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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

À PROPOS DE CÔNE DE VUE - du 22 NOVEMBRE 2014 (J+2165 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article nous avions donné quelques échos du Charmoy, entendus et glanés lors de la récente réunion du Conseil municipal de mardi dernier 18 novembre.

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014

   Affiché et publié en un temps record, dès avant-hier 20 novembre, le procès-verbal se révèle très succinct à ce propos et vous n’y apprendrez malheureusement rien sur le Charmoy ! Tout cela est très regrettable !

       Il n’y est pas fait mention, en particulier, des échanges verbaux entre MM. Langlois et Vauchey, relatifs à la suspension des travaux sur la zone du Charmoy et de ses suites récentes (dépôt d’une demande de modification de permis de construire). Seule une mention globale des affaires en contentieux est faite, sans plus de détails, dans le procès-verbal en page 2. Nous en donnons la citation littérale :

 « Affaires en contentieux :

En réponse à la première question du groupe « Une dynamique pour Auxonne » [N.D.L.R. : cette question est rappelée, et sa formulation précisée, en page 19 du PV au paragraphe 17 « questions diverses »], Monsieur le Maire énumère la liste des affaires en contentieux dans lesquelles la Ville est engagée ». [Procès-verbal du Conseil municipal du 18 novembre  p. 2]

   Notre dernier article n’aura donc pas été inutile, il aura eu au moins le mérite d’informer nos concitoyens sur les suites récentes du « feuilleton du Charmoy ». Il semble bien que notre premier magistrat soit à présent devenu beaucoup moins disert sur le sujet que dans les débuts glorieux de son premier mandat où il portait haut la bannière chatoyante de LURE-VESOUL pour une Cocagne promise (voir Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009)

   Débuts médiatiques glorieux aussi, quand Le Bien Public du 26 mars 2009 titrait sur un mode fracassant « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois »

Au fait ! À propos d’emploi, on pourra toujours lire dans l’actualité toute fraîche :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/11/20/comment-leclerc-abuse-des-aides-de-pole-emploi_4526289_3224.html    

http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/05/travailler-six-semaines-gratos-leclerc-jai-craque-246275

http://www.rtl.fr/actu/economie/leclerc-abuserait-des-stagiaires-uniquement-pour-toucher-les-aides-de-pole-emploi-77754542342009)

   Après cette incursion salutaire dans la presse professionnelle, revenons à nos moutons et à cette question que nous avions promis d’éclaircir au profit de nos fidèles lecteurs/trices, celle du « cône de vue ».

    Dans un souci d’information du citoyen nous pensons qu’il n’est pas inutile de développer cette question du cône de vue, car c’est le droit de chacun de comprendre clairement de quoi l’on parle dans une  assemblée publique élue où se prennent des décisions dont le public n’est pas toujours techniquement au fait. Et c’est peu dire …

    Rappelons à ce propos qu’il avait été fait mention, au Conseil du 18 courant, d’un « cône de vue »  lors des échanges verbaux entre MM. Langlois et Vauchey, relativement au dépôt d’un permis modificatif pour le projet d’hyper du Charmoy.

    Pour une bonne compréhension de cette notion de « cône de vue », ainsi que pour celle de « surface de plancher », dont il est fait référence de façon, dirons-nous…étonnante, dans l’avis de dépôt de permis modificatif affiché au panneau officiel le 23 octobre dernier, nous proposons à nos fidèles lecteurs/trices, une fiche technique :

FICHE TECHNIQUE

Définition du Cône de vue : cône angulaire sous lequel est vu un site à partir d’un point de vue particulier. L’ouverture visuelle s’étend dans deux dimensions, en largeur et en hauteur.

(Référence : Guide technique de démarche paysagère Aide à l’étude d’impact et au projet carrières et paysage en PACA)

Définition de la surface de plancher(Article L.112-1 du Code de l’Urbanisme) : la surface de plancher de la construction s’entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1 ,80 m, calculée à partir de l’intérieur des façades.

   Le calcul de la surface dite « surface de plancher », remplace à compter du 1er mars 2012, la surface hors œuvre brute (SHOB) et la surface hors œuvre nette (SHON).

   Nos fidèles lecteurs/trices, étant dûment informés, nous pouvons à présent aborder la question du « cône de vue »  du Charmoy en connaissance de cause.

    La règle en matière de « cône de vue »   est définie dans le PLU, au paragraphe « Règles spécifiques à la zone AU1C du Charmoy ».

     Les contraintes liées « cônes de vue » sont mentionnées en particulier en page 12 : « localisations préférentielles dues au respect des cônes de vue sur le centre ancien et l’église indiqués au plan » ainsi qu’en page 13 : « Les vues sensibles sont les suivantes : […] vues de la RN5 [D 905] et plus particulièrement cônes de vue sur le centre ancien et l’église indiqués au plan ».

     Les « cônes de vue » du Charmoy sont donc des perspectives, depuis divers points de la D 905, sur « le centre ancien et l’église » de notre bonne ville. Le projet du Charmoy est concerné en particulier par l’un de ces « cônes de vue » (voir illustration)

     Le fait est confirmé dans l’étude d’impact du promoteur disponible lors de l’enquête publique ainsi que sur les plans joints :

« 2.2.6 Paysage

[…]

Il est à noter que le projet a été implanté en-dehors du cône de vue sur l’église [N.D.L.R. nous soulignons] et dans le   respect du PLU à 25 m de la route départementale RD905 ». [étude d’impact p. 61]

      Le rapport du commissaire-enquêteur en fait aussi mention :

« 2.2.4.2. Les raisons ayant guidé l’implantation du projet :

- des raisons urbanistiques : les parcelles où sera implanté le projet sont classées en zone d’activités (AU1C) du plan local d’urbanisme. Toutefois, la nécessité de réaliser une voirie de jonction à la future zone du Charmoy scindant le terrain en deux, l’accès unique à partir du Rond-point de l’Europe, le rapprochement du projet à 25 mètres de la RD 905 et le respect du cône de vue sur l’église du village [N.D.L.R. nous soulignons] n’ont pas laissé au pétitionnaire une grande latitude dans le choix du positionnement du centre commercial sur le terrain ». [page 17 du rapport]

        Tout s’éclaire. Il a été tenu compte, c’est certain, d’un « cône de vue » lors du positionnement du projet initial. Les modifications envisagées récemment dans la demande de permis modificatif entraîneraient à présent la suppression de tel ou tel « décrochement » comme semblent le préciser les propos du maire au conseil du 18, en substance : « l’entreprise a fait le choix de réduire la surface à moins de 10 000 m² par la suppression d’un décrochement prévu pour des réserves ».

    Cette suppression de tel ou tel « décrochement », en tant que « suppression » ne peut évidemment remettre en cause le respect du « cône de vue ». On se demande dès lors pourquoi le « cône de vue » a été évoqué ??? Et pourquoi notre premier magistrat est allé quérir ce cône au magasin des accessoires !

       Cônique me direz-vous ! Du point de vue de Sirius, tout cela peut en effet prêter à sourire…Mais qu’importe ! Cela nous aura permis quand même d’enrichir la documentation de notre blog.

    Dernière minute : Le Bien Public d’aujourd’hui titre en page 3 du cahier local  « CANTON D’AUXONNE Départementales : Joël Abbey laisse sa place ». C’est Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy qui vont faire OUF !!

LE CHARMOY PAR LES TITRES (édition revue, corrigée et complétée) - du 03 NOVEMBRE 2014

 

Le cône de vueC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2014  (J+2165 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

OUI À L’HYPER NON AUX RÉSERVES ! - du 07 NOVEMBRE 2014 (J+2150 après le vote négatif fondateur)

  Le 13 janvier 2011 Le Bien Public  titrait : « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »

   Presque trois ans après, la cure d’amaigrissement continue ! Il faut souffrir pour être belle et maigrir pour passer dans les trous de souris administratifs !

   Venons en aux faits : le 23 octobre dernier, un avis de dépôt du permis modificatif  « Numéro de dépôt :  PCM 021038   14 E  021.038.13.E0005-1 » était affiché en Mairie d’Auxonne. Le formulaire porte la mention de date de dépôt suivante : 22 octobre 2014. Le demandeur est la société BOUXDIS.

       Ce même 22 octobre,  dans un reportage de FR3 relatif à la suspension du chantier Leclerc au Charmoy, le maire d’Auxonne avait déclaré : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Dans le même temps, sur le papier (Le Bien Public du 22 octobre), le maire d’Auxonne déclarait : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ». Permis modificatif, suspension de la décision, nouvelle enquête publique ? Au quidam, le soin de faire lui-même la synthèse !!

    Une chose est certaine la demande de permis modificatif est en cours de traitement.  Il est certain aussi que, lors de sa déclaration, notre premier magistrat ne pouvait pas ne pas être au courant de ce dépôt de permis modificatif, d’abord parce que c’est lui qui l’a signé, ensuite parce-que « les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux » comme le soulignait Pays dolois N° 164 d’octobre 2014, en page 4 actu, dans un article intitulé « Auxonne Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté ».

     « Réguliers et fructueux ». C’est certain ! Et nous n’avons jamais douté du fait que Monsieur le maire d’Auxonne soit la cheville ouvrière locale dévouée de « la direction du grand-est du groupe ». Cela ne date pas d’hier ! En témoigne le satisfecit élogieux qu’il reçut dès avril 2009 et qu’il publia d’ailleurs sans complexes dans Inf’Auxonne N°25 : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

             (Lettre du Groupe E. Leclerc du 14/04/09 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4)

     Le signataire de la demande de permis modificatif déposée le 22 octobre dernier, agissant pour la SARL BOUXDIS est d’ailleurs le même que celui du satisfecit du 14/04/09. À cela rien d’étonnant !

    Quel est maintenant l’objet de cette demande de modification ?

     Il est le suivant : « SUPPRESSION DE RÉSERVES ». Demain j’enlève le bas ! Hier le BRICO, aujourd’hui les réserves !

     De quelles réserves s’agit-il ? Toutes les hypothèses sont permises en raison du caractère laconique de l’information. Mais il est probable qu’il s’agit de tout ou partie des réserves de l’hyper.

    Sur le plan du magasin, consultable lors de l’enquête publique, nous avons identifié trois réserves respectivement désignées par les légendes « réserve 1 », « réserve 2 », « réserve 4 ». Même en cherchant bien nous n’avons pas trouvé de « réserve 3 ».

     Ces trois réserves sont disposées en équerre à l’angle  sud-ouest du magasin. La « réserve 4 » est sur le côté ouest du magasin (côté vieux Chemin de Dole). La « réserve 1 » est au fond du magasin (côté sud), la « réserve 2 » remplit l’espace entre « réserve 1 » et  « réserve 4 ».

    Chacune de ces réserves à une superficie de l’ordre de 1000 m². Il est probable que ces réserves sont équipées d’installations de ventilation et/ou frigorifiques, génératrices d’un bruit de fond continu.

    Rappelons que dans son  rapport,  le commissaire-enquêteur avait assorti son avis favorable d’une réserve d’ordre acoustique : « - Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

   Nous avançons donc l’hypothèse d’un lien entre cette réserve d’ordre acoustique et la SUPPRESSION DE RÉSERVES du magasin projeté,  en raison des décibels générés par des installations de ces réserves.

    Bien entendu ceci n’est qu’une hypothèse qui reste à vérifier. Sa réalité n’aurait cependant rien pour nous surprendre. Après le « supermarché à dominante non alimentaire », après l’hyper sans BRICO, après l’hyper sans station-service, nous pourrions peut-être découvrir bientôt l’hyper sans réserves. Ça, pour du flux tendu, c’est du flux tendu !

    Et pourtant un hyper sans réserves ça manque de souffle, c’est un peu comme un baiser sans moustaches ! À tout prendre nous préférerions le Charmoy sans hyper ! Mais il est vrai que c’est au Charmoy que s’élabore l’avenir de notre ville ! Et pour nos édiles  à vue longue qui marchent au rétroviseur vers un modèle dépassé, il est temps que « La belle endormie » retire ses boules « Quiès » et se réveille.

   Au fait, avant-hier, on n’a pas vu beaucoup de paysans du coin manifester au Charmoy !! La défense de la terre, ça devrait pourtant être leur affaire, mais on en connaît qui préfèrent les hypers !!

le silence du charmoyC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2014  (J+2150 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

PREMIÈRE PIERRE ET…PIERRES D’ACHOPPEMENT - du 05 NOVEMBRE 2014 (J+2148 après le vote négatif fondateur)

     100 mm de pluie, au moins, ont dû tomber sur la zone du Charmoy. Après avoir fait couler beaucoup d’encre, notre zone, en se ressuyant, va maintenant remplir les fossés !

    Alors accablé de tant d’eau, nous attendons le soleil, comme d’autres attendent leur hyper ! Une chose est certaine au moins, le soleil viendra avant l’hyper. Comme des voyageurs plantés sur le quai d’une gare en attente d’un train en retard, j’imagine donc nos impatients d’hyper écoutant les annonces….

    Facile à imaginer, il suffit d’ouvrir les archives du Charmoy qui ne manquent pas d’annonces d’un démarrage prochain de construction sur la zone, de pose de « première pierre », voire de date d’ouverture du centre commercial.

     C’est ainsi que dès mai 2009 on pouvait lire dans Inf’auxonne N° 25 en page 4

« A quelle date est prévue l’ouverture ?

Dans environ 24 mois » [N.D.L.R. : soit mai 2011 !!]

     En mai 2011, soit 24 mois après, il n’y avait toujours rien, mais Le Bien public  avait entre temps restauré l’optimisme avec la parution du grand article : « Oui à l’hyper, non au Brico ! » du 13 janvier 2011. Un encadré de cet article interrogeait : « La première pierre posée en 2012 ? » Dans cet encadré, Raoul Langlois déclarait : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 ; Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ». Aujourd’hui, trois ans après, cette affirmation est toujours d’actualité : « il ne reste plus qu’à construire ».

      Les travaux ne démarrèrent pas en 2012, ni même en 2013, et d’ailleurs dès le 10 mars 2011, à la suite du deuxième refus en CDAC, Le Bien public  interrogeait : « Leclerc à Auxonne : c’est fini ? »

       Pourtant, par sa volte-face remarquée du 17 janvier 2012, la CNAC devait permettre au phœnix de renaître de ses cendres. Pour ceux et celles qui douteraient encore de cette volte-face :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

   Le 20, à la suite de la volte-face Le Bien public pouvait enfin titrer : « Feu vert pour le projet Leclerc » Dans cet article, le « premier élu » réjoui concluait : « Je pense que tout va aller très vite et qu’en 2013, le projet verra le jour ». La veille, 19 janvier 2012, sur le blog du même Bien public, il était même allé jusqu’à déclarer : « Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible ». Information confirmée à nouveau en ces termes : « la création d’un centre commercial composé d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande […] n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 »propos tenus cette fois, dans le grand article du Bien public du 23 janvier 2012 intitulé : « Le feuilleton Leclerc continue »

       Une année ou presque s’était déjà écoulée depuis ce moment d’euphorie, lorsqu’à l’approche imminente de Noël, le 19 décembre 2012 Le Bien public annonça, photo des déposants à l’appui : « Leclerc : le permis de construire a été déposé ». Dans cet article-annonce, Raoul Langlois, qualifié de « porteur et fervent défenseur du projet » déclarait alors : « Les travaux devraient normalement débuter avant la fin 2013 ». Le 9 janvier 2013 dans l’article du Bien public intitulé « De grands chantiers pour 2013 »,  il réitérait cette assertion dans une forme quelque peu atténuée : « Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013 »

    Tel ne fut pas le cas. Le 10 septembre 2013,  dans un grand article du Bien public intitulé « Permis attend validation », le maire d’Auxonne annonçait quand même : « On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser ». Ce qui est une  évidence logique, comme  pour tout homme d’affirmer dans l’instant présent qu’il n’a jamais été aussi proche de sa mort ! Mais cette affirmation ne renseigne en rien sur la date de celle-ci ! Mors certa, hora incerta…

   Hora incerta en effet… Le 17 mai 2014 dans l’article du Bien public intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » (oui hélas ! Mors certa, hora incerta…), Raoul Langlois pronostiquait : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir »

    Ce qui, pour une fois, enfin,  se vérifia !

    Lors du Conseil municipal du 10 juillet 2014, une date d’inauguration fut même, pour finir, avancée : « Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

    Le 17 septembre, dans Le Bien public, dans l’article intitulé «Tout sur les nouveaux projets »  Raoul Langlois annonçait, avec la fin des embûches, l’imminence de l’aboutissement : « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre commercial Leclerc […] La construction de ce dernier a démarré en juin dernier et les Auxonnais devraient encore patienter quelques mois avant de pouvoir y faire leurs courses. »    

    Début octobre 2014, dans le gratuit Pays Dolois N°164, en page 4 « actu », Philippe Pelletier soulignait le peu de foi que le « maître d’ouvrage » accordait au « recours » : « les travaux de terrassement […] se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants [au] projet…»

     Quelques jours après, les travaux étaient interrompus ! L’inauguration se fera-t-elle en juin 2015 ? Rien n’est moins sûr à présent ! Eh oui ! « les Auxonnais devr[ont] [c’est certain] encore patienter quelques [longs] mois »  comme dirait l’autre. Mors certa, hora incerta…

     Patience, toute cette pluie-mousson annonce un changement climatique en marche et il n’y a guère de raisons d’espérer quand François s’extasie devant les pétroliers canadiens de l’Alberta, quand Ségolène nous joue une valse hésitation, concertation-conciliation pour la forme, dans le Tarn et quand Manuel fait brûler un gros cierge à Notre-Dame des Landes. Le barrage institutionnel contre le changement climatique est bien mal en point !

      Heureusement, nos promoteurs du Charmoy sont là ! C’est fou ce que l’on reprend espoir en feuilletant leur dossier de « demande d’autorisation de création d’un centre commercial » daté de janvier 2010 et réalisé par la BEMH S.A. (BORDEAUX) au profit de SARL BOUXDIS (COLMAR) travaillant pour le compte du Groupe LECLERC. On découvre au fil du texte d’authentiques joyaux.

    Ainsi à propos de l’eau : « sensibiliser à une consommation parcimonieuse » (p. 58)        Sur le même thème : « la récupération des eaux de toiture […] permettra notamment […] le lavage des sols du centre commercial » (p. 58).  L’air n’est pas oublié non plus : « …, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » (p. 53). La faune sauvage fait l’objet d’un soin attentif : « Afin de tenir compte de la protection de cette espèce [chauve-souris], l’enseigne lumineuse de la façade sera éteinte à 21 h. Rappelons que cette enseigne ne sera pas apposée sur la toiture, mais en façade, d’où une gêne réduite pour les oiseaux et les chauves-souris ». (page 61).

   La palme est enfin remportée par une remarque de l’étude d’impact SOCOTEC mise à la disposition du public en septembre 2013  « Le milieu eau souterraine est fortement impacté par la présence de nitrates et de pesticides. L’usage actuel du site qui est agricole est à l’origine de rejet important de nitrates et de pesticides, la modification de l’usage projeté sera donc à l’origine d’une réduction des émissions de nitrates et de pesticides dans les eaux souterraines ». (p. 51). Moralité (qui va plaire à nos agriculteurs qui manifestent aujourd’hui) : pour réduire la pollution, construisons des hypers sur tous les champs de France et vendons-y viandes et légumes importés (ce qui est déjà le cas).     

Rêves de pierresC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2014  (J+2148 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

LE CHARMOY PAR LES TITRES (édition revue, corrigée et complétée) - du 03 NOVEMBRE 2014 (J+2146 après le vote négatif fondateur)

       A l’heure où résonne encore en écho le « coup de tonnerre » qui vient d’interrompre la construction de  l’hyper-projet charmoisien, nous avons jugé qu’il convenait de réexaminer à nouveaux frais sa genèse et son parcours pour le moins obscurs et rocambolesques !

      Pour faciliter votre parcours de citoyen informé et responsable dans les méandres de l’histoire, Chantecler vous propose une édition revue, corrigée et complétée d’un article-catalogue déjà paru le 3 septembre 2013. À usage de mémento et de pense-bête,  cet article vise à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien public suscités par les développements et rebondissements de l’affaire depuis son début.

    Même si certains titres ne mentionnent pas explicitement l’« affaire », il est toujours question de celle-ci dans le corps de l’article. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détails et à notre blog, bien entendu.

      Du titre fracassant du 26 mars 2009 « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », à celui tout aussi bruyant du 22 octobre 2014  « AUXONNE CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE » l’affaire continue à faire du bruit même si le bruit ne fait plus désormais son affaire !

          

Lu dans Le Bien Public du    

19 décembre 2008

LES COMMERÇANTS MOBILISÉS CONTRE LE PROJET
UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE

LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

02 mars 2009

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL

LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ

LES ENTREPRISES

26 mars 2009

IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE

LECLERC ARRIVE AVEC

250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS

28 mars 2009 

PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL

LES COMMERÇANTS EN COLÈRE

INVESTISSENT LE CONSEIL MUNICIPAL

30 mars 2009 

AUXONNE

LE PROJET DE NOUVEAU

SUPERMARCHÉ SUSCITE LE DÉBAT

08 avril 2009 

PROJET  D’UN CENTRE COMMERCIAL LECLERC À AUXONNE

LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SE SENT TRAHIE

21 avril 2009

À PROPOS DU PROJET  LECLERC À AUXONNE

ON NE VOIT PAS CE QUI POURRAIT
L’EMPÊCHER DE S’INSTALLER

21 avril 2009 

L’UNION COMMERCIALE CONTRE L’IMPLANTATION DE LECLERC

« LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »

23 avril 2009 

PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE

LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC

07 mai 2009  

LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION

PROJET  LECLERC :

« OÙ EST LE DÉBAT ? »

28 septembre 2009

AUXONNE

DIMANCHE DE MANIFESTATION

30 septembre 2009  

AUXONNE

PROJET  LECLERC : LA CDAC

SE PRONONCERA LE 7 OCTOBRE

08 octobre 2009

AUXONNE

PROJET  LECLERC

REFUSÉ PAR LA CDAC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers

en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini.

LECLERC EN ÉCHEC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les commentaires                                                                                                                                                                                                                      

LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT

27 février 2010

AUXONNE

LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ »

27 février 2010

COMMERCE

LE PROJET  LECLERC  REJETÉ

29 mai 2010      

AUXONNE

CONSULTATION DES ÉLECTEURS LE 27 JUIN

01 juillet 2010

AUXONNE

LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC

01 juillet 2010    

AUXONNE

LES HABITANTS SE SONT PRONONCÉS !

08 juillet 2010    

AUXONNE. Quels sont les enjeux de la consultation du 27 juin sur la zone du Charmoy

AU-DELÀ DES CHIFFRES BIEN DES QUESTIONS

08 juillet 2010

COMMERCE. La zone commerciale du Charmoy aura un impact définitif lourd de conséquences.

QUEL AVENIR AU CENTRE-VILLE ?

11 octobre 2010

AUXONNE. Le projet de zone commerciale au lieu dit le Bief Pérou est toujours au point mort…en attendant début 2011.

ENCORE DANS L’IMPASSE

11 octobre 2010

AUXONNE. Neuf mois après le rejet du recours de Bouxdis, le projet Leclerc a du plomb dans l’aile.

LECLERC DANS LA LIGNE DE MIRE

13 janvier 2011

AUXONNE. D’ici la fin du premier semestre, l’installation ou non d’un Leclerc, zone du Charmoy, sera entérinée. Une affaire qui dure depuis plus d’un an.                                                   LECLERC REVOIT SA COPIE

13 janvier 2011

AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre.

OUI À l’HYPER, NON AU BRICO !

07 février 2011

AUXONNE. LE DYNAMISME DE L’UNION [COMMERCIALE]

FACE AUX ÉPREUVES.

23 février 2011

CANTONALES. Pour la droite, le canton d’Auxonne est l’un

des grands espoirs de reconquête

RAOUL LANGLOIS SUR SA LANCÉE ?

10 mars 2011

COMMERCE. A nouveau refusé[sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique

LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ?

13 mars 2011

CANTONALES.  Deux candidats à droite pour reprendre un canton tenu par la gauche

« FAVORABLE À UNE ZONE COMMERCIALE » [Langlois]

« PRIORITÉ AUX COMMERCES LOCAUX » [Vadot]

« ÊTRE RASSEMBLÉS POUR FAIRE RÉUSSIR CE CANTON » [Girard]

20 janvier 2012

AUXONNE

FEU VERT POUR LE PROJETLECLERC

23 janvier 2012

AUXONNE. La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert à la SARL Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché

LECLERC REFAIT SURFACE

23 janvier 2012

COMMERCE. Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale

LE FEUILLETON LECLERC CONTINUE

18 décembre 2012

AUXONNE

LECLERC : LE PERMIS DE CONSTRUIRE A ÉTÉ DÉPOSÉ

24 décembre 2012

AUXONNE. La construction d’un centre commercial ne fait pas l’unanimité dans les rangs des commerçants.

UNE IMPLANTATION QUI FAIT DÉBAT

09 janvier 2013

AUXONNE. Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année.

DE GRANDS CHANTIERS POUR 2013

02 septembre 2013

AUXONNE

DES PROJETS ET DES TRAVAUX À VENIR

Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy

02 septembre 2013

AUXONNE

ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA ZONE DU CHARMOY

10 septembre 2013

AUXONNE

Depuis avril, le permis de construire est déposé.

Une enquête publique est actuellement en cours.

LECLERC SE PRÉCISE

10 septembre 2013

AUXONNE

Une enquête publique se tient actuellement en mairie, concernant l’implantation de Leclerc

PERMIS ATTEND VALIDATION

25 octobre 2013

AUXONNE

DANS L’ATTENTE DU RÉSULTAT DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE

03 janvier 2014

AUXONNE

AUXONNE : LECLERC ÇA SE PRÉCISE

08 janvier 2014

AUXONNE

RAOUL LANGLOIS : « LE DÉBAT DANS LA SÉRÉNITÉ »

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants de l’axe allant du rond-point de la Poste

au Pont de France livrent leurs inquiétudes

OÙ EN EST LE COMMERCE ?

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants livrent leurs impressions sur la situation dans la commune

LE CENTRE-VILLE SE MEURT-IL ?

17 septembre 2014

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois révèle les projets et réalisations qui attendent les Auxonnais au cours de cette nouvelle année scolaire

CE QUE L’ANNÉE RÉSERVE

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois évoque les réalisations et réflexions de la municipalité

TOUT SUR LES NOUVEAUX PROJETS

22 septembre 2014

AUXONNE

La commune ne se situe qu’à 15 kilomètres de Dole et les Auxonnais ont pris leurs habitudes dans la ville jurassienne.

DOLE : DES LIENS ÉTROITS

AUXONNE

La municipalité souhaiterait accroître ses liens avec sa voisine jurassienne

LE REGARD TOURNÉ VERS LE JURA

21 octobre 2014

AUXONNE

LES TRAVAUX DU LECLERC SONT SUSPENDUS

22 octobre 2014

AUXONNE

Le chantier de l’hypermarché ne devrait pas redémarrer avant plusieurs mois. Élus, commerçants et habitants réagissent

CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE

Justice

Le permis de construire de l’hypermarché a été attaqué devant le tribunal administratif LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT

 

     Nous emprunterons notre conclusion au dernier titre « LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT ».

    « Clivant », il le fut en effet lors des cantonales de 2011, les titres le démontrent assez. À l’approche des départementales de 2015, il est permis de supposer que le sujet pourrait s’inviter à nouveau dans les débats. Pour peu toutefois que son champion, candidat malheureux en 2011, ou l’un(e) de ses adjoint(e)s entre en lice…. Ce qui semble quelque peu tarder.

    Rappelons, en effet, pour mémoire, qu’en 2010 c’est dès septembre,  à l’occasion du « traditionnel méchoui » de « la famille des Compagnons du Val de Saône », que Raoul Langlois s’était déclaré pour les cantonales de mars 2011 (Cf. Article du Bien Public du 21 septembre 2010 Cahier local p. 3). L’article ajoutait, photo de groupe à l’appui, que « Rémi Delatte était venu affirmer son soutien et celui de la majorité départementale [au candidat] ». On connaît la suite…

Pour plus de détails sur l’ambiance « charmoisienne » des cantonales de 2011

LE JOUR OÙ  LA COMCOM  FUT ASSIÉGÉE - du 06 OCTOBRE 2014

En avance sur les candidats, Claudi vous propose, en avant-première, le projet d’affiche d’un tandem de choc pressenti… L’affiche pourrait être imprimée à LURE…

Le Charmoy démocratique 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2014  (J+2146 après le vote négatif fondateur)

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 00:00

LES BÂTISSEURS DU CHARMOY - du 08 OCTOBRE 2014 (J+2120 après le vote négatif fondateur)    

   Nous commentions, hier, l’article de Philippe Pelletier, intitulé « AUXONNE Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté », publié en page 4 du gratuit Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 qui vient de paraître.  

    Sur la photographie illustrant cet article, on peut apercevoir deux pancartes : au premier plan, la plus grande indique le logo du maître d’ouvrage, la nature du projet (hypermarché, donc grande surface à prédominance alimentaire),  une vue correspondante de celui-ci, ainsi que la liste des entreprises pour le moment impliquées. Au second plan, une seconde pancarte, plus ancienne, annonce la création de 90 emplois (50 selon l’article).

   Pour l’information de nos lecteurs, nous avons réalisé sur place un cliché plus lisible de la première de ces pancartes. Ce cliché constitue l’une des deux illustrations de cet article.

 Panneau entreprises

   Pour une meilleure concrétisation géographique de l’information, une deuxième illustration situe, sur une carte du grand est de la France, les sièges de chacune de ces entreprises.

 Carte

     Chacun pourra ainsi vérifier par lui-même le caractère « local » de ces entreprises. Outre le maître d’œuvre (ATEBAT de Fagnières), certaines d’entre elles, et non des moindres, ont déjà travaillé pour l’hyper de Champagnole (SODEBA de Chalons Champagne et EUROSTRUCTURE de Sedan). Un de nos élus locaux, dont la position sur le sujet semble avoir pour le moins évolué déclarait, il y a un an, que la concrétisation du projet « sera bénéfique pour les entreprises du secteur ». Certainement que, s’il « vient à son terme », ce projet sera bénéfique pour les entreprises du secteur, sous réserve de bien préciser : du secteur grand est. Les entreprises de plomberie, chauffage, électricité, peinture… n’étant pas, pour le moment mentionnées, il est permis, cependant d’espérer encore pour les entreprises du secteur proche. À suivre…

Dernière minute :Si l’on en croit certaines rumeurs, une entreprise de l’est aurait tout récemment décommandé les mobiles homes réservés pour son personnel dans un camping local. Cet évènement aurait-t-il par hasard un rapport avec le chantier du Charmoy et, si oui, quelle pourrait bien être la cause de cette annulation et les incidences de cette dernière sur le « rythme soutenu » à venir du chantier ? À suivre …

Lu sur le blog de M.E.L.  À propos du  « renouveau de l’hyper E.Leclerc de Saint-Louis [Alsace] » (Posté par M.E.L le 26 septembre 2014): « 180 salariés en 2010, plus de 260 en 2014. Bref, un bel exploit en ces temps moroses, qui fut salué pendant l’inauguration par de truculents élus locaux ! ». Si nous nous référons à notre article d’hier et à l’évolution de la « Courbe des emplois du Charmoy », la « truculence » de nos élus locaux risque bien de faire pâle figure en regard de celle de nos amis alsaciens !

N.B. : Cet article comporte 3100 caractères espaces compris. Quelle concision pour une fois !

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Octobre 2014  (J+2120 après le vote négatif fondateur)

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:00

LE STYLE, C’EST L’HOMME - du 13 mars 2014 (J+1912 après le vote négatif fondateur)

      Ainsi parlait Buffon, authentique Bourguignon, né à Montbard et fils d’un conseiller au Parlement de Dijon. Ainsi parlait Buffon, ou presque, qui déclara en 1753 dans son discours de réception à l’Académie française (où il fut admis sans sollicitation) : « Le style est l’homme même » et il poursuivait : « L’accord entre le sujet, la fin et les moyens, fait toute la beauté du style ». J’apprécie ces belles paroles d’un grand Bourguignon et m’efforce d’en tirer les enseignements pour moi-même et aussi  pour les autres.

     Votre serviteur est lui-même Bourguignon, né à Auxonne de surcroît, mais ne se prend pas pour autant pour Buffon. Être né à Auxonne, la belle affaire ! Il est pourtant de bon ton, par les temps qui courent, de revendiquer cet avantage, si l’on en croit, du moins, certains doctes écrits. Je suis donc né à Auxonne d’une mère vosgienne et d’un père transalpin, tous deux purotins, et qui n’étaient même pas médecins !      

    Merci Zoé Lantin, d’appliquer le qualificatif de « Haute littérature » à ma prose, j’écris en français tout bonnement ce qui devient, à vrai dire, assez rare, même chez les natifs d’Auxonne. 

    Assez de bavardage, venons en au fait ! Sur des blogs, sur facebook, sur le papier, à la tribune enfin, depuis quatre mois, quatre auteurs improvisés adressent à leurs concitoyens divers messages.

   L’un catche allègrement, et chacun sait, qu’au catch tous les coups sont permis, l’autre offre des roses aux dames et des épines à qui les mérite, un troisième se fait un peu attendre, le quatrième, enfin, n’en finit pas de mettre des rallonges à sa carte de visite et resterait à coup sûr rêveur devant celle de son confrère et compatriote auxonnais François-Joseph Moreau (1789-1862), accoucheur célèbre de la Maison d’Orléans, « Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’ordre de Léopold, Professeur d’accouchements, des maladies des femmes et des enfants à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin de la Maison d’accouchements de Paris, Consultant du Roi, Membre de l’Académie Royale de Médecine et de plusieurs Sociétés savantes ».

     Des réunions publiques sont annoncées, l’une  s’était déjà tenue le 19 février et nous avons déjà évoqué son style

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

      En attendant les prochaines lors desquelles, nous l’espérons, nous découvrirons pleinement les divers styles, nous voudrions faire part de quelques retours d’expériences relatifs aux réunions publiques des dernières cantonales de 2011.

  Le 16 mars 2011 une réunion s’était tenue à la Salle des Fêtes, j’en avais ainsi décrit l’ambiance :

« Hier soir, dans une atmosphère oppressante et boulonnée se  déroulait la réunion promotionnelle de François Sauvadet au profit de Raoul Langlois et surtout de François Sauvadet lui-même.

   Auto congratulations, autosatisfaction, auto acclamation, rien ne nous fut épargné. Une claque extra cantonale musclée était venue de Dijon en renfort, applaudissant à tout rompre. Parmi celle-ci, des éléments jeunes flashant la tribune avec leurs portables contrastaient avec les têtes chenues paisibles de l’assistance indigène.  Une rombière dijonnaise haineuse lorgnait d’un air de reproche mon peu d’empressement à applaudir J’ai dû m’esquiver à la fin sous l’invective et l’injure parce que je refusais clairement d’entonner une Marseillaise confisquée à des fins partisanes et aussi de trinquer.

Je doute de l’utilité démocratique de telles réunions où une salle sans parole applaudit à une succession de bonimenteurs égrenant des discours de langue de bois et utilisant les ficelles les plus grossières ».

Quid du 18 mars prochain à la Salle des Fêtes ? Claque dijonnaise ou pas, Marseillaise ou pas, pot ou pas ? À suivre…

Le 17 mars 2011 une réunion de l’autre bord se tenait au sous-sol de l’Aiglon et nous en rendions compte ainsi :

« Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

    Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » [N.D.L.R. 1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons ») 2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s ») 3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne 4- Association Auxonne Consommateurs] qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ».

Moralité, les 14 et 21 mars à l’Aiglon, attention aux trublions et surtout aux trublionnes du fond.

Autres réunions de 2011 pour le deuxième tour Girard/Langlois cette fois

Le 24 mars, une réunion sur invitation  à l’initiative de Monsieur Langlois se tint au sous-sol de l’Aiglon. De ce huis clos, rien à signaler.

Le lendemain, 25 mars, dans le même lieu, se tint une réunion de Dominique Girard dont je commentai alors le déroulement, avec sans doute un peu de complaisance, justifiée toutefois par les agissements de la clique du Charmoy contre un concurrent devenu dangereux pour Monsieur Langlois. On remarquera que Monsieur Montial, élément actif de cette clique, figure officiellement aujourd’hui sur la liste « Auxonne-passionnément » :

    «  Chantecler étant une feuille de protestation, j’hésitais, je l’avoue, à écrire cet article, car j’ai assisté hier soir à une réunion ouverte et publique dont il serait difficile et injuste d’épingler l’attitude tant des organisateurs,  que de l’assistance ou des contradicteurs d’ailleurs parfaitement absents.

De cet exercice nécessaire et salutaire, je ne m’étais pourtant pas privé à propos d’autres réunions publiques ou privées précédentes et de tous bords.

J’étais donc hier soir à la réunion publique de Dominique Girard. Aux dires même de Remi Delatte qui était bien présent, la salle était bondée. Il l’a dit : du jamais vu à la lumière de ses souvenirs et de son expérience auxonnaise des réunions à l’Aiglon !

L’un  au moins des assistants à la réunion privée d’hier dans les mêmes lieux était présent. Je n’ai pas eu la cruauté de lui demander ses impressions.

Le problème du Charmoy fut évoqué clairement. Il me paraît éminemment nécessaire que la lumière soit faite sur cette affaire, je m’y emploie sans relâche depuis des mois. [N.D.L.R. Et à présent depuis bientôt quatre ans !]

L’absence criante, hier soir, de toute contradiction mandatée au service de Messieurs Langlois, Montial et consorts, suffit à faire la preuve de l’absence de courage, et surtout de  crédibilité des tracts mensongers qu’ils ont récemment diffusés à propos de la zone du Charmoy sur la seule foi d’un article du Bien public prêtant à Dominique Girard une position qu’il n’a jamais déclarée. (article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier).

Ces tracts, pour être simplistes et mensongers, ne sont pas pour autant sans effet. Je l’ai vérifié hier soir même, à la terrasse d’un café où j’avais été cordialement invité par une de mes lectrices assidues à la sortie de la réunion. Car dans les réunions de Monsieur Girard, on ne boit pas, Messieurs, on ouvre le débat mais on ne débouche pas de bouteilles ».

   Moralité, le courage et l’ardeur des trublions et surtout aux trublionnes du fond, à l’Aiglon, ont parfois des limites !

  Je dédie cette petite leçon d’histoire à tous les candidats ! Et que le meilleur style gagne !

  En prime, une petite composition de Claudi qui a recyclé à la va-vite quelques bons dessins d’Herluf Bidstrup, un peu datés sans doute (1960), mais assez évocateurs.

L'orateurC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mars 2014  (J+1912 après le vote négatif fondateur)

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 00:00

L’ÉCHO DE NOS CONTRIBUTIONS DANS LE RAPPORT– 13 novembre 2013 (J+1792 après le vote négatif fondateur)

 Nos lecteurs auront pu constater que nous étions largement intervenu lors de l’enquête publique relative à la zone du Charmoy. Cette enquête constituait en effet pour nous l’ultime opportunité de faire entendre publiquement nos griefs, non tant contre le projet lui-même, que contre la manière critiquable dont il avait été amené, puis imposé.

   Du 4 au 27 septembre dernier, nous avons donc transmis 8 courriers au commissaire-enquêteur. Hormis le premier, qui était une lettre de présentation générale, tous ont été publiés sur notre blog sous le titre « Éléments pour une enquête publique ».

  Chacun de ces  7 « Éléments pour une enquête publique » abordait un thème particulier.

    Les 4 premiers, évoquant pour mémoire et de façon générale, la genèse du projet, traitaient successivement : du vote du 17 décembre 2008 et de ses conséquences, du caractère « discret » des opérations foncières, de la concertation autour du projet, de la consultation de juin 2010. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

    Les 3 suivants, mieux adaptés au cadre et au style de l’enquête, concernaient plus spécifiquement des questions relatives au dossier du projet : transports collectifs, trafic routier, absence de station-service. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

     Nous avons pu constater que le rapport du commissaire-enquêteur consacrait une large place à toutes nos interventions. Nous avons souhaité en rendre compte ici de façon accessible pour le lecteur. À cette fin, nous avons adopté le schéma suivant

 

MODE D’EMPLOI

  À la suite du lien permettant d’accéder à chacune de nos sept interventions, le lecteur disposera d’un autre lien avec le PDF correspondant à la prise en compte de  cette intervention dans le rapport, selon le schéma suivant :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

  Nous devons préciser que les éléments de prise en compte de chacune de nos interventions dans le rapport original et ses conclusions se répartissent entre diverses pages dans chacune des 3 parties suivantes du rapport :

Partie 1 : « IV – Observations du public » (pp. 22 à 37)

Partie 2 : « V - Analyse des observations formulées et des réponses du maître d’ouvrage -appréciations du commissaire enquêteur » (pp. 38 à 87)

Partie 3 : « CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVE DU COMMISSAIRE ENQUETEUR » (pp. 88 à 97)

Dans la construction de chacun des PDF relatifs aux extraits du rapport, nous avons donc adopté ce même plan en 3 parties. Dans un souci de précision, la position de chacune des citations du rapport a été précisée  en référence à la pagination du rapport original.  

Il se peut qu’en raison de la structure du rapport, certains PDF se recoupent ou se répètent. Dans certains cas, enfin, les extraits du rapport cités s’appliquent non seulement à nos propres observations, mais aussi à d’autres observations de même nature.

 Nous invitons à présent nos lecteurs qui le souhaitent à prendre connaissance de nos interventions et de l’écho qu’elles ont eu, parfois conjointement avec d’autres, dans le rapport.

 

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

PDF RAPPORT (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

PDF RAPPORT (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

PDF RAPPORT (4)     

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

PDF RAPPORT (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)      

PDF RAPPORT (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

PDF RAPPORT (7)

 

Pour clore cette série relative à l’enquête publique, il nous restera, dans un prochain article, à recenser et à rappeler les quelques points de ces contributions qui, sortant de la compétence du commissaire-enquêteur ou du cadre strict de l’enquête, n’ont pas été clairement pris en compte dans le bilan du commissaire-enquêteur, mais dont le caractère problématique ne subsiste pas moins. Si le commissaire-enquêteur, conformément à sa mission, s’en est tenu à des critères de légalité, nous avons souhaité aussi envisager les critères de sincérité et de légitimité.

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 13 novembre 2013  (J+1792 après le vote négatif fondateur)

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 00:00

EN ATTENDANT LE RAPPORT - du 03 novembre 2013 (J+1782 après le vote négatif fondateur)

   Dans l’attente de la publication imminente du  rapport relatif à l’enquête publique concernant le projet d’hypermarché E.LECLERC au Charmoy, nous proposons à nos lecteurs, sans présumer bien entendu de l’avis émis, une esquisse avant la lettre de la physionomie probable ce rapport.

     Afin d’éviter une analyse trop personnelle et non objective, nous nous sommes strictement référé au texte du Nouveau guide du commissaire-enquêteur (édition de septembre  2012) auxquelles toutes nos citations entre guillemets et en italiques sont empruntées.

Quel est, tout d’abord, le but de ce rapport ?

 « Le rapport et les conclusions du commissaire-enquêteur sont établis dans une double perspective :

- fournir à l’autorité compétente[dans le cas présent, le maire d’Auxonne] des éléments d’appréciation lui permettant de prendre sa décision [dans le cas présent, la délivrance ou non du permis de construire avec ou sans réserves] en toute connaissance de cause ;

- permettre une information complète du public »

« le public, qu’il ait participé ou non à l’enquête, doit tout naturellement avoir connaissance des suites données par le commissaire-enquêteur […] à l’ensemble des observations recueillies »

La législation stipule en effet (Article R 123-1 du Code de l’environnement) : « Copie du rapport et des conclusions sont également adressées à la mairie de chacune des communes où s’est tenue l’enquête et à la préfecture de chaque département concerné pour y être sans délai tenue à la disposition du public pendant un an à compter de la date de clôture de l’enquête »

Quelle est la forme de ce rapport ?

« Le rapport du commissaire-enquêteur comporte deux parties distinctes, mais regroupées en un seul document : le rapport d’enquête et les conclusions motivées. »

Que doit renfermer la partie « rapport » proprement dite ?

« Le rapport d’enquête comprend traditionnellement lui-même trois parties :

- les généralités concernant l’objet de l’enquête ; [rappel du projet faisant l’objet de l’enquête]

- l’organisation et le déroulement de l’enquête, [publicité légale, permanences, modalités de transfert des dossiers et registres, éventuellement relation comptable des observations si elle n’est pas traitée dans la partie suivante]

- l’analyse des observations du public […] »

L’analyse des observations du public se révèle être, selon le Nouveau guide du commissaire-enquêteur (édition de septembre  2012), un point important :

« Le rapport d’enquête vise à fournir à l’autorité compétente une information complète et synthétique, nourrie du déroulement de l’enquête et de l’ensemble des observations  (écrites ou orales) ainsi que des courriers rédigés par le public ».

« Cette analyse se doit d’être fouillée. Elle doit faire preuve, de la part du commissaire-enquêteur, d’une capacité d’analyse, et non se limiter à lister ou reprendre succinctement les observations et propositions du public »

Quelle est la forme de la partie « conclusions motivées » ?

Selon l’article R 123-19 du Code de l’environnement : « Le commissaire-enquêteur […] consigne, dans un document séparé, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet »

     On doit donc  retenir que la conclusion du rapport débouche sur un avis  motivé et gradué du commissaire-enquêteur. Cet avis peut être, selon les cas : favorable, favorable sous réserves ou défavorable au projet. Cet avis, en fonction de son orientation, peut conditionner, dans une certaine mesure, la décision de l’autorité compétente. Dans le cas qui nous intéresse, cette décision est la délivrance du permis de construire par le maire d’Auxonne.

Sur quoi se fonde l’avis émis par le commissaire-enquêteur  dans ses « conclusions motivées » ?

Cet aboutissement du rapport est sans doute la partie la plus délicate de l’exercice :

« C’est dans cette partie que le commissaire-enquêteur joue pleinement son rôle d’ « honnête homme », c’est-à-dire qu’il met en œuvre sa capacité à prendre parti en son nom propre, avec du recul par rapport aux parties en présence (maître d’ouvrage comme opposants). Il doit peser les avantages et les inconvénients par le biais de sa réflexion personnelle ».

Dans cette tâche délicate, le commissaire-enquêteur doit s’appuyer  tant sur la synthèse des observations que sur le contenu du dossier. En effet :

«  Son avis doit donc, si possible reprendre les différentes orientations qui se sont exprimées lors de l’enquête publique et dégager sur cette base son avis en l’argumentant. Mais cette argumentation est tout autant basée sur le contenu du dossier, que le commissaire-enquêteur doit analyser en détail et dont il doit faire la preuve de sa connaissance détaillée dans le rapport et dans son avis ».

     Après ces réflexions et éclaircissements, il nous reste à attendre de lire concrètement le résultat de l’exercice.

   Dernière nouvelle : Il se murmure que 1500 bonnets jaune-fluo auraient été commandés à LURE (comme les affiches de la même couleur en juin 2010). Au cas où…

 Bonnet jaune

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2013  (J+1782 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 00:00

GRANDES SURFACES - du 31 octobre 2013 (J+1781après le vote négatif fondateur)

   Dans notre précédent article du 29 dernier nous avions donné quelques vues de l’état d’avancement des travaux du Leclerc de Champagnole. Nous pensons, en effet, qu’il peut être intéressant de suivre  l’évolution d’un projet de taille comparable à celui que l’on nous promet au Charmoy.

   Nous avions, à ce propos, donné quelques chiffres à titre de comparaison. Aujourd’hui, dans le but de préciser et de compléter ces données, nous apportons des détails numériques supplémentaires collectés dans le dossier d’enquête publique concernant le projet du Charmoy.

 

Le document ci-dessous, tiré de la demande de permis de construire, donne la répartition des 11407,39 m² de surfaces construites.

Extrait demande permis

Les deux extraits suivants, tirés des avis environnementaux successifs, démontrent que le projet a connu de récentes évolutions au cours de l’année 2013.

 1er avis environnemental (8 mars 2013)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46008 m² répartis entre l’hypermarché et sa galerie marchande d’une surface de 11407 m², dont 4000 m² de surface de vente, le parking de 353 places soit une surface de 8408 m² et la voirie soit une surface de 4735 m². Au total de 24550 m² seront imperméabilisés laissant 21458 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. ». (page 2)

2ème avis environnemental (28 juin 2013)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46308 m² répartis entre 27603 m² imperméabilisés et 18705 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. L’hypermarché et sa galerie marchande occuperont une surface de 11407 m², le parking de 353 places couvrira une surface de 8767 m² (hors voirie) »

 COMMENTAIRES SUR LES ÉVOLUTIONS RÉCENTES DU PROJET

  On constate tout d’abord que l’emprise générale du projet est passée de  46008 m² à 46308 m² soit une augmentation de 300 m². Cette augmentation est due à une acquisition supplémentaire nécessitée par les contraintes de voirie.

   Un calcul rapide permet en effet de constater que  l’emprise de la voirie est passée de 4735 m² à 7429 m². Cette augmentation importante de 2694 m² est liée à l’obligation faite au promoteur de réaliser une voie permettant de rejoindre ultérieurement le Vieux Chemin de Dole, cette voie devant être rétrocédée alors au domaine public.

   La surface commerciale reste inchangée à 11407 m²

   Le parking reste à 353 places, sa superficie passant de 8408  à 8767 m², soit une augmentation de 359 m² (à remarquer que le dernier projet en date ne comporte plus de station-service).

   La superficie consacrée aux espaces verts et aux bassins diminue de 2753 m², passant de 21458 m² à 18705 m².

   

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 31 octobre 2013  (J+1781 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:00

CHAMPAGNOLE SAISON 3 - du 29 octobre 2013 (J+1777 après le vote négatif fondateur)

          Dans notre précédent article, il était question d’attente. Pour meubler cette attente, nous vous proposons un petit reportage photo que nous avons fait à Champagnole il y a tout juste une semaine.

       C’est donc un troisième  album de photos légendées mises à jour qui fait suite aujourd’hui aux deux albums déjà disponibles sur ce blog :

CHANTECLER À CHAMPAGNOLE

CHANTECLER AU PAYS DES LIONS

    Nous rappelons ci-dessous, à toutes fins utiles quelques données essentielles concernant les deux « projets-frères ».

Lieu : Champagnole (Jura)

Nature (selon la CNAC du 03/09/12 décision 635TR-645TR-648TR-650TR-651TR) : ensemble commercial d’une surface de vente totale de 5300 m², comprenant un hypermarché à l’enseigne « E.LECLERC » de 3700 m², une moyenne surface spécialisée non alimentaire de 1300 m² et une galerie marchande de 3 à 4 boutiques totalisant 300 m²

SHON : 9967 m² (Cf. affichage sur place)

Terrain : 39699 m² (Cf. affichage sur place)

Date  et N° permis : 6/10/11 N° 039 097 11 B0035 (Cf. affichage sur place)

Date début travaux : fin févier 2013

Date fin travaux : ?

 

Lieu : Auxonne (Côte-d’Or)

Nature (selon la CNAC du 17/01/12 décision 917 D) : ensemble commercial d’une surface de vente totale de 5300 m², comprenant un hypermarché à l’enseigne « E.LECLERC » de 3500 m², complété d’une galerie marchande de 500 m² de quatre boutiques.

SHON : 11407 m² (Cf. demande permis de construire N° 72/2013 du 25 avril 2013)

Terrain : 46 308 m²  (Cf. Dossier d’enquête publique, Notice explicative à l’étude d’impact (p. 1) : « Les activités faisant l’objet du présent dossier d’étude d’impact se déploient sur une superficie totale de 46 308 m² »).

Date  et N° permis : ?

Date début travaux : ?

Date fin travaux : ?

 

Compte tenu de la taille comparable des deux projets, nos lecteurs pourront, avec un peu d’imagination, transposer le chantier de Champagnole au Charmoy en feuilletant notre album « Champagnole saison 3 ».A-Champagnole saison 3

FEUILLETER L’ALBUM

 C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2013  (J+1777 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Documents