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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 06:52

« L’EXISTENCE PRÉCÈDE L’ESSENCE » (Suite) - du 03 JUIN 2016 (J+2725 après le vote négatif fondateur)

« L’existence précède l’essence ». Encore un titre qui sent le jeu de mot foireux de journaleux ! Que voulez-vous ma brave dame, il faut bien vivre avec son temps ! Un vrai temps de chien en plus !

Mais vous l’aurez sans aucun doute compris : ce titre est une citation bien connue et bien galvaudée que nous avons piquée sans vergogne à Jean-Paul.

Jean-Paul !? Oui remets toi grand-père, rien à voir avec notre Jean-Paul au tarare, et rien non plus avec Bebel, oui, tu sais bien, Belmondo ! Ce Jean-Paul là est philosophe, il s’appelle Sartre et comme les impertinents sont partout et de tout temps, Boris Vian, le farceur mélancolique, le changeait plaisamment en Jean-Sol Partre !

Mais tout de même, « L’existence précède l’essence », quel drôle de titre ! Un titre à coucher dehors ou à tomber en panne d’essence plutôt !

Tiens, j’y pense, « De l’essence plein notre existence et une identité pour la France », voilà un bon slogan à concocter par nos spin doctors pour 2017, un slogan tous azimuts qui devrait faire recette !

Le plus marrant dans tout ça, c’est qu’un de nos vieux articles portait déjà ce même titre. D’où la mention « suite » ajoutée au titre d’aujourd’hui, et qui n’est donc pas là par hasard.

C’est pourquoi, avant de pousser plus avant, et pour éviter de tomber en panne, je vous conseille d’abord de lire ce vieil article en introduction. Oui ! Je sais, je sais, tu prépares pas ton bac philo grand-père, mais lis toujours, ça te rafraîchiras la mémoire qui te reste !

« L’EXISTENCE PRÉCÈDE L’ESSENCE » - du 26 septembre 2013

Cet article, que j’espère, vous venez de relire, avait connu une première suite, au titre moins philosophique, celui-là, mais beaucoup plus explicite

OUI À L’HYPER, NON À LA POMPE ! – 07 décembre 2013

Pour les lecteurs/trices en diagonale et toujours pressé(e)s nous donnons un extrait essentiel de ce dernier article, extrait tiré lui-même du rapport du commissaire enquêteur de 2013 sur le Charmoy (p. 74).

Son intérêt est de préciser les raisons avancées par le promoteur du Charmoy pour supprimer la station service qu’il avait pourtant initialement prévue dans ses plans :

« Pour des raisons économiques nous [le promoteur] avons décidé de modifier le projet en supprimant la station service. (Retrait du permis de construire déposé en décembre 2012 et dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire en avril 2013). Cela explique donc la disparition de la station service dans l’étude d’impact soumise à enquête publique ».

Ces précisions n’ont pas été données spontanément et encore moins par hasard. Elles répondaient en effet à une demande expresse du commissaire.

Voici la question du commissaire (N.D.L.R. : c’est nous qui soulignons) :

« 1- Des versions antérieures du projet comportaient une station service qui n’apparaît plus dans le dossier soumis à l’enquête publique. Cette absence inexpliquée d’une station service, pourtant indispensable à ce type de commerce, est-elle due au souci du maître d’ouvrage de voir son projet aboutir dans les meilleurs délais ? Ce choix laisse prévoir pour la suite le dépôt d’une nouvelle demande spécifique pour la station service, dont on imagine mal qu’elle ne soit pas à terme réalisée (2) ; » (p. 73)

Cette question fort pertinente avait été formulée par le commissaire après examen « des observations, courriers ou courriels recueillis au cours de l’enquête » (p. 73), et en particulier de deux observations du public, comme l’indique le 2 entre parenthèses.

En page 30 de son rapport, le commissaire enquêteur rapporte de façon très détaillée l’une d’elles. Comme par hasard, elle est de votre serviteur dont la prose occupe de nombreuses pages du rapport :

« - Un courrier de quatre pages daté du 27 septembre 2013 (référencé A9) remis par M. Claude SPERANZA par lequel il formule une septième observation : « OBSERVATION N° 7 relative à l’ «omission » tardive de la station-service prévue initialement et à l’extension ultérieure probable du centre commercial qui en résultera ». M. SPERANZA indique que des versions antérieures du projet comportaient une station service qui n’apparaît plus dans le dossier soumis à l’enquête publique et écrit « Cette « éclipse » tardive d’un élément d’importance, accompagnant immanquablement supermarchés et hypermarchés, est de nature à susciter diverses questions. Ainsi M. SPERANZA s’interroge sur le fait de savoir si le promoteur, soucieux de voir sa demande aboutir dans les meilleurs délais, a préféré momentanément retirer le « pion station service » du projet. Il conclut son courrier ainsi : « Ce choix laisse prévoir pour la suite le dépôt d’une nouvelle demande spécifique pour la station-service, dont on imagine mal qu’elle ne soit pas à terme réalisée, et n’exclut aucunement de placer cette opération dans le cadre d’un projet plus vaste d’extension ultérieure ». »

AUJOURD’HUI, AU CAS OÙ VOUS L’IGNORIEZ ENCORE, VOTRE SERVITEUR VOUS INFORME QUE CETTE DEMANDE VIENT D’ÊTRE DÉPOSÉE ET AFFICHÉE EN MAIRIE…(C.Q.F.D.)

Alors ça c’est-y pas une chouette analyse vue au prisme d’un nœil de visionnaire ! Foutre ! Je sens déjà que j’ai les chevilles qui enflent !

On en conclut aujourd’hui que les « raisons économiques » qui avaient amené le promoteur à « modifier le projet en supprimant la station service » ne sont sans doute plus d’actualité. Tout baigne !

J’espère ne pas avoir chipé le scoop de cette bonne nouvelle à notre futur Inf’Auxonne N° 53 à paraître juillet prochain !

Aujourd’hui, Claudi, dans son illustration, rend hommage à Jean-Paul, grand fumeur devant l’Éternel, qui ne désespère pas de trouver bientôt là-haut (pas au ciel pour sûr !) quelques gouttes d’essence (sans plomb) pour son briquet à la station Charmoy!

Au fait, pour vous aider à apprécier l’image, une précision de Claudi : le Castor, c’est Simone.

Simone ?! Oui, Simone de Beauvoir la meuf à Jean-Paul ! Jean-Paul et le Castor en voilà deux qui nous manquent sévère par les temps qui courent !

Jean-Paul au Charmoy

Jean-Paul au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 juin 2016 (J+2725 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 10:17

LE CHARMOY DISCRET DU BOURGMESTRE - du 26 MAI 2016 (J+2717 après le vote négatif fondateur)

Non, ce n’est pas à un film de Bunuel que nous empruntons aujourd’hui notre titre. Rappelons, d’ailleurs en passant que ce cher Luis, outre « Le charme discret de la bourgeoisie », est l’auteur du « Fantôme de la liberté ». Chez nous, vu l’engouement des électeurs/trices pour les séances du Conseil, ce serait plutôt le fantôme de la démocratie participatatatative !!!

Nos concitoyen(ne)s qui lisent les comptes-rendus sommaires du Conseil municipal – espérons pour la démocratie, que ces lecteurs/trices sont moins rares que le public assistant aux séances – depuis le début de cette année, auront pu y constater le silence assourdissant régnant autour de la zone du Charmoy.

Un bémol toutefois dans la partition de ce concert du silence, s’il n’a pas été du tout question du Charmoy lors du Conseil municipal d’hier soir 25 mai, pas plus que lors du Conseil précédent du 11 avril, il en avait été tout de même question au conseil du 2 mars. Le compte rendu sommaire à destination du public, mis en ligne et affiché en mairie, n’en faisait toutefois pas état. Remercions donc encore une fois la presse locale d’en avoir rendu compte dans l’article du Bien Public du 4 mars dernier intitulé « Un droit de préemption dans le cadre du plan local d’urbanisme »

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

Si la presse locale n’existait pas, on ne saurait rien du Charmoy. Merci les paparazzi !

Nos paparazzi avaient raison, il avait bien été question du Charmoy au Conseil du 2 mars. Le procès-verbal (in-extenso et officiel) de la séance du 2 mars dernier en fait foi qui a été approuvé le 11 avril dernier. Ce procès-verbal n’est pas affiché, mais tout un chacun peut demander à le consulter après qu’il ait été approuvé, ce qui est le cas aujourd’hui. On peut penser toutefois qu’assez peu d’initiés, hormis les conseillers et encore, lisent cette littérature plutôt ingrate et quelque peu difficile d’accès !

À destination de nos fidèles lecteurs, nous diffusons donc cet extrait et quintessence du procès-verbal (in-extenso et officiel) de la séance du 2 mars dernier, approuvé le 11 avril, et rapportant les propos de Monsieur le Maire au sujet de la zone du Charmoy :

« […] j’ai cru comprendre qu’actuellement il y avait des tentatives d’achat spéculatif sur la zone du Charmoy. Pour éviter qu’il y ait des surenchères, et pour pouvoir maîtriser le devenir futur de cette zone, comme nous l’avons fait il y a 3 ou 4 ans sur une parcelle qui avait fait l’objet de surenchères, j’appliquerai le droit de préemption pour permettre un développement et ne pas bloquer une zone parce que certains veulent jouer sur les prix. Il faut que les choses puissent rester raisonnables [N.D.L.R. page 6 du procès-verbal]

[…] Je préviens donc que ce n’est pas la peine de faire de la surenchère, les vendeurs seront déçus puisque nous empêcherons une éventuelle spéculation. » [N.D.L.R. page 7 du procès-verbal]

Voilà qui mériterait une lettre de remerciement de Colmar à publier fissa dans un Inf’Auxonne à venir. Comme dans le fameux N° 25 !

Précision : ces propos de notre premier édile à propos du Charmoy, ont été apparemment provoqués par les questions du groupe d’opposition « Auxonne, territoire d’Avenir ».

Il fut un temps où Radio Charmoy diffusait largement sa propagande à destination des Arlette et des Gaston. Claudi s’interroge sur le silence radio qui règne à présent sur la station. Le speaker de service se serait-il inscrit à la CGT !

LA TOUR DE L’ONDE - du 23 septembre 2013

Arlette et Gaston s'informent

Arlette et Gaston s'informent

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 mai 2016 (J+2717 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 07:25

HISTOIRE DU CHARMOY PAR LES PLANS (2) - du 04 AVRIL 2016 (J+2665 après le vote négatif fondateur)

Un retour sur les plans successifs du projet de la zone du Charmoy, dont l’aménagement était concédé au seul groupe Leclerc par la municipalité Langlois à partir de l’hiver 2008-2009, peut parfois se montrer instructif.

Ainsi du mythe de l’hôtel prévu au Charmoy. Un « hôtel de 40 à 50 chambres » figurait au menu d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 en page 3 et l’on nous démontrait sur un mode irréfragable qu’un tel hôtel serait viable :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

Cet hôtel, accompagné d’un restaurant, on pouvait d’ailleurs facilement l’identifier sur le plan concernant le projet, dans sa version du 02 avril 2009, publiée dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p. 3).

Cependant, malgré notre connaissance du dossier, un détail nous avait jusqu’à présent échappé : c’est que dès juillet 2009, cet hôtel devait passer à la trappe dans les projets du promoteur.

La preuve ? Le plan transmis en juillet 2009 par ce promoteur à la CDAC, encore inédit sur notre blog. Où avons-nous déniché ce plan ?

Dans une étude d’impact du projet réalisée au profit du promoteur, et diffusée lors de l’enquête publique de 2013, par la société SOCOTEC. Dans ses pages 74 à 80/104, le dossier dressait un historique des projets successifs avec les plans correspondants. Nous en avons d’ailleurs déjà diffusé certains.

C’est en page 76 que figurait le plan transmis en juillet 2009 à la CDAC. À la différence du plan version 02 avril 2009, ce plan ne comporte plus ni hôtel ni restaurant !

L’hôtel et le restaurant initialement prévus ne devaient d’ailleurs jamais réapparaître dans les projets et sur les plans ultérieurs.

Ce qui n’empêchait pourtant pas la municipalité dans une lettre circulaire diffusée à tous les électeurs lors de la consultation de juin 2010, d’annoncer à cors et à cris un hôtel et surtout, pure fantaisie, un « supermarché à dominante alimentaire » ! Il est vrai qu’alors, comme maintenant sans doute encore, les ordres, comme les affiches, se prenaient en Haute-Saône, dans l’intérêt général !

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013

L'hôtel et le restaurant disparus du Charmoy Leclerc Auxonne

L'hôtel et le restaurant disparus du Charmoy Leclerc Auxonne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 avril 2016 (J+2665 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 08:26

HISTOIRE DU CHARMOY PAR LES PLANS (1) - du 31 MARS 2016 (J+2661 après le vote négatif fondateur)

Des lecteurs curieux et soucieux de précision (oui, ça existe !) nous ont interrogé sur les sources de l’illustration de notre dernier article du 29, intitulé « Des plans et des zones ». Un autre curieux impénitent m’interroge ce matin-même sur un reflet d’or aperçu sur le même document. Non, pas dans un œil, à un doigt ! Et quoi encore ? Je ne suis pas orfèvre en la matière ! Mon rayon, c’est le Charmoy, et quelque chose me dit que le Charmoy n’est pas vraiment un bon filon, sinon pour mon blog ! Alors, revenons-en, si vous le voulez bien à des choses plus sérieuses et moins frivoles !

Comme il est indiqué sur l’image, nous nous sommes inspirés d’un reportage de FR3.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

Ce reportage, diffusé le 22 octobre 2014, nous l’avions d’ailleurs abondamment commenté à l’époque dans une série de trois articles

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR (1er épisode) - du 27 OCTOBRE 2014

Tout comme l’irruption de commerçants lors de la séance du conseil municipal du 26 mars 2009, dont le reportage cité donne un court aperçu, la séquence du plan examiné sur le terrain par le discret maire d’Auxonne et sa pugnace adjointe aux travaux d’alors est probablement un document d’archive de fin mars 2009.

Les plans successifs du projet diffusés et consultables publiquement au moment de l’enquête publique (2013) permettent facilement de confirmer notre hypothèse.

Nos fidèles lecteurs/trices, de plus en plus calé(e)s et incollables sur la zone du Charmoy pourront le vérifier sur notre illustration du jour.

C’est très certainement à la fin de mars 2009 que nos stratèges aux ordres de Vesoul-Pusey conjecturaient doctement plan en main devant les caméras de la presse télévisée. Un article de presse dithyrambique du 26 mars paru dans Le Bien Public vient encore renforcer notre hypothèse. Toute cette fébrilité et cet enthousiasme déployés, bien entendu, vers un seul but : défendre l’intérêt général !

Un examen attentif des plans nous réserve peut-être encore quelques trouvailles…

Quelques brèves : Dans Le Bien Public de ce matin, j’apprends avec tristesse que notre Lycée Prieur n’est pas dans le peloton de tête pour les résultats au bac. En contrepartie, les bateaux des touristes, comme les hirondelles, reviennent avec le printemps (Le Bien Public d’hier). Fort heureusement, le temps n’est plus où la Saône « envahissait » le port.

Je crains que sur un blog de prestige, héritier du Bloc Note Intellectuel Auxonnais et du magazine NOTIN, nos braves képis aient du mal à s’en remettre ! En effet, avec 3057 tours au compteur ce matin à 07h00 B, leur score battait largement le diaporama du Bien Public réalisé par Madame Michèle Syriex CLP, qui lui ne recueillait que 1288 vues dans le même temps. Gare au classement médiatique !

Sur le même blog le « Centre commercial E. Leclerc d’Auxonne [reste] un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne » et le rédacteur « en [sa] qualité de chef d’entreprise industrielle (à la retraite) une de [ses] multiples facettes, […] salue par un grand bravo, le chef d’entreprise du E. Leclerc d’Auxonne ».

À la bonne heure ! Le défilé continue et les affaires marchent ! Alors, braves képis, encore un effort !

LA REVUE CONTINUE SUR LE PONT DES ARTS (4) - - du 24 MARS 2016

Leclerc en grand - Charmoy 2009

Leclerc en grand - Charmoy 2009

Le scoop du 26 mars

Le scoop du 26 mars

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2016 (J+2661 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 07:17

RETRAIT DE PERMIS - du 11 MARS 2016 (J+2641 après le vote négatif fondateur)

Avant d’en venir à mon sujet d’aujourd’hui, je voudrais répondre au message d’hier d’un sympathique abonné que je salue et remercie et qui se reconnaîtra, les messages étant plutôt rares. En lisant l’article qui suit, il comprendra l’objectif général de ce blog, pas spécialement dédié à la détente des lecteurs malgré une volonté de fantaisie parfois appréciée.

Cette fantaisie mise à part, il est question pour l’essentiel dans ce blog du commentaire et du décorticage d’une longue histoire de « collaboration » et de « discrétion » entre une grande enseigne et le maire d’Auxonne, histoire de « collaboration » et de « discrétion » pas spécialement appréciée, dans ses méthodes, par le rédacteur de ce blog et de nombreux Auxonnais(e)s. Le blog continue d’ailleurs, car l’histoire n’est pas terminée. Des évolutions et des bilans nous attendent.

Quant aux histoires de zouaves, de compteur et autres foutaises du même tonneau, elles concernent un épiphénomène charmoysien marginal et sans intérêt. Il faut donc les prendre comme étant à destination de certains initiés. Même s’il est possible d’en comprendre le sens en épluchant nos articles des derniers mois et en prospectant les ressources de la toile, au prix, il est vrai de quelques « céphalées » !

Venons-en maintenant à notre article d’aujourd’hui.

RETRAIT DE PERMIS

Non, il ne sera pas question dans cet article d’un excès de vitesse au compteur de Bébert. Le Taximètre Bébert, tout le monde sait à présent ce qu’il indique ! Du vent ! Cette affaire ne tient pas la route, sachez le bien une fois pour toutes ! Même si le préposé au compteur feint de l’ignorer. L’artiste joue sa comédie pour lui tout seul devant un parterre vide ! Il est même obligé de faire la claque ! Pathétique !

Si notre blog s’intéresse à cette galéjade pitoyable, c’est tout simplement parce qu’elle a tendance à un peu trop déborder sur le domaine public, les places d’armes et les estrades. Que le Génie en crue rentre dans son lit, qu’il arrête de se pavaner à la parade, en un mot de nous la jouer, et tout ira beaucoup mieux pour tout le monde !

Revenons-en maintenant à la vocation première de notre blog qui est de « chanter clair afin qu’il fasse clair » et de porter la lumière sur certaines « discrétions ».

Tel est le cas du Charmoy, affaire éminemment placée sous le signe de la « discrétion » ! Car c’est uniquement devant la carence d’information et l’abondance d’enfumage que nous sommes devenu depuis près de six ans et par nécessité de salut public le chroniqueur attitré et l’archiviste méticuleux de toute cette affaire !

Les dernières nouvelles municipales du Charmoy sont pour l’instant très minces

EMPLOI AU CHARMOY : GRANDE DISCRÉTION AU CONSEIL - du 03 MARS 2016

Qui plus est, les ténors du « coup de gueule » semblent démontrer à l’usage qu’ils manquent de coffre et ne tiennent pas vraiment la note, passant vite d’un air à un autre, et du morceau de bravoure, à la consultation chez l’ORL !

LE BASSIN D’EMPLOI ENFIN AMÉLIORÉ ? - du 01 MARS 2016

Sans coup de gueule et sans parade nous compléterons pour notre part le dossier du Charmoy par une pièce supplémentaire : un retrait de permis.

Ce retrait de permis n’a d’importance que documentaire et il est sans doute passé totalement inaperçu. Il n’en a même pas été question au dernier Conseil municipal du 2 mars où l’on tirait déjà des plans sur des préemptions au Charmoy, pour de nouveaux permis sans doute (mais rien de cela dans le CR publié et consultable en ligne.)

Le permis retiré en question, déposé le 09 février 2015 sous le n° PC 021 038 15 E 0003, avis de dépôt affiché le 13/02/15 (n° affichage 025/2015) et concernant un magasin d’une surface de plancher de 9945 m², avait été accordé le 29/07/15, il ne fut jamais affiché sur le terrain.

Il vient d’être retiré dernièrement comme l’annonce l’arrêté de retrait signé le 10 février dernier et affiché le 22 février dernier

Une chose au moins est donc sûre à présent, il n’y aura pas de twin-hypers au Charmoy !

Pour une vieille histoire de permis, Claudi nous ressort aujourd’hui une vieille image d’archive. Décidément, tout fout le camp !

Retrait de permis, les Twin-hypers c'est fini

Retrait de permis, les Twin-hypers c'est fini

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 mars 2016 (J+2641 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:17

LE CHARMOY PAR LES TITRES (nouvelle édition) - du 16 OCTOBRE 2015 (J+2494 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article nous annoncions la parution d’Inf’Auxonne N° 50 et notre intention d’en faire une lecture. La parution, hier matin 15 octobre dans Le Bien Public, d’une photo du chantier du Charmoy nous a incité à « choisir entre l’Urgence et la Priorité » (Inf’Auxonne N° 50 p. 10). Il était urgent en effet de rafraîchir notre press-book.

Pour faciliter votre parcours de citoyen informé et responsable dans les méandres de l’histoire, Chantecler vous propose donc une nouvelle édition revue, corrigée et complétée d’un article-catalogue déjà paru les 3 septembre 2013 et 3 novembre 2014. À usage de mémento et de pense-bête, cet article vise à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien Public suscités par les développements et rebondissements de l’affaire depuis son début.

Même si certains titres ne mentionnent pas explicitement l’« affaire », il est toujours question de celle-ci à un moment où à un autre dans le corps de l’article. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détails et à notre blog, bien entendu.

Dans cette édition augmentée, nous avons choisi de commencer par la fin : cette brève de chantier laconique tenant en 4 lignes et accompagnée d’une photo, parue hier dans Le Bien Public. Elle mentionne que le chantier « avance à grands pas » certes, mais malgré ces bottes de sept lieues, voilà bientôt sept ans que ça dure et le micro-article ne se prononce toujours pas sur la date d’ouverture de l’hyper !

De cette brève laconique d’hier, au titre fracassant du 26 mars 2009 annonçant « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », on pourra mesurer rétrospectivement l’évidente retombée de l’hyper-gougère !

Un peu de patience cependant, parions qu’avant décembre, la presse locale du 21 ou du 39 se fendra complaisamment, comme les Dernières Nouvelles d’Alsace du 67 d’une « tournée de chantier avec le patron » qui nous éclairera, comme dans le cas des DNA pour Wasselonne, sur les futurs occupants de la galerie commerciale, ainsi que sur une visite inaugurale éventuelle de Michel-Édouard.

En attendant, pour les impatients, les amateurs de rubans qu’on coupe, de chrysanthèmes qu’on inaugure, de buffets bien achalandés où l’on fait ample provision de cacahouètes salées ou de petits fours, et tous les fanas de discours en promo, un petit amuse-gueule avant le grand pot

DES CISEAUX ET UN DISCOURS - du 06 JUIN 2015

Pour les amateurs d’archives – et ils sont rares !! – qui n’ont ni la tête vide, ni la mémoire courte, bonne balade en remontant d’aujourd’hui aux origines, dans le journal d’archives d’une guerre de sept ans !

Pour nos lecteurs avertis, enfin, Claudi a réuni aujourd’hui sous la même enseigne, tout en préservant leurs spécificités régionales, le trio Auxonne, Champagnole, Wasselonne, heureux bénéficiaires présents ou à venir d’un hyper !

Spécialités régionales

Spécialités régionales

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 octobre 2015 (J+2494 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 10:52

CHARMOY : ENCORE UN DÉPÔT (COMPLÉMENT) - du 18 FÉVRIER 2015 (J+2254 après le vote négatif fondateur)

    Le 15 courant, nous faisions mention de l’affichage d’un document déposé le 09 février 2015  sous le n°  AT 021 038 15 E 0001 avis de dépôt affiché le 13/02/15 (n° affichage 024/2015) relativement à une surface de plancher 9945 m² au Charmoy. Nous avions déjà mentionné que ce document n’était pas une demande de permis de construire comme l’indiquent les initiales AT.

   Aujourd’hui, nous pouvons préciser qu’il s’agit d’une demande d’autorisation de travaux (art. L111-8 du Code de la Construction et de l’Habitation), procédure qui en règle générale concerne tous travaux (ex : réagencement intérieur d’un commerce sans création ou modification des ouvertures en façade extérieure)  non soumis à permis de construire et modifiant l’aménagement intérieur d’un ERP (établissement recevant du public).

Le délai d’instruction maximum en est de  5 mois

La structure du numéro d’enregistrement d'une AT est définie par l'arrêté du 21 novembre 2011.

Exemple de numéro d'enregistrement d'une AT seule : (Auxonne)

Numéro de code géographique INSEE (trois chiffres) : 021

Numéro de code géographique INSEE de la commune (trois chiffres) : 038

Deux derniers chiffres du millésime de l’année de dépôt de la demande (deux chiffres) : 15

Numéro de dossier composé de cinq caractères : le premier de ces cinq caractères est la lettre représentant l'UT : E ; les quatre autres caractères sont utilisés pour une numérotation en continu : 0001

Ce qui nous donne : AT n° : 021 038 15 E 0001

   Aujourd’hui, pour son illustration, Claudi a emprunté au «SOLEIL de l’Ouest »  publication d’Édouard Leclerc qui « taquinait » volontiers Maître Georges Lombard, le Maire de Brest, grand aménageur de zones ! Pauvre Georges !

CELUI QUI AURAIT PU NOUS AIDER… - du 30 AOÛT 2014

    Édouard n’allait-il pas jusqu’à oser écrire dans son « SOLEIL de l’Ouest » n° 2 de Mai 1973 :  « […] le Maire de Brest, par exemple, peut mentir à ses administrés et leur affirmer que leur ville est la plus verdoyante de toutes (mais sans doute parle-t-il du Bois d’Amour et de la jolie campagne de la Cavale Blanche qu’il s’apprête à détruire ?), il ne peut tricher avec le soleil, ni donc avec la vie et ses allées macadamisées et ses tristes zones de jeux gravillonnés sont bien incapables de photosynthèse…À ceux qui comme nous, connaissent Rotterdam ou Kiel, il ose pourtant parler de « politique audacieuse des jardins et des espaces verts  [ N.D.L.R. : Combien de fleurs ?]. Nous aurons donc à nous méfier de ceux qui, méprisant l’homme en général, croient encore possible de lui mentir, de l’étourdir de bonnes paroles. »

Paysans bretons en révolteC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 Février 2015  (J+2254 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 00:00

LE CACTUS DU CHARMOY - du 05 FÉVRIER 2015 (J+2241 après le vote négatif fondateur)

      Fidèles lecteurs/trices : Une charmante grippe a été ma compagne de lit ces trois derniers jours. L’idylle se termine à présent. Tout compte fait, cette histoire fiévreuse n’aura duré qu’un éclair, ce qui n’est rien en regard de ce que peut durer la croissance d’un cactus comme nous allons le démontrer !

     Notre article du jour  conte en effet la croissance difficile d’un cactus d’un genre particulier, plante très dévoratrice d’humus, mais aussi très chère au cœur d’un jardinier ô combien discret et ô combien persévérant dans son labeur pionnier d’acclimatation, et ce,  même en dépit du manque de pot chronique qu’a fini par lui occasionner le soin trop assidu de cette plante…

« Le monde entier est un cactus »Jacques Dutronc

«Cactus du Charmoy : genre de cactée géante à vocation alimentaire à croissance aléatoire, irrégulière et épineuse » (J.-B. de Ville, Histoire des plantes les plus curieuses d’Europe et des cinq continents)

« Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ! »  (Défi lancé par un Directeur de l’expansion au Maire d’Auxonne dans  Le Bien Public du 12/10/09)

LES PRÉMICES

      Il faut remonter dix ans en arrière, pour trouver les premiers témoignages attestés d’une prise de contact du Groupe LECLERC avec la municipalité Sanz (2001-2008). On en resta là jusqu’au premier mandat Langlois qui vit une reprise immédiate des contacts et la relance du projet.

     Le 17 décembre 2008, enfin, eut lieu le fameux « vote négatif fondateur », véritable mouton noir et lune en plein jour, qui fut promptement repeint et rhabillé en OUI. Grâce à l’aide diligente et discrète du nouveau maire, LECLERC s’assurait dès le printemps 2009 la « maîtrise foncière de la zone [du Charmoy]». Cependant,  une première CDAC refusait le projet le 7 octobre 2009, la CNAC confirmant ce refus le 20 janvier 2010.

       Une « consultation » après coup était alors organisée en juin 2010, qui devait connaître un taux d’abstention supérieur à 60% malgré la circulaire incitatrice diffusée par la mairie à chacun des électeurs et la chasse aux procurations. L’option du OUI, déclinée en quatre versions politico-associativo-municipales, était l’unique inscrite dans une campagne plus tapageuse qu’informative, appuyée sans discrétion par les affiches du promoteur. La votation devait connaître un succès très relatif  (moins d’un inscrit sur 3 « pour »). On afficha pourtant crânement « 80% des Auxonnais pour », à la suite de quoi un projet revu à la baisse mais réputé soutenu par « 80% des citoyens » fut présenté en CDAC le 8 mars 2011 et derechef refusé.

       Le 21 décembre 2011 se tenait une deuxième CNAC qui, sans se prononcer, demandait un « sursis à statuer », la troisième CNAC tenue le 17 janvier 2012 devait enfin autoriser le projet. En conséquence, le 17 décembre 2012, une demande de permis pour une surface de plancher de 11407 m² était déposée et recevait les honneurs de la presse.

        En raison, cependant, de prescriptions préfectorales, ce dépôt devait être réitéré le 25 avril 2013 pour la même surface, mais cette fois sans les honneurs de la presse. L’attribution du permis se révélait en effet, devoir être conditionnée par l’avis d’un rapport d’enquête publique, et ce, en raison notamment d’une surface de plancher supérieure à 10 000 m². L’enquête publique se tint en septembre 2013. Le rapport, favorable, émettait toutefois une réserve d’ordre acoustique.

LE DÉMARRAGE

       Le 23 décembre 2013, le permis était enfin accordé. En conséquence, les travaux de terrassement démarrèrent sur le terrain au début de l’été 2014 et se poursuivirent jusqu’au début du mois d’octobre dernier, date à laquelle ils furent interrompus à la suite d’une décision de justice consécutive au recours d’un riverain contre le permis, recours déposé dès février 2014.

LA CAUSE OFFICIELLE DE L’ARRÊT DES TRAVAUX

   Elle a été annoncée par le maire d’Auxonne dès le 8 octobre en ces termes :

« Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[CR du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]

LA SITUATION DEPUIS OCTOBRE 2014

       Les travaux sont actuellement toujours à l’arrêt, nonobstant la signature, le 30 décembre dernier, d’un arrêté accordant un permis modificatif au promoteur.

 

LES STRATÉGIES MISES EN ŒUVRE DEPUIS L’ARRÊT DES TRAVAUX

    Il semble que deux stratégies parallèles de « sortie de crise » aient été depuis mises en œuvre parallèlement. La première ouvrirait une  voie modificative. La seconde serait une reprise da capo pour employer un terme musical, c’est-à-dire qu’on reprendrait le processus de demande d’autorisation à son début qui est le dépôt préalable d’un dossier en CDAC.

LA VOIE MODIFICATIVE        

    C’est celle que semblait indiquer le maire d’Auxonne dès le 22 octobre : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation » (reportage FR3 du 22 octobre).

    Notre premier magistrat semblait d’ailleurs hésiter sur ce choix puisqu’il déclarait concurremment dans Le Bien Public du 22 octobre : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ».

   Toujours est-il qu’une demande de  permis modificatif était déposée le même jour par le promoteur, ce qui confirmait bien l’ouverture d’une « voie modificative ». L’avis affiché  dès le lendemain comportait néanmoins dans son libellé une très fâcheuse coquille confondant surface du terrain et surface de plancher. La surface de plancher égale à 9945 m² (donc inférieure à 10 000 m² pour permettre de s’affranchir d’une nouvelle enquête publique) y était indiquée comme étant égale à 46 308 m²…. et, ce, jusqu’à ce que nous signalions le fait dans notre blog, avec, comme conséquence un nouvel affichage rectifié le 25 novembre !

    Le 30 décembre enfin, l’arrêté accordant le permis modificatif a été signé. Sans conséquence visible jusqu’à présent.

LA VOIE « da capo » OU DE REPRISE DEPUIS LE DÉBUT

   L’existence de cette deuxième voie sera confirmée lors du Conseil municipal du 16 décembre dernier par l’annonce de la tenue, le jour même, d’une CDAC ayant donné son aval au nouveau dossier [Compte-rendu sommaire du CM du 16 décembre 2014  Informations de Monsieur le Maire p. 3].

   Au cours du débat relatif à cette question, le maire précise en outre (en substance car non retranscrit au Compte-rendu sommaire) : « Il y a toujours un permis modificatif qui a été demandé par la société BOUXDIS » et  « plusieurs éléments sont en cours simultanément ». Ces propos semblent bien confirmer l’existence d’une deuxième voie.

   La CDAC ayant donné son feu vert, on devrait s’attendre, conformément au déroulement  normal du processus, au dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire. À bien distinguer du permis modificatif déjà accordé ! Ce n’est pas le moment de tout mélanger ! Le Savant Cosinus veille ! Pour l’heure, aucun nouvel avis de dépôt à l’affichage.

    Quant à la décision de la CDAC du 16 décembre dernier, il est très probable qu’elle fasse l’objet d’un recours lors d’une prochaine session de la CNAC.

 LA ZONE D’OMBRE

    Un point qui nous semble obscur pour l’instant, c’est l’intervention éventuelle du Conseil d’État dans l’affaire du recours, et ce en lieu et place du tribunal administratif qui s’en serait dessaisi. Il en a été fait mention incidemment, mais publiquement par le maire. Rappelons que dans notre article du 17 décembre dernier relativement aux débats du Conseil de la veille, 16 décembre 2014, nous avions déjà fait mention d’une déclaration du maire, selon laquelle le « Conseil d’État pourrait prendre la main sur le dossier ».  Nous restons pour l’heure, dans le vague. Le Maire avait d’ailleurs avoué lui-même, son manque d’information à ce sujet lors de la séance, tout en déclarant avoir l’intention de faire part de ses informations dès qu’il en aurait à ce sujet. (non retranscrit au Compte-rendu sommaire). Tel ne semble pas, pour l’instant, être le cas…

Le cactus du CharmoyC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 Février 2014  (J+2241 après le vote négatif fondateur)

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 00:00

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (2) - du 14 JANVIER 2015 (J+2219 après le vote négatif fondateur)

    C’est avec un peu de retard, dû aux récents évènements, que nous rédigeons le deuxième volet de notre article du 10

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (1) - du 10 JANVIER 2015

      Dans un compte-rendu de presse relatif à une cérémonie de vœux au personnel municipal,  nous lisions récemment ces propos du premier magistrat d’une commune qui nous est chère : « Ce que nous voulons faire d’Auxonne c’est à nous élus d’y penser et c’est avec vous que nous devons le mettre en musique année après année malgré les contraintes ». (« Des travaux, si nécessaire » Le Bien Public du 12/01/15 cahier local p. 3)

     Puisqu’on nous parle « musique », reprenons un leitmotiv qui nous est cher, celui de la Symphonie du Charmoy, dont nous nous sommes fait le musicologue depuis juin 2010. L’œuvre, quand on examine la partition à la loupe, peut révéler, à l’occasion, de sérieuses obscurités dans l’inspiration et, comme chacun sait, plus d’un couac dans l’exécution.

    Samuel Johnson, que l’actualité nous a contraint à abandonner momentanément, pourrait néanmoins nous aider à déchiffrer la « partition » complexe de cette Symphonie du Charmoy. Comment ?  En suivant pas à pas, et mot à mot la « pensée » inspirée mais souvent obscure de son « compositeur ».

       En effet, Samuel Johnson est un grand maître dans l’art de lire les textes, fussent-ils les plus ardus ! C’est ce que démontre l’article de Fred Sanders intitulé Hermeneutics with Samuel Johnson. Selon cet auteur, Samuel Johnson nous donne quelques bons conseils en matière de lecture dans sa Preface to Shakespeare (1765). Ces clés pour lire et comprendre Shakespeare, peuvent d’ailleurs s’appliquer à la lecture en général, et toujours selon Fred Sanders, théologien, à celle de la Bible en particulier.

   Les plus curieux/ses de nos lecteurs/trices se reporteront à l’original pour de plus amples détails.

http://scriptoriumdaily.com/hermeneutics-samuel-johnson/

     Samuel Johnson semble donc un guide tout désigné dans l’exploration des « Archives du Charmoy », fonds surréaliste constitué, de textes administratifs divers dans lesquels s’est condensée en mots la « pensée » hermétique du « compositeur », mais aussi d’articles de presse, de tracts, d’affiches, et pour finir de notre blog qui contribue à sa connaissance.     

       Pour l’heure, nous nous excusons par avance, auprès de l’auteur Fred Sanders, d’embaucher son herméneute de prédilection et d’opérer un détournement de son article et de l’illustration correspondante au profit de lectures beaucoup plus obscures et prosaïques que celles, particulièrement relevées, dont son article fait mention.

    Samuel Johnson devrait nous enseigner d’abord la persévérance, et Dieu sait qu’il en faut, dans ce monde d’endormis et d’oublieux ! Il devrait nous enseigner ensuite un art de lire. C’est pourquoi nous préconisons dès à présent l’application de ce que nous nous permettons d’appeler l’excellente « Méthode du Dr Johnson » résumée en images dans l’article de Fred Sanders.

     Claudi a repris et illustré pour nous ce conseil en image ! En matière d’« Archives du Charmoy », lisez, relisez, persévérez et la compréhension vous viendra en prime. À moins que ce ne soit déjà fait ; auquel cas, suivez donc notre exemple, partagez vos découvertes et analyses afin d’éclairer la bouteille à l’encre dans laquelle on nous plonge depuis des années à propos de cette affaire, et qui nous tient lieu d’information !

     À titre d’échantillon, nous vous proposons de relire encore une fois, dans le procès-verbal du Conseil municipal du 17 décembre 2008, les pages 20 à 25 relatives au « vote négatif fondateur ».

http://www.auxonne.fr/rapports-du-conseil

   Vous pourrez d’abord, selon l’excellente « Méthode du Dr Johnson »  « survoler l’ensemble » en gardant à l’esprit l’essentiel. Et cet essentiel tient en trois lignes :

    Ce soir-là, à la question posée : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? », il a été répondu clairement et presque unanimement NON. Voilà les faits dans leur vérité nue. Et les faits sont têtus.

   En ce qui concerne « l’examen des détails », second volet de l’excellente « Méthode du Dr Johnson », nous avons relevé pour vous quelques passages dont la teneur, l’analyse et la confrontation interrogent et méritent analyse :

EXAMINONS D’ABORD LES PROPOS EXPRIMÉS AVANT LE VOTE :

       « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». [page 22]

« M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ».[fin de la page 22 et début de la page 23] 

    « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». [fin de la page 24] 

PUIS LA CONCLUSION, APRÈS LE RÉSULTAT DU VOTE :

     « Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement » [page 25]

      Qu’en pensez-vous ? Pas clair tout cela, quoi qu’ « on » en dise. C’est bien pourquoi le brillant exégète, auteur de la sibylline conclusion qui précède, n’a pas eu trop de mal à entortiller a posteriori le vote trop simple au terme duquel il avait été pourtant répondu clairement, et presque unanimement, NON à la question posée : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ».

   Sans doute habilement inspiré, il ne tarda pas à trouver à ce vote, pourtant évident, un « sens » profond caché et surtout beaucoup plus conforme aux visées foncières d’un promoteur !

     Ainsi va le monde ! Les plus grands compositeurs, au nombre desquels Mozart, ont connu, malgré leur grandeur, quelques servitudes ! L’œuvre pensée avait beau être géniale, la « mise en musique » devait convenir au protecteur !

 RHÉTORIQUE « ALIMENTAIRE » - du 26 AOÛT 2014 

RHETORIQUE ALIMENTAIRE (SUITE ET FIN) - du 06 SEPTEMBRE 2014

    Mais ne désespérons pas ! Les temps changent ! Quand tout un peuple se lève et quand telle Jeanne d’Arc chevauchant vers son roy, une jeune fille inspirée s’adresse à son maire sur Facebook et « mobilise » en un tournemain, autour de la personne d’iceluy, une foule fervente à l’ombre du clocher et sous le regard de l’Aigle,  le temps n’advient-il pas enfin, dans une France profonde retrouvée, d’une vraie conscience populaire libérée (« Quatre cents personnes mobilisées place de l’église » dans Le Bien Public du 10/01/15 cahier local p. 4).

   Il serait pourtant dommage qu’à ce bel élan manque l’éclairage de l’esprit critique et qu’on en reste à la bougie... Brandissant, telle une statue de la Liberté son flambeau, l’arme-phare de Samuel Johnson, cette conscience libérée pourra non seulement démasquer les sombres obscurantistes, mais encore porter la lumière sur les discours obscurs qui travaillent en catimini !

   Ah ! Si Cabu était encore là pour nous dessiner ça !

   Une confidence pour finir : CHARLIE HEBDO en tête de gondole, ça me fait vraiment tout drôle…. Il me vient à l’esprit cette image : un portrait du Che trônant dans le bureau d’une vedette de la grande distribution. Mais il est souvent inutile et dangereux de jouer les prophètes, alors Wait and see.

Méthode du Dr JohnsonC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Janvier 2015  (J+2219 après le vote négatif fondateur)

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 00:00

SAMUEL JOHNSON ATTENDRA - du 05 JANVIER 2015 (J+2210 après le vote négatif fondateur)

    Cher(e)s ami(e)s, à peine venons-nous de découvrir Samuel Johnson que l’actualité du Charmoy se rappelle à nous. J’avais pourtant préparé pour vous, avec l’aide de cette grande figure de la langue anglaise, un passionnant article sur l’art de lire. L’art de lire est en effet  un talent qu’il est indispensable d’acquérir que l’on veuille lire Shakespeare ou plus modestement…. certains procès-verbaux….

   Tant pis, Samuel Johnson attendra. Et pour cause. Le dernier jour de l’ancienne année, il a été procédé, sur le panneau officiel de notre maison commune, à l’affichage de l’arrêté signé la veille de notre premier magistrat et accordant un permis de construire à la société BOUXDIS pour un projet d’hypermarché au Charmoy d’une surface de plancher réduite à 9944,98 m². Nous diffusons à l’attention de nos fidèles lecteurs une copie de cet arrêté.  Comme nous l’avons déjà signalé, la surface de plancher rendue inférieure à 10 000 m² dispense à présent de la procédure d’enquête publique sans que le projet soit modifié de façon vraiment significative.

   12-30-2014 PCM accordRappelons que deux demandes avaient été précédemment déposées les 17 décembre 2012 et 25 avril 2013 pour une surface de plancher de 11407 m², suivies, après enquête publique, d’un arrêté accordant un permis de construire le 23 décembre 2013. Ce permis a été suspendu il y a environ 3 mois. D’où la récente demande  de permis modificatif qui vient d’être satisfaite. Cette demande constitue sans doute l’une des composantes de la tactique de redémarrage du promoteur dont le remarquable silence médiatique actuel contraste avec le battage des débuts.

    Signalons, pour la petite histoire, que le dépôt de cette demande a fait l’objet de deux affichages successifs les 23 octobre et 25 novembre dernier, la première annonçant une surface de plancher de 46308 m² !?

    Tout comme certaines « distractions » ont motivé ces deux affichages, une stratégie beaucoup moins distraite – il en fut jadis de « discrètes », souvenez-vous, avec la « collaboration » zélée, reconnue et remerciée de notre premier magistrat début 2009 – pourrait provoquer le dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire comme suite logique au récent feu vert de la CDAC « introuvable » du 16 décembre dernier. C’est alors un « nouveau  » processus standard vers la construction qui pourrait être entamé parallèlement ou en remplacement du processus de rattrapage en cours. Deux voies pour tenter de  sortir de la panne actuelle. Tout cela est au conditionnel.

      Le Bien Public de ce jour, sous le titre « Des projets réalisés et des dossiers d’avenir », rend compte de l’évènement à l’occasion duquel « le maire Raoul Langlois a présenté ses vœux aux forces vives de la commune ». Du projet Leclerc il est seulement dit : « Leclerc : un nouveau dossier a été déposé devant la commission départementale d’aménagement commercial, il a reçu un avis favorable ».

    Quelques échos plus détaillés nous sont parvenus de cette brillante assemblée. Le OUI bourguignon unanime de la CDAC a été commenté. Seuls deux Comtois frontaliers ont fait l’affront de dire « Nenni ! ». Ah ! La belle union des régions !  

    Lors de ces vœux, toujours, la perspective d’un nouveau dépôt de permis a été envisagée. Il a été question encore d’une audience du Tribunal Administratif – concernant une affaire entre un particulier auteur d’un recours contre le permis accordé en décembre 2013 et la Commune – qui devait se tenir à la mi-décembre et qui a été reportée. En revanche, la possibilité d’un recours en CNAC contre la décision de la CDAC ne semble pas avoir été évoquée. Un tel recours est cependant prévisible sinon certain.

    L’Union commerciale, bien qu’à présent terriblement silencieuse sur le chapitre du Charmoy, n’a pas été oubliée dans le laïus édilitaire qui a remarqué que pour elle « la période n’est pas spécialement facile ». Qu’elle se rassure, notre maire pense toujours à elle ; il faut qu’elle sache que l’hyper du Charmoy pourrait la sauver, en distribuant par exemple à ses clients des bons d’achats valables dans les petits commerces du centre. Une sorte de ballon d’oxygène ou de « Resto du Cœur (de bourg) ». Com’ti veux qu’ti choise !

   L’union commerciale auxonnaise adoptera-t-elle à terme le modèle champagnolais apaisé qui semble séduire notre premier magistrat ?

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (1) - du 3 OCTOBRE 2014

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

   Les passions se sont donc éteintes localement autour du projet privé du Charmoy qui ne fait plus la une. Les cohortes associatives mobilisées et bruyantes « cœur de l’animation de la ville » n’alignent plus les pétitions « spontanées » de plus de mille signatures, ni n’affichent plus « en masse » des placards imprimés à LURE pour un projet censé  remédier au marasme local mais aussi et surtout pour soutenir – peut-être inconsciemment – les intérêts d’un promoteur privé qui a toute la dévotion persévérante de leur maire. 

    Les passions se sont éteintes, la guerre d’usure juridique continue néanmoins : après les grandes charges enflammées, le temps des tranchées, si l’on peut dire ! Le projet bénéficiant d’emblée, par les vertus de la publicité, d’une aura philanthropique, et paré par ses partisans politiques des plus belles vertus, révèle enfin clairement sa dure vérité ! L’âpre conquête d’un nouveau fief pour un ordre du tiroir-caisse, voilà toute l’histoire !     

    Dans cent ans peut-être, on relira cette vieille chronique des temps révolus de notre cité : « Très bons et très vénérables sires échevins, en l’hyver de l’an de grâce 2008, réfutèrent par vote entrée d’une troupe de plus de mil assiégeants comtois en leur cité. Nonobstant, Vicomte Mayeur, ayant posé promptement son docte séant sur le vote et, de concert avec l’assiégeant, ouvrit à icelui  poterne dérobée jouxtant Vieux Chemin de Dole au début de l’an qui suyvit, grâce à quoi et en foy de quoi, grappin fut mis désormais es Charmoy ».

Ajoutons qu’il est bien accroché !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 Janvier 2015  (J+2210 après le vote négatif fondateur)

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