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  • Claude Speranza, Auxonnais
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (5)-du 18 septembre 2013 (J+1736 après le vote négatif fondateur)

 

Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°5  relative au caractère marginal des transports collectifs censés desservir la zone du Charmoy, sur l’existence desquels les avis portés dans divers documents relatifs au projet divergent par ailleurs.

 

RÉSUMÉ

Une confrontation de divers documents écrits officiels ou émanant du promoteur ne permet pas de tirer une conclusion claire en ce qui concerne l’existence effective de transports collectifs desservant la zone du Charmoy.

D’autre part, même en tenant compte des succédanés annoncés, offerts pour pallier l’absence d’une véritable desserte en transports en commun, on est forcé de conclure à une capacité faible ainsi qu’à une absence notoire de souplesse liée aux contraintes de réservation et d’horaires.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 La première décision de la CNAC (n° 317 D du 20 janvier 2010)   concernant le projet a été négative. Dans ses attendus, elle spécifiait explicitement « que le projet […] n’est pas desservi par les transports collectifs ».

 

La seconde décision de la CNAC (n° 917 D du 17 janvier 2012)  concernant le projet modifié, a été positive. Dans ses attendus, elle ne fait pas mention de transports collectifs  existants bien que le dossier présenté par le promoteur y fasse référence (voir paragraphe suivant).

 

Pourtant, le deuxième dossier déposé par BOUXDIS sous le titre

« Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or » fait mention en page 23 d’une desserte du site en transports en commun dans les termes suivants :

 « Desserte en transports en commun

La commune d’Auxonne est dotée d’un service de minibus fonctionnant à la demande. Ce service sera prochainement complété par un nouveau dispositif de transport à la demande Val de Saône Vingeanne, qui desservira les différentes communes du canton d’Auxonne. Un arrêt est prévu au niveau du site. Ce service sera mis en place courant 2011 ».

N.D.L.R. : Ces transports à la demande, très utiles par ailleurs pour des personnes à faible mobilité et isolées des grands centres, consistent, en ce qui concerne le transport LISA (03 80 74 92 89) en un minibus desservant les villages, de faible capacité (8 personnes maximum) et de faible fréquence journalière ( 2 à 3 rotations /jour maximum selon les circuits). L’usager doit, d’autre part, réserver impérativement la veille. 

 

La décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013 et déboutant l’UICAA (Union commerciale d’Auxonne) mentionne dans son attendu N° 9 que « le projet sera desservi par les transports collectifs »

 

 

Le premier avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 8 mars 2013  précisait en page 6 « la ville d'Auxonne ne disposant pas de réseau de transport en commun, le centre commercial situé à plus de 2 km du centre historique reste relativement peu accessible aux piétons ».

Le second avis de l’autorité environnementale du 28 juin 2013 reprend intégralement cet argument en page 7.

 

L’étude d’impact réalisée par le promoteur ainsi que le résumé non technique de celle-ci ne font, à la différence du dossier 2011, aucune mention de l’existence transports collectifs dans leurs rubriques « transport » (respectivement pp. 68/104 et pp.  9/18 et 16/18)

 

CONCLUSION

La prise en compte de l’ensemble de  ces données permet tout au plus de conclure, dans le meilleur des cas, à l’existence effective d’une ébauche de service de transports en commun, dont l’offre ne peut être envisagée que comme un appoint ponctuel et marginal.

 

 

SOURCES CITÉES

Décision de la CNAC n° 317D du 20 janvier 2010

Décision de la CNAC n° 917D du 17 janvier 2012

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 8 mars 2013 

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Résumé non technique de l’étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

 

PIÈCE JOINTE

Horaire « Lisa » transport à la demande

Lisa 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2013  (J+1736 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (4)-du 15 septembre 2013 (J+1733 après le vote négatif fondateur)

 

 

     Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

OBSERVATION N° 4 Sur la consultation de juin 2010 relative au projet objet de l’enquête publique actuelle, ses origines, les circonstances de son déroulement, ses suites.

RÉSUMÉ

Compte tenu de la pauvreté du débat ayant présidé à l’émergence du projet et de la « discrétion »  ayant assuré l’ancrage foncier au profit d’un seul promoteur privé, on pourra s’étonner qu’une consultation ait pu être décidée tardivement et après coup en juin 2010.

   Un examen détaillé des écrits et des circonstances nous amène à envisager que cette consultation ait pu être, pour certains, un moyen opportun de faire « plébisciter », plus ou moins consciemment, par la population un projet en difficulté après qu’il eût essuyé deux refus : l’un en CDAC le 7 octobre 2009, l’autre en CNAC le 20 janvier 2010. L’engagement très actif des milieux proches de la majorité municipale lors de la consultation, l’émergence très tardive d’une association nouvelle dont le seul rôle connu depuis semble avoir été le soutien opportuniste du projet et de la majorité municipale (Auxonne Avenir Consommateurs déclarée en Préfecture de la Côte-d’Or le 18 janvier 2010), la diffusion massive, en affichage sauvage, d’affiches imprimées à LURE sont de nature à susciter bien des interrogations.            

     Le caractère ambigu de la formulation du véritable objet de la consultation dans sa définition (considérations générales d’urbanisme et de développement économique et /ou plébiscite pour Leclerc), le caractère simpliste, voire trompeur de l’information diffusée, le battage de partisans du projet mobilisés et encadrés par la majorité municipale, l’attitude frileuse des opposants face au matraquage de ce lobby, l’absence de réunion publique ne témoignent pas en faveur de la tenue d’un débat digne de ce nom.

Il convient enfin de préciser que le score du OUI lors de cette consultation devait être réinvesti en appui du dossier LECLERC de janvier 2011.

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

   Le 7 octobre 2009  La CDAC refusait le projet LECLERC au Charmoy. Un article du Bien public daté du 12 octobre 2009 titrait alors

 « AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les                                                                                                                                                                                                                      commentaires LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT »

      Dans le corps de cet article, il est fait état de « 1252 pour, pétition « spontanée » déposée mardi soir en mairie et qui court toujours »

   Une réactivité aussi « spontanée » a de quoi surprendre dans une ville où le citoyen est de nature plutôt nonchalante. Ce total de « 1252 pour » de la pétition « qui court toujours »devait même atteindre les 1400 à en croire « Le P’tit auxonnais » n°9, organe des « Compagnons du Val de Saône » (UMP), groupe largement représenté dans la majorité municipale. 1400, voilà un nombre qui préfigure déjà le nombre de oui de la consultation.

Mais en ce mois d’octobre 2009, l’idée d’une consultation n’est pas encore à l’ordre du jour.

Elle sera évoquée pour la première fois, lors du Conseil municipal du 12 novembre 2009.

Le procès verbal en rend compte en  page 22 dans cette réponse peu enthousiaste du maire au groupe « Ensemble autrement »

 « 21) REPONSES AUX QUESTIONS DES GROUPES DE L’OPPOSITION

LISTE ENSEMBLE AUTREMENT

[…]

Zone du Charmoy demande pour l’organisation d’un référendum

L’organisation d’une telle consultation n’est pas de la compétence de la collectivité territoriale.

Il faudrait de plus, attendre un délai de deux mois après la délibération approuvant cette consultation, ce qui la situerait durant la campagne électorale des élections régionales ». 

   Pour l’heure, on se prépare à affronter la CNAC du 20 janvier 2010 et c’est à l’avant-veille de la tenue de cette CNAC que l’Association Auxonne Avenir Consommateurs, sous la présidence de Monsieur Philippe Montial, est déclarée en Préfecture de la Côte-d’Or le 18 janvier 2010 (identification R.N.A. : W212005106, paru au J.O. du 30/01/2010 N° d’annonce : 310).     

 Inf’auxonne N° 27  de janvier 2010

http://www.auxonne.fr/telechargements n’omet pas de mentionner l’heureux évènement dans ses colonnes en page 2 :

« UNE NOUVELLE ASSOCIATION EST NÉE : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (A.A.C.)

Son but statutaire est le suivant : « expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes ». Nous sommes donc tous concernés. Son président M. Philippe MONTIAL, est à votre disposition au 0380313289 pour tous renseignements et/ou adhésion (5euros/an) »

Le 20 janvier 2010 la CNAC rend un avis négatif sur le projet.

Le 15 avril 2010, l’idée de consultation évoquée le 12 novembre 2009 a fait son chemin car  « Le conseil municipal décide à l’unanimité :

Article 1er : d’ARRETER le principe de la consultation des électeurs sur la question suivante : « Êtes vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? » » (p. 58 du procès-verbal)

Les motifs invoqués pour la tenue de cette consultation ne font aucunement référence aux refus précédents en CDAC et CNAC et sont d’ordre très général :

« Considérant qu’une révision générale du plan Local d’urbanisme est prévue et que l’avis des électeurs éclairera sur la décision de maintenir ou non le classement de la zone du Charmoy en AU 1c (activités futures) »  (p. 56 du procès-verbal)

« Considérant qu’il apparaît opportun de consulter la population sur le nouveau projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy, afin que le maire d’Auxonne puisse prendre toutes décisions relatives au nouveau projet en adéquation avec l’avis résultant du suffrage universel (CDAC, autorisations d’urbanisme…etc)… »

 

L’étude d’impact du promoteur consultable dans la présente enquête publique, dans son paragraphe  intitulé « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104), éclaire les causes du refus du projet initial en CDAC et précise les dispositions prises à la suite de ce refus :

« Ce dernier a été refusé pour différentes raisons et notamment son éloignement par rapport à la RD905 et son emprise trop importante sur des terres agricoles. (alors que le PLU avait modifié la destinée des terrains)

En octobre 2009 nous exerçons notre droit au recours en CNAC sur ce même dossier.

Parallèlement sans attendre la réponse de la CNAC, nous commençons à travailler sur une nouvelle version du projet réduite en surface et déplacée au plus prêt de la RD 905 (doc 7 et 8 ci-après) » (p. 76/104),

  Ces documents 7 et 8, figurés en page 77, montrent, de l’aveu même du promoteur, que dès avant la réponse de la CNAC, c’est-à-dire entre octobre 2009 et janvier 2010, un projet d’hypermarché, quasi identique au projet qui fait l’objet de l’enquête actuelle, est prévu.

     Lorsqu’il est décidé, en avril 2010, d’organiser une consultation, les dirigeants de la municipalité ne peuvent donc ignorer ce projet bien précis d’hypermarché LECLERC, prévu sur une zone dont le promoteur possède déjà  la maîtrise foncière. C’est donc en connaissance d’un projet déjà arrêté au profit d’un seul promoteur, et par là même sans alternative possible qu’ils vont organiser cette consultation. On peut déplorer à ce propos que l’opposition ait fait preuve de naïveté en se prêtant, sans grandes réserves, à l’exercice. Le vote du 17 décembre 2008, duquel elle s’était exclue, ne lui avait apparemment pas servi de leçon. À sa décharge, on peut invoquer le manque d’information

Dans Inf’Auxonne N° 28 de mai 2010 dans la « Tribune libre » en p.7, les deux groupes d’opposition expriment leur position sur la consultation (exprimée avant la décision du conseil municipal du 15 avril compte tenu des délais de publication) : naïvement enthousiaste pour les uns, qui ne réalisent peut-être pas qu’on va consulter sur un projet déjà bouclé et que la consultation confine dès lors au plébiscite,  sceptique et désabusée pour les autres :

« Le Groupe Municipal « Ensemble,

Autrement… »

Zone du Charmoy : consultation locale ! Nous sommes très satisfaits que notre demande du 12 novembre dernier semble aboutir, sous réserve de l’acception du conseil municipal. En effet, une consultation par voie de scrutin devrait être proposée aux Auxonnais, afin qu’ils puissent tous s’exprimer librement sur le bien fondé de l’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy. Compte tenu de l’enjeu économique pour Auxonne et ses environs, nous invitons dès à présent tous les électeurs à participer à cette décision qui engage notre avenir. »

 

« Implantation d’une grande surface

«LECLERC»

Ce n’est pas la consultation à laquelle vous allez vous livrer qui changera le fond du problème.

GROUPE AUXONNE NOTRE VILLE

SANZ Antoine - MELOCCO - Reine

LABELLE Gérard »

On peut déplorer que les deux groupes d’opposition ayant, pour l’un, demandé cette consultation, pour l’autre, accepté son principe, se soient par la suite frileusement abstenus de s’inscrire dans la campagne officielle laissant ainsi le champ libre à la majorité municipale, à ses satellites, et au promoteur. Comme elle s’était exclue du vote du 17 décembre 2008, elle s’excluait à présent de la campagne officielle de la consultation lors de laquelle la majorité municipale appuyée par le promoteur devait régner en maître. Cette situation de monopole incompatible avec une expression démocratique alternative et responsable nous a conduit à ouvrir notre blog http://www.chantecler-auxonne.com  le 18 juin 2010

 

De son côté, la Ville d’Auxonne avait ouvert, le 20 avril 2010,  un nouveau blog http://auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html faisant suite à celui déjà ouvert le 26 mars 2009. Il a été retiré depuis mais on peut le découvrir  encore en PDF sur notre blog

  PDF auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html

 On peut y lire le « chapeau » suivant :

 « Consultation locale des électeurs/ 20 avril 2010

« Etes vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? »

Telle est la question à laquelle vous pourrez répondre le 27 juin 2010. En effet, les décisions défavorables des Commissions d’Aménagement Commercial rejetant le projet Leclerc ont suscité diverses et nombreuses réactions : satisfaction pour les uns, indignation, incompréhension, inquiétude et soutien pour les autres.

Estimant opportun et démocratique de recueillir l’avis de la population, nous avons décidé de vous mettre à contribution en vous permettant de vous exprimer officiellement »

Contrairement au procès-verbal du Conseil municipal du 15 avril 2010, le texte du blog mentionne explicitement l’enseigne Leclerc ainsi que les réactions suscitées par le rejet de son projet. En clair, chacun est amené à donner son avis sur le rejet de ce projet LECLERC par les commissions.

Le procès-verbal du Conseil municipal du 15 avril 2010 reste sur ce point beaucoup plus vague et idyllique, rapportant, tout au plus, quelques appréciations pour le moins « naïves » à propos de la consultation : « Pour Madame Jocelyne Raymond cette consultation permettra de repartir à zéro » [p. 58] .« Repartir au zéro » ! Quand le foncier est déjà bouclé par le promoteur et qu’une variante de son projet est déjà dans ses cartons !!

Laissons de côté les appréciations selon lesquelles « ce vote donne l’occasion à la population de s’exprimer » ou encore « qu’il s’agit d’une sage décision » [p. 58]. Le lecteur jugera.

 Par Arrêté municipal du n° 99/2010 du 10/06/10 les groupes suivants sont habilités à faire campagne pour la consultation :

1- Les Compagnons du Val de Saône

2- Association Auxonne Consommateurs

3- Auxonne passionnément

4- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne

Ces 4 groupes représentants, ou très proches, de la majorité municipale se prononcent sans réserves en faveur du OUI.

 L’opposition, intimidée sans doute, ne fera pas entendre sa voix. L’un des groupes (Auxonne notre ville) distribue quelques tracts à la sauvette. Le champ est ainsi laissé libre à la mobilisation active du bloc  monolithique des quatre, fort de ses « 1400 signatures », aux côtés du promoteur.

  Dans la semaine précédent le vote, les électeurs auxonnais (5061 inscrits) reçoivent par courrier postal prioritaire un pli cacheté comprenant une feuille A4 imprimée recto-verso sous enveloppe kraft B5 cachetée et affranchie à 0,54 euros (voir les  pièces L0, L1, L2, L3 de l’album « Impressions de la consultation de juin 2010 » disponible sur notre blog http://www.chantecler-auxonne.com )

Dans ce document officiel, diffusé par la mairie d’Auxonne et appelant au vote pour le 27 juin un certain nombre de projets sont envisagés, on y reconnaît en filigrane le projet LECLERC, bien qu’il ne soit pas nommé.

Ce qui ne correspond pas au projet LECLERC dont le cœur, nous l’avons vu plus haut, reste un HYPERMARCHE, c’est bien le « supermarché à dominante non alimentaire » qui est annoncé dans le document. Or ce concept de « supermarché à dominante non alimentaire » est purement imaginaire et hors-norme ! Du fait de cette « erreur », on est fondé à penser qu’un certain nombre de citoyens désorientés voire abusés, pensant, en toute bonne foi, apporter leur suffrage à un  « supermarché à dominante non alimentaire », ont pu voter malgré eux pour un HYPERMARCHE (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² selon la NAF rév. 2, 2008).

      L’ambiguïté manifeste entre un vote pour la zone et un vote pour Leclerc ne devait pas non plus échapper à la presse à en juger par ce titre  du  Bien Public du 1er juillet 2010 aux lendemains du vote : «  Auxonne Les habitants disent « oui » au Leclerc. Les riverains sont à une large majorité en faveur de l’implantation de l’enseigne ».

  Dans Le Bien Public du 8 juillet 2010 (p. 2), Franck Bassoleil a bien perçu le caractère tactique de la consultation dans une stratégie de relance du projet : « On comprend aisément que ce scrutin accompagnera la relance du projet d’implantation de l’enseigne Leclerc ».  Dans les semaines précédant le vote, une campagne d’affichage sauvage s’était d’ailleurs traduite par le placardage irrégulier de quelques centaines d’affiches imprimées à LURE (un fief de LECLERC) sur lesquelles on pouvait lire les coordonnées de l’imprimeur : Concept Impression [Imprim’vert] 70200 LURE 03 84 30 12 00.

   Dans Le Bien Public du 8 juillet 2010, la légende d’une photo de Franck Bassoleil en première page du cahier « région dijonnaise », témoigne de la diffusion massive de ces affiches en ces termes : « la consultation populaire a donné lieu à une campagne intensive dont on trouve encore les traces ». Sur le cliché, figure en gros plan l’une de ces affiches sur laquelle on peut lire, imprimé en lettres noires sur fond jaune-fluo, le slogan suivant:« OUI à la zone commerciale du « CHARMOY » ».

Cet affichage sauvage a fait l’objet d’une plainte déposée par l’association « Auxonne Citoyen » qui a motivé une enquête de gendarmerie lors de laquelle j’ai déposé en septembre 2010 en tant que témoin.

  Comme on pouvait s’y attendre, les résultats de la consultation montrèrent une très large majorité de OUI.

 Inf’auxonne N° 29  de juillet 2010 fit de ce score un gros titre tapageur.

      Ce score, conformément à une stratégie prévisible, fut enfin réinvesti à l’appui du nouveau dossier LECLERC déposé en janvier 2011 sous le titre « Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or SARL BOUXDIS Rue du Ladhof 68000 COLMAR » dans lequel on peut lire :

« Il répondra à une très forte attente des consommateurs : outre une pétition en faveur du projet qui a recueilli 1252 signatures, il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80% des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : «  Etes vous favorables OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? » » [p. 9]

Remarquons en passant le caractère abusif de la formulation car il est clair que ce ne sont pas « 80 % des citoyens [qui] y sont favorables » mais 80 % des votants soit en fait seulement 30 % des citoyens.

Peu regardant à embarquer la précédente municipalité, le dossier du promoteur précisait encore  sur cette même page 9 :

« Enfin ce projet prendra place sur un site dédié à la Zone d’Activités du Charmoy pour y développer le commerce et l’hôtellerie/restauration, en complément des Granges Hautes qui n’offre plus de foncier disponible. Initié par l’ancienne municipalité, il a été repris par l’équipe municipale actuelle, s’inscrivant dans la continuité malgré l’alternance lors des dernières élections et faisant ainsi preuve d’un large consensus ».

 Or, il apparaît clairement, selon le paragraphe de l’Etude d’impact intitulé « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104) que la lettre reproduite  page 74/104 démontre seulement qu’un contact avait été pris avec l’ancienne municipalité en 2005. Le promoteur déclare  en page 74 : « Le projet a débuté par la rencontre de Mr SANZ, alors Maire en 2005 de la commune d’AUXONNE. La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU. Pendant cela nous avons préparées diverses hypothèses (docs 2,3 et 4 ci-après).». Le fait que le promoteur ait pris des contacts et préparé des hypothèses  n’implique pas que l’ancienne municipalité ait « initié » le projet.

  Monsieur Sanz nous a assuré ne pas avoir donné suite aux propositions de LECLERC au cours de son mandat, qui a couru jusqu’en 2008. Dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, on lui reprochera son attitude en des termes qui ne démontrent pas vraiment qu’il ait initié le projet : « aucun débat au Conseil Municipal à ce sujet [le dossier LECLERC], aucune communication à l’époque, sauf partiellement au sein de la majorité en place, alors divisée sur le sujet, puis silence radio, période électorale oblige. Pourtant le rejet d’un tel projet aurait tout autant mérité un débat public »

Par la suite, Monsieur Sanz a démontré et démontre encore publiquement son opposition au projet porté par la nouvelle municipalité. La prétendue « continuité malgré l’alternance lors des dernières élections » semble donc être une fiction commode.

     Le dossier LECLERC déposé en janvier 2011 renfermait enfin, à la suite de la page 9, la copie de divers documents au titre de pièces justificatives témoignant du soutien des ‘ groupes ayant fait campagne pour le projet : extraits d’Inf’auxonne N° 29  de juillet 2010 louant le score du OUI lors de la consultation, professions de foi de deux présidents d’associations en faveur du projet (Association Auxonne Consommateurs, Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne).

    Les Compagnons du Val de Saône [UMP], Auxonne passionnément [majorité municipale] Association Auxonne Consommateurs, Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne, c’est-à-dire l’ensemble des groupes  investis dans la consultation, tous en faveur du OUI, tous rangés aux côtés du promoteur (et tous présents lors de la CNAC finale du 17 janvier 2012) démontraient donc ainsi, après la phase mouvante et « discrète » de la période d’hiver 2008-2009, une volonté tactique affichée d’obtenir l’aboutissement du projet par une communication résolument offensive et une  mobilisation active de leur électorat potentiel, mais encore et toujours en l’absence de débat digne de ce nom. Plus qu’à une consultation ouverte, c’est donc à une mobilisation partisane que nous avons assisté au sein d’une population mal informée voire désorientée, en butte à des slogans primaires. Mis en difficulté par les décisions des commissions, les tenants du projet recouraient ainsi à l’applaudimètre.

SOURCES CITÉES

 

Notre blog  Chantecler :

http://www.chantecler-auxonne.com

Sources disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Procès-verbaux du Conseil Municipal

Inf’Auxonne,  magazine d’information de la Ville d’Auxonne (N° 27 de janvier 2010, 28 de mai 2010 et 29 de  juillet 2010)

Sources qui ne sont plus disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 20 avril 2010 http://auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html  et retiré début 2013.

PDF auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html

Presse

Le Bien publicdaté du 12/10/09

Le Bien publicdaté du 01/07/10

Le Bien publicdaté du 08/07/10

Dossiers réalisés par le promoteur 

« Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or SARL BOUXDIS Rue du Ladhof 68000 COLMAR » Janvier 2011

Etude d’impactavril 2013 (document du dossier d’enquête publique)

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

uxonne, le 15 septembre 2013  (J+1733 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (3)-du 12 septembre 2013 (J+1730 après le vote négatif fondateur)

     Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N° 3 Sur la qualité et l’ouverture des débats et de la concertation autour du projet de grande surface au CHARMOY depuis le vote initial du  17 décembre 2008 jusqu’à l’été 2009.

 

RÉSUMÉ

Dans les observations précédentes nous avions soulevé les questions autour des « ambiguïtés » du vote du 17 décembre 2008 (observation n°1) ainsi que sur le caractère « discret » de certaines opérations foncières (observation n°2) visant à assurer la « maîtrise foncière de la zone » à un seul promoteur, choisi par la municipalité en l’absence de toute concertation.

Ces circonstances particulières ont été l’objet de réactions écrites exprimées par de nombreux élus ainsi que par divers acteurs de la vie économique, comme en témoigne  la presse locale. L’observation présente vise à mettre en lumière ces réactions.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 

  Outre le caractère extrêmement ambigu, voire franchement confus, que révèle le procès verbal du conseil municipal du 17 décembre 2008, tant dans le sens attribué aux termes de la question à mettre aux voix que dans les suites à donner à la réponse à celle-ci (voir notre observation n° 2), divers échos de presse mettent en évidence la carence évidente de concertation.

Nous avions déjà cité dans notre observation n°2, cet article du Bien public daté du 08/04/09 intitulé « La communauté de communes se sent trahie ».

  Dans cet article, à  l’absence de concertation qui lui est reprochée, et qui a conduit à mettre la communauté de communes devant le fait accompli, le maire d’Auxonne avoue : « Il n’y a pas eu de concertation préalable tout simplement pour éviter qu’on nous mette des bâtons dans les roues » « Il n’y a qu’à voir la position de l’union commerciale industrielle artisanale auxonnaise (UCIAA) pour s’en convaincre. Je préfère qu’on m’accuse de faire cavalier seul et qu’il y ait quelque chose sur Auxonne plutôt que l’on me reproche qu’il n’y ait rien sur Auxonne »

     Les termes d’une lettre du 14 avril 2009 adressée par le promoteur au maire d’Auxonne confirment le caractère de « discrétion » voire de « secret » reconnu aux démarches foncières entreprises par la municipalité aux côtés du promoteur : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet »

    Une question soulevée par Monsieur Antoine Sanz, alors Conseiller général du Canton d’Auxonne, dans un rapport de janvier 2010 sur le projet confirme les faits : « Pourquoi Monsieur le Maire s’est-il investi en catimini dans les démarches des acquisitions foncières avec la participation active sur le terrain de deux adjoints et du promoteur, laissant libre cours aux suspicions les plus diverses ? »

Dans un article du Bien public daté du 23 avril 2009 et titré

« PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC »

Franck Bassoleil souligne la position délicate du maire d’Auxonne face à un front de mécontents qui lui reprochent son absence de concertation en ces termes : « Le maire, Raoul Langlois, accusé par le président de la communauté de communes, Jean-Paul Vadot, d’avoir agi sans le concerter, se retrouve bien seul contre un front, plutôt classique, des commerçants du centre-ville qui font cause commune avec les deux autres enseignes de la grande distribution, implantées depuis des années ». [N.D.L.R. Chantecler : Dans Inf’Auxonne numéro 31 de  janvier 2011 le groupe de majorité municipale « Auxonne passionnément » qualifiera cette « cause commune », d’« alliance de la carpe et du lapin »]

 

Dans Inf’Auxonne numéro 25 de mai 2009

Les deux groupes d’opposition « Auxonne Autrement » et « Auxonne notre ville » s’exprimant dans la rubrique « Tribune libre » en page 11, déplorent l’absence d’information et de concertation :

 

« Le Groupe Municipal « Ensemble, Autrement… »

Récemment, les deux groupes d’opposition ont saisi le maire sur le manque de clarté dans le dossier d’implantation d’une grande surface et du développement économique de la zone du Charmoy. Le choix du projet « le plus abouti » s’est fait sans aucune présentation ni concertation au sein du conseil. Seule, la municipalité (maire + adjoints) était informée des différents projets. Nous avons donc souhaité, au nom de la démocratie, que les projets et les critères de choix soient présentés aux conseillers (majorité et opposition) en séance publique.

Le 14 avril 2009

M. F. COQUET, M. P. TARTERET, G. MONIN-BAROILLE, N. ROCHET ».

 

« Une grande surface s’installe à Auxonne

Sans information, sans concertation sans débat au sein du conseil municipal, la presse annonce brutalement l’installation prochaine d’une grande surface avec l’aval de Monsieur le Maire d’Auxonne !... en effet d’annonce : 250 emplois chiffre parfaitement irréaliste !... Surprise et indignation au sein de la Communauté de Communes laissée pour compte dans cette affaire… Indignation chez de nombreux commerçants qui voient leur avenir menacé… Les élus de l’opposition s’interrogent sur la capacité de l’équipe majoritaire à assurer une sérieuse direction de notre ville. Les Auxonnais subiront-il encore longtemps un dirigisme excessif et un mépris de la démocratie ?

Les membres d’AUXONNE NOTRE VILLE

Antoine SANZ S Gérard LABELLE Reine MELOCCO »

   

Dans un article du Bien public daté du 07 mai 2009 et titré   

« LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION PROJET  LECLERC : « OÙ EST LE DÉBAT ? » » Franck Bassoleil rend compte de l’analyse de deux membres de la liste d’opposition « Ensemble autrement » accompagnés d’un de leurs colistiers non élu. Tout en déclarant une position nuancée « ni pour, ni contre » relativement au projet LECLERC, le groupe exprime ses regrets relativement à l’absence de débat démocratique et de concertation avec les différents acteurs : « Lors du conseil municipal du 17 décembre 2008 les conseillers municipaux [N.D.L.R. : d’opposition] ont décidé de ne pas prendre part au vote en l’absence d’information précise ». Ils déplorent aussi l’organisation tardive d’une séance d’information sur le projet réservée aux seuls élus le 23 avril et au cours de laquelle le maire d’Auxonne ayant déjà arrêté son choix sur le projet Leclerc « n’a pas présenté les autres alternatives et [où] seul le représentant de Leclerc s’est exprimé »

Tous ces écrits ne témoignent pas en faveur  d’une  large et franche concertation.

Certes, un blog  destiné à l’expression du public fut mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009. http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

On pouvait (nous utilisons l’imparfait, car il a été retiré depuis) y lire en  première page :

  « Lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « êtes-vous favorable à l'implantation d'une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »

      Un projet répondant aux exigences du vote du Conseil Municipal avec, notamment une surface alimentaire inférieure à 1000 m², ainsi qu'aux orientations d'aménagement imposées par le Plan Local d'Urbanisme a été proposé, d'autres investisseurs potentiels ayant manifesté leur intérêt. La Municipalité a choisi le projet le plus abouti et économiquement le plus avantageux. »

On remarquera que la réponse largement négative du conseil municipal au vote n’est même pas précisée. On fait mention pourtant des « exigences » de ce vote et, dans le plus grand flou quant aux modalités de celui-ci, on fait état  d’un « choix de la Municipalité ». Le « bon choix » sans doute ?!

Des commentaires du public sur ce blog, il ne semble, à notre connaissance, avoir été tiré ni publié aucune synthèse. Nous en avons, quant à nous, ébauché une. Elle concerne la période du 27 mars 2009 au 28 février 2010. Elle révèle 31 intervenants, dont le DGS de la mairie d’Auxonne, au nombre desquels 28 sous couvert d’anonymat. Ces 31 intervenants ont rédigé 53 commentaires dont 40 pour la seule période mars-avril 2009. Le lecteur pourra apprécier la qualité de ces commentaires, dont certains sont toutefois instructifs, en consultant ce blog municipal à la date du 6 juin 2010 disponible en PDF sur notre blog

 

PDF auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

SOURCES CITÉES

Notre blog  Chantecler :

http://www.chantecler-auxonne.com

Sources disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Procès-verbaux du Conseil Municipal

Inf’Auxonne,  magazine d’information de la Ville d’Auxonne (N° 25 de mai 2009 et 31 de  janvier 2011)

 Sources qui ne sont plus disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009 http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html   et retiré début 2013 mais disponible sur notre blog

PDF auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

 

Presse

Le Bien publicdaté du 08/04/09

Le Bien publicdaté du 23/04/09

Le Bien publicdaté du 07/05/09

Autres

Antoine Sanz, Conseiller général de la Côte d’Or Canton d’Auxonne, Rapport concernant le projet d’une grande surface commerciale à Auxonne - Auxonne (Côte d’Or) janvier 2010

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 septembre 2013  (J+1730 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (2)-du 09 septembre 2013 (J+1727 après le vote négatif fondateur)

 

 

     Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°2 relative au caractère « discret » des opérations foncières conduites par le promoteur dans la zone du Charmoy avec le concours de la municipalité d’Auxonne au lendemain du vote NÉGATIF du 17 décembre 2008

 

RÉSUMÉ

Rappelons d’abord que, lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, une réponse négative fut donnée à la question :

« Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Dans l’observation N°1 nous avions mis en évidence l’ambiguïté des interprétations a posteriori de ce vote négatif ainsi que le caractère pour le moins surprenant des suites qui lui furent données.

     La présente observation N°2 nous est suggérée par une lettre du Groupe E. Leclerc datée du 14/04/09 et adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT. (Cette lettre  fut  publiée in-extenso par les soins de son destinataire dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 en page  4) .

On peut y lire en particulier le passage suivant :

« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet »

Les termes de « discrétion » et de « divulgation »  utilisés dans ce passage signent clairement le caractère  confidentiel, voire occulte, des opérations ayant conduit « à la maîtrise foncière de la zone » aux lendemains du vote négatif. Ce caractère occulte ne plaide pas en faveur de la « transparence » du débat invoquée par ailleurs dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 en page  2 (1ère colonne).

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

Pour en revenir à cette mention, dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 en page  2 (1ère colonne), d’un débat tenu « en toute transparence » lors du conseil municipal du 17 décembre 2008, notons tout d’abord le caractère pour le moins contradictoire des options transcrites dans le procès-verbal en ce qui concerne la conduite à tenir en fonction du résultat du vote. Les citations suivantes seront évocatrices :

 « Monsieur le Maire répond [à propos de questions sur l’intitulé de l’enseigne pressentie] que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » ( bas de la page 22)

« M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». ( bas de la page 24)

 

   En différents points du procès-verbal du Conseil municipal du 17 décembre 2008, on note que le rôle éventuel de la communauté de communes à propos de l’objet de ce vote et de ses résultats fut envisagé à plusieurs reprises comme le prouvent bien les citations suivantes :

  En page 20 le maire d’Auxonne « informe l’assemblée que le vote n’a qu’une valeur consultative, la compétence relevant de la communauté de communes »  

En page 22  le maire d’Auxonne déclare : «  Si la réponse est non, le dossier est terminé », ce que la suite ne démontra pas, puis « Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité ».

En  page 24 enfin le maire d’Auxonne déclare : « Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes », formulation pour le moins énigmatique.

      Au bout du compte, le rôle annoncé pour la communauté de communes et formulé en ces termes «  la compétence relevant de la communauté de communes »  ne fut pas réellement tenu.

  Un article du Bien public daté du 08/04/09 intitulé « La communauté de communes se sent trahie »  semble bien le prouver. A l’absence de concertation qui lui est reprochée et qui a conduit à mettre la communauté de communes devant le fait accompli, le maire d’Auxonne y répond : « Il n’y a pas eu de concertation préalable tout simplement pour éviter qu’on nous mette des bâtons dans les roues » « Il n’y a qu’à voir la position de l’union commerciale industrielle artisanale auxonnaise (UCIAA) pour s’en convaincre. Je préfère qu’on m’accuse de faire cavalier seul et qu’il y ait quelque chose sur Auxonne plutôt que l’on me reproche qu’il n’y ait rien sur Auxonne »

     Pourtant, dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 en page  2 (3ème colonne) cette absence de concertation préalable sera démentie en ces termes : « Le Maire a rencontré le Président de la Communauté de Communes pour l’informer de l’évolution du projet »

     Tant d’ouverture et de concertation proclamée auraient-ils pu motiver les termes pourtant très explicites de la lettre du promoteur : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet »

    Une question soulevée par Monsieur Antoine Sanz, alors Conseiller général du Canton d’Auxonne, dans un rapport de janvier 2010 sur le projet facilitera la réponse à la question précédente : « Pourquoi Monsieur le Maire s’est-il investi en catimini dans les démarches des acquisitions foncières avec la participation active sur le terrain de deux adjoints et du promoteur, laissant libre cours aux suspicions les plus diverses ? »

Le même problème fut évoqué en avril 2009 dans des commentaires écrits sur le blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009 http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

Ce blog a été retiré depuis mais vous pouvez le trouver en PDF sur notre blog.

 

PDF auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

SOURCES CITÉES

Notre blog  Chantecler :

http://www.chantecler-auxonne.com

Sources disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Procès-verbaux du Conseil Municipal

nf’Auxonne,  magazine d’information de la Ville d’Auxonne N° 25 de mai 2009

Sources qui ne sont plus disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009 http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html   et retiré début 2013.

Presse

Le Bien publicdaté du 08/04/09

 Autres

Antoine Sanz, Conseiller général de la Côte d’Or Canton d’Auxonne, Rapport concernant le projet d’une grande surface commerciale à Auxonne Auxonne (Côte d’Or) janvier 2010

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 septembre 2013  (J+1727 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 00:00

 

 

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (1)-du 4 septembre 2013 (J+1722 après le vote négatif fondateur)

 

     Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fera parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, seront publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°1 relative au vote initial du 17 décembre 2008 concernant le projet, objet de l’enquête publique, et à ses conséquences pour le moins surprenantes.

 

RÉSUMÉ

 

 Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008 la question suivante fut posée à propos d’un projet d’implantation d’une grande surface sur la zone du Charmoy :

 

« Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

 

On doit signaler le caractère houleux de la séance, dû en particulier à la présence d’une nombreuse assistance, fait rapporté dans le compte-rendu. Il est à remarquer en outre que, du fait d’une sortie intempestive des membres de l’opposition, la question fut élaborée par les seuls membres de la majorité, qui, seuls aussi, prirent part ensuite au vote, donnant une réponse unanimement NÉGATIVE, hormis un bulletin blanc.

 

  Outre le caractère très particulier des circonstances  du vote et le caractère surprenant de la réponse apportée, unanimement NÉGATIVE, on est en droit de s’interroger sur la signification exacte de cette question en raison des diverses transcriptions qui en furent données par la suite, tant dans les documents officiels émanant de la mairie d’Auxonne que dans la presse.

 

Les interrogations à ce propos prendront tout leur sens à la lumière des diverses interprétations que l’on put faire ensuite du « sens » de ce vote et plus encore en regard des décisions  inattendues  qui en découlèrent quelques mois plus tard conduisant de facto, en dépit du NON unanime, à l’adoption d’un projet surdimensionné d’hypermarché.

 

 COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 

Il apparaît clairement, selon le paragraphe de l’Etude d’impact intitulé « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104) que, de 2005 à 2008, le projet de grande surface, faisant l’objet de la présente enquête publique, avait évolué d’une surface initiale de 2500 m² à une surface encore supérieure. Cette évolution classait de facto le « cœur » du projet dans la sous-classe 47.11F Hypermarchés (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²) selon la NAF rév. 2, 2008.

   Ces données ne devaient pas être inconnues des dirigeants de notre ville en contact avec le promoteur.

La question mise aux voix lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008 par ces mêmes dirigeants, fut pourtant la suivante : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ».  Le caractère drastique de la limitation envisagé par la question semble pour le moins décalée et irréaliste eu égard aux surfaces de vente envisagées pour le centre commercial dans les esquisses du projet connues à la date du vote (2008).

 

 Le surlendemain du vote,  Le Bien public daté du 19/12/08 publiait en page 2 un article dont nous donnons un extrait :

 

 « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

 

La présence des nombreux manifestants a-t-elle pesé sur le vote de chaque conseiller ? Après une courte interruption de séance, à la question posée : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmois [sic]? » 21 conseillers ont répondu « non » et un seul vote blanc a été comptabilisé. Un refus qui a rassuré et soulagé les manifestants ».

 

On remarquera que la question rapportée par le journal diffère, par une interversion de termes, de la question inscrite au procès-verbal.

 Les textes d’archives eux-mêmes (procès-verbaux du Conseil municipal et registre des délibérations) donnent une version fluctuante de la question.

 

 En effet, celle-ci a été retranscrite moyennant une interversion de certains termes dans la délibération N°2008-255 déposée à la Préfecture de la Côte-d’Or le 9 janvier 2009  qui mentionne : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »

 

Il faut noter encore que, postérieurement, lors du Conseil municipal suivant du 28/01/09 et malgré l’interversion signalée ci-dessus,  la première formulation fut formellement confirmée et unanimement approuvée du fait même de l’approbation du compte rendu de la séance du 17 décembre 2008 ( approbation par 28 voix, 1 personne ne prenant pas part au vote (Mme Rochet nouvellement installée).

 

  Cette question sera pour finir, l’objet d’une très libre interprétation donnée par le Maire d’Auxonne, lui-même, dans une déclaration figurant dans un article Bien public du 02/03/09 sous le titre « DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ LES ENTREPRISES » et qui précise : « la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n'excède pas 1 000 m2. C'est le sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 ».

 

Un blog  destiné à l’expression du public fut mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009. http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html

 

On pouvait y lire en  première page

 

  « Lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « êtes-vous favorable à l'implantation d'une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »

 

      Un projet répondant aux exigences du vote du Conseil Municipal avec, notamment une surface alimentaire inférieure à 1000 m², ainsi qu'aux orientations d'aménagement imposées par le Plan Local d'Urbanisme a été proposé, d'autres investisseurs potentiels ayant manifesté leur intérêt. La Municipalité a choisi le projet le plus abouti et économiquement le plus avantageux. »

 

On notera que le rédacteur du  texte n’a pas même jugé nécessaire de rappeler la réponse du vote, alors qu’il fait mention de supposées « exigences » ne figurant explicitement ni dans la question formulée, ni dans le procès-verbal.En effet, la seule restriction exprimée précisément dans le procès-verbal en ce qui concerne l’alimentaire est la suivante (p. 22) : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». Or, « s’opposer à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire », n’est évidemment pas la même chose qu’exiger, à l’intérieur d’une grande surface, « une surface alimentaire inférieure à 1000 m² ». Il est d’ailleurs à remarquer que la norme en vigueur NAF rév. 2, 2008, classe uniformément tous les hypermarchés dans la sous-classe 47.11F Hypermarchés (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²), sans préciser une ventilation quelconque des différents types de rayons.

 

Ce blog a été retiré depuis

Le Bien Public du 26 mars 2009, titrait pour finir, « Leclerc  arrive avec 250 emplois »

 

  « Ce projet situé sur la zone du Charmoy est conforme au POS révisé et approuvé en 2006. Il prend en compte les recommandations formulées lors du conseil municipal du 17 décembre dernier qui imposaient une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m², pour ne pas pénaliser le commerce existant (une soixantaine de professionnels)»

 

   Ce projet s’étend sur 19 hectares dont 900 m² de commerce alimentaire, 700 m² de bazar, 400 m² de droguerie-hygiène-parfumerie, 800 m² de vêtements, 100 m² pour accessoires auto,  400 m² pour culture et loisirs et une galerie marchande de 400 m²… »

 

 Rappelons encore ici que la seule restriction exprimée précisément dans le procès-verbal en ce qui concerne l’alimentaire est la suivante (p. 22) : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». La recommandation rapportée dans le précédent article et qui imposerait « une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m² » ne figure nulle part, ni dans le procès-verbal, ni dans la délibération N°2008-255déposée à la Préfecture de la Côte-d’Or le 9 janvier 2009.

 

 En page 22 du procès-verbal il est bien fait mention d’une « éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » mais cette éventualité, par ailleurs non détaillée quant à la nature des « produits », n’est envisagée que pour une  réponse positive au vote, et devient sans objet, car tel ne fut pas le cas.

 

 Ce même 26 mars 2009, se tenait un Conseil municipal. Compte tenu de l’offensive médiatique déclenchée le même jour, une délégation de l’Union commerciale jugea bon d’y faire entendre ses griefs en raison du retournement spectaculaire des orientations prises lors du vote du 17 décembre 2008.

 

   Dans le procès-verbal de la séance du 26 mars on peut lire en page 2 :

 

 « En début de séance, les commerçants perturbent le bon fonctionnement du Conseil Municipal et malgré les rappels à l’ordre de M. le Maire, ils manifestent bruyamment leur mécontentement et demandent la parole pour évoquer le sujet de l’implantation d’une grande surface dans la zone du Charmoy.

 

Après une demande de M. Gilles MONIN-BAROILLE et de M. SANZ, après en avoir discuté avec le Président de l’Union Commerciale, M. le Maire donne la parole à M. POIRSON pour qu’il fasse part de ses arguments, auxquels M. le Maire répond.

 

Après le départ des commerçants, la séance peut débuter. »

 

Le Bien public du 28/03/09 rapporta ainsi l’évènement

 

 « PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL

 

Les commerçants en colère investissent le conseil municipal [du 26 mars 2009]

 

Raoul Langlois a mis fin à la discussion en déclarant donner la priorité au développement de la ville et a précisé : « la municipalité est favorable à l’implantation d’une grande surface dans la zone du Charmoy »

 

  Dans le N° 25 de mai 2009 d’Inf’Auxonne, magazine d’information de la Ville d’Auxonne, Monsieur Raoul Langlois, maire d’Auxonne fera une référence discrète à ces « commerçants en colère » en écrivant en page 2 (2ème colonne) : « depuis un autre débat impromptu mais bien réel, s’est tenu lors  Conseil Municipal du 26 mars 2009 »

 

La lecture approfondie du N° 25 de mai 2009 d’Inf’Auxonne, magazine d’information de la Ville d’Auxonne est d’ailleurs à plus d’un titre surprenante on peut y lire par exemple :

 

« Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et  jusqu’au vote  comportait « une grande surface à prédominance alimentaire ». Après examen, l’avant-projet s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées, aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. » [p. 2, 2ème colonne]

 

« Le Maire a-t-il, comme les opposants au projet le prétendent, changé d’avis ?

 

NON. Sa position a évolué avec le dossier lui-même. En effet, initialement « à prédominance alimentaire», le projet a ensuite subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du 17/12/2008. »[p. 2, 3ème colonne]

 

Et pourtant qu’est l’«HYPERMARCHÉ VENTE 4000 m² » figuré explicitement sur un plan en page 3 du même magazine, sinon, selon la NAF rév. 2, 2008, un « commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² » ?

 

Ainsi, en l’espace de quelques mois, une majorité municipale ayant annoncé publiquement par son vote qu’elle était défavorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy, désavouait et contredisait cette option.

 

      Monsieur Antoine Sanz, alors Conseiller général du Canton d’Auxonne, posait la question suivante dans un rapport sur le projet daté de janvier 2010: « Pourquoi ce manque de transparence de la municipalité aggravée [sic] par des décisions contradictoires majeures (vote du conseil municipal contre le projet « Leclerc » et accord donné parallèlement au promoteur) ?  »

 

SOURCES CITÉES

 

Sources disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

 

Procès-verbaux du Conseil Municipal

 

N° 25 de mai 2009 d’Inf’Auxonne,  magazine d’information de la Ville d’Auxonne

 

 Sources qui ne sont plus disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

 

Blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 26 mars 2009 http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html   

  Pour lire le pdf CLIQUEZ ICI

 

Presse

 

Le Bien publicdaté du 19/12/08

 

Le Bien publicdaté du 02/03/09

 

Le Bien publicdaté du 26/03/09

 

Le Bien publicdaté du 28/03/09

 

Autres

 

Antoine Sanz, Conseiller général de la Côte d’Or Canton d’Auxonne, Rapport concernant le projet d’une grande surface commerciale à Auxonne Auxonne (Côte d’Or) janvier 2010

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 septembre 2013  (J+1722 après le vote négatif fondateur)

 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 00:00
 
 
LE CHARMOY PAR LES TITRES-du 3 septembre 2013  (J+1721 après le vote négatif fondateur)
 
 
 
       A l’heure où une enquête publique s’ouvre à propos de  l’hyper-projet charmoisien il convient de réexaminer à nouveaux frais sa genèse et son parcours pour le moins obscurs et rocambolesques !
 
      Pour faciliter votre tâche de citoyen informé et responsable, Chantecler vous propose cet article-catalogue à usage de mémento  visant à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien public suscités par ses développements et rebondissements. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détail et à notre blog, bien entendu.
 
      Du titre fracassant du 26 mars 2009 « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », à celui plus réservé d’hier, 2 septembre 2013, « Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy », on mesurera  tout le chemin parcouru.
 
            Il est vrai que, depuis les cantonales de 2011, l’usage électoraliste du thème Charmoy s’est révélé plutôt hasardeux et que selon l’adage, chat échaudé craint l’eau froide !
 De la suite dans les idées
 
Lu dans Le Bien Public du
 
 
19 décembre 2008
LES COMMERÇANTS MOBILISÉS CONTRE LE PROJET
    UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE
        LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »
 
26 mars 2009
IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE
LECLERC ARRIVE AVEC
250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS
 
28 mars 2009 
PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL
LES COMMERÇANTS EN COLÈRE
INVESTISSENT LE CONSEIL MUNICIPAL
 
30 mars 2009 
AUXONNE
LE PROJET DE NOUVEAU
SUPERMARCHÉ SUSCITE LE DÉBAT
 
08 avril 2009 
PROJET  D’UN CENTRE COMMERCIAL LECLERC À AUXONNE
LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SE SENT TRAHIE
 
21 avril 2009 
À PROPOS DU PROJET  LECLERC À AUXONNE
ON NE VOIT PAS CE QUI POURRAIT
L’EMPÊCHER DE S’INSTALLER
 
21 avril 2009 
L’UNION COMMERCIALE CONTRE L’IMPLANTATION DE LECLERC
« LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »
 
23 avril 2009 
PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE
LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC
 
07 mai 2009  
LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION
PROJET  LECLERC :
« OÙ EST LE DÉBAT ? »
 
28 septembre 2009
AUXONNE
DIMANCHE DE MANIFESTATION
  
30 septembre 2009  
AUXONNE
PROJET  LECLERC : LA CDAC
SE PRONONCERA LE 7 OCTOBRE
 
08 octobre 2009
AUXONNE
PROJET  LECLERC
REFUSÉ PAR LA CDAC
 
12 octobre 2009
AUXONNE.
Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers    
en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini.
LECLERC EN ÉCHEC
 
12 octobre 2009
AUXONNE.
Le refus de la commission départementale suscite les  commentaires
LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT
 
27 février 2010
AUXONNE
LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ »
 
27 février 2010
COMMERCE
LE PROJET  LECLERC  REJETÉ
 
29 mai 2010      
AUXONNE
CONSULTATION DES ÉLECTEURS LE 27 JUIN
 
01 juillet 2010    
AUXONNE
LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC
 
01 juillet 2010    
AUXONNE
LES HABITANTS SE SONT PRONONCÉS !
 
08 juillet 2010    
COMMERCE.
 La zone commerciale du Charmoy aura un impact définitif lourd de conséquences.
QUEL AVENIR AU CENTRE-VILLE ?
 
11 octobre 2010
AUXONNE.
          Le projet de zone commerciale au lieu dit le Bief Pérou est toujours au point mort…en attendant début 2011.             
                                                      ENCORE DANS L’IMPASSE
 
11 octobre 2010
AUXONNE.
Neuf mois après le rejet du recours de Bouxdis, le projet Leclerc a du plomb dans l’aile.
LECLERC DANS LA LIGNE DE MIRE
 
13 janvier 2011
AUXONNE.
D’ici la fin du premier semestre, l’installation ou non d’un Leclerc, zone du Charmoy, sera entérinée.  Une affaire qui dure depuis plus d’un an.      
                                                  LECLERC REVOIT SA COPIE
 
13 janvier 2011
AUXONNE.
 Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre.
OUI À l’HYPER, NON AU BRICO !
 
10 mars 2011
COMMERCE.
A nouveau refusé[sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique
LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ?
 
20 janvier 2012
AUXONNE
FEU VERT POUR LE PROJET LECLERC
 
23 janvier 2012
AUXONNE.
La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert
à la SAR Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché    
LECLERC REFAIT SURFACE
 
23 janvier 2012
COMMERCE.
 Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale
LE FEUILLETONLECLERC CONTINUE
 
19 décembre 2012
AUXONNE
LECLERC : LE PERMIS DE CONSTRUIRE A ÉTÉ DÉPOSÉ
 
24 décembre 2012
AUXONNE.
 La construction d’un centre commercial ne fait pas l’unanimité dans les rangs des commerçants.
UNE IMPLANTATION QUI FAIT DÉBAT
 
09 janvier 2013
AUXONNE.
Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année.
DE GRANDS CHANTIERS POUR 2013
 
02 septembre 2013
AUXONNE   
Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy
  DES PROJETS ET DES TRAVAUX À VENIR 
   
02 septembre 2013
AUXONNE
ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA ZONE DU CHARMOY
 
 
 
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 3 septembre 2013  (J+1721 après le vote négatif fondateur)
 
 
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 00:00

 

CHAMPAGNOLE  SAISON 2 - du 21 juillet 2013 (J+216 après le PREMIER dépôt)

     Rappelons en préalable pour nos lecteurs néophytes ou occasionnels qu’Auxonne et Champagnole, par la volonté de leurs maires respectifs, ont au moins un point commun qui intéresse Chantecler, le projet de figurer bientôt sur la carte du guide des hypermarchés Leclerc. Au-delà de cette vocation commune qui a d’abord retenu notre attention, des points de comparaison possibles se révèlent de jour en jour entre ces deux petites villes qui pourraient bien être représentatives une évolution générale de la vie socio-économique et du tissu social de la France profonde.

     « Ce matin dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne ». C’est ainsi, que le 17 juillet dernier, j’ai découvert, de la fenêtre des TER 95705 puis 95505, une campagne comtoise encore pleine de fraîcheur, de Dole à Champagnole via Andelot. Les maïs y sont beaucoup plus beaux que par chez nous. Deux sujets principaux de conversation dans ces TER : les randonnées pour lesquelles on part et celles qu’on a déjà faites, mais aussi les éclisses à 4 ou 6 trous que l’on se désigne mutuellement à travers la vitre.

    Champagnole, 17 juillet 2013, huit heures du matin (heure d’été), le soleil brille malgré quelques nuages. De la gare à la mairie, peu de rencontres : un homme assis sur un banc et son chien, un employé municipal en livrée fluorescente qui arrose des massifs depuis la benne de son camion. Débarquant place de la mairie je découvre « Champa Beach » : quelques dizaines de bennes de beau sable fin que limitent autant de sapins bien équarris. Contemplant ces quelques ares de Sahara, les lions de la fontaine se sentent l’âme africaine. Un décor à faire pâlir Paul Bowles, mais je n’ai pas rencontré la fille du bédouin, juste une vieille dame qui allait chercher son pain.

    Je m’éloigne de quelques brasses de la plage et me voilà à l’entrée de l’Avenue de la République. Cet été, la République sera piétonne le samedi ! Beaucoup de lecture à l’entrée de cette avenue : le « journal lumineux », la grande affiche des « Samedis piétons » et les nouvelles de la presse locale. Lecteur impénitent et piéton distrait, je manque me faire renverser par un cycliste pressé qui me lâche : « Toi ! Tu vas te faire écraser ! ». J’ai oublié que nous ne sommes pas samedi ! Pas si dangereux quand même que l’est ma rue Carnot à Auxonne pour le flâneur distrait ou les greffiers sans laisse, mais presque ! Au prix d’une imprudence, j’aurai quand même appris que les Comtois vapotent ! Au cœur du pays de la saucisse fumée, une vapeur fantôme glycérinée supplantera donc peu à peu l’âcre fumée du gris que l’on prenait dans ses doigts. On n’arrête pas le progrès !

     Empruntant prudemment les larges trottoirs de l’avenue, encore peu fréquentés à cette heure, je pénètre dans le royaume des soldes. Tout compte fait, j’ai bien fait de ne pas venir un samedi, jour de cohue où les chalands se pressent, je n’aurais pas pu prendre une seule photo. De clichés, je ne me prive pas et, en vertu des lois de la réflexion qui s’appliquent sur tout le territoire de la République, j’envoie par la même occasion un bonjour à Monsieur Moreau ! Par la chaleur qu’il fait, il doit apprécier la glace dans son pernod !

     Surplombant la rue du Pont de l’Épée, une sucette criarde affiche « Braderie monstre ». Quand paraîtra cet article, je souhaite aux commerçants d’avoir tout bradé. Pour l’heure, lisant sur l’affiche « big market » « groot markt »  je mesure le statut européen de l’évènement et  traduisant machinalement ces annonces, je retrouve le but essentiel de ma visite : du grand marché à l’hypermarché, il n’y a qu’un pas ! Et pour moi, encore quelques centaines de mètres jusqu’à la route de Pontarlier !

   Comme Moby Dick au Capitaine Achab, la structure métallique m’apparaît dans sa blancheur immaculée sur un océan minéral. A côté, Champa Beach fait figure de bac à sable. Dans les parages immédiats du chantier, un pavillon aux volets clos semble avoir été abandonné de ses occupants. Mais après tout, c’est la saison des vacances. Quand j’interroge le voisinage à ce sujet, on me répond à voix basse et à mots couverts avec une gêne évidente, me soupçonnant sans doute d’être quelque monte-en-l’air en repérage.

      Le soleil est déjà haut dans le ciel quand je reviens vers Champa Beach après quelques visites d’information. Mon TER est à 11H47, à trois heures près, il y a quelque chose de courtelinesque dans cet horaire et d’ailleurs pas seulement dans l’horaire. J’avise l’excellente pâtisserie « aux allumettes » de mon premier voyage,  j’y achète une tartelette au fromage et un « papet ». Si vous passez par Champagnole, je vous recommande le « papet » : c’est pas cher, c’est bon et surtout… ça cale !

   Passant au pied du perron gelé de la fruitière du Mont-Rivel, je renonce à m’y arrêter,  craignant que le Comté ne souffre du voyage, car à présent, ça dégèle pour de bon ! Transpirant déjà en arrivant à la gare, je me prends alors à rêver d’une vraie plage. Pas Champa Beach, une vraie plage avec de l’eau. En effet, une plage sans eau, même en plein centre ville, ça manque d’agréments, c’est un peu comme une rue de centre ville sans petits commerces !

Chantecler au pays des Lions

 

FEUILLETER L’ALBUM CHANTECLER AU PAYS DES LIONS

N.B. : La « saison 1 » est  parue le 14 mars dernier sous le titre « Un samedi à Champagnole 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 juillet  2013  (J+216 après le PREMIER dépôt)

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 00:00

ÉTUDE(S)  D’IMPACT(S) (suite) - du 16 juillet 2013 (J+211 après le PREMIER dépôt)

        Dans un précédent article intitulé « Étude(s) d’impact(s) », daté du 11 courant, nous évoquions la publication toute récente d’un nouvel avis de l’autorité environnementale concernant le projet BOUXDIS sur la zone du Charmoy et émanant de la DREAL Bourgogne.

  

 Ce document est à présent à la disposition du public sur le portail correspondant à l’adresse :

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/clientBookline/recherche/NoticesDetaillees.asp?VIEWALL=TRUE&INSTANCE=exploitation&iNotice=6&ldebut=&chkckbox23=off&chk0=off&chk1=off&chk2=off&chk3=off&chk4=off&chk5=off&chk6=on&chk7=off&chk8=off&chk9=off&chkckbox23=off&DISPLAYMENU=&IDTEZO=&IDTEZOBASE=&IDTEZOFORM=

Il porte le titre :

« PROJET - Avis de l'autorité environnementale relatif au projet de permis de construire d'un hypermarché LECLERC situé sur la commune d'Auxonne (21) porté par la SARL Bouxdis (2ème avis d'autorité environnementale) 28/06/2013 8 p. »

      Nos lecteurs pourront en prendre connaissance eux-mêmes.  

 

N.B. : Un certain nombre de nos lecteurs nous ayant signalé l’impossibilité technique actuelle (du 17 au 19/07) de télécharger le document en PDF sur le site officiel, nous mettons à leur disposition aujourd’hui (19/07) une copie en lien sur ce blog

  DEUXIEME AVIS DREAL DU 28/06/2013   

 

 

A la lecture de ce document, ils comprendront le motif d’un deuxième dépôt de permis de construire le 25 avril 2013, après le premier dépôt du 17 décembre 2012 à la mairie d’Auxonne. A noter que

 

 

Chantecler avait signalé et publié ce deuxième dépôt dès le 18 mai dernier dans son article « Le Charmoy à l’affiche ».  La presse locale, quant à elle, ne lui avait donné aucune publicité, contrairement à ce qu’il en avait été pour le premier.

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2012/12/19/leclerc-le-permis-de-construire-a-ete-depose

    L’information est évidemment introuvable dans Inf’Auxonne N° 41 ! Inconnu au 41ème !

   Le motif de ce deuxième dépôt « discret » se révèle aujourd’hui parfaitement clair. La nécessité de réaliser une nouvelle étude d’impact entraînant un second dépôt est en effet apparue à la suite de l’avis du 8 mars dernier. Le passage cité ci-dessous de l’avis de la DREAL du 28 juin dernier  est explicite sur ce point :

« Un dossier de demande de permis de construire, portant sur la réalisation du centre commercial et du parking, a été déposé en mairie d'Auxonne le 17 décembre 2012. Ce dossier comprenait une étude d'impact, conformément à la décision de l'autorité environnementale (arrêté préfectoral en date du 31 octobre 2012) suite à un examen au cas par cas au titre de la rubrique 36°/ du tableau annexé à l'article R122-2 du code de l'environnement, compte tenu du projet et des enjeux concernant la gestion des eaux pluviales et usées, la prise en compte du cadre de vie pour les zones d'habitats à proximité immédiate et des déplacements et consommations énergétiques.

Un avis d'autorité environnementale a été rendu sur ce dossier en date du 8 mars 2013. Une nouvelle demande de permis de construire a été déposée en date du 25 avril 2013, comprenant une nouvelle étude d'impact, qui fait l'objet du présent avis d'autorité environnementale ».

       Le nouvel avis l’autorité environnementale daté du 28 juin dernier, émanant de la DREAL Bourgogne, et concernant le projet BOUXDIS sur la zone du Charmoy comporte toujours un certain nombre de réserves comme le lecteur pourra le constater au cours d’une lecture attentive et comme l’annonce le résumé suivant, disponible par ailleurs sur le portail.

« Le projet consiste en la création d'un centre commercial sur la commune d'Auxonne (Côte d'Or), comprenant un hypermarché de l'enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale et une zone DRIVE. Le projet est situé le long de la route départementale 905 au Sud du centre-bourg d'Auxonne en direction de Dole. Il est implanté sur une parcelle de 46 308 m² de surfaces agricoles et prévoit l'imperméabilisation de 27 603 m². L'étude d'impact n'est pas complète au regard de l'article R122-5 du code de l'environnement. La description du projet et de ses caractéristiques ainsi que la mention des qualités précises et complètes des auteurs de l'étude sont absents du dossier. L’état initial aborde l’ensemble des thèmes environnementaux, de façon proportionnée et adaptée par rapport aux enjeux. Une synthèse hiérarchisée des principaux enjeux aurait permis d’identifier plus clairement les éléments à prendre en compte lors de la conception du projet. Le dossier ne présente pas suffisamment comment l’identification des enjeux au cours de l’état initial a contribué à la définition du projet, par la mise en oeuvre progressive de mesures d’évitement, puis de réduction voire de compensation des impacts. L’analyse des impacts du projet sur les niveaux sonores, sur le trafic routier de la RD905 et sur le paysage n’est pas suffisamment détaillée. L’impact sur la zone humide située dans l’emprise du projet n’est pas bien pris en compte et doit donner lieu à une mesure de compensation. Les modalités de suivi des mesures et de leurs effets ne sont pas exposées dans le dossier. Certaines mesures proposées doivent être reprises dans la décision d’autorisation du projet, en particulier pour ce qui concerne le suivi des impacts du projet sur l’ambiance sonore ».

     Sans préjuger de la suite, il apparaît aujourd’hui clairement que l’été sera calme au Charmoy, ne serait-ce qu’en raison de la nécessité soulignée dans l’avis, d’effectuer, en application de l’article 123-1 du Code de l’environnement, une enquête publique préalable.

L’obtention d’un permis de construire dans un délai éclair n’est donc plus à proprement parler à l’ordre du jour ! Et le démarrage des travaux paraît dès lors très improbable pour cette année 2013.      

 Nos pioupious du 41ème ayant connu un franc succès, nous leur ferons encore aujourd’hui une petite place. Un examen à la loupe du « diplôme » (authentique) tenu par le sergent, révélera à l’observateur attentif une femen avant la lettre beaucoup moins prude et surtout beaucoup plus « blindée » que la Marianne de nos nouveaux timbres, vraie femen du temps présent, qui défraie actuellement la presse.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/15/01016-20130715ARTFIG00427-la-nouvelle-marianne-des-timbres-postaux-est-une-femen.php

 Ça change un peu du portrait du Che !

Diplôme

A bientôt !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet  2013  (J+211 après le PREMIER dépôt)

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 00:00

FEU VERT POUR UN CHARMOY EN VERT ? - du  3 juillet 2013 (J+198 après le PREMIER dépôt)

  Dans un article intitulé   PLUS VERT TU MEURS  du 20 janvier 2012 et disponible sur ce blog nous citions cette remarque de Monsieur Raoul Langlois justifiant en ces termes l’acceptation du dossier LECLERC en CNAC le 17 janvier 2012 : « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales ». »

   Peu de temps auparavant,  CHANTECLER N°7  du 9 janvier 2012 avait plaisamment commenté certains paragraphes « environnement » du même dossier.

    A la fin des comptes, il semblerait bien que « l’aspect environnemental » du dossier laisse réellement et même grandement à désirer.

    Dans un document édité le 8 mars dernier, la Direction Régionale de L’Environnement et du Logement de Bourgogne (DREAL Bourgogne) en a confirmé et inventorié  les nombreuses carences et lacunes. Le lecteur s’en convaincra à la lumière du texte suivant émanant  de  la DIRECTION REGIONALE DE L'ENVIRONNEMENT DE L'AMENAGEMENT ET DU LOGEMENT BOURGOGNE (DREAL BOURGOGNE)

« Résumé de l’avis de l'autorité environnementale relatif au projet de permis de construire d'un hypermarché LECLERC situé sur la commune d'Auxonne (21) porté par la SARL Bouxdis »

      « Le projet consiste en la création d'un centre commercial sur la commune d'Auxonne (Côte d'Or), comprenant un hypermarché de l'enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale, une zone DRIVE et une station-services. Le projet est situé le long de la route départementale 905 au Sud du centre-bourg d'Auxonne en direction de Dole. Il est implanté sur une parcelle de 46 008 m² de surfaces agricoles et prévoit l'imperméabilisation de 24 550 m². L'étude d'impact n'est pas complète au regard de l'article R122-5 du code de l'environnement. La description du projet et de ces caractéristiques, le résumé non technique et les qualités précises et complètes des auteurs de l'étude sont absents du dossier. Les effets de la station-services, non présentée dans l'étude d'impact, ne sont pas analysés. Par ailleurs, l'évaluation des incidences proposée dans le dossier, au regard du site Natura 2000 le plus proche, est insuffisante. La liste des espèces d'intérêt communautaire présentes sur le site et la démonstration de l'absence de relation fonctionnelle entre ces dernières et le site d'implantation du projet aurait dû être réalisées. La mention de la présence unique de cultures de maïs sur le site du projet traduit l'absence de reconnaissance terrain. L'étude d'impact ne semble pas avoir contribué à la définition du projet. Les raisons ayant conduit  retenir sur ce site ce projet relèvent d'une situation urbanistique et économique préexistante au dépôt du dossier. Par ailleurs, aucun scénario alternatif d'implantation du projet sur cette zone n'est exposé dans le dossier. L'état initial concernant les masses d'eau superficielles, les émissions sonores et lumineuses et le trafic routier est incomplet et la description du projet est insuffisante pour les thèmes relatifs à l'utilisation en eau potable, à la production d'eaux usées, aux consommations énergétiques et aux déchets. En conséquence l'analyse des effets du projet ne peut être correctement menée pour ces thèmes. Cette analyse ne peut objectiver les choix d'implantation du projet et contribuer à la définition de mesures adaptées pour éviter ou réduire les effets. Or, au vu de l'orientation des habitations des plus proches, le projet aura des impacts sur l'environnement sonore, lumineux et paysager. La surface disponible et la présence de matériaux excédentaires offrent cependant la possibilité de proposer des mesures d'évitement et de réduction des effets adéquates qui méritaient d'être étudiées » [auteur DREAL BOURGOGNE]

L’intégralité du document est disponible en PDF

AVIS DE L’AUTORITE ENVIRONNEMENTALE

 On le trouvera sur le site : 

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/clientBookline/recherche/NoticesDetaillees.asp?VIEWALL=TRUE&INSTANCE=exploitation&iNotice=6&ldebut=&chkckbox23=off&chk0=off&chk1

=off&chk2=off&chk3=off&chk4=off&chk5=off&chk6=on&chk7=off&chk8=off&chk9=off&chkckbox23

=off&DISPLAYMENU=&IDTEZO=&IDTEZOBASE=&IDTEZOFORM=

    En ce qui concerne à présent l’actualité immédiate, il y a quelques jours était affiché en mairie d’Auxonne un « Récépissé de déclaration », signé du Préfet à la date du 24 juin dernier, auquel était jointe une liste de prescriptions concernant le même projet. Ce document précise explicitement 

« Cet établissement relève du régime de la déclaration, sous les n°s 1530-2, 2220-2, 2221-b-2, 2230-1 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement et doit respecter les prescriptions générales ci-jointes. »

On notera au passage la précision « doit respecter »  écrite en caractères gras.

VOIR     RECEPISSE      PRESCRIPTION 1       PRESCRIPTION 2

     A l’heure où les questions d’environnement sembleraient, après la vogue green « Grenelle », s’orienter vers le format « peau de chagrin », comme en témoigne le très récent limogeage de la Ministre Delphine Batho, il sera intéressant d’observer la suite donnée à ces différents avis et injonctions.

     Il semble cependant raisonnable de supposer que le permis de construire ne sera pas accordé dans un délai très proche. En tout cas pas en mai ou juin 2013 comme le déclarait le « maire-porteur » dans les colonnes du Bien Public du 9 janvier 2013, en ces termes :

« Concernant la construction du magasin Leclerc, il est vrai qu’il s’agit d’un investissement privé mais je l’ai défendu envers et contre certains. Le permis de construire a été déposé à la fin de l’année 2012, il devrait être accordé en mai ou juin. Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013. »

     De tout cela, nous avons à présent de bonnes raisons de douter ! Car si le projet a bien été « défendu envers et contre certains » et surtout promu avec « d’autres » en jaune-fluo de LURE, il apparaît, par contre, qu’il n’a pas été bien défendu en vert !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le  3 juillet  2013  (J+198 après le PREMIER dépôt)

   

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:00

UN SAMEDI À CHAMPAGNOLE- du 14 mars 2013 (J+87 après le dépôt)

  

   Dans un article précédemment paru le 12 juin 2012 sur notre blog et intitulé « La Saône prend sa source au Mont-Rivel » nous déclarions, à propos de notre soudain intérêt pour Champagnole :

   « Notre intention n’est pas, sur un mode touristique de vanter et de comparer les mérites respectifs de la « Perle du Jura » et de la « Capitale du Val de Saône », mais de suivre en parallèle l’évolution de deux projets d’Hyper LECLERC actuellement en cours dans les deux villes ».

       Le lecteur désireux de prendre connaissance de cette étude comparative sommaire du moment pourra se reporter à  « La Saône prend sa source au Mont-Rivel »

      Depuis la publication de cet article, les choses ont récemment et grandement évolué, pas dans le bon sens, hélas :

A Auxonne, le projet d’hypermarché LECLERC a fait l’objet d’un dépôt de permis de construire le 17 décembre 2012.

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2012/12/19/leclerc-le-permis-de-construire-a-ete-depose

A Champagnole les travaux du Leclerc ont effectivement commencé à la fin du mois de février dernier :

http://www.leprogres.fr/jura/2013/02/25/le-chantier-du-premier-hypermarche-leclerc-du-jura-a-demarre-hier

http://www.lejsl.com/bresse/2013/02/27/en-direct-du-jura-voisin

         En raison de cette importante nouvelle et toujours soucieux d’informer au mieux ses nombreux et fidèles lecteurs Chantecler s’est donc rendu à Champagnole le samedi 9 mars dernier pour un petit reportage photo. Les images correspondantes sont dès maintenant consultables dans notre album  Chantecler à Champagnole 

 Chantecler à Champagnole

Nous partions aussi avec l’intention de prendre contact avec Michel Moreau dont le blog bien informé et plein d’humour nous a grandement inspiré jusqu’ici dans nos « études champagnolaises ».

 http://michel-moreau.over-blog.com/

     Les quelques notes de voyage que nous présentons maintenant n’ont pas le caractère (supposé) rigoureux d’un compte rendu de presse. Notre déplacement n’était pas préparé et nous nous sommes embarqué pour Champagnole presque inopinément, entre l’annonce du démarrage des travaux là-bas et celle d’un sursaut imminent de l’hiver.

      Arrivée en gare de Champagnole à 11h17. Devant la gare je questionne un couple d’âge mûr, ils connaissent Michel Moreau et m’indiquent le quartier extérieur où il habite à 2 km de là. J’entre en ville par le marché et je questionne des marchands de « bio », ils ont vu passer Michel Moreau en vélo, il vient toujours en ville en vélo, avec un peu de chance je devrais pouvoir le trouver.

    Le marché traversé, j’arrive sur la Place Charles de Gaulle 3 septembre ; entre mairie, poste et église, trône la Fontaine aux Lions. J’entre à la poste pour trouver le numéro de Michel Moreau car on m’a dit qu’il était dans l’annuaire. Mais l’annuaire est-il dans la poste ? Il y est ! Après une recherche un peu laborieuse, on me le dégotte, en attendant, j’admire les dimensions spacieuses du bâtiment et son magnifique dallage. Midi sonne, j’appelle Michel Moreau, courte conversation cordiale et instructive sur le sujet qui nous intéresse, mais l’emploi du temps de Michel Moreau ne lui permet pas de me recevoir. Evidemment, j’aurais dû m’annoncer !

   Avisant la pancarte « Jambon braisé-frites »,  j’entre au Twenty’s. Je m’installe sur la banquette et commande. Contrairement à ce que pourrait suggérer l’enseigne, la clientèle n’est pas franchement jeune mais l’ambiance est très conviviale, sans la musique assommante de certains bars plus branchés. En attendant mon assiette, j’observe : un habitué vide son verre de Suze avec une régularité d’horloge, à une table voisine, la conversation court sur des histoires de moutons et de loups, au comptoir, on donne une interprétation libre de l’acronyme RSA : « rosé servi ailleurs ». Assiette très bien servie, je cale, la jeune serveuse m’engage sans façon à « tout finir ». Après le café, en sirotant une poire, j’entame la conversation avec  quelques baby-boomers de ma génération, Michel Moreau a été leur professeur d’anglais, avis partagés, mais jamais indifférents. Etant moi-même professeur en retraite, j’écoute assez amusé. A bâtons rompus, j’apprends beaucoup de choses sur Champagnole, son histoire, sa démographie fluctuante, sa sociologie de ville industrielle « sans bourgeoisie de tradition comme en témoigne l’absence de théâtre à l’italienne ».

       Deux heures passées, il est temps de poursuivre la visite. Je demande à la serveuse où trouver le Village U ; à travers la vitrine, au-delà de la place de la mairie, elle m’indique une grue et la forme grise de l’Oppidum, je dois prendre cette direction, c’est plus loin. J’arrive à l’Oppidum qui est la salle des fêtes locale, je poursuis, longeant le cimetière à ma droite et le cirque Zavatta tout en rouge et blanc à ma gauche, je traverse des voies ferrées et j’arrive au Village U au pied du Mont-Rivel. Le ciel gris, les sapins sombres, des tas de neige sale, décor mélancolique qui évoque le film L’Adversaire. J’entre dans l’immense complexe commercial et je tombe pile sur le rayon librairie où je flâne un peu, j’achète même « Champagnole d’hier et d’aujourd’hui » en souvenir de ma visite, mais je ne me sens pas le courage de faire un tour des autres rayons et boutiques  compte tenu de l’ampleur de l’établissement (5000 m²).

    Je reviens sur mes pas vers le centre ville. Sur l’esplanade de l’Oppidum, quelques dizaines de jeunes se produisent en spectacle sur le fond d’une sono, qui, en tenue légère (il fait doux), qui,  se tortillant debout dans un sac de couchage, qui, emballé comme une momie, de papier hygiénique, etc…, un jeune spectateur m’apprend qu’il s’agit d’un harlem shake et que le jeune homme en tenue légère est un DJ. Rencontre de civilisations : harlem shake au pied de l’Oppidum.

    Retour sur la place de la mairie. Le chantier du Leclerc est à plus d’un kilomètre de là, sur la route de Pontarlier. J’emprunte, pour m’y rendre, l’avenue de la République. C’est  la « Grand’rue » de la ville, artère commerçante toute droite aux larges trottoirs. Devant les marchands de journaux, les panneaux de presse annoncent le démarrage du chantier : « Champagnole : Les travaux du futur Centre Leclerc ont commencé ».

     500 mètres plus loin je tourne à gauche rue Clémenceau. Au bout de celle-ci, franchie la voie ferrée, je découvre le chantier du Leclerc à ma droite : engins Caterpillar, terre bouleversée, tas de gravats. De l’autre côté de la route, un petit oratoire néo-classique contemple ce champ de bataille. Les 4 colonnes toscanes de la chapelle me rappellent une image du film Théorème de Pasolini : le péristyle d’une petite église se dressant dans la belle campagne lombarde tout investie et bousculée par le boom économique du « miracle italien » sur fond de malaise existentiel.

     L’après-midi s’avance, je prends quelques photos du chantier et je retourne vers le centre-ville.  En chemin, j’achète la Voix du Jura (semaine du 7 au 13 mars 2013), non sans m’être assuré auprès de la buraliste qu’il contient bien matière à m’intéresser. J’échange quelques mots sur le sujet avec ma vendeuse : ici comme à Auxonne, je retrouve le même fatalisme désabusé et cette philosophie sans horizon du « pot de terre contre le pot de fer ».

    Me voilà de retour sur la place de la mairie, j’en fais le tour distraitement en touriste un peu morose sous le ciel gris, détaillant les lions de la fontaine qui me rappellent notre lion du Jardin du Lion sorti, sans doute, du même moule vers 1850 ; constatant le soin qui a été mis à restaurer la mairie ; analysant, intrigué, le texte d’une affiche incitative apposée au parvis de l’église ; détaillant le grand baromètre à cadran au fronton de la poste. Mon train est à 18h47, je m’assieds sur un banc dégustant une, puis deux excellentes allumettes achetées successivement dans une pâtisserie voisine. Récidive ! Puis j’épluche la Voix du Jura où je découvre en page 76 un long article sur mon sujet avec des interventions de Stéphane Leng, Président du Collectif citoyen résistant et une lettre de Michel Moreau à Sylvia Pinel, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Lecture roborative contre le syndrome épidémique dépressif du « pot de terre contre le pot de fer ».

http://michel-moreau.over-blog.com/

     Comme il me reste encore un peu de temps, je feuillette sereinement mon luxueux « Champagnole d’hier et d’aujourd’hui » au rythme des sonneries de l’horloge du château d’eau.

    Sur le chemin de la gare, je m’arrête à la fruitière pour faire l’emplette d’une belle pointe de Comté doux. Au soir tombant je retrouve enfin la gare un peu fantomatique et sa salle d’attente presque déserte où les annonces épisodiques des rares trains attendus résonnent. Fait  étrange, je n’y reconnais pas la voix familière de « Simone ».

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 mars 2013 (J+87 après le dépôt)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents