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  • Claude Speranza, Auxonnais
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

PREMIÈRE PIERRE ET…PIERRES D’ACHOPPEMENT - du 05 NOVEMBRE 2014 (J+2148 après le vote négatif fondateur)

     100 mm de pluie, au moins, ont dû tomber sur la zone du Charmoy. Après avoir fait couler beaucoup d’encre, notre zone, en se ressuyant, va maintenant remplir les fossés !

    Alors accablé de tant d’eau, nous attendons le soleil, comme d’autres attendent leur hyper ! Une chose est certaine au moins, le soleil viendra avant l’hyper. Comme des voyageurs plantés sur le quai d’une gare en attente d’un train en retard, j’imagine donc nos impatients d’hyper écoutant les annonces….

    Facile à imaginer, il suffit d’ouvrir les archives du Charmoy qui ne manquent pas d’annonces d’un démarrage prochain de construction sur la zone, de pose de « première pierre », voire de date d’ouverture du centre commercial.

     C’est ainsi que dès mai 2009 on pouvait lire dans Inf’auxonne N° 25 en page 4

« A quelle date est prévue l’ouverture ?

Dans environ 24 mois » [N.D.L.R. : soit mai 2011 !!]

     En mai 2011, soit 24 mois après, il n’y avait toujours rien, mais Le Bien public  avait entre temps restauré l’optimisme avec la parution du grand article : « Oui à l’hyper, non au Brico ! » du 13 janvier 2011. Un encadré de cet article interrogeait : « La première pierre posée en 2012 ? » Dans cet encadré, Raoul Langlois déclarait : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 ; Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ». Aujourd’hui, trois ans après, cette affirmation est toujours d’actualité : « il ne reste plus qu’à construire ».

      Les travaux ne démarrèrent pas en 2012, ni même en 2013, et d’ailleurs dès le 10 mars 2011, à la suite du deuxième refus en CDAC, Le Bien public  interrogeait : « Leclerc à Auxonne : c’est fini ? »

       Pourtant, par sa volte-face remarquée du 17 janvier 2012, la CNAC devait permettre au phœnix de renaître de ses cendres. Pour ceux et celles qui douteraient encore de cette volte-face :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

   Le 20, à la suite de la volte-face Le Bien public pouvait enfin titrer : « Feu vert pour le projet Leclerc » Dans cet article, le « premier élu » réjoui concluait : « Je pense que tout va aller très vite et qu’en 2013, le projet verra le jour ». La veille, 19 janvier 2012, sur le blog du même Bien public, il était même allé jusqu’à déclarer : « Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible ». Information confirmée à nouveau en ces termes : « la création d’un centre commercial composé d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande […] n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 »propos tenus cette fois, dans le grand article du Bien public du 23 janvier 2012 intitulé : « Le feuilleton Leclerc continue »

       Une année ou presque s’était déjà écoulée depuis ce moment d’euphorie, lorsqu’à l’approche imminente de Noël, le 19 décembre 2012 Le Bien public annonça, photo des déposants à l’appui : « Leclerc : le permis de construire a été déposé ». Dans cet article-annonce, Raoul Langlois, qualifié de « porteur et fervent défenseur du projet » déclarait alors : « Les travaux devraient normalement débuter avant la fin 2013 ». Le 9 janvier 2013 dans l’article du Bien public intitulé « De grands chantiers pour 2013 »,  il réitérait cette assertion dans une forme quelque peu atténuée : « Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013 »

    Tel ne fut pas le cas. Le 10 septembre 2013,  dans un grand article du Bien public intitulé « Permis attend validation », le maire d’Auxonne annonçait quand même : « On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser ». Ce qui est une  évidence logique, comme  pour tout homme d’affirmer dans l’instant présent qu’il n’a jamais été aussi proche de sa mort ! Mais cette affirmation ne renseigne en rien sur la date de celle-ci ! Mors certa, hora incerta…

   Hora incerta en effet… Le 17 mai 2014 dans l’article du Bien public intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » (oui hélas ! Mors certa, hora incerta…), Raoul Langlois pronostiquait : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir »

    Ce qui, pour une fois, enfin,  se vérifia !

    Lors du Conseil municipal du 10 juillet 2014, une date d’inauguration fut même, pour finir, avancée : « Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

    Le 17 septembre, dans Le Bien public, dans l’article intitulé «Tout sur les nouveaux projets »  Raoul Langlois annonçait, avec la fin des embûches, l’imminence de l’aboutissement : « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre commercial Leclerc […] La construction de ce dernier a démarré en juin dernier et les Auxonnais devraient encore patienter quelques mois avant de pouvoir y faire leurs courses. »    

    Début octobre 2014, dans le gratuit Pays Dolois N°164, en page 4 « actu », Philippe Pelletier soulignait le peu de foi que le « maître d’ouvrage » accordait au « recours » : « les travaux de terrassement […] se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants [au] projet…»

     Quelques jours après, les travaux étaient interrompus ! L’inauguration se fera-t-elle en juin 2015 ? Rien n’est moins sûr à présent ! Eh oui ! « les Auxonnais devr[ont] [c’est certain] encore patienter quelques [longs] mois »  comme dirait l’autre. Mors certa, hora incerta…

     Patience, toute cette pluie-mousson annonce un changement climatique en marche et il n’y a guère de raisons d’espérer quand François s’extasie devant les pétroliers canadiens de l’Alberta, quand Ségolène nous joue une valse hésitation, concertation-conciliation pour la forme, dans le Tarn et quand Manuel fait brûler un gros cierge à Notre-Dame des Landes. Le barrage institutionnel contre le changement climatique est bien mal en point !

      Heureusement, nos promoteurs du Charmoy sont là ! C’est fou ce que l’on reprend espoir en feuilletant leur dossier de « demande d’autorisation de création d’un centre commercial » daté de janvier 2010 et réalisé par la BEMH S.A. (BORDEAUX) au profit de SARL BOUXDIS (COLMAR) travaillant pour le compte du Groupe LECLERC. On découvre au fil du texte d’authentiques joyaux.

    Ainsi à propos de l’eau : « sensibiliser à une consommation parcimonieuse » (p. 58)        Sur le même thème : « la récupération des eaux de toiture […] permettra notamment […] le lavage des sols du centre commercial » (p. 58).  L’air n’est pas oublié non plus : « …, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » (p. 53). La faune sauvage fait l’objet d’un soin attentif : « Afin de tenir compte de la protection de cette espèce [chauve-souris], l’enseigne lumineuse de la façade sera éteinte à 21 h. Rappelons que cette enseigne ne sera pas apposée sur la toiture, mais en façade, d’où une gêne réduite pour les oiseaux et les chauves-souris ». (page 61).

   La palme est enfin remportée par une remarque de l’étude d’impact SOCOTEC mise à la disposition du public en septembre 2013  « Le milieu eau souterraine est fortement impacté par la présence de nitrates et de pesticides. L’usage actuel du site qui est agricole est à l’origine de rejet important de nitrates et de pesticides, la modification de l’usage projeté sera donc à l’origine d’une réduction des émissions de nitrates et de pesticides dans les eaux souterraines ». (p. 51). Moralité (qui va plaire à nos agriculteurs qui manifestent aujourd’hui) : pour réduire la pollution, construisons des hypers sur tous les champs de France et vendons-y viandes et légumes importés (ce qui est déjà le cas).     

Rêves de pierresC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2014  (J+2148 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

LE CHARMOY PAR LES TITRES (édition revue, corrigée et complétée) - du 03 NOVEMBRE 2014 (J+2146 après le vote négatif fondateur)

       A l’heure où résonne encore en écho le « coup de tonnerre » qui vient d’interrompre la construction de  l’hyper-projet charmoisien, nous avons jugé qu’il convenait de réexaminer à nouveaux frais sa genèse et son parcours pour le moins obscurs et rocambolesques !

      Pour faciliter votre parcours de citoyen informé et responsable dans les méandres de l’histoire, Chantecler vous propose une édition revue, corrigée et complétée d’un article-catalogue déjà paru le 3 septembre 2013. À usage de mémento et de pense-bête,  cet article vise à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien public suscités par les développements et rebondissements de l’affaire depuis son début.

    Même si certains titres ne mentionnent pas explicitement l’« affaire », il est toujours question de celle-ci dans le corps de l’article. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détails et à notre blog, bien entendu.

      Du titre fracassant du 26 mars 2009 « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », à celui tout aussi bruyant du 22 octobre 2014  « AUXONNE CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE » l’affaire continue à faire du bruit même si le bruit ne fait plus désormais son affaire !

          

Lu dans Le Bien Public du    

19 décembre 2008

LES COMMERÇANTS MOBILISÉS CONTRE LE PROJET
UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE

LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

02 mars 2009

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL

LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ

LES ENTREPRISES

26 mars 2009

IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE

LECLERC ARRIVE AVEC

250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS

28 mars 2009 

PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL

LES COMMERÇANTS EN COLÈRE

INVESTISSENT LE CONSEIL MUNICIPAL

30 mars 2009 

AUXONNE

LE PROJET DE NOUVEAU

SUPERMARCHÉ SUSCITE LE DÉBAT

08 avril 2009 

PROJET  D’UN CENTRE COMMERCIAL LECLERC À AUXONNE

LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SE SENT TRAHIE

21 avril 2009

À PROPOS DU PROJET  LECLERC À AUXONNE

ON NE VOIT PAS CE QUI POURRAIT
L’EMPÊCHER DE S’INSTALLER

21 avril 2009 

L’UNION COMMERCIALE CONTRE L’IMPLANTATION DE LECLERC

« LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »

23 avril 2009 

PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE

LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC

07 mai 2009  

LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION

PROJET  LECLERC :

« OÙ EST LE DÉBAT ? »

28 septembre 2009

AUXONNE

DIMANCHE DE MANIFESTATION

30 septembre 2009  

AUXONNE

PROJET  LECLERC : LA CDAC

SE PRONONCERA LE 7 OCTOBRE

08 octobre 2009

AUXONNE

PROJET  LECLERC

REFUSÉ PAR LA CDAC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers

en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini.

LECLERC EN ÉCHEC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les commentaires                                                                                                                                                                                                                      

LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT

27 février 2010

AUXONNE

LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ »

27 février 2010

COMMERCE

LE PROJET  LECLERC  REJETÉ

29 mai 2010      

AUXONNE

CONSULTATION DES ÉLECTEURS LE 27 JUIN

01 juillet 2010

AUXONNE

LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC

01 juillet 2010    

AUXONNE

LES HABITANTS SE SONT PRONONCÉS !

08 juillet 2010    

AUXONNE. Quels sont les enjeux de la consultation du 27 juin sur la zone du Charmoy

AU-DELÀ DES CHIFFRES BIEN DES QUESTIONS

08 juillet 2010

COMMERCE. La zone commerciale du Charmoy aura un impact définitif lourd de conséquences.

QUEL AVENIR AU CENTRE-VILLE ?

11 octobre 2010

AUXONNE. Le projet de zone commerciale au lieu dit le Bief Pérou est toujours au point mort…en attendant début 2011.

ENCORE DANS L’IMPASSE

11 octobre 2010

AUXONNE. Neuf mois après le rejet du recours de Bouxdis, le projet Leclerc a du plomb dans l’aile.

LECLERC DANS LA LIGNE DE MIRE

13 janvier 2011

AUXONNE. D’ici la fin du premier semestre, l’installation ou non d’un Leclerc, zone du Charmoy, sera entérinée. Une affaire qui dure depuis plus d’un an.                                                   LECLERC REVOIT SA COPIE

13 janvier 2011

AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre.

OUI À l’HYPER, NON AU BRICO !

07 février 2011

AUXONNE. LE DYNAMISME DE L’UNION [COMMERCIALE]

FACE AUX ÉPREUVES.

23 février 2011

CANTONALES. Pour la droite, le canton d’Auxonne est l’un

des grands espoirs de reconquête

RAOUL LANGLOIS SUR SA LANCÉE ?

10 mars 2011

COMMERCE. A nouveau refusé[sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique

LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ?

13 mars 2011

CANTONALES.  Deux candidats à droite pour reprendre un canton tenu par la gauche

« FAVORABLE À UNE ZONE COMMERCIALE » [Langlois]

« PRIORITÉ AUX COMMERCES LOCAUX » [Vadot]

« ÊTRE RASSEMBLÉS POUR FAIRE RÉUSSIR CE CANTON » [Girard]

20 janvier 2012

AUXONNE

FEU VERT POUR LE PROJETLECLERC

23 janvier 2012

AUXONNE. La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert à la SARL Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché

LECLERC REFAIT SURFACE

23 janvier 2012

COMMERCE. Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale

LE FEUILLETON LECLERC CONTINUE

18 décembre 2012

AUXONNE

LECLERC : LE PERMIS DE CONSTRUIRE A ÉTÉ DÉPOSÉ

24 décembre 2012

AUXONNE. La construction d’un centre commercial ne fait pas l’unanimité dans les rangs des commerçants.

UNE IMPLANTATION QUI FAIT DÉBAT

09 janvier 2013

AUXONNE. Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année.

DE GRANDS CHANTIERS POUR 2013

02 septembre 2013

AUXONNE

DES PROJETS ET DES TRAVAUX À VENIR

Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy

02 septembre 2013

AUXONNE

ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA ZONE DU CHARMOY

10 septembre 2013

AUXONNE

Depuis avril, le permis de construire est déposé.

Une enquête publique est actuellement en cours.

LECLERC SE PRÉCISE

10 septembre 2013

AUXONNE

Une enquête publique se tient actuellement en mairie, concernant l’implantation de Leclerc

PERMIS ATTEND VALIDATION

25 octobre 2013

AUXONNE

DANS L’ATTENTE DU RÉSULTAT DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE

03 janvier 2014

AUXONNE

AUXONNE : LECLERC ÇA SE PRÉCISE

08 janvier 2014

AUXONNE

RAOUL LANGLOIS : « LE DÉBAT DANS LA SÉRÉNITÉ »

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants de l’axe allant du rond-point de la Poste

au Pont de France livrent leurs inquiétudes

OÙ EN EST LE COMMERCE ?

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants livrent leurs impressions sur la situation dans la commune

LE CENTRE-VILLE SE MEURT-IL ?

17 septembre 2014

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois révèle les projets et réalisations qui attendent les Auxonnais au cours de cette nouvelle année scolaire

CE QUE L’ANNÉE RÉSERVE

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois évoque les réalisations et réflexions de la municipalité

TOUT SUR LES NOUVEAUX PROJETS

22 septembre 2014

AUXONNE

La commune ne se situe qu’à 15 kilomètres de Dole et les Auxonnais ont pris leurs habitudes dans la ville jurassienne.

DOLE : DES LIENS ÉTROITS

AUXONNE

La municipalité souhaiterait accroître ses liens avec sa voisine jurassienne

LE REGARD TOURNÉ VERS LE JURA

21 octobre 2014

AUXONNE

LES TRAVAUX DU LECLERC SONT SUSPENDUS

22 octobre 2014

AUXONNE

Le chantier de l’hypermarché ne devrait pas redémarrer avant plusieurs mois. Élus, commerçants et habitants réagissent

CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE

Justice

Le permis de construire de l’hypermarché a été attaqué devant le tribunal administratif LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT

 

     Nous emprunterons notre conclusion au dernier titre « LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT ».

    « Clivant », il le fut en effet lors des cantonales de 2011, les titres le démontrent assez. À l’approche des départementales de 2015, il est permis de supposer que le sujet pourrait s’inviter à nouveau dans les débats. Pour peu toutefois que son champion, candidat malheureux en 2011, ou l’un(e) de ses adjoint(e)s entre en lice…. Ce qui semble quelque peu tarder.

    Rappelons, en effet, pour mémoire, qu’en 2010 c’est dès septembre,  à l’occasion du « traditionnel méchoui » de « la famille des Compagnons du Val de Saône », que Raoul Langlois s’était déclaré pour les cantonales de mars 2011 (Cf. Article du Bien Public du 21 septembre 2010 Cahier local p. 3). L’article ajoutait, photo de groupe à l’appui, que « Rémi Delatte était venu affirmer son soutien et celui de la majorité départementale [au candidat] ». On connaît la suite…

Pour plus de détails sur l’ambiance « charmoisienne » des cantonales de 2011

LE JOUR OÙ  LA COMCOM  FUT ASSIÉGÉE - du 06 OCTOBRE 2014

En avance sur les candidats, Claudi vous propose, en avant-première, le projet d’affiche d’un tandem de choc pressenti… L’affiche pourrait être imprimée à LURE…

Le Charmoy démocratique 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2014  (J+2146 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 00:00

LES BÂTISSEURS DU CHARMOY - du 08 OCTOBRE 2014 (J+2120 après le vote négatif fondateur)    

   Nous commentions, hier, l’article de Philippe Pelletier, intitulé « AUXONNE Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté », publié en page 4 du gratuit Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 qui vient de paraître.  

    Sur la photographie illustrant cet article, on peut apercevoir deux pancartes : au premier plan, la plus grande indique le logo du maître d’ouvrage, la nature du projet (hypermarché, donc grande surface à prédominance alimentaire),  une vue correspondante de celui-ci, ainsi que la liste des entreprises pour le moment impliquées. Au second plan, une seconde pancarte, plus ancienne, annonce la création de 90 emplois (50 selon l’article).

   Pour l’information de nos lecteurs, nous avons réalisé sur place un cliché plus lisible de la première de ces pancartes. Ce cliché constitue l’une des deux illustrations de cet article.

 Panneau entreprises

   Pour une meilleure concrétisation géographique de l’information, une deuxième illustration situe, sur une carte du grand est de la France, les sièges de chacune de ces entreprises.

 Carte

     Chacun pourra ainsi vérifier par lui-même le caractère « local » de ces entreprises. Outre le maître d’œuvre (ATEBAT de Fagnières), certaines d’entre elles, et non des moindres, ont déjà travaillé pour l’hyper de Champagnole (SODEBA de Chalons Champagne et EUROSTRUCTURE de Sedan). Un de nos élus locaux, dont la position sur le sujet semble avoir pour le moins évolué déclarait, il y a un an, que la concrétisation du projet « sera bénéfique pour les entreprises du secteur ». Certainement que, s’il « vient à son terme », ce projet sera bénéfique pour les entreprises du secteur, sous réserve de bien préciser : du secteur grand est. Les entreprises de plomberie, chauffage, électricité, peinture… n’étant pas, pour le moment mentionnées, il est permis, cependant d’espérer encore pour les entreprises du secteur proche. À suivre…

Dernière minute :Si l’on en croit certaines rumeurs, une entreprise de l’est aurait tout récemment décommandé les mobiles homes réservés pour son personnel dans un camping local. Cet évènement aurait-t-il par hasard un rapport avec le chantier du Charmoy et, si oui, quelle pourrait bien être la cause de cette annulation et les incidences de cette dernière sur le « rythme soutenu » à venir du chantier ? À suivre …

Lu sur le blog de M.E.L.  À propos du  « renouveau de l’hyper E.Leclerc de Saint-Louis [Alsace] » (Posté par M.E.L le 26 septembre 2014): « 180 salariés en 2010, plus de 260 en 2014. Bref, un bel exploit en ces temps moroses, qui fut salué pendant l’inauguration par de truculents élus locaux ! ». Si nous nous référons à notre article d’hier et à l’évolution de la « Courbe des emplois du Charmoy », la « truculence » de nos élus locaux risque bien de faire pâle figure en regard de celle de nos amis alsaciens !

N.B. : Cet article comporte 3100 caractères espaces compris. Quelle concision pour une fois !

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Octobre 2014  (J+2120 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:00

LE STYLE, C’EST L’HOMME - du 13 mars 2014 (J+1912 après le vote négatif fondateur)

      Ainsi parlait Buffon, authentique Bourguignon, né à Montbard et fils d’un conseiller au Parlement de Dijon. Ainsi parlait Buffon, ou presque, qui déclara en 1753 dans son discours de réception à l’Académie française (où il fut admis sans sollicitation) : « Le style est l’homme même » et il poursuivait : « L’accord entre le sujet, la fin et les moyens, fait toute la beauté du style ». J’apprécie ces belles paroles d’un grand Bourguignon et m’efforce d’en tirer les enseignements pour moi-même et aussi  pour les autres.

     Votre serviteur est lui-même Bourguignon, né à Auxonne de surcroît, mais ne se prend pas pour autant pour Buffon. Être né à Auxonne, la belle affaire ! Il est pourtant de bon ton, par les temps qui courent, de revendiquer cet avantage, si l’on en croit, du moins, certains doctes écrits. Je suis donc né à Auxonne d’une mère vosgienne et d’un père transalpin, tous deux purotins, et qui n’étaient même pas médecins !      

    Merci Zoé Lantin, d’appliquer le qualificatif de « Haute littérature » à ma prose, j’écris en français tout bonnement ce qui devient, à vrai dire, assez rare, même chez les natifs d’Auxonne. 

    Assez de bavardage, venons en au fait ! Sur des blogs, sur facebook, sur le papier, à la tribune enfin, depuis quatre mois, quatre auteurs improvisés adressent à leurs concitoyens divers messages.

   L’un catche allègrement, et chacun sait, qu’au catch tous les coups sont permis, l’autre offre des roses aux dames et des épines à qui les mérite, un troisième se fait un peu attendre, le quatrième, enfin, n’en finit pas de mettre des rallonges à sa carte de visite et resterait à coup sûr rêveur devant celle de son confrère et compatriote auxonnais François-Joseph Moreau (1789-1862), accoucheur célèbre de la Maison d’Orléans, « Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’ordre de Léopold, Professeur d’accouchements, des maladies des femmes et des enfants à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin de la Maison d’accouchements de Paris, Consultant du Roi, Membre de l’Académie Royale de Médecine et de plusieurs Sociétés savantes ».

     Des réunions publiques sont annoncées, l’une  s’était déjà tenue le 19 février et nous avons déjà évoqué son style

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

      En attendant les prochaines lors desquelles, nous l’espérons, nous découvrirons pleinement les divers styles, nous voudrions faire part de quelques retours d’expériences relatifs aux réunions publiques des dernières cantonales de 2011.

  Le 16 mars 2011 une réunion s’était tenue à la Salle des Fêtes, j’en avais ainsi décrit l’ambiance :

« Hier soir, dans une atmosphère oppressante et boulonnée se  déroulait la réunion promotionnelle de François Sauvadet au profit de Raoul Langlois et surtout de François Sauvadet lui-même.

   Auto congratulations, autosatisfaction, auto acclamation, rien ne nous fut épargné. Une claque extra cantonale musclée était venue de Dijon en renfort, applaudissant à tout rompre. Parmi celle-ci, des éléments jeunes flashant la tribune avec leurs portables contrastaient avec les têtes chenues paisibles de l’assistance indigène.  Une rombière dijonnaise haineuse lorgnait d’un air de reproche mon peu d’empressement à applaudir J’ai dû m’esquiver à la fin sous l’invective et l’injure parce que je refusais clairement d’entonner une Marseillaise confisquée à des fins partisanes et aussi de trinquer.

Je doute de l’utilité démocratique de telles réunions où une salle sans parole applaudit à une succession de bonimenteurs égrenant des discours de langue de bois et utilisant les ficelles les plus grossières ».

Quid du 18 mars prochain à la Salle des Fêtes ? Claque dijonnaise ou pas, Marseillaise ou pas, pot ou pas ? À suivre…

Le 17 mars 2011 une réunion de l’autre bord se tenait au sous-sol de l’Aiglon et nous en rendions compte ainsi :

« Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

    Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » [N.D.L.R. 1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons ») 2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s ») 3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne 4- Association Auxonne Consommateurs] qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ».

Moralité, les 14 et 21 mars à l’Aiglon, attention aux trublions et surtout aux trublionnes du fond.

Autres réunions de 2011 pour le deuxième tour Girard/Langlois cette fois

Le 24 mars, une réunion sur invitation  à l’initiative de Monsieur Langlois se tint au sous-sol de l’Aiglon. De ce huis clos, rien à signaler.

Le lendemain, 25 mars, dans le même lieu, se tint une réunion de Dominique Girard dont je commentai alors le déroulement, avec sans doute un peu de complaisance, justifiée toutefois par les agissements de la clique du Charmoy contre un concurrent devenu dangereux pour Monsieur Langlois. On remarquera que Monsieur Montial, élément actif de cette clique, figure officiellement aujourd’hui sur la liste « Auxonne-passionnément » :

    «  Chantecler étant une feuille de protestation, j’hésitais, je l’avoue, à écrire cet article, car j’ai assisté hier soir à une réunion ouverte et publique dont il serait difficile et injuste d’épingler l’attitude tant des organisateurs,  que de l’assistance ou des contradicteurs d’ailleurs parfaitement absents.

De cet exercice nécessaire et salutaire, je ne m’étais pourtant pas privé à propos d’autres réunions publiques ou privées précédentes et de tous bords.

J’étais donc hier soir à la réunion publique de Dominique Girard. Aux dires même de Remi Delatte qui était bien présent, la salle était bondée. Il l’a dit : du jamais vu à la lumière de ses souvenirs et de son expérience auxonnaise des réunions à l’Aiglon !

L’un  au moins des assistants à la réunion privée d’hier dans les mêmes lieux était présent. Je n’ai pas eu la cruauté de lui demander ses impressions.

Le problème du Charmoy fut évoqué clairement. Il me paraît éminemment nécessaire que la lumière soit faite sur cette affaire, je m’y emploie sans relâche depuis des mois. [N.D.L.R. Et à présent depuis bientôt quatre ans !]

L’absence criante, hier soir, de toute contradiction mandatée au service de Messieurs Langlois, Montial et consorts, suffit à faire la preuve de l’absence de courage, et surtout de  crédibilité des tracts mensongers qu’ils ont récemment diffusés à propos de la zone du Charmoy sur la seule foi d’un article du Bien public prêtant à Dominique Girard une position qu’il n’a jamais déclarée. (article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier).

Ces tracts, pour être simplistes et mensongers, ne sont pas pour autant sans effet. Je l’ai vérifié hier soir même, à la terrasse d’un café où j’avais été cordialement invité par une de mes lectrices assidues à la sortie de la réunion. Car dans les réunions de Monsieur Girard, on ne boit pas, Messieurs, on ouvre le débat mais on ne débouche pas de bouteilles ».

   Moralité, le courage et l’ardeur des trublions et surtout aux trublionnes du fond, à l’Aiglon, ont parfois des limites !

  Je dédie cette petite leçon d’histoire à tous les candidats ! Et que le meilleur style gagne !

  En prime, une petite composition de Claudi qui a recyclé à la va-vite quelques bons dessins d’Herluf Bidstrup, un peu datés sans doute (1960), mais assez évocateurs.

L'orateurC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mars 2014  (J+1912 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 00:00

L’ÉCHO DE NOS CONTRIBUTIONS DANS LE RAPPORT– 13 novembre 2013 (J+1792 après le vote négatif fondateur)

 Nos lecteurs auront pu constater que nous étions largement intervenu lors de l’enquête publique relative à la zone du Charmoy. Cette enquête constituait en effet pour nous l’ultime opportunité de faire entendre publiquement nos griefs, non tant contre le projet lui-même, que contre la manière critiquable dont il avait été amené, puis imposé.

   Du 4 au 27 septembre dernier, nous avons donc transmis 8 courriers au commissaire-enquêteur. Hormis le premier, qui était une lettre de présentation générale, tous ont été publiés sur notre blog sous le titre « Éléments pour une enquête publique ».

  Chacun de ces  7 « Éléments pour une enquête publique » abordait un thème particulier.

    Les 4 premiers, évoquant pour mémoire et de façon générale, la genèse du projet, traitaient successivement : du vote du 17 décembre 2008 et de ses conséquences, du caractère « discret » des opérations foncières, de la concertation autour du projet, de la consultation de juin 2010. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

    Les 3 suivants, mieux adaptés au cadre et au style de l’enquête, concernaient plus spécifiquement des questions relatives au dossier du projet : transports collectifs, trafic routier, absence de station-service. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

     Nous avons pu constater que le rapport du commissaire-enquêteur consacrait une large place à toutes nos interventions. Nous avons souhaité en rendre compte ici de façon accessible pour le lecteur. À cette fin, nous avons adopté le schéma suivant

 

MODE D’EMPLOI

  À la suite du lien permettant d’accéder à chacune de nos sept interventions, le lecteur disposera d’un autre lien avec le PDF correspondant à la prise en compte de  cette intervention dans le rapport, selon le schéma suivant :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

  Nous devons préciser que les éléments de prise en compte de chacune de nos interventions dans le rapport original et ses conclusions se répartissent entre diverses pages dans chacune des 3 parties suivantes du rapport :

Partie 1 : « IV – Observations du public » (pp. 22 à 37)

Partie 2 : « V - Analyse des observations formulées et des réponses du maître d’ouvrage -appréciations du commissaire enquêteur » (pp. 38 à 87)

Partie 3 : « CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVE DU COMMISSAIRE ENQUETEUR » (pp. 88 à 97)

Dans la construction de chacun des PDF relatifs aux extraits du rapport, nous avons donc adopté ce même plan en 3 parties. Dans un souci de précision, la position de chacune des citations du rapport a été précisée  en référence à la pagination du rapport original.  

Il se peut qu’en raison de la structure du rapport, certains PDF se recoupent ou se répètent. Dans certains cas, enfin, les extraits du rapport cités s’appliquent non seulement à nos propres observations, mais aussi à d’autres observations de même nature.

 Nous invitons à présent nos lecteurs qui le souhaitent à prendre connaissance de nos interventions et de l’écho qu’elles ont eu, parfois conjointement avec d’autres, dans le rapport.

 

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

PDF RAPPORT (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

PDF RAPPORT (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

PDF RAPPORT (4)     

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

PDF RAPPORT (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)      

PDF RAPPORT (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

PDF RAPPORT (7)

 

Pour clore cette série relative à l’enquête publique, il nous restera, dans un prochain article, à recenser et à rappeler les quelques points de ces contributions qui, sortant de la compétence du commissaire-enquêteur ou du cadre strict de l’enquête, n’ont pas été clairement pris en compte dans le bilan du commissaire-enquêteur, mais dont le caractère problématique ne subsiste pas moins. Si le commissaire-enquêteur, conformément à sa mission, s’en est tenu à des critères de légalité, nous avons souhaité aussi envisager les critères de sincérité et de légitimité.

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 13 novembre 2013  (J+1792 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 00:00

EN ATTENDANT LE RAPPORT - du 03 novembre 2013 (J+1782 après le vote négatif fondateur)

   Dans l’attente de la publication imminente du  rapport relatif à l’enquête publique concernant le projet d’hypermarché E.LECLERC au Charmoy, nous proposons à nos lecteurs, sans présumer bien entendu de l’avis émis, une esquisse avant la lettre de la physionomie probable ce rapport.

     Afin d’éviter une analyse trop personnelle et non objective, nous nous sommes strictement référé au texte du Nouveau guide du commissaire-enquêteur (édition de septembre  2012) auxquelles toutes nos citations entre guillemets et en italiques sont empruntées.

Quel est, tout d’abord, le but de ce rapport ?

 « Le rapport et les conclusions du commissaire-enquêteur sont établis dans une double perspective :

- fournir à l’autorité compétente[dans le cas présent, le maire d’Auxonne] des éléments d’appréciation lui permettant de prendre sa décision [dans le cas présent, la délivrance ou non du permis de construire avec ou sans réserves] en toute connaissance de cause ;

- permettre une information complète du public »

« le public, qu’il ait participé ou non à l’enquête, doit tout naturellement avoir connaissance des suites données par le commissaire-enquêteur […] à l’ensemble des observations recueillies »

La législation stipule en effet (Article R 123-1 du Code de l’environnement) : « Copie du rapport et des conclusions sont également adressées à la mairie de chacune des communes où s’est tenue l’enquête et à la préfecture de chaque département concerné pour y être sans délai tenue à la disposition du public pendant un an à compter de la date de clôture de l’enquête »

Quelle est la forme de ce rapport ?

« Le rapport du commissaire-enquêteur comporte deux parties distinctes, mais regroupées en un seul document : le rapport d’enquête et les conclusions motivées. »

Que doit renfermer la partie « rapport » proprement dite ?

« Le rapport d’enquête comprend traditionnellement lui-même trois parties :

- les généralités concernant l’objet de l’enquête ; [rappel du projet faisant l’objet de l’enquête]

- l’organisation et le déroulement de l’enquête, [publicité légale, permanences, modalités de transfert des dossiers et registres, éventuellement relation comptable des observations si elle n’est pas traitée dans la partie suivante]

- l’analyse des observations du public […] »

L’analyse des observations du public se révèle être, selon le Nouveau guide du commissaire-enquêteur (édition de septembre  2012), un point important :

« Le rapport d’enquête vise à fournir à l’autorité compétente une information complète et synthétique, nourrie du déroulement de l’enquête et de l’ensemble des observations  (écrites ou orales) ainsi que des courriers rédigés par le public ».

« Cette analyse se doit d’être fouillée. Elle doit faire preuve, de la part du commissaire-enquêteur, d’une capacité d’analyse, et non se limiter à lister ou reprendre succinctement les observations et propositions du public »

Quelle est la forme de la partie « conclusions motivées » ?

Selon l’article R 123-19 du Code de l’environnement : « Le commissaire-enquêteur […] consigne, dans un document séparé, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet »

     On doit donc  retenir que la conclusion du rapport débouche sur un avis  motivé et gradué du commissaire-enquêteur. Cet avis peut être, selon les cas : favorable, favorable sous réserves ou défavorable au projet. Cet avis, en fonction de son orientation, peut conditionner, dans une certaine mesure, la décision de l’autorité compétente. Dans le cas qui nous intéresse, cette décision est la délivrance du permis de construire par le maire d’Auxonne.

Sur quoi se fonde l’avis émis par le commissaire-enquêteur  dans ses « conclusions motivées » ?

Cet aboutissement du rapport est sans doute la partie la plus délicate de l’exercice :

« C’est dans cette partie que le commissaire-enquêteur joue pleinement son rôle d’ « honnête homme », c’est-à-dire qu’il met en œuvre sa capacité à prendre parti en son nom propre, avec du recul par rapport aux parties en présence (maître d’ouvrage comme opposants). Il doit peser les avantages et les inconvénients par le biais de sa réflexion personnelle ».

Dans cette tâche délicate, le commissaire-enquêteur doit s’appuyer  tant sur la synthèse des observations que sur le contenu du dossier. En effet :

«  Son avis doit donc, si possible reprendre les différentes orientations qui se sont exprimées lors de l’enquête publique et dégager sur cette base son avis en l’argumentant. Mais cette argumentation est tout autant basée sur le contenu du dossier, que le commissaire-enquêteur doit analyser en détail et dont il doit faire la preuve de sa connaissance détaillée dans le rapport et dans son avis ».

     Après ces réflexions et éclaircissements, il nous reste à attendre de lire concrètement le résultat de l’exercice.

   Dernière nouvelle : Il se murmure que 1500 bonnets jaune-fluo auraient été commandés à LURE (comme les affiches de la même couleur en juin 2010). Au cas où…

 Bonnet jaune

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2013  (J+1782 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 00:00

GRANDES SURFACES - du 31 octobre 2013 (J+1781après le vote négatif fondateur)

   Dans notre précédent article du 29 dernier nous avions donné quelques vues de l’état d’avancement des travaux du Leclerc de Champagnole. Nous pensons, en effet, qu’il peut être intéressant de suivre  l’évolution d’un projet de taille comparable à celui que l’on nous promet au Charmoy.

   Nous avions, à ce propos, donné quelques chiffres à titre de comparaison. Aujourd’hui, dans le but de préciser et de compléter ces données, nous apportons des détails numériques supplémentaires collectés dans le dossier d’enquête publique concernant le projet du Charmoy.

 

Le document ci-dessous, tiré de la demande de permis de construire, donne la répartition des 11407,39 m² de surfaces construites.

Extrait demande permis

Les deux extraits suivants, tirés des avis environnementaux successifs, démontrent que le projet a connu de récentes évolutions au cours de l’année 2013.

 1er avis environnemental (8 mars 2013)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46008 m² répartis entre l’hypermarché et sa galerie marchande d’une surface de 11407 m², dont 4000 m² de surface de vente, le parking de 353 places soit une surface de 8408 m² et la voirie soit une surface de 4735 m². Au total de 24550 m² seront imperméabilisés laissant 21458 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. ». (page 2)

2ème avis environnemental (28 juin 2013)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46308 m² répartis entre 27603 m² imperméabilisés et 18705 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. L’hypermarché et sa galerie marchande occuperont une surface de 11407 m², le parking de 353 places couvrira une surface de 8767 m² (hors voirie) »

 COMMENTAIRES SUR LES ÉVOLUTIONS RÉCENTES DU PROJET

  On constate tout d’abord que l’emprise générale du projet est passée de  46008 m² à 46308 m² soit une augmentation de 300 m². Cette augmentation est due à une acquisition supplémentaire nécessitée par les contraintes de voirie.

   Un calcul rapide permet en effet de constater que  l’emprise de la voirie est passée de 4735 m² à 7429 m². Cette augmentation importante de 2694 m² est liée à l’obligation faite au promoteur de réaliser une voie permettant de rejoindre ultérieurement le Vieux Chemin de Dole, cette voie devant être rétrocédée alors au domaine public.

   La surface commerciale reste inchangée à 11407 m²

   Le parking reste à 353 places, sa superficie passant de 8408  à 8767 m², soit une augmentation de 359 m² (à remarquer que le dernier projet en date ne comporte plus de station-service).

   La superficie consacrée aux espaces verts et aux bassins diminue de 2753 m², passant de 21458 m² à 18705 m².

   

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 31 octobre 2013  (J+1781 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:00

CHAMPAGNOLE SAISON 3 - du 29 octobre 2013 (J+1777 après le vote négatif fondateur)

          Dans notre précédent article, il était question d’attente. Pour meubler cette attente, nous vous proposons un petit reportage photo que nous avons fait à Champagnole il y a tout juste une semaine.

       C’est donc un troisième  album de photos légendées mises à jour qui fait suite aujourd’hui aux deux albums déjà disponibles sur ce blog :

CHANTECLER À CHAMPAGNOLE

CHANTECLER AU PAYS DES LIONS

    Nous rappelons ci-dessous, à toutes fins utiles quelques données essentielles concernant les deux « projets-frères ».

Lieu : Champagnole (Jura)

Nature (selon la CNAC du 03/09/12 décision 635TR-645TR-648TR-650TR-651TR) : ensemble commercial d’une surface de vente totale de 5300 m², comprenant un hypermarché à l’enseigne « E.LECLERC » de 3700 m², une moyenne surface spécialisée non alimentaire de 1300 m² et une galerie marchande de 3 à 4 boutiques totalisant 300 m²

SHON : 9967 m² (Cf. affichage sur place)

Terrain : 39699 m² (Cf. affichage sur place)

Date  et N° permis : 6/10/11 N° 039 097 11 B0035 (Cf. affichage sur place)

Date début travaux : fin févier 2013

Date fin travaux : ?

 

Lieu : Auxonne (Côte-d’Or)

Nature (selon la CNAC du 17/01/12 décision 917 D) : ensemble commercial d’une surface de vente totale de 5300 m², comprenant un hypermarché à l’enseigne « E.LECLERC » de 3500 m², complété d’une galerie marchande de 500 m² de quatre boutiques.

SHON : 11407 m² (Cf. demande permis de construire N° 72/2013 du 25 avril 2013)

Terrain : 46 308 m²  (Cf. Dossier d’enquête publique, Notice explicative à l’étude d’impact (p. 1) : « Les activités faisant l’objet du présent dossier d’étude d’impact se déploient sur une superficie totale de 46 308 m² »).

Date  et N° permis : ?

Date début travaux : ?

Date fin travaux : ?

 

Compte tenu de la taille comparable des deux projets, nos lecteurs pourront, avec un peu d’imagination, transposer le chantier de Champagnole au Charmoy en feuilletant notre album « Champagnole saison 3 ».A-Champagnole saison 3

FEUILLETER L’ALBUM

 C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2013  (J+1777 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Documents
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (7)-du 27 septembre 2013 (J+1745 après le vote négatif fondateur)

  

Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°7 relative à l’« omission » tardive de la station-service prévue initialement et à l’extension ultérieure probable du centre commercial qui en résultera.

 

RÉSUMÉ

    Le projet décrit dans le dossier 2011, approuvé par la CNAC le 17 janvier 2012 comportait explicitement une station service. Il apparaît que cette station service a subsisté dans le projet  soumis par la suite à la DREAL, puisque l’avis de la DREAL daté du 8 mars 2013 en fait explicitement mention à plusieurs reprises. En revanche, il semble que le deuxième avis de la DREAL daté du 28 juin 2013 ne fasse plus mention de cette station service. Cette « éclipse » tardive d’un élément d’importance, accompagnant immanquablement supermarchés et hypermarchés, est de nature à susciter diverses questions.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

   La présence d’une station-service est  d’abord clairement mentionnée dans les textes et sur les plans relatifs au  projet présenté en CDAC en 2011  

Extrait du Dossier 2011

« Activités annexes

« Le futur centre commercial accueillera une station service E. Leclerc, qui distribuera les carburants courants mais aussi le GPL ». (page 11)

 

Elle figure ensuite dans les paragraphes 1 et 3 de la « demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact » (« Formulaire CERFA N°14734*02 remis le 04 octobre 2012 aux services instructeurs » Cf. notice explicative page ½)

Formulaire CERFA N°14734*02

Paragraphe 1 : Intitulé du projet « Création d’un centre commercial et station service à l’enseigne E. Leclerc »

Paragraphe 3 :  Rubrique applicable au tableau des seuils…

Caractéristiques du projet au regard des seuils et critères de la rubrique : « Construction d’un hypermarché et d’une station service pour une surface de plancher de 11407,39 m² »

  

Trois textes d’émanation préfectorale, soit l’« arrêté portant décision d’examen au cas par cas », le « récépissé de déclaration », et l’« avis de l’autorité environnementale du 8 mars 2013 » confirment bien, à plusieurs reprises, cette présence.

    À signaler que nous n’avons pu accéder aux documents relatifs à la première demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2012, ces derniers n’ayant pas été portés à la connaissance du public mais le récépissé confirme la présence d’une station-service dans le projet.

Arrêté préfectoral du 31 octobre 2012

« Arrêté portant décision d’examen au cas par cas pour la réalisation d'une étude d'impact, en application de l’article R. 122-3 du code de l’environnement, sur la demande n°F026-12-P0012 relative à la création d'un centre commercial et d'une station service à l'enseigne LECLERC situés sur la commune d'Auxonne et portés par la SARL Bouxdis 31/10/2012 3 p. »

Source : http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/

Extrait du « Récépissé de déclaration de la Préfecture de la Côte-d’Or » 08 janvier 2013

« RÉCÉPISSÉ DE DÉCLARATION

AU TITRE DE LA RÉGLEMENTATION SUR LES INSTALLATION CLASSÉES POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Code de l’Environnement – Titre 1er du Livre V

Le PRÉFET  de la CÔTE-D’OR, certifie avoir reçu le 18 décembre 2012, la déclaration établie par la SARL BOUXDIS, dont le siège social est situé rue du Ladhof à COLMAR (68025), concernant la création d’un centre commercial à l’enseigne E. Leclerc et d’une station-service sur le territoire de la commune d’AUXONNE (21130), Avenue du Général de Gaulle ».

À DIJON le 8 janvier 2013

Le PRÉFET,

Pour le Préfet et par délégation

Le Chef de Bureau

Marie-Thérèse FIGARD »

 

Extraits de l’« Avis de l’autorité environnementale » N°1 du 08 mars 2013

« 1°-Contexte du projet

Caractéristiques du projet

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale, une zone DRIVE et une station-services [sic] ». (page 2)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46008 m² répartis entre l’hypermarché et sa galerie marchande d’une surface de 11407 m², dont 4000 m² de surface de vente, le parking de 353 places soit une surface de 8408 m² et la voirie soit une surface de 4735 m². Au total de 24550 m² seront imperméabilisés laissant 21458 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. ». (page 2)

 

« Les principaux travaux prévus comprennent:

- la viabilisation du terrain y compris les travaux de terrassement, déblais et remblais,

- la construction du centre commercial, y compris le DRIVE et la station-services [sic],… » (page 2)

 

« Description du projet

[…] Enfin bien que le projet prévoit [sic] la construction d’une station-services [sic], celle-ci n’est pas présentée dans l’étude d’impact et ses impacts ne sont par conséquent pas étudiés ». (page 4)

 

« Conclusion

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale, une zone DRIVE et une station-services [sic]. 

[…] Les effets de lastation-services [sic], non présentée dans l’étude d’impact, ne sont pas analysés ». (page 7)

 

Par la suite et à partir d’avril 2013, tant dans le nouveau dossier (textes et plans) de demande de permis de construire déposé le 25 avril 2013 que dans l’« avis de l’autorité environnementale » du 28 juin 2013, il semble bien que la station-service n’apparaisse plus.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire la description du projet ainsi que la liste des travaux prévus dans la version du 28 juin de l’« avis de l’autorité environnementale »  et de les comparer à la version initiale du 8 mars.

A noter toutefois, qu’en page 4 de la version du 28 juin il est émis les réserves suivantes relativement à la description du projet

« Qualité de l'étude d'impact

Description du projet

Le dossier ne contient pas de partie dédiée à la description du projet, notamment de ses principales caractéristiques ».

Extrait de l’« Avis de l’autorité environnementale » N°2 du 28 juin 2013

 

Caractéristiques du projet

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale et une zone DRIVE ». (page 2)

 

« Les principaux travaux prévus comprennent:

la viabilisation du terrain (travaux de terrassement, réseaux, voirie)

l'aménagement des bassins de confinement et d'infiltration destinés au traitement des eaux pluviales,

la construction du centre commercial

la réalisation des places de stationnement et des voiries d'accès pour les véhicules à moteur et les piétons,

l'aménagement des espaces verts ». (page 2)

 

CONCLUSION

Il est donc clair qu’une pièce essentielle du centre commercial, la station-service, est absente de la dernière mouture du projet soumise à l’enquête publique.

Parmi les causes possibles de cette omission, on peut envisager, qu’en raison de la nécessité, signalée par la DREAL, dans son avis du 8 mars 2013, d’étudier les impacts liés à la station-service initialement prévue, le promoteur, soucieux de voir sa demande aboutir dans les meilleurs délais, ait préféré momentanément retirer le « pion station-service » du projet.

Ce choix laisse prévoir pour la suite le dépôt d’une nouvelle demande spécifique pour la station-service, dont on imagine mal qu’elle ne soit pas à terme réalisée, et n’exclut aucunement de placer cette opération dans le cadre d’un projet plus vaste d’extension ultérieure.

 

SOURCES CITÉES

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact » (« Formulaire CERFA N°14734*02

Notice explicative

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/

« Récépissé de déclaration de la Préfecture de la Côte-d’Or » 08 janvier 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 08 mars 2013 

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Dossier de demande de permis de construire déposé le 25 avril 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 septembre 2013  (J+1745 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (6)-du 21 septembre 2013 (J+1739 après le vote négatif fondateur)

   Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°6  relative aux données et conclusions relatives à l’impact du projet sur le trafic routier, particulièrement sur la D 905.

 

RÉSUMÉ

        À l’examen  du dossier d’enquête ainsi que du dossier déposé en 2011 en CDAC par le promoteur relativement au même projet, il apparaît tout d’abord un certain nombre d’incertitudes ou d’incohérences relativement aux données chiffrées relatives au trafic initial sur la D 905, axe d’accès principal au site.

      D’autre part, si l’estimation du surcroît de trafic lié au projet semble satisfaisante, l’application du taux multiplicateur de 0,25 appliqué à cette estimation n’est pas étayée par une justification rigoureuse exposée dans l’étude d’impact mais par une simple affirmation.

      Enfin, dans le périmètre de l’agglomération d’Auxonne, l’impact sur le trafic d’un itinéraire de variantement possible, hors de la voie de contournement et de la D 905, ne semble  pas avoir été envisagé dans l’étude.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 

SUR LES DONNÉES INITIALES RELATIVES AU TRAFIC SUR LA D 905

 

Dans le Dossier 2011 du promoteur sous le titre « Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or

 

    En page 42, dans son paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/préambule »  le dossier 2011 donne un trafic D905 au niveau du site du projet de « 7939 véhicules/jour » précisant ainsi l’origine de cette donnée : « (trafic 2004 source Conseil Général) »

    

Etude d’impact 2013

Les données quantitatives envisagées dans l’étude d’impact disponible dans le dossier de l’enquête publique ne diffèrent pas sensiblement de celles du dossier 2011

 

« 1.12.2 Trafic des voies de circulation

Le comptage routier a été réalisé par le Conseil Général de Côte d’Or en août 2011 au niveau de la route départementale RD905 qui permet l’accès au site. Ce comptage routier s’est inscrit dans le projet d’aménagement de la déviation poids lourds à Auxonne. Ce comptage a permis de mettre en évidence une circulation de 7939 véhicules en double sens. » (p. 40/104)

 

CONCLUSIONS

 On peut s’étonner du fait que les nombres relatifs au comptage routier sur la D 905, cités par le promoteur en référence à une étude de 2004 d’une part (dossier 2011) et à une étude de 2011 d’autre part (étude d’impact), coïncident tous deux au nombre 7939.

    L’avis environnemental de la DREAL daté du 28 juin 2013 a souligné en page 4 le caractère incohérent de certaines données de l’étude d’impact : « Par ailleurs, les données présentées pour le trafic routier sont discordantes: le trafic sur la RD905 est estimé à 15 000 véhicules par jour en page 33 [ en fait 32] et à 7 939 véhicules par jour en pages 40 et 69 »

   Dans un « Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013 » le promoteur précise en page 6, en réponse à la question posée par le commissaire enquêteur relativement aux ambiguïtés relevées selon les sources et au caractère trop peu détaillé des données que  «L’information du trafic routier sur la D905 a été difficile à obtenir et fait l’objet d’incohérence entre les différents services ». Il précise aussi seule l’estimation de l’agence de développement territorial SAÔNE VINGEANNE a été validée et qu’il n’a pu obtenir les données relatives aux heures de pointe.

     Les imprécisions et les ambiguïtés relatives au chiffrage du flux initial des véhicules sur l’axe ne sont pas de nature à permettre une évaluation objective de l’impact du trafic généré par l’activité du centre commercial sur ce flux initial.

 

SUR LE CHIFFRAGE DU TRAFIC GÉNÉRÉ PAR L’ACTIVITÉ DU CENTRE COMMERCIAL

 

Dossier 2011

Dans son paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/ impact du projet sur les flux de voitures particulières », sur une base de calcul de « 650 000  visiteurs annuels »,  le dossier 2011donne un impact supplémentaire de « 2097 voitures/jour ».

      En page 43 dans la suite  du paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/ impact du projet sur les flux de voitures particulières », cette fréquentation  est détaillée comme suit par jour de la semaine : « lundi : 1625, mardi : 1500, mercredi : 1875, jeudi : 1875, vendredi : 2500, samedi : 3125 ». Soit un total de « 12500/semaine » se répartissant ainsi « du lundi au vendredi  1875 véhicules/jour » « samedi : 3125 véhicules/jour ».

    

Etude d’impact 2013

   Le détail des prévisions du trafic généré par l’activité du centre commercial est sensiblement le même que dans le dossier 2011 :

 « Le trafic généré par l’activité du centre commercial est le suivant :

- 1875 véhicules par jour du lundi au vendredi,

- 3125 véhicules par jour le samedi.

Cela représente 12500 véhicules par semaines, soit 2083 véhicules par jour en moyenne.* » (p. 68/104)

CONCLUSION

    Le trafic généré par l’activité du centre commercial passe  donc de « 2097 voitures/jour » dans le dossier 2011 à  « 2083 véhicules par jour en moyenne » dans le cas de la présente étude d’impact. On peut en conclure à la coïncidence des deux estimations. D’autre part, dans une lettre du Président de l’Union commerciale locale (UCIAA) au Conseiller Général Antoine Sanz le 27 août 2009 on peut trouver dans l’argumentaire une prévision de 3200 voitures/ jour pour l’ancien projet qui comportait un BRICO en plus. L’estimation actuelle d’environ 2100 voitures /jour semble donc réaliste.

 

SUR L’ESTIMATION DE L’IMPACT EFFECTIF DU TRAFIC GÉNÉRÉ PAR L’ACTIVITÉ DU CENTRE COMMERCIAL

 

Dossier 2011 

Le « Dossier 2011 »  précise dans une synthèse en page 44

« La desserte du site ne présente pas de difficulté, et nombre de futurs clients circulent actuellement sur la D 905 pour effectuer leurs achats à Dole ou dans le cadre d’un trajet domicile/lieu de travail.

Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers »

On peut  rapprocher cette appréciation optimiste de celle portée dans le paragraphe « Impact sur l’air » en page 53 du même dossier.

« Impact sur l’air

Le centre commercial ne sera pas à l’origine de rejets dans l’atmosphère en dehors de ceux liés à la circulation des véhicules.

Au contraire le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion commerciale ».

 

Etude d’impact 2013

Cette étude précise :

« Il faut noter cependant que 75 % des futurs clients passent déjà devant le site et que l’apport supplémentaire de trafic sera de 25% [des 2083 véhicules par jour en moyenne estimés pour le trafic lié à l’activité du centre commercial]. Le trafic routier induit par le site sera donc de 520 véhicules environ par rapport à la situation actuelle. »(p. 68/104)

« 6.1.2.11 Transports

L’impact sur le trafic routier du flux que va générer le centre commercial est indéniable. L’activité du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution présentera un impact sur la circulation de la route départementale D905 ». (p. 93/104)

 

Autres

Les institutions ayant eu à connaître la question et à émettre un avis, semblent partager le même optimisme, quoiqu’en termes assez vagues et peu convaincants :

 

La décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013 mentionne dans son attendu N° 9 : « aura un impact limité sur les flux de véhicules existants »

 

La décision 917 D de la CNAC du 17 janvier 2012 mentionne « les flux de circulation supplémentaires générés par le projet seront absorbés sans difficultés »

L’avis environnemental de la DREAL daté du 28 juin 2013 a  cependant souligné en page 5 l’imprécision de l’analyse : « Le dossier n'analyse pas précisément cet impact, l'étude mentionnant uniquement, en page 69, que « l'impact du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution, présentera un impact sur la circulation ». Il aurait été utile de mener une analyse du trafic sur la RD905 aux heures de pointe, pour quantifier l'impact du projet sur la fluidité du trafic et la sécurité sur la RD905, en définissant, le cas échéant, des mesures de réduction d'impact ».

 

CONCLUSIONS

L’optimisme du « Dossier 2011 » est manifestement irréaliste dans son expression : « Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers »

Celui de l’étude d’impact 2013 est plus nuancé, on s’interroge cependant sur les données objectives ayant permis d’établir  le coefficient multiplicateur 0,25 appliqué après coup à l’estimation du trafic généré par l’activité du centre :

2083 X 0,25 = 520

 

ITINÉRAIRE DE VARIANTEMENT

   À partir de la place de Verdun située sur la voie de contournement, un itinéraire de variantement commode s’offre à l’automobiliste pour atteindre le Rond point de l’Europe.  Il peut, en effet, emprunter, à travers des zones résidentielles, un itinéraire direct par les rues successives : rue Malmanche, rue Claude Matrat, rue du Sabot débouchant au Rond point de l’Europe. Les récents travaux sur la D 905 ont largement démontré cette opportunité.

      La population locale connaît bien cette possibilité qu’elle ne manquera pas de mettre à profit. L’impact du trafic sur cet itinéraire de variantement possible ne semble cependant pas avoir été envisagé.

 

CONCLUSION GÉNÉRALE

     Les imprécisions et les ambiguïtés relatives au chiffrage du flux initial des véhicules sur l’axe ne sont pas de nature à permettre une évaluation objective de l’impact du trafic généré par l’activité du centre commercial sur ce flux initial.

    L’optimisme du « Dossier 2011 » est manifestement irréaliste dans son expression : « Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers ». L’étude d’impact, si elle reconnaît l’existence d’un impact, reste dans des généralités évidentes et vagues  « l'impact du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution, présentera un impact sur la circulation ». Quand une estimation quantitative de l’impact est proposée, on s’interroge alors sur « la règle du calcul » et ses fondements objectifs, en particulier sur le coefficient multiplicateur correcteur 0,25 appliqué à l’estimation du trafic généré par l’activité du centre.

     L’existence, dans l’agglomération d’Auxonne, d’un itinéraire de variantement possible, traversant sur deux kilomètres une zone résidentielle ne semble pas avoir été envisagée, pas plus que l’impact du projet sur le trafic relatif à cet itinéraire sensible.

SOURCES CITÉES

Décision de la CNAC n° 917D du 17 janvier 2012

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Résumé non technique de l’étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 septembre 2013  (J+1739 après le vote négatif fondateur)

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