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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 00:00

ÉPISODE N° 34 : LA GRÈVE - du 25 septembre 2013 (J+1743 après le vote négatif fondateur)

      Un des paradoxes de la belle époque que retrace ce feuilleton, et qui n’est pas loin de la nôtre, c’est que les dirigeants politiques ou économiques et financiers, qui sont copains comme cochons, promettent toujours au bon peuple le beurre et l’argent du beurre : des emplois et des prix bas par exemple. Et le bon peuple qui tire le diable par la queue et fait la queue chez Paul Emploi est bien tenté d’y croire. Après coup, il est souvent surpris de découvrir, que la tartine beurrée qu’on lui promettait est un croûton de pain noir bien dur à avaler ! Les gros naïfs ! Qu’est-ce qu’ils croyaient !  Le pain blanc et le beurre, c’est sûrement pas pour leur bec qu’ils n’ont qu’à fermer !

 34 - La grève

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

                                                                                                

 

 

 FEUILLETER L’ALBUM

   C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 septembre 2013  (J+1743 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 00:00

ÉPISODE N° 33 : LE LIEN PUDIQUE, MANCHETTE  N°3 - du 24 septembre 2013 (J+1742 après le vote négatif fondateur)

 

     Nous voilà parvenu à un épisode de haute signification environnementale. Un air épuré souffle comme prévu (« le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air ») sur le grand parking de la colline inspirée, vert paradis des consommateurs.

     Il fallait tout le talent de Marinette Lesbaudy-Dutrognon, interrogeant pour nous deux sommités médicales mondialement reconnues, pour rendre compte objectivement du miracle écologico-économique subtil qui s’est opéré au pied de l’Oignonium. À présent, notre chère zone est devenue le point de convergence obligé de tous les autocaristes avides d’oxygène, le Davos climatique de notre Saône Valley qui deviendra bientôt la Silicone Valley du Centre-Est.

   En attendant, là-haut, les autocaristes prennent sur le pouce un bon bol d’air puis ils achètent leur oignon-souvenir à l’intérieur duquel, après agitation, la neige tombe comme prévu sur l’Oignonium. Avant cette emplette obligée, ils (elles) ont fait la pause- pipi et leurs autocars ont fait le plein. Ne voilà-t-il pas une maîtrise des flux parfaite et un essor touristique bien compris ?

 33 - Le Lien pudique   

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

                                                                                                  

 

 

 FEUILLETER L’ALBUM

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 septembre 2013  (J+1742 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 00:00

LA TOUR DE L’ONDE-du 23 septembre 2013 (J+1741 après le vote négatif fondateur)

        Dans un article récent, nous vous avions entretenu du magazine NOTIN, vous confiant notre intention, dans le but de renouveler notre registre, d’improviser librement sur le thème imposé de la zone du Charmoy,  à partir de citations tirées de son dernier numéro.

   Notre article du 19 courant, intitulé « Ces fusées qui ne décollent pas » a vu notre première tentative d’improvisation. La base de cette improvisation était la citation suivante : « A l’horizon, le clocher de l’église statique se dresse comme une fusée interplanétaire destinée à propulser les âmes vers le cosmos » (NOTIN N°6 p. 81)

   Aujourd’hui, c’est un autre édifice vertical de notre centre-ville, « la tour octogonale de la mairie d’Auxonne » (NOTIN N°6 p. 60), qui sera notre tremplin inspirateur et la citation suivante, notre guide :

 « L’octogone symbolise et assure la renaissance, par la liaison entre le monde matériel et le monde spirituel. Une tour polygonale forme la base des ressources en infra-sons spécifiques très utiles aux pigeons voyageurs. » (NOTIN N°6 p. 60)

     Octogone, liaison, ondes et fréquences, pigeons, seront les mots-clés de notre inspiration. Dans le mouvement qui déplace le cœur des activités de notre ville, du centre-ville vers la zone du Charmoy, la tour octogonale de la mairie d’Auxonne se voit supplantée par le château d’eau des Granges Hautes qui devient  la tour émettrice de Radio-Charmoy.  Lançant ses ondes octogonales,  Radio-Charmoy bat le rappel des pigeons.

 Ici Lure

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2013  (J+1741 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (6)-du 21 septembre 2013 (J+1739 après le vote négatif fondateur)

   Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°6  relative aux données et conclusions relatives à l’impact du projet sur le trafic routier, particulièrement sur la D 905.

 

RÉSUMÉ

        À l’examen  du dossier d’enquête ainsi que du dossier déposé en 2011 en CDAC par le promoteur relativement au même projet, il apparaît tout d’abord un certain nombre d’incertitudes ou d’incohérences relativement aux données chiffrées relatives au trafic initial sur la D 905, axe d’accès principal au site.

      D’autre part, si l’estimation du surcroît de trafic lié au projet semble satisfaisante, l’application du taux multiplicateur de 0,25 appliqué à cette estimation n’est pas étayée par une justification rigoureuse exposée dans l’étude d’impact mais par une simple affirmation.

      Enfin, dans le périmètre de l’agglomération d’Auxonne, l’impact sur le trafic d’un itinéraire de variantement possible, hors de la voie de contournement et de la D 905, ne semble  pas avoir été envisagé dans l’étude.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 

SUR LES DONNÉES INITIALES RELATIVES AU TRAFIC SUR LA D 905

 

Dans le Dossier 2011 du promoteur sous le titre « Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or

 

    En page 42, dans son paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/préambule »  le dossier 2011 donne un trafic D905 au niveau du site du projet de « 7939 véhicules/jour » précisant ainsi l’origine de cette donnée : « (trafic 2004 source Conseil Général) »

    

Etude d’impact 2013

Les données quantitatives envisagées dans l’étude d’impact disponible dans le dossier de l’enquête publique ne diffèrent pas sensiblement de celles du dossier 2011

 

« 1.12.2 Trafic des voies de circulation

Le comptage routier a été réalisé par le Conseil Général de Côte d’Or en août 2011 au niveau de la route départementale RD905 qui permet l’accès au site. Ce comptage routier s’est inscrit dans le projet d’aménagement de la déviation poids lourds à Auxonne. Ce comptage a permis de mettre en évidence une circulation de 7939 véhicules en double sens. » (p. 40/104)

 

CONCLUSIONS

 On peut s’étonner du fait que les nombres relatifs au comptage routier sur la D 905, cités par le promoteur en référence à une étude de 2004 d’une part (dossier 2011) et à une étude de 2011 d’autre part (étude d’impact), coïncident tous deux au nombre 7939.

    L’avis environnemental de la DREAL daté du 28 juin 2013 a souligné en page 4 le caractère incohérent de certaines données de l’étude d’impact : « Par ailleurs, les données présentées pour le trafic routier sont discordantes: le trafic sur la RD905 est estimé à 15 000 véhicules par jour en page 33 [ en fait 32] et à 7 939 véhicules par jour en pages 40 et 69 »

   Dans un « Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013 » le promoteur précise en page 6, en réponse à la question posée par le commissaire enquêteur relativement aux ambiguïtés relevées selon les sources et au caractère trop peu détaillé des données que  «L’information du trafic routier sur la D905 a été difficile à obtenir et fait l’objet d’incohérence entre les différents services ». Il précise aussi seule l’estimation de l’agence de développement territorial SAÔNE VINGEANNE a été validée et qu’il n’a pu obtenir les données relatives aux heures de pointe.

     Les imprécisions et les ambiguïtés relatives au chiffrage du flux initial des véhicules sur l’axe ne sont pas de nature à permettre une évaluation objective de l’impact du trafic généré par l’activité du centre commercial sur ce flux initial.

 

SUR LE CHIFFRAGE DU TRAFIC GÉNÉRÉ PAR L’ACTIVITÉ DU CENTRE COMMERCIAL

 

Dossier 2011

Dans son paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/ impact du projet sur les flux de voitures particulières », sur une base de calcul de « 650 000  visiteurs annuels »,  le dossier 2011donne un impact supplémentaire de « 2097 voitures/jour ».

      En page 43 dans la suite  du paragraphe « 2. Sur les flux de déplacement/ impact du projet sur les flux de voitures particulières », cette fréquentation  est détaillée comme suit par jour de la semaine : « lundi : 1625, mardi : 1500, mercredi : 1875, jeudi : 1875, vendredi : 2500, samedi : 3125 ». Soit un total de « 12500/semaine » se répartissant ainsi « du lundi au vendredi  1875 véhicules/jour » « samedi : 3125 véhicules/jour ».

    

Etude d’impact 2013

   Le détail des prévisions du trafic généré par l’activité du centre commercial est sensiblement le même que dans le dossier 2011 :

 « Le trafic généré par l’activité du centre commercial est le suivant :

- 1875 véhicules par jour du lundi au vendredi,

- 3125 véhicules par jour le samedi.

Cela représente 12500 véhicules par semaines, soit 2083 véhicules par jour en moyenne.* » (p. 68/104)

CONCLUSION

    Le trafic généré par l’activité du centre commercial passe  donc de « 2097 voitures/jour » dans le dossier 2011 à  « 2083 véhicules par jour en moyenne » dans le cas de la présente étude d’impact. On peut en conclure à la coïncidence des deux estimations. D’autre part, dans une lettre du Président de l’Union commerciale locale (UCIAA) au Conseiller Général Antoine Sanz le 27 août 2009 on peut trouver dans l’argumentaire une prévision de 3200 voitures/ jour pour l’ancien projet qui comportait un BRICO en plus. L’estimation actuelle d’environ 2100 voitures /jour semble donc réaliste.

 

SUR L’ESTIMATION DE L’IMPACT EFFECTIF DU TRAFIC GÉNÉRÉ PAR L’ACTIVITÉ DU CENTRE COMMERCIAL

 

Dossier 2011 

Le « Dossier 2011 »  précise dans une synthèse en page 44

« La desserte du site ne présente pas de difficulté, et nombre de futurs clients circulent actuellement sur la D 905 pour effectuer leurs achats à Dole ou dans le cadre d’un trajet domicile/lieu de travail.

Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers »

On peut  rapprocher cette appréciation optimiste de celle portée dans le paragraphe « Impact sur l’air » en page 53 du même dossier.

« Impact sur l’air

Le centre commercial ne sera pas à l’origine de rejets dans l’atmosphère en dehors de ceux liés à la circulation des véhicules.

Au contraire le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion commerciale ».

 

Etude d’impact 2013

Cette étude précise :

« Il faut noter cependant que 75 % des futurs clients passent déjà devant le site et que l’apport supplémentaire de trafic sera de 25% [des 2083 véhicules par jour en moyenne estimés pour le trafic lié à l’activité du centre commercial]. Le trafic routier induit par le site sera donc de 520 véhicules environ par rapport à la situation actuelle. »(p. 68/104)

« 6.1.2.11 Transports

L’impact sur le trafic routier du flux que va générer le centre commercial est indéniable. L’activité du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution présentera un impact sur la circulation de la route départementale D905 ». (p. 93/104)

 

Autres

Les institutions ayant eu à connaître la question et à émettre un avis, semblent partager le même optimisme, quoiqu’en termes assez vagues et peu convaincants :

 

La décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013 mentionne dans son attendu N° 9 : « aura un impact limité sur les flux de véhicules existants »

 

La décision 917 D de la CNAC du 17 janvier 2012 mentionne « les flux de circulation supplémentaires générés par le projet seront absorbés sans difficultés »

L’avis environnemental de la DREAL daté du 28 juin 2013 a  cependant souligné en page 5 l’imprécision de l’analyse : « Le dossier n'analyse pas précisément cet impact, l'étude mentionnant uniquement, en page 69, que « l'impact du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution, présentera un impact sur la circulation ». Il aurait été utile de mener une analyse du trafic sur la RD905 aux heures de pointe, pour quantifier l'impact du projet sur la fluidité du trafic et la sécurité sur la RD905, en définissant, le cas échéant, des mesures de réduction d'impact ».

 

CONCLUSIONS

L’optimisme du « Dossier 2011 » est manifestement irréaliste dans son expression : « Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers »

Celui de l’étude d’impact 2013 est plus nuancé, on s’interroge cependant sur les données objectives ayant permis d’établir  le coefficient multiplicateur 0,25 appliqué après coup à l’estimation du trafic généré par l’activité du centre :

2083 X 0,25 = 520

 

ITINÉRAIRE DE VARIANTEMENT

   À partir de la place de Verdun située sur la voie de contournement, un itinéraire de variantement commode s’offre à l’automobiliste pour atteindre le Rond point de l’Europe.  Il peut, en effet, emprunter, à travers des zones résidentielles, un itinéraire direct par les rues successives : rue Malmanche, rue Claude Matrat, rue du Sabot débouchant au Rond point de l’Europe. Les récents travaux sur la D 905 ont largement démontré cette opportunité.

      La population locale connaît bien cette possibilité qu’elle ne manquera pas de mettre à profit. L’impact du trafic sur cet itinéraire de variantement possible ne semble cependant pas avoir été envisagé.

 

CONCLUSION GÉNÉRALE

     Les imprécisions et les ambiguïtés relatives au chiffrage du flux initial des véhicules sur l’axe ne sont pas de nature à permettre une évaluation objective de l’impact du trafic généré par l’activité du centre commercial sur ce flux initial.

    L’optimisme du « Dossier 2011 » est manifestement irréaliste dans son expression : « Le projet n’aura donc pas d’impact significatif sur la circulation aux abords du site. Au contraire, en limitant l’évasion commerciale, il contribuera à réduire le trafic sur les grands axes routiers ». L’étude d’impact, si elle reconnaît l’existence d’un impact, reste dans des généralités évidentes et vagues  « l'impact du centre commercial, comme toute activité liée à la distribution, présentera un impact sur la circulation ». Quand une estimation quantitative de l’impact est proposée, on s’interroge alors sur « la règle du calcul » et ses fondements objectifs, en particulier sur le coefficient multiplicateur correcteur 0,25 appliqué à l’estimation du trafic généré par l’activité du centre.

     L’existence, dans l’agglomération d’Auxonne, d’un itinéraire de variantement possible, traversant sur deux kilomètres une zone résidentielle ne semble pas avoir été envisagée, pas plus que l’impact du projet sur le trafic relatif à cet itinéraire sensible.

SOURCES CITÉES

Décision de la CNAC n° 917D du 17 janvier 2012

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Résumé non technique de l’étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 septembre 2013  (J+1739 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 00:00

AS-TU PENSÉ À FAIRE TA LISTE ? - du 20 septembre 2013 (J+1738 après le vote négatif fondateur)

 

   « As-tu pensé à faire ta liste ? », c’est la question rituelle que posera peut-être un jour (J+ ?) le quidam à sa bourgeoise avant d’enfourcher le vélo qui le conduira sans encombres, par de confortables pistes cyclables, vers les hauteurs du Charmoy où les prix seront bas et où l’air pur soufflera. A moins qu’ayant prévu son coup à l’avance et bien planifié sa journée, il n’ait pas omis la veille de réserver sa place dans une navette spacieuse. A moins surtout que, comme tout le monde, il ne prenne sa bagnole, participant ainsi, selon la CNAC du 17 janvier 2012, « à l’animation urbaine et rurale » du secteur.

      Ce n’est pas de listes de courses qu’il était question dans Le Bien public de mercredi dernier 18, mais bien de listes pour les prochaines municipales. Faisant un tour d’horizon de la « région dijonnaise », Nicolas Rouillard s’arrête en quelques lignes sur notre ville dont il évoque les faibles rumeurs pré-électorales en ces termes :

« À Auxonne, peu d’informations ont filtré, mais il se murmure que l’éventualité de voir deux listes de droite s’affronter n’est pas à exclure. Le maire actuel, Raoul Langlois, aurait face à lui une personnalité du milieu associatif local. Qui la soutiendra ? La question mérite d’être posée… »

      Voilà une information bien laconique et une feuille plutôt blanche en guise de nouvelle(s) liste(s). Si « peu d’informations ont filtré », c’est sans doute en raison de la vertu de « discrétion » qui règne à Auxonne depuis quelques années, « discrétion » dont le maire actuel a donné l’exemple dans la conduite de l’affaire du Charmoy et qui lui a valu les compliments du promoteur. Quant au « milieu associatif local », notons quand même qu’il a constitué un appoint très appréciable pour ce même maire lors de la consultation de juin 2010, puisqu’aux côtés de la majorité municipale, trois associations faisaient officiellement campagne pour le OUI au Leclerc.

    On pressent que, tout comme pour les cantonales de 2011, le « facteur Charmoy » pourrait plomber le débat lors des prochaines municipales, si débat il y a. Il est possible aussi qu’en raison du fait que ce « facteur Charmoy » se soit révélé, au bout du compte, un atout très aléatoire, voire contre-productif, lors des cantonales, il en soit fait usage avec plus de modération en mars prochain au sein de la liste sortante. On le souhaiterait du moins !

      Il est d’autre part vraisemblable que la(les) liste(s) nouvelle(s) se montre(nt) peu loquace(s) sur le chapitre du Charmoy, jetant du même coup, sur les incohérences de l’affaire, un voile pudique opportun pour la liste sortante. S’évitant ainsi, au prix de l’abandon d’un certain nombre d’arguments critiques,  le risque de perdre des voix dans une partie de leur électorat, qui, travaillé par la publicité, ne voit point de salut hors de Leclerc,  ils avaliseraient par là même ces incohérences, donnant raison à leur adversaire et approuvant tacitement la méthode de la « discrétion » et du « cavalier seul » qui a prévalu au cours des  5 dernières « années Charmoy ».

        Pour l’heure, et c’est le cas de le dire, une seule liste se fait vraiment entendre haut et clair à Auxonne : c’est la liste « Oh ! Sonne carillon », liste d’union pour un renouveau du dynamisme campanaire et pour que plus rien ne cloche au pays des oignons. Son mot d’ordre : « UNION,  PASSION, OIGNONS ! »…Ding, ding, dong !  

Tract-A.jpgC. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2013  (J+1738 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:00

DES FUSÉES QUI NE DÉCOLLENT PAS-du 19 septembre 2013 (J+1737 après le vote négatif fondateur)

 

    Dans un article récent, nous vous avions entretenu du magazine NOTIN, vous confiant notre intention, dans le but de renouveler notre registre, d’improviser librement sur le thème imposé de la zone du Charmoy,  à partir de citations tirées du dernier numéro de ce magazine « apprécié dans plusieurs villes et régions de France » (NOTIN N°6 p. 3)

   Le débat sur la zone du Charmoy ayant été confisqué dès le début par le black-out (la fameuse « discrétion ») et les choix unilatéraux d’un « cavalier seul », il fallait bien qu’il ressorte un jour quelque part. Chantecler y a largement contribué sur tous les tons sans jamais recevoir toutefois ni réponse, ni démenti. Aujourd’hui, comme vous allez bientôt le constater, une citation de NOTIN sera la rampe de lancement de son inspiration. ( Silence dans la salle, chacun retient son souffle…)

     Nul n’ignore cependant que, sur le sujet délicat du Charmoy, NOTIN et  Chantecler, objets originaux s’il en est dans le paysage éditorial auxonnais ne partagent pas vraiment le même enthousiasme ; qu’importe, pourquoi deux fantaisies, même radicalement opposées, ne pourraient-elles s’inspirer mutuellement ? D’ailleurs, à Auxonne, qui lit  sérieusement Chantecler et qui lit vraiment NOTIN ?

À preuve, qui sait, par exemple, que : « L’entrée principale de l’église Notre Dame d’Auxonne est caractérisée par un ensemble de répercussions morales assorti de sensations physiques en fonction de l’élancement de l’âme vers le ciel par le canal du clocher » (NOTIN N°5 p. 14). Ce thème ascensionnel de  l’« élancement de l’âme vers le ciel par le canal du clocher »,  repris dans NOTIN N°6, nous fournira la phrase qui fera l’objet de notre improvisation de ce jour, et qui est la suivante  :

« A l’horizon, le clocher de l’église statique se dresse comme une fusée interplanétaire destinée à propulser les âmes vers le cosmos ». (NOTIN N°6 p. 81)

       Des hauteurs du Charmoy, la vue  sur le clocher propulseur est encore imprenable.  Chantecler est monté là-haut pour découvrir cette « fusée » et une autre lui est apparue qui tarde vraiment à décoller et dont les étages successifs s’alignent comme autant de décorations sur la poitrine d’un vétéran de la « Grande Guerre patriotique ».

   Espérons quand même que ce n’est pas encore demain la veille que les bonnes âmes des consommateurs seront propulsées vers l’hyper-cosmos des bonnes affaires comme autant de cosmonautes désertant la planète du centre-ville !

 Fusees-statiquesL.jpg

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 septembre 2013  (J+1737 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (5)-du 18 septembre 2013 (J+1736 après le vote négatif fondateur)

 

Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°5  relative au caractère marginal des transports collectifs censés desservir la zone du Charmoy, sur l’existence desquels les avis portés dans divers documents relatifs au projet divergent par ailleurs.

 

RÉSUMÉ

Une confrontation de divers documents écrits officiels ou émanant du promoteur ne permet pas de tirer une conclusion claire en ce qui concerne l’existence effective de transports collectifs desservant la zone du Charmoy.

D’autre part, même en tenant compte des succédanés annoncés, offerts pour pallier l’absence d’une véritable desserte en transports en commun, on est forcé de conclure à une capacité faible ainsi qu’à une absence notoire de souplesse liée aux contraintes de réservation et d’horaires.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

 La première décision de la CNAC (n° 317 D du 20 janvier 2010)   concernant le projet a été négative. Dans ses attendus, elle spécifiait explicitement « que le projet […] n’est pas desservi par les transports collectifs ».

 

La seconde décision de la CNAC (n° 917 D du 17 janvier 2012)  concernant le projet modifié, a été positive. Dans ses attendus, elle ne fait pas mention de transports collectifs  existants bien que le dossier présenté par le promoteur y fasse référence (voir paragraphe suivant).

 

Pourtant, le deuxième dossier déposé par BOUXDIS sous le titre

« Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or » fait mention en page 23 d’une desserte du site en transports en commun dans les termes suivants :

 « Desserte en transports en commun

La commune d’Auxonne est dotée d’un service de minibus fonctionnant à la demande. Ce service sera prochainement complété par un nouveau dispositif de transport à la demande Val de Saône Vingeanne, qui desservira les différentes communes du canton d’Auxonne. Un arrêt est prévu au niveau du site. Ce service sera mis en place courant 2011 ».

N.D.L.R. : Ces transports à la demande, très utiles par ailleurs pour des personnes à faible mobilité et isolées des grands centres, consistent, en ce qui concerne le transport LISA (03 80 74 92 89) en un minibus desservant les villages, de faible capacité (8 personnes maximum) et de faible fréquence journalière ( 2 à 3 rotations /jour maximum selon les circuits). L’usager doit, d’autre part, réserver impérativement la veille. 

 

La décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013 et déboutant l’UICAA (Union commerciale d’Auxonne) mentionne dans son attendu N° 9 que « le projet sera desservi par les transports collectifs »

 

 

Le premier avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 8 mars 2013  précisait en page 6 « la ville d'Auxonne ne disposant pas de réseau de transport en commun, le centre commercial situé à plus de 2 km du centre historique reste relativement peu accessible aux piétons ».

Le second avis de l’autorité environnementale du 28 juin 2013 reprend intégralement cet argument en page 7.

 

L’étude d’impact réalisée par le promoteur ainsi que le résumé non technique de celle-ci ne font, à la différence du dossier 2011, aucune mention de l’existence transports collectifs dans leurs rubriques « transport » (respectivement pp. 68/104 et pp.  9/18 et 16/18)

 

CONCLUSION

La prise en compte de l’ensemble de  ces données permet tout au plus de conclure, dans le meilleur des cas, à l’existence effective d’une ébauche de service de transports en commun, dont l’offre ne peut être envisagée que comme un appoint ponctuel et marginal.

 

 

SOURCES CITÉES

Décision de la CNAC n° 317D du 20 janvier 2010

Décision de la CNAC n° 917D du 17 janvier 2012

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 8 mars 2013 

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

Résumé non technique de l’étude d’impact (Cf. Dossier de la présente enquête publique)

 

PIÈCE JOINTE

Horaire « Lisa » transport à la demande

Lisa 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2013  (J+1736 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 00:00

« OMBRES NOIRES » ET ANNONCEURS-FANTÔMES - du 17 septembre 2013 (J+1735 après le vote négatif fondateur)

    

 

      Le Notin N° 6 vient de paraître. Pour reprendre les termes du  Maire de la ville d’Auxonne  dans le « mot du maire » (p. 8) : « Robert Daniel Syriex nous offre une nouvelle mouture de sa brochure ». Et notre premier magistrat d’ajouter : « Je ne puis que le soutenir dans cette activité ». Il est vrai aussi, que le « gratuit » de Monsieur Syriex,  bénificiant d’un financement de ses annonceurs, et tirant à 6100 exemplaires (tirage supérieur sans doute à celui d’Inf’Auxonne), offre en retour, à Monsieur le Maire, l’opportunité d’une tribune largement diffusée y compris en mairie d’Auxonne.

     Certes, cette tribune est limitée, elle peut même parfois faire défaut comme dans le N°5 de septembre 2012, voire devenir franchement foutraque, comme dans le N°1. L’apparition du maire dans ce N°1, inhabituelle dans son style, mérite, comme vous allez le voir, que l’on s’y arrête un instant.  

   Notin a fait une bonne farce à Monsieur le Maire en lui cachant son écharpe tricolore. La mésaventure survenue à notre élu est plaisamment illustrée et Monsieur le Maire, bonhomme, se prête au jeu sans s’en offusquer, allant même jusqu’à déclarer : « NOTIN, c’est un peu notre jeunesse…en recherche d’elle-même, parfois critique envers les institutions (et leurs représentants), mais en même temps volontaire pour changer le monde » (p. 8). Le magazine NOTIN serait-il pour autant un tantinet soixante-huitard ? Pas de crainte là-dessus, les notables et les médaillés qui s’y côtoient ne prétendent sans doute pas refaire le monde. À moins que…

       Dans le N°2 de décembre 2009, la partie de cache-cache avec l’écharpe a pris fin, Monsieur le Maire passe aux choses sérieuses et la zone du Charmoy entre en scène dans NOTIN, tout comme elle est entrée en scène dans Inf’Auxonne en mai de la même année. C’est d’ailleurs  le caractère ambigu de cette entrée en scène où, comme nous allons le voir,   la déclaration officielle côtoie le dessin humoristique, qui motive notre attention particulière au magazine et justifie la revue de presse que nous lui consacrons aujourd’hui. En l’absence de ce fait, nous aurions épargné notre temps et économisé notre encre.

       Dans ce N°2, donc, Monsieur le Maire s’exprime en page 7. Le cliché est sobre et presque austère, le ton du discours, volontaire. Nous en citons la conclusion :

« Nous continuons à travailler pour permettre l’implantation d’une zone commerciale, pour l’aménagement d’un port à notre échelle, et nous travaillerons pour revitaliser le commerce du Centre-ville. Nous nous opposerons totalement à cette fatalité selon laquelle ce commerce devrait disparaître. Les oiseaux de mauvais augure n’auront pas raison. Nous travaillerons et apporterons notre soutien à ceux qui s’inscrivent dans cette démarche constructive. Ensemble nous réussirons. » Signé : « Raoul Langlois maire d’Auxonne ». A noter que dans le même numéro, en page 65 et comme en écho aux propos du maire, une improvisation graphique de Monsieur Syriex, un soupçon satirique, ne fait pas vraiment la part belle aux « oiseaux de mauvais augure », saisis dans un cliché assez peu flatteur, ni à leur manifestation du 27 septembre 2009 contre l’implantation de Leclerc à Auxonne. 

     Dans le N°3 de septembre 2010, il n’est plus question de manifestation de commerçants et, pour reprendre la légende de la précédente improvisation, la « vache » n’a plus rien pour la « chang[er] du quotidien qui est de regarder passer le TGV ». Qu’elle se rassure quand même, dans ce numéro 3, elle est en très bonne compagnie sur la LGV !

     Les transports  sont d’ailleurs à l’honneur dans ce numéro, car, en page 54, une illustration est consacrée à « la ligne A » du « Tramway à Auxonne » qui « dessert le carrefour de la poste et la zone d’activité du Charmoy ». Fantaisie futuriste innocente me direz-vous, mais qui se double toutefois de la proposition réaliste suivante : « dans un premier temps une navette suffira ». Comme par hasard, cette proposition correspond à celle que le promoteur ne manquera pas de faire valoir dans son nouveau dossier déposé en janvier 2011, dans les termes suivants : « La commune d’Auxonne est dotée d’un service de minibus fonctionnant à la demande. Ce service sera prochainement complété par un nouveau dispositif de transport à la demande Val de Saône Vingeanne, qui desservira les différentes communes du canton d’Auxonne. Un arrêt est prévu au niveau du site. Ce service sera mis en place courant 2011 ».

       En page 6, Monsieur le Maire nous entretient de la consultation de juin 2010, concernant la zone commerciale sur le site du Charmoy. Les affiches jaune-fluo imprimées à LURE ont fait merveille, cela Monsieur le Maire ne nous le dit pas, mais pour lui, c’est clair, la consultation a fait un tabac ! Le cliché, plus souriant, démontre une certaine satisfaction, mais le ton du discours reste volontaire, voire opiniâtre :

« […] Ce choix [celui de la consultation de juin 2010], nous travaillons pour qu’il puisse se mettre en place. Le chemin est encore long, semé d’embûches, je le sais. Je tiens à ce que votre choix, notre choix soit respecté.

Depuis près de 18 mois le débat a eu lieu. Chacun a pu s’exprimer. Aujourd’hui, il convient de respecter ce choix. […] »

[N.D.L.R. Chantecler : Les « oiseaux de mauvais augure » ajouteront que le « terrain » de ce choix a été bien préparé par Vesoul-Lure, ses prospecteurs, et ses afficheurs locaux]

En page 8, une page illustrée narre les mésaventures de la « vache » en butte aux agissements de « La Bande des ombres noires ». Le message est obscur pour le lecteur non averti : qui sont-ils, en effet, ceux qui « nous ont quitté pour rejoindre « La Bande des ombres noires » » ?

Fastoche ! Six commerçants du centre ville, au moins, ont disparu de la liste des annonceurs. On les comprend aisément ! D’autres suivront, que la zone du Charmoy n’enthousiasme guère !

    Le N°4 de septembre 2011 devient très discret  sur la zone du Charmoy, tout comme Inf’Auxonne dans le même temps.

Le maire s’y exprime en page 8. Louant « le dynamisme de Monsieur Syriex », il se félicite de « la présence importante des commerçants et des artisans locaux » dans son magazine et souhaite « continuer à [s]’engager fermement à leurs côtés ». Il reconnaît  quand même que « certains quartiers ont besoin d’être revitalisés » mais déclare sa foi dans « l’animation » et dans le nouvel « atout pour le commerce local» que constitue le port.

Point de mention explicite de la zone du Charmoy donc….À moins que le mot d’ordre : « Tirons vers le haut notre dynamisme commercial quel qu’il soit ! » ne soit lu, avec un peu de mauvais esprit avouons-le, dans le sens : « Tirons vers le haut de la route de Dole notre dynamisme commercial quel qu’il soit ! »

    Le N° 5  de septembre 2012 ne comportant ni déclaration du maire, ni mention de la zone du Charmoy,  passons pour finir  au N°6 qui vient de paraître.

   Quatre longues années ont passé depuis le N°1, Monsieur le Maire a retrouvé son écharpe. Le cliché en page 8 le démontre sans ambiguïté, sur lequel, ceint ostensiblement de celle-ci, Monsieur le Maire semble signifier par là-même qu’il entend bien la garder. Bizarrement les commerçants ont disparu du « Mot du Maire de la ville d’Auxonne » qui déclare : « Merci à nos artisans et à nos concitoyens pour leur participation à la vie économique. Ils sont assurés de notre entier soutien ».

On connaissait déjà « Vapeur Fantôme », mais ne serions nous pas entrés aussi dans l’ère du « Commerçant Fantôme  » ?

Pardonnez-nous, chers lecteurs, cette recension quelque peu ennuyeuse. Pour la suite, place à la fantaisie, nous vous promettons deux articles d’improvisation libre de Chantecler, à partir de courtes citations du NOTIN. Sur le thème du Charmoy, bien entendu !

 

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 17 septembre 2013  (J+1735 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (4)-du 15 septembre 2013 (J+1733 après le vote négatif fondateur)

 

 

     Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

OBSERVATION N° 4 Sur la consultation de juin 2010 relative au projet objet de l’enquête publique actuelle, ses origines, les circonstances de son déroulement, ses suites.

RÉSUMÉ

Compte tenu de la pauvreté du débat ayant présidé à l’émergence du projet et de la « discrétion »  ayant assuré l’ancrage foncier au profit d’un seul promoteur privé, on pourra s’étonner qu’une consultation ait pu être décidée tardivement et après coup en juin 2010.

   Un examen détaillé des écrits et des circonstances nous amène à envisager que cette consultation ait pu être, pour certains, un moyen opportun de faire « plébisciter », plus ou moins consciemment, par la population un projet en difficulté après qu’il eût essuyé deux refus : l’un en CDAC le 7 octobre 2009, l’autre en CNAC le 20 janvier 2010. L’engagement très actif des milieux proches de la majorité municipale lors de la consultation, l’émergence très tardive d’une association nouvelle dont le seul rôle connu depuis semble avoir été le soutien opportuniste du projet et de la majorité municipale (Auxonne Avenir Consommateurs déclarée en Préfecture de la Côte-d’Or le 18 janvier 2010), la diffusion massive, en affichage sauvage, d’affiches imprimées à LURE sont de nature à susciter bien des interrogations.            

     Le caractère ambigu de la formulation du véritable objet de la consultation dans sa définition (considérations générales d’urbanisme et de développement économique et /ou plébiscite pour Leclerc), le caractère simpliste, voire trompeur de l’information diffusée, le battage de partisans du projet mobilisés et encadrés par la majorité municipale, l’attitude frileuse des opposants face au matraquage de ce lobby, l’absence de réunion publique ne témoignent pas en faveur de la tenue d’un débat digne de ce nom.

Il convient enfin de préciser que le score du OUI lors de cette consultation devait être réinvesti en appui du dossier LECLERC de janvier 2011.

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

   Le 7 octobre 2009  La CDAC refusait le projet LECLERC au Charmoy. Un article du Bien public daté du 12 octobre 2009 titrait alors

 « AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les                                                                                                                                                                                                                      commentaires LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT »

      Dans le corps de cet article, il est fait état de « 1252 pour, pétition « spontanée » déposée mardi soir en mairie et qui court toujours »

   Une réactivité aussi « spontanée » a de quoi surprendre dans une ville où le citoyen est de nature plutôt nonchalante. Ce total de « 1252 pour » de la pétition « qui court toujours »devait même atteindre les 1400 à en croire « Le P’tit auxonnais » n°9, organe des « Compagnons du Val de Saône » (UMP), groupe largement représenté dans la majorité municipale. 1400, voilà un nombre qui préfigure déjà le nombre de oui de la consultation.

Mais en ce mois d’octobre 2009, l’idée d’une consultation n’est pas encore à l’ordre du jour.

Elle sera évoquée pour la première fois, lors du Conseil municipal du 12 novembre 2009.

Le procès verbal en rend compte en  page 22 dans cette réponse peu enthousiaste du maire au groupe « Ensemble autrement »

 « 21) REPONSES AUX QUESTIONS DES GROUPES DE L’OPPOSITION

LISTE ENSEMBLE AUTREMENT

[…]

Zone du Charmoy demande pour l’organisation d’un référendum

L’organisation d’une telle consultation n’est pas de la compétence de la collectivité territoriale.

Il faudrait de plus, attendre un délai de deux mois après la délibération approuvant cette consultation, ce qui la situerait durant la campagne électorale des élections régionales ». 

   Pour l’heure, on se prépare à affronter la CNAC du 20 janvier 2010 et c’est à l’avant-veille de la tenue de cette CNAC que l’Association Auxonne Avenir Consommateurs, sous la présidence de Monsieur Philippe Montial, est déclarée en Préfecture de la Côte-d’Or le 18 janvier 2010 (identification R.N.A. : W212005106, paru au J.O. du 30/01/2010 N° d’annonce : 310).     

 Inf’auxonne N° 27  de janvier 2010

http://www.auxonne.fr/telechargements n’omet pas de mentionner l’heureux évènement dans ses colonnes en page 2 :

« UNE NOUVELLE ASSOCIATION EST NÉE : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (A.A.C.)

Son but statutaire est le suivant : « expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes ». Nous sommes donc tous concernés. Son président M. Philippe MONTIAL, est à votre disposition au 0380313289 pour tous renseignements et/ou adhésion (5euros/an) »

Le 20 janvier 2010 la CNAC rend un avis négatif sur le projet.

Le 15 avril 2010, l’idée de consultation évoquée le 12 novembre 2009 a fait son chemin car  « Le conseil municipal décide à l’unanimité :

Article 1er : d’ARRETER le principe de la consultation des électeurs sur la question suivante : « Êtes vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? » » (p. 58 du procès-verbal)

Les motifs invoqués pour la tenue de cette consultation ne font aucunement référence aux refus précédents en CDAC et CNAC et sont d’ordre très général :

« Considérant qu’une révision générale du plan Local d’urbanisme est prévue et que l’avis des électeurs éclairera sur la décision de maintenir ou non le classement de la zone du Charmoy en AU 1c (activités futures) »  (p. 56 du procès-verbal)

« Considérant qu’il apparaît opportun de consulter la population sur le nouveau projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy, afin que le maire d’Auxonne puisse prendre toutes décisions relatives au nouveau projet en adéquation avec l’avis résultant du suffrage universel (CDAC, autorisations d’urbanisme…etc)… »

 

L’étude d’impact du promoteur consultable dans la présente enquête publique, dans son paragraphe  intitulé « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104), éclaire les causes du refus du projet initial en CDAC et précise les dispositions prises à la suite de ce refus :

« Ce dernier a été refusé pour différentes raisons et notamment son éloignement par rapport à la RD905 et son emprise trop importante sur des terres agricoles. (alors que le PLU avait modifié la destinée des terrains)

En octobre 2009 nous exerçons notre droit au recours en CNAC sur ce même dossier.

Parallèlement sans attendre la réponse de la CNAC, nous commençons à travailler sur une nouvelle version du projet réduite en surface et déplacée au plus prêt de la RD 905 (doc 7 et 8 ci-après) » (p. 76/104),

  Ces documents 7 et 8, figurés en page 77, montrent, de l’aveu même du promoteur, que dès avant la réponse de la CNAC, c’est-à-dire entre octobre 2009 et janvier 2010, un projet d’hypermarché, quasi identique au projet qui fait l’objet de l’enquête actuelle, est prévu.

     Lorsqu’il est décidé, en avril 2010, d’organiser une consultation, les dirigeants de la municipalité ne peuvent donc ignorer ce projet bien précis d’hypermarché LECLERC, prévu sur une zone dont le promoteur possède déjà  la maîtrise foncière. C’est donc en connaissance d’un projet déjà arrêté au profit d’un seul promoteur, et par là même sans alternative possible qu’ils vont organiser cette consultation. On peut déplorer à ce propos que l’opposition ait fait preuve de naïveté en se prêtant, sans grandes réserves, à l’exercice. Le vote du 17 décembre 2008, duquel elle s’était exclue, ne lui avait apparemment pas servi de leçon. À sa décharge, on peut invoquer le manque d’information

Dans Inf’Auxonne N° 28 de mai 2010 dans la « Tribune libre » en p.7, les deux groupes d’opposition expriment leur position sur la consultation (exprimée avant la décision du conseil municipal du 15 avril compte tenu des délais de publication) : naïvement enthousiaste pour les uns, qui ne réalisent peut-être pas qu’on va consulter sur un projet déjà bouclé et que la consultation confine dès lors au plébiscite,  sceptique et désabusée pour les autres :

« Le Groupe Municipal « Ensemble,

Autrement… »

Zone du Charmoy : consultation locale ! Nous sommes très satisfaits que notre demande du 12 novembre dernier semble aboutir, sous réserve de l’acception du conseil municipal. En effet, une consultation par voie de scrutin devrait être proposée aux Auxonnais, afin qu’ils puissent tous s’exprimer librement sur le bien fondé de l’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy. Compte tenu de l’enjeu économique pour Auxonne et ses environs, nous invitons dès à présent tous les électeurs à participer à cette décision qui engage notre avenir. »

 

« Implantation d’une grande surface

«LECLERC»

Ce n’est pas la consultation à laquelle vous allez vous livrer qui changera le fond du problème.

GROUPE AUXONNE NOTRE VILLE

SANZ Antoine - MELOCCO - Reine

LABELLE Gérard »

On peut déplorer que les deux groupes d’opposition ayant, pour l’un, demandé cette consultation, pour l’autre, accepté son principe, se soient par la suite frileusement abstenus de s’inscrire dans la campagne officielle laissant ainsi le champ libre à la majorité municipale, à ses satellites, et au promoteur. Comme elle s’était exclue du vote du 17 décembre 2008, elle s’excluait à présent de la campagne officielle de la consultation lors de laquelle la majorité municipale appuyée par le promoteur devait régner en maître. Cette situation de monopole incompatible avec une expression démocratique alternative et responsable nous a conduit à ouvrir notre blog http://www.chantecler-auxonne.com  le 18 juin 2010

 

De son côté, la Ville d’Auxonne avait ouvert, le 20 avril 2010,  un nouveau blog http://auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html faisant suite à celui déjà ouvert le 26 mars 2009. Il a été retiré depuis mais on peut le découvrir  encore en PDF sur notre blog

  PDF auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html

 On peut y lire le « chapeau » suivant :

 « Consultation locale des électeurs/ 20 avril 2010

« Etes vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? »

Telle est la question à laquelle vous pourrez répondre le 27 juin 2010. En effet, les décisions défavorables des Commissions d’Aménagement Commercial rejetant le projet Leclerc ont suscité diverses et nombreuses réactions : satisfaction pour les uns, indignation, incompréhension, inquiétude et soutien pour les autres.

Estimant opportun et démocratique de recueillir l’avis de la population, nous avons décidé de vous mettre à contribution en vous permettant de vous exprimer officiellement »

Contrairement au procès-verbal du Conseil municipal du 15 avril 2010, le texte du blog mentionne explicitement l’enseigne Leclerc ainsi que les réactions suscitées par le rejet de son projet. En clair, chacun est amené à donner son avis sur le rejet de ce projet LECLERC par les commissions.

Le procès-verbal du Conseil municipal du 15 avril 2010 reste sur ce point beaucoup plus vague et idyllique, rapportant, tout au plus, quelques appréciations pour le moins « naïves » à propos de la consultation : « Pour Madame Jocelyne Raymond cette consultation permettra de repartir à zéro » [p. 58] .« Repartir au zéro » ! Quand le foncier est déjà bouclé par le promoteur et qu’une variante de son projet est déjà dans ses cartons !!

Laissons de côté les appréciations selon lesquelles « ce vote donne l’occasion à la population de s’exprimer » ou encore « qu’il s’agit d’une sage décision » [p. 58]. Le lecteur jugera.

 Par Arrêté municipal du n° 99/2010 du 10/06/10 les groupes suivants sont habilités à faire campagne pour la consultation :

1- Les Compagnons du Val de Saône

2- Association Auxonne Consommateurs

3- Auxonne passionnément

4- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne

Ces 4 groupes représentants, ou très proches, de la majorité municipale se prononcent sans réserves en faveur du OUI.

 L’opposition, intimidée sans doute, ne fera pas entendre sa voix. L’un des groupes (Auxonne notre ville) distribue quelques tracts à la sauvette. Le champ est ainsi laissé libre à la mobilisation active du bloc  monolithique des quatre, fort de ses « 1400 signatures », aux côtés du promoteur.

  Dans la semaine précédent le vote, les électeurs auxonnais (5061 inscrits) reçoivent par courrier postal prioritaire un pli cacheté comprenant une feuille A4 imprimée recto-verso sous enveloppe kraft B5 cachetée et affranchie à 0,54 euros (voir les  pièces L0, L1, L2, L3 de l’album « Impressions de la consultation de juin 2010 » disponible sur notre blog http://www.chantecler-auxonne.com )

Dans ce document officiel, diffusé par la mairie d’Auxonne et appelant au vote pour le 27 juin un certain nombre de projets sont envisagés, on y reconnaît en filigrane le projet LECLERC, bien qu’il ne soit pas nommé.

Ce qui ne correspond pas au projet LECLERC dont le cœur, nous l’avons vu plus haut, reste un HYPERMARCHE, c’est bien le « supermarché à dominante non alimentaire » qui est annoncé dans le document. Or ce concept de « supermarché à dominante non alimentaire » est purement imaginaire et hors-norme ! Du fait de cette « erreur », on est fondé à penser qu’un certain nombre de citoyens désorientés voire abusés, pensant, en toute bonne foi, apporter leur suffrage à un  « supermarché à dominante non alimentaire », ont pu voter malgré eux pour un HYPERMARCHE (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² selon la NAF rév. 2, 2008).

      L’ambiguïté manifeste entre un vote pour la zone et un vote pour Leclerc ne devait pas non plus échapper à la presse à en juger par ce titre  du  Bien Public du 1er juillet 2010 aux lendemains du vote : «  Auxonne Les habitants disent « oui » au Leclerc. Les riverains sont à une large majorité en faveur de l’implantation de l’enseigne ».

  Dans Le Bien Public du 8 juillet 2010 (p. 2), Franck Bassoleil a bien perçu le caractère tactique de la consultation dans une stratégie de relance du projet : « On comprend aisément que ce scrutin accompagnera la relance du projet d’implantation de l’enseigne Leclerc ».  Dans les semaines précédant le vote, une campagne d’affichage sauvage s’était d’ailleurs traduite par le placardage irrégulier de quelques centaines d’affiches imprimées à LURE (un fief de LECLERC) sur lesquelles on pouvait lire les coordonnées de l’imprimeur : Concept Impression [Imprim’vert] 70200 LURE 03 84 30 12 00.

   Dans Le Bien Public du 8 juillet 2010, la légende d’une photo de Franck Bassoleil en première page du cahier « région dijonnaise », témoigne de la diffusion massive de ces affiches en ces termes : « la consultation populaire a donné lieu à une campagne intensive dont on trouve encore les traces ». Sur le cliché, figure en gros plan l’une de ces affiches sur laquelle on peut lire, imprimé en lettres noires sur fond jaune-fluo, le slogan suivant:« OUI à la zone commerciale du « CHARMOY » ».

Cet affichage sauvage a fait l’objet d’une plainte déposée par l’association « Auxonne Citoyen » qui a motivé une enquête de gendarmerie lors de laquelle j’ai déposé en septembre 2010 en tant que témoin.

  Comme on pouvait s’y attendre, les résultats de la consultation montrèrent une très large majorité de OUI.

 Inf’auxonne N° 29  de juillet 2010 fit de ce score un gros titre tapageur.

      Ce score, conformément à une stratégie prévisible, fut enfin réinvesti à l’appui du nouveau dossier LECLERC déposé en janvier 2011 sous le titre « Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or SARL BOUXDIS Rue du Ladhof 68000 COLMAR » dans lequel on peut lire :

« Il répondra à une très forte attente des consommateurs : outre une pétition en faveur du projet qui a recueilli 1252 signatures, il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80% des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : «  Etes vous favorables OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? » » [p. 9]

Remarquons en passant le caractère abusif de la formulation car il est clair que ce ne sont pas « 80 % des citoyens [qui] y sont favorables » mais 80 % des votants soit en fait seulement 30 % des citoyens.

Peu regardant à embarquer la précédente municipalité, le dossier du promoteur précisait encore  sur cette même page 9 :

« Enfin ce projet prendra place sur un site dédié à la Zone d’Activités du Charmoy pour y développer le commerce et l’hôtellerie/restauration, en complément des Granges Hautes qui n’offre plus de foncier disponible. Initié par l’ancienne municipalité, il a été repris par l’équipe municipale actuelle, s’inscrivant dans la continuité malgré l’alternance lors des dernières élections et faisant ainsi preuve d’un large consensus ».

 Or, il apparaît clairement, selon le paragraphe de l’Etude d’impact intitulé « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104) que la lettre reproduite  page 74/104 démontre seulement qu’un contact avait été pris avec l’ancienne municipalité en 2005. Le promoteur déclare  en page 74 : « Le projet a débuté par la rencontre de Mr SANZ, alors Maire en 2005 de la commune d’AUXONNE. La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU. Pendant cela nous avons préparées diverses hypothèses (docs 2,3 et 4 ci-après).». Le fait que le promoteur ait pris des contacts et préparé des hypothèses  n’implique pas que l’ancienne municipalité ait « initié » le projet.

  Monsieur Sanz nous a assuré ne pas avoir donné suite aux propositions de LECLERC au cours de son mandat, qui a couru jusqu’en 2008. Dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, on lui reprochera son attitude en des termes qui ne démontrent pas vraiment qu’il ait initié le projet : « aucun débat au Conseil Municipal à ce sujet [le dossier LECLERC], aucune communication à l’époque, sauf partiellement au sein de la majorité en place, alors divisée sur le sujet, puis silence radio, période électorale oblige. Pourtant le rejet d’un tel projet aurait tout autant mérité un débat public »

Par la suite, Monsieur Sanz a démontré et démontre encore publiquement son opposition au projet porté par la nouvelle municipalité. La prétendue « continuité malgré l’alternance lors des dernières élections » semble donc être une fiction commode.

     Le dossier LECLERC déposé en janvier 2011 renfermait enfin, à la suite de la page 9, la copie de divers documents au titre de pièces justificatives témoignant du soutien des ‘ groupes ayant fait campagne pour le projet : extraits d’Inf’auxonne N° 29  de juillet 2010 louant le score du OUI lors de la consultation, professions de foi de deux présidents d’associations en faveur du projet (Association Auxonne Consommateurs, Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne).

    Les Compagnons du Val de Saône [UMP], Auxonne passionnément [majorité municipale] Association Auxonne Consommateurs, Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne, c’est-à-dire l’ensemble des groupes  investis dans la consultation, tous en faveur du OUI, tous rangés aux côtés du promoteur (et tous présents lors de la CNAC finale du 17 janvier 2012) démontraient donc ainsi, après la phase mouvante et « discrète » de la période d’hiver 2008-2009, une volonté tactique affichée d’obtenir l’aboutissement du projet par une communication résolument offensive et une  mobilisation active de leur électorat potentiel, mais encore et toujours en l’absence de débat digne de ce nom. Plus qu’à une consultation ouverte, c’est donc à une mobilisation partisane que nous avons assisté au sein d’une population mal informée voire désorientée, en butte à des slogans primaires. Mis en difficulté par les décisions des commissions, les tenants du projet recouraient ainsi à l’applaudimètre.

SOURCES CITÉES

 

Notre blog  Chantecler :

http://www.chantecler-auxonne.com

Sources disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Procès-verbaux du Conseil Municipal

Inf’Auxonne,  magazine d’information de la Ville d’Auxonne (N° 27 de janvier 2010, 28 de mai 2010 et 29 de  juillet 2010)

Sources qui ne sont plus disponibles sur le site de la Ville d’Auxonne

Blog  mis en ligne par la Ville d’Auxonne le 20 avril 2010 http://auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html  et retiré début 2013.

PDF auxonne.b-blog.fr/billet-16088.html

Presse

Le Bien publicdaté du 12/10/09

Le Bien publicdaté du 01/07/10

Le Bien publicdaté du 08/07/10

Dossiers réalisés par le promoteur 

« Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or SARL BOUXDIS Rue du Ladhof 68000 COLMAR » Janvier 2011

Etude d’impactavril 2013 (document du dossier d’enquête publique)

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

uxonne, le 15 septembre 2013  (J+1733 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 00:00

ÉPISODE N° 32 : OIGNONIUM - du 14 septembre 2013 (J+1732 après le vote négatif fondateur)

Un article du  Bien public du mardi 10 dernier vient de remettre à l’ordre du jour les projets d’hôtellerie-restauration au Charmoy.

   Comme d’habitude, dans votre feuilleton préféré qui tient maintenant la planète en haleine, la fiction dépasse de loin la réalité !

   Un oignon totémique et gastronomique confère un cachet sans égal à l’entrée de Charmoy-City. Venir déguster une gratinée à l’Oignonium de Charmoy-City, voilà le rêve caressé par tous les autocaristes retraités de notre vieille Europe.

  32- Oignonium   

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Journal du Charmoy                                                                                                 

FEUILLETER L’ALBUM

    C. S. Rédacteur de Chantecler,  

Auxonne, le 14 septembre 2013  (J+1732 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1