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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 00:00

LIGNE DE CHARME - du 15 JUIN 2014 (J+2006 après le vote négatif fondateur)

     Une petite note historique pour commencer. Dans son ouvrage, Napoléon Bonaparte lieutenant d’artillerie à Auxonne, Maurice Bois rapporte que Napoléon Bonaparte « partant d’Auxonne [pour Dole] à pied était de retour avant midi » (p. 82). Cette anecdote suffit à démontrer  la proximité évidente d’Auxonne et de Dole, proximité dont nous reparlerons plus loin.

    Mais qu’allait faire Bonaparte à Dole ? Il allait chez l’imprimeur Joly, corriger les épreuves de sa brochure intitulée Lettre à Matteo Buttafuoco, relative à la question corse, car à Auxonne, alors, il n’y avait pas d’imprimeur.   

     Si l’imprimeur Joly n’est plus qu’un souvenir et la Lettre à Matteo Buttafuoco, un oiseau rare sur les rayons de quelques bibliothèques, la presse gratuite doloise actuelle se montre en revanche très active. Bonaparte se faisait imprimer chez Joly sur papier pur chiffon et en tirage limité à 100 exemplaires, à présent, diverses personnalités locales auxonnaises de naissance ou d’adoption s’expriment et s’impriment au fil des pages bigarrées du gratuit Pays Dolois. Les supers, hypers et autres annonceurs sympas brisent la monotonie de leurs publicités, en faisant un peu de place aux élus réels ou potentiels dont les portraits et les interviews se glissent opportunément entre le rayon boucherie et le rayon bricolage.

      Un encart spécial leur sera désormais réservé épisodiquement, il s’agit de  MaG’Élus, encart de Pays Dolois, dont le N°1 Printemps/été vient juste de paraître. Dans notre précédent article du 6 juin, nous annoncions d’ailleurs y avoir retrouvé notre maire. Si Bonaparte était encore parmi nous, il se réjouirait de la proposition exprimée par notre premier magistrat  dans MaG’Élus N°1 : « Les bus du Grand Dole s’arrêtent à Sampans. Moyennant contribution, on pourrait proposer qu’ils viennent jusqu’à Auxonne ».

       Tout comme Bonaparte en son temps, de nombreux Auxonnais se rendent à Dole. Le p’tit Auxonnais, Journal des Compagnons du Val de Saône, en faisait déjà la remarque dans son N°9 de juin 2010 en soulignant  « le nombre de véhicules immatriculés en 21 sur les parkings des grandes surfaces doloises (ce ne sont pas des Dijonnais !) ». Tous ces « immatriculés en 21 », qui  « ne sont pas des Dijonnais », ce sont des évadés commerciaux, que la réalisation de la  zone commerciale du Charmoy devrait retenir. C’est pourquoi Le p’tit Auxonnais dans ce même numéro 9 appelait « fortement » à voter OUI pour le projet.

     Mais un bus DOLE-AUXONNE, me direz-vous,  voilà qui n’est pas de nature à freiner cette évasion vers Dole et qui risque de décevoir le rédacteur en chef du  p’tit Auxonnais, fidèle adjoint de surcroît de l’émetteur de la proposition !

    Si vous pensez cela, c’est que vous n’avez rien compris. Tout en permettant l’opportunité de se rendre facilement à Dole, la nouvelle ligne prolongée permettrait surtout de desservir avec une fréquence et une capacité raisonnables la zone projetée du Charmoy, dont un des points faibles reste l’absence de transports collectifs significatifs.

  Cette carence, la première décision négative 317 D du 20 janvier 2010 de la CNAC l’avait pointée en soulignant que le projet « n’est pas desservi par les transports collectifs ». Lors du troisième passage en CNAC de janvier 2012, les solutions avancées dans le dossier pour résoudre le problème durent paraître anecdotiques car, en donnant finalement son accord, la CNAC s’abstint prudemment d’évoquer à nouveau dans ses attendus la question des « transports collectifs ».

      Vue du Charmoy, cette prolongation de ligne peut donc apparaître surtout comme une riche idée propre à drainer une frange de clientèle peu mobile vers la zone, tant au départ d’Auxonne que de Dole d’ailleurs ! Dijon a Divia et ses « lianes », Auxonne pourrait avoir bientôt sa « ligne de charme » pour le Charmoy ! Un vrai coup « tactico-logistique » digne du « petit Caporal » !

 Station CharmoyC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juin 2014  (J+2006 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 00:00

COUPS DE RABOT - du 22 mai 2014 (J+1982 après le vote négatif fondateur)

    Les dimensions élargies des nouveaux TER commandés par la SNCF vont nécessiter pas mal de coups de rabot sur les quais les plus anciens. L’affaire a fait un véritable buzz dans les médias, il est possible qu’une certaine part d’imprévision ait pu présider au choix des nouveaux matériels. Nous savions que l’élite de nos décideurs ne prenait jamais le métro, il est possible aussi qu’elle emprunte rarement un TER. Tout comme certains responsables ne prennent jamais le temps de s’arrêter pour discuter avec le petit commerçant du coin.

      Le buzz déclenché par l’affaire tient sans doute plus à la reconnaissance forcée, tardive et a posteriori des conséquences de la décision, qu’à l’objet de la décision elle-même, qui, mûrement étudiée, documentée et débattue, n’aurait pas entraîné tout ce tintouin !

     Mais n’allons pas confondre Chantecler et La vie du rail et rentrons dans notre ornière habituelle qui est la voie  d’un scepticisme déclaré à l’égard des bienfaits supposés de l’hyper-distribution périurbaine.

    Tous nos lecteurs/trices connaissent à présent ce scepticisme qui s’applique localement aux diverses décisions de diverses autorités prises ces dernières années à propos de la zone du Charmoy. Nous avons d’ailleurs eu des précurseurs activistes en ce domaine puisqu’un certain nombre d’autorités, d’associations  et de groupes locaux, proches de la majorité municipale s’étaient opposés véhémentement dès 2009 et jusqu’en 2011 aux premières décisions de la CDAC et de la CNAC.

      Le Bien Public du 17 mai dernier, revenant sur le sujet du commerce local, publiait un article intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? ». Dans cet article, le premier magistrat d’Auxonne, appelé au chevet du commerce traditionnel, proposait à l’usage de celui-ci la règle d’or suivante : « L’important, c’est de proposer une offre qui soit innovante, il faut savoir se démarquer » et quelques lignes plus loin, il ajoutait à propos de la zone du Charmoy : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir ».

         Ces premiers coups de pioche, tout comme la livraison des nouveaux TER élargis, pourraient bien entraîner à terme des conséquences jusque-là prudemment tues, car le sujet est de ceux qui peuvent fâcher ! Un sérieux coup de rabot sur le petit commerce traditionnel n’est pourtant pas à écarter, même si jusque-là il n’a pas été sérieusement envisagé par les initiateurs et partisans du projet du Charmoy. Rappelons encore une fois à ce propos, que dans une première décision 317 D  du 20 janvier 2010, les membres de la CNAC avaient opposé un véto au projet initial en déclarant explicitement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et qu’il  « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Cela n’annonçait-il pas déjà clairement un « coup de rabot » sur l’animation et l’activité commerciale du centre-ville ?

     À présent que les « premiers coups de pioche » ont été annoncés, leurs initiateurs doivent se préparer à devoir assumer rapidement  la responsabilité des « coups de rabot » prévisibles et imprévisibles sur le commerce du centre-ville dans un avenir plus ou moins proche !

   Coup de rabot C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 mai 2014  (J+1982 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S;, Auxonnais - dans Revue de presse
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 00:00

44, UNE POINTURE ! - du 19 mai 2014 (J+1979 après le vote négatif fondateur)

        Comme promis, nous vous proposons une petite recension d’Inf’Auxonne N° 44…Oui, vraiment, ce 44, c’est une pointure, à en juger du moins par la couverture ! Sympa et très rocky cette couverture ! Compliments au photographe ! Le chanteur a beaucoup d’allure dans sa juvénile minceur !  Voilà une couverture qui « se démarque » des précédentes ! Le petit couplet encadré, sur lequel le rocker semble négligemment s’asseoir, reste, quant à lui, dans une ligne nettement plus classique. Oui ! Du classique de  chez nos caciques !

        Un feuilletage rapide révèle, qu’en ce qui concerne le contenu, c’est « le petit couplet encadré », beaucoup plus que le rocker endiablé, qui donne le la et bat la mesure. Au bout du compte, rien de neuf dans la présentation qui reprend en fait le plan habituel. Ouf ! Le senior que je suis ne risque pas d’être désorienté ! Mais j’avoue que la lecture de cet Inf’Auxonne N° 44 n’a pas donné vraiment beaucoup de « peps » à mes neurones !

       À noter que la zone du Charmoy, notre thème de prédilection depuis juin 2010, n’est pas évoquée dans ce numéro. Il est vrai que le sujet a beaucoup vieilli et qu’il ne passionne plus guère, 5 ans déjà ayant passé depuis l’enthousiaste et indépassable N° 25 de mai 2009 ! En comparaison, ce N° 44 manque vraiment de « peps » !

      En quête, sans doute, d’un nouveau souffle et d’un peu d’air frais, le rédacteur du 44 termine par cette question : « Pourquoi pas un conseil municipal des jeunes ? ». Diable ! Les « vrai(e)s » seraient-ils/elles vieux/vieilles ?!

     C’est vrai que Champagnole, notre jumelle modèle jurassienne, a du « peps », elle, car elle a  déjà son Leclerc, et aussi son Conseil municipal des jeunes.

      Quittons la « Perle du Jura » pour revenir à la « Capitale du Val de Saône » et les colonnes de Champa’infos N° 81 pour revenir à celles d’Inf’Auxonne N° 44.

     Outre le fait qu’elle ne soit pas franchement rocky, la partition en duo et en contrepoint de la tribune libre semble toute triste, perdue qu’elle est dans sa grande page blanche, un peu comme le seraient les quelques assistants d’une réunion pour les européennes dans une salle à coup sûr dépeuplée. Page blanche et salle vide, tels sont les deux maux des faiseurs de discours ! La politique connaît, elle aussi, ses pénibilités.

     Une « nouveauté » architecturale à ne pas manquer cependant : « Le puits du Trésor Public d’Auxonne ». On espère seulement qu’il n’est pas sans fond ! Il paraît qu’on en parle déjà à Bercy…Sans rire !?  Oui, sans blague ! À suivre donc…

      Aujourd’hui, Claudi s’est fendu d’une petite contribution bénévole à verser au service de documentation  du futur conseil municipal des jeunes. Bravo Claudi ! « À une époque où l’opinion de chacun a le droit d’être exprimée », n’appartient-il pas à chacun d’apporter librement sa brique à la construction d’une démocratie authentiquement participatatatative !

    Dans le même registre, rappelons un précédent article de Chantecler à destination de notre belle jeunesse et dont la lecture reste toujours instructive et propre à développer une pensée alternative en réaction au formatage insidieux véhiculé par les « mallettes pédagogiques » de quelques grands groupes dans les écoles de notre douce France !

LES PETITS LAPINS AU CHARMOY - du  4 juillet 2013            

fiche pédagogiqueC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 mai 2014  (J+1979 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S. Auxonnais - dans Revue de presse
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 00:00

  LES CHAMOIS DU CHARMOY - du 18 mai 2014 (J+1978 après le vote négatif fondateur)

 

   Le Bien Public de vendredi dernier 16 mai relatait la capture d’un chamois dans l’agglomération dijonnaise. Le quotidien mentionnait en outre que le fait n’avait rien d’exceptionnel. Le centre ville tranquille (trop tranquille) de notre bonne ville d’Auxonne n’est donc pas à l’abri d’une irruption de la faune sauvage.

    Cela ne semble pourtant pas être actuellement le souci majeur des commerçants de notre cité historique qui « livraient leurs impressions sur la situation dans la commune » dans un long article du Bien Public d’hier 17 mai, intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » sous la plume d’Inès de la Grange. Sous ce titre alarmant, figuraient deux sous-titres indiquant pour l’un : « autant de fermetures que d’ouvertures [de commerces] en 2013 » et pour l’autre, l’installation d’un Leclerc. Si le premier de ces sous-titres pourrait sembler traduire un équilibre de l’activité commerciale du centre-ville, le second concerne, quant à lui, un projet extérieur à ce centre-ville. À propos des retombées de ce projet, nous attendons encore qu’on nous démontre more geometrico qu’il aura une influence vivifiante sur l’animation d’un centre-ville dont la santé semble déjà bien précaire.

      Rappelons pour mémoire que, dans une première décision 317 D  du 20 janvier 2010, les membres de la CNAC, eux-mêmes, s’étaient montrés critiques à ce sujet. Ils avaient en conséquence jugé défavorablement le projet initial en déclarant explicitement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et qu’il  « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Mais, par la suite, le projet ayant évolué dans ses détails, tout en conservant son pion essentiel, l’hyper, la CNAC devait changer d’avis… très opportunément et très radicalement.

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE  AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

     Après ce détour, visant à rappeler un revirement –  parmi tant d’autres – dans cette inénarrable saga du Charmoy, revenons à l’article intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » publié dans Le Bien Public d’hier 17 mai. Le diagnostic est inquiétant, et le pronostic tout autant. Aux grands maux, les grands remèdes ! Pas vrai ? Alors appelé au chevet du commerce traditionnel, le premier magistrat d’Auxonne propose un traitement : « L’important, c’est de proposer une offre qui soit innovante, il faut savoir se démarquer » et quelques lignes plus loin, il ajoute à propos de la zone du Charmoy : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir ». À la bonne heure ! Voilà sans doute le remède héroïque propre à obtenir la guérison radicale d’un centre-ville déjà languissant !

       Créer, sur le modèle consumériste dépassé des années 70-80 de l’autre siècle, une zone commerciale périurbaine standard centrée sur un hypermarché n’est-ce pas là une solution proprement « innovante » ? Certes « l’église, récemment restaurée, brill[ait] par sa beauté », mais l’hyper brillait scandaleusement par son absence. Rendez vous compte, une petite ville sans son hyper, au siècle où nous vivons, c’est comme un village sans son clocher ! Il fallait s’empresser de réparer l’oubli ! Inf’auxonne N°25 de mai 2009 passera à la postérité comme le témoignage vibrant de cet empressement, diligent et discret, salué par la reconnaissance du promoteur !

      De tout cela, il vaut mieux rire que pleurer, comme nous en avons d’ailleurs pris sainement l’habitude, car il importe bien de « savoir se démarquer » du prêt-à-penser moisi et de la langue de bois des tenants d’une société fondée sur les seules valeurs comptables de la sacro-sainte gestion au service de la sacro-sainte économie néo-libérale !

      Nos amies les bêtes, dont l’instinct n’a pas encore été remplacé par un tiroir-caisse, en l’occurrence, les chamois du Charmoy, ont bien compris cela ! Voilà ce que constateront sans peine tous/tes les ami(e)s de Chantecler en découvrant l’illustration de Claudi !

   Au fait Inf’auxonne N°44 de mai 2014 vient de paraître. Plus discret que son illustre ancêtre N° 25 de mai 2009 à propos de la zone du Charmoy, il ne dit mot sur le sujet. Que dit-il alors ? Nous en dirons un mot prochainement.

Chamois au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 mai 2014  (J+1978 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:00

BOUTIQUES EN TOC - du 27 avril 2014 (J+1957 après le vote négatif fondateur)

    Dernièrement, notre sympathique homologue champagnolais Michel Moreau, dont le blog est en lien avec le nôtre,  publiait son article « Champagnole perle du tourisme commercial ».   Nous vous en conseillons la lecture.

http://michel-moreau.over-blog.com/

    Michel Moreau évoque  d’abord l’avalanche d’ouvertures de grandes surfaces dans la « Perle du Jura » : « un bienfait arrive rarement seul. Mais, s'ils se succèdent plus vite ici qu'ailleurs, les cadeaux qui fondent sur notre ville ne sont pas des dons du ciel mais les fruits du dynamisme économique de nos élus locaux guidés par un pilote [Monsieur Clément Pernot, maire de Champagnole] bienheureux et éclairé » ; il brosse ensuite avec talent un tableau haut en couleurs du succès du « tourisme commercial » suscité par ces grandes surfaces. Parmi le flot de touristes, la composante auxonnaise tient d’ailleurs sa place et le lecteur  curieux  pourra juger lui-même de tout l’intérêt que les Auxonnais(e)s trouveront à faire du shopping à Champagnole !

      Le centre ville de Champagnole et son âme ne sont pas oubliés dans l’affaire« l'Avenue de la République est large, les trottoirs n'y sont pas encombrés. La mairie s'impose. Peut-être aurez-vous la chance insigne d'être entraperçus par notre premier magistrat. Son bureau domine la place et sa fontaine. En passant jetez un œil. Si votre visite de Champagnole vous a plu c'est à lui que vous le devez. On lui prête un projet plus époustouflant encore de nouveauté qui fera de Champagnole la ville pionnière en matière de tourisme commercial. Mais saviez-vous que si une ville est classée touristique les indemnités de ses élus peuvent être majorées de 25 %? ».  Michel Moreau nous livre alors à l’appui un échantillon du « projet époustouflant » qui sera mis en œuvre pour pallier esthétiquement et en douceur la fermeture des commerces le long des « trottoirs qui ne sont pas encombrés » : « Chaque fois qu'un commerce fermera, un concours sera organisé pour décorer la devanture aveugle... en trompe-l'œil. Facile à imaginer pour un magasin d'optique : des visages avenants agrémentés de montures hi-tech. Là où hier vous balanciez entre blanquette et pot-au-feu, un boucher au tablier immaculé tranchera dans la croupe d'une vache réformée ».

       À qui oserait prétendre que Michel Moreau de Champagnole est un aimable farceur nous rétorquerons que c’est, tout au contraire, un visionnaire inspiré. Et nous en donnerons pour preuve un très récent article du Bien public, paru le 25 courant. Sous le titre « Une ville de collections », Inès de la Grange décrit comment « Les commerçants [de Saint-Jean-de-Losne] s’unissent pour redynamiser la commune ». Le procédé envisagé est le suivant « Les boutiques de la commune mettront à l’honneur, chaque mois, une collection différente. Des vieux postes de radio aux poupées, il y en aura pour tous les goûts ». En résumé, du commerce de proximité au vide-greniers, il n’y a qu’un pas à franchir !

         Les devantures désertées ne sont pas oubliées dans l’article : « l’objectif sous-jacent était également d’habiller les anciens commerces. L’association a contacté les propriétaires des anciens magasins afin d’installer des objets dans les vitrines vides ». La solution est peut-être moins séduisante que celle des murales champagnolais mais elle partage le même objectif : celui d’une habile thanatopraxie d’un commerce de proximité dont le taux de mortalité inquiète et dont les dépouilles aveugles dépriment le badaud arpentant des centres tristounets et désertés !

         Au train où vont les choses il est permis d’imaginer que le trompe-l’œil a un bel avenir dans nos cœurs de villes (et villages) disneylandisés. Avant la fin du siècle on verra sans doute nos mairies transformées en musées et là, dans des salles du conseil à la mode du Musée Grévin, les badauds du tourisme international pourront admirer à loisir  des collections de maires en cire ! La petite administration de proximité, remplacée par le discount de l’hyperadministration numérique, partagera donc pour finir le même sort muséal que le petit commerce, de la mort duquel elle fut, à vrai dire, le trop fréquent complice !

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

Vitrine animée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 avril 2014  (J+1957 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 00:00

C’EST DANS LES VIEUX POTS - du 18 avril 2014 (J+1948 après le vote négatif fondateur)

   Dans un article intitulé « des « com com » très disputées », Le Bien Public d’hier 17 avril, sous la plume de Nicolas Rouillard et Inès de la Grange, écrivait à propos des candidatures à la présidence de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône : « On compte, a priori, trois candidats à la présidence. Il s’agit de Raoul Langlois, maire d’Auxonne, Fabrice Vauchey, membre de l’opposition municipale et Jean-Paul Vadot, président sortant. »

       Afin de parfaire sa connaissance des mécanismes d’une institution encore mal connue à bien des égards et dont l’importance ne cesse pourtant de croître dans les strates inférieures du mille-feuilles administratif, votre serviteur s’est donc rendu hier soir à la Salle des fêtes de Villers-les-Pots, ancienne « Cité de la Joie » pour assister à l’élection du bureau renouvelé de la « com com ».

       Dans une vaste salle bien chauffée, et aux murs peints dans une tonalité verte très apaisante, était dressée une grande table en U : au centre, la présidence de séance et les urnes, à droite du président, les 19 délégué(e)s des villages, à gauche du président les 18 délégué(e)s de la ville-centre, moins une absente qui avait donné procuration. Partant de son socle présidentiel, le U développait donc une branche urbaine et une branche rurale et à l’extrémité de ces deux branches, fleurissait tel un lilas printanier un parterre de public assez nombreux séparé en deux par une large allée.

     C’est dans cet espace bien ordonné que s’est déroulée pendant près de quatre heures une série de scrutins à bulletins secrets permettant d’élire les douze membres du bureau : un président, 5 vice-présidents, 6 autres membres. Au total, ce sont 14 scrutins entrecoupés de plusieurs interruptions de séance qui auront occupé ces 4 heures assez éprouvantes, heureusement conclues par un sympathique pot offert par la municipalité hôte de Villers-les-Pots.

     Une surprise initiale : ce ne sont pas 3 candidats à la présidence qui se sont présentés, mais deux et à vrai dire, un seul, car si Monsieur Vadot, président sortant s’est bien présenté lui-même, Monsieur Combépine, premier adjoint auxonnais, a été présenté par son maire Monsieur Langlois qui voyait sans doute en son bras droit « quelqu’un qui puisse convenir à tout le monde », oiseau rare s’il en est, qu’il avait avoué chercher dans l’article du Bien Public cité plus haut.

      Un long moment de suspense a ouvert la soirée et c’est après deux tours ex-aequo à 17/17 puis 18/18 que Monsieur Vadot a fini par l’emporter sur Monsieur Combépine à 19/18.

     Ont suivi les 5 scrutins des 5 vice-présidents proposés et répartis d’un commun accord ainsi : 3 « urbains » (MM. Langlois, Lapostolle, Zrizou), 2 « ruraux » (MM. Sordel, maire de Tréclun et Vautier)

      Et pour terminer,  6 autres membres du bureau ont été élus : 5 ruraux (MM. Sturer, Perron, Deveaux, Hacquin, Rousseau) et un « urbain » (M. Combépine contre MM. Vauchey et Coiquil).

     Conclusion : un bureau exclusivement masculin. La parité, mon bon seigneur !!

     Les derniers scrutins n’étaient pas empreints du sérieux des premiers et le passe-temps favori consistait à voter pour des non-candidats dont les noms revenaient souvent déclenchant sourires et mimiques entendues. Un peu potache tout cela après l’entrée en matière dramatique où une ambiance « à l’ukrainienne » (toutes proportions gardées) pleine de menaces, flottait presque.

    Le crémant était bien frais, mais à part les noms des heureux élus, dont quelques-uns sont déjà « des grands classiques » de l’appareil, et les qualités requises pour être un bon assesseur, je n’aurai pas appris grand-chose sur notre « com com », et ses projets pour le territoire !

     Dans ce genre de réunions, tout comme dans celles des conseils municipaux, le citoyen assistant est dans la position du spectateur d’un théâtre d’ombres chinoises qui ne peut passer derrière la toile sur laquelle se reflètent les ombres ou bien encore dans celle d’un client de restaurant qui ne peut ni voir la cuisine, ni y accéder. Il faut faire confiance aux « spécialistes » et ne pas importuner le Chef ! Et pourtant c’est à la cuisine, électorale ou autre que tout se prépare. Et vu la persévérance du personnel à y demeurer jusqu’à un âge vénérable et chenu on finira  bien par croire que c’est dans les vieux pots que l’on fait la bonne soupe ! Les vieux pots de Villers, bien entendu !

uraniumC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 avril 2014  (J+1948 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:00

CONSERVATISME ET CONSERVATION - du 08 avril 2014 (J+1938 après le vote négatif fondateur)

       Sous le titre « Le conseil est installé »,  Le Bien public d’hier 7 avril, relatait la première séance du conseil municipal de la nouvelle mandature à Auxonne qui s’est tenue vendredi dernier 4 avril. Nous avions, de notre côté, précédemment rendu compte de cette réunion. 

 

« NOUVEAU » DÉPART - du 05 avril 2014

       À remarquer que l’article du Bien public est bâti de façon tout à fait similaire à un précédent article du 2 courant, titré « Transition sous tension », et qui traitait de la première séance du conseil à Genlis : une demi-page de texte et une page et demie de photos (dont une pleine page en couleurs). En ce qui concerne le texte, la version auxonnaise, beaucoup plus paisible que la version genlisienne, ne s’enrichit pas, comme cette dernière, d’une citation littéraire. Nous n’avons pas droit à Rudyard Kipling ! La culture littéraire serait-elle mal aimée à Auxonne ? Face à cette carence culturelle, j’oserai pour mon compte, les pages roses : « Bis repetita placent ».

      Il est vrai que comme le précise l’article, le conseil a été « relativement court » et que pour cette raison, il n’y avait pas de place pour les fioritures et les belles formules. À propos de formules, on notera toutefois cette déclaration du maire : « Je vais porter cette écharpe avec beaucoup de fierté et d’humilité ». Cette formule révèle un certain goût du paradoxe déjà affirmé dans un tract de campagne qui déclarait la « grandeur et la servitude » des fonctions de maire. 

 

SERVITUDE ET GRANDEUR - du 29 mars 2014

     La lecture du texte de l’article s’étant révélée quelque peu ennuyeuse, mon œil a glissé rapidement vers la galerie de portraits. Celle-ci a le mérite de nous apprendre enfin l’âge de nos élus, sans toutefois aller jusqu’à nous préciser leur profession, comme le fait l’article de Genlis. Avantage sur Genlis cependant, c’est la date exacte et non seulement l’année de naissance qui est donnée, les passionné(e)s d’astrologie ne manqueront pas d’en tirer pronostics et prédictions !

     Trêve de plaisanterie ! Je voudrais vous faire part d’une observation remarquable qui pourrait faire l’objet d’une communication prochaine à l’Académie de médecine sous le titre : « Les fonctions électives sont-elles le meilleur remède au vieillissement ? »

     Cette observation, la voici : parmi tous les visages de la « galerie », un seul semble avoir traversé les années sans aucun changement visible appréciable et les crèmes antirides et autres masques n’y sont sans doute pour rien, puisqu’il s’agit d’un visage masculin.

     Pour un examen plus attentif et rétrospectif nous joignons en illustration deux extraits des trombinoscopes  d’  « Auxonne passionnément » diffusés respectivement en 2008 et 2014. Nos lecteurs/trices pourront les confronter à l’article cité en référence et se convaincre sur pièces de la vertu conservative de la fonction d’adjoint. Comme disait le Docteur Besançon : « Ne pas dételer ! »

2008-2014C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 avril 2014  (J+1938 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 00:00

« TROISIÈME TOUR » - du 03 avril 2014 (J+1933 après le vote négatif fondateur)

       Par un abus de langage, c’est ainsi que nous désignerons l’élection du maire et de ses adjoints par le conseil municipal renouvelé. Cette élection se déroulera demain soir 4 avril à 18 heures en la nouvelle salle du conseil.  À propos de cette nouvelle salle du conseil, Inf’’Auxonne N° 40 d’avril 2013 publiait la photo d’« un magnifique mur en pierre découvert par hasard » (N.D.L.R. en fait un assez banal mur de moellons en opus incertum décapé et jointoyé à la mode des auberges de campagne des années 1970) et précisait qu’elle « permettra désormais un accès aux personnes à mobilité réduite », un conseil donc, si vous voulez tous prendre place confortablement,  venez en fauteuil !

        En parlant de fauteuil, notre maire sortant devrait être réélu sans surprise, et comme on dit « dans un fauteuil ». Parcourant Le Bien Public d’hier 2 avril, nous avons noté la place très importante consacrée à l’élection du nouveau maire de Genlis sous le titre « Transition sous tension ». À la différence d’Auxonne, Genlis aura donc un maire médecin. À lire l’article, la « médicalisation » du fauteuil de maire, chère à notre Docteur, ne s’est pas faite sans quelques grincements…Sur les plaies encore vives, le maire-médecin applique donc un baume littéraire en citant Rudyard Kipling et son fameux poème « Tu seras un homme mon fils ». Je sais que l’un de nos adjoints sortants affectionne particulièrement ce poème puisqu’il me l’a confié par écrit un jour de janvier 2012. Pour mon compte, au-delà de ce poème moralisateur, Kipling est surtout un reporter génial et l’auteur du « Livre de la Jungle » où règne la loi du même nom.

     Dans la jungle électorale auxonnaise, quelques fauves numériques auront rôdé, « Flamby local », « torpilles petite et grosse», menant la vie dure à nos « Mowglis ». Dans ses remerciements, en page 4 du Cahier local du Bien Public du 2 courant, le maire sortant, mentionne néanmoins une campagne « propre et sereine ». Ce concept de campagne propre et sereine ne va pas sans rappeler celui de « guerre fraîche et joyeuse » cher au Kronprinz, fiston du Kaiser. Quant à nos « Mowglis » ils affirment, dans leurs remerciements en page 5, vouloir poursuivre « la formidable aventure humaine que nous venons de vivre ». Pour avoir observé cette campagne de près et dans son ensemble, je ne partage pas leur vision lyrique. Plus qu’une « aventure humaine » c’est à une assez médiocre « comédie humaine », à laquelle il me semble avoir assisté et par bien des côtés de la « conférence » du caveau, aux adoubements et ralliements des vassaux du Vannois, en passant par les invectives du salon des Halles et les prises de bec de la rue Émile Gruet il faut bien avouer qu’elle n’était pas franchement « formidable » cette comédie !

      Nul ne peut ignorer la sympathie que je porte à nos « Mowglis », c’est pourquoi pour faire pendant au très droitier et trop classique « Tu seras un homme mon fils » je leur dédierai cette dernière phrase de L’aventure humaine de Jean Rostand, en quelque sorte frangin de Chantecler puisqu’Edmond est leur père à tous deux : « Le but de l’humanité n’est pas d’écouler le plus grand nombre d’existences, mais de donner à chacun les meilleures chances de bien naître et de réaliser son aventure » .

     Ils pourront l’adapter à leur guise, je suggère pour mon compte : « Le but de l’élection n’est pas seulement d’obtenir le plus grand nombre de sièges, mais de se donner les meilleures chances de réaliser son aventure ! ». Bonne chance et surtout bonne  poursuite de « l’aventure », les « Mowglis » ! Nous espérons ne pas être déçus !  

MowglisC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 avril 2014  (J+1933 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:00

UNE VICTOIRE DU MOUVEMENT CONSUMÉRISTE - du 31mars 2014 (J+1930 après le vote négatif fondateur)

 

      Après les bals de Carnaval, la Salle des Fêtes de notre bonne ville, était hier soir le théâtre du deuxième tour des municipales.

 Kwa tu fée dimanche ? 

 Ch’sais pas trop

 Alors va donc vôter pour not’Raoul, les aut’s, tu sais c’est tous mentoux, socialos et compagnie !

 

   Ils sont sans doute quelques-uns à avoir suivi le conseil et ils se sont passé le mot. Et puis conformément à l’inéluctable tendance à la désertification médicale, Docteur Miracle ayant fermé son cabinet électoral, il fallait bien que ses patients électeurs (car il en faut de la patience) aillent se faire soigner quelque part. Et il semble bien qu’ils aient préféré la tradition à l’aventure pour aller faire soigner leurs écrouelles électorales : « Le Raoul te touche, Dieu te guérit ! »

   Et puis la visite-éclair de Monsieur Sauvadet, qui a la parole et le tutoiement faciles, mais la réponse plutôt évasive, aura su convaincre encore quelques douzaines de gens du terroir car en bon enfant de l’Auxois, il sait convaincre le rural. Voilà un homme de terroir, un vrai rural qui a jadis, d’un geste ample et large, semé la bonne parole dans les sillons du Bien Public !

   Au total l’action conjuguée du Ministre et du Docteur auront sans doute contribué pour une bonne part à gagner les 202 voix d’avance. Le Bien Public qui mentionne dans son article d’aujourd’hui « le soutien de François Sauvadet » et l’appartenance à « Debout la république » du Docteur, ne me démentira pas. Le maire sortant s’est révélé de fait comme l’Étoile polaire providentielle d’une droite frileuse et désorientée. Dans son allergie à tout voisinage de gauche, plus d’un(e) s’est résolu(e) à avaler l’amère pilule ! Une accessibilité facilitée à tous au lieu du vote, un recours opportun aux procurations  auront fait le reste. Se faire élire est aussi un métier ! Ça ne s’improvise pas ! Chaque épi glané sur le champ de l’élection compte !

   Fauchage et glanage en quelque sorte les deux mamelles de l’urne. Si Monsieur le maire de Labergement n’a pas eu la chance d’être élu, je me rappelle néanmoins le grand discours hagiographique qu’il tint en présence de Monsieur Sauvadet en 2011 et me remémorant plus précisément la partie agricole,  je me dis : qui sait comment traire les vaches, sait à coup sûr traire les voix et qui a démarié les betteraves dans les plaines de Picardie n’oublie pas non plus de démarier les unions contre-nature !

    Au bout du compte, tout s’est bien passé et c’est reparti comme avant. Un temps perplexes et congestionnés dans l’atmosphère surchauffée de la Salle des Fêtes, les visages du trombinoscope de la Passion ont progressivement retrouvé leur assurance et leurs sourires de connivence. Ouf ! On reste, les copains et les copines ! La victoire n’est peut-être pas écrasante, mais c’est une victoire quand même ! On reste entre nous et  Auxonne reste entre de bonnes mains, les nôtres !

     En juin 2010,  1533 votants soit 30,29 % des inscrits avaient élu Leclerc, hier 31 mars, 1572 votants, soit 30,55 % des inscrits ont élu Monsieur Langlois, résultats très comparables qui se situent tous deux à moins d’un inscrit sur 3.

      Peu de changement donc. À noter tout de même l’accession de Monsieur Montial au poste de Conseiller municipal. Avec lui, c’est une association (parmi quelques autres !) qui entre au conseil, une association de consommateurs très active à l’affichage en 2010. Aux côtés de Monsieur le Maire, il œuvrera sans doute à une ouverture rapide du Leclerc annoncé. Bon courage, quand même, Monsieur Montial !

        Et surtout bonne chance aux très honorables perdants, ils ont l’avantage de la jeunesse, l’avenir leur appartient !  Et 26,62 % des inscrits, soit plus d’un inscrit sur 4 comptent sur eux pour soulever la chape de plomb !

      Comme cette élection a vu se développer le rôle de la toile, je tenais à rendre hommage, parmi les combattants du clavier,  à ceux et celles qui, dans les deux camps, ont su,  à visage découvert, aligner plus de trois lignes sans faute, ce qui n’est pas le cas d’un certain candidat. L’illustration de Claudi, de forte inspiration hellène, est dédiée à deux d’entre eux : votre serviteur d’abord, qui le mérite bien, et une nouvelle conseillère passionnée que les initiés reconnaîtront sans peine.

     En conclusion et en mémoire du vote du 17 décembre 2008 (« Souviens-toi du vase de Soissons »), je n’ai pas manqué, après l’annonce des résultats et à la sortie de la salle, de serrer la main de notre Maire récidiviste en lui demandant, sans discrétion particulière, si cette élection était ou non à dominante alimentaire. Visiblement réjoui, il a souri de ma question sans me répondre vraiment. Une bande de jeunes lascars témoins de la scène m’ont accusé de cirer les pompes. Ah ! quel ingrat métier que celui d’échotier bénévole sans astreintes et sans indemnités et qui sans la grandeur, ne connaît que la servitude du labeur d’informer !

        J’espère bien prendre un peu de vacances, mais Chantecler a encore de l’avenir, j’en suis persuadé !     

Coq et sirèneC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2014  (J+1930 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

PROPOS DE CAMPAGNE - du 17 mars 2014 (J+1916 après le vote négatif fondateur)

   Le paysage médiatique local actuel signe plus que jamais la nécessité de notre blog. La presse locale traditionnelle semble pour le moins à la traîne et nous ferait presque louer les productions du gratuit comtois « Hebdo 39 » qui semble, tel une greffe, avoir pris le relais d’un organe quelque peu défaillant. Voilà donc où nous en sommes ! En témoigne l’article paru dans Le Bien Public du 15 courant en page 3 sous le titre « Raoul Langlois en campagne » qui écrit : « le maire sortant a évoqué, au cours d’une réunion publique, le bilan de sa mandature et présenté la liste « Auxonne-Passionnément » ». Voilà donc un scoop et une nouvelle bien fraîche : la relation d’un fait qui s’est déroulé il y a presque un mois, le 19 février dernier !    

  On aura meilleur temps de relire, à propos du même évènement, l’article correspondant du numéro 101  d’Hebdo 39 du 24 février dernier largement exploité par ailleurs sur le blog d’ « Auxonne-Passionnément » où il  générait, encore récemment, une débauche de commentaires.

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

On pourra aussi se reporter, toujours sur le même sujet, à notre article

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

     Nous dirons à présent un mot de la réunion de Monsieur Coiquil qui s’est tenue il y a 3  jours, le 14 mars à l’Aiglon. Le candidat entouré de ses colistiers, y présentait son équipe et son programme. Présentation brève et sans grandiloquence dans une ambiance plutôt bon enfant. Nous laissons le soin aux journalistes stipendiés d’en rendre compte par le menu, nous attachant seulement à en souligner le style radicalement différent de la réunion évoquée plus haut. Un conseiller municipal sortant, de la liste « Auxonne-Passionnément », a eu ainsi tout le loisir  d’y porter largement et longuement la contradiction sur divers sujets, semblant même parfois voler la parole à deux adjoints de la même équipe, l’un pilier des finances et l’autre chêne tutélaire de la forêt, dont le silence fut remarqué. Et pourtant, Dieu sait si son compagnon contradicteur en cassait, du bois ! Votre serviteur est aussi intervenu pour faire un peu de publicité à votre blog préféré et pour évoquer un sujet patrimonial. Le patrimoine est à la mode !

ARCHÉOLOGUE À AUXONNE,  PASSIONNÉMENT ! - du 24 février 2014

      Des questions portèrent sur la maison médicale, et très techniquement, on questionna aussi sur les « tuyaux d’eau chaude » voués au transport de nos calories forestières. Un débat varié et ouvert en somme ! Débat clos par une intervention qui souligna opportunément la parité effective et la variété de la liste du candidat Coiquil. On vit ainsi une de ses colistières se lever, revendiquer son appartenance UMP et répondre dignement et sobrement aux foudres du maire sortant, en l’espèce, aux quelques invectives aussi maladroites qu’inélégantes proférées le 19 février et relayées depuis ad nauseam par des réseaux sociaux satellites de la liste sortante que nous avons déjà évoqués !

AC...CROCHEZ LES WAGONS ! - du 12 mars 2014

   À propos de réseaux sociaux et pour conclure, je voudrais demander à la dénommée     Anna Grapsa de quel droit, en vertu de quel mandat et en utilisant quels fichiers, elle s’est permis, dans un commentaire contradictoire exprimé sur le blog du candidat Coiquil – et retiré par ailleurs depuis –  de porter une appréciation sur la composition de mon foyer ainsi que sur sa situation financière en ces termes précis : « Sans que l’intéressée ait des enfants à charge ou des difficultés financières ? Voilà les vraies raisons du non prolongement du contrat de la conservatrice ». Qu’elle contredise le candidat Coiquil, qui saisit lui-même un peu trop opportunément et sur un problème complexe une occasion de critiquer l’équipe en place, c’est son job, cela, elle peut le faire tout à loisir, mais je lui dénie le droit de porter des appréciations sur la situation de mon foyer parfaitement identifiable dans son commentaire. Qu’elle s’occupe donc d’abord, comme l’on dit de par chez nous, de ses oignons plutôt que de mettre son nez dans notre situation familiale et financière ! Dans une LRA récente, son mentor s’était d’ailleurs montré beaucoup moins précis ! Voilà, pour finir, une capture d’écran, un patrimoine sauvegardé et restitué qui va faire plaisir à tous les amis de la page facebook « Flamby local » !! 

 Copie de Grapsa

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 mars 2014  (J+1916 après le vote négatif fondateur)

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