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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

« AU FAIT » – du 02 janvier 2014 (J+1842 après le vote négatif fondateur)

    « Au fait », c’est le titre d’un nouveau magazine sans publicité dont la carrière a commencé il y a un an et dont nous venons de découvrir le numéro 6 grâce à nos amis de Champagnole !

        Ce numéro 6 est justement consacré à « L’indécent système LECLERC ». Nous recommandons vivement sa lecture à tous nos fidèles lecteurs.

   En introduction, sous le titre « Décence », son directeur de publication Xavier Delacroix exprime avec une grande justesse le paradoxe constitutif de ce que nous pourrions nommer le grand écart de ce danseur étoile du discount qu’est Michel Édouard : « Au-delà de l’avidité qui paraît être  une motivation pour le moins tenace chez les propriétaires de Centre(s) Leclerc, le décalage entre cet affichage du « moins cher » pour les autres qui permet d’être « plus riche » pour soi-même ne manque pas de sel. »

      Suit une enquête fouillée de 46 pages que devraient bien lire nos élus sortants ou postulants, les premiers parce qu’ils sont trop convaincus, obnubilés qu’ils sont  par le mirage LECLERC, les seconds parce qu’ils ont été, jusqu’à présent, peu convaincants. Tout cela est en effet beaucoup plus passionnant que les polémiques sur l’état des trottoirs ou des cheminées et autres j’aime à la gomme !

      Cette « Enquête sur une cash-machine » est déclinée sous trois grands titres : « Les croisés du tiroir-caisse », « Des promoteurs immobiliers », « Tu seras Leclerc, mon fils ».

       Dans la deuxième partie de l’enquête on apprend en particulier que « ce sont les galeries commerciales et non les magasins qui assurent la fortune des patrons d’hypermarché » d’où cette « frénésie de projets de conception, d’aménagement  et de décoration des centres, verrières surdimensionnées, fontaines, murs végétalisés [qui] ont ainsi vu le jour, autant d’équipements censés renforcer l’attractivité des galeries et justifier, auprès des enseignes locataires des boutiques, de copieuses hausses de loyers . » Nos élus promenés à Vesoul en 2008 ou 2009 ont certainement flashé, l’un d’eux et pas des moindres me l’a d’ailleurs confié en 2010, juste avant la fameuse « consultation », lors d’une de ses nombreuses visites sur le chantier de creusement du port, il a même essayé de me convaincre.

     De toute cette esbroufe naquit sans doute chez nos élus un  béguin irrépressible pour le séduisant Leclerc à qui fut offerte en dot et en toute discrétion, la moitié de la ZAE du Charmoy en 2009 !

    La lettre qui scella l’idylle mérite aujourd’hui d’être relue à la lumière du dossier présenté par « Au fait ».

Au fait C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 janvier 2014  (J+1842 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

CHARLIE, TU CHARRIES ! – du 27 décembre 2013 (J+1836 après le vote négatif fondateur)

        Nous espérons bien que nos fidèles lecteurs auront apprécié notre conte de Noël. N’est-elle pas émouvante cette histoire vraie, même si elle n’est pas vraiment à la gloire de nos édiles de jadis. Par les temps qui courent, trop de louanges faciles s’impriment dans la presse locale à la gloire de nos édiles présents ; pas un jour, presque, sans son train de réalisations passées ou promises. Tout cela finit par être ennuyeux, comme d’ailleurs les déplorations faciles de tous ceux qui voudraient prendre la place.     

       Pimenter la guimauve du discours officiel ambiant qui s’apparente de plus en plus au programme de Radio Bisounours  est donc devenu une mesure de salut public ! En son temps, le statut de vedette nationale de Michel Colucci, alias Coluche, dont je ne suis par ailleurs pas un fan, semblait déjà témoigner de l’importance de cette tâche.

     Et pourtant, faisant fi de l’immense aura du défunt humoriste, l’infréquentable Charlie Hebdo, dans son dernier numéro (N°1123), outre qu’il se permet de représenter notre Président de la République sous les traits d’un clown, en première page, n’hésite pas, en dernière, à réinvestir la bonne nouvelle du cœur artificiel pour plaisanter sur l’héritage coluccien.

     En effet, une caricature au look quelque peu flapi, dont nous vous épargnerons l’image, porte en légende : « Première greffe de resto du cœur réussie ». On se demande où Catherine, la jeune dessinateure talentueuse qui signe, a été chercher ça !

     Passe encore de  greffer un organe, mais un resto du cœur n’est pas un organe, et encore moins l’organe d’un parti, mais un organisme complet en soi ! Greffer tout un organisme c’est proprement impossible ! Où irait-on d’abord chercher un greffon convenable et comment trouver un donneur compatible ? Et puis, à notre connaissance, le premier organisme entièrement artificiel n’a pas encore été inventé ! Tu délires Catherine ! Ta plaisanterie n’est pas crédible, Catherine ! T’as fumé la moquette, Catherine ! Un resto greffé ? I’manquerait plus qu’ça !  I’ferait beau voir qu’on greffe les restos ! Où c’que t’as encore été dénicher ça ? J’attends encore qu’on m’montre ça… Si ça existe !

Greffe resto 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 décembre 2013  (J+1836 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

PRESSE DU CŒUR – du 21 décembre 2013 (J+1830 après le vote négatif fondateur)

     Sous le titre « Un premier cœur totalement artificiel implanté en France » Le Bien Public d’aujourd’hui relatait une toute récente  prouesse chirurgicale, véritable première mondiale. On ne peut que se féliciter de ce progrès, en soulignant toutefois qu’une médecine et une hygiène  préventives bien conduites restent les facteurs majeurs d’un progrès sanitaire général et au moindre coût.

      Dans un sens plus métaphorique, le système cardiovasculaire était aussi bien présent lors de l’inauguration d’un tronçon de la D 905 sur notre commune, le lundi 16 dernier. Un article du Bien Public, daté du 19 courant et intitulé « Une réalisation réussie », peut en témoigner.

      Dans cet article, François Sauvadet, Président du conseil général déclarait ainsi : « Ces réalisations […] ont permis de délester  le centre-ville d’un trafic important dans l’artère principale ». Notre conseiller général avait auparavant souligné que  « la réhabilitation de ce tronçon a permis au centre-ville auxonnais de retrouver sa fonction de cœur qui bat au rythme du commerce local ».

      Ce « pontage » salutaire, ayant permis de désengorger l’artère  du centre-ville et de rendre sa fréquentation plus conviviale, est à l’évidence une bonne chose.

      Un problème cependant se pose : à présent que le patient, notre bonne ville, a recouvré sa fonction cardiaque « battant au rythme du commerce local », est-il vraiment judicieux de vouloir implanter à 2 km du centre authentique et palpitant, un « cœur artificiel » parachuté en plein champ qui ne manquera pas de pomper, par la voie de l’« artère » rénovée, une part importante de la circulation  des chalands.

     Rappelons que consultée sur ce point, la CNAC avait formulé le 20 janvier 2010 dans sa décision 317 D, le pronostic suivant :

« Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville »

« Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne »

« Contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ».

VOIR À CE PROPOS : QUANDL’INCOHÉRENCE S’ÉTALE - du 25 janvier 2012

     On sait qu’une persévérance obstinée dans une volonté conjuguée et concertée de satisfaire à tout prix le fournisseur de ce « cœur artificiel » et son projet d’implantation devait finalement aboutir à pousser ce pronostic « sous le tapis ».

   N’empêche, l’implantation, que d’aucuns attendent fébrilement, d’un « cœur artificiel »  au Charmoy, pourrait bien déboucher, à plus ou moins long terme, sur un collapsus de la « fonction de cœur » retrouvée du  centre-ville « qui bat au rythme du commerce local ».

P.S. :   Toutes mes excuses auprès des lecteurs qui, à la lecture du titre, auraient pensé trouver dans cet article une contribution à l’information locale concernant les restaurants du Cœur !

Coup au coeur 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 décembre 2013  (J+1830 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 00:00

ÉCHOS DU JURA–  du 18 décembre 2013 (J+1827 après le vote négatif fondateur)

    Dans le N° 85 du 28 octobre dernier du gratuit Hebdo 39, sous le titre « Auxonne : Raoul Langlois candidat à sa propre succession », paraissait une contribution du maire d’Auxonne. Depuis, l’usage du gratuit comme tribune privilégiée des candidats potentiels à la mairie d’Auxonne semble avoir été consacré.

   En effet, une intervention du « challenger du maire sortant » devait rapidement suivre dans le N° 87 du 12 novembre dernier, sous le titre « Auxonne : Jacques-François Coiquil se porte candidat à la mairie ».

    Pour l’heure, c’est « un troisième candidat à la mairie d’Auxonne ! » qui vient d’être annoncé dans le N° 92 du 16 courant. Sous le titre « Une candidature atypique... », le Docteur Philippe Colas développe en page 2 une partie de son programme.

    Ces trois candidatures publiquement déclarées ont fait par ailleurs l’objet d’une pleine page du Bien Public du 2 novembre, sous ce titre-lapsus : « En route pour mai 2014 ».

       Il est à noter que dans ce dernier article, notre sujet de prédilection, la question de la zone du Charmoy (traduire Hypermarché LECLERC) n’était nullement évoquée. Pourtant, le 10 septembre dernier, sous le titre « Permis attend validation », Le Bien Public rapportait ces propos optimistes du maire d’Auxonne : « On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser » « Dans le meilleur des cas le permis pourrait être signé mi-novembre voire fin novembre ». Novembre s’éloigne, le permis, à notre connaissance, n’est toujours pas signé et voilà plus de trois mois que le sujet a déserté les colonnes du Bien Public.

       En désespoir de cause, tournons-nous donc vers le Jura et reprenons les déclarations de nos candidats dans Hebdo 39. 

    Dans le N° 85 du 28 octobre dernier, le maire d’Auxonne déclare « l’hypermarché Leclerc viendra s’implanter l’année prochaine, en direction de Dole ». Que voilà un futur ferme et sans nuances ! Il est loin d’être le premier cependant ! Rappelons, entre autres, cette déclaration du même maire d’Auxonne dans Le Bien Public du 20 janvier 2012 : « Une fois le permis de construire déposé, nous aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Je pense donc que tout va aller très vite et qu’en 2013 le projet verra le jour. »

     Revenons au N° 85 du 28 octobre dernier. Le maire d’Auxonne poursuit : « La zone du Charmoy devrait nous apporter quelques emplois ». Que nous sommes loin des annonces ronflantes de début 2009 qui promettaient 250 emplois (Cf. Le Bien Public du 26 mars 2009 et Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009) !

       Dans le N° 87 du 12 novembre le « challenger du maire sortant » se montre beaucoup plus évasif sur le sujet. En fait, du Charmoy et de Leclerc, il ne dit mot. Un lecteur sentencieux pourrait conclure hâtivement et selon le proverbe : « Qui ne dit mot consent » ; un lecteur grinçant pourrait même oser « notre challenger reste coi ». Nous nous contenterons, quant à nous de regretter un tel silence, en effet, quel que soit l’état d’avancement actuel du projet, ses chances réelles d’aboutir et l’impact publicitaire dont il bénéficie dans une partie de la population, certains aspects pour le moins « atypiques » de sa genèse de 2008 à 2010,  ne méritent pas un tel mutisme !

       « Atypique », c’est ainsi que le N° 92 du 16 décembre désigne la candidature du Docteur Colas. Notre rôle n’est pas de commenter ce qualificatif, nous nous contenterons seulement de rapporter un passage de l’article qui concerne notre engagement: « Sur l’implantation du Leclerc, il [le Docteur Colas] tranche sans concession : « Ce n’était pas le moment ! Il y a déjà d’autres grandes surfaces... Cela va concourir à l’appauvrissement de la population qui n’en a vraiment pas besoin, surtout en ce moment...». L’argumentation est sans doute maladroite, la prise de position, certes tardive et plus « tortue » que « lièvre », mais cette déclaration a au moins le mérite d’exister.

        Candidats à venir, encore un effort, vous pourrez encore mieux faire !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 décembre 2013  (J+1827 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 00:00

CULTIVONS NOTRE JARDIN 30 novembre 2013 (J+1809 après le vote négatif fondateur)

     Sous le titre « Conseil municipal : création de jardins familiaux communaux », Le Bien Public du 26 courant annonçait la mise à disposition d’une superficie de 5580 m² « dans le cadre de jardins familiaux ». Cette décision mérite d’être soulignée, il conviendrait même de  l’encourager et de l’élargir.

        Ainsi, plutôt que de consacrer 46000 m² de terres agricoles à un banal projet d’hypermarché au Charmoy, n’aurait-il pas été plus judicieux d’offrir à une centaine de familles la possibilité de produire elles-mêmes leurs légumes sur cette zone. Ce projet n’aurait pas manqué de donner à l’entrée sud-est de notre ville une note locale maraîchère renouvelée, il aurait d’autre part contribué à créer une source  d’appoint alimentaire de qualité, alternative et complémentaire à la pratique habituelle de distribution de surplus et sans doute plus active et plus valorisante que cette dernière.

    Certes, la vocation agricole naturelle des terrains investis par le projet a été contestée récemment dans de subtiles analyses. Ainsi, le Conseil d’État dans sa décision N° 357826, lue le 1er août 2013 déclarait que « le projet se situe sur des terrains agricoles […] rendus peu exploitables par la proximité de la route départementale 905 » et l’étude d’impact du projet d’hypermarché tendait à faire ressortir, de l’abandon des pratiques agricoles sur la zone, un effet environnemental  bénéfique exprimé dans les termes suivants : « Le milieu eau souterraine est fortement impacté par la présence de nitrates et de pesticides. L’usage actuel du site qui est agricole est à l’origine de rejet important de nitrates et de pesticides, la modification de l’usage projeté sera donc à l’origine d’une réduction des émissions de nitrates et de pesticides dans les eaux souterraines ». (page 51).  Pour finir, cet argument était d’ailleurs repris ne varietur dans le rapport d’enquête en page 16 : « La modification de l’usage du terrain du projet, actuellement utilisé en production agricole, devrait permettre une réduction des émissions de nitrates et pesticides dans les eaux souterraines ». Doit-on en conclure pour autant que le bétonnage des terres agricoles est un remède crédible à la pollution par les nitrates et les pesticides. Sans doute pas !!

      La transformation alternative d’une zone d’agriculture – contestée ou déclarée polluante par les analyses précédemment citées en jardins cultivés sans apports de synthèse apporterait le même bénéfice (environnemental sinon financier !), elle présenterait même sur le projet d’hypermarché l’avantage de ne pas stériliser et imperméabiliser une grande partie du terrain.

      Le « bio » est cher, voilà le leit-motiv des productivistes à tout crin. Certains publicitaires habiles vous diront où trouver le moins cher…Il existe une autre solution : pourquoi ne pas le produire soi-même ? Encore faut-il pour cela trouver où planter ses choux ! Cette possibilité devrait être offerte largement par une gestion plus parcimonieuse de la ressource disponible en terres agricoles des zones périurbaines ! La spéculation foncière ne pourra jamais nourrir que les appétits des plus favorisés !

 Le charmoy agrobiologique           

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 novembre 2013  (J+1809 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:00

RECOURS… TOUJOURS ! 22 novembre 2013 (J+1801 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre article « Punis, la carpe et le lapin ? » du 8 septembre dernier, nous relations l’annonce officielle, en séance du conseil municipal du 27 août dernier, par notre premier magistrat, de la décision du Conseil d’État N° 357826 du 1er août dernier rejetant les recours contre le projet LECLERC au Charmoy. Nous reproduisons ci-dessous les termes exacts de cette annonce figurant en page 2 du procès-verbal :

« Des recours avaient été exercés en conseil d’État par l’Union commerciale et la société LAUCEL [N.D.L.R. : Intermarché]. Elles ont été rejetées sur tous les points. Le jugement est tenu à la disposition des conseillers souhaitant en prendre connaissance. L’Union commerciale et la Société LAUCEL ont été condamnées à verser une somme de 3000 € chacune à la Société BOUXDIS au titre des expéditions de l’article 761-1 du code de justice administrative (paiement des frais de justice) ». [p. 2]

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

  VOIR PUNIS, LA CARPE ET LE LAPIN ? - du 8 septembre 2013    

Par sa décision N° 353603 du 23 octobre dernier, le Conseil d’État devait rejeter à leur tour les recours concernant le projet LECLERC de Champagnole (actuellement en construction). Selon les termes de la décision, reproduits ci-dessous, chacun des six requérants devra verser en outre la somme de 1000 € à  la Société CRIDIS, homologue de BOUXDIS au Charmoy.

 « il y a lieu […] de mettre à la charge de la société Distribution Casino France [1], du collectif Citoyens résistants [2],  de l’association du commerce et des services de Champagnole [3],  de la société Rodi [4],  de la société du Trait d’Epine [5],  et de l’association “ avenir et urbanisme à Champagnole et ses environs “[6],  la somme de 1 000 euros chacun à verser à la société Cridis… »

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Champagnole sur :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=2BA9F2876D0044C002B717B066D0D5D0.tpdjo07v_2?oldAction=rechExpJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000028110459&fastReqId=306216077&fastPos=41

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Auxonne sur :

http://legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=61392D9BF54D13412EBBD9410DB50287.tpdjo09v_3?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000027800640&fastReqId=805870574&fastPos=141

  La voie du recours en Conseil d’État contre les projets LECLERC s’est donc révélée être une voie juridique sans issue, tant à Auxonne qu’à Champagnole.

     En ce qui concerne le cas auxonnais, nous en  avions déjà donné une appréciation dans notre article « Lu en conseil d’état » du 14 août 2013

LU EN CONSEIL D’ETAT- du 14 août 2013

   Pour le cas plus récent de Champagnole, nos lecteurs pourront découvrir avec intérêt les réflexions quelque peu désabusées et inquiètes du Collectif Citoyens résistants dans La Voix du Jura

http://www.voixdujura.fr/champagnole-le-collectif-citoyen-condamne-a-payer-1000-e-a-leclerc-97566.html

   N’étant pas d’humeur, à la suite de cette nouvelle, de prendre le meilleur parti qui est toujours celui d’en rire, nous nous en remettrons pour une fois au talent de Michel Moreau, blogueur champagnolais dont les articles toujours réjouissants, sinon pour Monsieur Clément Pernot, maire de Champagnole, du moins pour les vrais amateurs, nous ont souvent mis du cœur au ventre !

Nous reproduisons donc ici fraternellement et avec grand plaisir, la totalité de son article du 17 novembre dernier en y adjoignant quelques notes entre crochets destinées à faciliter la bonne compréhension du texte par les Auxonnais(es). Ces Auxonnais(es) que j’ai si souvent entendu répéter résignés (ou complices) : « C’est l’pot d’terre contre l’pot d’fer ! 

« La sage décision du Conseil d'Etat

Artificialisation de terres agricoles, surabondance de grandes surfaces, asphyxie du commerce local, anémie du centre ville, recours forcé à la voiture pour remplir l'assiette, gaspillage d'énergie et émission de ces gaz à effet de serre que certains rendent responsables de l'élimination de philippins par milliers, mépris des personnes âgées ou non motorisées...

Tels étaient certains des arguments, jugés à juste titre bien légers, présentés au Conseil d'Etat par un collectif de citoyens résistants opposés à la liberté d'entreprendre, donc au développement de la ville qui les accueille, veille à les distraire [à rapprocher du mot d’ordre de notre maire dans  le dernier Inf’Auxonne « Auxonne, ville festive, Auxonne, ville sportive, Auxonne, ville dynamique »], et prend en charge leur destin.

Ces joyeux rêveurs n'avaient rien compris.

Que la prestigieuse enseigne Leclerc s'intéresse à leur petit coin de territoire relève du miracle. Et le miracle, pas le mirage, se sont ces emplois qui permettront à Champagnole de surfer vers une sortie de crise.

Et quand ils parlent d'artificialisation, ne voient-ils pas que c'est à peine la surface d'un département comme le Jura qui échappe, tous les 10 ans, à l'agro-business, pour être dédiée aux LGV, autoroutes, parkings et autres éco-parcs et aérodromes tellement plus vitaux.

D'ailleurs dans artificialisation ils ne retiennent qu'artifice. Ils ne voient même pas qu'à la racine du mot il y a « art ». Qu'ils contemplent humblement ce bel édifice

  [VOIR notre article CHAMPAGNOLE SAISON 3 - du 29 octobre 2013] qui prend ses aises route de Pontarlier, dont les belles lignes semblent inspir[ées] de l'Oppidum [salle événementielle de Champagnole]. L'aire de repos pour automobiles pourrait un jour, lorsqu'elle sera ombragée, être baptisée Esplanade au nom du Maire sans lequel ne pousserait là qu'herbe à vache ou patates à cochon.

Mais surtout ils n'avaient pas estimé à son juste poids le lourd sacrifice consenti par le Foyer Jurassien [organisme local d’habitat social]. Or celui-ci avait bel et bien sur ce site un beau projet d'habitat social de haute qualité environnementale, qui fut exposé dans le Champamag [l’équivalent de notre Inf’Auxonne] de l'été 2009.

Prenant soudain conscience de la bénédiction que constituait pour Champagnole l'arrivée du géant de la distribution, cette société, 3 semaines à peine après s'être rendue acquéreur du terrain Bully [du nom du propriétaire initial du terrain ], décidait en son CA de le céder à Leclerc au prix défiant toute concurrence de 13 euros le m2. Et ceci au risque de voir s'effondrer la valeur du terrain à bâtir à Champagnole ou d'inciter quelque curieux légaliste à s'interroger sur la cohérence entre cette opération immobilière et ses statuts.

Par chance, notre maire est doté d'une longue vue. Il a prévu, l'évasion fiscale s'inversant à notre profit, le déferlement de hordes d'acheteurs à l'assaut des caddies, puis grouillant dans les vastes allées illuminées, développement durable oblige, par les panneaux solaires de la toiture. Et ces chalands affluant de toutes parts, y-compris d'outre-Jura, finiront d'emplir leurs coffres dans les échoppes du centre. Déjà le prix des pas de porte s'y envole. Il faut d'urgence créer de nouveaux parkings. Les futures friches commerciales rempliront cette nouvelle fonction.

Une pénalité de 1000 euros pour avoir voulu s'opposer au progrès selon St Edouard et Frère Clément [à Auxonne nous dirions plaisamment Frère Raoul], ce n'est vraiment pas cher payé. On pourrait même dire que c'est symbolique. La décision est à la fois bienveillante et ferme. A l'heure où la justice est si laxiste, où une Garde des Sceaux nourrit le noir dessein de tarir les prisons, le Conseil d'Etat est là. De l'Etat il montre qu'il a le Sens.

Amis citoyens résistants, la culture est parfois utile. Les fabulistes, Esope puis la Fontaine, vous avaient prévenus : la raison du plus fort est toujours la meilleure. Et c'est bien ainsi.

Faisons un cauchemar : imaginons l'inverse. Un beau jour l'agneau s'approche de l'onde transparente. Un cruel brochet fuit à toutes nageoires devant un groupuscule d'ablettes.

Le loup qui se désaltère aperçoit l'agneau et s'esquive prudemment, le ventre vide. Le bambin de maternelle terrorise le professeur des écoles. L'épicier du coin fait fermer la grande surface. La PME paye moins d'impôts que la multinationale, François Hollande terrasse les paradis fiscaux. La politique prend le pas sur la finance. Nos élus ne font plus d'affaires. Au secours ! La morale citoyenne l'emporte. Le chaos menace. Ces citoyens résistants apprendront la leçon. Sur le ring le poids plume n'affronte pas le lourd. David humiliant Goliath : une fable subversive dans un sacré bouquin dont il ne faudrait pas faire votre Bible.

Michel Moreau »   

http://michel-moreau.over-blog.com/

Heureusement pour nous, même s’il se heurte au mur de l’argent, même s’il tombe souvent dans les subtiles chicanes du parcours du combattant juridique, l’humour, au bout du compte, se relève toujours et c’est en frondant que le petit David finit par abattre le gros Goliath au front de taureau !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2013  (J+1801 après le vote négatif fondateur)

 

VOIR LU EN CONSEIL D’ETAT- du 14 août 2013

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 00:00

PROJETS EN HAUSSE ? – 16 novembre 2013 (J+1795 après le vote négatif fondateur)    

 À en croire la presse locale, le niveau est en hausse…

     Le Bien Public d’hier, 15, titrait en effet en page 4 du cahier local, à propos de « La nouvelle salle de sport [qui] va enfin sortir de terre » à Auxonne : « Un souhait exhaussé [sic] »   

    Convient-il de lire ce titre  au second degré, et en déduire l’annonce de l’adjonction d’un étage supplémentaire au projet ou, plus modestement sans doute, recommander l’usage d’un dictionnaire orthographique ?

     Bon enfant, nous envisagerons la première lecture, mais une question se pose alors : sur quel fonds, sur quelle réserve parlementaire financera-t-on l’ascenseur, non prévu initialement ?  

    Avec un peu d’entregent et d’imagination, nos édiles finiront bien par y pourvoir !  

       Une question nous préoccupe cependant : le « souhait exhaussé » de la nouvelle salle des sports n’est-il pas l’indice  d’un « exhaussement souhaité » et donc, d’une hausse généralisée et d’une surenchère des projets locaux ? Et surtout, dans cette hypothèse, le vœu d’un projet d’hyper au Charmoy, en voie d’être exaucé, pourrait-il à son tour être revu à la hausse ?  

     À toutes fins utiles nous en avons donc envisagé le scénario possible qui pourrait se dérouler, sous toutes réserves, et sur le modèle d’une précédente « campagne »,  selon le schéma suivant :    

      Nos élus devraient tout d’abord répondre NON à la question « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 10 000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »    

   Suivrait alors une courte période de « messe basse » ou de haute « discrétion », à l’issue de laquelle, on hausserait enfin le ton par l’annonce tapageuse d’un projet de 35 000 m².   

    Le projet pourrait alors susciter divers remous,   haussements d’épaules, haut-le-corps et même  haut-le-cœur (de ville), avant de connaître quelques déboires et avatars en haut lieu, avatars aux termes desquels la population serait enfin démocratiquement consultée.    

   Au préalable, on aurait bien pris la précaution, tout en haussant le ton, sans vraiment élever le débat, de faire descendre de Haute-Saône quelques colis d’affiches OUI hautes en couleur. Les dites affiches, grimpant et se haussant sur tous les murs par la motivation en hausse de colleurs associatifs bénévoles, auraient alors pour vertu de hausser le score escompté par les metteurs en scène du spectacle. Les vœux de ces derniers ne manqueraient pas enfin d’être exaucés grâce à une participation en hausse par rapport aux Européennes ! Pour une fois la participation serait en hausse, bien que la démocratie soit en solde !       

La suite, vous la connaissez : on se hausse jusqu’à Paris où les hautes instances, pour finir, exaucent !

 

Exhausse-nous

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 Auxonne, le 16 novembre 2013  (J+1795 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:00

En route pour mai 2014 – 05 novembre 2013 (J+1784 après le vote négatif fondateur)

    « En route pour mai 2014 ». Tel est le titre d’un long article du Bien Public du 2 courant par lequel le lecteur apprend que « La course aux municipales  a déjà commencé dans la capitale du Val de Saône ».

       Nous précisons bien « la course aux municipales », car le mois mentionné dans le grand titre dégagerait plutôt un fort parfum de muguet et d’européennes ! « C’est parti pour mars 14 » aurait été chronologiquement plus correct ! Mais les Auxonnais(e)s, lecteurs sagaces, auront corrigé d’eux-mêmes ! Tout comme ils ont appris à traduire d’eux-mêmes « NON » par « OUI » et « supermarché à dominante non alimentaire » par hypermarché ! Tout ce qui se publie à Auxonne, ou ailleurs, est à lire avec modération et surtout avec circonspection ! Mais ne vous gênez surtout pas pour lire Chantecler sans modération !       

       « C’est parti pour mars 14 », rappelez-vous, c’était le titre de l’illustration de notre revue de presse du 30 octobre dernier qui rendait compte d’un article d’Hebdo 39 N° 85 du 28 octobre dernier. « C’est parti pour mars 14 », illustrait un grand départ pour les municipales, en effet, le gratuit titrait ce jour là, en page 4 : « Auxonne : Raoul Langlois, candidat à sa propre succession ».

       Nous avons noté, qu’à la différence de cette version « comtoise » de l’acte de candidature de notre maire sortant, la version bourguignonne, exprimée dans l’encadré de l’article du  Bien Public du 2 courant, ne mentionne pas la zone du Charmoy et son hypermarché Leclerc. Le sujet est d’ailleurs omis tout au long de l’article, pourtant riche en détails, dont nous rendons compte brièvement aujourd’hui. Culture et tourisme s’avèrent ici des sujets plus consensuels pour des candidats  qui se déclarent « sans étiquette », tout comme Raoul Langlois l’avait déjà fait dans Hebdo 39 N° 85 bien qu’ « assumant une certaine proximité avec l’UMP ». L’emploi n’est pas pour autant oublié, à propos duquel le maire d’Auxonne déclarait déjà, toujours dans Hebdo 39: « La zone du Charmoy devrait nous apporter quelques emplois » et au profit duquel ses concurrents déclarés ajoutent qu’« il faut mettre en place des facteurs d’emploi » ou qu’« il s’agit d’attirer de nouvelles entreprises ». Plus facile à dire qu’à faire sans doute…

      L’un des candidats « espère revaloriser [la culture] en développant le côté « intellectuel » ». Mais, j’y pense, Auxonne n’avait-elle pas naguère son «Bloc note intellectuel » ? Nous lui souhaitons d’avance bien du plaisir, car dans ce que toutes les municipalités françaises ont pris le parti de désigner du terme ronflant de culture, le divertissement l’emporte infiniment sur la réflexion. « Auxonne, ville festive, Auxonne, ville sportive, Auxonne, ville dynamique » d’accord !! Mais vous imaginez « Auxonne, ville « intellectuelle » ! ». Ça la foutrait mal ! On n’est pas près de lire ça dans Inf’Auxonne ! On sait jamais, des fois que l’électeur « se prenne la tête » !

    Et puis, le problème de la culture est un faux problème, c’est même un problème de robinets ! Il suffira d’ouvrir un espace culturel au Charmoy. La culture, après tout, c’est une marchandise comme les autres, c’est une affaire de commerciaux et de marketing et les « intellectuels » n’ont rien à y voir !

      Revenons aux choses sérieuses. « Auxonne, 7800 habitants et déjà  trois noms connus pour les futures élections municipales », tel est l’incipit de l’article que nous commentons aujourd’hui. « Trois noms connus », mais il semblerait pourtant que comme « Les trois Mousquetaires », ils soient quatre. Cette quatrième personne potentielle,  Le Bien Public l’a déjà annoncée à trois reprises. Reprenons ici, ces trois annonces :

18 septembre 2013 Sous le titre « À six mois des élections » nous pouvions lire : « À Auxonne, peu d’informations ont filtré, mais il se murmure que l’éventualité de voir  deux listes de droite s’affronter ne serait pas à exclure. Le maire actuel, Raoul Langlois, aurait face à lui une personnalité du milieu associatif local. Qui la soutiendra ? La question mérite d’être posée… »

29 octobre 2013 dans « Le dossier » « Municipales, le changement, c’est maintenant » (page 2) nous apprenions qu’à « Auxonne : il semblerait qu’une candidature soit poussée par le conseiller général UMP, Dominique Girard, pour défier le maire actuel UMP Raoul Langlois »

Le Bien Public Dimanche du 20 octobre dernier annonçait déjà,  en substance, la même chose, mentionnant nommément le soutien de Dominique Girard. Nous l’avons lu, c’est certain, mais nous regrettons de ne pouvoir donner la citation exacte car nous ne disposons pas de l’exemplaire en question.

       Si la première annonce, pourrait s’appliquer, à la rigueur au Docteur Colas, il est à peu près certain que les deux autres concernent une autre personne. Qui sera  cette quatrième personne ?

      Nous l’apprendrons sans doute un jour…et de toute façon, comme dirait l’autre: « Y’a pas l’feu ! Nous ne sommes pas encore en mars ! »

    Au fait, votre serviteur a 67 ans tout juste aujourd’hui. Trop vieux pour allonger la liste des candidats ! Ce n’est donc pas lui, le quatrième ! Ouf !

   À propos de l’illustration de Claudi Hoffnung, et afin de lever toute ambiguïté, nous tenons enfin à préciser que ni Monsieur Hugot, ni Monsieur de Mahy, ne seront candidats à Auxonne en 2014 !

  Le Charmoy-Citoyen   

 C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2013  (J+1784 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 00:00

LE COMTÉ  EST EN PROMO (AVEC OU SANS ÉTIQUETTE)- du 30 octobre 2013 (J+1778 après le vote négatif fondateur)

   Nous ignorons si notre premier magistrat apprécie le Comté auquel cas nous lui conseillons la fruitière du Mont-Rivel à Champagnole. Là-bas, au pied du Mont-Rivel, il pourra découvrir aussi en live le chantier de ses rêves mais ce qui est sûr, c’est qu’il affectionne les colonnes de la presse gratuite comtoise, presse d’opinion de qualité s’il en est et bon fromage électoral !

     En mai dernier déjà, le N° 149  du gratuit Pays dolois consacrait le 95ème article de sa rubrique « Des villages en Pays dolois » à « Auxonne, cité historique capitale du Val de Saône ».  Dans un article, truffé de détails historiques érudits, l’actualité foisonnante des réalisations municipales pointait opportunément son nez derrière les tours du Château Louis XI et notre élu, « homme venu de la Somme », déclarait (p. 7) : « La création d’une zone d’activité économique avec l’implantation d’un magasin Leclerc est en bonne voie ».

   C’est à présent Hebdo 39 N° 85 du 28 octobre dernier qui titre en page 4 : « Auxonne : Raoul Langlois, candidat à sa propre succession ». Un cliché « au naturel », et sans decorum édilitaire, illustre l’article. À en croire l’auteur de ce dernier, « Raoul Langlois semble ne pas avoir chômé  depuis son élection à la tête de la commune ». Suit un inventaire à la Prévert. Parmi les diverses réalisations inscrites (ou à inscrire) à son actif, et figurant dans cet article-inventaire, nous examinerons seulement celle qui intéresse directement notre blog. Il s’agit, bien entendu, de la zone du Charmoy qui fait partie, selon Hebdo 39,  des « deux projets les plus conséquents (et toujours en cours de réalisation) ».

LIRE L’ARTICLE EN PDF

       Sur cette zone du Charmoy, et selon l’article, « l’hypermarché Leclerc viendra s’implanter l’année prochaine, en direction de Dole ». Cette formulation appelle deux remarques : la première est l’emploi du futur qui affirme avec certitude cette réalisation avant même que le rapport d’enquête la concernant ait été rendu public ! La seconde est la précision « en direction de Dole » visant, bien entendu à localiser l’hypermarché pour nos amis comtois, mais qui, à notre sens, signifie surtout, qu’après l’échec de ses tentatives d’implantation dans l’agglomération doloise, le groupe Leclerc aura profité de l’aubaine auxonnaise (et de la discrétion dévouée du maire) pour en être au plus près.

     Le maire d’Auxonne poursuit : « La zone du Charmoy devrait nous apporter quelques emplois ». Tout ça pour ça ! Que nous sommes loin des annonces ronflantes de début 2009 qui promettaient 250 emplois (Cf. Le Bien Public du 26 mars 2009 et Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009) !

    « Quelques emplois » ! En regard des inconvénients d’un projet qui, selon la CNAC (décision 317D du 20 janvier 2010),  « ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne », voilà qui est fort de café ! Où est la cohérence dans tout cela depuis le vote négatif du 18 décembre 2008, les cachotteries et les retournements ? Et quels intérêts, au bout du compte, servira ce projet ? L’intérêt général évidemment, celui des investisseurs et des propriétaires fonciers bien sûr !

    Après cette revue comtoise, rejoignons le duché où Le Bien Public d’hier 29 octobre nous apprend qu’à « Auxonne : il semblerait qu’une candidature soit poussée par le conseiller général UMP, Dominique Girard, pour défier le maire actuel UMP Raoul Langlois » (page 2  dans « Le dossier » « Municipales, le changement, c’est maintenant »).

      Cette information tendrait à confirmer et à préciser  deux brèves précédentes du même journal, datées respectivement des 18 septembre et 20 octobre (voir notre précédent article « En attendant le résultat.. »)

    Comme en matière de Comté et d’appellations protégées, cette information soulève un problème d’étiquette. En effet dans  Hebdo 39 « l’élu » (Raoul Langlois) est déclaré « sans étiquette (mais assumant une certaine proximité avec l’UMP) » alors que  Le Bien Public lui confère le label « UMP ». Alors, proximité ou pas, pour ce partisan déclaré du commerce de proximité ?

   Il faudrait enfin savoir, car le citoyen y perd son latin : c’était OUI ou c’était NON à une « grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² » ou à une « grande surface supérieure à 1000 m²  à dominante alimentaire» (vote du 18/12/08), cette grande surface « ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » (CNAC 317 D du 20/01/10) ou au contraire « participera à l’animation de la vie urbaine et rurale » (CNAC 917 D du 17/01/12),  apportera-t-elle « 250 emplois » ou « quelques emplois », et pour Monsieur, enfin, ce sera avec ou sans étiquette ?  Mais, me direz-vous, tout cela c’est blanc bonnet et bonnet blanc (ou bonnet rouge si vous préférez), et l’important, au bout du compte, n’est-il pas d’être élu ? En matière de confusion, rassurons-nous, notre bonne ville, à cheval sur le duché et la comté, est bien  au diapason du pays !

 C'est parti !

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2013  (J+1778 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 00:00

« DANS L’ATTENTE DU RÉSULTAT…» - du 27 octobre 2013 (J+1775 après le vote négatif fondateur)

    Nous empruntons notre titre d’aujourd’hui à celui d’un article du Bien public du 25 octobre dernier (cahier local page 3) intitulé « Dans l’attente du résultat de l’enquête publique ». Ce titre a retenu notre attention en raison de notre intérêt particulier pour tout ce qui concerne la zone du Charmoy. Cet intérêt est essentiellement motivé par le souci de partager avec nos concitoyens, au-delà des discours préformatés et de la langue de bois de la publicité ou de la propagande, une information alternative sur un sujet qui les concerne au premier chef.

      Au risque de les décevoir, je dois cependant leur avouer qu’en repérant ce titre je n’ai pas fait une bonne pioche ! Derrière cette étiquette alléchante, je m’attendais en effet à trouver un peu de suspense, à en apprendre un peu plus sur le bilan de cette « enquête publique »  et  sur le climat général de l’« attente » supposée qui a fait suite à sa clôture du 3 octobre dernier.

       En fait, de tout cela rien …ou presque. Pour être juste, je dois reconnaître qu’il est dit quand même que : « Celui-ci [le commissaire-enquêteur] a exprimé sa satisfaction quant à la participation des habitants de la ville à cette enquête publique ». La suite nous donne par le menu le coût des frais de photocopies à acquitter pour d’éventuels documents du dossier demandés par le public. Captivant ! Tout le reste de l’article, consacré à des sujets divers et variés, se révèle être une suite de fragments tirés du procès-verbal du conseil municipal du 8 octobre dernier. On pourra s’en assurer en consultant le site :

http://www.auxonne.fr/telechargements

 

     « FRAGMENTS TIRÉS DU PROCES-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 8 OCTOBRE DERNIER ». Il aurait été beaucoup plus juste de coller cette étiquette à un article dont le contenu, nous devons l’avouer, a profondément déçu notre attente !

     Et nous ne sommes pas le seul à attendre, le rédacteur de l’article aurait pu s’en convaincre en lisant le grand article intitulé « Permis attend validation », sous la plume de sa consoeur  Inès de La Grange, dans Le Bien public du 10 septembre dernier.

    Dès le titre, il est déjà question d’attente, mais dans le corps de l’article  c’est surtout le maire-porteur du projet qui exprime sans ambiguïté son attente réelle et aussi celles qu’il prête à d’autres:

« On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser » « Dans le meilleur des cas le permis pourrait être signé mi-novembre voire fin novembre » Sûr que le décollage rapide du projet ajouterait une corde en promo au violon électoral de notre futur candidat (voir dans Le Bien Public du  9 janvier 2013  l’article intitulé « Auxonne. Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année » qui conclut «C’est désormais devenu un secret de Polichinelle, je me représenterai bien en 2014 »).

    Ajoutons que si le besoin s’en fait sentir, le candidat pourra peut-être compter sur Monsieur Montial et son association ainsi que sur Le Bien public, comme en témoignent les textes de ces reliques de la campagne cantonale de 2011:

Montial rose

RL bis

Après ce flash-back cantonal, passons à l’inventaire des attentes recensées par notre premier magistrat dans Le Bien public du 10 septembre dernier.

« Une attente commerciale est là. C’est du travail pour les entreprises, des emplois supplémentaires. Cela nous permettra d’attirer de nouveaux investisseurs, enfin je l’espère ». Attendre et espérer !

Pour finir, et contre toute attente, cette affirmation :

« Il y a quand même des commerçants qui attendent l’implantation de Leclerc »

« Des commerçants qui attendent l’implantation de Leclerc » ?! Ça ne doit tout de même pas courir les rues par les temps qui courent, en tout cas moins que les élus en titre ou potentiels en mal de colistières qui attendent déjà… les élections de mars prochain avant d’attendre leurs  résultats !

  Au fait, on attendrait de la presse locale qu’elle nous en apprenne un peu plus à propos de ces listes qui se préparent en coulisse. Le Bien public du 18 septembre mentionne seulement « l’éventualité de voir deux listes de droite s’affronter » dans un duel où « le maire actuel Raoul Langlois, aurait face à lui une personnalité du milieu associatif local ». Celui du 20 octobre confirme cette information et la précision qu’il apporte pourrait laisser prévoir un deuxième round (à droite) du duel « fratricide » de ces dernières cantonales. Une question subsiste : la zone du Charmoy sera-t-elle, comme en 2011, de la partie ? Pour l’heure, la plus grande discrétion règne à ce propos. Attendons ! 

   Bonne Foire d’Auxonne et ne manquez pas notre prochain reportage photo « Champagnole Saison 3 » qui paraîtra le lendemain de la Foire et vous fera découvrir l’objet de tant d’ATTENTES !

  A-Champagnole saison 3

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 27 octobre 2013  (J+1775 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse