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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:00

 La Saône prend sa source au Mont-Rivel - du 12 juin 2012

 (J + 147 depuis la CNAC)   

 

        Les investigations diverses que nous conduisons depuis de nombreux mois en vue d’alimenter et d’argumenter la rédaction de Chantecler nous ont conduit récemment à découvrir le cas de Champagnole, petite ville d’environ 8500 habitants située à 70 km à vol d’oiseau au sud-ouest d’Auxonne dans le département du Jura. Notre intention n’est pas, sur un mode touristique de vanter et de comparer les mérites respectifs de la « Perle du Jura » et de la « Capitale du Val de Saône » mais de suivre en parallèle l’évolution de deux projets d’Hyper LECLERC actuellement en cours dans les deux villes.

         Nos lecteurs assidus connaissent déjà, nous le supposons le cas de figure auxonnais, mais, comme il est probable que des Champagnolais nous liront, nous en rappellerons d’abord les grandes lignes.

 

VERSION AUXONNAISE   

    Il était une fois, assoupie aux rives de la Saône, une ville du beau nom d’Auxonne. Depuis l’avènement du siècle neuf, diverses fées de la grande distribution couvaient des yeux la « belle endormie ». Ainsi commence l’histoire. Passons aux faits, maintenant :    

     Le 17 décembre 2008, le conseil municipal d’Auxonne, consulté,  répond NON à la question : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25).

       Dans les premiers mois de l’année suivante 2009, la municipalité, avec un sens de la cohérence qui lui est propre, orchestre en toute discrétion une prospection foncière très active du Groupe LECLERC dans la zone du Charmoy, tenant prudemment à l’écart la Communauté de Communes, dont le président n’est pas le maire d’Auxonne.

       Le printemps arrive enfin et la bonne nouvelle avec, clamée à cors et à cris, celle de l’installation prochaine d’un Hyper et d’un Brico LECLERC (total 9000 m²) sur la zone du Charmoy. Remous divers.

        La CDAC dit non le 7 octobre 2009, à la suite de quoi le recours en CNAC est refusé le 20 janvier 2010. Comme par hasard, le 18 janvier 2010, déclaration à la préfecture de la Côte-d’Or de l’association AUXONNE  AVENIR  CONSOMMATEURS (AAC). Objet : expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes.

        Le 27 juin 2010, à la suite d’une décision à l’unanimité du conseil municipal du 15 avril 2010 se tient une consultation sur la question : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ».

         Lors de la campagne préalable à cette consultation, la majorité municipale appuyée sur des associations, dont la toute jeune AAC, défend le OUI. Hormis quelques distributions de tracts sporadiques, aucun groupe ou association adverse ne défend officiellement le NON. En contrepartie, un matériel d’affichage sauvage imprimé à LURE, consistant en plusieurs centaines d’affiches jaune-fluo clamant le OUI de façon criarde, envahit les murs de la ville et des environs. En réaction à cette situation, paraît  Chantecler n°1 le 18 juin.

        Comme on pouvait s’y attendre, le OUI triomphe à près de 80 %. Triomphe relatif, puisqu’en raison d’une abstention de près des 2/3, moins d’un inscrit sur 3 aura dit OUI. 

       Forts de ce résultat, les partisans de LECLERC relancent un projet revu à la baisse (4000 m²), sans Brico LECLERC  cette fois. Le nouveau projet est refusé en CDAC le 8 mars 2011 en pleine campagne des cantonales, d’ailleurs largement alimentée par l’affaire.

      Plus de neuf mois s’écoulent avant qu’un recours ne soit présenté en CNAC le 21 décembre 2011 aboutissant d’abord à un « sursis à statuer » pour le projet Leclerc. Le 17 janvier 2012 enfin, après 2 CDAC et 2 CNAC, le recours est accepté. On attend à ce jour le dépôt du permis de construire. La suite au prochain épisode…

        Nos lecteurs auxonnais nous pardonneront cette révision forcée, un peu de bachotage, ça ne peut pas faire de mal !

        

     Loin du Mont-Rivel, il me sera un peu plus difficile d’évoquer le cas de Champagnole où LECLERC apparaît dans un contexte général beaucoup plus complexe et différent à bien des titres de celui d’Auxonne.

 

VERSION CHAMPAGNOLAISE

        Le 3 mars 2010, en Conseil de Communauté, Monsieur Clément PERNOT,  Maire de Champagnole et Président de la communauté de Communes Ain-Anguillon-Malvaux ( devenue ensuite « Champagnole Porte du Haut-Jura ») « précise que la Société Leclerc a engagé des discussions avec la Commune de Champagnole ». (PV Comcom du 03-03-10 page 12).

       Notons une première différence majeure avec Auxonne, où le maire, selon ses propres dires « a préféré faire cavalier seul » sans la communauté de communes dont il n’est pas le président (Le Bien Public du 8 avril 2009).

       Le Conseil Municipal de Champagnole,  réuni le 20 mai 2010, émet un avis favorable au projet d’implantation de l'enseigne E. LECLERC et, simultanément, à deux autres projets : transfert et extension de l'enseigne SUPER U, extension de l'enseigne INTERMARCHE  (PV comcom du 27-05-10 pages 2 et 3)

     Lors de sa séance du 1er juillet 2010, le Conseil de Communauté suit le même avis.

     Notons à présent deux autres différences avec Auxonne, d’une part l’absence d’ambiguïté du vote du conseil municipal, d’autre part la multiplicité des projets concernant trois enseignes dont deux déjà présentes à Champagnole : SUPER U  et INTERMARCHE

       La lecture des décisions, toutes favorables, de la CDAC du 06 août 2010, nous apprend même l’existence de 4 projets ; aux trois projets mentionnés précédemment, il convient, en effet, d’ajouter celui de la SARL «  Porte du Haut-Jura » consistant en un « ensemble commercial composé de six cellules, d’une surface de vente totale de 4000 m² ». Ce projet qui ne semble pas porté par les élus est d’émanation locale puisqu’il est le seul à ne pas faire l’objet d’un recours contraire de la part l’A.C.S.C. (Association du Commerce et des Services de Champagnole).

        Le 6 août 2010 les 4 projets sont acceptés par la CDAC du Jura.

       A partir de là  les différents projets vont faire l’objet de recours auprès de la CNAC, recours qui seront tous rejetés par la CNAC du 13 janvier 2011 qui émettra un avis favorable pour l’ensemble des 4 projets.

       Les opposants ayant déposé des recours sont au nombre de six : une association de consommateurs « Collectif Consomm’acteurs », une association de protection de la nature « J.N.E. (Jura Nature Environnement) », une association artisanale et commerciale « A.C.S.C. (Association du Commerce et des Services de Champagnole), 3 enseignes : Intermarché, Super U, Casino.

        Notons que le projet LECLERC a été le seul à affronter les recours de l’ensemble des six opposants.

         Encore une différence avec Auxonne où les CDAC d’emblée négatives n’ont pas déterminé de recours d’opposants, mais toujours celui du demandeur.

        A partir du 13 janvier 2011 on entre dans une phase d’attente analogue à celle qui  commencera un an plus tard à Auxonne le 17 janvier 2012.

       Diverses actions « paysannes » ont été menées depuis lors sur le terrain jurassien dévolu au projet LECLERC : un paisible pique-nique le 2 juillet 2011 d’abord, puis, entre les  16 et 17 octobre 2011, la dépose d’une clôture posée par les soins de la municipalité de Champagnole autour du terrain, action qui a motivé les plaintes ultérieures du maire et de LECLERC (Source : Campagnes solidaires n°268 – Dominique Bouillet (paysan dans le Jura). Dernièrement, au cours du mois mai, la Confédération paysanne du Jura a conduit sur le même terrain une campagne de plantations et de semailles.

        Entre temps M. PERNOT déclarait au Conseil communautaire du 25 octobre 2011  que « l’avancement [des trois projets] est lié à plusieurs recours déposés contre la CDAC (Commission Départementale d’Aménagement Commercial) et la CNAC (Commission Nationale d’Aménagement Commercial).

   Le Tribunal Administratif n’a pas statué sur la CNAC. Il appartient au Conseil d’Etat de se prononcer. Ces recours n’étant pas suspensifs, les trois « impétrants » poursuivent leur démarche.

     Le PC [permis de construire] de Leclerc est aujourd’hui [25 octobre 2011] conditionné au diagnostic archéologique. » (PV Comcom du 25-10-11 page 4).

      

       A Auxonne, tout est calme et paisible, l’affichage officiel indique que le permis de construire n’est toujours pas déposé à ce jour et, toujours en attente, une bonne partie du terrain dévolu au projet LECLERC a été mise « légalement » en culture, sans effraction ni « réappropriation » (voir notre article « Points de vue du Charmoy »).

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 juin 2012

 

Adresses utiles

 

http://franche-comte.france3.fr/info/stop-aux-supermarches--73950895.html

http://michel-moreau.over-blog.com/

 

 

        

 

 

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 00:00

 

Points de vue sur la zone du Charmoy – du 9 juin 2012

(J + 144 depuis la CNAC)

 

       On nous a parfois reproché d’écrire des textes qui « prenaient la tête ». Je m’en attriste sans toutefois m’en étonner ; bercés par les slogans et  le ronron de la langue de bois passe-partout, beaucoup de nos concitoyens ont peut-être perdu le goût des lectures consistantes, trop accoutumés qu’ils sont au fast-food d’une presse facile formatée. D’autres encore digèrent mal le piment d’une rhétorique tant soit peu épicée, estomacs repus et prospères devenus avec l’âge délicats et irritables.

      Afin de parer aux migraines et aux irritations, nous avons résolu, pour une fois, en bon magazine Chantecler-Dimanche, de vous présenter quelques belles images. Une excursion touristique au Charmoy, ça vous dit ?

      Au sein d’une ruralité pour l’instant encore préservée laissez flâner votre regard vers les points de vue imprenables des horizons verdoyants.

  Point de vue n° 1 : Un champ de treuffes qui en a gros sur la patate

     A 100 m du Rond-Point de l’Europe un champ de treuffes (pommes de terres) s’étend aujourd’hui (juin 2012) juste devant l’accès au parking de l’hyper LECLERC projeté. Si le projet voit le jour, la voie d’accès à ce parking depuis le Rond Point de l’Europe coupera la partie droite de cet actuel champ de pommes de terres, rejoignant l’entrée du parking, prévue en limite du champ et de la zone herbeuse actuels à peu près devant le sapin

Point de vue n°1 

 

Point de vue n° 2 : Du turqui en sursis

      Vue du Vieux Chemin de Dole, une parcelle de turqui (maïs) située aujourd’hui (juin 2012) sur l’emprise du projet d’hyper LECLERC prévu entre le Vieux Chemin de Dole et la RD 5. A l’arrière-plan, cachée par le talus herbeux, la RD 5 ; au-delà de la RD 5, bâtiments de la zone des Granges Hautes. Si le projet voit le jour, le parking de l’hyper occupera tout le premier plan de la photo, la façade d’entrée du magasin se situant  dans le hors-champ immédiatement à droite.

 

Point de vue n°2    

 

 Point de vue n° 3 : Jouissons du spectacle avant que le rideau ne tombe !

  Vue de la RD5 (route de Dole). La zone d’emprise du projet LECLERC occupe toute le premier plan de la   photo jusqu’au Vieux chemin de Dole caché dans la ligne herbeuse horizontale au-delà des labours. Au deuxième plan, la longue ligne bocagère de la parcelle BV 74 (voir notre article BV 74 du 6 juin dernier) s’étire à partir du bosquet  situé en haut à droite de l’édifice isolé.

 

Point de vue n°3 

Point de vue n° 4 : Une zone bocagère riche en biodiversité le long du Bief Pérou

 

      La parcelle BV 74 (voir notre article BV 74 du 6 juin dernier) vue depuis la rue de Rosières. Elle correspond à la ligne bocagère d’un seul tenant en arrière du champ de maïs avec les crâs, sur les deux-tiers droits de la photo. La zone d’emprise du projet LECLERC actuel est située dans le hors-champ à gauche de la photo à l’arrière plan et n’investit donc plus l’espace de cette zone humide variée que condamnait de fait le projet initial. D’aucuns (bien public.com du 19/01/12 et Le Bien Public du 20/01/12) ont lié ce déplacement du projet de départ à une volonté et un engagement de « préserver le ruisseau». Couplet « grenellien » et « green-washing » de rigueur qui ne trompe plus personne et que l’on peut rapprocher du souci du bien-être des chauves-souris (voir à ce propos sur notre site     Chantecler N° 7 et la chanson « Les nocturnes »)

Point de vue n°4

       En espérant que vous  aurez apprécié cet intermède champêtre, nous vous donnons rendez-vous pour la suite. Vous pourrez découvrir en particulier que la conquête de la « maîtrise foncière » de la zone du Charmoy n’est qu’une forme locale d’un phénomène plus large  qui concerne aussi nos voisins comtois de Champagnole dont nous avons déjà parlé dans l’article « Préserver la ruralité » du 25 mai dernier et que nous nous promettons de vous présenter très bientôt plus amplement en raison de la qualité des productions alternatives locales diffusées sur la toile.

C. S., Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9  juin 2012 (J + 144 depuis la CNAC)

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:00

ENCORE UNE PERLE DU PÉROU – du 26  janvier 2012

 

     Le dossier Leclerc 2011 accepté dernièrement à la CNAC est devenu pour ainsi dire notre bréviaire et notre livre de chevet. Nous voudrions faire part à nos fidèles lecteurs de la nouvelle perle que nous y avons découverte et qui n’est en fait que le pendant obligé de la fameuse affaire du vote du 17 décembre 2008 en séance du Conseil municipal d’Auxonne (pour en savoir plus à ce sujet,  voir Chantecler n° 9 et les 2 articles dans « Analyses et réflexions » : « Retour sur un vote (nouvelle édition) »  et « Hypermarché clandestin ») 

       

     En page 10 du dossier, au paragraphe  « 2.1.2  Surface de vente, secteur et nature d’activité » nous pouvons lire :

 

« Le futur centre commercial sera composé des unités suivantes :

-  Magasins > 300 m2

 

  Activité

  Enseigne

  Surface de vente

  Secteur

  Hypermarché

  E. Leclerc

  3500 m²

  Alimentaire

 

            [C’est clair, c’est de l’alimentaire !  Mais là, surgit la perle casuistique !]

 

        « Bien qu’étant rattaché au secteur alimentaire, le futur hypermarché privilégiera les gammes non alimentaires, qui totaliseront 2500 m² correspondant aux attentes des consommateurs à Auxonne : bazar - arts de la table, concept espace culturel E. Leclerc (400 m2), produits saisonniers (rentrée des classes, jouets de Noël…), etc. »

 

         « Bien qu’étant rattaché au secteur alimentaire, le futur hypermarché privilégiera les gammes non alimentaires »

 

           Elle est vraiment bien bonne celle-là ! Je vois déjà le virtuose faire ses « gammes » Cela fait penser aux arguties de ces moines gourmands selon lesquels tel gibier d’eau se nourrissant de poisson pouvait être consommé en période de Carême. Gras ou maigre ? C’est-y du lard ou du cochon ? Et mon c… c’est du poulet ?

            On aura beau tortiller et nous entortiller, un HYPER selon les normes en vigueur, c’est et ça reste du secteur  A-LI-MEN-TAIRE ! Point barre !

            Après le coup fourré du vote NON en décembre 2008 qui fait OUI au printemps 2009, complété par celui du « non-alimentaire à la carte », on aura vu celui de la « réduction » du projet assorti de la « consultation ». A présent qu’ils ont eu la CNAC en force et à l’usure, attendez-vous, avant longtemps, au coup de l’extension !

 

Au fait, ne manquez surtout pas la sortie imminente de notre Chantecler n° 12 qui vous entraînera dans une croisière passionnante au fil du Bief Pérou !

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,                                                                                                                      

 Auxonne, le 26 janvier 2012

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:00

 QUAND L’INCOHÉRENCE  S’ÉTALE – du 25 janvier 2012

 

       Je consultais récemment le dernier Côte d’Or magazine n° 118 de janvier-février 2012. Outre quelques bonnes photos de Monsieur le Ministre Sauvadet, j’y ai découvert en page 17 un petit article traitant d’urbanisme.

         Plutôt que de vous en servir des morceaux choisis j’ai préféré vous donner la copie de ce texte fort pertinent. Dans un souci de développement durable, on ne peut que se féliciter de l’action d’information entreprise par le Conseil général auprès des 706 maires de Côte d’Or et visant à détailler les risques de l’étalement urbain.

Cote-d'Or CG n°118 - 2012

      

      Cet effort louable ne recevra toutefois aucun écho concret à Auxonne où la municipalité s’est acharnée à faire aboutir un projet dont la CNAC du 20 janvier 2010 avait pourtant jugé, dans l’un de ses attendus, qu’il était un cas typique d’étalement à proscrire.

  

CNAC Refus 2010 317D

        Ajoutons que depuis décembre dernier, une rumeur insistante court à Auxonne, selon laquelle, Monsieur le Ministre Sauvadet aurait préparé par son appui l’acceptation du « nouveau » dossier en CNAC. Ce « nouveau » dossier concerne un projet d’hypermarché qui, tout comme le premier « est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles » et toujours à 2 km du centre-ville malgré un « rapprochement du site de quelques hectomètres » (Le Bien public  du 20 janvier 2012).

       On nous rétorquera que sa taille a été réduite, certes, mais le cœur, l’hyper subsiste et une banale procédure d’extension, toujours possible, est monnaie courante !

       On s’interroge donc sur la cohérence de cette affaire : la  CNAC du 17 janvier d’abord, dont les attendus à venir déjugeront sans doute ceux de la CNAC du 20 janvier 2010, alors que les données géographiques du projet sont demeurées à peu près inchangées, un Ministre ensuite, qui prêche l’occupation rationnelle du territoire dans son département et défend les « cœurs de village » en campagne et auquel la rumeur attribue une influence certaine à Paris dans une décision faisant fi de toutes ces bonnes paroles.

        L’urbanisation s’étalera donc visiblement à Auxonne dont l’entrée Est deviendra bientôt le témoin tangible et durable des incohérences de nos institutions !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,                                                                                                                                

Auxonnne le 25 janvier 2012                           

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 00:00

 CAFÉ DU COMMERCE - du 31 mars 2011

 

   Après les péripéties des cantonales, l’actualité locale est assez mince. Notons tout de même au passage les remerciements de Dominique Girard dans Le Bien Public d’aujourd’hui et sa mention d’un « vote de raison ». 

    Ayant agi de la façon la plus torpilleuse au cours de la campagne, le sous-marin « LECLERC » est à nouveau reparti en plongée. Prudence, il  faut s’attendre, dans les prochaines semaines, au dépôt d’un recours en CNAC à Paris, même si la majorité municipale et ses groupes de pression se montrent cette fois beaucoup moins diserts sur le sujet, suivant en cela l’exemple de leur enseigne amie et fétiche.

     Le temps n’est plus où l’on annonçait à cor et à cri que  l’« on ira devant la commission nationale » (Le Bien Public du 8 octobre 2009) ni que « Le dossier sera porté plus haut » (Le Bien Public du 12 octobre 2009)

    Aujourd’hui, nous voudrions mettre à profit cette pause LECLERC pour réunir sous le titre « Café du Commerce » les  quelques rares propos que le Maire d’Auxonne a tenus au sujet du commerce du centre ville dans son organe officiel d’information Inf’Auxonne.

   On s’interrogera sans doute sur le choix de ce titre  « Café du Commerce ». Il parle pourtant de lui-même : commerce, tel est bien le sujet, de cafés ensuite, il n’y en a qu’au centre ville, quand a l’expression « Café du Commerce » prise en totalité, elle indique un certain registre d’expression auquel ces propos nous ont paru assez souvent appartenir.

    Sauf mention contraire, nos citations sont tirées des « unes » d’Inf’Auxonne.

Du numéro 22 (juillet 2008) au numéro du 26 (octobre 2009), le commerce du centre ville n’est pas évoqué à la une, pas plus d’ailleurs que dans aucune des pages intérieures dont plusieurs sont en revanche consacrées intégralement à LECLERC. Le thème du commerce du centre ville n’apparaît qu’à partir de janvier 2010.

              En « une » du numéro 27 (janvier 2010) on lit :

« La frilosité n’est pas de mise. La municipalité a ainsi décidé de s’investir pleinement dans un développement harmonieux du commerce du Centre Ville. C’est pour nous un atout majeur : le commerce local trouvera profit d’une nouvelle attractivité de notre ville.

Auxonne doit se développer. Le commerce local est loin de répondre à l’attente commerciale des Auxonnais. Aussi, la municipalité s’est elle engagée dans l’aménagement d’une zone commerciale au Charmoy. Nous répondons ainsi à l’attente de l’immense majorité de nos concitoyens ».

              En « une » du numéro 28 (mai 2010) on lit :

« Les travaux du port sont sur le point de débuter. Cette création de 140 anneaux apportera à terme un plus pour le commerce auxonnais, à condition toutefois que celui-ci s’adapte aux besoins de cette nouvelle clientèle. La municipalité mettra tout en œuvre pour l’aider dans cette phase de mutation des pratiques. Dans cette optique et comme nous l’avions déclaré lors d’un précédent numéro d’Inf’Auxonne, il appartient dès à présent à la municipalité de créer un organe de réflexion sur l’aménagement du centre ville regroupant élus, commerçants et riverains afin de créer les conditions qui retiendront plus longtemps les touristes venant par la voie fluviale ».

             En « une » du numéro 29 (juillet 2010) on lit :

« Il devient donc impératif qu’une concertation s’établisse entre les commerçants et la municipalité pour définir ce que devra devenir le centre ville, ce qu’il faudra faire pour qu’il constitue un pôle d’attraction pour les chalands et les touristes fluviaux qui ne manqueront pas de s’arrêter plus longtemps en nos murs.

Naturellement de nouvelles pratiques commerciales devront être mises en œuvre pour profiter de cette clientèle potentielle.

Quant aux habitants riverains ils devront nécessairement être associés à cette concertation »

           La « une » du numéro 30 (octobre 2010) est consacrée à la rentrée.

           En deuxième page du numéro 31 (Janvier 2011), dernier paru, on lit pour finir :

« Reste un chantier important à mettre en œuvre, corollaire de ce qui a été relaté plus haut : une politique concertée de revitalisation de ce centre ville, dans une collaboration étroite avec les habitants et les commerçants.

Malheureusement, jusqu’à présent nos appels n’ont pas reçu l’écho qu’ils méritaient. En effet, les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles, à savoir :

- que faire pour rendre le centre ville attractif ?

- quelles réformes entreprendre pour attirer le chaland et répondre aux besoins de la clientèle ?

- comment tirer parti d’un tourisme qui va se développer ?

En ce début 2011, notre équipe formule le vœu que la raison reprenne enfin ses droits, et qu’une interaction efficace se mette en place pour défendre réellement les intérêts du commerce auxonnais ».

      Que nous réserve le numéro 32 qui paraîtra sans doute bientôt ? En l’attendant, chacun pourra remettre en perspective les citations que nous avons tirées des numéros précédents, et tout particulièrement la dernière, à la lumière renouvelée de l’actualité présente.

       Et comme nos contemporains, redoutant les textes, raffolent surtout des belles images sur papier glacé que leur dispensent généreusement leurs élus, nous leur en proposons deux, sans légende, tirées elles aussi des « unes » d’Inf’Auxonne.

     Chantecler n’ayant pas vocation de violer les consciences laisse à chacun la liberté d’y mettre sa légende selon son humeur, bien entendu, et son inspiration du jour.

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  31 mars 2011

 Infauxonne28 manchette Infauxonne29 manchette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 00:00

 QU’A DIT LA CDAC DU 8 MARS ? – du 28 mars 2011

 

         Pour compléter l’information objective de nos lecteurs nous mettons à leur disposition le texte intégral de la décision de la CDAC du 8 mars, publiée le 16 mars sous la signature de Madame Martine Juston, Secrétaire générale de la Préfecture de la Côte-d’Or. Ce texte a été dûment  affiché à la Mairie d’Auxonne (sans mention de date d’affichage) et chacun peut le consulter sur le panneau d’affichage déroulant.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  28 mars 2011

 

Pour lire ou imprimer le texte de la Décison de la CDAC du 8 mars 2011,

c'est un fichier pdf. patientez le temps du téléchargement 

                                 CLIQUEZ ICI    

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