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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:01

UN FANZINE PASSIONNANT (1) : « LE MIROIR AUXONNAIS » - du 19 AVRIL 2015 (J+2314 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article nous mentionnions la parution d’Inf’auxonne N° 48 que nous avions promis de feuilleter pour vous. C’est chose faite à présent. Précisons tout d’abord que, contrairement à l’inoubliable Inf’auxonne N° 25 de mai 2009, son aîné sur papier glacé, en grand format et en grands discours, le petit Inf’auxonne N° 48 ne dit pas un mot du Charmoy et de Leclerc !

       Mais outre que « charmoylogue » nous sommes avant tout Auxonnais, et ce journal étant réputé être « le journal de tous les Auxonnais(e)s » qui sont ses contributeurs, sinon relativement à la copie, du moins en ce qui concerne les frais d’impression, nous avons souhaité apporter notre contribution personnelle et gratuite à sa réception par le public ! Fourmi parmi le public, nous livrerons donc un commentaire qui n’engage que notre responsabilité.

    Un texte qui ne suscite pas de commentaires n’est-il pas comme une femme qui n’attire pas les regards ?…Mais de nos jours, l’art du commentaire s’est gâté par l’usage des réseaux sociaux et bien des commentaires qu’on y trouve sont pareils, dans leur indigence, à certains regards que la plus délaissée des femmes craindrait de voir porter sur elle !

    Les bons commentaires, c’est du travail et ça se paye ! Mais voilà, « un sou, est un sou »,  et il serait malvenu de recourir aux services d’un plumitif professionnel… Des émoluments de plume, et au surplus de plume de coq, il ferait beau voir ça ! C’est pourquoi Chantecler a créé pour vous le commentaire de qualité et gratuit ! À la bonne heure, commentaire de qualité et gratuit  d’un fanzine de qualité et gratuit me répondrez vous en chœur ! Tout doux, le fanzine a sa ligne budgétaire, quant à sa qualité, chacun en jugera par lui-même….

   Premier commentaire, sur la première des lignes du « fanzine », son titre. « Inf’auxonne » ce n’est pas mal, «Le Miroir auxonnais » serait mieux. Pourquoi ? Quand vous aurez lu cet article, je ne doute pas que vous en serez convaincu.

     Un peu d’histoire d’abord ! Au siècle dernier, Dijon avait son « Miroir Dijonnais et de Bourgogne » dont la particularité était de présenter en première page le portrait d’une célébrité régionale. Le N° 203 d’avril 1939 présentait ainsi le portrait de M. Paul-Louis GRUET, alors récemment décédé. Élu en 1914 Député de la Côte-d’Or, il était à cette date, à 32 ans, le plus jeune député de France. L’année précédente, il avait été élu Conseiller général du Canton d’Auxonne, fonction dont seule la mort le démettra. Fils d’ Émile Gruet, maire d’Auxonne, Paul-Louis, avocat, Docteur en droit, poète et polémiste pour la bonne cause, fondait en 1913 le « Comité républicain laïque et démocratique du canton d’Auxonne ».

   La lecture des articles 8 et 9 des statuts de ce comité suffit à résumer les idéaux de son président fondateur : « ART. 8 Le Comité se propose – sur le terrain social – la collaboration à toutes les réformes égalitaires favorables aux travailleurs et aux déshérités, la vulgarisation, la diffusion, la mise à la portée de tous des lois déjà votées » « ART. 9 Le Comité se propose – sur le terrain politique – la lutte contre la réaction quelque forme qu’elle prenne. »

    En un mot : transparence et démocratie ouverte. Quittons à présent et à regret, ces respectables idéaux pour en revenir à Inf’auxonne N° 48. Tournons la 1ère de couverture aux clichés très sympathiques, conciliant dans une synthèse plaisante : faune sous-marine de rêve, de papier et de bulles de savon, minois souriant et vénérables façades, pour découvrir l’ « Édito » publié en page 2 : un portrait visiblement ancien (mais les Présidents de la République réélus n’ont-ils pas coutume, eux-mêmes, de garder leur portrait officiel inchangé d’un mandat à l’autre ?) et un texte de 3656 caractères (espaces et signature non compris).

    Dans cet édito, on peut relever les passages suivants :

« Sans doute me reprochera-t-on certaines dépenses. C’est tâche facile lorsque l’on n’est pas aux commandes d’une collectivité qui doit gérer un budget consolidé de 16 815 421,59 euros. […] Nous ne pouvons pas gérer notre commune comme un budget familial ou comme une commune de moindre taille. Notre équipement doit répondre à nos attentes et surtout répondre sans faille à ce qui lui est demandé. Quelques trublions pourraient faire croire le contraire. Ils n’ont pas eu à gérer une collectivité de cette importance. Nous ne leur reprocherons pas leur manque d’expérience. Il est vrai et je partage leur point de vue que le coût des logiciels est élevé. Faut-il pour autant le brader et avoir des ennuis au quotidien ? […] Nous avons la chance d’avoir un personnel qualifié. Notre directrice des services, nos directeurs des services techniques, et des autres services, nous fournissent un travail de qualité. Ils permettent à chacun de fournir un excellent travail. S’il y a quelques tire-au-flan [sic] (N.D.L.R. tire-au-« Flamby local » peut-être ?), l’essentiel du personnel fournit un réel travail.

   Ce personnel doit être valorisé. Doit-on se contenter de lui donner le minimum ? Au risque de le voir partir ? Je ne partage pas cette position. […] Il est facile à l’opposition de dire ce qu’il faut faire. Si les Auxonnais leur ont permis d’être dans l’opposition c’est qu’ils ne souhaitaient pas les voir aux commandes de notre Ville. Preuve de grande sagesse, je dois reconnaître ».

   Voilà un discours professoral surplombant, voire péremptoire, dont les dernières lignes ressortissent au genre de l’  « humour professoral »  du style « Mon cher Tartampion, si vous avez votre bac, moi je me fais évêque ! ». Un discours d’ « irremplaçable » que nous avions déjà eu l’occasion de noter au cours des dernières municipales :

DES  PROS - du 19 mars 2014

    Le terme de « trublions », délicieusement désuet, a presque des accents gaulliens. L’opposition, c’est en quelque sorte la « chienlit » que « les Auxonnais ne souhaitaient pas voir aux commandes de notre ville ». De notre ville ou de leur ville ? Une « chienlit » qui ose contester en 1250 caractères (N.D.L.R. bien vérifié, le compte y est espaces et signature non compris) dans la « Tribune libre » certaines options budgétaires jugées coûteuses.

     Dans son nouveau format, Inf’auxonne est produit par une imprimerie du Grand Dijon, la même que celle qui a produit les divers tracts électoraux de Monsieur Langlois depuis 2008. Expliquer la permanence d’un ton électoral, par cette coïncidence serait une justification oiseuse, mais que le ton électoral partisan y persiste, cela est néanmoins une réalité.

     Inf’auxonne est un miroir, un «Miroir auxonnais » où se mire à l’occasion la « Belle endormie », mais encore, assez complaisamment, les Princes et Princesses Charmant(e)s censé(e)s la réveiller. Claudi vous le démontre à sa manière, qui pour n’être pas banale, n’en est pas moins saisissante.

À suivre notre commentaire du «Miroir auxonnais »

Trublions de tous les pays unissez-vous !

     

Miroir auxonnais Numéro Zéro

Miroir auxonnais Numéro Zéro

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 avril 2015  (J+2314 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:55

VIES PARALLÈLES (3) : TOUT BAIGNE DANS LA PERLE DU JURA ! - du 16 AVRIL 2015 (J+2311 après le vote négatif fondateur)

    Avant de passer à nos chères études champagnolaises, un petit mot pour mentionner la parution d’Inf’auxonne N° 48 que nous avons eu le plaisir de découvrir avant-hier. Dès maintenant notons que l’option « char » a été retenue, ce ne sera donc pas « char et Charmoy », car la proverbiale et distinguée « discrétion » édilitaire en matière de Charmoy semble être revenue, comme au cours de l’hiver 2008-2009…

 CHAR OU CHARMOY ? - du 06 AVRIL 2015       

    Le proverbe improvisé « Carnaval pluvieux, Carnaval heureux ! », légendant  la première de couverture d’Inf’auxonne N° 48  n’est sans doute pas des plus heureux, souhaitons seulement que les fées de la MTO ne le prennent pas au mot pour les années à venir ! Les clichés sont, quant à eux, très sympathiques qui concilient dans une synthèse plaisante : faune sous-marine de rêve, de papier et de bulles de savon, minois souriant et vénérables façades. Tout occupé de la Perle du Jura,  nous vous promettons de feuilleter pour vous,  plus longuement et très prochainement, les pages ce nouvel évènement éditorial ! Pour l’heure, retour à Champagnole !!

      Il y a belle lurette que nous nous intéressons au cas de Champagnole. Ainsi, dans le premier volet d’une « revue de presse champagnolaise », publiée le 3 octobre dernier, nous avions dégagé ces deux idées directrices :

Primo : « Champagnole c’est dès maintenant Leclerc au « cœur du Jura », Auxonne ce sera bientôt Leclerc aux portes du Jura et au cœur de la nouvelle région ! »

 Secundo : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ».

    De ces deux idées, la première est à présent une évidence, pour Champagnole du moins car pour Auxonne l’affaire n’est pas terminée. Le nom de Champagnole figure à présent au livre d’or des conquêtes de Scapalsace. Quant à celui d’Auxonne, on devra attendre encore. Combien de temps ??

     La seconde idée, nous la mettons à nouveau en exergue de notre propos d’aujourd’hui.

« Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

       Sous le titre « Commerce : quoi de neuf dans la Perle du Jura ?», un article du Progrès du 22 septembre dernier prenait la température commerciale champagnolaise. Le ton général de l’article était résolument optimiste et, à l’en croire, tout était pour le mieux dans la meilleure « Perle du Jura » possible !

     N’était l’article plus récent du Progrès du 31 mars dernier à propos des inquiétudes autour de Casino et de tout le commerce de centre-ville, l’article du Progrès du 22 septembre dernier pourrait satisfaire le sceptique le plus résolu quant aux bienfaits des zones commerciales de périphérie sur l’animation des centres-villes.

VIES PARALLÈLES (2) : LES PARIS STUPIDES - du 14 AVRIL 2015

    Remarquons d’abord qu’il s’ouvre  sur cette « évidence » largement partagée et surtout magistralement démontrée par l’état florissant du  petit commerce traditionnel indépendant de centre-ville que l’on peut observer dans notre beau pays : « Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

     Ce « chapeau » objectif planté crânement et sans complexes va donner le ton de tout l’article. Place à présent aux « témoignages représentatifs ». Le nouveau président frais émoulu de l’« Union commerciale Champa-Sympa » – à tout seigneur tout honneur – commence : « Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes. Celui-ci est désormais comblé ». Ça c’est sûr, Champagnole ne manque pas d’enseignes comme nous l’avons vu dans notre dernier article !

     Voilà bien un discours « sympa » que le maire de la Perle du Jura, à présent Président du Conseil départemental, doit apprécier et que celui de la « Capitale de l’oignon », bien que n’étant pas Président, voudrait bien entendre ! Ce dernier souhaite-t-il secrètement que le nouveau président de l’UCIAA lui envoie bientôt de telles fleurs ? Pourquoi pas, après l’empereur à la barbe fleurie, nous aurions…(complétez vous-même).

     Patience ! Patience ! « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

UNE FLEUR POUR LE PRÉSIDENT- du 12 MARS 2015

      « Tous ensemble », c’est ce que semble prôner le président sympa– celui de l’« Union commerciale Champa-Sympa » – bien obligé toutefois d’avouer certaines réticences : « Certaines grandes surfaces ont adhéré et on peut en espérer de nouvelles. Il y a encore quelques commerces petits ou grands réticents, mais plus on sera nombreux et meilleure sera la concertation ». En somme, plus on est de fous, plus on rit. Et le président d’ajouter : « Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien ». Voilà une définition originale et sympa du « commerce de proximité » !  Ce commerce de proximité n’est d’ailleurs pas oublié dans le mot d’ordre du site de l’UC rénovée « Union commerciale Champa-Sympa » : « A l’image de leur ville, chacun bouge, bouge même ensemble, pour sauvegarder leur commerce de proximité et développer l’attractivité de la ville dans un souci commun : Satisfaire le client ! ». Moralité : à Champagnole on célèbre l’union féconde de l’hyper et de l’épicerie de quartier ! Tous à la même enseigne pour une Perle du Jura qui bouge ! Le grand secret de Champagnole, au fond, c’est la cancoillotte …plus la bougeotte !!

    Suit, pour conclure l’article, le trombinoscope obligé et ses témoignages savamment dosés avec, tout de même, une dominante largement optimiste. Citons pêle-mêle : « Le centre-ville a changé et est devenu très attractif » « Je pense que les hypers ont apporté du monde de l’extérieur » « Il y a de la place pour tout le monde et je pense que ces boutiques [les hypers] apportent du monde, même au centre-ville ».

     Précisons tout de même que le maire d’Auxonne, qui n’était pas interviewé, n’est pas au nombre des déclarants, comme certains propos pourraient pourtant le laisser croire. Mais on imagine quand même le regard envieux, mouillé  et attendri qu’il doit jeter sur le miracle champagnolais.

    Il pourrait même ne pas tarder à faire sien cet adage : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain » Un demain qui n’est peut-être pas tout à fait demain matin…À Auxonne, ils ne sont pas encore advenus les lendemains qui chantent…Leclerc n’est pas encore inauguré (au fait…MEL viendra-t-il ?) et on n’y annonce pas encore la fermeture de Casino !

Les curieux qui voudraient en savoir plus se reporteront au PDF reproduisant la page de l’article

Ils y découvriront, qu’outre le centre-ville et son commerce de proximité, ce sont encore deux petits chats qui ont été sauvés à Champagnole. Tout baigne donc, dans la Perle du Jura.

Toutes ces bonnes nouvelles de sauvetage avaient déjà inspiré Claudi qui avait transposé les bonnes nouvelles de la Perle du Jura dans la « Capitale de l’oignon ». Son illustration de l’automne 2014 est toujours d’actualité ! Il vous la ressert donc sans complexe (avec quelques modifs), comme les Inf’auxonne de printemps resservent le Carnaval ! Ce qui n’est d’ailleurs pas plus mal, car cette première de couverture avec faune sous-marine de rêve, de papier et de bulles de savon, minois souriant et vénérables façades est bien la meilleure de toutes les pages de l’ouvrage !!

Mais ne confondons pas, Claudi ne radote pas, lui, il recycle en réactualisant (on n’arrête pas le progrès !) ! Rappelons seulement – puisque le temps a passé et que tout le monde a sans doute déjà oublié – qu’ « A.M.I. » signifie Appel à Manifestation d’Intérêt… pour le centre-ville bien entendu !!! Que le centre-ville d’Auxonne patiente, il sera bientôt sauvé, comme celui de Champagnole ! Et surtout, n’oubliez pas : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

N.B. : Cet article, qui j’en suis sûr vous aura plu, compte (espaces compris) plus de 8500 caractères. Il aurait nécessité près de deux ans pour paraître en totalité dans Inf’auxonne en épisodes et en « tribune libre ». Les piges dans Inf’auxonne, ça doit vous laisser du temps libre ! C’est que dans Inf’auxonne la concision est de mise ! On oserait presque dire que c’est le journal d’un seul caractère, mais quel caractère, M’ssieurs-dames !!!

Hyper-secours fleuri

Hyper-secours fleuri

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 avril 2015  (J+2311 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:49

AU CHARMOY, DES CADDIES,  MAIS PAS DE LITS ! - du 12 AVRIL 2015 (J+2307 après le vote négatif fondateur)

     En raison de l’actualité touristique locale évoquée dans Le Bien Public d’hier 11 avril sous les titres « Un manque d’hôtels » et « Pas de lits, pas de touristes », nous renvoyons à une date ultérieure la parution de notre article « Vies parallèles (2) » qui devait faire suite aujourd’hui à « Vies parallèles (1) », premier volet d’une étude comparative d’Auxonne (Capitale de l’oignon) et de Champagnole (Perle du Jura). Nous prions nos  fidèles lecteurs/trices de nous en excuser.

       Le Val de Saône, où la rivière du même nom paresse dans son lit, manquerait de lits pour accueillir les touristes. Tel est, du moins, le constat de l’article du Bien Public d’hier. L’adjoint au tourisme d’Auxonne « déplore cet état de fait » en ces termes : « Le manque d’hôtels dans notre ville est un sujet récurrent à la mairie. Plusieurs fois, nous avons déjà souligné ce manque ».

       Selon nous, s’il existe un autre « sujet récurrent à la mairie », c’est bien la zone du Charmoy, supposée animer le centre-ville, ainsi que le déclarait le maire d’Auxonne à FR3 le 22 octobre dernier : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville ».

    Outre le problème de l’animation du centre-ville, la zone du Charmoy, véritable baume et panacée sur les plaies auxonnaises, était, jusqu’à présent, réputée résoudre les carences en équipement touristique. À preuve, en conclusion  d’un long article à thématique touristique intitulé « Plus de visiteurs à Auxonne », Le Bien Public du 3 mars nous livrait cette courte « info » du maire d’Auxonne : « Le maire Raoul Langlois a précisé que la reprise des travaux sur la zone du Charmoy est imminente. Un hôtel et un restaurant devraient s’y installer par la suite, ce qui permettra d’augmenter la capacité d’accueil ».

SANS COMPLEXE - du 04 MARS 2015

    L’article d’hier 11 avril intitulé « Pas de lits, pas de touristes », semble infirmer clairement cette dernière information en ces termes: « Un établissement hôtelier était d’ailleurs prévu dans le projet initial de centre commercial comprenant un supermarché [N.D.L.R. en fait un hypermarché !] Leclerc et un restaurant. Finalement il n’en sera rien, le projet ayant évolué, abandonnant au passage l’éventualité d’un hôtel. »

     « Un manque dommageable », poursuit l’article. En résumé, au Charmoy, il y aura bien des caddies mais pas de lits et, si l’on se réfère au titre de l’article, « Pas de lits, pas de touristes » !

      Et pourtant, rappelez-vous cette assertion irréfragable d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, seul et véritable catéchisme officiel du Charmoy :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

      Comme c’est bien dit tout cela ! On ne pourrait manquer d’y croire ! Comme aux 250 emplois promis ! (Le Bien Public du 26 mars 2009)

     Mais aux dernières nouvelles, adieu l’hôtel «  le projet ayant évolué, abandonnant au passage l’éventualité d’un hôtel » ! Les autocaristes affluant vers notre cité, comme coquillards vers Compostelle, exigent un démenti rapide ! Un plein car de fans du Petit Caporal, alléchés par notre blog, devrait justement débouler d’Ajaccio chez les pinsut. Oui, on lit notre blog jusque là-bas ! Il va falloir pousser les murs de la chambre de Bonaparte pour accueillir i cusini ! L’état-major du Génie, en état d’alerte, se concerte…

Ô CORSE ÎLE D’AMOUR - du 08 AVRIL 2015

     Gaston Ducharmoy notre touriste luron colleur d’affiches, plus philosophe, a fait son lit dans un caddie design « Art-bois », sa zone est en route, il est aux anges le bonhomme…

ART-BOIS - du 10 MARS 2015

    Et comme dit la chanson : « Tant qu’il y aura des étoiles / Sous la voûte des cieux / Y’aura dans la nuit sans voiles / Du soleil pour les gueux ! »

   

 

Tant qu'il y aura des étoiles ...

Tant qu'il y aura des étoiles ...

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 Avril 2015  (J+2307 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 10:10

Ô CORSE ÎLE D’AMOUR - du 08 AVRIL 2015 (J+2303 après le vote négatif fondateur)

   Le Canard enchaîné du 25 mars dernier annonçait, en page 7,  le cambriolage de la maison de Tino Rossi à Ajaccio. Notre titre d’aujourd’hui est un vers d’une chanson idyllique de Tino qui berça mon enfance avant l’irruption du yéyé. Plus qu’une « île d’amour », la Corse est devenue, de nos jours, une île d’affaires prisée par les promoteurs immobiliers. Dans le cadre de grands projets ajacciens, la presse de l’île s’est faite récemment l’écho d’une visite de MEL à Ajaccio.

http://www.corsematin.com/article/ajaccio/eleclerc-batit-un-centre-denvergure-regionale.1747370.html

http://www.corsenetinfos.fr/Un-hypermarche-E-Leclerc-nouvelle-generation-a-la-peripherie-d-Ajaccio_a14494.html

   Nos lecteurs/trices d’Auxonne, ville au passé napoléonien dont l’avenir se bâtit au Charmoy ne seront sans doute pas indifférents à notre présente chronique ajaccienne. Il y a comme un clin d’œil historique entre ces constructions d’hypermarchés simultanées dans la ville natale de l’Empereur d’une part,  et dans la ville des écoles à feu du Lieutenant Bonaparte, d’autre part. À défaut de pouvoir visiter le Musée Bonaparte, les fans du Petit Caporal pourront donc toujours monter au Charmoy en pensant à Ajaccio.

   La lecture des articles cités en liens nous apprend que le projet ajaccien, de « vocation régionale » dépasse de très loin l’échelle du projet charmoysien. Dans ces articles, les arguments habituels sont mis en avant : baisse des prix, offres d’emploi, et, pour une région fière de ses particularismes, importance des rayons « produits locaux ».

Corse Matin du 31 mars dernier souligne et détaille l’ampleur du projet :

    « Des chiffres, d'abord. Impressionnants. Le programme dont le chantier bat actuellement son plein pèse une surface hors d'oeuvre de quelque 90 000 m2. Au menu, un hypermarché de 9 000 m2, un espace culturel de 1 350 m2 et une galerie de 7 500 m2 qui accueillera environ quarante boutiques.

Petite ville en devenir

Outre le parking de 2 200 places, dont un millier sera couvert, un "retail park"est annoncé. Autrement dit un centre commercial à ciel ouvert, composé de plusieurs enseignes, pour une surface couvrant la bagatelle de 22 000 m2. Un ensemble auquel sera lié l'actuel Leclerc Drive, premier de sa catégorie au niveau national, toutes enseignes et chiffres d'affaires confondus, mais aussi le premier Location Leclerc et le plus grand centre auto Leclerc de France... Une parapharmacie portant les couleurs de l'enseigne - la première du genre en Corse - est également programmée ».

       Des scores « fabuleux », à faire pâlir d’envie le rédacteur d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009.

      « Ô Corse île d’amour » donc, mais pas d’amour et d’eau fraîche ! « Une surface hors d'œuvre de quelque 90 000 m2 », ce n’est pas rien ! On n’attend rien de tel pour le moment à Auxonne, même si, le 23 octobre 2014, était affiché un permis modificatif signé du maire d’Auxonne indiquant une surface de plancher de 46308 m². Après intervention du Savant Cosinus le 20 novembre, l’erreur fut heureusement rectifiée le 25 novembre, et la surface de plancher rétablie à sa juste valeur : 9944,98 m². Le Savant Cosinus qui, lui,  a le sens des ordres de grandeurs vous dira : Reculez la virgule d’un rang vers la droite et vous aurez l’ordre de grandeur du projet d’Ajaccio !

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014

     La tâche n’était pas facile pour Claudi aujourd’hui. En effet, tant sous l’angle de la légende napoléonienne, que sous celui des chantiers d’un empire de la grande distribution, Auxonne ne joue pas,  comme Ajaccio, dans la cour des grands. Claudi a tenté quand même.  Vous convaincra-t-il ?

    Pour clore notre modeste contribution à la littérature napoléonienne, cette petite conclusion inédite au Mémorial de Sainte-Hélène :

« Les fans de l’Empereur retiendront la leçon,

C’est qu’il faut se méfier de la Perfide Albion ! »

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Avril 2015 (J+2303 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 10:05

POISSON D’AVRIL (BIS) - du 02 AVRIL 2015 (J+2297 après le vote négatif fondateur)

  Nous espérons tout d’abord que notre brochet au beurre du 1er avril vous aura donné entière satisfaction.

    Une pierre, tout de même, à signaler dans notre jardin. Nous écrivions hier : «  Pour l’heure, malgré un redémarrage en flèche (de grue) du chantier, la presse se montre avare en informations charmoysiennes ». Or, démentant nos propos, Le Bien Public du même jour, 1er avril, publiait dans son cahier local (page 4) un article d’une demi-page intitulé « Leclerc est sorti de terre ».

       En ouvrant le journal, nous avons constaté tout de même avec bonheur que la concurrence jouait à plein en matière d’information à prédominance alimentaire. En effet, cet article d’une demi-page intitulé « Leclerc est sorti de terre » était assorti d’une demi-page de publicité d’une enseigne concurrente « Pour les Fêtes de Pâques ».

     « Leclerc est sorti de terre » « Pour les Fêtes de Pâques ».Voilà un intéressant raccourci, comme s’il y avait du miracle dans l’air !

   Ne pensez-vous pas quand même, cher(e)s lecteurs/trices, que ce choix d’un 1er avril n’est peut être pas le plus judicieux pour une nième annonce qui fait suite à toute une kyrielle d’autres annonces, au bout du compte toutes démenties. De ces annonces, rappelons seulement la première, véritablement formidable, mais remontant maintenant  à plus de six ans: « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » (Le Bien public 26 mars 2009).

    Rappelons – encore et toujours – que cette fracassante annonce faisait suite au « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, avant lequel le maire d’Auxonne avait pris les engagements suivants : « Sur ce sujet, c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini. […] M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal. »  (p. 6 du PV du CM du 28/10/08). Paroles, paroles, paroles… car très rapidement, le premier magistrat devait se révéler un fan de Leclerc, un fan d’ailleurs reconnu et remercié mais comme dit l’air bien connu de Verdi : « fan  varie, fol qui s’y fie un seul instant ! »

      Depuis, quelques leçons de modestie ont été prises, qui semblent d’ailleurs avoir porté, puisque, dans l’article cité, les déclarations quant à la date d’ouverture restent prudentes. Le maire d’Auxonne fan reconnu et remercié et « fervent défenseur du projet depuis 2009 » déclare ainsi : « Je ne peux pas vous donner la date de fin des travaux, mais je suis confiant ». Monsieur le maire, on veut bien faire confiance, mais il semble que votre légendaire « discrétion » des tous premiers mois de 2009 fasse un retour en ce printemps de 2015 !

      Le directeur du futur magasin est encore plus laconique qui déclare en quelque sorte ne rien avoir à déclarer : « Concernant les travaux, c’est bien reparti, il n’y a rien d’autre à dire pour le moment ». Discrétion sur toute la ligne donc… Tant chez le patient postulant qui commence à s’impatienter, que chez le « fervent défenseur », que  7 années au service assidu du commerce de détail à prédominance alimentaire ont blanchi, depuis, sous le harnais !

       Notre petite lapine qui ne manque pas d’imagination et n’a pas, comme ses compères en chocolat, la tête creuse, a bien inspiré Claudi pour sa prestation du jour !  Il faut dire que dans sa mise en page et dans ses intitulés, la feuille du jour de notre cher journal local est déjà, en elle-même, très inspirante !

  Bien que le lecteur n’y apprenne au bout du compte que ce qu’il a déjà pu constater de lui-même ! Alors, pour plus d’infos voir :

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

Le Charmoy, une spiritualité insoupçonnée

Le Charmoy, une spiritualité insoupçonnée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 avril 2015  (J+2297 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:00

 

UNE FLEUR POUR LE PRÉSIDENT- du 12 MARS 2015 (J+2276  après le vote négatif fondateur)

     Lorsque j’ai décidé de créer Chantecler le 18 juin 2010, je me suis tourné vers les représentants de l’UCIAA d’alors, Jean-Claude Poirson son président, et Nathalie Rochet qui devait lui succéder en 2012. À leur contact, j’ai acquis une expérience qui me manquait totalement en matière de réglementation commerciale. Je remercie aussi Brigitte Demange, qui tenait alors la librairie-papeterie 2D sur la « place du crayon », pour l’appui logistique qu’elle m’offrit dans mes premières publications papier. C’est ainsi que pendant quelques semaines, qui devaient devenir des années, j’ai découvert les moments chaleureux d’une « fraternité d’armes », heureux de mettre ma plume au service d’un combat  dont il est superflu de rappeler l’objet.  

         Un combat éprouvant dans sa durée et ses revirements, qui tient sans doute toujours à cœur à ces compagnon(ne)s d’aventure, malgré les distances qu’ils ont pu prendre les un(e)s et les autres depuis lors. Je suis persuadé qu’ils/elles auront toujours plaisir à jeter de temps à autre un coup d’œil sur Chantecler.  Le coq d’Edmond Rostand, fidèle à sa devise, « je chante clair afin qu’il fasse clair », continuera encore à chanter,  pour « qu’il fasse clair », que les gens gardent le sourire,  qu’ils soient informés,  et qu’ils gardent mémoire de certains procédés et certaines attitudes.

   Le Bien Public d’hier rendait compte de l’élection d’un nouveau président de l’UCIAA, le 15e depuis 1953. David Moreau, du magasin Vert’O’Fleurs, succède ainsi à Nathalie Rochet qui nous quitte. C’est un garçon sympathique que je connais un peu. Je ne pouvais rester indifférent à sa prise de responsabilité et puisqu’il est horticulteur, je souhaite qu’il n’ait jamais à fournir de chrysanthèmes pour un centre ville qui n’est pas au mieux de sa forme et dont le projet du Charmoy – quoi qu’en dise certain Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul – risque encore d’aggraver le cas !

   Je lui souhaite donc bonne chance dans l’accomplissement de sa tâche. Le Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul ayant déclaré à plusieurs reprises que certains commerçants auxonnais étaient partants pour une boutique à l’hypermarché du Charmoy, je ne me permettrai pas de les décevoir par mes souhaits, mais, à David Moreau en particulier, je souhaiterai que l’installation tarde. Comme disait Laetitia, la mère avisée de Bonaparte : « Pourvou qué ça doure ! ». N’en déplaise au Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul !

        Pourquoi ? Parce-que chacun sait que le projet initial du Charmoy comportait un magasin de bricolage, que le parrain du projet est un « bâtisseur » et qu’à LURE, où fleurissent les affiches-jonquilles, il  y a de grands projets « fleuris » en cours :

       « La CDAC de Haute Saône a donné son accord à la création d'un Brico-Jardi-Leclerc à Lure.

     La Sarl Lure Brico a reçu, le 11 janvier 2013, l'accord de la CDAC de Haute Saône pour la création d'un Brico Jardi Leclerc à Lure. Ce point de vente aura une surface de 7500 m2, dont 2285 m2 extérieurs. Ces derniers seront dédiés à une pépinière et une cour des matériaux. Le magasin sera situé : rue de l'Entreprise, Zone Industrielle aux Cloyes, à Lure ».

   Très occupé à ses premiers travaux de jardinage, Claudi offre au nouveau président une composition florale un peu ancienne, en espérant qu’il appréciera !

BOUQUET FINAL- du 16 JUILLET 2014

Bouquet final

Bouquet final

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 Mars 2015 (J+2276 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:00

SANS COMPLEXE - du 04 MARS 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

      Le 26 février dernier nous rendions compte d’une annonce de notre premier magistrat, faite la veille à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, et selon laquelle les  travaux au Charmoy devraient reprendre cette semaine.

       Le Bien Public d’hier 3 mars confirmait la nouvelle dans une courte « info » concluant un long article intitulé « Plus de visiteurs à Auxonne ». Nous citons cette « info »  in extenso : « Le maire Raoul Langlois a précisé que la reprise des travaux sur la zone du Charmoy est imminente. Un hôtel et un restaurant devraient s’y installer par la suite, ce qui permettra d’augmenter la capacité d’accueil ».

         En matière de complexe hôtelier, notre premier magistrat est sans complexes. Il nous ressert le projet pharaonique décrit dans l’inoubliable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 Sur un plan daté d’avril 2009, ce projet comportait effectivement un hôtel  mentionné par ailleurs dans le texte comme étant « un hôtel de 40 à 50 chambres ». Une justification imparable en forme de question et réponse suivait l’annonce :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

PLAN AVRIL 2009 INF’AUXONNE   

Le seul problème est que ce plan ancien ne définit plus le projet actuel tel qu’il a été présenté sur un nouveau plan lors de l’enquête publique en 2013. Ce projet a d’ailleurs été depuis encore revu à la baisse à la suite d’un recours en 2014.

PLAN 2013 ENQUÊTE PUBLIQUE

 

Vous avez pu le constater : le projet actuel, du moins tel qu’il a été présenté en dernier lieu au public pour qu’il puisse faire part de ses observations lors de l’enquête publique, ne comporte clairement pas de complexe hôtelier et même pas de station-service….

Monsieur le Maire nous ressert donc un vieux plat réchauffé, ce qui n’est pas le must en matière de restauration ! Conclusion : si le projet actuel ne comporte pas de complexe hôtelier, notre premier magistrat lui-même n’a pas de complexes. Il l’a d’ailleurs largement démontré tout au long de cette affaire du Charmoy.

Claudi resservira donc sans complexes son illustration de l’épisode 39 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Si toutefois cet hôtel devait se faire un jour, il me vient une idée. De voyages faits au siècle dernier, je me souviens de Bibles mises à la disposition des clients dans un tiroir du mobilier. Cette coutume semble s’être perdue. Ressuscitons-là !

Inf’Auxonne N° 25 tenant lieu de « Bible du Charmoy », on pourrait en faire un retirage luxe sur papier bouffant imprimé à LURE. Cette édition de luxe pourrait opportunément être ornée d’un portrait-frontispice du collaborateur local discret et zélé de l’enseigne. Après avoir contemplé le portrait, puis joui, par la fenêtre, de la vue imprenable sur l’hyper, le/la client(e) autocariste feuilletterait le pieux ouvrage et méditerait ce verset puissant :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

P.S. Bien que n’étant plus en lice pour les départementales, il est clair que notre premier magistrat court toujours pour l’écurie Leclerc ! Quant à son concurrent de 2011, Monsieur Jean-Paul Vadot, qui eut à souffrir en 2011 des « arguments Leclerc » de Monsieur Langlois (voir notre article « Les grands absents de la campagne » du 28 février dernier), il a depuis voté sans complexes pour le projet en CDAC le 16 décembre 2014, après être revenu sans complexes sur sa position de 2011 lors de l’enquête publique de 2013. Ceci explique sans doute son absence remarquée dans la liste des soutiens aux candidats des « Forces de progrès » : peut-être n’a-t-il pas jugé opportun de joindre son nom à celui de Monsieur Sanz, ancien maire et conseiller général, qui lui, à notre connaissance, n’a pas changé de position sur le projet du Charmoy.

Au Sergent de Waterloo

Au Sergent de Waterloo

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 Mars 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:00

CRAYONS DE GUERRE - du 16 JANVIER 2015 (J+2221 après le vote négatif fondateur)

   Les habitants de la  petite ville d’Hoenheim dans la banlieue nord de Strasbourg ont pu voir mardi dernier après-midi, sur la place devant la mairie, leur sapin retaillé en « crayon géant » puis « érigé » de nouveau.  C’est du moins ce que nous apprennent les Dernières Nouvelles d’Alsace en ces termes : « Mardi après-midi, un crayon géant a été érigé devant la mairie de Hoenheim en hommage aux victimes de l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier ». L’article ne précise pas toutefois si, lors de cette nouvelle érection, le sapin a conservé ses boules de Noël.

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2015/01/15/un-crayon-pour-charlie

     Il semblerait, selon la rumeur, que nos amis alsaciens aient, depuis, fait école…

     Verra-t-on notre beau pays se couvrir ainsi d’obélisques de bois, comme autant de totems ou de fétiches ? Des psychanalystes de renom se penchent déjà sur cette éclosion de symboles phalliques, notre Ministre de l’Écologie prône le redémarrage du nucléaire en raison des prélèvements à prévoir dans nos forêts, enfin le bruit court chez Christiane qu’un emballement trop grand pour tous ces pals géants dressés, patibulaires, sur les places publiques pourrait chagriner Robert Badinter. Saisir le sens profond de tous les évènements qui se déroulent actuellement sous nos yeux n’est pas une mince affaire.

   Il ne s’agit plus là seulement de saisir le « sens » du vote fondateur qui se déroula dans nos murs il y a 2221 jours ; pour cela, nous avions l’expert qui va bien, mais à présent, c’est une autre paire de manches !

    À propos de manches, prévoir une augmentation de leur prix en raison de la spéculation sur les bois à tourner….Because  la production d’armes psychologiques, les crayons !

      On nous permettra de quitter un peu lâchement l’actualité immédiate pour faire un retour un siècle en arrière et nous replonger dans l’ambiance de la Grande Guerre, un peu oubliée ces temps-ci. Dans son ouvrage La Grande Guerre (Paris, Éditions La Découverte, 2010) André Loez rapporte l’existence, dans les sociétés civiles des pays belligérants,  d’un processus général désigné, selon Hélie Halévy, de « fabrication de l’enthousiasme », ce processus est entretenu par un « encadrement associatif, social et étatique ». André Loez nous révèle qu’en Allemagne « l’effort des civils [se] manifeste aussi à travers les « figures à clous », ces étranges monuments en bois en forme d’aigle, de croix ou de statue (celle d’Hindenburg à Berlin fait 12 mètres de haut), où chacun vient planter un clou patriotique préalablement acheté au profit d’une œuvre de guerre ». (p. 63)

    Les nouveaux obélisques résineux de nos places pourraient-ils voir, selon le même principe, des vagues de punaisages collectifs de dessins au profit de la production de crayons ?

   Citant Zieger, André Loez ajoute que « cette mobilisation des esprits a une dimension coercitive, illustrée par exemple aux  États-Unis, où l’Espionnage Act de juin 1917 permet d’interdire des publications tandis que le Committee on Public Information et ses 75000 orateurs déploient une active propagande ». Plus inquiétant.

   Mais un siècle après tout change…. Ou presque. Aux oubliettes à présent les Schneider, les Krupp et autres marchands de canons. T’es plus dans le coup Bertha ! La guerre se gagne à présent dans nos arsenaux de crayons d’où Claudi, qui a bonne mine, nous rapporte son image du jour !     

 Avec nos petites ouvrières

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Janvier 2015  (J+2221 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S. Auxonnais - dans Revue de presse
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:00

N° 1178 - du 15 JANVIER 2015 (J+2220 après le vote négatif fondateur)

       Lecteur habituel de Charlie depuis bon nombre d’années, j’ai attendu, cette semaine, avec un peu d’appréhension  ma rencontre avec le « numéro d’après », le fameux N°1178. Comme la rencontre avec un vieux copain qui sort de l’hosto. Quelle mine aura-t-il ?

       À vrai dire, la mine (de crayon bien entendu !) est assez bonne et sans fard. On pourrait dire que Charlie reste égal à lui-même eu égard au terrible coup qu’on lui a porté. Aussi fort que Terminator, son nouvel abonné, il a tenu le choc apparemment et choquera sans doute – preuve de santé – de nombreux supporters de circonstance qui ne l’avaient jamais ouvert auparavant, mais qui le réclament à grands cris pour le mettre dans leur tiroir aux souvenirs.

    Comme les tiroirs et les cartons des défunts étaient bien pleins, on a eu de quoi cacher, pour l’instant, les vilaines blessures. Pour la suite, les vivants et les survivants y pourvoiront. Nul n’est irremplaçable : « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre et prend ta place ». Je réalise, au moment même où j’écris cette citation libre du Chant des partisans, qu’elle peut tout aussi bien devenir le mot d’ordre des terroristes. Terrible ambiguïté de l’usage des mots que nous avons déjà démontrée dans le domaine, certes moins tragique et plus prosaïque, du commerce à dominante alimentaire !

    Il est probable que la lecture critique du contenu de ce numéro de Charlie fera un jour l’objet d’une thèse, je ne m’aventurerai donc pas à l’entreprendre,  chacun(e) sait d’ailleurs que j’ai déjà mon sujet de thèse à moi, beaucoup plus restreint.

    Un petit mot quand même après ce bavardage. Que dire de la page de couverture du N° 1178 ? Si elle est en vert, ce n’est pas celui des écolos. On peut y voir, si l’on est optimiste, le vert de l’espérance (je m’y connais) ou celui du feu vert pour un nouveau départ après la pause en rouge ; mais bien plus sûrement il s’agit du vert du fameux « étendard vert » des chevauchées de sable de Joseph Peyré ou de Lawrence.

     La présence d’un personnage éminemment litigieux et sensible dans tous les sens du terme (moue pleureuse et larme à l’œil), au surplus facilement identifiable, tend à confirmer cette hypothèse. Le ton est donné, on est bien dans une ligne éditoriale devenue, au cours du temps et malgré elle, ligne de feu. Difficile d’en rire. La pancarte « Je suis Charlie » tenue par le personnage détend heureusement l’atmosphère. Il fallait le faire. Remarquez que l’on en a vu d’autres, que l’on ne s’attendait pourtant guère à voir défiler sous l’universelle pancarte.

    À propos de ligne de feu, remarquons le goût immodéré et croissant de notre société pour la métaphore guerrière, même au rayon alimentaire… N’a-t-on pas lu jadis dans certain journal : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ! ». En caddie blindé peut-être ? 

     Restent les mots « Tout est pardonné ! ». Ces mots semblent résonner de façon apaisante. Cependant, d’aucuns pourront entendre en contrepoint ces autres mots terribles : « Tout est consommé ! ». Pourquoi ? Parce-que ce « Tout est pardonné ! » nous conduit vers un registre religieux, bizarre pour un journal réputé « bouffeur de curés » ?! Et remarquez bien que ces paroles « Tout est pardonné ! » sont aussi terriblement ambiguës. D’abord qui pardonne ? Et ce tout, que l’on pardonne, qu’englobe-t-il ? Enfin à qui pardonne-t-on ? On pourrait largement allonger la liste de telles questions qui pourraient occuper un bon moment une équipe de théologiens et d’exégètes.

      Pour finir, l’intitulé « Journal irresponsable » crée, entre irresponsabilité et pardon un télescopage aussi incongru que celui d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table d’opération.

     Ambigu et abstrait malgré les apparences, ce dessin s’il ne m’a pas fait vraiment rire, m’aura au moins fait réfléchir. Merci quand même à Luz, pour sa prestation déjà célèbre, mais pas franchement lumineuse.

     M’auront fait franchement rire quelques « couvertures auxquelles vous avez échappé ». Pas besoin de beaucoup réfléchir pour les comprendre, elles sont limpides et réalistes et ne sentent pas la mort. Deux dessinatrices nous découvrent le côté trivial des choses, qui n’est ni le plus tragique, ni le plus mince et surtout, et par bonheur, le plus répandu, de par chez nous du moins !

   Vous les trouverez en dernière page du N° 1178 (1ère colonne, ligne 3 et 4ème colonne ligne 2).

    Claudi, le pauvre, est déjà retourné à son trip du Charmoy, la tête toute tourneboulée par l’actualité !

Fantaisies nébuleuses

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 Janvier 2015  (J+2220 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:00

CHARMOY CONNECTION - du 24 NOVEMBRE 2014 (J+2167 après le vote négatif fondateur)

    Pour notre titre d’aujourd’hui, nous nous sommes inspiré d’un article du Bien Public paru hier 23 novembre, en page 7, dans la rubrique « Ne le répétez pas »  de Cyrill Bignault, sous l’intitulé elliptique : « UMP Connection ».

     Cet article traite des prochaines élections départementales et des stratégies locales de la droite UMP dans le nouveau canton élargi d’Auxonne, englobant désormais l’ancien canton de Pontailler. Nous y avons noté cette importante information : « Dominique Girard sera titulaire avec une adjointe de Pontailler, Marie-Claire Vallet, tandis que Joël Abbey sera suppléant [N.D.L.R. Chantecler sera suppléant de Dominique Girard] ».

     L’article poursuit : « Et la suppléante ? [N.D.L.R. Chantecler la suppléante de Marie-Claire Vallet] On l’imagine originaire d’Auxonne….mais pas de l’équipe de Raoul Langlois, son maire UMP ».

    Nul n’ignore en effet, à Auxonne, que les relations entre le maire d’Auxonne et le conseiller général sortant ne sont pas véritablement au beau fixe. L’âpre compétition de 2011 semble avoir marqué la mémoire de notre premier édile, dont le Comité de soutien pour les cantonales de 2011 rappelait justement dans un tract qu’« il n’est pas Picard pour rien ! ». En conséquence, foi de Picard sans doute : « il n’y aura pas de soutien [N.D.L.R. Chantecler  pas de soutien à Dominique Girard et à son équipe] du maire d’Auxonne et de son équipe ».

    Si les dernières cantonales de 2011 avaient retenu toute notre attention, c’est en raison notamment du fait que la zone du Charmoy s’était largement invitée dans la campagne. La présence incongrue de cet hôte, véritable hyper-statue du Commandeur, n’avait toutefois pas permis à ses supporters d’obtenir le bénéfice escompté. C’est qu’elles se montrent parfois  impitoyables, même pour leurs partisans déclarés, les dures lois de la concurrence !

    Nos fidèles lecteurs/trices qui le désireraient pourront revivre, à travers un échantillonnage de textes originaux, les nombreuses interférences charmoisiennes dans le cours de la campagne des cantonales de 2011 

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

     En ce qui concerne la campagne à venir, il est sans doute peu probable que la question du Charmoy vienne à nouveau y  occuper une part importante. Le projet a connu depuis, et continue à connaître d’ailleurs, diverses vicissitudes qui ont fini par éteindre les enthousiasmes. Le coup fumant de 2008/2009 a fait long feu  et son principal partisan déclaré ne dispose plus du moyen de diaboliser ses adversaires en invoquant des « raisons politiques » pour justifier la « panne » que traverse actuellement le chantier du Charmoy.

    Pour la prochaine campagne, on pourrait donc être en droit d’espérer que la bannière Leclerc reste définitivement au magasin des accessoires périmés. Cette fois, Monsieur Montial n’aura donc même plus la peine de se fendre d’un tract au profit du candidat de Leclerc…. à moins qu’il ne soit candidat lui-même (ou adjoint ou suppléant) et ceci, en raison de ses bons et lurons services lors de la consultation de 2010 ainsi que de son nouvel état d’élu de la majorité !!

CADDIE  MONSIEUR MONTIAL ? - du 24 mars 2011

    Nous avons rencontré Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy (avec qui nous avions fait connaissance dans notre article du 3 novembre). Au cours de l’entretien, tombant des nues, ils ont réalisé tardivement qu’une  « démonétisation » de la question du Charmoy était prévisible. Nos deux sympathiques partenaires du tandem charmoisien des consommateurs béats s’en sont alarmés. Ils ont été jusqu’à nous confier leur déception. Ils regrettent maintenant de s’être engagés comme des bleus sous la bannière jaune-fluo du Charmoy. Il est vrai que si cette bannière pouvait être encore porteuse en 2010 grâce l’appui de LURE, elle apparaît aujourd’hui comme définitivement ringardisée.

     Leur "coming-out"  trop précoce – dès le 3 novembre – n’est pas de nature à arranger leurs affaires. Gaston et Arlette réalisent à présent que leur coup de com est éventé, ils sont partis trop tôt, avec l’enthousiasme naïf et l’inexpérience des amateurs et surtout sans réserves tactiques. En conséquence, l’article qu’ils espèrent vendre à leurs concitoyens aura beaucoup de mal à tenir la tête de gondole pendant toute la campagne. C’est pourquoi ils nous ont confié qu’ils étaient disposés et même résolus, dans l’intérêt général, à céder la place à un tandem charmoisien plus musclé. Selon eux, deux supporters  « historiques » de la mouvance jaune-fluo VESOUL-LURE de 2010, reconnus et chevronnés, devraient faire le job.

     Nous vous livrons cette information toute chaude sous toutes réserves… Ne le répétez surtout pas…

    Au fait, demain, c’est promis, nous vous parlerons de « Quatre étoiles », un hôtel dans lequel nous avons passé une soirée mouvementée. Non ! Ce n’est pas l’hôtel du Charmoy ! Et pour cause…   

Le Charmoy démocratique (2) 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2014 (J+2167 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S, Auxonnais - dans Revue de presse