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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 00:00
 
 
LE CHARMOY PAR LES TITRES-du 3 septembre 2013  (J+1721 après le vote négatif fondateur)
 
 
 
       A l’heure où une enquête publique s’ouvre à propos de  l’hyper-projet charmoisien il convient de réexaminer à nouveaux frais sa genèse et son parcours pour le moins obscurs et rocambolesques !
 
      Pour faciliter votre tâche de citoyen informé et responsable, Chantecler vous propose cet article-catalogue à usage de mémento  visant à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien public suscités par ses développements et rebondissements. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détail et à notre blog, bien entendu.
 
      Du titre fracassant du 26 mars 2009 « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », à celui plus réservé d’hier, 2 septembre 2013, « Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy », on mesurera  tout le chemin parcouru.
 
            Il est vrai que, depuis les cantonales de 2011, l’usage électoraliste du thème Charmoy s’est révélé plutôt hasardeux et que selon l’adage, chat échaudé craint l’eau froide !
 De la suite dans les idées
 
Lu dans Le Bien Public du
 
 
19 décembre 2008
LES COMMERÇANTS MOBILISÉS CONTRE LE PROJET
    UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE
        LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »
 
26 mars 2009
IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE
LECLERC ARRIVE AVEC
250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS
 
28 mars 2009 
PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL
LES COMMERÇANTS EN COLÈRE
INVESTISSENT LE CONSEIL MUNICIPAL
 
30 mars 2009 
AUXONNE
LE PROJET DE NOUVEAU
SUPERMARCHÉ SUSCITE LE DÉBAT
 
08 avril 2009 
PROJET  D’UN CENTRE COMMERCIAL LECLERC À AUXONNE
LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SE SENT TRAHIE
 
21 avril 2009 
À PROPOS DU PROJET  LECLERC À AUXONNE
ON NE VOIT PAS CE QUI POURRAIT
L’EMPÊCHER DE S’INSTALLER
 
21 avril 2009 
L’UNION COMMERCIALE CONTRE L’IMPLANTATION DE LECLERC
« LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »
 
23 avril 2009 
PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE
LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC
 
07 mai 2009  
LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION
PROJET  LECLERC :
« OÙ EST LE DÉBAT ? »
 
28 septembre 2009
AUXONNE
DIMANCHE DE MANIFESTATION
  
30 septembre 2009  
AUXONNE
PROJET  LECLERC : LA CDAC
SE PRONONCERA LE 7 OCTOBRE
 
08 octobre 2009
AUXONNE
PROJET  LECLERC
REFUSÉ PAR LA CDAC
 
12 octobre 2009
AUXONNE.
Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers    
en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini.
LECLERC EN ÉCHEC
 
12 octobre 2009
AUXONNE.
Le refus de la commission départementale suscite les  commentaires
LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT
 
27 février 2010
AUXONNE
LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ »
 
27 février 2010
COMMERCE
LE PROJET  LECLERC  REJETÉ
 
29 mai 2010      
AUXONNE
CONSULTATION DES ÉLECTEURS LE 27 JUIN
 
01 juillet 2010    
AUXONNE
LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC
 
01 juillet 2010    
AUXONNE
LES HABITANTS SE SONT PRONONCÉS !
 
08 juillet 2010    
COMMERCE.
 La zone commerciale du Charmoy aura un impact définitif lourd de conséquences.
QUEL AVENIR AU CENTRE-VILLE ?
 
11 octobre 2010
AUXONNE.
          Le projet de zone commerciale au lieu dit le Bief Pérou est toujours au point mort…en attendant début 2011.             
                                                      ENCORE DANS L’IMPASSE
 
11 octobre 2010
AUXONNE.
Neuf mois après le rejet du recours de Bouxdis, le projet Leclerc a du plomb dans l’aile.
LECLERC DANS LA LIGNE DE MIRE
 
13 janvier 2011
AUXONNE.
D’ici la fin du premier semestre, l’installation ou non d’un Leclerc, zone du Charmoy, sera entérinée.  Une affaire qui dure depuis plus d’un an.      
                                                  LECLERC REVOIT SA COPIE
 
13 janvier 2011
AUXONNE.
 Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre.
OUI À l’HYPER, NON AU BRICO !
 
10 mars 2011
COMMERCE.
A nouveau refusé[sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique
LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ?
 
20 janvier 2012
AUXONNE
FEU VERT POUR LE PROJET LECLERC
 
23 janvier 2012
AUXONNE.
La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert
à la SAR Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché    
LECLERC REFAIT SURFACE
 
23 janvier 2012
COMMERCE.
 Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale
LE FEUILLETONLECLERC CONTINUE
 
19 décembre 2012
AUXONNE
LECLERC : LE PERMIS DE CONSTRUIRE A ÉTÉ DÉPOSÉ
 
24 décembre 2012
AUXONNE.
 La construction d’un centre commercial ne fait pas l’unanimité dans les rangs des commerçants.
UNE IMPLANTATION QUI FAIT DÉBAT
 
09 janvier 2013
AUXONNE.
Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année.
DE GRANDS CHANTIERS POUR 2013
 
02 septembre 2013
AUXONNE   
Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy
  DES PROJETS ET DES TRAVAUX À VENIR 
   
02 septembre 2013
AUXONNE
ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA ZONE DU CHARMOY
 
 
 
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 3 septembre 2013  (J+1721 après le vote négatif fondateur)
 
 
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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 00:00

FUNICULI, FUNICULA-du 1er septembre 2013  (J+1719 après le vote négatif fondateur)

 

  A ce titre d’une célèbre chanson  napolitaine des années 1880 qui célébrait l’ouverture d’un funiculaire pour le Vésuve, Claudi me suggérait d’ajouter encore FUNICULO. Passons ! Mais pour en revenir au funiculaire, voilà une riche idée et un moyen de transport doux et innovant !

     Chez nous, loin du Vésuve, les moyens de transport doux convergent déjà vers le Charmoy. Un jour sans doute, les meilleurs guides touristico-écologiques consacreront le slogan : « Voir le Charmoy et mourir ! ». Pour consacrer cette réussite, on imagine sur l’avenue, à l’occasion de notre fête patronale imminente, un festival vélocipédique et édilitaire en jaune sur le modèle de celui si bien décrit par notre ami Michel Moreau dans sa cité de Champagnole.    LA BICYCLETTE REINE D’UN JOUR

 Et pourtant, de mauvaises langues et des aigris de tout poil,  qui ne proposent jamais rien, se permettent de critiquer  le profil ondoyant et la surface gravillonnante des pistes cyclables flanquant l’avenue rénovée montant vers la zone du Charmoy (prête à éclore), comme les Champs-Élysées vers l’Arc de Triomphe.

   Persiflage ignoble ! Mais le pire, c’est que les plus abjects de ces grincheux vitupèrent aussi la perspective imprenable sur les poteaux de béton de la ligne électrique aérienne style « trente glorieuses ». Désignant la majestueuse balustrade énergétique qui rythme, de ses festons de cuivre convoités, le parcours de la spacieuse avenue, ils la condamnent en ces termes : « Il eût fallu qu’ils l’enterrassent ! ».

   « Qu’ils l’enterrassent ! Foutaises ! » Les bougres n’ont rien compris, en enterrant le câble providentiel,  on privait du même coup les chalands pédestres d’emprunter librement la voie des airs, jouissant, à l’horizon, du spectacle grouillant d’un centre ville ancien plein d’une animation retrouvée grâce au projet. Oui, nous le répétons, d’une animation retrouvée ! Tel est du moins le miracle annoncé par la décision 917D de la CNAC du 17 janvier 2012 qui prévoit que le projet « participera à l'animation de la vie urbaine et rurale ».

     Claudi a déjà une idée pour un charmant dépliant vantant cette providentielle voie des airs : « Empruntez la voie des airs, vers le centre ville désert ! ». Pensif, il me confie cependant : « Oui, ça sonne bien, c’est marketing et ce sera parfait avec une petite bourguignonne en lévitation, mais je ne sais pas si le Conseil général marchera ! ». Et il ajoute :  « Au fait, tu connais la nouvelle boisson qui fera bientôt fureur aux terrasses du centre ville ?  « Un thé au Sahara » ! Oui ! Et pour faire classe et surtout plus réaliste, certains cafetiers envisagent déjà de se faire livrer un tas de sable ! »

    - Un tas de sable, quelle drôle d’idée ? Vraiment, Claudi, tu ne changeras jamais !

    - Tu te trompes Chantecler ! J’ai parfois des doutes… Tiens, par exemple, à propos de mon dernier dessin : la piste cyclable d’accord, le funiculaire d’accord, tout ça, c’est du sûr, du lourd, ça existe. Mais les navettes…, je réfléchis, après tout,  j’en ai peut être trop mis ?

     - C’est bien toi Claudi, tu aurais dû y penser avant. J’avoue que tu as eu la main un peu lourde. Tu aimes trop le jaune Claudi, surtout le jaune-fluo avec des OUI partout, tu es un polytraumatisé du 27 juin 2010 ! Un vrai addict !

     - Alors tout est à refaire !

     - Mais non, Claudi, on publie en l’état ! Il est bath ton dessin ! Il plaira, sûr, aux vrais amateurs ! Pour te rassurer à propos des navettes, j’y ajouterai en appendice un de ces textes pinailleurs et barbants dont j’ai désormais la spécialité. Et pour lever toute ambiguïté, nous l’intitulerons « A PROPOS DE TAXIS JAUNES » 

FLUX CHARMOISIENS

A PROPOS DE TAXIS JAUNES 

L’auteur de l’illustration ci-dessus ayant exprimé lui-même des réserves quant au réalisme de son œuvre relativement à la fréquence des navettes, notre rédaction a décidé de donner au lecteur des éléments objectifs d’appréciation. Tel est le but des citations référencées qui suivent :

La première décision de la CNAC (n° 317 D du 20 janvier 2010)   concernant le projet a été négative. Dans ses attendus, elle spécifiait explicitement « que le projet […] n’est pas desservi par les transports collectifs ».

 

La seconde décision de la CNAC (n° 917 D du 17 janvier 2012)  concernant le projet modifié, a été positive. Dans ses attendus, elle ne fait pas mention de transports collectifs  existants.

 

Pourtant, le deuxième dossier déposé par BOUXDIS sous le titre

« Janvier 2011 Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or » fait mention en page 23 d’une desserte du site en transports en commun :

« Desserte en transports en commun

La commune d’Auxonne est dotée d’un service de minibus fonctionnant à la demande. Ce service sera prochainement complété par un nouveau dispositif de transport à la demande Val de Saône Vingeanne, qui desservira les différentes communes du canton d’Auxonne. Un arrêt est prévu au niveau du site. Ce service sera mis en place courant 2011 ».

N.D.L.R. : Ces transports à la demande, très utiles par ailleurs pour des personnes à faible mobilité et isolées des grands centres, consistent, en ce qui concerne le transport LISA (03 80 74 92 89) en un minibus desservant les villages, de faible capacité (8 personnes maximum) et de faible fréquence journalière ( 2 à 3 rotations /jour maximum selon les circuits). L’usager doit, d’autre part, réserver impérativement la veille. 

 

La décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013 et déboutant l’UICAA (Union commerciale d’Auxonne) mentionne dans son attendu N° 9 : « le projet sera desservi par les transports collectifs »

Le premier avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 8 mars 2013  précisait en page 6 « la ville d'Auxonne ne disposant pas de réseau de transport en commun, le centre commercial situé à plus de 2 km du centre historique reste relativement peu accessible aux piétons ».

Le second avis de l’autorité environnementale du 28 juin 2013 reprend intégralement cet argument en page 7.

Le résumé non technique de l’étude d’impact réalisée par le promoteur ne fait aucune mention de transports collectifs dans ses rubriques « transport » (pp. 9/18 et 16/18)

 

Te voilà rassuré Claudi ? Et toi lecteur(trice), tout est bien clair pour toi à présent ! Alors, c’est avec ou sans transports en commun ?

Claudi : « Je n’en sais trop rien, p’têt’ ben qu’oui p’têt’ ben qu’non…En attendant, Garçon ! Deux sucres dans  mon thé au Sahara ! Et puis, conseil d’ami, plantez donc un petit palmier sur votre tas de sable et surtout, surtout,  n’oubliez pas de l’arroser ! »

Et pour finir, en avant la musique !

http://videos.tf1.fr/le-grand-show-des-enfants/funiculi-funicula-hugo-6408682.html

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er septembre 2013  (J+1719 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 00:00

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013 (J+1715 après le vote négatif fondateur)

 

       Si l’Auxonnais moyen a oublié tout cela, les vrais passionnés du Charmoy ont toujours en mémoire deux décisions de la CNAC :  la 317 D du 20 janvier 2010  et  la 917 D du 17 janvier 2012, selon lesquelles un projet d’hypermarché LECLERC situé sur la zone du Charmoy à la sortie sud d’Auxonne par la D905 reçut successivement un avis négatif puis positif.

     Il est vrai qu’entre temps le projet avait été légèrement déplacé et qu’il avait été allégé du BRICO.

On peut s’étonner néanmoins des appréciations successives mais opposées d’une même commission, présidée par le même président, en ce qui concerne notamment l’impact sur l’animation du centre ville d’Auxonne de deux  projets somme toute assez comparables. En effet si la deuxième version a été « allégée », elle conserve le même « cœur de projet » et reste toujours susceptible d’extension comme le démontre abondamment la pratique courante.

 Par le lien ci-dessous, nous renvoyons le lecteur curieux à l’un de nos précédents articles donnant davantage de détails ainsi que la possibilité d’accéder sur notre site aux textes des deux décisions. Il se trouve, en effet, que la première de ces décisions (317D du 20 janvier 2010) se trouve actuellement inaccessible (?) sur le site officiel

 

 CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

 

La décision 317 D du 20 janvier 2010 stipulait dans ses attendus que le projet « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville ; qu’ainsi il  ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne »

 

La décision 917 D du 17 janvier 2012 vante au contraire les capacités d’animation d’un projet dont le cœur (HYPER plus boutiques), rappelons-le, restait inchangé,  en ces termes : « cette nouvelle implantation contribuera, en complétant l'offre existante, à renforcer l'attractivité commerciale d'Auxonne et des communes rurales environnantes; qu'elle participera ainsi à l'animation de la vie urbaine et rurale »

 

Notre commission a l’art de concilier les contraires « nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » et « participer ainsi à l'animation de la vie urbaine et rurale »

Nous rejoignons ici les paradoxes de la physique quantique. C’est presque aussi fort que le  célèbre Chat de Schrödinger à la fois mort et vivant !

Et cette prouesse logique de conciliation des contraires méritait bien un dessin de Claudi !

Les Charmoises de SchrödingerC. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 août 2013  (J+1715 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 00:00

« EFFET TUNNEL » AU CHARMOY- du 25 août 2013 (J+1712 après le vote négatif fondateur)

 

Dans un précédent article, intitulé « Lichtenberg au Conseil », nous avions laissé Chantecler  et Claudi en grande conversation à propos du vote du 17 décembre 2008.  Ecoutons-les encore une fois :

Chantecler : « Promis, je vais bosser grave les concepts ! Tu verras, t’en r’viendras pas ! On va les étudier scientifiquement et à nouveaux frais, les suites « réelles » du vote comme tu dis !  Même si on n’est pas payés pour nos études d’impact ! On va les peaufiner au prisme de la physique dernier cri ! »

Claudi : « Génial ! C’que tu causes bien  Chantecler ! »

Chantecler : «N’attige pas, Claudi, i’faut c’qui faut ! Le fusil à tirer dans les coins c’est ringard ! Place à la modernité ! Place à « l’effet tunnel » et au « chat de Schrödinger » ! J’espère que tu sauras dessiner çà Claudi ! »

Claudi : « Sûr, tu sais que j’kife d’avoir du bon pain sur ma planche ! Mais là, vraiment, tu m’coupes la chique,  Chantecler ! Si je comprends bien : après le Charmoy « merdique », tu nous promets le Charmoy « quantique » ! Post tenebras, lux ! J’en reste baba comme deux ronds de flan en promo ! »

Et voilà ! Chantecler a bossé, comme promis. 

Certes, tout le monde a bien compris que, n’étant pas kabbaliste, il renonçait définitivement à faire l’exégèse des propos suivants tirés du compte rendu  du conseil du 17 décembre 2008 et que nous soumettons encore une fois à la sagacité des vrais kabbalistes :

« Monsieur le Maire répond [à propos de questions sur l’intitulé de l’enseigne pressentie] que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » ( bas de la page 22)

« M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». ( bas de la page 24)

D’ailleurs, l’important n’est pas de s’échiner à démêler un tel fatras.

L’important, c’est de comprendre par quel processus « discret » un NON de principe clairement exprimé lors de ce Conseil du 17 décembre 2008 à la question : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »,  devait aboutir quelques mois plus tard à un OUI de fait sur le terrain.

Et c’est là qu’intervient sur un mode métaphorique et transdisciplinaire fécond la notion d’ « effet tunnel » empruntée à la physique quantique.

 Mais d’abord, qu’est en vrai l’« effet tunnel » ?

  Maurice-Édouard Berthon  nous en donne une très bonne définition dans son ouvrage Le défi quantique, Paris, Publication Universitaire, 1997 :

Cet auteur nous dit en substance, qu’une particule peut dans certains cas franchir une barrière s’opposant théoriquement à son déplacement dans le cadre des lois de la physique classique. Ces dernières lois sont alors  mises en défaut car l’expérience montre que la particule peut franchir la barrière comme si elle avait percé un tunnel à travers celle-ci.

   C’est le caractère à la fois granulaire (c’est un grain de matière) et ondulatoire (c’est une onde) de la particule, postulé par la mécanique quantique, qui permet en fait ce franchissement.

En résumé, il y a dualité onde-corpuscule et dans l’effet tunnel c’est l’onde qui franchit l’obstacle et fait passer le grain.

Retenez bien :

  « C’est l’onde qui franchit l’obstacle et fait passer le grain »

Passons à présent aux travaux pratiques.

Claudi a réalisé pour nous cette illustration qui devrait paraître aussi bientôt dans les Annalen der Physik, chères à ce vieux Max Planck !

EFFET TUNNEL AU CHARMOY

Légende de la figure : La particule HYPER 3500, émise par L’ÉCLAIR 70 franchit par effet tunnel la BARRIÈRE du 17/12/08 grâce à son onde associée et rejoint sa cible : la  ZONE DE DISCRÉTION DU CHARMOY.

Diverses questions peuvent se poser à présent :

Cet effet tunnel était-il prévisible ?

Quels sont précisément la nature et le rôle de l’ « onde porteuse » ?

Quel est ce chat en bas à droite de la figure ?

 

Sur le mode questions-réponses d’Inf’Auxonne N° 25, nous allons y répondre pour vous !

Cet effet tunnel était-il prévisible ?

La physique classique ne le prévoyait pas, pas plus que la presse locale d’ailleurs, comme le démontre un article Bien public paru le 19/12/08, surlendemain du vote (Page 2)

« UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

La présence des nombreux manifestants a-t-elle pesé sur le vote de chaque conseiller ? Après une courte interruption de séance, à la question posée : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmois [sic]? » 21 conseillers ont répondu « non » et un seul vote blanc a été comptabilisé. Un refus qui a rassuré et soulagé les manifestants ».

Tu parles !

En fait, l’effet tunnel en a surpris plus d’un, mais en dépit du caractère confus du compte rendu  du conseil du 17 décembre 2008, une lecture attentive permet d’y déceler des indices prémonitoires.

Il nous a semblé utile de retranscrire ici ces extraits (nous en avons surligné les passages qui présentent un caractère particulièrement ambigu, voire contradictoire).

« Par rapport aux propos de M. SANZ  [N.D.L.R. Rappelons ici l’essentiel de ces propos exprimés pp. 21 et 22 : « Un magasin comme LECLERC est capable de drainer des personnes de l’extérieur, c’est exact mais une implantation de ce type va pénaliser les structures en place. Il y aurait diminution de 10 à 15 % des chiffres de Casino et d’Intermarché, avec les licenciements induits, sans compter les fermetures de petits commerçants en difficulté. Pour toutes ces raisons M . SANZ s’oppose à cette implantation »] M. le Maire pense qu’il faut distinguer ce que peut apporter une grande surface. Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. Par contre, il ne voit pas pourquoi les élus s’opposeraient à l’implantation d’une grande surface qui offrirait des services là où la chalandise existante ne répond pas à l’attente des consommateurs. […] » (page 22)

 « Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement. […] » (page 25)

   Il se pourrait bien que cette dernière phrase soit la réponse clef à nos interrogations. En la caricaturant à peine nous pourrions même y lire en filigrane :

L’OBJECTIF EST DE NE PAS FAIRE OBSTACLE À L’HYPERMARCHÉ LECLERC

C’est bien ce qui se passa en fait. L’obstacle du vote négatif ayant été « discrètement » franchi par « effet tunnel » on annonça en grande pompe le vrai visage de l’opération et on réinterpréta à loisir « le sens du vote du 17/12/08 ».

Il est vrai qu’une réinterprétation possible transparaissait déjà dans l’argument souligné plus haut :

Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. Par contre, il ne voit pas pourquoi les élus s’opposeraient à l’implantation d’une grande surface qui offrirait des services là où la chalandise existante ne répond pas à l’attente des consommateurs. […] » (page 22)

  Monsieur le Maire avait bien dit dans le même compte rendu « si la réponse est non le dossier est terminé » (voir plus haut) mais la casuistique subtile de ce dernier extrait préparait sans doute l’interprétation revue et corrigée qu’on avait déjà prévu de donner par la suite et qui fut exprimée publiquement pour la première fois dans un article  du Bien public du 02/03/09 avant d’être reprise dans les nombreux documents publiés tant par écrit que sur la toile au cours du printemps 2009. Nous donnons ici un extrait de l’article cité :

« DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ LES ENTREPRISES » « En préambule, Raoul Langlois, maire d'Auxonne, a rappelé la position de la municipalité concernant l'aménagement de la zone du Charmoy : Auxonne doit se développer mais ce développement ne doit pas détruire ce qui existe. C'est pourquoi, la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n'excède pas 1 000 m2. C'est le sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 ».

Sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 ?

Et pourtant dans le compte rendu de celui-ci on peut lire « Monsieur le Maire répond [à propos de questions sur l’intitulé de l’enseigne pressentie] que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé ». (bas de la page 22)

Terminé ! Tu parles ! Et « l’effet tunnel » alors ?

Quels sont précisément la nature et le rôle de l’ « onde porteuse » ?

     Je pense que cette « onde porteuse » que nous pourrions encore qualifier  de « cheville ouvrière » de la conquête « discrète » de la zone, tout un chacun l’a identifiée. Son caractère éminemment ondoyant dans le cours du débat signalait clairement son caractère ondulatoire ! Quant au rôle de portage qu’elle a pu jouer, la reconnaissance écrite que les commanditaires de l’opération lui en ont exprimée en témoigne clairement.

 Quel est ce chat en bas à droite de la figure ?

C’est le Chat de Schrödinger, champion comme d’autres de la « conciliation des contraires », il nous donne ici son avis autorisé sur le vote du 17 décembre. Nous le retrouverons bientôt !

 

Les amateurs d’arguments détaillés et de pièces justificatives pourront relire avec profit une version antérieure moins originale mais beaucoup plus documentée de notre discussion d’aujourd’hui dans :

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 août 2013  (J+1712 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 00:00

LICHTENBERG  AU  CONSEIL  - du 21 août 2013 (J+1708 après le vote négatif fondateur)

Récemment, un officier de sapeurs-pompiers nous interrogeait, songeur et dubitatif, sur le règlement d’incendie de Lichtenberg que nous avions publié dans « Stratégies épistolaires (N°4) »  après l’avoir découvert lors de nos recherches sur Clausewitz, et selon lequel :

 

« Quand une maison brûle il faut avant tout chercher à protéger le mur de droite de la maison de gauche et le mur de gauche de la maison de droite ; car si l’on voulait par exemple protéger le mur de gauche de la maison de gauche, le mur de droite de la maison se trouverait à droite du mur de gauche, et comme le feu est à droite de ce mur-là et du mur de droite (car nous avons supposé que la maison est située à gauche de l’incendie) le mur de droite sera plus près du feu que celui de gauche et le mur de droite de la maison pourrait être détruit par le feu s’il n’était protégé avant que le feu atteigne le mur de gauche, qui est protégé ; par conséquent quelque chose de non protégé pourrait être détruit, et détruit plus vite qu’autre chose, même si on ne le protégeait pas ; par conséquent il faut abandonner cela et protéger ceci. Pour se représenter la chose, notons encore : si la maison est à droite de l’incendie, c’est le mur de gauche, si la maison est à gauche, c’est le mur de droite ».

[Texte de Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), humoriste allemand auteur du fameux « couteau sans lame, auquel manque le manche N.D.L.R.]

  Il est vrai, lui répondis-je, que certains textes méritent une attention soutenue pour être compris. Par bonheur, dans la plupart des cas, un croquis facilite grandement la tâche.

   Pour en faire la preuve, Claudi Hoffnung a réalisé, à l’intention de notre soldat du feu,  un petit schéma explicatif qui nous a paru presque aussi éclairant que les lueurs de l’incendie :

Figure explicative

         Ces digressions paraîtront inutiles voir ridicules à certains. Que nenni ! Un retour rapide et nécessaire vers la zone du Charmoy va nous montrer que les projets relatifs à ce territoire ont inspiré une « littérature » en regard de laquelle les fantaisies de Lichtenberg feront figure d’évidences limpides.

A preuve certains extraits qui suivent du compte rendu du très important et très charmoisien Conseil municipal du 17 décembre 2008, lors duquel il fut répondu NON, à une majorité unanime et comme un seul homme, à la question suivante : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25)

/http://www.auxonne.fr/telechargements

 La lecture attentive du même compte rendu révèle, que lors du débat, on avait d’abord pris soin d’envisager les suites à donner selon qu’il serait répondu positivement ou négativement à la question de l’opportunité de l’installation d’une grande surface au Charmoy. Et à ce propos, on avait précisément écrit :

« Monsieur le Maire répond [à propos de questions sur l’intitulé de l’enseigne pressentie] que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » ( bas de la page 22)

« M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». ( bas de la page 24)

  Nous avons tenté de faire la synthèse de ces paragraphes successifs du même compte rendu, relatifs tous deux au même sujet : les suites possibles à donner au projet de grande surface au Charmoy en fonction du choix exprimé par le vote.

Et voilà le résultat obtenu :

Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs.

 

Dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, on devait pourtant lire quelques mois plus tard : « Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence » (p. 2, 1ère colonne)

http://www.auxonne.fr/telechargements

Transparent ! Tu parles ! En tout cas plutôt abscons dans la façon d’envisager la suite !

 

Chantecler : « S’il-te-plaît, Claudi, dessine-moi  un débat du vote sur le Charmoy ! » 

Claudi : «  Niet ! Primo, y’a pas l’feu ! Secundo, si je trouve marrant d’illustrer ce fou de Lichtenberg,  j’ai pas de temps à perdre pour débrouiller du mauvais Lichtenberg qui s’ignore !  Lichtenberg, lui, il invente le « couteau sans lame, auquel manque le manche », mais là, tu piges, c’est un vrai concours de tir au « fusil à tirer dans les coins » ! »

Chantecler : « Fusil à tirer dans les coins ? »

Claudi : « Oui, j’vais pas t’faire un dessin : un fusil à tirer dans les coins, tu sais bien, c’est tordu ! Sois pas naïf  Chantecler

 Chantecler : « C’est tordu et alors ?»

Claudi : « La cible n’est simplement pas là où on pense ! Evident ! Etudie un peu les suites « réelles » du vote ! Facile, on les connaît, c’est déjà de l’histoire »

Chantecler : « Promis, je vais bosser grave les concepts ! Tu verras, t’en r’viendras pas ! On va les étudier scientifiquement et à nouveaux frais, les suites « réelles » du vote comme tu dis !  Même si on n’est pas payés pour nos études d’impact ! On va les peaufiner au prisme de la physique dernier cri ! »

Claudi : « Génial ! C’que tu causes bien  Chantecler ! »

Chantecler : «N’attige pas, Claudi, i’faut c’qui faut ! Le fusil à tirer dans les coins c’est ringard ! Place à la modernité ! Place à « l’effet tunnel » et au « chat de Schrödinger » ! J’espère que tu sauras dessiner çà Claudi ! »

Claudi : « Sûr, tu sais que j’kife d’avoir du bon pain sur ma planche ! Mais là, vraiment, tu m’coupes la chique,  Chantecler ! Si je comprends bien : après le Charmoy « merdique », tu nous promets le Charmoy « quantique » ! Post tenebras, lux ! J’en reste baba comme deux ronds de flan en promo ! »

 

A très bientôt, chers lecteurs, pour un examen « quantique »  innovateur et décoiffant de la « question du Charmoy » !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 août 2013  (J+1708 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 00:00

 

STRATÉGIES ÉPISTOLAIRES (N°4)- du 18 août 2013 (J+1705 après le vote négatif fondateur)

    L’actualité des décisions du Conseil d’État ainsi que l’annonce d’une enquête publique nous avaient conduit à interrompre derechef notre série « Stratégies épistolaires » consacrée aux courriers peu amènes reçus par notre rédaction. Nous bouclons aujourd’hui notre cycle avec le quatrième et dernier volet prévu :

Stratégies épistolaires (N°4)                                                 

                                                              

                                                                                                    Auxonne, le 14 août 2013

Chère lectrice, Cher lecteur,

        Avant que d’entamer l’austère sujet de cette lettre, je vous dois des excuses pour vous imposer une telle lecture dans un temps de farniente où le sable doré des plages remplace normalement l’affreux sable gris du sablier des plannings et des programmes qui rythment vos vies laborieuses. Que vous soyez en vacances à Bora-Bora ou à Bécon-les-Bruyères je vous souhaite quand même bonne lecture !

      Pour ne pas écorner le temps précieux de votre farniente, je dirai pour résumer que la Lettre N°2, publiée dans un précédent article, est un immense quiproquo. Pour rester dans le ton de l’article, nous pourrions même dire qu’il s’agit d’un quiproquo mortel. Un quiproquo du genre de celui que Victor Hugo évoque à propos de Napoléon à Waterloo en ces termes dans son poème L’expiation : « Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! c’était Blücher / L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme… »

    Quiproquo relativement à son destinataire d’abord,  et plus grave encore sans doute, quiproquo historique relativement à l’œuvre et à la pensée du Général Carl Von Clausewitz assimilées de fait à celles de Ludendorff.

   Maintenant, si Bora-Bora vous déçoit ou si Bécon-les-Bruyères vous ennuie, et seulement à cette condition vous pouvez toujours continuer la lecture. Avouons-le,  le Général Carl Von Clausewitz s’il est un homme fort respectable, n’est sans doute pas le meilleur compagnon de vacances,  même s’il est digne de figurer dans le « Guide du routard des campagnes napoléoniennes » qui, à notre connaissance, reste à écrire.

    Démontrons à présent le caractère évident des quiproquo dont le Général Carl Von Clausewitz et votre serviteur furent victimes.  

 Quiproquo relativement au destinataire

  L’en-tête de la Lettre N°2  fait référence à une « affaire » :

 « AFFAIRE SODELDIS  /  ASSOCIATION COMMERCANTS-AUXONNE » N° 120069 FXM/CDP ».

     Je suis ravi d’apprendre qu’il y a une « affaire » entre la Société SODELDIS et l’Union commerciale d’Auxonne. Mais, outre que j’ignore quel est l’objet de cette « affaire », je ne vois pas en quoi elle pourrait me concerner, compte tenu du fait que je ne suis pas membre de l’Union commerciale d’Auxonne. 

      Il est vrai, que différant en cela de certaines personnes, je ne cache pas mes sympathies pour cette association dont la tâche n’est pas toujours facile dans le contexte local actuel ou récent.

   Que je sache, cette sympathie ne constitue pas encore un crime « d’intelligence avec l’ennemi » ! Ou alors, après l’affaire Dreyfus, verra-t-on une « affaire » Chantecler?

 Quiproquo historique relativement aux théories du Général Carl Von Clausewitz.

La Lettre N°2 incrimine en ces termes précis le rédacteur de Chantecler :

« Votre article « L’OR DU BIEF PEROU » du 12 octobre 2010 assimile Monsieur QUINONERO au Général Clausewitz, théoricien de la « guerre totale ».

Cette comparaison saugrenue est injurieuse compte tenu des théorie [sic] développées par le Général Clausewitz »

L’auteur de la lettre qualifie le Général Clausewitz de « théoricien de la « guerre totale ». Cette appréciation est hâtive et sans fondement sérieux.

Le Général Clausewitz  n’est pas le théoricien de la « guerre totale ». Le concept de « guerre totale » est une création de Ludendorff qui fut l’auteur d’un ouvrage éponyme (Erich Ludendorff, La guerre totale, Paris, Flammarion, 1937) ouvrage dans lequel Clausewitz est d’ailleurs critiqué sans ménagement : « Toutes les théories de Clausewitz sont à remplacer. La guerre et la politique servent la conservation du peuple, mais la guerre reste la suprême expression de volonté de la vie raciale. C’est pourquoi la politique doit servir la guerre. » (p. 14)

Dans son introductionà l’ouvrage de Clausewitz De la guerre, Paris, Editions Minuit, 1992, Pierre Naville jugera l’interprétation de Clausewitz par Ludendorff  en ces termes : « Ludendorff croit dépasser Clausewitz alors qu’il le mutile. Il transforme le concept de la guerre absolue en la réalité de la guerre « totale », c’est-à-dire d’une guerre à laquelle le peuple et toute la vie sociale du pays doivent être étroitement enchaînés, au lieu de la soutenir. […] C’est dans ce sens barbare que Ludendorff tenta de réviser Clausewitz ».

   Jaurès lui-même, peu suspect de bellicisme, dans son ouvrage L’armée nouvelle, Paris, Editions sociales, 1977 (première édition novembre 1910), souligna en termes élogieux le caractère fécond, et tout autre que dogmatique de la pensée de Clausewitz (p. 75 à 77):

    « Le capitaine Gilbert et ses disciples français ne l’étudient point [l’époque napoléonienne] avec la largeur d’esprit et « l’objectivité » de celui des théoriciens allemands qu’ils admirent le plus, de Clausewitz. […] il est singulier que la nouvelle école française de l’offensive […], au moment même où elle invoque Clausewitz, ne retienne qu’une partie de ses formules. L’effort du théoricien allemand n’est pas d’imposer aux esprits un plan tout fait, mais de dégager de la complexité des faits des règles d’action qui permettent d’obtenir, dans une hypothèse donnée, le plus grand effet possible. Autant il met en lumière l’efficacité de l’offensive et les moyens de la porter au maximum, autant il s’élève contre le parti pris théorique et abstrait de l’offensive […] Clausewitz insiste sur ce qu’a eu d’essentiellement défensif la grande guerre menée en Allemagne en 1813, par les alliés [contre Napoléon] et qui aboutit pour l’empereur au désastre de Leipzig. Il ne s’agit pas d’une défensive morne et résignée, mais d’une défensive ardente, toute prête à se tourner en offensive. Si je dégage bien de ces complications la pensée de Clausewitz, ce qui donne un caractère défensif à l’action des alliés [contre Napoléon] dans la guerre de 1813 en Allemagne, c’est d’abord que toutes les  forces morales du peuple sont mises en jeu [et plus loin] C’est la glorification de la défensive nationale »

 

      Il serait donc profondément injuste de confondre Clausewitz et Ludendorff en attribuant au premier la paternité d’un concept prôné par le second. Au surplus, la personnalité de Clausewitz révèle une finesse intellectuelle et un humour qui transparaissent clairement dans la préface de son grand ouvrage posthume De la guerre  et que la citation suivante suffira à confirmer :

   « Peut-être n’est-il pas impossible d’élaborer une théorie systématique de la guerre, riche d’idées et de grande portée, mais celles dont nous disposons jusqu’à présent en sont fort éloignées. Sans parler de l’esprit non scientifique qui y préside, elles ne sont qu’un tissu de banalités, de lieux-communs et de radotages tout en prétendant être cohérentes et complètes. On s’en fera une bonne idée en lisant l’extrait d’un règlement en cas d’incendie composé par Lichtenberg [Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), humoriste allemand auteur du fameux « couteau sans lame, auquel manque le manche N.D.L.R.]

« Quand une maison brûle il faut avant tout chercher à protéger le mur de droite de la maison de gauche et le mur de gauche de la maison de droite ; car si l’on voulait par exemple protéger le mur de gauche de la maison de gauche, le mur de droite de la maison se trouverait à droite du mur de gauche, et comme le feu est à droite de ce mur-là et du mur de droite (car nous avons supposé que la maison est située à gauche de l’incendie) le mur de droite sera plus près du feu que celui de gauche et le mur de droite de la maison pourrait être détruit par le feu s’il n’était protégé avant que le feu atteigne le mur de gauche, qui est protégé ; par conséquent quelque chose de non protégé pourrait être détruit, et détruit plus vite qu’autre chose, même si on ne le protégeait pas ; par conséquent il faut abandonner cela et protéger ceci. Pour se représenter la chose, notons encore : si la maison est à droite de l’incendie, c’est le mur de gauche, si la maison est à gauche, c’est le mur de droite ».

 

   Si l’on peut être assuré d’une chose, c’est l’impossibilité parfaite de trouver de telles références dans la prose de Ludendorff, tâcheron obstiné et sans fantaisie d’une hyper-guerre industrielle et machinique ( Liddle Hart dans son ouvrage Réputations qualifiait Ludendorff de « Napoléon-machine ») autant qu’inhumaine.

   De cette analyse, trop brève sans doute, il ressort que Clausewitz ne peut être assimilé à un belliciste borné et infréquentablede surcroît « théoricien de la « guerre totale » », et qu’il est au contraire un penseur distingué, au surplus non dépourvu d’humour. Assimiler quiconque à Clausewitz ne semble donc pas être, dans ces conditions, objectivement injurieux.

   Afin de rendre justice à la pensée stratégique de Clausewitz, et dans un souci de vérité historique, la rédaction de Chantecler diffuse dès aujourd’hui une fiche-test à destination du public.

 Test 1

        Resterait à examiner le caractère prétendument « saugrenu » de notre assimilation.  Le contexte dans lequel elle s’opère mérite, dans ce but, un examen attentif préalable. Si, de cet examen, il ressort que l’assimilation apparaît clairement en rapport avec le contexte, alors le caractère « saugrenu » ne pourra plus être invoqué. Or, notre assimilation, lors de son première occurrence sur notre blog dans Chantecler N°1 du 18 juin 2010, faisait  explicitement référence à une surprenante déclaration du « plaignant » rapportée dans la presse locale et que voici :        

       « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » (Propos rapportés dans un articledu Bien Public du 12/10/09 intitulé « Leclerc : le dossier sera porté plus haut »)

 Force est de constater, que dans un tel contexte, si martial et tout imprégné de l’odeur de la poudre, l’assimilation ne peut plus être qualifiée de saugrenue, en tout cas pas plus que la déclaration dans le style « va-t-en-guerre » que nous rapportons ici ! « Partir au feu » est, par essence, une activité à risques !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 août 2013  (J+1705 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Courrier des lecteurs
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:00

UN PETIT AIR DE DÉJÀ VU- du 15 août 2013 (J+1702 après le vote négatif fondateur)

 

      Enquête vieux chemin Je pédalais hier sur la piste cyclable le long de la D905, évitant piétons et gravillons, contournant quelques voitures garées sans complexes. Montant vers les Granges Hautes, le long de la prestigieuse avenue,  j’allais, vous le comprenez bien, faire une petite visite à la zone du Charmoy.

    Quatre sont les points cardinaux, quatre sont les mousquetaires, quatre aussi, sont  les pancartes d’enquête publique qui jalonnent à présent le périmètre d’herbes folles dévolu au « projet ».

   Après le temps du « non » municipal et paradoxal, poupée gigogne qui masquait un « oui », après le temps du silence et de la « discrétion » soucieuse de ne point « divulguer » et qui en fut remerciée, après le temps héroïque où l’on « partait au feu », le temps des cavalcades sur l’air de « Aux urnes citoyens », voilà qu’advient pour finir le temps respectable et guindé des publicités officielles au langage contenu et formaté.

  Avis d'enquête au Charmoy

Du panneau au panoramaL

 

Contemplant hier ces très officiels panneaux jaunes se détachant sur un fond de végétation luxuriante, je ne pouvais cependant m’empêcher de penser à d’autres placards jaunes, imprimés à LURE ceux-ci, apparus sauvagement il y a trois ans sur les murs de notre ville. Certes on était passé aujourd’hui de l’affichage sauvage à la très officielle publicité d’enquête, mais chromatiquement parlant, on restait objectivement dans le même ton. Et ce ton d’or criard des champs de colza qui attire l’abeille industrieuse à ses risques et périls me rappelait des souvenirs.

Réminiscence chromatique   

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 août 2013  (J+1702 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 00:00

LU EN CONSEIL D’ETAT- du 14 août 2013 (J+1701 après le vote négatif fondateur)

L’actualité nous amène à différer la publication du quatrième article de notre cycle « Stratégies épistolaires », le lecteur voudra bien nous en excuser.

 Rappelons que le 9 juillet dernier, nous avions annoncé pour le même jour, l’examen en Conseil d’État d’une requête présentée par l'Union commerciale industrielle artisanale auxonnaise contre la décision 917D du 17 janvier 2012 de la CNAC.

Le lecteur pourra se reporter avec profit à ce précédent article

LE CHARMOY EN CONSEIL D’ÉTAT - du 9  juillet 2013

Cet article renvoie lui-même utilement au texte de la décision 917D, ainsi qu’à celui de la décision précédente 317D du 20 janvier 2010, cette dernière restant d’ailleurs à ce jour toujours inaccessible sur le site officiel, comme pourra le vérifier tout un chacun à partir des liens :

http://www.dgcis.redressement-productif.gouv.fr/secteurs-professionnels/decisions-la-cnac-n%C2%B0-26-et-27-20-janvier-2010

http://www.dgcis.redressement-productif.gouv.fr/secteurs-professionnels/la-commission-nationale-damenagement-commercial-cnac

En ce qui concerne le texte de la décision du Conseil d’État N° 357826, lue le 1er août 2013, celui-ci est accessible librement sur la toile à partir de la recherche suivante :

Conseil d'Etat- Accéder à notre base de jurisprudence administrative -

Recherche avancée : écrire auxonne comme mot-clé et cocher le fonds Décisions du Conseil d'Etat-

le premier document qui apparaît est la Décision n° 357826

si vous avez quelques difficultés vous pouvez CLIQUER ICI pour ouvrir le pdf

 

  N’ayant ni l’intention, ni  le pouvoir, ni même la compétence de contester une décision prise « Au nom du peuple français » nous nous contenterons plus modestement, en tant que citoyen libre et responsable de ce même peuple, d’en faire quelques citations commentées :

 

Dans son attendu N°2 la décision précise explicitement qu’elle concerne un « magasin à prédominance alimentaire sous enseigne E. Leclerc de 3 500 m² et une galerie commerciale annexe de quatre boutiques de 500 m² à Auxonne »

Rappelons simplement que lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008 il avait été répondu non à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Rappelons encore qu’un pli officiel envoyé en juin 2010, à l’occasion de « la » consultation, par la mairie d’Auxonne à chaque électeur annonçait dans la liste des commerces envisagés sur la zone du Charmoy : « un supermarché à dominante non alimentaire avec galerie marchande ». Le lecteur curieux pourra, s’il le désire, consulter utilement l’ensemble des documents imprimés lors de cette consultation dans

 IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013   

Ayant noté, en référence aux faits relatés ci-dessus, un emploi local plutôt libre et ad hoc de la notion normative de prédominance alimentaire et de la norme NAF 2008 en général, nous devions par la suite attirer l’attention de la Préfecture sur ce point

LETTRE OUVERTE  à Madame la Préfète – du 21 février 2011

Dans son attendu N°6 la décision précise que « le dossier de demande comporte les éléments nécessaires attestant de la maîtrise foncière du pétitionnaire »

    Cet attendu n’a rien pour surprendre le lecteur attentif d’Inf’Auxonne N°25 de mai 2009

http://www.auxonne.fr/telechargements

  Il pourra lire en page 2, 3ème colonne :

« Où en sont les acquisitions de terrain ?

Les propriétaires ayant réservé un très bon accueil aux propositions de l’acquéreur, 99% des compromis ont été signés rapidement »

On suppose que le 1% manquant a dû suivre…

Le sceptique invétéré s’en convaincra en lisant la lettre du promoteur adressée au maire d’Auxonne et publiée par ses soins en page 4 du même magazine. Cette lettre déclare entre autres :

« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet »

Divulgation ! Mazette ! Pourquoi tant de cachoteries à propos d’un projet « d’intérêt général » !

A ceux qui douteraient  de l’« intérêt général » Inf’Auxonne N°25 répond en page 3

« Pourquoi la municipalité soutient-elle ce projet ?

Parce qu’elle doit satisfaire l’intérêt général »

C’est clair, mais pourquoi avait-elle voté contre, quelques mois avant, le 17 décembre 2008 ?

Pour faire diversion, peut-être,  « dans l’intérêt général » toujours !

Et pourquoi imprima-t-on « en masse » des affiches à LURE, lors de la consultation… « dans l’intérêt général » toujours !

Dans son attendu N° 9 la décision stipule « si les requérantes soutiennent que la décision attaquée méconnaît l'objectif d'aménagement du territoire fixé par le législateur et aura des conséquences néfastes sur la vie urbaine, il ressort des pièces du dossier que le projet, situé dans la partie sud d'Auxonne et dans un secteur connaissant une croissance démographique, plusieurs opérations d'aménagement ayant conduit à la création de nouveaux logement contribuera à diversifier l'offre commerciale dans le val de Saône sans nuire à l'animation du centre ville d'Auxonne ».

       Il n’est pas interdit de penser que « les requérantes » ont pu se référer naïvement à une précédente décision négative 317D de la CNAC du 20 janvier 2010 qui concernait la première mouture du projet, sur la même zone et qui déclarait textuellement que le projet « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville ; qu’ainsi il  ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne »

 Dans ce même attendu N° 9on note encore que « si le projet se situe sur des terrains agricoles, ceux-ci sont rendus peu exploitables par la proximité de la route départementale 905, et qu'enfin, le projet sera desservi par les transports collectifs et aura un impact limité sur les flux de véhicules existants »

    Est-il besoin de rappeler que tout Auxonnais sait que l’essentiel des parcelles agricoles en question sont en fait accessibles par le  tranquille « Vieux chemin de Dole » parallèle à la D905 et que d’Auxonne à Dijon, cette même D905, malgré sa proximité gênante, est largement bordée de champs exploités. En ce qui concerne « les transports collectifs », ils sont pour l’heure inexistants. Quant à la question technique du flux de véhicules sur laquelle nous déclinons toute compétence, rappelons à propos de son impact environnemental éventuel, que le dossier du projet en question daté de janvier 2011 spécifiait explicitement en page 53 : « Impact sur l’air. Le centre commercial ne sera pas à l’origine de rejets dans l’atmosphère en dehors de ceux liés  à la circulation des véhicules. Au contraire, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion commerciale ».

Nous terminerons notre article d’aujourd’hui sur cette note optimiste et roborative. Après tout, c’est les vacances, positivons, respirons à pleins poumons ! Bonnes vacances, à Auxonne bien entendu, chers concitoyens !

Car maîtriser l’évasion commerciale, dans notre intérêt, c’est capital !

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 août 2013  (J+1701 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves
11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 00:00

 

STRATÉGIES ÉPISTOLAIRES (N°3)- du 11 août 2013 (J+1698 après le vote négatif fondateur)

 

     L’annonce inopinée de l’ouverture d’une enquête publique préalable à la décision d’accorder un permis de construire d’un ensemble commercial LECLERC au Charmoy (voir notre article AVIS D’ENQUÊTE du 9 août 2013) nous a conduit à différer la publication de la présente lettre. Nous vous prions de nous en excuser.

 

                                                                    Auxonne, le 9 août 2013

Chère lectrice, Cher lecteur,

  La Lettre N°2 que nous vous présentons aujourd’hui n’a aucun rapport, tant dans le fond que dans la forme, avec la Lettre N°1 présentée dans notre dernier article.

   Autant la Lettre N°1 véritable « degré zéro de l’écriture » s’était introduite en contrebande et sans présentation, autant la seconde s’annonce officiellement et sans fioritures,  exigeant même d’emblée la reconnaissance de ma griffe.

   Le facteur a sonné, il sonne toujours deux fois. En savates sur le pavé, j’accours vers ma porte cochère, ex-panneau d’affichage en jaune-fluo des vandales et des lurons de juin 2010. J’ouvre. Tiens, aujourd’hui le facteur est une factrice.  Elle me tend l’objet, je signe.

    Cette formalité accomplie, je prends en main la missive péremptoire et m’interroge déjà sur son possible objet : je n’ai pas de dettes au jeu, je ne suis pas en instance de divorce, et pourtant, je le sens bien, l’enveloppe exhale un fort parfum de basoche et de chicane qui n’est pas du genre que je préfère et qui fait monter mon taux d’adrénaline. Dans quelle affaire vais-je me trouver embarqué ? L’instant est kafkaïen et vraiment, je dois vous l’avouer, je n’aime pas cela ! Je veux en avoir le cœur net !

  Je déchire donc hâtivement l’enveloppe pour en découvrir le contenu. Et ce contenu, Chère lectrice, Cher lecteur, le voici !

 Lettre N°2 contenu

Chantecler est donc la cause de ce courrier !

Sa conséquence sera une (lâche ?) autocensure consentie de bonne grâce de notre part, censure dont vous pourrez constater les effets dans :

L’OR DU BIEF PÉROU- version expurgée ad usum Delphini du 31 mai 2012

 Cette autocensure, bien que consentie, n’était pas inconditionnelle. Au moment même où nous l’opérions, afin de lever toute ambiguïté à ce propos, et surtout pour bien montrer que nous n’étions pas dupes, nous avions rédigé dans la foulée un nouvel article

 

CHANTECLER AU CAVIAR du 1er juin 2012

Cet article ébauchait plaisamment une critique des arguments de la comminatoire Lettre N°2, à notre sens peu concluants. Le temps a passé depuis et cette ébauche plaisante nous semble à présent trop légère et trop allusive. C’est donc un menu plus consistant que nous vous proposerons dans notre prochaine lettre.

A bientôt !

 P.S. : Les lecteurs attentifs auront pu remarquer un changement d’origine de notre  compte calendaire. A compter d’aujourd’hui nous placerons notre origine J  au 17 décembre 2008, jour du vote négatif fondateur de l’ « Ère du Charmoy ». Qu’est-ce que  l’« Ère du Charmoy » ? C’est un  temps de votes à double-détente, de jargonnage approximatif, de prospections « discrètes », de lobbiying « associatif », d’affiches imprimées à LURE et de décisions contradictoires. Avant que s’ouvre l’enquête publique, nous en ferons à nouveau la preuve.

     Monsieur Jean-Marc Sauvé, Vice-président du Conseil d’Etat, préfaçant le « Nouveau guide du commissaire enquêteur déclarait « ils [les commissaires-enquêteurs] constituent en effet les acteurs éminents d’une démocratie participative fondée sur le débat public ». Avouons qu’une telle « démocratie participative fondée sur le débat public » n’a pas été, jusqu’à présent du moins, le trait marquant de l’« Ère du Charmoy ». Espérons qu’avec l’enquête publique, une telle « démocratie participative fondée sur le débat public » advienne enfin !

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 août 2013  (J+1698 après le vote négatif fondateur)

   

 

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Courrier des lecteurs
9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 00:00

AVIS D’ENQUÊTE - du 9 août 2013 (J+235 après le PREMIER dépôt)

     Une information d’importance publiée aujourd’hui 9 août, tant par voie d’insertion officielle dans la presse locale que par voie d’affichage municipal, nous amène à interrompre momentanément notre cycle « Stratégies épistolaires ».

       En effet, dans le courant de la matinée d’aujourd’hui 9 août, ont été affichés officiellement, simultanément et en contiguïté :

- l’arrêté n° 105/2013 du maire d’Auxonne daté du 29 juillet 2013, ordonnant une enquête publique à la suite de la demande de permis de construire, déposée le 25 avril 2013 pour la réalisation d’un hypermarché LECLERC.

- l’avis d’ouverture d’enquête publique correspondant, détaillant les modalités de déroulement de cette enquête.

Dans le même temps, l’avis d’ouverture d’enquête paraissait  ce matin en page 13 dans la rubrique « annonces officielles » du Bien Public

    Selon ces informations officielles, l’enquête se déroulera du lundi 2 septembre 2013 au jeudi 3 octobre 2013 inclus, à la mairie d’Auxonne, du lundi au vendredi de 8h à 12h15 et de 13h30 à 17h30 (16h30 le vendredi).

 Cette enquête n’est pas pour nous une surprise, nous en avions clairement annoncé la tenue, il y a un mois de cela dans notre précédent article :

 

ÉTUDE(S)  D’IMPACT(S) - du 11 juillet 2013

 

 Pour l’heure nous renvoyons nos lecteurs à la lecture des textes officiels, précisant que selon l’arrêté :

« Toute personne peut sur sa demande et à ses frais, obtenir communication du dossier d’enquête publique, auprès des services techniques de la commune d’Auxonne 3, rue du Château, 21130 Auxonne, tél. 03 80 27 01 60, dès la publication de l’arrêté d’ouverture de l’enquête » [c’est-à-dire dès aujourd’hui N.D.L.R.]

 A la lecture des documents publiés aujourd’hui, un point particulier a retenu notre attention, la mention

  « d’un refus tacite [de la part de l’autorité prenant la décision sur le permis de construire] en cas de silence gardé au terme du délai d’instruction, en application de l’article R 424-2 du code de l’urbanisme » (article 9 de l’arrêté et dernier paragraphe de l’avis d’enquête)

   Ce point qui, à première vue, semblerait contredire la pratique courante d’accord tacite définie par L 424-2, découle en  fait, dans le cas présent de l’alinéa d) de R 424-2 relatif aux projets soumis  à enquête publique en application du code de l’environnement.

  Je vous sens bailler chers lecteurs, je le regrette infiniment, mais pour l’heure, je suis très sérieux et ne vois aucun motif de plaisanter sur cette enquête, à laquelle, je l’espère, vous ne manquerez pas de participer activement.

    Quant aux péripéties qui nous ont conduits jusque-là, rassurez vous, nous ne manquerons pas de les évoquer encore. Le sujet n’est pas épuisé, la saga du Charmoy est une mine d’inspiration, même sans présumer de l’avenir, qui après tout, n’est pas encore advenu !

     C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 août 2013  (J+235 après le PREMIER dépôt)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves