2012 nous apprend très pédagogiquement que  « Le brochet, espèce emblématique du Val de Saône se reproduit sur les prairies inondées durant l’hiver. Il utilise la végétation comme support de ponte. Plus largement, les cyprinidés se reproduisent dans des zones peu profondes, calmes et enherbées ». Nous pourrions ajouter qu’au cours de l’hiver 2008-2009, un brochet « fervent », revenu tout ébloui et émoustillé d’un fabuleux périple en Haute-Saône, remonta discrètement le Bief Pérou, jusqu’aux prairies du Charmoy.

       Vous conter ce fait en cette vigile de Pâques, est proprement de circonstance puisque c’est au cours de cet hiver 2008-2009 précisément, que notre brochet pondit très discrètement, en ces prairies, l’œuf réputé non alimentaire bien qu’à prédominance alimentaire d’un hyper-projet pharaonique qui ne tarda pas à éclore avec le printemps, dans la presse du moins ! Et qui, à retardement, vient d’éclore enfin aujourd’hui.

    Cet œuf n’était pourtant pas, à proprement parler, un œuf de Pâques. Il se révéla, à l’usage,  n’être pas non plus un œuf à raccommoder, du moins à raccommoder les relations improbables entre notre brochet et « la carpe et le lapin » ! Penser, au surplus, que cet œuf pourrait aider à raccommoder le tissu socio-urbain fatigué du centre-ville, ne pourrait être que le pari d’une bien piètre couturière !

    À preuve, la CNAC du 20 janvier 2010, dans sa décision 317D  posait elle-même, en experte, ce diagnostic suffisamment clair : « Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville […] Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne[…] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

La frayère à brochet

La frayère à brochet

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 avril 2015 (J+2299 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:00

POISSONS D’AVRIL D’AUJOURD’HUI ET D’HIER… - du 01 AVRIL 2015 (J+2296 après le vote négatif fondateur)

         Au Charmoy, « Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. ».

     Juin 2015 ?!  Poisson d’avril ! Je dirais même plus, poisson pas très frais, puisqu’il s’agit d’une déclaration du maire d’Auxonne à la séance du Conseil municipal du 10/07/14 [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

      Les exemples ne manquent d’ailleurs pas de déclarations optimistes du même tonneau !    

    C’est ainsi qu’il y a plus de six ans, le 26 mars 2009, Le Bien public  titrait « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS ». Ça c’était le gros poisson d’avril 2009, après le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 ! Merci, Capitaine Brochet !

     Presque deux ans plus tard, dans Le Bien public  du 13 janvier 2011, Raoul Langlois, martial, déclarait : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 ; Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ».

    Un an plus tard, dans Le Bien public du 23 janvier 2012, notre premier magistrat déclarait : « la création d’un centre commercial composé d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande […] n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 ».

      Le début de l’année 2013 apporta, avec les vœux,  cette déclaration municipale dans l’article du Bien public du 9 janvier 2013 : « Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013 ».

     L’automne approchant, le 10 septembre 2013,  un grand article du Bien public nous apprit cette profonde évidence énoncée, sans grand risque, par notre premier magistrat : « On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser ».

      Le 17 septembre 2014 enfin, toujours dans Le Bien public, notre premier édile déclarait : « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre commercial Leclerc […] La construction de ce dernier a démarré en juin dernier et les Auxonnais devraient encore patienter quelques mois avant de pouvoir y faire leurs courses. » 

      Pour l’heure, malgré un redémarrage en flèche (de grue) du chantier, la presse se montre avare en informations charmoysiennes. Nous ne désespérons pas pour autant de pouvoir bientôt allonger notre liste de pronostics historiques. Et notre liste de courses, bien entendu !

      En attendant, Claudi a ressorti de son congélateur d’archives un très vieux poisson d’avril 2009 en promo, à vrai dire, pas vraiment pêché en eau claire !

       Dans le ventre du carnassier on a retrouvé ce message :

 « Le Maire a-t-il, comme les opposants au projet le prétendent, changé d’avis ?

NON. Sa position a évolué avec le dossier lui-même. En effet, initialement « à prédominance alimentaire», le projet a ensuite subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du 17/12/2008. (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p. 2) »

  Voilà qui a de l’à LURE ! Ça c’est vraiment une HYPER découverte !!! Ça, c’est les lois l’évolution revues et corrigées par le darwinisme vésulien, et ça mérite au moins une communication à l’Académie des Sciences !

Je sui si Lure

Je sui si Lure

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er avril 2015  (J+2296 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 10:00

LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)

   En conclusion de notre article du 3 novembre dernier nous faisions mention d’une candidature possible de nos amis Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy. Nous reproduisons d’ailleurs ci-dessous à droite, une illustration de l’article correspondant, qui  en atteste.

     Un peu timides sans doute, et cédant la place à une concurrence plus chevronnée, ils devaient par la suite renoncer à leur projet, nous faisant, en quelque sorte, « le coup du pétard mouillé ».

 CHARMOY CONNECTION - du 24 NOVEMBRE 2014

      Ils ignoraient que leur désistement en faveur de « pros » du Charmoy devait se révéler inutile, les « pros » en question devant déclarer forfait à leur tour (Le Bien Public du 11 février dernier rendait compte du fait sous un titre à connotation pyrotechnique : « Le coup du pétard mouillé »)

      La bannière du Fort Charmoy, si crânement tenue en 2011 par Monsieur Raoul Langlois, assisté de Monsieur Montial se retrouvera donc, en ce mois de mars 2015, orpheline et sans porteur (officiel du moins).

     Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy nous ont avoué en être fortement chagrinés, et ce, d’autant plus que le staff de leur fournisseur officiel dans la nuance jaune-fluo vient de leur faire parvenir une bonne provision d’affiches. Nous en publions un exemplaire ci-dessous, à gauche.

     Elles étaient vraiment tendance ces affiches, et les voilà  à présent incollables ! Comme le riz en promo ! Gaston et Arlette en ont gros sur la patate, je dirai même plus sur la Haute-Patate ! Encore un gaspillage de papier qui ne va pas arranger l’avenir de la planète !

       Notre binôme se remémore avec nostalgie la vague jaune-fluo de juin 2010, son fort pouvoir couvrant d’affichage sauvage venu de LURE, quand les tristes panneaux officiels galvanisés, qui ne galvanisaient personne, arboraient des affiches aux slogans ouiouistes indigents et monocordes. Ils se rappellent la circulaire municipale absconse (imbitable si vous préférez) annonçant « un supermarché à dominante non alimentaire » et incitant à un « déplacement en masse » pour le vote : en un mot, l’information biaisée doublée de l’incitation la plus primaire, merveilles dignes d’une république bananière. Ajouter à cela, commodité inouïe pour les postulants, l’absence totale de réunions publiques ouvertes à un vrai débat informé de citoyens responsables. Ils se remémorent tout cela, du temps où c’était le bon temps, en juin 2010, quand la démocratie participatatatative sévissait. Gaston et Arlette en ont gros sur la patate, je dirai même plus sur la Haute-Patate !

Cliquer sur chaque image pour l'agrandir

LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Mars 2015 (J+2278 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:08

ART-BOIS - du 10 MARS 2015 (J+2274  après le vote négatif fondateur)

     L’art-bois, comme dit le proverbe : « plus on en boit, plus on va droit » ! Droit comme un I, droit comme le crayon-tronc qui se dressait encore récemment sur notre place avant l’arrivée du Carnaval, et dont nous parlions encore dans notre dernier article.

     On commençait à s’y faire à ce crayon-tronc de la libre expression né de l’esprit du 11 janvier. Mais « l’esprit du 11 janvier », c’est déjà du passé et puis les manèges arrivaient, alors on l’a enlevé. Mais qu’a-t-il bien pu devenir ?

     Certains prétendent qu’il est déjà retenu par un ébéniste parisien  qui, flairant un bon créneau à bobos, vient de se spécialiser dans la transformation de ces monuments en  tables tournantes. La mode de Voltaire n’ayant duré qu’un mois, le spiritisme a de nouveau le vent en poupe, alors, comme au temps de Victor Hugo qui affectionnait les tables tournantes, vous poserez vos mains bien à plat sur la table ronde en bois de crayon-tronc et vous répéterez : « Esprit du 11 janvier es-tu-là ? » Et vous sentirez le p’tit bout d’la queue du chat vous chatouiller les mollets et vous électriser…

        Tout cela n’est en fait qu’une rumeur. Dans le cas précis de notre crayon-tronc de la libre expression, celui-ci vient d’être acquis par un mécène haut-saônois. Débité avec soin et avec une scie, en rondelles et en bûchettes, dans une scierie vosgienne, il rejoindra l’atelier de  l’artiste xylomane alsacien Joseph Holzkopf. Ce dernier assemblerait rondelles et bûchettes selon son génie propre dans la réalisation d’un prestigieux ensemble de mobilier urbain qui viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy.

     Claudi Hoffnung, notre graphiste, ne connaît pas Joseph Holzkopf, il dit préférer le Kaeferkopf. Après quelques verres de Kaeferkopf, il n’a pas eu vraiment de mal à imaginer le prestigieux ensemble de mobilier urbain qui paraît-il viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy. Pour la plus grande joie d’Arlette Mazone, de Gaston Ducharmoy et, bien entendu, de notre premier magistrat. Roule Char-bois ! Mais la Petite Lapine, elle, connaît la musique, elle a déjà vu le film : Ben Lure, on t’a dit « Mets-çà-là » !

P.S. Et si le Char-bois n’était au bout du compte qu’une carriole vermoulue ?

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014      

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 Mars 2015 (J+2274 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:00

UN WESTERN AUXONNAIS : LA CONQUÊTE DU CHARMOY - du 02 MARS 2015 (J+2266  après le vote négatif fondateur)

    Loin des grands espaces du Nouveau Monde, sur le sol bien cadastré de notre vieux pays où les indiens sont devenus rares, l’esprit de la « Frontière » n’a pas disparu pour autant, comme certains pourraient le croire. S’établir toujours plus avant sur des zones encore incontrôlées, recélant des ressources de clientèle potentielles, ponctuer la grande carte du territoire, affichée au siège central, d’établissements toujours plus nombreux, tel est l’objectif que poursuivent de grands groupes au nom des idéaux philanthropiques  qu’ils proclament et que des médias dociles répercutent en chœur : apporter emploi et pouvoir d’achat !

    Le caractère clairement conquérant et assez peu désintéressé de la démarche peut, à l’occasion, transparaître sans fard dans le discours : « On veut le conquérir [le marché] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 dans l’article intitulé  « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »).

    Depuis plus de six ans (2266 jours exactement aujourd’hui), la Conquête du Charmoy, et ses innombrables épisodes, est devenue la série préférée des Auxonnais(e)s. « 28 millions d’euros à prendre », ça fait combien de dollars shérif ? Et puis, le maire « audacieux »  de Charmoy City est bien remonté depuis qu’un homme d’affaires venu de l’Est lui a dit : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». N’oublie pas tes guns Rawl !

     Au lendemain d’un Carnaval un peu humide, Claudi, qui n’a pas l’intention d’enterrer la hache de guerre, a voulu faire d’une pierre deux coups : illustrer le passionnant western auxonnais en jaune-fluo et technicolor et rendre hommage à une figure mythique du Carnaval d’Auxonne injustement oubliée dans un récent article du Bien Public du 24 février dernier relatant la 43e  édition du Carnaval en 1965.

    Je ne pourrais le parier, mais il est à peu près sûr, que cette année-là le « Phonphonse » ouvrait la cavalcade fièrement campé sur son cheval, comme il le fit dans les années d’après-guerre et jusqu’au cœur des Trente glorieuses, où l’âge venu, il finit par dételer.

    La photo du « Phonphonse » qui a inspiré Claudi, je l’ai achetée, il y a une trentaine d’années dans une vente animée avec humour par Me Droin, comme il savait si bien le faire ! Au temps de mon adolescence et de ma jeunesse, le « Phonphonse » était connu à Auxonne comme le loup blanc. Il n’avait rien d’un conformiste, ce jeune dandy des années 30 roulant en Torpédo rouge dont me parlaient, avec des sous-entendus appuyés, mes aînés. Devenu, dans les années 50 et 60, le gardien botté de la décharge fumante de la Route de Chevigny, il en tirait parfois des trésors. Superbe chineur au verbe haut, il était, avant l’heure, un pionnier du tri sélectif ! Le Carnaval était son heure de gloire annuelle et aussi un peu son gagne-pain, car dans sa ferme bric-à-brac, voisine de la décharge et tenue par une vieille bonne assez peu engageante, il avait une grange pleine de costumes qu’il louait et qu’il confectionnait aussi. Je garde un souvenir sympathique de cet homme original qui me fit faire quelques bonnes trouvailles en matière de… brocante et j’ai grand plaisir à faire revivre son souvenir aujourd’hui, à l’heure où le travestissement du carnaval a quelque peu perdu de sa charge transgressive.

    Claudi remercie John Ford et le « Phonphonse » pour leur prestigieuse, bien qu’involontaire, contribution à l’illustration de la conquête du Charmoy.

Conquête du Charmoy

Conquête du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 Mars 2015 (J+2266 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:00

CARNAVAL AU CHARMOY - du 26 FÉVRIER 2015 (J+2262 après le vote négatif fondateur)

     Nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de rencontrer nos amis Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy, le binôme pressenti de la zone. Fervents supporters du OUI lors de la consultation de juin 2010, ils n’avaient pas mégoté à cette occasion sur le pot de colle, placardant vaillamment les affiches luronnes de la vague zone-fluo qui devait remporter un franc succès. Les « vagues », de quelque couleur qu’elles soient, ne chôment d’ailleurs  jamais à l’affichage !

    Aujourd’hui l’enthousiasme est un peu retombé, et la zone, silencieuse, avec ses gros cailloux posés en travers de la route d’accès. Au bout du compte, le binôme pressenti de la zone ne partira pas en campagne. Mesure de salut public à c’qui paraît et surtout le cœur n’y est plus vraiment ! Et pourtant, depuis quelque temps, une rumeur insistante parcourt ville et campagne qui n’est pas pour déplaire à nos deux amis : « Ça va repartir là-haut, notre promoteur a le bras long, je vous le dis, ça va repartir ! De toute façon, ils gagnent toujours ! C’est pas un trou du cul qui va les gêner ! Le pot de fer doit gagner, c’est normal ! ».

   Notre magazine municipal Inf’Auxonne N° 45 de  juillet 2014 l’avait bien dit par la voix d’ « Auxonne passionnément » (en page 6) : « Les travaux de l’hyper marché [sic] LECLERC sont commencés, nonobstant[ne trouvez-vous pas ce nonobstant délicieux, ce nonobstant, c’est vraiment du nannan] un énième recours au Tribunal administratif déposé par un riverain ayant partie liée avec une autre grande surface auxonnaise. Il ne fait aucun doute que ce recours sera vain, comme l’ont été les précédents. » Nous pourrions répondre aussi qu’ « il ne fait aucun doute » que le directeur de cette publication « a partie liée avec une autre grande surface [qui n’est pas] auxonnaise ». Il l’a amplement démontré dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 !

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 

     Mais trêve de chicanes ! En ces temps de crise, restons unis, dans l’« intérêt général » mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

      Hier, donc, un grand soleil éclairait dans un ciel bleu la campagne frisquette. Libéré de ses obligations de campagne, notre ex-binôme a pris le chemin de la zone… C’est vrai que ça fait un but, ça change du tour du port et puis ça fait baisser le cholestérol. Le toubib l’a dit : « Une demi-heure de marche rapide, c’est radical ! ». Alors on y va Gaston ? Pedibus, c’est pas si loin que ça, et d’abord y’a pas de bus et mon vélo est crevé… Allez, on y va, pour voir… On sait jamais…

     Marche ascensionnelle du binôme vers la cote 198 sur les spacieux accotements vélocipédo-horticolo-pédestres. « Finalement Gaston, tu vois, ça fouette le sang et là-haut, le cône de vue sur le clocher, vaut le coup à c’qui paraît ! P’t’êt’ même qu’on pourra voir de là le crayon de la libre expression ». « Arlette, tu charries, tu retardes avec Charlie, le crayon de la libre expression, il est plus en rayon ! »

      Arrivée en vue de la clôture fermant l’accès de la zone depuis le rond-point de l’Europe, Arlette avise un affichage jaune-fluo. Réminiscence chromatique de 2010… elle pousse du coude Gaston : « Gaston, c’est sûr, j’te jure, ça vient de LURE, ça augure, pour sûr, une annonce d’ouverture ! » « Voilà  maintenant qu’tu fais des vers Arlette ! » « Oui, je suis hyper-lyrique Gaston, hyper-lyrique à prédominance alimentaire bien entendu ! »

       Déception au bout du chemin et au bout du compte : c’est une affiche du Carnaval ! Gaston qui est une bonne pâte, trouve ça plutôt sympa, mais Arlette est amère, elle repassera, encore une fois cette année, pour le Carnaval de Venise en tête de gondole, la cavalcade des caddies et les confettis en promo ! Mais dans sa petite tête, elle espère bien que des grosses têtes finiront par arranger ça !! Dans l’ « intérêt général », bien entendu, mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

P.S. : Non, ce n’est pas un PS qui sent franchement la Rose, mais notre Arlette va être contente quand même.

    Dernière minute ! Notre premier magistrat, très proche de LURE-VESOUL – qui ne sont pourtant pas en Picardie – annonçait hier soir publiquement, à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, la reprise des travaux au Charmoy pour la semaine prochaine. Les grosses têtes ont bien travaillé ! C’est les autocaristes qui vont être contents !

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014

Les travaux devraient donc redémarrer incessamment « nonobstant un énième recours » possible ! Recours toujours !

   En attendant, surveillez le journal qui nous annonçait déjà le 26 mars 2009 : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

Une nostalgique de juin 2010

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Février 2015  (J+2262 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:00

UN PÉTARD BIEN SERRÉ - du 13 FÉVRIER 2015 (J+2249 après le vote négatif fondateur)

   Je réalise que je viens de commettre une erreur dans mon titre. À l’origine de ce lapsus calami, les titres imagés de notre feuille locale qui nous conduisent allègrement d’un « pétard mouillé » (Bien public du 11 courant) à une « ceinture à serrer » (Bien public du 12 courant).

    De ce lapsus calami, les méchantes langues vont déduire que je puise mon inspiration à des sources illicites. Elles auront tort, tout simplement. Les pétards sont mouillés et les dieux de la tribune sans doute fatigués, il va falloir se serrer la ceinture, comme au pays des Dieux de l’Olympe et pourtant, il nous reste le Charmoy, le trip qui dure, la saga inusable à grand pouvoir couvrant pour meubler le panneau d’affichage. Il fallait au Charmoy un Homère, et cet Homère c’est Chantecler ! Que nous manque-t-il au juste ? Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possible !

     Et le suspense continue… Tenez, hier au soir, le nouveau dépôt de permis n’était pas encore au rendez-vous, nonobstant les assurances écrites du compte-rendu sommaire du conseil du 10 fraîchement placardé.

     N’empêche que l’espoir fait vivre et que, si son pétard était mouillé et qu’il ne mouillera pas sa chemise dans la course pour les départementales, notre premier magistrat rêve encore du « salut par le Charmoy ». Ne déclarait-il pas encore le 22 octobre dernier  à FR3 : « une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. » À voir !

      Pour l’heure, force nous est de reconnaître qu’une start-up au moins aura su profiter de l’opportunité charmoysienne pour développer son activité. Claudi, qui a beaucoup d’imagination a souhaité lui donner pignon sur rue. « À la Ville de LURE » voilà au moins une boutique qui tourne et qui n’est pas près de mettre la clé sous le paillasson.

 A la ville de LURE  

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 Février 2015  (J+2249 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres