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  • Claude Speranza, Auxonnais
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 00:00

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (1) - du 3 OCTOBRE 2014 (J+2115 après le vote négatif fondateur)

     En préalable, et à l’adresse de ceux/celles qui jugeraient notre thème d’aujourd’hui incongru, nous répondrons qu’il est parfaitement justifié par le fort tropisme jurassien de notre ville. Le fait a d’ailleurs été souligné il y a peu  par  la presse locale qui, le 22 septembre dernier, titrait « Le regard tourné vers le Jura » un grand article à propos d’Auxonne, et de sa municipalité en particulier. Nous avions rendu compte de ce passionnant article dans

DOLE ET AUXONNE,  OU LA RETOQUEUSE ET LA  RÉCHAQUEUSE - du 25 SEPTEMBRE 2014

       Si Dole est proche d’Auxonne par la distance, Champagnole l’est encore plus par la substance : même taille et même structure démographique, même teinte de majorité municipale, même appétence de cette dernière pour la grande distribution, et, corollaire logique, même doublement, réalisé ou imminent, de la densité commerciale en grandes surfaces alimentaires.

       Ce qui rapproche essentiellement ces deux villes c’est donc le rôle spécifique de leurs municipalités en matière d’implantations d’enseignes.  Grâce à elles, le département du Jura dépourvu, jusqu’à une date récente, de centres Leclerc, comblera cette lacune criante et l’on peut donc dire : Champagnole c’est dès maintenant Leclerc au « cœur du Jura », Auxonne ce sera bientôt Leclerc aux portes du Jura et au cœur de la nouvelle région !

   Puisqu’Auxonne semble emboîter le pas à Champagnole retenons bien cet adage : « regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ». Il y a peu, le directeur avisé d’une grande surface auxonnaise prêtait ainsi une oreille attentive à notre témoignage sur la chronologie du chantier Leclerc à Champagnole de février 2013 à mars 2014.

       La « Perle du Jura » et la « Capitale de l’Oignon »  (ce dernier terme consacré est employé dans le Dossier-de-candidature-ami p. 7), si elles ne sont pas de vraies jumelles, partagent tout de même quelques beaux brins d’ADN !

     Dans le cadre de ces « vies parallèles », nous consacrerons ce premier article à un rapide examen de la presse municipale champagnolaise. À la différence de la nôtre, cette presse est riche de deux titres : « Champa’info Le journal bimestriel de la Ville de Champagnole » et « Champa’Mag Le magazine de la ville de Champagnole » de moindre fréquence. Coïncidence, alors qu’un nouveau format d’Inf’Auxonne est annoncé, Champa’Mag a déjà opéré sa mue. En matière d’hyper comme en matière de relookage de presse municipale, la « Perle du Jura » précède encore une fois la « Capitale de l’Oignon ».

     Champa’Mag N° 54 d’août 2014 s’ouvre en page 3 sur un édito du maire qui annonce à ses lecteurs : « Enfin, vous découvrez un nouveau Champa’Mag, rafraîchi, coloré, acidulé, dynamique, avec un contenu à la fois clarifié et densifié pour vous apporter toujours davantage d’informations sur notre Ville de Champagnole ! »     

    Notre nouvel Inf’Auxonne  sera-t-il lui aussi « rafraîchi, coloré, acidulé, dynamique, clarifié et densifié » ? Une chose est sûre, les tribunes libres seront courtes, voir lapidaires,  car réduites à 1250 caractères (Cf. PV du Conseil municipal du 23 septembre 2014 p. 10).

   Champa’Mag a aussi sa « tribune » en page 29. Il est intéressant d’en donner un aperçu :

     Côté majorité, c’est la presse locale qui est mise en cause dans « le mot de la majorité » :

 « Depuis plusieurs semaines, vous êtes nombreux à nous faire part de votre étonnement, de votre indignation, de votre colère, au sujet du traitement dans la presse locale de l’action municipale et associative.

Comme vous, il nous semble que depuis quelques mois ce qui faisait l’intérêt d’une information locale construite sur la bonne foi, la sincérité des propos, la prudence et l’objectivité plutôt que le parti pris agressif ou tendancieux, l’investigation sérieuse préférée aux témoignages douteux ou non représentatifs, paraît se perdre.

Jusqu’alors, sur consigne de Monsieur le Maire, nous n’avions pas réagi mais l’accumulation de ces mauvaises manières nous obligent, tant notre respect pour notre journal, partie intégrante de notre ADN locale [sic], est grand lorsqu’il est de talent. Il n’est pas trop tard pour se ressaisir...! »

Dans l’attente nous vous invitons à retrouver et à suivre l’actualité de Champagnole sur le site internet de la Ville et sur sa page Facebook. Au delà de ces propos, passons à des choses plus constructives, comme les investissements qui se réalisent sur nos zones industrielles et commerciales.

On dénombre actuellement huit projets d’importance: MacDo, Lidl, Norauto, […] »

Notre commentaire : Devant une telle dérive supposée, faudra-t-il, dans une mesure de salut public, rétablir la censure de la presse dans la « Perle du Jura » ? Pour l’heure dans la « Capitale de l’Oignon », si l’on omet notre chronique du moins, le problème  des « mauvaises manières » de la presse locale ne semble pas vraiment se poser. 

Côté minorité à présent, on notera dans « le mot de la minorité », une protestation en faveur de la laïcité,  ainsi qu’une invitation à une assistance plus nombreuse du public aux séances du conseil :

« […] vous avez remarqué le nouvel édicule qui, devant la Mairie, affiche les avis de décès. Edifiée sur la voie publique, cette petite construction est de bonne facture, sa conception est intelligente. Un seul regret : elle ne respecte pas les lois de la République car elle porte un signe religieux. […] »

« Vous êtes déjà quelques-uns à venir assister aux séances du Conseil municipal. Nous vous invitons à y venir plus nombreux encore, pour vous rendre compte, de visu,comment nous nous efforçons de maintenir une démocratie locale. »

  En apparence, dans la « Perle du Jura », pas plus d’ailleurs que dans   la « Capitale de l’Oignon », le public ne se bouscule aux séances du conseil municipal. Problème d’attractivité ? La salle du Conseil de Champagnole est-elle, comme l’est celle d’Auxonne, dotée de strapontins-sellettes ?

      Une chose reste sûre au moins, les « tribunes » champagnolaises, dont nous n’avons donné que des extraits, excèdent, et de loin les 1250 caractères.

     Pour terminer le premier volet de cette revue de presse, et pour répondre d’avance aux critiques éventuelles, nous rassurons nos lecteurs en leur précisant que notre second volet de notre « revue de presse champagnolaise »  abordera de façon moins marginale une question actuellement en plein débat dans nos contrées : l’art de ménager la chèvre et le chou, c’est-à-dire l’hypermarché de périphérie et l’épicier du coin, quadrature du cercle dont il semble que notre « sœur du Jura » ait déjà trouvé la solution !

    Dernière minute. Nous assistions hier soir au conseil communautaire de la Communauté de Communes d’Auxonne et du Val de Saône. Au programme, la candidature AMI pour la revitalisation des centres bourgs qui fut évoquée en ouverture par un survol général des objectifs avec projection. Manifestement, aucun effort de publicité n’avait été fait pour tirer parti de cette occasion d’informer les citoyen(ne)s sur l’AMI, car le public se comptait sur deux doigts d’une main, deux doigts de démocratie participative !

     Nos conseillers ont donc débattu très sagement entre AMIS ! Je m’ennuyais ferme et, hormis la superbe cravate céruléennne du Président, je ne garde aucun souvenir marquant de la soirée. Ah ! Si, quand même, attendez… : amenée par la question d’un conseiller dont l’état de vigilance était manifeste (ça existe !), la zone du Charmoy et son Leclerc (les deux coïncidant d’ailleurs pour le moment puisque c’est Leclerc qui a tout payé !) furent l’objet d’un commentaire avisé de notre premier magistrat.

  Selon ce commentaire, on ne pourrait imputer les cellules commerciales vides actuelles du centre ville au Leclerc en construction. Argument imparable ! Ce qui est moins certain par contre, c’est que l’ouverture du Leclerc favorise la revitalisation de ces dents creuses et surtout la santé des autres !

     Notre article dépassant déjà les 8000 caractères, nous devons en rester là pour aujourd’hui au risque d’épuiser nos bienveillant(e)s lecteurs/trices. À bientôt pour un article où nous reviendrons sur le Leclerc et la comcom, différant de quelques jours notre suite champagnolaise !

 

N.B. : Cet article compte environ 8500 caractères espaces compris

Oignon et perle 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 octobre 2014  (J+2115 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 00:00

DOLE ET AUXONNE,  OU LA RETOQUEUSE ET LA  RÉCHAQUEUSE - du 25 SEPTEMBRE 2014 (J+2107 après le vote négatif fondateur)

     À en croire un article du Bien Public de lundi dernier 22, les Auxonnais(es), ou du moins le premier d’entre eux, auraient « le regard tourné vers le Jura » et entretiendraient avec Dole « des liens étroits ».

    C’est ce que tente de démontrer Inès de la Grange, auteure de l’article, à l’occasion de deux rencontres-interview dans deux « bistrots » auxonnais de la rue principale. Compte tenu de la faible distance entre les deux villes– à peine quatre lieues pour parler comme au bon temps de Bonaparte qui s’y rendait à pied – et des liaisons ferroviaires fréquentes, le scoop n’a rien de surprenant !

    Quittant les terrasses de « bistrots », l’article conduit ensuite le lecteur vers la mairie : « Les habitudes des Auxonnais n’ont […] pas échappé à la municipalité. Il y a quelques semaines dans un journal dolois, Raoul Langlois, le maire d’Auxonne, annonçait sa volonté de voir les deux communes se rapprocher.»

     Le « journal dolois » en question n’est pas, comme un lecteur assidu de la presse doloise pourrait le penser, Le Progrès du 21 août dernier qui titrait en pleine page : « Retoqué à Dole, Leclerc construit son hypermarché à Auxonne », et dont nous avions brièvement rendu compte dans notre article « Une statue pour le défenseur » du 23 août dernier. La référence concerne en fait un encart spécial du gratuit Pays Dolois, intitulé MaG’Élus N°1 Printemps/été, qui est paru début juin, et dont nous avons déjà fait mention, il y a déjà plus de trois mois, dans deux de nos  précédents articles :     

CHARMOY-BEACH - du 6 juin 2014

 

LIGNE DE CHARME - du 15 JUIN 2014

  Dans cet article de MaG’Élus N°1 Printemps/été, il était d’ailleurs déjà question du projet Leclerc « retoqué par les Dolois » et le premier magistrat auxonnais, qui avait recueilli discrètement dans son giron le Leclerc retoqué, déclarait avoir « bon espoir de voir aboutir le projet ». Il est vrai, comme le souligne Le Progrès du 21 août dernier, que « le maire d’Auxonne Raoul Langlois, est un fervent défenseur du projet, malgré l’opposition des commerçants de la commune »

      Elle n’apparaît donc pas surprenante, cette recommandation que fait la journaliste du Bien Public dans son article de lundi dernier 22 : « À Auxonne, la question de l’implantation de l’hypermarché a tant divisé la population qu’on se doit de rester sur la réserve ». L’affaire, avant d’éclater, avait commencé à pas feutrés et dans la discrétion. À présent que le promoteur et ses appuis, au terme d’un parcours tortueux et rocambolesque, sont parvenus à leurs fins, la réserve et la discrétion  s’imposeraient-elles à nouveau au sujet de cette affaire ? Nous pensons le contraire, il conviendra, après en avoir détaillé les péripéties, d’en observer les conséquences pour en établir le bilan raisonné à long terme. Pavé de l’ours ou « locomotive » providentielle ? Qui vivra verra…

     En attendant, un lieu où nombre de Dolois et Auxonnais, risquent bien de se rencontrer d’ici quelques mois, c’est bien la désormais mythique Zone du Charmoy. Cette zone pourrait-elle devenir le fleuron du « cœur possible d’une future grande région qui réunirait Bourgogne et Franche-Comté » (Cf. courrier-conjoint-ville-cc pour la candidature AMI du 05/09/2014) ! Toujours est-il qu’Auxonnais et Dolois n’y seront attirés ni par la richesse des monuments, ni par de quelconques affinités électives, ni par d’étonnantes rencontres, mais tout bonnement par la curiosité, et le mirage d’une Cocagne possible en des temps difficiles. Les centres villes d’Auxonne et de Dole y trouveront-ils leur compte ? Rien n’est moins sûr !

    A-t-on jamais vu un hypermarché de périphérie animer un centre ville ? Nous aurons donc bientôt aux portes du Jura, à deux pas de la  « frontière », une banale zone périurbaine de plus avec son parking et son hyper où se mêleront anonymement Auxonnais et Dolois comme ils se mêlent en d’autres lieux ! La belle affaire, sinon pour le promoteur, et encore…

   Pour sceller de façon moins prosaïque et plus originale la belle alliance de Dole et d’Auxonne, nous lançons une idée (c’est gratuit, pas comme certaines études !) : pourquoi, dans une démarche symbolique, ne ferait-on pas de la zone du Charmoy un maillon avant la lettre de l’union des deux régions, en déclarant solennellement le Charmoy, Zone « bourcomtoise ». Pour les deux régions, des fiançailles de charme au Charmoy en quelque sorte !

   Afin de mobiliser les populations, une large consultation participatatatative réunissant Auxonnais et Dolois pourrait opportunément plébisciter une démarche d’union entre les deux villes : celle qui « a retoqué le projet Leclerc » et celle qui l’a réchaqué !  Claudi a déjà prévu les affiches destinées à cette consultation pour un HYPER-trait d’union entre Dole la retoqueuse et Auxonne la réchaqueuse ! ! Comme pour le OUI de 2010, on se fera sans doute un plaisir de les imprimer à LURE, la comtoise !

     Au terme de cet exercice en jaune-fluo, une belle apothéose au son de « La Vésulienne » devrait tirer une larme à tous les vétéran(te)s de juin 2010 rassemblé(e)s sur le grand parking. Raoulez tambours ! Sur les poitrines de ces braves, un maire « audacieux » et qui « partit au feu » (Le Bien Public du 12/10/09)) pourrait épingler, pour l’occasion,  la prestigieuse « Croix du Charmoy » en promo ! Fermez le ban !

N.B. : Cet article compte environ 5600 caractères espaces compris.

OUI à la zone bourcomtoiseC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 septembre 2014  (J+2107 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 00:00

QUAND FLEURIRA L’ « EAU DE MILLEFLEURS »… - du 18 septembre 2014 (J+2101 après le vote négatif fondateur)

    Le Bien Public d’hier 17 septembre marquait, par un grand article, la rentrée municipale auxonnaise. Ouvrez donc votre journal et vous saurez tout, tout, « TOUT SUR LES NOUVEAUX PROJETS ». Si la vue aérienne de la première page n’est pas vraiment up to date,  puisque divers détails permettent au premier coup d’œil de  la dater de la mandature Sanz (2001-2008), le catalogue de la page 2 est, en revanche,  très prometteur !

     Selon les termes de l’article, « les habitants devraient voir fleurir plusieurs réalisations dans les mois qui viennent », au premier chef, et par ordre d’entrée en scène « la construction d’un centre commercial Leclerc [qui] a démarré en juin dernier ». Comme dirait l’épicier du coin, pour une fleur, ça c’est une fleur, c’est même une fleur carnivore. Nous ajouterons que le « pot » de cette fleur aura englouti et stérilisé quelques milliers de mètres cubes de terre arable.

   Mais, à en croire l’article : « le principal projet qui tient en haleine la municipalité d’Auxonne reste sa participation à l’appel de projets lancé par le gouvernement pour la revitalisation des centres-bourgs ». N’entendez-vous pas, cher(e)s lecteurs/trices,  nos responsables haleter et ahaner sur les dossiers, vous qui n’êtes pas sans ignorer que le processus de « revitalisation du centre-bourg » a démarré dès 2009. Oui, c’est en effet dès 2009 que le processus de « revitalisation » a été entamé avec le lancement  discret du projet du Charmoy, dont la CNAC du 20 janvier 2010 prévoyait déjà qu’il « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville ; qu’ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ; […] le projet, qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville ; […] il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’Auxonne ». Certes, ces observations concernaient une première mouture du projet, mais notons que l’Hypermarché, cœur et « locomotive » de ce projet initial, se construit aujourd’hui, à peu de choses près, dans le même secteur du Charmoy, car, Dieu soit loué, bien inspirée, la CNAC finit par entendre raison et, le 17 janvier 2012, elle renversa carrément la vapeur en faveur de la « locomotive ». Depuis, tout est rentré dans l’ordre, et la justice a définitivement triomphé, ce que souligne d’ailleurs l’article d’hier en ces termes apaisants : « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre commercial Leclerc ».  

    Si « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires », il n’a pas pour autant effacé l’histoire rocambolesque de toute cette affaire que notre blog décline sur tous les tons depuis quelques années. Rappelons tout de même, que c’est d’abord la municipalité elle-même qui avait dit NON au projet le 17 décembre 2008 avant de se livrer par la suite à divers retournements et emberlificotages obscurs autant que discrets. Pourtant, en cette fin de décembre 2008 les choses semblaient apparemment claires ; à preuve, dès le surlendemain du vote, le 19 décembre, Le Bien Public, quotidien réputé digne de foi, titrait : « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » »

 Mais c’était sans compter sur les talents d’exégète de notre premier magistrat réinterprétant les écritures : les voies des décideurs sont impénétrables et, par la vertu du verbe, du « NON » unanime d’une assemblée peut surgir le « OUI » d’un seul ! Nous avons déjà conté tout cela !

    Pour en revenir à l’article d’hier intitulé « Tout sur les nouveaux projets », outre l’arrivée d’un Centre Leclerc, les Auxonnais(e)s devraient voir, entre autres, comme le précise le titre d’un petit encadré, l’« arrivée de nouveaux médecins ». Mais plus qu’une trousse d’urgence médicale, cet encadré semble un véritable fourre-tout. À juger par son contenu, on pourrait prévoir l’arrivée de médecins du sport, puisqu’il traite aussi de « pistes cyclables »,  de médecins scolaires, puisqu’il y est encore question d’« écoliers », de médecins de l’âme enfin, car « l’église Notre-Dame » et son clocher, grâce à Dieu, ne sont pas oubliés. À en croire le contenu éclectique de ce petit encadré,  nous pourrions donc avoir bientôt, dans « l’ancienne maison du colonel »,  toute une polyclinique en somme !

    À propos de Somme, et pour passer duBien Public au Courrier Picard, nous supposons que notre premier magistrat n’est pas sans ignorer le projet grandiose qui vient, en Picardie, de triompher enfin « des années de déboires judiciaires » avec des cultos rétrogrades et des riverains trop délicats, vérifiant ainsi les propos visionnaires d’un Édouard Leclerc écologiste avant l’heure dans Le Soleil de l’Ouest N°2 de Mai 1973 « […] Le cycle infernal « Consommer pour produire, produire pour occuper les hommes » semblait engagé pour l’éternité. […] Il ne manquait pas de place pour cela, une fois chassés les paysans ! […] Les grandes entreprises agricoles menées par des milliardaires…entreprenants, guettaient la succession… »

    Nous avons nommé « la ferme-usine des 1000 vaches » du Groupe de BTP Ramery fondé par Michel Ramery. Dans un article de Libération du 16 novembre 2013, titré « Michel Ramery, l'entrepreneur en BTP derrière la ferme aux mille vaches » le lecteur apprend que :

   « Philippe Beauchamps, président du directoire du groupe Ramery, s’insurge contre le «portrait» fait de son patron, une connaissance de trente ans. « On dit que c’est un financier, mais il vient du monde agricole. Il a travaillé dès ses 14 ans chez ses parents, qui étaient agriculteurs à Erquinghem-Lys (Nord). Il dort encore aujourd’hui dans la chambre où il a grandi enfant.» A l’en croire, Michel Ramery n’hésite pas à mouiller la chemise. «L’été, c’est lui qui fait la moisson. Il se couche à cinq heures du matin et se lève à huit heures pour reprendre.»

      Voilà une bio-hagiographie à faire pleurer dans les chaumières picardes et qui nous en rappelle diablement une autre diffusée en 2011 par certain « Comité de Soutien » : « Très vite il participe aux travaux des champs pendant les vacances. Le démariage des betteraves, les foins, la moisson, la traite (à la main) n’ont plus de secret pour lui…. » 

       Comme dirait l’autre « la terre ne ment pas » et, conséquemment, ses enfants non plus, sans doute…. Une « ferme aux mille vaches », ce beau projet picard de Monsieur Ramery qui « vient du monde agricole », pourrait être digne de séduire les meilleurs de nos élus !

     Alors, après l’hyper de 3500 m² des millionnaires de Haute-Saône, chiche ! Pourquoi pas une « ferme aux mille vaches » au Charmoy ? Avec cette « ferme aux mille vaches », « les habitants devraient voir fleurir » un pôle  de production européen majeur de lait, ainsi d’ailleurs que d’« Eau de Millefleurs », remède figurant au Codex de Paris de 1748, et dont le curieux de médecines alternatives découvrira la nature et la composition exactesdans G. BACHELARD, La formation de l’esprit scientifique, Paris, Vrin, 1993, p. 179.

     De l’« Eau de Millefleurs » au Charmoy en tête de gondole, voilà bien un projet que l’on voudrait« voir fleurir », un vrai projet moderne capable de « revitaliser notre centre-bourg » !

http://www.courrier-picard.fr/region/drucat-les-opposants-aux-mille-vaches-deboutes-ia174b0n331529

 http://www.bfmtv.com/planete/video-riverains-ecolos-sopposent-a-ferme-mille-vaches-784843.html

http://www.reporterre.net/spip.php?article5221

http://www.reporterre.net/spip.php?article6293

 Après 3500 m², 1000 vaches

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2014  (J+2101 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 00:00

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014 (J+2075 après le vote négatif fondateur)

    Dans son numéro du 21 courant, le quotidien Le Progrès titrait « Retoqué à Dole, Leclerc construit son hypermarché à Auxonne ».

    Cet article est un récapitulatif des différentes péripéties qui ont conduit le projet Leclerc de Crissey  à Auxonne. En ce qui concerne le volet dolois de l’affaire, nous ne nous exprimerons pas aujourd’hui, attendant, au préalable, d’avoir vérifié et actualisé certains points. En revanche, lorsqu’un paragraphe de l’article précise que « le maire d’Auxonne Raoul Langlois, est un fervent défenseur du projet, malgré l’opposition des commerçants de la commune », nous ne pouvons que confirmer.

    Nous ajouterons même défenseur zélé et qui plus est, discret. Défenseur zélé et discret qui n’a pas répugné à l’occasion « faire cavalier seul », comme il l’avouait lui-même dans Le Bien public du 8 avril 2009. Défenseur obstiné mais peut être timide (qui sait ?) qui n’a jamais daigné répondre aux nombreuses questions posées dans ce blog.

     Plus qu’un « cavalier seul », nous le désignerons comme le Cheval de Troie qui s’empressa de faire entrer, en contrebande et en toute discrétion , un hypermarché (commerce de détail à prédominance alimentaire) de 3500 m² sur sa commune aussitôt après avoir recueilli un vote négatif en son conseil municipal sur la question : « Etes vous favorable à l’implantationd’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Question qui fut « entortillée » a posteriori par des variantes de transcription et des exégèses alambiquées !

     Le poète avait déjà chanté la geste du « défenseur » dans un article déjà ancien.

 COMMENTAIRE  D’UN  ANNIVERSAIRE - du 17 décembre 2012   

   À présent que l’œuvre s’inscrit dans la terre violentée de quelques hectares de champs, il convient enfin que la ruse de guerre soit commémorée à sa juste grandeur même si notre cheval, boosté par une écurie puissante, n’eut pas de grands obstacles à franchir au niveau de l’opposition locale, passée et présente. Pour la joie des Auxonnais(e)s (ils/elles sont rares) qui répugnent encore à avaler des couleuvres, Claudi apporte aujourd’hui sa pierre à la statue du « défenseur ».

 l'hyper-cheval

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Août 2014  (J+2075 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:48

COUP DE BLUES SUR LA PELOUSE - du 11 JUILLET 2014 (J+2032 après le vote négatif fondateur)

   Non, rassurez-vous, il ne s’agira pas, dans cet article, d’une pelouse brésilienne, ni, en conséquence, de futebol. En effet, d’un point de vue gaulois, la Coupe c’est pour ainsi dire du passé. Nous traiterons aujourd’hui, en rapport avec le problème de l’emploi et des créations d’entreprises, de l’entretien des espaces verts et des retombées socio-économiques induites.

   Enthousiastes il y a peu, nos petits lapins imaginatifs et entreprenants sont aujourd’hui inquiets et leurs espoirs, bien près de se faner. Il n’y aurait même pas loin d’ici à ce que leur entreprise fleurie se voie appliquer le mélancolique quatrain de Malherbe :

« Mais elle était du monde, où les plus belles choses

Ont le pire destin,

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

L’espace d’un matin. »

  Oui, Malherbe, parlons-en, le poète avait un nom prédestiné car dans cette vieille coupure du Bien public du 25 octobre dernier que vient de leur envoyer Cesław de Montceau-les-Mines, il est justement question de mauvaises herbes et de désherbage !

    Mais qui est donc ce Cesław ? C’est un cousin de Jeannot, un bon gros lapin polonais albinos qu’on ne pourrait pourtant qualifier de « gueule noire » bien qu’il crèche à Montceau-les-Mines ! La coupure que Cesław a envoyée à Jeannot ne laisse pas de turlupiner notre courageux entrepreneur-paysagiste qui pourtant se réjouissait d’avance  d’aller au chardon ! D’ici à ce qu’on lui coupe l’herbe sous le pied !!

http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2013/10/25/des-agents-de-leclerc-affecte-au-desherbage

       Soyons optimistes ! Avec un peu de patience, Jeannot pourra toujours s’embaucher à la jardinerie qui ne manquera pas, tôt ou tard, de trésir, un beau matin, au Charmoy. Dans ce futur béni qu’un heureux élu nous aura préparé avec diligence et discrétion, on ne manquera pas alors de chrysanthèmes en promo pour fleurir le défunt centre-ville !

Entreprise en herbeC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 juillet 2014  (J+2032 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 00:00

LE PAVÉ DE L’OURS - du 09 JUILLET 2014 (J+2030 après le vote négatif fondateur)

 

  Je viens de parcourir le dernier Inf’Auxonne N° 45 de juillet 2014. En première page, je note que Monsieur le maire, tout en se résignant à les appliquer, dénonce la « mise en place à la hussarde [et] sans aucune concertation » des décrets concernant les nouveaux rythmes scolaires. Il termine en donnant une leçon aux ministres à propos de l’application des « lois de la République » : « il serait bien que les ministres appliquent cette règle ». Voilà un exemple de sens critique courageux et fort à propos et nous n’allons pas manquer de tenter d’en suivre l’exemple dans la rédaction de cet article.

   La seconde page traite des « Jardins communaux d’Auxonne ». En tant que jardinier convaincu, j’applaudis sur le fond et le principe, au-delà, bien sûr, de tous les intrants communicationnels déversés trop copieusement sur ce lopin de terre. Tout cela, ça fait déjà beaucoup de caractères et de clichés à l’hectare ! En la matière, préférons le bio sans com !

     Nous avions par ailleurs déjà témoigné de notre intérêt pour le projet dans deux précédents articles :    

CULTIVONS NOTRE JARDIN – 30 novembre 2013

 

 FUTEBOL, BINETTES ET GONDOLES - du 23 JUIN 2014

 

     À l’heure où, sans états d’âme, on fait disparaître au Charmoy quelques hectares de terres agricoles, cette dévotion officielle voyante à Pomone et à Flore prête à rire ! Ami(e)s lecteurs/trices, vous connaissez sans doute la fable de La Fontaine intitulée « L’ours et l’amateur des jardins », on y trouve ce vers « les jardins parlent peu, si ce n’est dans mon livre », nous rectifierons : dans mon livre et dans Inf’Auxonne N° 45 de juillet 2014 !

     Vous connaissez sans doute aussi l’issue tragique de cette fable : le fameux « Pavé de l’Ours », devenu proverbial ! Eh bien ! Chers amis, le  « Pavé de l’Ours » destiné à réveiller « La Belle endormie », il vient tout juste d’être lancé au Charmoy ! Et paf !!

       Oui, sans blague ! Allez en page 6, colonne de droite, et vous en trouverez la confirmation dans ce paragraphe discret :

« Les travaux de l’hyper marché [sic] LECLERC sont commencés, nonobstant un énième recours au Tribunal administratif déposé par un riverain ayant partie liée avec une autre grande surface auxonnaise. Il ne fait aucun doute que ce recours sera vain, comme l’ont été les précédents. »

    Dieu que ce « nonobstant » est délicieux ! Dieu que ce  « nonobstant » nous inspire et fait surgir de notre mémoire un souvenir vieux de 2030 jours, sans que nous ayons besoin pour cela, comme certains vieux « Passionnés », de recourir au Pack « Peps Euréka » (voir page 7 dans Inf’Auxonne N° 45 de juillet 2014).

     Oui rappelez vous, le vote du 17 décembre 2008 ! La majorité alors en place répond NON à la question : « « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » et Le Bien Public du 19 décembre 2008 rend compte en toute bonne foi de ce REFUS sans ambiguïté en écrivant :

« UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

La présence des nombreux manifestants a-t-elle pesé sur le vote de chaque conseiller ? Après une courte interruption de séance, à la question posée : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmois [sic]? » 21 conseillers ont répondu « non » et un seul vote blanc a été comptabilisé. Un refus qui a rassuré et soulagé les manifestants ».

    Et puis, s’opère en catimini un processus « discret » de retournement du vote opéré par le porteur du projet en liaison avec le promoteur, tout ceci, « à la hussarde [et] sans aucune concertation » (Cette absence de concertation sera dénoncée par la suite dans un article du Bien Public du 8 avril 2009 dans lequel le porteur déclarera à sa décharge : « Il n’y a pas eu de concertation préalable tout simplement pour éviter qu’on nous mette des bâtons dans les roues » et « Je préfère qu’on m’accuse de faire cavalier seul et qu’il y ait quelque chose sur Auxonne plutôt que l’on me reproche qu’il n’y ait rien sur Auxonne »).

    Le Bien Public du 26 mars 2009 annonce enfin, comme un coup de tonnerre dans un ciel serein : « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois ». Annonce qui sera réitérée, mais cette fois selon un schéma dialectique impayable, digne du « Petit livre rouge », dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009. Dans ce numéro culte, dont la consistance demeurera inhabituelle, le porteur n’hésite pas à exhiber le satisfecit appuyé qu’il a mérité du promoteur pour sa « collaboration » et sa « discrétion » ainsi que le plan explicite d’un hypermarché (commerce de détail à prédominance alimentaire selon les normes en vigueur) de 3500 m² ! En cohérence, bien entendu, avec le vote du 17 décembre ! Ah ! Miracle dialectique !

Relecture détaillée, documentée et argumentée du processus dans : 

 

 RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

 

    Merci à Claudi pour son pavé ! Du pavé de LURE au pavé de l’ours, il n’y avait qu’un pas, aujourd’hui franchi !

     À bientôt ! Dans notre prochain article, nous retrouverons notre Jeannot paysagiste !

  Le pavé de l'ours 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 juillet 2014  (J+2030 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 07:46

ENTREPRISE  FLEURISSANTE - du 08 JUILLET 2014 (J+2029 après le vote négatif fondateur)

     Aucun écho, pour l’heure, dans la presse, des travaux de débroussaillage préliminaires qui se sont déroulés la semaine dernière sur la zone du Charmoy. Tout ce remue-ménage a quelque peu perturbé la tranquillité et l’intimité de nos petits lapins, et pourtant, les courageux Jeannots positivent, car l’arasement d’un roncier, joint à l’imagination créative  de Mesdames les Lapines vient d’offrir l’opportunité d’un terrain de basket alternatif et providentiel à ces dernières.

LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE - du 05 JUILLET 2014

     Après une phase de bouleversement qui devrait immanquablement évoquer Verdun et les grands champs de bataille de 1914-18, leurs tranchées, leurs sapes et leurs entonnoirs, la zone devrait retrouver, selon l’étude d’impact d’avril 2013, 18705 m² d’espaces verts. Un véritable parc dont l’entretien devrait s’avérer un débouché pour les entreprises locales spécialisées.

      Enchantée naturellement par la perspective de tant de verdure à venir, la communauté des petits lapins du Charmoy voit aussi dans les nécessités d’entretien de cet espace végétalisé, une perspective de création d’emploi non délocalisable et surtout un créneau offert pour une création d’entreprise. Très réactifs, nos petits lapins font déjà des projets dans ce sens.

     Un article intitulé « Bienvenue aux nouveaux commerçants et artisans », paru dans Le Bien public  d’hier 7 juillet soulignait à ce propos tout l’intérêt des créations locales d’entreprises. La présidente de l’UCIAA (Union Commerciale industrielle et artisanale d’Auxonne) déclarait ainsi : « C’est nous l’espérons, la première soirée d’une longue série. Parce que si des commerçants et des artisans s’installent chaque année sur notre territoire, c’est tout le tissu économique qui est renforcé, c’est l’attractivité du centre-ville qui est augmenté[e]… »

http://www.bienpublic.com/edition-la-plaine-la-saone/2014/07/07/bienvenue-aux-nouveaux-commercants-et-artisans

     L’article ne précise pas si Monsieur le maire, qui était présent, a évoqué l’installation qui se prépare au Charmoy, bien que celle-ci soit de taille, ni d’ailleurs si cette hyper-installation rendra le centre-ville hyper-attractif. En attendant, notre ami Jeannot prépare plus modestement la sienne et compte bien, dès l’an prochain, être présent à la future « soirée d’une longue série ».

Entreprise fleurissanteC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 juillet 2014  (J+2029 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 00:00

LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE - du 05 JUILLET 2014 (J+2026 après le vote négatif fondateur)

 

    Dans un  entretien publié dans Valeurs économiques Haute-Saône N°3 de mai-juin-juillet 2012, le « « Monsieur Leclerc » de la Haute-Saône », leader régional du Groupe LECLERC déclarait : « Mon action dans la grande distribution est de défendre le pouvoir d’achat des consommateurs ». Défendre le panier de la ménagère, voilà donc le moteur de ce « bâtisseur » qui selon le magazine « s’impose une course effrénée dans les affaires ».  Et si « certains pens[aient] qu’il le fait pour l’argent [ou] pour la notoriété » ils se trompent car « quand on lui pose la question [il] avoue sans ambages : « Ni l’un, ni l’autre » ».

    Et le magazine ajoute que  « si demain, il devait recommencer avec « le sou en poche » comme à ses débuts, ce Normand repartirait, avec la hargne du Viking, sur les chemins de croisade pour reconstituer son entreprise ». L’image est forte et suffit à expliquer que le drakkar annoncé ait fini par accoster au Charmoy. Et pourtant, à la question « Des projets dans d’autres départements ? » « « Monsieur Leclerc » de la Haute-Saône » répond : « Je me sens bien en Haute-Saône et il y a des besoins dans ce département. Pourquoi irais-je voir ailleurs ? ». Certes, le Président de la Scapalsace, propriétaire de cinq magasins en Haute-Saône, ne va pas y voir lui-même, mais malgré sa discrétion sur ce point, on sent bien que son parrainage veille à faire émerger, « sur les chemins de croisade », de nouveaux fiefs pour ses jeunes barons, toujours, bien entendu, pour « défendre le pouvoir d’achat des consommateurs » et le panier de la ménagère.

     Loin de cette chevalerie d’un nouvel âge, dont les hérauts en 4X4, concurrents sur ce point de nos politiques, proclament, haut et fort la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat des consommateurs, mais dont les bulldozers éventrent des hectares de bonnes terres agricoles, les libres petits lapins du Charmoy, ni ministres, ni directeurs, ni présidents, et qui ne mènent aucune croisade, s’accommodent, quant à eux, au jour le jour du changement avec un humour et une fraîcheur qui feront toujours défaut aux ministres, directeurs, et autres présidents !

     Les libres petits lapins du Charmoy, voilà des gaillards délurés qui ne se sont pas laissé prendre au collet de la propagande des affiches imprimées  à LURE (Attention ! l’affiche de LURE peut cacher une image d’Épinal ! les initiés comprendront….)

    Et si le BCC (Basket Club du Charmoy) a besoin de maillots, sûr qu’il ne se vendra pas à la pub du « panier de la ménagère ».

   Après le futebol, le basket C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 juillet 2014  (J+2026 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 00:00

« TENDANCE JURA » - du 26 JUIN 2014 (J+2017 après le vote négatif fondateur)

     Dans MaG’Élus N°1 Printemps/été, encart de Pays Dolois, le maire d’Auxonne interviewé faisait montre récemment d’un tropisme jurassien affirmé en déclarant : « Je serais favorable à un rapprochement avec Dole ». Il est vrai aussi, qu’en matière de politique d’implantation d’hypers, le premier magistrat d’Auxonne semble appartenir à la même tendance que Clément Pernot, maire UMP de Champagnole (Jura).

        Hebdo 39 N° 118 du 23 courant nous fait aujourd’hui découvrir avec bonheur une autre tendance, alternative celle-là, représentée par les membres du Collectif « Tendance Jura ». Sans être véritablement un fan du gratuit comtois, nous en recommandons les deux premières pages du numéro de cette semaine à nos lecteurs /trices. Non seulement les amis des politiques alternatives, mais encore les amis des bêtes, y trouveront leur compte !

     Souhaitons en passant bonne chance au chien « Vagabond » et passons de façon plus approfondie à la présentation du Collectif « Tendance Jura ». L’un des quatre membres présentés ne nous est pas inconnu, il s’agit du Champagnolais Stéphane Leng, conseiller municipal d’opposition et membre du Collectif Citoyens qui s’est activement opposé à l’implantation du Leclerc de Champagnole. Des « études champagnolaises » diverses parsèment déjà notre blog, les curieux qui voudraient en savoir encore plus pourront rejoindre le blog du Collectif Citoyens. Le chemin est simple à partir de notre blog : allez d’abord chez Michel Moreau, autre Champagnolais dont la lecture est aussi passionnante que tonique, son blog est en lien avec le nôtre ; quand vous serez chez Michel Moreau, ne vous privez pas de lecture, et quand vous serez rassasié(e) cliquez de là sur le lien du Collectif Citoyens.

          Hebdo 39 N° 118 du 23 courant présente en deuxième page trois ouvrages disponibles publiés par  le Collectif « Tendance Jura ». En cette période de démission des politiques face aux puissances d’argent, les trois titres sont alléchants. L’un d’eux a particulièrement retenu notre attention il s’agit de « Grandes surfaces – La folie des hypers gagne, le Jura y perd ! » par Stéphane Leng et Jean-Philippe Huelin (en vente en librairie et dans les points-presse du Jura au prix de 6 €) ;

    Le petit opuscule vert a été bien reçu chez les petits lapins du Charmoy. En attendant les « premiers coups de pioche », nous vous en promettons prochainement une brève recension, en vous conseillant néanmoins d’en faire l’emplette ! Ça vous changera, pour sûr, d’Inf’Auxonne et de la littérature de LURE !

  Roses de Picardie        

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 juin 2014  (J+2017 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:00

FUTEBOL, BINETTES ET GONDOLES - du 23 JUIN 2014 (J+2014 après le vote négatif fondateur)

       Le Bien Public du 18 courant consacrait deux pleines pages à notre actualité locale. La première traitait des retentissements locaux du match Allemagne-Portugal, véritable réédition à un siècle d’écart du torpillage du Lusitania, dont on peut imaginer les conséquences sur les supporters du Portugal ; l’autre traitait de terrains qui ne sont ni de football, ni même au Brésil, en bref, de « coins » de terre bien de chez nous.

      Avant d’en revenir au football qui est le vrai sujet du moment, évoquons d’abord ces « coins » de terre bien de chez nous. Bizarrement, le plus grand article est consacré au plus petit d’entre eux, désigné, selon le titre comme « Un petit coin de terre où tout pousse » et qui n’est autre que le site des « Jardins familiaux du Marais » qui vient d’être inauguré par le maire d’Auxonne.

     L’article rapportant les propos de la référente du projet précise que l’« on y trouve une mixité sociale et intergénérationnelle ». On y trouve aussi deux puits, indispensables en ces temps de sécheresse. Convaincu des vertus du jardinage, Chantecler souhaite surtout aux sympathiques jardiniers qu’ils y trouvent quelques belles treuffes au bout de leur bigot et quelques bons légumes de leur production à mettre dans leur panier !

     Venons-en pour finir au plus grand de ces « coins » de terre, quelques hectares où, sur les aires de stationnement, ne pousseront jamais plus les maïs ! Un tout petit encadré avec photo légendée lui est consacré en bas à gauche de la page. Vous l’aurez compris, il s’agit de la zone du Charmoy où « prend forme » un projet de construction d’hypermarché « soutenu par le maire », qui, photographié en haut de la page « sur l’aire de convivialité centrale [et] sous un cerisier qui a été conservé » inaugure dans le même temps, dans un cadre agreste, et selon la légende « Les Jardins du Marais ».

     Alors qu’aux-dires de qui les inaugure, « ces jardins sont un lieu d’échange, un espace de convivialité », la zone du Charmoy devient, quant à elle, lieu de clôture derrière les récentes barrières « signe annonciateur d’un début imminent des travaux » et du déferlement des engins peu bucoliques qui éventreront sans état d’âme les champs séculaires. Les semaines à venir nous permettront de juger de cette « imminence ». De précédentes annonces, dont le papier a jauni depuis, ne manquent pas, en effet, d’une imminence proclamée.

 LE CHARMOY PAR LES TITRES-du 3 septembre 2013

  En attendant, nos petits lapins du Charmoy squattent le terrain et gardent le moral. Ils adorent le foot qu’ils ne se contentent pas de pratiquer par procuration le cul dans un canapé et rêvent de longues, très longues prolongations ! Forza conigliucci !

 Stade du charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 juin 2014  (J+2014 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse