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  • Claude Speranza, Auxonnais
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

LE CHARMOY À LA CATALANE - du 11 NOVEMBRE 2014 (J+2154 après le vote négatif fondateur)

  J’imagine déjà le sourire gourmand de mes lecteurs/trices à l’annonce de cette recette originale : « Le Charmoy à la catalane »…et, dans le même temps je me repens de les décevoir, car ils vont devoir ranger plancha, paella et autres ustensiles !

    Il sera en effet question, non de cuisine, mais de la consultation du « 9N » (9 novembre) sur l’indépendance de la Catalogne qui a eu lieu dimanche dernier. Une lecture attentive des grands quotidiens nous a permis de relever, à propos de cette consultation catalane, quelques commentaires applicables à notre consultation auxonnaise du 27 juin 2010. Vous vous rappelez, sans doute, ce fameux exercice de démocratie « participatatative » !

     Adieu donc, recette exotique alléchante, nous allons entreprendre, toutes proportions gardées et avec tout le respect que nous devons à nos amis catalans, de comparer les deux consultations.

    Il s’agissait en effet, dans les deux cas, de consultation et non de référendum ayant valeur de décision. Une différence est à souligner toutefois entre les deux consultations : la catalane a été réalisée sans le recours officiel aux listes électorales, recours dont disposaient les organisateurs de la consultation auxonnaise.

   Notre comparaison ne prétend pas à une quelconque pertinence politique, elle vise seulement à mettre en évidence certains traits communs à deux évènements en apparence très différents, mais lors desquels il est apparu clairement que les partisans du OUI se sont montrés beaucoup plus actifs, voir activistes, que les partisans du NON !

   Actifs, en matière de « rameutage » et de publicité, tout d’abord, comme semble le montrer cet  article de Libération daté du 9 novembre. Sous le titre« Consultation en Catalogne : rameuter à tout prix » nous pouvons lire en effet : « REPORTAGE Les associations nationalistes ont tenté de mobiliser au maximum pour ce référendum sans valeur légale sur l'indépendance de leur région ».[…] il s’agissait de ratisser large pour faire en sorte que la participation soit massive pour le «9N» […] Jusqu’au dernier moment des dizaines de volontaires ont épluché les pages de l’annuaire pour appeler au hasard, converser et tenter de convaincre l’interlocuteur d’aller jeter un bulletin dans l’urne La campagne de mobilisation ne s’est pas limitée aux appels téléphoniques. De Barcelone jusqu’aux petites bourgades pyrénéennes, des volontaires sont allés faire du porte à porte pour convaincre. Ce ratissage est favorisé par le fait que la quasi-totalité des municipalités de Catalogne (942 sur 947) ont approuvé la tenue de la consultation et ont mis à disposition leurs locaux et certains fonctionnaires pour effectuer un travail logistique et de «propagande». [N.D.L.R. : souligné par nous] ».

     À Auxonne, comme à Barcelone, c’est clair, la municipalité  a approuvé la tenue de la consultation et a mis à disposition ses locaux et certains fonctionnaires pour effectuer un travail logistique et de «propagande» et certains de ses membres n’ont pas lésiné sur le « ratissage ».

   Actifs, en matière de participation ensuite. Dans un article intitulé « Les Catalans disent oui à l'indépendance »,  Le Figaro écrit : « Selon des résultats provisoires diffusés dans la nuit, 80,7% des votants - environ 2 millions de personnes - se sont finalement prononcés pour le «oui» à l'indépendance. Quelque 5,4 millions de Catalans pouvaient en théorie participer au vote. Ce sont essentiellement des sympathisants de la cause indépendantiste qui se sont déplacés, tandis que les opposants ont boudé les urnes ».

 À rapprocher ce commentaire de celui du maire d’Auxonne dans Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 :

 « La Consultation des électeurs du 27 juin a révélé la véritable implication des citoyens dans la vie de leur cité : 38,25 % de participation, taux plus élevé que pour les élections européennes et régionales. Avec près de 80 % de OUI à la question posée, les auxonnais se sont clairement déterminés pour le développement d’Auxonne et de son Canton »

(Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 p. 1)

   Dans les deux cas : un peu plus d’un tiers des inscrits se déplacent. Les partisans du NON boudant le scrutin, il en résulte un score faramineux pour le OUI, voisin de 80%. Mais au bout du compte, et dans les deux cas, le calcul démontre que c’est tout au plus un tiers des inscrits qui se sont prononcés pour le OUI. (1533 OUI pour 5061 inscrits à Auxonne le 27 juin 2010 soit 30,29 % des citoyens)

      Nous arrêterons là notre parallèle Auxonne/Barcelone, car les deux consultations, outre une énorme différence d’échelle, diffèrent encore radicalement par leurs motivations profondes. En effet si en Catalogne, c’est essentiellement une dynamique indépendantiste qui s’est manifestée, nous pourrions dire qu’à Auxonne, c’est une volonté d’allégeance active de la majorité en place, et de ses satellites, aux visées locales d’un grand promoteur privé qui est à l’œuvre depuis 2008.

    Suffiraient à en témoigner l’origine de l’abondant  matériel publicitaire d’affichage, imprimé à LURE, diffusé lors de la consultation, ainsi que ce titre éloquent du Bien Public du jeudi 1er juillet 2010, annonçant « en clair » le véritable objet du scrutin : « AUXONNE Les habitants disent « oui » au Leclerc » (page 1 du cahier région dijonnaise). Toute la manœuvre visait donc à plébisciter le projet Leclerc en panne !

       Quand Barcelone vise à s’affranchir du pouvoir central de Madrid, Auxonne, ou du moins sa municipalité, séduite par de belles promesses de développement et d’emploi,, n’a de cesse de placer son avenir économique entre les mains d’un « Madrid » commercial et immobilier privé régnant sur le grand-est.Comme l’a bien souligné Pays dolois N° 164 d’octobre 2014 (page 4) : « Les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux »   

    Aujourd’hui, Claudi ayant pris quelques libertés avec la bannière catalane pour illustrer notre propos, nous présentons par avance nos excuses au Señor Presidente Artur Mas et à tous les Catalan(e)s !

Consultations historiques

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 novembre 2014  (J+2154 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ième  épisode) - du 31 OCTOBRE 2014 (J+2143 après le vote négatif fondateur)

   Une minute d’abord pour témoigner de la conscience que nous avons prise de l’importance des enseignements à tirer de la tragique affaire de Sivens (Tarn). Il est probable qu’à la suite de ces évènements, les travaux du barrage resteront suspendus. Nous n’en dirons rien de plus, car nous n’avons pas une connaissance suffisante de l’affaire pour en parler de façon pertinente. C’est que nous n’avons pas ce toupet des professionnels de l’esbroufe qui ne s’embarrassent pas de scrupules et ont toujours leur mot à dire et leur bagout à vendre.

     Toujours est-il que nous ne manquons pas, pour notre gouverne personnelle, d’établir certains parallèles entre Sivens et l’affaire qui nous occupe. Instances publiques et intérêts privés, pot de terre contre pot de fer, légalité contre légitimité,… Notre parallèle s’arrête-là, car la farce qui nous occupe et dont nous nous sommes fait le persévérant et scrupuleux chroniqueur n’est en rien comparable, heureusement, au gâchis tragique de Sivens. C’est pourquoi, résolument, nous avons pris le parti de continuer d’en rire !

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous terminons  notre commentaire du reportage, découpé en 8 parties, que nous rappelons ici :

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées, les parties 6 et 7,  et nous en resterons là, car la partie 8 conclusion a été largement commentée et illustrée dès le début.

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

Commençons par la partie 6 :

Troisième intervention du maire d’Auxonne « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion .»

Notre commentaire : En faisant un « pari », notre maire se montre pascalien. L’inconvénient est, qu’à la différence de ce cher Blaise, notre édile dans sa collaboration zélée avec un investisseur privé, met en jeu l’avenir matériel de ses administrés. On ne peut, cependant, lui dénier une certaine originalité et pas mal de témérité, car l’hypothèse selon laquelle une zone commerciale largement excentrée pourrait ranimer le commerce de centre-ville n’est pas une chose communément admise. Parlez-en un peu à DIJON aux commerçants du centre-ville ! En général, les petits commerçants de centre-ville de France n’attendent pas de l’implantation de nouvelles grandes surfaces une amélioration de leur chiffre, sauf peut-être à CHAMPAGNOLE !

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

Terminons à présent notre commentaire par celui de  la partie 7 :

Le reporter présente la position des commerçants: « Si l’Union commerciale d’Auxonne ne souhaite plus s’exprimer sur le dossier, elle aura en effet bataillé des années contre le projet par crainte d’une nouvelle dévitalisation du centre-ville »

Notre commentaire : Comme nous l’avons déjà signalé dans notre premier épisode, les images vidéo diffusées en fond du commentaire du reporter ont été prises à l’occasion du conseil municipal du 26 mars 2009. Rappelons d’abord que lors de la séance du 17 décembre 2008, précédemment évoquée, la majorité, seule votante, s’étant d’abord concertée en a parte lors d’une interruption de séance, répondit NON, à un vote blanc près, à cette question posée par le maire :« Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Comment peut-on expliquer à ce moment un tel négativisme et une telle frilosité chez des gens qui déclarent à présent  par la voix de leur chef : « une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. ». « Faire d’autres achats sur la ville », vous parlez d’expérience sans doute !

   Après les trompeuses assurances données par le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, l’Union commerciale était en droit de s’étonner et de s’émouvoir du titre que les Auxonnais(e)s  devaient découvrir dans Le Bien public du 26 mars 2009 : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS ».  

    Le soir même, l’UCIAA manifestait son mécontentement devant la mairie, ce que nous montre une séquence vidéo du reportage. La séquence suivante nous montre Jean-Claude Poirson, président de l’Union commerciale faisant une déclaration au début de la séance du Conseil, au soir houleux de ce 26 mars 2009 (le fait est rapporté dans le PV et l’examen des conseillers présents  confirme bien la date du 26 mars).

    L’inoubliable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, devait d’ailleurs rappeler ironiquement cette intervention en ces termes : « Depuis, un autre débat impromptu mais bien réel, s’est tenu lors du Conseil Municipal du 26 mars 2009. » Un « débat » conduit après la prise de décision, voilà qui n’est pas mal ! Encore mieux : la « consultation » de juin 2010 qui suivit, à propos d’une zone dont un promoteur avait, depuis plus d’un an, acquis la maîtrise foncière grâce à la diligence « discrète » de notre premier magistrat ! Tout cela dénote une certaine philosophie du « fait accompli » et de la « concertation feinte »  dans l’exercice du pouvoir et nous ramène tout droit à Sivens (Tarn) !

     Pour en revenir à l’Union commerciale, et pour avoir « bataillé » à ses côtés depuis juin 2010, je comprends – sans toutefois la partager – sa lassitude présente après le revirement spectaculaire de la CNAC (janvier 2012) et la décision du Conseil d’État (Août 2013), mais je ne doute pas de l’attention nouvelle qu’elle porte aux rebondissements actuels.

      Quant à moi, chroniqueur et commentateur inlassable des méandres de cette affaire  je ne désespère pas qu’un jour enfin, on m’explique : LE « SENS » PROFOND DU VOTE DU 17/12/08, LES AFFICHES IMPRIMÉES À LURE, LE « SUPERMARCHÉ À DOMINANTE NON ALIMENTAIRE »,  et tutti quanti  !

    En écho au « pari » périurbain non mutuel fait par notre maire en « cavalier seul » sur la zone du Charmoy, Claudi vous propose aujourd’hui sa vision de l’hyper-drome du Charmoy.

Grand prix du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Octobre 2014  (J+2143 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 2ième  épisode) - du 29 OCTOBRE 2014 (J+2141 après le vote négatif fondateur)

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous poursuivons  notre commentaire du reportage découpé en 8 parties, que nous  vous rappelons :

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées les parties 4 et 5

Traitons d’abord la partie 4 dans laquelle le maire d’Auxonne évoque, assez confusément il est vrai, quelques souvenirs.

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or »

 Notre commentaire : « Notre maire se souvient des motivations, selon lui « politiques », de la décision de la première CDAC (du 7 octobre 2009). Par contre, dans l’exemple qu’il cite, c’est  à la deuxième CDAC (du 8 mars 2011) qu’il fait référence, sans le préciser. En effet le projet présenté lors de la première CDAC comportait « un ensemble commercial d’une surface totale de vente de 9100 m² » (Cf. Décision publiée le 19 octobre 2009 par la Préfecture).

      Quant au refus de DIJON, il convient de signaler qu’il était accompagné de celui de PESMES (39). En fait d’« arguments politiques », Monsieur le Maire avait pour son compte bénéficié lui-même du soutien de ses amis politiques du Conseil général 21 et de MONTMIREY-LE-CHÂTEAU (39). Loin de DIJON et de ses influences « politiques », signalons tout de même qu’à PARIS, la CNAC du 20 janvier 2010 retoqua à son tour, et sans ambiguïté cette fois, le projet.

       S’ensuivit alors la fameuse « consultation » de juin 2010. Pour plus de détails sur ce joyau de démocratie « participatatative », les curieux/ses pourront consulter avec profit :

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!!-du 04 AOÛT 2014

Poursuivons à présent notre commentaire par celui de  la partie 5 :

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu à la baisse sans magasin de bricolage et l’autorisation d’implantation sera finalement accordée en 2012. Pour le maire, c’est une bonne chose. »

Notre commentaire : C’est le 13 janvier 2011, dans un article intitulé « OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! » que Le Bien Public annoncera la révision du projet. À signaler que l’immense emprise de 19 ha assurée en toute « discrétion » à un seul promoteur par le maire d’Auxonne dès le début de 2009, se réduira dans le même temps à 4,6 ha, qui ont toutefois la particularité de « tenir » la tête et l’entrée de la zone par le rond-point de l’Europe. En dépit de cette révision, le projet sera encore refusé lors d’une seconde CDAC le 8 mars 2011. À propos  de « l’autorisation d’implantation […] finalement accordée en 2012 », il convient de remarquer le revirement des arguments de la CNAC concernant l’effet du projet sur l’animation du centre-ville. De la part d’une CNAC composée des mêmes membres et examinant un projet situé dans la même zone, ce revirement est proprement stupéfiant. C’est peut-être une « bonne chose », mais c’est quand même une drôle de chose. Nos lecteurs/trices redécouvriront tout cela dans :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

        Pour illustrer la « bonne chose », nous avons sélectionné un épisode de notre feuilleton « Esquisses pour un journal du Charmoy »,  déjà diffusé le 14 avril 2013.

À suivre…

19 - HypersauvéC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 Octobre 2014  (J+2141 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 1er épisode) - du 27 OCTOBRE 2014 (J+2139 après le vote négatif fondateur)

 

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous vous avions promis un commentaire détaillé de ce reportage, nous tenons la promesse. Au préalable, nous prions les fidèles lecteurs/trices qui auraient pu être déconcerté(e)s par le fait que nous ayons commencé par la conclusion du reporter, de nous en excuser. Ce n’est pourtant pas notre habitude de mettre la charrue avant les bœufs, mais la conclusion pour le moins « paradoxale » de l’interview avait vraiment le mérite de mettre les pendules à l’heure (j’espère que vous n’avez pas oublié de le faire !). Conclusion brève mais claire ! Rappelons-la :

 

« Paradoxalement cet hypermarché va sortir de terre à un moment où ce type de magasins géants inventé en 1963 par Carrefour semble avoir son avenir derrière lui. Les Français jugent désormais les hypers trop grands et trop éloignés et 55% ne pensent pas qu’ils fassent gagner du pouvoir d’achat ».

 

    C’est bien clair, en matière de critères d’aménagement commercial, nos édiles auxonnais sont en retard d’une guerre, leur options obsolètes le démontrent assez. Du coup,  notre maire qui « partit au feu » pour BOUXDIS dès 2008 n’est pas encore arrivé. C’est pourquoi, pressentant l’impatience qui commençait à monter – ce qui n’est pas le cas de la construction–Claudi avait invité Madame la Ministre NKM dès avant-hier sur la zone du Charmoy comme pour les fastes d’une inauguration dont l’horizon s’avère encore incertain !

 

      À ce propos, le promoteur contacté « n’a pas été [selon le journaliste Nicolas Rouillard] en mesure de répondre dans les temps » (Le Bien Public du 22 octobre). Qu’importe, le maire d’Auxonne, sa fidèle succursale et cheville ouvrière locale, avait déjà affirmé que celui-ci « n’[avait] pas l’intention de reculer » (Le Bien Public du 21 octobre).

 

       Passons à présent à notre commentaire du reportage. Pour plus de carté, présentons d’abord le découpage en 8 parties que nous avons adopté :

 

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

 

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

 

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

 

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

 

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

 

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

 

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

 

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

 

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées, les trois premières de ces parties.

 

Introduction : « Le chantier de l’hypermarché est désert, mais pour le maire d’Auxonne, cette ènième péripétie ne remet pas en cause le projet »

 

Notre commentaire : « Nous ne doutons pas de l’optimisme de notre maire qui déclarait déjà à la suite d’un deuxième refus en CDAC : « On ne baisse pas les bras, mais même sans Leclerc on aménagera cette zone » (Le Bien Public du 10/03/11 article intitulé « Leclerc à Auxonne c’est fini »)

 

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation »

 

Notre commentaire : Tout cela est très vague et ne concorde pas vraiment avec la déclaration du maire dansLe Bien Public du 22 octobre dernier qui précisait : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ». Une seule chose est donc sûre, ça risque de durer longtemps.

 

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009 que ce projet d’implantation a vu le jour. Outre l’hypermarché, il prévoyait une grande surface de bricolage, mais la Commission Départementale d’Aménagement Commercial le rejette, le maire siégeait alors dans cette commission »

 

Notre commentaire : En ce qui concerne la description du projet et son rejet en CDAC, rien à dire pour l’instant, nous en reparlerons dans le commentaire de la quatrième partie : « Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » » En ce qui concerne la date de naissance du projet, elle est en fait beaucoup plus ancienne, puisqu’elle remonte à 2005. Dans un article déjà ancien nous avions démontré que la précédente municipalité (à quelques exceptions près) n’avait pas alors accueilli favorablement le « bébé ».

RENDONS À CÉSAR- du 11 octobre 2013

 Par contre, en ce qui concerne la municipalité actuelle dans son précédent mandat, les contacts avec le promoteur et les « débats » autour du projet ont démarré dare-dare dès 2008. Des procès-verbaux de séances du Conseil municipal de 2008 en témoignent (18/09/08 ; 21/10/08  et surtout 17/12/08). En matière d’aménagement commercial local, l’élection de Raoul Langlois marque donc le début du « règne Leclerc » sur  la zone du Charmoy.

 

         Le 17 décembre 2008 eut lieu le fameux « vote négatif fondateur » du projet concernant la décision d’implantation d’une grande surface sur la zone du Charmoy. Avertis par l’ordre du jour de la séance, commerçants et d’employés du secteur commercial s’étaient réunis autour de la statue de Bonaparte, devant la mairie, avant d’y pénétrer en nombre. Nos illustrations du jour montrent ce rassemblement. Un deuxième rassemblement devait à nouveau avoir lieu au même endroit lors de la séance du Conseil municipal du 26 mars 2009, et cette fois, FR3 était là. De cette séance du 26 mars, nous reparlerons plus tard quand nous commenterons les images de la manifestation des commerçants dans la vidéo de la 7ième partie du reportage : « Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » » Pour l’heure, nos illustrations du jour démontrent assez clairement que, du NON du 17 décembre 2008, notre maire finit par faire, sans grands complexes, un OUI. [dans un  souci d’exactitude « historique » nous avons dû modifier ce paragraphe le 28 octobre 2014. Nous prions nos lecteurs/trices de nous en excuser]

 

Scrutins encombrants triez recyclezLe 26 mars 2009, enfin,  le revirement, d’abord « discret », devait éclater au grand jour comme un « coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » !!!

De la suite dans les idées

À suivre…

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 Octobre 2014  (J+2139 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 00:00

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014 (J+2137 après le vote négatif fondateur)

   France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier, un  reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux à Auxonne au cours duquel le maire d’Auxonne s’est exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

   Nous publierons prochainement un commentaire détaillé de ce reportage dont la brièveté ne permet pas, selon nous et malgré les flashes-back, de se faire une idée claire des « péripéties » de l’affaire depuis fin 2008.

    Pour l’heure, nous nous en tiendrons à citer la conclusion du reporter qui, en une quinzaine de secondes, montre fort opportunément le caractère « paradoxal », voire franchement obsolète selon nous, outre que préjudiciable au centre-ville, du projet soutenu en 2009 par le maire d’Auxonne en « cavalier seul » :

 « Paradoxalement cet hypermarché va sortir de terre à un moment où ce type de magasins géants inventé en 1963 par Carrefour semble avoir son avenir derrière lui. Les Français jugent désormais les hypers trop grands et trop éloignés et 55% ne pensent pas qu’ils fassent gagner du pouvoir d’achat ».

      Nos décideurs auxonnais semblent donc, en la matière, retarder d’une paye  !!! Comme le soulignait déjà notre ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet dans un discours tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville : « les hypers, ça marche plus bien ».

       Nous  reproduisons ici sa déclaration déjà reproduite dans l’un de nos précédents articles

UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  – du 6 août 2012

       « Je suis très, très soucieuse de ce que vont devenir nos grands centres commerciaux. C’est-à-dire que…regardez un peu les débats qu’il y a actuellement dans les grandes sociétés type…allez… Carrefour, etc…, je les cite. Les valeurs boursières qui chutent c’est pas par hasard, c’est que les hypers, ces valeurs là en tout cas, je parle pas de la crise économique, mais les hypers, ça marche plus bien…Il faut faire un tour en ce moment dans les galeries commerciales et voir les rideaux fermés, ça marche plus bien, ça correspond plus vraiment à ce dont on a envie.

        « Alors vous comprenez, ces sociétés, elles sont en train de développer de nouveaux concepts : des marchés de cœur de ville, des…alors ça, c’est très, très bien. Mais qu’est ce qu’on fait de tous ces grands centres commerciaux qui sont en extérieur ? Qu’est ce qu’ils vont devenir ? C’est un vrai sujet.

          «  Et en même temps je vois qu’il y a encore des demandes de capacité pour des ouvertures, alors qu’il me semble qu’on est déjà très, très capacitaire. Moi, ça me soucie énormément ! Parce qu’il faudrait pas un jour qu’on se retrouve, après avoir des friches industrielles à gérer, avec des friches commerciales avec tout ce que ça représente en termes de zones de non-droit, de risque de violence etc…. et puis, tout simplement, de dégradation de l’environnement.

         « Je veux dire, c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

  http://www.dailymotion.com/video/xlf80e_le-coup-de-gueule-de-nkm-contre-les-hypers_news?search_algo=2

   Tel n’est sans doute pas le discours que l’on tint à nos bons Messieurs à VESOUL quand on les promenait de gondole en gondole et qu’ils restaient babas devant tant de merveilles ! On veut le même pour Noël ! Et quand le doute s’est installé dans la bonne ville et que le cadeau de Noël tardait à venir on leur a imprimé de belles affiches à LURE !

     Claudi a imaginé le retour de NKM à Auxonne, où elle était déjà venue en visite le 31 janvier 2011 pour repartir chargée d’un sac d’oignons (voir Inf’Auxonne N° 32 d’avril 2011 pp. 1 et 2). Au cours de cette nouvelle visite, nos édiles lui offrent à nouveau un sac de bulbes, mais encore bien des motifs d’inquiétude !!!

Nous pouvons le répéter avec NKM :

« c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

Révisions déchirantesC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 Octobre 2014  (J+2137 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 00:00

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » (BIS) - du 23 OCTOBRE 2014 (J+2135 après le vote négatif fondateur)

     Le « coup de tonnerre » ayant été encore hier à la une, nous reprenons aujourd’hui le même titre.

   Après la guerre de mouvement de début 2009, quand les éclaireurs zélés de la majorité municipale, toujours en place, pilotaient « discrètement » les représentants de BOUXDIS dans les arcanes du cadastre de la zone du Charmoy jusqu’à permettre à la société de « truster » en quelques semaines, pour elle toute seule et à bas bruit, la « maîtrise foncière » de 19 hectares (cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p.2), nous voilà entrés dans une phase de guerre de tranchées qui trouve son origine dans une affaire de bruit ! Juste retour des choses !

    Nous avons lu avec attention et apprécié l’article nuancé et bien documenté paru hier 22 octobre dans Le Bien Public, sous la plume de Nicolas Rouillard. Le titre de l’article parle de lui-même : « Leclerc à Auxonne : un sujet toujours aussi clivant ».

   Clivant ! Il ne peut en être autrement d’un projet qui a démarré en catimini par la volonté  d’un défenseur zélé et discret, détenteur de l’autorité certes, mais  qui n’a pas hésité à  « faire cavalier seul », comme il l’avouait lui-même dans Le Bien public du 8 avril 2009.

 QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014  

    En l’absence  d’ouverture et de concertation tout le monde finit par être lésé. L’appréciation d’un autre homme, pourtant bien connu pour le caractère modéré de ses propos, en témoigne. Attaqué ouvertement, par voie de presse et de tracts, sur le Charmoy lors de la campagne des dernières cantonales, Dominique Girard, qui devait devenir notre Conseiller général, s’exprimait alors en ces termes :

« le projet qui a été mené et refusé dernièrement (8 mars 2011) par la CDAC est peut-être tout simplement la manifestation d’une maladresse de méthode dans le portage par le maire d’Auxonne, qui a cru, certainement de bonne foi, pouvoir être le seul à soutenir un projet dont l’impact débordait pourtant largement les limites de la ville, et même du canton.

La politique actuelle envers le commerce, quel que soit le département observé, est plutôt de restriction par rapport aux hypermarchés. Tout projet devrait s’inscrire dans une politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville. On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. Par ailleurs, un projet commercial d’importance ne peut se concevoir sans la prise en compte des communes voisines.

Espérer un accueil favorable de la part de la CDAC suppose qu’il y ait une communauté de vue des partenaires devant cette commission. Il est donc indispensable qu’un projet, quel qu’il soit, soit élaboré dans la concertation de tous les acteurs, municipalités, communauté de communes, consommateurs, commerçants…

À mon sens, un projet réussi pour tout le territoire ne peut être issu que d’un consensus. Rien ne peut se bâtir dans une démarche isolée aboutissant malheureusement à l’affrontement et à la division. En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants. »

[Dominique Girard « Ma position par rapport à la zone du Charmoy »  (22 mars 2011) extrait]

    Remarquons d’abord que ces propos anticipaient parfaitement les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » en rappelant la nécessité d’une « politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville [car] On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. ». En mentionnant « les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » » nous ne faisons évidemment pas référence à la récente polémique de chiffres Raoul Langlois/Une dynamique pour Auxonne sur les réseaux sociaux.

 « En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants ». Cette constatation reçoit encore une fois une confirmation évidente dans les récents avatars de l’affaire.  On voit aujourd’hui s’ajouter aux « quinze mille perdants », le promoteur lui-même et les entreprises engagées dans la construction.

     Revenons à présent au texte de Nicolas Rouillard. Ayant entendu le Maire d’Auxonne, « certains Auxonnais » désignés par leurs prénoms, ainsi que divers « commerçants du centre-ville », le journaliste nous signale objectivement en note que, pour diverses raisons, il n’a recueilli ni le point de vue du « particulier auxonnais » auteur du recours, ni celui de la société BOUXDIS. Il serait souhaitable que des articles ultérieurs nous informent des positions de cette dernière qui n’a pas manqué de s’exprimer dans le passé par la voix de ses représentants (Cf. Le Bien Public, numéros des 30 mars 2009, 21 avril 2009, 12 octobre 2009,  11 octobre 2010, 13 janvier 2011)

   Un sous-titre nous informe que « D’après plusieurs avis recueillis dans les rues de la commune, l’offre commerciale actuelle est jugée suffisante » ». À notre sens, il est fort probable que ces « avis recueillis dans les rues de la commune » portent plus précisément sur l’offre commerciale en matière de « grandes surfaces à prédominance alimentaire ». Le lecteur qui en douterait pourra se reporter à l’un de nos articles qui démontre la pléthore attendue en ce domaine avec l’arrivée d’un hypermarché (Cf.  le cas de Champagnole)

DENSITÉ COMMERCIALE  ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

  Rappelons qu’en dépit des talents de contorsionniste discursif dont notre premier magistrat à fait preuve lors des prémices de cette vieille affaire, l’hypermarché projeté est bien une grande surface à prédominance alimentaire et non, comme il a pu être écrit par ses services  en juin 2010 un « supermarché à dominante  non  alimentaire ».

     Le chapeau de l’article nous apprend que « la municipalité défend le projet, à l’inverse des commerçants de la ville ». Évident mon Cher Watson ! Dans le corps de l’article, Raoul Langlois, le maire, confirme : « Ce projet a très vite rencontré des réticences et des oppositions, en particulier de la part d’autres enseignes de la grande distribution, ou encore de commerçants du centre-ville ». Il ajoute : « L’installation du Leclerc entraînera des baisses de prix. Sans oublier la création de plusieurs dizaines d’emplois. » Tout ça pour ça, oserait-on dire en pensant au film des 6 années passées !

     En ce qui concerne la question du recours ayant entraîné la suspension des travaux, le malaise de l’élu transparaît entre les mots de façon évidente : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois, même si on ne maîtrise absolument pas les délais » Et les impôts du contribuable règleront, bien entendu, les frais de justice et tutti quanti !

   Profil bas, donc. Le temps n’est plus où le « maire audacieux de soutenir le projet »  s’entendait dire par Rodolphe Quinonero : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». (Le Bien Public du 12 octobre 2009). À force de partir au feu, il arrive parfois que l’on parte en fumée…Fermez le ban !

    L’illustration de Claudi démontre, si cela était nécessaire, que nos productions sont éminemment recyclables et adaptables. Espérons qu’il en sera de même pour la zone du Charmoy qui en 2009 promettait 250 emplois et au jour d’aujourd’hui « quelques dizaines » seulement!

N.B. : Par temps d’orage, on ne compte plus les caractères !

Griller un feu vertC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Octobre 2014  (J+2135 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 00:00

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » - du 22 OCTOBRE 2014 (J+2134 après le vote négatif fondateur)

     Notre titre emprunté à un article du Bien Public d’hier 21 octobre – article dont nous reparlerons plus loin – ne fait pas référence, et pour cause,  à la parution du numéro 46 d’Inf’Auxonne. En effet, depuis l’inoubliable numéro 25 de mai 2009, ce magazine a définitivement perdu sa capacité à nous étonner. Même la « tribune » prend un goût  de réchauffé à présent que les comptes se règlent en temps réel sur les réseaux sociaux entre notre premier magistrat et l’opposition. Il faut encore ajouter que bientôt, outre que réchauffé, le menu de cette tribune sera allégé ! Vous imaginez : un coupe-faim rassis à vous couper l’appétit ! Une seule question nous préoccupe donc à propos de la passionnante gazette : 47, 48, 49, 50, 51…quel sera le numéro à venir d’Inf’Auxonne qui nous annoncera la fin de l’entracte et, comme un «coup de tonnerre dans le ciel auxonnais », puisque l’expression a la cote, la reprise du concert des « engins de chantier [qui]se sont tus ».

     Le Bien Public d’hier 21 octobre nous annonçait donc : « Les travaux du Leclerc sont suspendus ». Le « gros Guy », feu mon professeur d’allemand aurait ajouté, suspendus comme « l’épée de Madame Oclès », et il n’aurait pas manqué d’ajouter « C’est assez, j’me cache à l’eau dit la baleine ». Ce qui, après tout, est plutôt de circonstance !

   Il faudra en effet attendre « plusieurs mois » avant que le géant du Charmoy ne refasse surface.

    Ce délai de « plusieurs mois », notre premier magistrat le précise dans l’article, chose qu’il n’avait pas faite lors du Conseil municipal du 08 octobre dernier, se contentant alors d’annoncer :

« Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]

    Dans l’article du Bien Public du 21 octobre le terme « Affaire BOUXDIS », au demeurant peu approprié n’est pas repris. Le fait semble normal puisque l’affaire concerne en fait un particulier et l’autorité décisionnaire qui a signé le permis de construire. À preuve, dans le PV du CM du 23 avril 2014 la dite « affaire » avait été explicitement libellée : « Affaire [X] c/ Commune d’Auxonne ».

 Toujours dans le même article, le maire d’Auxonne reformule ainsi l’argument du recours : « Ce recours repose sur le fait que le dossier d’une étude acoustique supplémentaire a été remis après l’enquête publique relative à la construction de l’hypermarché ».

    Compte tenu du rôle majeur que semble jouer le problème acoustique, nous retranscrivons un extrait des conclusions du rapport du commissaire-enquêteur, rédigé à l’issue de l’enquête publique :

« Rapport du commissaire-enquêteur », partie  « conclusions et avis motivé du commissaire enquêteur »  [extrait] :

 « - Les nuisances sonores

Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision.

Par ailleurs, lors de la phase d’exploitation du centre commercial, il y aura lieu de réaliser des mesures acoustiques pour s’assurer de la conformité du site par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. » [Rapport p. 92 partie conclusion]

« Observant toutefois que :

[…]- le dossier ne comporte pas une analyse détaillée de l’impact sonore du futur centre commercial garantissant que le projet respectera la réglementation en vigueur, […]

émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

Avec la réserve suivante :

- Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

[Rapport p. 96 partie conclusion]

On remarquera que dans l’article du Bien Public du 21 octobre, pas plus que dans le procès-verbal du Conseil municipal du 8 octobre dernier, il n’est fait mention de la réserve émise par le commissaire-enquêteur

    Ce fait nous amène à poser la question suivante : une telle étude a-t-elle été réalisée et ses conclusions prises en compte avant la signature du permis le 23 décembre 2013 par l’adjointe déléguée aux travaux ?

    Ce matin même Le Bien Public de ce jour, 22 octobre, fait entendre un nouveau « coup de tonnerre ». Une lecture en diagonale de ce nouvel article, que nous approfondirons ultérieurement, nous apprend aux dires du maire d’Auxonne que l’installation du Leclerc entraînera « la création de plusieurs dizaines d’emploi ». Et la suppression de combien ? La belle affaire ! Nous sommes loin de ce « coup de tonnerre » du 26 mars 2009 quand Le Bien Public  titrait « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » !!!

      L’illustration de Claudi résumera le parcours chaotique de toute cette « affaire » dans laquelle la « discrétion » d’abord, l’absence de concertation et de transparence ensuite, un usage « original » de la consultation après-coup enfin, tous faits préjudiciables à l’intérêt général, risqueraient bien en fin de compte pouvoir se révéler avoir été doublés d’un amateurisme impatient  qui aura fini par empêtrer le promoteur lui-même !

N.B. : Par temps d’orage, on ne compte plus les caractères !

Conjectures sur le cosmodrome 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 Octobre 2014  (J+2134 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 00:00

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014 (J+2123 après le vote négatif fondateur)

Nous dédions cet article à la sympathique Présidente de l’UCIAA et à tous les petits chats !

       Dans le premier volet de notre « revue de presse champagnolaise », publiée le 3 octobre dernier, nous avions dégagé deux idées directrices :

Primo : « Champagnole c’est dès maintenant Leclerc au « cœur du Jura », Auxonne ce sera bientôt Leclerc aux portes du Jura et au cœur de la nouvelle région ! »

 Secundo : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ».

    De ces deux idées, la première est à présent une évidence, pour Champagnole du moins car pour Auxonne l’affaire semble plus que jamais compliquée. Le nom de Champagnole figure sans doute déjà au livre d’or des conquêtes de Scapalsace. Quant à celui d’Auxonne, on devra attendre. Combien de temps ??

     La seconde idée, bien que ne revêtant pas ce caractère de certitude factuelle inscrite dans le cadastre, peut néanmoins se révéler un outil de prédiction utile, de là notre intérêt déjà ancien pour Champagnole. Nous la mettrons donc en exergue de notre propos d’aujourd’hui.

« Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

       Sous le titre « Commerce : quoi de neuf dans la Perle du Jura ?», un récent article du Progrès du 22 septembre dernier prend la température commerciale champagnolaise. La santé est bonne et le ton général de l’article résolument optimiste.

      Un optimisme d’enfer digne de satisfaire la majorité municipale champagnolaise qui s’était pourtant  récemment indignée – comme nous en avions fait mention dans notre premier volet du 3 courant – de l’attitude de la presse locale dans son « mot de la majorité » de Champa’Mag N° 54 d’août dernier en ces termes :

« Depuis plusieurs semaines, vous êtes nombreux à nous faire part de votre étonnement, de votre indignation, de votre colère, au sujet du traitement dans la presse locale de l’action municipale et associative.

Comme vous, il nous semble que depuis quelques mois ce qui faisait l’intérêt d’une information locale construite sur la bonne foi, la sincérité des propos, la prudence et l’objectivité plutôt que le parti pris agressif ou tendancieux, l’investigation sérieuse préférée aux témoignages douteux ou non représentatifs, paraît se perdre […] ».

      Il semble bien que depuis le message ait été entendu car il apparaît que cette fois  « la sincérité des propos, la prudence et l’objectivité » l’emportent sur « le parti pris agressif ou tendancieux » et que « l’investigation sérieuse » a été préférée « aux témoignages douteux ou non représentatifs ».

     L’article du Progrès du 22 septembre dernier s’ouvre d’abord sur cette évidence largement partagée et surtout démontrée par l’état florissant du  petit commerce traditionnel indépendant que l’on peut observer dans notre beau pays : « Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

     Ce « chapeau » objectif planté crânement donne le ton de l’article. Place à présent aux « témoignages représentatifs ». Le nouveau président frais émoulu de l’« Union commerciale Champa-Sympa » – à tout seigneur tout honneur – commence : « Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes. Celui-ci est désormais comblé ».

     Voilà un discours « sympa » que le maire de la Perle du Jura doit apprécier et que celui de la « Capitale de l’oignon » voudrait bien entendre ! Patience ! Patience ! « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

      « Tous ensemble », c’est ce que semble prôner le président sympa qui ne nie pas toutefois certaines réticences : « Certaines grandes surfaces ont adhéré et on peut en espérer de nouvelles. Il y a encore quelques commerces petits ou grands réticents, mais plus on sera nombreux et meilleure sera la concertation ». En somme, plus on est de fous, plus on rit. Et le président d’ajouter : « Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien ». Voilà une définition originale et sympa du « commerce de proximité » !  Ce commerce de proximité n’est d’ailleurs pas oublié dans le mot d’ordre du site de l’UC rénovée « Union commerciale Champa-Sympa » : « A l’image de leur ville, chacun bouge, bouge même ensemble, pour sauvegarder leur commerce de proximité et développer l’attractivité de la ville dans un souci commun : Satisfaire le client ! ». Moralité : à Champagnole on célèbre l’union féconde de l’hyper et de l’épicerie de quartier !

    Suit le trombinoscope obligé et ses témoignages savamment dosés avec, tout de même, une dominante largement optimiste. Citons pêle-mêle : « Le centre-ville a changé et est devenu très attractif » « Je pense que les hypers ont apporté du monde de l’extérieur » « Il y a de la place pour tout le monde et je pense que ces boutiques [les hypers] apportent du monde, même au centre-ville ».

« Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain » Un demain qui n’est peut-être pas tout à fait demain matin…À Auxonne, ils ne sont pas encore advenus les lendemains qui chantent…

     Les curieux qui voudraient en savoir plus se reporteront au PDF reproduisant l’article

COMMERCE EN PROGRÈS À CHAMPAGNOLE

     Ils y découvriront, qu’outre le centre-ville et son commerce de proximité, ce sont encore deux petits chats qui ont été sauvés à Champagnole. Tout baigne donc dans la Perle du Jura.                         

      Toutes ces bonnes nouvelles de sauvetage ont inspiré Claudi qui a transposé les bonnes nouvelles de la Perle du Jura dans la « Capitale de l’oignon ». Aux dernières nouvelles, à Auxonne, il semblerait cependant que les petits chats du centre-ville doivent patienter quelque temps avant l’arrivée de l’hyper-secours….

N.B. : Cet article compte environ 5900  caractères espaces compris

Hyper-secours 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2014  (J+2123 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 00:00

LE CHARMOY VU DU JURA - du 07 OCTOBRE 2014 (J+2119 après le vote négatif fondateur)

  Le gratuit Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 vient de paraître. En page 4 « actu », il est question d’Auxonne et plus précisément de la zone du Charmoy.

     Sous le titre « Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté », Philippe Pelletier, après avoir situé et décrit rapidement le projet, mentionne sans en faire le détail les « nombreuses vicissitudes administratives et judiciaires » que ce projet a connues depuis 2008, c’est-à dire depuis maintenant 2119 jours après le fameux vote négatif fondateur du 17 décembre 2008. Aux « nombreuses vicissitudes administratives et judiciaires », nous nous permettrons d’ajouter de nombreux retournements dont le lecteur curieux trouvera le détail dans l’abondante documentation de ce blog.

   Le dernier paragraphe de l’article qui traite particulièrement de la situation présente a retenu toute notre attention, avant que de le commenter, nous en donnons une citation in extenso :

« Le futur directeur devrait être prochainement désigné et les échanges entre la direction grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis de construire sont réguliers et fructueux. D’ores et déjà, les travaux de terrassement ont débuté et se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants à un projet qui devrait permettre la création d’une cinquantaine d’équivalents temps plein sur Auxonne et les environs, ainsi que, selon Raoul Langlois, maire d’Auxonne, apporter de futures retombées économiques et touristiques. »

NOS COMMENTAIRES :

Premier commentaire : « Le futur directeur devrait être prochainement désigné » : Si l’on se réfère à la décision 917 D de la CNAC du 17 janvier 2012, ce directeur était connu dès le début 2012, un alinéa de cette décision 917 en témoigne explicitement qui mentionne la présence de

« M. Francis TRITANT, gérant de la société « BOUXDIS», Me Patrick HENNART, notaire, et M. Jean-Philippe BERTHIER, futur directeur du centre commercial « E. LECLERC » d'Auxonne »

 Deuxième commentaire : « les échanges entre la direction grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis de construire sont réguliers et fructueux » : « fructueux »…de cela  nous ne pouvons pas douter ! Nous ne parions pas cependant sur l’hypothèse de la « mairie » selon laquelle l’opération sera « fructueuse » pour le petit commerce  et l’activité générale du centre-ville.     

Troisième commentaire : « D’ores et déjà, les travaux de terrassement ont débuté et se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants » : Les travaux ont commencé il y a plus de trois mois maintenant, précisément le 3 juillet au matin après diverses opérations de reconnaissance et de clôture en juin. Actuellement, leur rythme ne nous semble pas particulièrement « soutenu ». Le Procès-verbal du Conseil municipal du 10/07/14  annonçait déjà le démarrage des travaux dans son § 4 p. 3 « Informations de Monsieur le Maire » : « Implantation d’un Leclerc ; Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » On a bien noté que cette date d’inauguration était avancée au conditionnel.

    En ce qui concerne le « recours administratif », l’article de Philippe Pelletier, dans sa formulation et son usage des temps de la conjugaison, nous amène à supposer que l’affaire pourrait ne pas être close, puisqu’il y est dit en substance que « le maître d’ouvrage accorde, à ce recours, peu de chance d’aboutir ». Un article du Bien Public du 17 septembre dernier indiquant que « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires » nous inclinait pourtant à penser, qu’en matière de recours du moins, l’affaire était pliée. Si tel n’était pas le cas, et si le recours des « opposants » était fondé et reçu, le maître d’ouvrage s’exposerait à une interruption du chantier toujours possible. À suivre…

Quatrième commentaire : « projet qui devrait permettre la création d’une cinquantaine d’équivalents temps plein sur Auxonne et les environs » : « 50 emplois temps plein », voilà qui donne à penser. La pancarte installée en février dernier et visible sur la photo de l’article de Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 en annonçait encore 90. Et si, remontant plus loin dans le temps, nous en croyons l’imparable dialectique du mémorable Inf’Auxonne N° 25, c’est « 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes seront créés sur la zone »  !!

Nous ne résistons pas à citer cet impayable Inf’Auxonne N° 25, véritable numéro Collector

« Combien d’emplois seront-ils créés ?

Outre les répercussions économiques directement liées aux travaux qui dureront environ 18 mois (marchés à portée des entreprises locales, logement et consommation des ouvriers …), environ 250 emplois« équivalents temps plein » pérennes seront créés sur la zone ».

     250, 90, 50 et demain ???  Voilà ce que l’on peut appeler des « retombées» sur l’emploi ! Pour retomber, ça retombe. À suivre …

N.B. : Cet article comporte 5300 caractères espaces compris. Non, pas 5300 emplois !

CHARMOY EN CHIFFRES

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 Octobre 2014  (J+2119 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 00:00

LE JOUR OÙ  LA COMCOM  FUT ASSIÉGÉE - du 06 OCTOBRE 2014 (J+2118 après le vote négatif fondateur)

         Pas de panique ! Que l’on se rassure ! Ce n’est pas lors de son dernier conseil du 2 courant que la Comcom fut assiégée. Et pour cause, le public se limitait à… deux personnes, votre serviteur inclus !

       L’histoire croquignolesque de la « question Leclerc » à Auxonne est à présent sous le boisseau (mais toujours inscrite dans les pages notre blog) et si quelques importuns n’étaient pas là pour rappeler l’impact futur probable de ce projet sur l’activité du centre ville, on n’en parlerait déjà plus du tout. La mémoire labile fait le politicien habile !

     Pourtant, la CNAC du 20 janvier 2010 avait clairement mentionné dans ses conclusions que le projet « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville ; qu’ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ; […] le projet, qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville ; […] il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’Auxonne ». Voilà des effets, et qui plus est prévus par des experts, qui semblent difficilement compatibles avec une authentique revitalisation du centre ville !

    Et nonobstant cette analyse alarmante « à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy] est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet [N.D.L.R. : projet du Charmoy]  vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager. » ! [page 85 du rapport de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet]. Et nous ajouterons même que notre Président conciliant semble désormais marcher main dans la main avec le maire d’Auxonne partisan acharné du projet. La mémoire labile fait le politicien habile !

   Et pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi. Dans un précédent article, nous avions déjà vu, qu’en 2009, à propos de ce projet, la Communauté de communes « s’était senti trahie » par qui vous savez, qui, avant de se montrer disert et intarissable sur la question (Cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009), avait d’abord fait preuve d’une discrétion remarquée et remerciée par le staff colmarien de la boutique !

QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014

      Nous ajouterons aujourd’hui quela Communauté de communes fut non seulement « trahie » en 2009, mais encore assiégée deux ans plus tard en 2011, toujours au sujet du même projet dont les mêmes hérauts portaient toujours la bannière haut et fort. Par ces hérauts véhéments, le Président de la Communauté de communes devait être finalement accusé à son tour de « trahison » !

           De tout cela, un article du Bien Public du 10 mars 2011 fait foi. Cet article, auquel nous joignons un tract corroborant les informations du journal, constituera notre illustration d’aujourd’hui et permettra à nos lecteurs/trices de vérifier nos assertions.

Tract Bleu CG Elections 

  Ils pourront lire en particulier, dans le tract d’abord, mais aussi dans l’article, que selon Raoul Langlois «Les intérêts des habitants du canton d’Auxonne [ont été] trahis par le président de la Communauté de communes ». 

BP 11-03-10

    Toujours selon l’article, Jean-Paul Vadot joint par téléphone a déclaré que le projet « n’avait jamais été concerté, alors que la Communauté de communes a une compétence économique obligatoire. Nous avons été tenus à l’écart. Ce projet et excentré et il n’obéit pas à une logique d’aménagement du territoire qui doit favoriser la proximité des services et des commerces. À Auxonne il y a déjà deux supermarchés, un discount et bientôt un Lidl ». Cette analyse – oubliée semble-t-il depuis par son auteur – corrobore celle de la CNAC qui avait déjà souligné cette situation « de nouveau pôle périphérique [qui] ne participera pas […] à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’Auxonne ». Voilà une situation excentrée bien peu susceptible de revitaliser l’activité d’un centre déclinant ! Il est bon de le redire  aujourd’hui ! À la décharge de Monsieur Vadot, signalons quand même que les experts de la CNAC devaient eux aussi se déjuger et se contredire, et de façon proprement caricaturale, dès janvier 2012. La mémoire labile fait le politicien habile !

   Toujours à propos de l’article cité, nous pouvons lire que, revenant sur les conditions particulières d’une réunion provoquée de la communauté [N.D.L.R. Chantecler : précisément le lundi 7 mars 2011 à la Salle des fêtes de Tillenay], Jean-Paul Vadot déclare : « On a subi la pression des associations de consommateurs. On est continuellement mis sous pression.» 

      Le lundi 7 mars 2011 en effet, le conseil communautaire réuni fut littéralement assiégé et envahi par une foule rameutée et remontée de partisans du projet. Les curieux trouveront dans Chantecler N°13 une reproduction de tracts évocateurs, ainsi que d’autres pièces justificatives démontrant les incidences de l’affaire sur  toute la campagne des cantonales de 2011.

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

    Qu’en sera-t-il des cantonales de  mars 2015 à présent officiellement annoncées ? Une chose est certaine, c’est que nous ne manquerons pas, comme nous l’avions déjà fait en 2011 d’apporter notre contribution pour une information objective et alternative des électeurs.

     En conclusion de nos réflexions du jour, nous reprendrons la conclusion de Chantecler N°13,  toujours valide à notre sens, et qui, à la différence de certaines postures incertaines, a résisté au temps :

    « L’avenir nous dira si le « pragmatisme» conquérant de LECLERC l’emportera au bout du compte et dans quels délais. La conquête des marchés est une chose, l’administration harmonieuse d’une commune en est une autre. Le fait que LECLERC finisse peut-être un jour par l’emporter ne prouvera que l’agressivité conquérante de cette firme, mais en aucun cas le mérite ou la valeur civique de ceux qui l’auront aidé dans son entreprise. L’intérêt de tous ne peut être confondu avec la défense des intérêts d’une puissante firme privée dont le but premier est d’abord le profit de quelques-uns ».

N.B. : cet article comporte environ 6500 caractères espaces compris.

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 octobre 2014  (J+2118 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse