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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:00

OUI À L’HYPER, NON À LA POMPE ! 07 décembre 2013 (J+1816 après le vote négatif fondateur)

 

    Il y a bientôt trois ans, le 13 janvier 2011, un grand article du Bien Public titrait : « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre Oui à l’hyper, non au Brico ! »

BP 13 janvier 2011

   Aujourd’hui, on pourrait reprendre ce titre en le modifiant à peine, et cela donnerait :

« AUXONNE. Pour des raisons économiques, la direction de Leclerc a modifié son projet Oui à l’hyper, non à la pompe ! »

BP fictif

     Le lecteur qui douterait de la véracité de nos propos pourra se reporter au rapport du commissaire enquêteur disponible en ligne sur le site de la Ville d’Auxonne. À la page 74, de l’aveu même du promoteur,  on peut en effet constater « la disparition de la station service ».

Voici l’extrait correspondant du rapport du commissaire enquêteur (p. 74) :

 « Pour des raisons économiques nous [le promoteur] avons décidé de modifier le projet en supprimant la station service. (Retrait du permis de construire déposé en décembre 2012 et dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire en avril 2013). Cela explique donc la disparition de la station service dans l’étude d’impact soumise à enquête publique ».

 Cette disparition « pour des raisons économiques » méritait d’être soulignée en raison des interrogations qu’elle suscite. En effet, si l’on se reporte au Dossier de presse E. LECLERC de mars 2012 (Service de presse E.Leclerc – Tél. : 01 56 03 14 03 – Fax : 01 56 03 14 42 )on y découvre un discours en regard duquel « la disparition de la station service » apparaît  pour le moins surprenante.

       Ce discours souligne tout d’abord l’importance du volet carburant dans le chiffre d’affaires du groupe, importance de l’ordre de 20% comme nous le confirme cet extrait :

« [p. 4] En 2011, le chiffre d’affaires des Centres E.Leclerc atteint 37,8 milliards d’euros avec carburant (soit 8,7 %) et 30 milliards d’euros hors carburant (soit 5,5%). E.Leclerc affiche une progression sur tous les formats et sur tous les rayons ».

       Il indique ensuite la quasi coïncidence entre le nombre d’hypers déclarés (« 550 unités ») et le nombre de stations-service (« 555 station-service E.Leclerc »). Coïncidence qui laisse à penser qu’un hyper est très généralement accompagné d’une station-service. 

      Il rappelle enfin l’importance accordée par le groupe E. LECLERC au volet carburants de son activité « [E.Leclerc] première enseigne de la grande distribution à s’être lancée sur le marché de carburants », « Depuis [1985], E.Leclerc (via SIPLEC) est devenu le deuxième opérateur pétrolier national derrière Total ».

 Le lecteur se convaincra par lui-même du bien-fondé de nos arguments en lisant ces deux extraits du Dossier de presse E. LECLERC de mars 2012 :

« [p. 6] Les hypers :

Contrairement aux prédictions d’analystes qui prévoient la fin du rôle des hypers,  E.Leclerc affirme que ses 550 unités resteront les « navires amiraux » et le principal vecteur de croissance de la marque. Une centaine d’hypers feront d’ailleurs l’objet de rénovations et d’agrandissements ces trois prochaines années ».

« [p. 15] 555 station-service E.Leclerc

Première enseigne de la grande distribution à s’être lancée sur le marché de carburants, E.Leclerc compte aujourd’hui 546 stations-service classiques et 9 sur autoroute. E.Leclerc vend plus de 5 Mds de litres de carburant par an réalise près 75% de ses ventes sur le gazole et 25% sur l’essence. Près de 137 millions de pleins de 40 litres ont été effectués dans les stations-service E.Leclerc en 2011 (soit plus de 375 000 pleins par jour). Un véritable succès commercial qui témoigne de la confiance qu’accordent les automobilistes à l’enseigne E.Leclerc. L’histoire de E.Leclerc et des carburants remonte à 1979. Après 467 procès, l’enseigne, via sa société d’importation de produits pétroliers, SIPLEC, obtenait enfin en 1985 l’autorisation de distribuer du carburant à prix E.Leclerc, mettant ainsi fin à plusieurs décennies de monopole des compagnies pétrolières. Depuis, E.Leclerc (via SIPLEC) est devenu le deuxième opérateur pétrolier national derrière Total ».

    On ne peut donc que s’étonner du fait que le « navire amiral », appelé à mouiller dans les eaux du Charmoy dans un avenir encore indéfini, ait décidé de débarquer son soutier « pour des raisons économiques »au risque de laisser le chaland en panne !

Le Charmoy naval

     

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 décembre 2013  (J+1816 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions